Skip to main content

Full text of "Dictionnaire Volof-Français"

See other formats


A. KOBÈS 
O. ABIVEN 



DICTI0N NAIRE 

V0L0F-FRANCAIS 



PL8785.9 

.K6 

1923 

Spiritan 

Coll. 




MISSION CATHOLIQUE 
DAKAR-SÉNÉGAL 



Spiritan Collection 
DUQUESNE UNIVERSITY 

The Gumberg Library 




Congregation ofthe Holy Spirit 
USA Eastern Provinee 



f.X 



SPJRITANARGHIVES 
* ^ U.S.A. 









* ■ , v> 



. 



DICTIONNAIRE 

VOLOF-FRANQAIS 



Par M* r KOBÈS 

de la Congrégation du Saint-Esprit 

Nouvelle Edition 

revue et eonsidérablement augmeniée 
par le R. P. O. ABIVEN 
de la même Gongrégation 



Vieanat Apostolique 



<^!|3 




« Et omnis lingua 
eonntebrtur Deo. » (Rom. 

14, 11). 



eie la Sér»ég-amfc>ie 

h^f^-t 

Mission Cathoiique, DAKAR (Sénégal) 
1923 









-t 



Imprimaiur 



Louis Le HUNSEG 

Viea re Apostoligue du la Sénégambie 



Dakar, 20 Oe'obre 1922. 



PRÉFACE 



La langue volofe a été sérieuseme it étudiée dès le eom/inen- 
eement du sièole dernier: par Dard, instituteur a Saint-Louis du 
Sénégal, 1815-1820; par le baron Roger, gouverneur du Sénégal, 
vers l,a imême époque; par l'abbe ©oilat, vers i85o. Mais, e'est 
sous l'impuilsion de Mgr Kobès, deuxième Vioaire apostolique de 
la Sénôgambie (1847-1872) et sous son aetive directio,n que les 
plus sérieux 'travaux ont été entrepris et en partie exécutés. 

C'est iluii qui, d'ans sa graniimaiire vollofe, a amalysé les élé- 
ments de eette langue avee une prôeision et une rare sagaeite, 
et qui en a fix ' l'iaSl/pliabet, du mokts dans ses traits fondamen- 
taux, en pirenant pour base quelques pri .eipes aussi simples que 
vrais. II avait .ommenieé l'ui-même l'impression du présent die- 
tionnaire et l'avait déja poussée jusqu'aux deux tiers lorsque la 
mort vint le surprendre. Ses miissiannaires n'eurent qu'a eonsufl 
ter ses .notes pour lermiiner le travail. 

Duins son dietionnaire, Mgr Kobès avait adapté 'la méthode 
eonsistant â rappraeber ides mots pri'mitifs, ou nlots-raoiines, les 
imots qui en dérivent. De eette manière, on en saisissait plus 
exacteunent la véritable aoeeption et on pouvait apprendre plu- 
iieurs mots a la fois. Dans une édition suibséquente, les mission 
naires suivirent l'exemple de Mgr Kobès. 

|Cette iméthode avait eertainement ses avantages ; mais, elle 
avait aussi ses i<neoinvénients, aujourd'hui isurtout oû beauooup 
d'indigenes veulent se servir du ilivre pour apprendre le franeâis. 
On éprouvait parfois des idiffieultés, e>t on perdait du temps a 
trouver le mot que l'on eherehait. Voila la raison pour lâquell« 
on ,a eru devoir, dans eette nouvelle édition, ranger les mots 
dans l'ordre ailiphabétique. 



11 

On a eependant laissé ies pronomis et les adjeetifs démoms- 
tratifs et possessifs dans l'ordre primitivement adopié, a eause de 
rimportanee qu'il y a â se familiariser avee ees mots. 

(Les suffixes, servant a former les imots eoimposés, ou plutôt 
juxtaposés, ont été ajoutés, dans icette édition, ainsi que six â 
seipt eents autres mots nouveauv. 

Dans la langue volofe, la prononeiation de beaueoup de mots 
varie, se muanee diversement, suivant les régions oû la langue 
est parlée, puis, la valeur de plusieurs oaraetères diffère peu, 
surtout ipour les vbyèlles. Iil est utile de ise rappeler eeei en 
eherehant les mots. Aiinsi, on entend souvent : mân et men, 
pouvoir ; tâaso et dov, oourir ; yêh et yih, être lent ; domi et 
dumi, s'étonner, ete. 

. Malgré tous les soins apportés â la rédaietion de eette nouvelle 
édition, on y trouvera eertainement des iinexactitudes, des erreurs, 
des omissions. La langue volofe étant très riohes en mots, et le 
imème ofojet étant souvent désigné par des imots eomplètement 
différents, suivant la dlrversité des régions, il est diffioile d'arri- 
ver a une moimenelature oomplète. Aussi reeevromis-mous, avee 
reioonnaissanee, oonnmiunieation des mots de eette ilangue que le 
présent dietiomnaire ne oontient pas, ou dont il donne une signi- 
fieation iinexacte ou imoomiplète. 



III 



AVIS 

pour l'usage du Dietionnaire VOLOFFRANCAIS 



I. ALPHABET VOLOF 

A, a eomimie en fraaieais. 

Â, â >lo ng, eoiimme en franeais. 

A, â sourd, se rapproehe de l'e. 

B, b leomme en franeais. 

D, d oomme en firaneais. 

D, d eoontme di dans diantre. 

E, e loommè e muet en franeais. 

É, é ifermé et bref. 

E, ê iferané iat Jonig. 

È, è ouvert et bref. 

Ê, ê ouvert et long. 

F, f eomme en frangais. 

G, g toujours dur oomme dans gaz. 

G, g son guttural oomme ng en anglais dans young et en alle- 

maind dans bringen. 
*H,*h toujours aspiré. 

H, h eomme le ; espagnol et le eh allemand. 

I, i eomme en franeais. 

I, i idem, long. 

K, k oomime en franoais. 

L, il idem, jamais mouillé. 

M, m idem. 

N, n ddem. 

N, n eomime en franeais ng dans agneau. 

O, o leomime en franeais. 

€), ô idem, long. 

0, ô grave et fermé, tient ile millieu entre l'o et l'u. 

P, p oomme en franeais. 

R, r oomme en franeais. 

S, s idem, n'a iamais le son de z. 

T, t eomme en iraneais. 

T, t même son que d mais dur. 

U, u eomme en espagnol, en portugais, en italien, en allemand, 

ou en franeais. 

U, û idem, long. 

"V, v eomme en franeais. 

Y, y oomme dans le mot yaeht. 



IV 



OBSERVATIONS 



Le son nasal est très-fréquent en volof. II affeete non seule- 
meint les voyelles, mais eneore les leonsonnes. 

i° Toutes les voyelles deviennent nasales, chaque fois qu'elles 
préeèdonfl n suivi d'ume eomsonne gutturale: ng, ng, rik, nh. — 
Mdngi, ine voiei. Èngâ, pendre. Dènkâ, eonfier. Fanha. annuler. 

2° Les oomsomnes qui peuvent devenir nasales sont : b, p, d, 
t, 4, .(> 9> y> h, ' v > r - Ex.: Mbaal, pardoin, de baal, pardoinmer. 
Ngem, ibi, de gem, eroire. Nroy, imitation, de roy, imiter. 

3° Devant les labiales b et p, l<a niasalité s'evprime par m, 
devant les autres eomsonnes par n. 

L\° Lorsque ees deux eonsonnes nasales préeèdemt iimmédiate- 
memt une autre leonsomme, e^les ne doivemt pas être promoneées 
séparément oomime des eonsonies distimetes. Elles ne s-ont qu'un 
signe orthagraphique, indiquant que la eonsonne qu'elles préeè- 
dent est jnodifiée et doit se pTOnoneer ipar <le ;nez. N ou m ne 
doivent done pas être aeeomipagnés ou suivis d'un son, quelque 
sourd ou quelque déger qu'il soilt, oomme si un e muet les pré- 
eédait ou les isiuifvait. On ne dit pas engem ou negem, mais 
ngem, foi; on n'éorit pas n'gem, ear il n'y a pas d'élisiom. 

5° Lorsque iles oonsommes / et s devraient devenir nasales, en 
vertu des prineipes qui règlent la deri'vatioin dès imots, elles se 
ehangent, la première en p et la seoonde en t. E'x.: Mpôi, lessive, 
de fot, laver. Ntûb, tekytu.re, de sûb, teindire. 

Les oonsonnes ne se pemim'utenit jamais qu'en une eonsomne 
du mème ordre, les Labiailes en d'autres lahiales, les demtales en 
d'autres dentales, par ex.: / . n p, s en t, b en v eomme dans 
borom, mai.tie; bal, halile; banta, boiis, ete, dont le pluriel est 
vorom, val, vantu; m se eliamge en v dans mandal, chiquenaude, 
donl le pluriel efit vandal 



I. CONTRACTIONS 

La oontraetion a lieu oindinairem<ent eintre deux voyelle6 qui 
se renoontrenit, lorsqu'i!l' n'y a ni élision, ni lettre euphonique, 
oomtme «l'indiquent le taibleau et les exemples suivants : 



o e 

o è 

u a 

u é 

u è 

é o 

è o 

i o 



i I 1. ! 

Yallâ ko dèf, (pour Yalla a), e'est Dieu qui l'a fait. 
Amêti, (pour amé ati), avoiir eneoire. 
Dânôti, ('pour dânu ati), tomber enoore. 

Indiquons iei quelques eontraetions très-'fréquentes et qu'il 
est diffieile d'anialyser. 



a o 

é é 

â é 

i é 

è a 

é a 

è è 



Lul pour 'iu dul. 



Bô 


— 


bu nig;». 


Fô - 


- fu nga. 


Dâ 


— 


dâ nga. 


Lô - 


- lu nga. 


Dô 




du la ou du nga 

II. FX1 


Yâ - 
SIONS 


- yov a. 



:>o ponr su 'nga. 



Les prineiipales éliisions soit les suivantes : i° o final s'elide 
ordinairement devant une autre voyelle ou h la fin des phrases. 
Ex.: Sop'on nâ ko (pour sopâ on), je l'avais .aiimé. Ku nèk (pour 
ku nèhâ), ehaeun. 2 L'adjeetif oonjometif u s'ôlide parfois. 
Ex.: Borom'katan (pour borom u katan), maitre de la foree, tout- 
puissant. Vâ'Bêr (pour vâ u Bêr), Goréen. 3° La terminaison 
en al ou ein l de la 2 e pers. du sing. de l'impératif s'élide devant 
le ipronom personnel. Ex.: Dèf ko (pour dèfal ko), faisde. Bayi ko 
(pour <bayil ko), laissede. 



VI 

III. LETTRES EUPHONIQUES 

On appelle ainsi les lttres qui ne sont ajoutées aux mots 
que pour <rharmonie. Les lettres qui s'emploiont ainsi sont le 
plus souvent : a, h, v, y, k, d. 

i° A eupbanique se met souvent a la fin des mots qui finis- 
sent par une eonsonne dure, lorsque le mot suivant eommenoe 
aussi par iune semblable oonsonne. Ex.: Doul on nopê'kâ nân 
(pour nopê'k nân), oll ne eessait de prier. 

2° Dans eertaines régions, presque tous les mots eommeneant 
par une voyelle, sont préeédés d'une des lettres euphoniques 
h, v, y. 

Ham (am) nâ, oela est, han (an), diner. 

Yês (ês), neuf. Yè's (è's), mauvais. Yèt (èt), eanné. 

Yih (ih), être lent. Yêg (êg), mointer. 

Vô (ô), appeler. Vor (or), trahir. Vôr (ôr), être eertain. 

Vut (ut), oheroher. Vurus (urus), or. 

3° Dans <les substantifs dérivés de verbes eoni'meneant par a 
ou e, la lettre k s'ajoute souvent au eommeneement par euphonie. 
- Kandâ, amiitié, de andâ être ensemble. 

Kétifâ, ehef, de. étif oommander. 

h° Dans les verbes dérivés k, v et d sont employés eomme 
euphojiiques: k est employé dans la forme passive pour les 
verbes qui se terminent par une voyelle autre que â. Ex.: supiku 
(pour supiu), être ehangé; haméku (pour haméu), être reeonnu; 
v est employé •pour les mêmes eas, dans la forme négative. Ex.: 
vahuvul (pour vahuivl), n'avoir ,pas été dit : d n'est employé 
que pour la forme dérivée . i signifiant aller faire une ehose, 
lorsque le verbe finit par une voyelle. Ex.: sangudi (pour sangui), 
aller se baigner. 

5° Dans les mots venus des langues étrangères, les volofs 
ne pouvant pas prononeer tfes artieulations loomposées que leur 
langue n'admet pas, ont soin de les déoomposer en interealant 
des lettres euphoniques. Ex.: Faransé pour franeais. Agirippa pour 
Agrippa. 

Êxavier, Xavier. Torop nâ, e'est trop. 

ABREYIATIOiNS YOLOFES 
b. bâ. 

d. dâ. 

g- ga. 



k. 


ka. 


1. 


lâ. 


m. 


mâ. 


V. 


va. 


s. 


sa. 


n. 


nâ. 


y- 


yâ. 



VII 



ABREVIATIONS FRANgAISES 

(A) Arabe 

(An) Anglais. 

(F) Franeais. 

(P) Portugais. 

(K) Kayor. 

(L) Lébou. 

(M) Manding. 

(S) Saloum. 

V. Voir, voyez. 

t. transdtif. 

pl. pluriel. 

pr. propre. 

abr. abréviation, abrégé. 

adj. • adjeetif, ve. 

adv. adverbe, adverbial. 

affir. affirmatif, ve. 

aff. affive. 

aux. auxi ] iaire. 

déf. défini, e. 

dêm. démonstratif, ve. 

dér. dérivé, e. 

dés. désinenee. 

dim. diminuitif, ve. 

exp. explétif, ve. 

imp. impersonnel, le. 

loe. loeution. 

nég. négatif, ve. 

nom. noimbre. 

num. numéral, e. 

opl. optatif; v e. 

ord. ordinal, ve. 

rée. reeip"roque. 

D. Demande. 

Ti. Répbnse. 

e. eiroonstaneiel. 

n. nom, neutre. 

p. pour, passif. 

<{. quailificatif. 

v. verbe, verbal. 

s. s-ubstantif. 

réf. réfléehi, e. 

rég. régime. 

suj. sujet. 

syn. synonyme. 



VIII 



eard. 

eonj. 

part. 

pers. 

poss. 

prép. 

pron. 

sing. 

subsl. 

super. 

eonir. 

'indéf. 

défeet. 

interr. 

interj. 

m.-â-m. 
■ au fig. 

Prov. Vol. 
Enig. Vol. 



ABREVIATIONS FRANCAISES (suite) 

eardinad, e. 

oanj'ometion, eonjoneif. 

partieu'e. 

personne, personnel, le. 

po&sessif, ve. 

préposition, prépositif. 

promom, tpronominal, e. 

siingulieir. 

substitutif, ve. 

superlatif. 



eonbraetion, 
indéfini, e. 
défeetif, ve. 
inteiTOigatif, 
interjeotion, 
mot-a-mot. 
au figuré. 
Proverbe Volof. 
Énigme volofe. 



eontraeté, e. 



ve. 
interjeetif. 



A A A 

A, se promomeee eomane en franeais dans omas. Ex.: Mak, 
frère ainé ou soeur ainée; rakâ, frère puiné ou soeur puinée. 

Â, a le même som que A mais long. Ex.: Bât, eou, voix, 
parole. 

Â, représente tantôt le son ordinaire de Va, tantôt eelui de 
Ve, et ordinairememt un som souird, qui tient a la fois de l'um 
et de l'autre. Ce son toujours ibref est presque muet â Saint- 
Louis, au Sénégal et au Kayor. miais il est plus ouvert et se 
rapproehe davantage de \Va a Dakar, dams le Baol, le Sine, le 
Saloum et en Gamibie. — C'est la diversité de eette prononeiat'on, 
qui a néeessité il'adoption de eette lettre, qui fait double emploi 
soit avee Va, soit avee Ve. 



Â, voyelle finale de l'adjeetif 
défini indiquant que l'objet est 
éloigné et sa position eonnue, 
ou que 1'aetion est passée. Fas 
uâ, te eheval (qui est la, la- 
bas). Bât bû >nga vafo on, la 
parole que tu as dite. 

A, v. s. e'esi Man a, e'e^t 
moi. Yov a, e'est toi. Môm a, 
e'est lui. — II s'emploie dams 
ila oonrjugaisom du mode sub- 
jeetif et se oomtraete avee la 
voyelle finale du sujet (nom ou 
•pronom). Yalld ko dèf (p. 
Yalla a ko dèj), e'est Dieu qui 
I'a fait. Mâ ko vah (p. ma a 
ko vah), e'est muoi qui l'ai dit. 
Yâ bâh (p. yâv a bâh), e'est 
toi qui es bon. Mô èy (p. môm 
. a èy), e'est lui qui a raisom. 

A, interj. Ah! oh! 

Â, oonij. de, â. Se plaee entre 
deux verbes rôgis l'un par l'aiu- 
tre. Ban a gem', refuser de 
eroire. II subit une eontraetiom 



ABA 

avee la voyel'Ie qui préeède. 
Begé nâhô dèm (p. nâmu â), 
ils veulent partir. Ban kô dèf 
(p. ibafi ko iu), refuser de le 
faire. 

A', p. ak, avee, ei. Yov a'man, 
toi et moi. Fuk'a'hâr, douze. 

ÂB, 1B, UB, adj. eonj. du, 
de >la. 

ÂB, adj. indéf. un, ime ; se 
plaee avant Ie nom. Ab tôl, un 
jardim. 

AB, ABÂ, v. t. emprumter, 
reeevoir em prêt. 

ABÂ g., emiprunt, aetion 
d'emprunter. 

ABABLU, v. n. d'aire se:ub);mt 
d 'emip.ru nter. 

AB\DA, ABADAN, eternité, 
éternellement. Abadâ dapèt, 
abadâ tay, éternelleinent, sans 
fim 

ABAKAT b., emprumteur 

ABAL, v.t. (emprunter en fa- 
veur de quelqu'un) prêter, dom- 



ABA 



ADU 



ner en pret. Abal ma sa pâhâ, 
prête-moi ton oouteau. Per- 
mettre. Abal ma ma vah ak 
diu, permets-moi de dire un 
mot a un tel. 

ABALKÂT b., prêteur. 

ABDUDABÂR, ABDUDAMBÂR, 
b., d., la mort ; génie qui es»t 
oensé tuer les hommes; ehef des 
d émo n s , Lu eifer . 

ABLÉ, v. t. prêter de bon 
eoeur et gratuitement (m.-a-m. 
avoir des ehoses qui sont em- 
pruntées par un autre, qui 
sont eomme emprunt entre 
les mains d'un autre). 

ABLÉ g., prêt (dans le sens 
préeédent). 

ABLÉKAT b., prêteur. 

ABLO, v. t. faire emprunter. 

ÂD, même que kR, v. t. la- 
ver du linge neuf pour la pre- 
mière fois. 

AD, v. t. aeeraeher, suspen- 
dre, mettre en haut. 

ÂDA s., prineipe, premiers 
éléments d'une ehose, manière, 
faeon. 

ADAMyl, Adam. Dôm i Adama, 
les enfants d'Adam, les hom- 
mes en géné.ral, le genre hu- 
m aim . 

ÂDANTI, v. t. laver du linge 
neuf pour la seeonde fois. 

ADANA, même que ALDANÂ. 

ÂDÂR, v. t. parer une femine 
pour lui faire iavoir un mari. 
— faire mareher et ooui'ir iin 
eheval afin de le faire valoiir 
pour la vente. 

AD7\R b., inairehand de ehe- 
vaux. 

ADAT, v. t. ébourgeonner, 
élaigue'r. 

ADAT g., ébourgeonnement. 



ADI (ar), v. t. nettoyer au- 
tour des habitations ou des 
ehamps pour les préserver oon- 
tre iles ineendies de brousse. 

ADI, ARI, aff. qui, ajouté a 
un verbe, exprime une idée de 
diminution ou de négation. 
Lèka, nnanger, lèkâdi, lèkâri, 
manger peu. Dubô, être d'ae- 
eord, dubôdi, n'être pas d'ae- 
eord. 

ADI, terme qui entre dans 
la formation de plusieurs noms 
eoiimpoisés. II a la même signifi- 
eaition que borom, mais iil -ne 
peut être appliqué qu'a Dieu. 
Adikatan, maitre de la foree, 
tout-puissant, le prineipe de la 
foree, la fo ree elle-même. Adi- 
bâhay, bon par essenee, ia bonté 
même. 

ADI, v. t. déeroeher, dépen- 
dre, détaelier, deseendre un ob- 
jet pl'aieé sur une étagère. Adi 
tâg>â, détaeher des nids d'oi- 
seaux. 

ADIANA g., V. Bantamaré. 

ADILÔ, v. t. faire déeroeher. 

ADLÔ, v. t. faire aeeroeher. 

ÂDO. v. n. avoir besoin, dé- 
sirer avoir (par le sentiment 
du besoin). 

ÂDO d., bésoin, désir, Barê 
âdo, ôtre affable, plein d'at- 
tention. Nakû âdo u manque:r 
d'attention. 

ADOR, AYOR b., habitant et 
langage du Kayor. 

ADU, v. p. être aeeroehé, être 
susipendu, êtue plaeé en haut; 
s'aeeroeher, se suspendi'e. 

ADU, v. n. Parler, répliquer, 
porter la parole, adresser la 
parole. Syn. VAH. 

ADUKAY b., parloir. 

ADUKAY b., suspensoir 



ADU 



— 3 — 



AKA 



ADUNÂ 5. d., univers, monde, 
globe benrestre. terre, sièele ; 
temps, époque. Nit u adunâ sô- 
sâlâé, Ieis hommes de ee temps- 
la. Ham aduna, avoir l'expé- 
rienee du monde. Dèfar adunâ, 
paeiOer, eoneilier, arranger les 
différends. — avenir, evistenee. 
Sô ko dèfé, sa adunâ yahu, si 
tu le fais, ton avenir sera perdu 

AF, v. n. ouvrir la bouehe. 

AFÉ, v. n. parler ou ehanter 
oomime les griots. 

ÂG, IG, UG, adj. oonj. du, 
de la. 

ÂG, adj. indéf. un, une; se 
met avant Ife nom. 

AGA, v. n. même que ÈGA 
être arrivé, ètre parvenu jus- 
qû'â. Aga na Ndar, i\ est arrivé 
a St-LO'uis. Agâ suf, s'asseoir 
par terre. Vah lèn nu agâ sûf, 
dis Ieur de s'aâseoir par teirre. 
Gette espression n'est eimployée 
que.par les siipérieurs a l'égard 
de leurs iniférieurs. 

AGALI, v. t. aeeueillir, re- 
eevoir. Agali na nia bu, amul 
morom, ;1 m'a très bien reou. 
Agali nâ ma agali bn nakâ 
bopti, ii m'a très mal reeu 

AGALI g., aeeueil. 

AGSI, v. n. venir, approeher, 
s'approeher. 

^ AGUL, {aga, ul), v. n. néga- 
tif. il n'est pas arrivé. 

AGUL, ANGUL, aff. nég., ne 
'pas eneore. Sotal agul ligéy 
âm, il n'a pas eneore fini son 
travail. 

AGUM, se dit a Saint-Louis 
et.dans le Yalo pour agun. 

AGUN, adv. nég. pas enoore. 
Ndah falu na bûr? Det agun, 
est-il nommé roi? non pas en- 
eore. Sopu-ma kô'gun, je ne 



l'aiine pas eneore. Du-nul'gun 
bûr, ou du-ma bûr agun, je 
ne suis pas eneore roi. 

AHA! interj. oui eertes, e'est 
eela. 

AHAKAN ! interj. eertaine- 
menit! ah! eertes! si! M\asu-lâ- 
hulô? ahakan ! Ne t'es-tu ja- 
mais disputé? eertainement, 
mais si. 

AK, prép. avee. Andal ak 
môm, va arvee lui. Bôlê kô'k 
sôv, mêle-Ie avee du lait. — 
Loe. adv. Ak bahay, avee bonte. 
Ak ntohorté, avee maliee, mé- 
ehaimmeint. Ak damâ, en paix, 
paisiblement. Ak mer, avee eo- 
lère, avee indignation. Ak'mun, 
avee patienee, ipatiemment. Ak 
sago, avee eonseienee, eons- 
eienoieusement. — Loe. prép. 
And'ak, eonjointement avee. — 
eonj. et. Pêr ak PôJ, Pierre et 
Paul. Ya'k man', (p. yov ak 
man), tai et moi. Ak ne s'em- 
ploie que pour lier deux noms, 
jamais deux verbes ou deux 
memibres de phrases ou deux 
propositions. Dans ees oas on 
emploie te. 

AKÂ adv. d'admiration, que! 
eombien! S'em'ploie dans la eon- 
jugaiGon admirative. Akû nô 
bâh! nôkâ bâli ! qu'ils sont 
bons! Akâ ngâ bâh! yâka bâh! 
que tu es bon! 

AKÂ v., eroûte d'une plaie. 
— v., éeoree evtérieure et rude 
des airbres. 

AKÂ, v. n. s'arrêter subite- 
ment dans une eourse, se rete- 
nir. Faa oa aka na, Ie eheval 
s'est arreté subitêment. 

AKAL, v. t. arrèter, retenir 
un ebeval dans sa eourse. 



AKU 



ALH 



AKU, v, n. avoir les cheveux 
tresisés la première fois. 

AKU, nom de peuple, Akou, 
Aoôu. 

ÂL, IL, UL, adj. eonj. du, 
de la. 

ÂL, adj. indét'. un, une; se 
plaee avant !e nom. 

AL, il., aff., gui, ajouté au 
radieal d'un verbe neutre lui 
donne \me signifieation aetive. 
Dêh, être épuisé; dêhal, épui- 
ser. Le même aff. s'ajoute aux 
verbes aetifs, passifs et neutres 
pour evpri.mer la préposition 
franeaise pour, aoeompagnaint 
le Aerbe fr.aineais ' et signifiant: 
de la part de, â la plaee de, en 
faveur de, â eause de. Nân, 
prier; ûdnal, prier pour quel- 
qu'un. Nânal nu Yalla, prie 
Dieu pour nous. D'autres fois, 
d'un verbe iil fait un substan- 
tif. Begé, désirer, mbegèl, be- 
gèl, désir. 

ALÂ b., forêt, la oampagne, 
les ehamps. Fanân aha, eou- 
eher dans les ehamps, Al'wb 
rtên et al'um nen, en vain, 
gratuitement, sans profit. Had 
ub al&, ebien des bois, elueaj. 
Mhâm'aba, sanglier. Saritâ ahâ, 
sois Ie bienvenu des obamips. 

ALADI d., espère de ealeeon. 

ALAK, v. t. réproûver, mau- 
dire, damner. 

ALAK g., réprobatiion. 

ALAKU, v. n. être réprouvé, 
être maudit; être misérable a 
n'avoir plus rien, mais par sa 
fautè. Gâ ilu alakû nâ, les ré- 
prouvés. 

ALKU, même que Alaku. 

ALAL d., rk-hesse, bien, 
avoir, den,Fée', fortune. 

ALARBÂ d., (A), mereredi. 



ALAVLÉ, v. n. se livreir â 
toute.sorte de mal, se prosti- 
tuer. 

ALBARKÂ, ALBARKÉ, même 
que Arbarké. 

ALDANÂ d,, (A), le eiel, le 
paradis, séjour des bien-heu- 
ueux. 

ALDUMÂ d., (A), vendredi. 

ALDUNÂ d., même que 
Adunia. 

ÂLÉ, ,aff. exprimant la si- 
muttanéité de l'aetion exprimée 
par un verbe transitif avee une 
autre aetion exprimée ou sous- 
entendue, ou bien eneore la 
même aetion se rapportant si- 
multanément â deux objets ou 
a deux n'giimes. Bô démé var 
nga yobuâlé sâ fétal, quan 1 tu 
partiras tn devras (en même 
teimps) emiporter ton fusif. Lé- 
kâlé térê'k dèn., manger du 
eouseous aveo du poisson. Avee 
les verbes neutres ee même 
affixe signifie un peu. Sorèy, 
être loin, sorèyâlé, être un peu 
loin. 

ALÉ. ALI, un grand nombre 
de veirbes neutres, suseeptibles 
de prendre l'affive al pour de- 
venir aetil's, sont plus usités 
avee ali qui a la même valeur. 
Met, m>ât, êtve parfait, aehevé, 
metali, aebever, parfaire. D'au- 
tres verbes sont employés avee 
alé. Em, être egal; èmalé, ren- 
dre égal. 

ALÉN, v. t. ,nettoyer un en- 
droit qu'on vent ereuiser. 

ALFÂ d., (A), grade dans la 
biérairehie maliométane. 

ALFUN, (\), innombrable. 

ALHAMES (]., (A), jovdi 

AIJIURA.N d., (A), le Coran 



ALI 



— 5 



AML 



ALI, v. t. ôber les étais d'um 
pui'ts. 

ALI, aff. V. Alé'. 

ALIKÈN b., masquè. 

ALKÂTI d., agent de polioe. 

ALKU, V." Alaku. 

ALLâHIRA d., même que 
Lahira l'autre mionde. 

ALLAIIU, (A), Dieu. Ins'Al- 
lâhul s'il plait a Dieu. 

ALLAKUBÂR, (A), sympmym'e 
parfois chez les maho<métans, 
de bisirnilay, soit, e'est entendu, 
eonvenu. 

ALMÂNL (A), ehef religieux 
du Fouta, du Bondou et de 
quelques autres provinees mu- 
suilmames. 

ALMÂSIU, (A), le Messie. 

\LÛM g., verbénaeée a bois 
très beau et dur. Son ilruit, 
alôm b., jaunatre a l'extérieur, 
est irenipli d'une pulpe su- 
erée. Syn. Doki. 

ALTINÉ (j., (A), lundi. 

ALUA d., (A), tablette en 
bois sur l,iqueHe on éoriit des 
versets du Gonan. 

ÂM, IM. UM, arlj. eonj. du, 
de la. 

-ÂM, adj. indéL um, ume; se 
plaee avamt le nom. — eonj. 
ou Ndah bûr bâ di nâ qâv n 
nèv, âin dêt? est-ee que le roi 
viendra bientôt ou non ? — 
«lv. interr. Gis nga kô'm ? 
l'as-tu vu? Gôr lâ'm, ûjn di- 
gèn? est-il mâ.Ie ou feuneille? . — 
pron. poss. : 7 e lui, d'elle, son, 
sa. Dèlô ko iiâlis am, rends- 
lui son airgent. Nag am yn, 
ses boeuifs. 

AM, v. 31. être, evister, YaÛa 
am nâ. Dieu existe. Am na 
fuk'i nag, il y a dix boeufs. 
Lôlu am nâ, eeta existe, e'est 



vrai. Nâ am, soit. Lu am, ee 
qui est. ee qui existe. Lu me- 
nul â arri. Uimpossibiilité, oe 
qui ne peut existe»r. 

AM, v. t. avoir, posséder. 
Am hâlis, avoir de l'a>rgent. 
Am yaram, .avoiir de l'embom- 
point, être gros et gras. Am 
fit, lavoir du eeeur, etre imper- 
turbahle. A m nâ dôlé, il a de 
k foree. A Saint-Louis, dans la 
voix négative on dit : au-ma f 
au lieu >de amu-ma, je n'ai 
pas. 

AM ! interj. tiens! prends! 

lAM-AM b., possesion, for- 
'tume, bien, avoir. 

AMANDI, v. t. avoir en at- 
tendant. 

AMANDO, v. t. avoir emseim- 
ble, posséder en même temps. 

AMDIDAMA b., eelui avee le- 
quel on est en bons rapports 
fréefuents, Mn h^bitué de la 
maison. Sunu amdiddmia hâ 
e'est un habitué de cliez nou's 

AMÈ, AMÈL, v. t. avoi'r queil 
quel ehose qui appa'rtie^nt a au 
trui, qui ireigairde, qui inté 
resise a'utrui. Amèl nâ la Jef 
j'ai quel'que ehose pour toi 
qui est â toi, quii t'intéresse. 

AMÈF g., esjenee, ee qui 
eioaistilue la mâture d'urie etiose 

AMIIAY g., graminée qui 
fait un beau gazon sous les 
palimiers. 

AMIN! (A), amen! ainsi soit-iil! 

AMLF. v. n. se quereller se 
disputer, se ehamailler, avoir 
un différend avee quelqu un. 

AMLF b., querelle dispute, 
rixe, difféiend, démêlé. 

AMLÉKAT b., querel!eur, 
ehioaneur, brouilhm 



AML 



— 6 — 



ANG 



AMLO, v. t. proeurer, faire 
avoir, obtenir. 

AMPAGAY, adv. par iraeeroe. 
Syn. Ti bu bété. 

AMU'LGENÉ b., (amul, gené), 
sorte d'eneene. 

ÂN, aff., qui, ajouté a un 
verbe exprime lla profession ou 
l'habitude d'une aetion. Ligéy, 
travaiiller ; ligéyân, travail'ler 
par proi'ession. Fad, médiea- 
menler; fadân, exercer ia pro- 
fession de médeein. 

AN, v. t. emporter ee qui 
est raimassé en petit tâs, dé- 
barrassèr des déeomibres ou 
des balavures et les amoneeler. 

AN, v. n. diner, prendre le 
repas de m(idi. 

AN b., diné, repas de midi. 
An vèsu na, le diné est pussé: 

ANA, adv. ou? Ana mu? oû 
est-iiP Ana gôr ga? oû est le 
maitre de la maison? 

ANADI, v. n. diner peu. 

ANAL,- v. t. dohner â diner. 

ANALÉ b., eonvive du dmer. 

ANAM v., page d'un livre. 

ANÂN, v. n. ôtre envieux, 
jaloux de la fortune ou des 
qualités d'autruit. — v. n (L) 
être avare. 

ANÂN b., envieux 

ANANÉ, v. t. refuser quel- 
que ohose par jalousie. 

ANÂNI, v. n. mendier par 
habitude un dthé, alller men- 
dier un diné. 

ANÂNKAT b., parasite. 

ÂNDÂ b., poêle. 

ANDA, v. n. etre ou aller 
avee, être ou alier ensemble, 
aeeompagner, fréejuenter. Ndah 
yov rèk'a di and'ak môm? Est- 
oe que tu iras seul avee lui ? 



ANDÂ.b., ami, eonfrère, ea- 
marade. 

ANDAL, ANDALO v. t. faire 
être ou faire aller avee, faire 
aeeomjpagner. Amul ku mu 
andal, il n'a personne pour se 
faire aeeompagneir. 

ANDALÉ b., ©ompagnon, eol- 
lègue, assoeié. 

ANDANDO, v. n. être d'ae- 
eord. — b., eorapagnon. 

(AlNDANDOL, v. a. mettre 
d'aeeoru. 

ANDÂR d., mesure de oapa- 
eité. 

ANDl, aff. qui, ajo'iité â un 
verbe, evprime l'idée de faire 
une ehose en attendant qu'on 
fasse une autre, ou d'ètre en- 
eore ee que il'on était. Binda r 
éerire; bindandi éerire en at- 
tendant. Dunda, être en vie ; 
dundandi rnâ, il est eneore en 
vie, il n'est pas eneore mort. 
• ANDO v n. V. indando. 

ANDO, ND0. aff. indiquant 
le eon^oi'rs sin-ultané. ou la 
eoopération de piusieurs sujets 
a l'aetion exprimée par le 
verbe. Dekâ, habiter; dek-rndo, 
habiter ensemble. Dèm, aller,. 
dèmandn, aller ensemble. 

ANGÂ, ANGI, ANGU, parL 
dém. Anga (p. un objet éioi- 
gné). voilâ; arigi (p. un obje/ 
prSsenf). voioi; angu (p. une 
distanee indéterminée, proehe 
ou él'Jignôe) par iei, par lâ. 
— , — , — , ajoutée a quelques 
pronoms verbauK et e'omtriotée' 
avee eux, quand il y a reneon- 
tre de deux voyelles eette par- 
tieule sert a former des pro- 
noms eomposés qui s'emploient 
isolément eomme verbe, et qui 
servenl a eonjuguer le piésent 



ANG 



ARE 



dans quelques verbès, Mangi, 
mûngi, yangi, yângj, mungi, 
mingi, môngi, nungi, nôhgi, 
rên angi, nungi, nôngi. — , 
— , — , part. v. être iei, être 
lâ. Ne prend jamais de forme 
négative. Ndah bor&tn' ker 
g'angi fi ? Le maitre d^ la 
maison est-H iei? Vav, mungi 
ji, ouii, il esit ioi. Ana sa bây? 
Ou est ton père? Mungû fa, il 
«st l'a ; mungi fi, il est iei ; 
mungu fu, il est par iei 011 
par lia. 

ANGÂLÉ, ÂNGI'LÉ, part. dém. 
oorroborative de Anga, angi. 

ANGÔGU, ANGÔGÛLÉ, autre 
forme de la même partieule. 

ANGÂ. p. Angâ a. 

ANGAT (L), p. Agun. 

ANGÊ p. Angi a. 

ANGÉ p. Angi. 

ANGUL, même que Agul aff. 
nég. 

ANIT b., balayures. 

ANKO, v. n. être ami. — b., 
ami. 

ANTAN, même que Atan, 
v. t. être eapable de, eontenir, 
pouvoir, avoir la oapaeité de. 

ANTANLO, x. t. rendre ea- 
gpable. 

ANTÉ, ÂTÉ, aff. supposant 
|ii isujet au pturiel et expri- 
raant une iidée de ,réciprooité. 
Dam, blesser; damanie, se blos- 
•ser •mutuellement. Âté semble 
parfoais rem,placer anté, ear ii 
a ila même signifieation. Fôn, 
baiser ; fônâté, se baiser rou- 
tueileiment. 

ANTU, aff. qui, ajouté â un 
verbe, exprime ordinairement 
I'idée de s'oeeuiper a, ,de pas- 
ser son temips â. Fo, jouer, 



foantu, passer son temps â 
jouer. 

APÂ, v. t. estimer, appréeier, 
évaluer. eonvenir d'un temps, 
d'une époque, d'un terme. 

APÂ b., terme, éebéanee, ex- 
piration ; estimation, évalua- 
tion. Lu amul apâ, indéfim, 
indéterminé. 

APÂKÂT b., estimateur, éva- 
luateuir. 

APÂT, v. n. être essoufflé 
par une eourse ou la ehaleur. 

APO, v. n. faire ensemble 
une eonvention, paetiser pour 
un temps. 

APO b., eonvention, paete. 

ÂR même que Âd. 

AR, v. t. entourer un arbre 
fruitier ou un eliarap en pa>r- 
tieulier. 

ARAF v., (A), lettre, earae- 
tère d'éeriture. 

ARÂM, (A), int. horreur! e'est 
une ahom in-ation ! 

ARÂM, v. n. être abomina- 
ble, être iiiieite, être mal. 
Dôm i ârâm, bâtard, fiils du 
erime, (terme injurieux). 

ARÂM, v. t. détester, avoir 
en borreur. 

ARBARKÉ b., bonheur, béa- 
titude, bénédietion Arbarké' 
Yalla! du-ma ko dèf, par le 
bonheur de Dieu, je ne le ferai 
pas. 

ARBIS b., eseargot; déroan- 
geaison qui vient au dessous 
du pied, et qui finit par y 
faire v<rie plaie. 

ARDO d., eliel' des Peuls. . 

ARDO d., espèee de jeu ou 
d'ebat. — v. t. jouer au jeu 
de Ardo. 

AREN d., (K), araehide. Syn. 
Gerté. 



ARF 



ATÉ 



ARFAL d., ARFAN d., pas- 
sant qui sans 'oomprendre une 
ooinvensation et sans y prendre 
part dit: oui. Arfanda né nâ 
vav, le pass>ant a dit : oui, 
preuve que e'est vrati. 

ARFAN, v. n. ourdir, tramer. 

ARI, aff. Y. Adi. 

ARSAL, v. n. diseuter sans 
laisser â l'adversaire le temips 
de répondre. 

AS, v. t. pomper ou puiser 
toute l'eâu dams un navire ou 
dans un puiits. 

AS, v. n. fuir avee sae et 
bagages un village qui est me- 
naeé d'ôtre envahi. 
/AS, IS, US, adj. eonj. du 
de la. 

AS, adj. indéf. qui se miet 
avant le nom. 

AS m., nid â terre. 

ÂS, v. t. faire le nid par 
terre. 

AS, ASTÉ, eonj. de eomipja- 
raison, que, au lieu de, plu- 
tôt qne. 

ASÂKÂ 5., prémdee. 

A SÂ L , i n ter j . ee r tes . 

ASAMAN s., eiel, firnnament, 
temps. Asaman sèt nâ, le eiel 
est elair; asaman râflé na, le 
eiel se dépouille de ses nua- 
ges; asaman tim nâ, le temps 
est soimbre, 

ASÈR d., (A), samiedi. 

ASKAN v., famille du eôté 
du père; hoimionyme, qui a le 
même nom de famil'le. 

ASKANO, v. n. êbre parent 
du eôlé paternel. 

ASTAFARLAO ! interj. Dieu 
m'en préserve ! a Dieu ne 
plaise ! 



ASU b., pompe ou instru- 
ment pour vider l'eau d'un 
puits ou d'un navire. 

AT m., an, âge. Tâ at mâlé 
lû dudu, e'est l'autre année 
qu'il est iné. Am nâ fuk'i at, 
il a dix ans, il est âgé de dix 
^ans. At mu nèka, at mu nè, 
chaque année?! 

ÂT b., Y. Hât b. 

ÂT, suff. qui s'ajoute a eer- 
tains verbes pour indiquer une 
répétition plus ou moins fré- 
quente de l'aetion. Quelque- 
fois il a la valeur de ati. Dây, 
vendre; dûyât, vendre et reven- 
dre. 

ÂT ! evelamation pouir faire 
mareher un eheval, pour em- 
pêeher qiuelqu'action, pour ex- 
primer une surprise. 

ÂTAM ! interj. pour ohasser 
un animal. 

ATAM ! interj. terme de dé- 
dain, bah! ouiaiis! 

A T A N , 1 né me qu e Antan. 

ATÉ, v. t. juger, etfe arbitre, 
dôeider, juger â propos, gou- 
verner, régir un pays. Di nâ 
fâ dèm, su ko Yalla até, j'y 
irai, si Dieu le veut. Damèl a 
dôn até bôbâlè Kayor ak Baol, 
e'est Damè'l qui gouvernait 
alors le Kayor et le Baol. 

ATÉ b., jugement, déeisiof.. 
Dogal até, porter une sentenee, 
déeider. Dogal'até g., sentenee 
poirtée, arrêt. 

ÂTÉ, laff. V. Anté. 

ATÉKÂT b., juge. 

ATÊNGUL (até, angul), v. L 
pas eneore ju>gé. 

ATKTI, v. t. juger une se- 
oonde fois, juger enooire. 

ATÉUKAY b., tribunal, lieu 
oû se rend Jia justiee. 



ATI 



9 — 



AY 



ATI, adv. eneore, de nou- 
veau, dereehef. Bu ko dej ati, 
sô ko dèfé ati (mieux dèfâtê) 
andâli-mâ'k yav mukâ, iie le 
fais plus, si tu le fais eneore, 
je n'irai plus avee toi. 

ATIL, aff. II a ie sens de 
« ne plus jamais faire ». Dèf, 
faire; défatil, il ne fera plus 
jiamais. 

ATLÉ, aff. II donme au verbe 
le sens de répétdtion plusieurs 
fois de suiite. 

ÂTU, aff. donnant le sens de 
ehoses f ai tes h abi t ue 1 Ieimen t . 
Day, vendre; dâyâtu, faire le 
eomimeree. Quelquefois il donne 
au Aertlje ie même sens que 
antu. 

ATBL, aff. nég. ne plus. Li- 
géyatul, il ne travaille plus. 

AU-MA, V. Am, avoir. 

ÂV, adj. indéf. qui se met 
avant le nom. Av ay angii fa, 
il y a guerre par la. 

ÂY, (ao) v. t. mème que Ev. 

AY, (ao), v. h. mareh&r dane 
le ehemin. Av-ltm yôn vilé, 
marehez par ee ehennin. — v.t. 
reeevoir dans les mains un oib- 
jet qui est lariee eoanime une 
pelote. Aval U ,nu la sani, at- 
trape ee qu'on t'a laniee. 

AY, (ao), v. t. remplaeer quel- 
qu'un, prendre sa p^aee au 
travail pendant qu'il 
pese. Lota nâ, ao ko 
f a tigué , irernipil aee- le . 

AYÂ, n. pr. Eve. 

AVANÉ, v. n. ètre 
trieux. 

AVANTÉ, v. t. se remplaeer 
mutuellement. 

lAVANTÉ b., remplaeement 
mutuel, aetion d'alterner. 



se re- 
il eisit 



indus- 



AVAVLÉ, v. t. se dit d'un 
objet qui passe entre plusieurs 
maims, ou qui sert â plusieurs 
personnes. Teré bi dâ nu ho 
avavlé, ee livre passe de l'un 
a l'autre. 

AVO b., première femme. 
d'un polyagame. 

AVU, v. n. ehamter alterna* 
tivement, ehanter le irefrain en 
eheeur. 

AVU b., irefrain, éoho. 

AY v., guenre, querelle, dis* 
eorde. Damâ gen ay, la paix 
Vaut mieux que l'a guerre. Ay 
u blr'rêv, guerre eivile. Av ay 
a fâ nèbâ, iil y a guerre lâ, 

AY, v. n. etre gâté, être déi 
bé;rioxé. Sôv mi ay nâ, ee lait 
eist gâté, il est tourné. 

AY, v. n. être périodinue,, 
revenir a son tour. Bès bu ay, 
jour qui revient a son rang, 
— v., péniodieité. Ay u bès, 
périodieiité des jours, semainei 
Ayiiibès vu de, semaine passée, 
ayu'bès en di nev, semaine. 
prophainè. 

ÂY, v. n. être mauvais, être. 
méehant, aivoir mauvais eoeur, 
être iavare, être ineoimipatible, 
Hasavén ây na ti sod, le basilie 
^pllante) est mauvais pour le 
rhume (le guérit). (Prov. vol.) 
Ay <n\â bir, il a mauvais eeeur. 

AY ! int. eri de douleur. 

AY, suff'. qui, ajouté a un 
verbe quaillificatif en faiit un 
subsitaintiif désignant la qualité. 
expniimée par le verbe. Bûh, 
être bon; bâhay, bonté. Ajouté 
a un verbe aetif ou neutre, ij 
en fait uri substantif d'aetiom 
Tahav, se tenir debout ; taha 
vay, aetion de se tenir debou|. 



AYA 



AYÔ 



AYANTÉ, AYO. v. n. alterner 
friutuellement. 

AY-AY ! int., eveelamation 
■pouir eneourager a lever ou u 
pousser un fardeau! 

AYAYLÉ, v. in. alterner, faire 
'ehaeun son tour. Se dit des 
femmes d'un seul mari, qui 
font la euisine a tour de rôle. 

AYAYLO, v. t. faire alterner. 

AYÉ, v. t. agir ehaeun a 
~"8on tour. 



ÂYÉ, v. t. refuser, défendre 
ou prohiber une ehose par 
mauvaise volonté. 

ÂYLÔ, v. t. rendre mauvais. 

ÂYÔ, v. n. être toujours en 
guerre, en pairlant de plusieurs 
entre eux. 

AYÔ„ terme employé pour 
faire taire un enfant qu'on 
porte sur le dos, en lui tapant 
lésrèrement sur le derrière. 



<£€$= 



B 



B, deuxième lettre de l'alphabet volof, se pronon.ce absolument; 
eomine en franeais, soit avant, soit après une voyelle : ba, ab. 



B, oonsonne initiale de l'ad- 
jeetif ' défini le, la. C'est eelle 
qui esl la plus fréquemment 
employée et avee diverses ini- 
tiales, dans les noms primi- 
tif s . E'lle semble oependant 
plus usitée avee les noms oom- 
meneant par des lettres nasa- 
les. Quand les noms ont plu- 
sieurs aeeeptions, elle s'assooie 
OTdinaire i ment a eelui qui ex- 
prime une personne. Elle s'em- 
ploie toujoûrs : i° avee les 
noms dérivés en kât; i° avee 
les noms désignanl les fvuifs 
d'une plante, tandis que la 
plante elle-mème prend ordi- 
•nairement la eonsonne g. ; 
3° avee quelques nonis déri- 
vés terminés en ay; 4° avee les 
noms dérivés en ukay. 

'B, p ÂB, IB, UB adj. eoirj. 
du, de la. 

BA b. (L), tante, seeur du 
p%re. 

BÂ b., aneme que Bândoli, 
autruehe. 

BÂ, Bl, BU, adj. déf. le la. 
T'éré bâ. Ie livre; l'éré bi, le 
livre-ei; teré bn, le livre (qui 
est par iei ou par lâ). — , — , 
— , adj. rel. qui, que. Tèré bâ 
nga ma may on, le liyre que 
tu m'avais donne. — , — , ■ — , 
pron. rel. lequel, laquelle. — . 



BA 

— ■, — , eonj. v. Bâ (pour le 
passé), lorsque, qm-nd; bi (p. 
le présent), maintemant que j 
bu (pour le futur). lorsque, 
quand. Bâ ma deké Ndakâru t 
lorsque je demeurais a Dakar. 
Bi rhâ dangâ t'êré bilé, main*. 
tenant que je lrs eé livre. Bu 
ma dèmé Ber, quand j'irai a 
Gon'e. 

BÂLÉ, BILÉ, BULÉ, adj. dém. 
ee, eette. — , — , — , pro. dém, 
et rel. eelui-ei, eelle-ei, eeluu 
lâ. eelle-lâ. 

BÛBÂ, BÛBU, adj. dém. forme. 
plu^ evpre^sive, ee, eette, Mar\ 
ndèy! bôbu bdt dégu-ma ko t 
quant ii moi, ee mot je ne le 
eomprends pas. — , — -, — , pron. 
dém. oelui-Iâ, cel)le J la. 

BÔBÂLÉ, BÔBULÉ, adj. dém. 
forme plus evpressive que la 
préeédente, ee, eette. — , • — , — », 
pro. dém. eelui-la, oelle-lâ. Loe. 
adv. Tâ bôbalé, pendamt ee 
teiTips, sur ees entrefaites, a 
eette époque. Tâ bôbâlé nak, 
jèkâ nâ mu dér bu méli, or 
sur eei entrafaites. A arriva 
qu'il tombat très malade. 

BA, v. t. même que Bai et 
Bayi, laisser,, eéder, abandon- 
ner, permettre, k)lérer. Ba ma s 
bai ma, bayi ma, laisse-moi, 
tranquille. Ba Yalla, affranehir,. 



BA 



BAD 



"On dit: Ba nâ ko Y-alla, et ba 
Yalla nâ ko, je l'ai affranohi. 

BA b., aetion de laisser, 
d'abandonner, permission, li- 
oenoe, délivranee d'un esel'ave 
ou d'un prisonnier. 

BAAL, BAHAL, BÂL, v. ,t„ 
pardonner, grâeier, permettre, 
Souffri/r que, Baal nânu la sa 
i bakar, on t'a remis tes pé- 
ehiés, tes péehés sont remis. 
Lêl, baal ma, je t'en prie, par- 
donne-moi. 

BAALÉ, BÂLÉ, v. t. pardon- 
her gratuitement, par bonne 
volonité. 

BAALÉ g., BÂLÉ g., le par- 
don aooordé gratuitement. 

rBAALU, BÂLU, v. t. deman- 
der pardon. Baaln nâ la, je te 
demande pardon. 

BAALULO, BÂLULÔ, v. t. 
fiaire demander pardon. 

BABÂ b., graine qui, restée 
dans les e'hamps après la ré- 
eolte, repousse aux premières 
pluies suivantes. 

BÂBAK g., ehanvre d'Afri- 
que ou isansevière. G'est une 
plante ressemblant ;i un petit 
aloès, iâ ifeuilles taiohetées, â 
grosses raeines tongues. Syn. 
Ndèr. 

BÂBAL, v. t. même que Mbâ- 
bal, paitre les troupeauv de 
grand matin a la rosée. 

BABAL g., ipâturage du ma- 
iin iâ la rosée. 

BABALÉ, v. ,n. eéder faeile- 
ment, pardonner faeilement. 

BABIT, part. adv. Né babit 
sert a exprimer l'aetion subite 
et sipontanée de quei]iqu'un qui 
prend la eourse. Syn. Deber- 
fièt. 



BABUKÂR b., espèee de mar- 
tin-pêeheur. 

BABUKI g., même que Bâm- 
buhi, reetum. Babuki, buki du 
ko lèkâ, ilaisse-loup, le loup ne 
le mange pas (jeu de mots). 

BÂBUN g., babouin. 

BÂD b., (F) baille, moitié de 
barnique ou barrique soiée en 
deux. 

BADAL b., espèoe d'abeès qui 
se forme aux yeux. 

BADALI, v. t. avoir besoin 
d'une ohose. 

BADANG, v. t. seeouer, hous- 
pilleir. 

rBADANTAL b., espèoe de fu- 
ronole aux tpieds. 

.BADANTU, v. ,n. bondir, sau- 
ti'LIer, eabrioler, se donner du 
mouvement. 

BADAR b., (F.) baillard, ei- 
vière, braneard. iSy.n. Nopi-ker. 

BAPBADI, v. n. se débattre 
pour se débarrasser des liens 
dont on est »lié. 

BADEN b., marraine; seeur 
du père, tante paternelle. Dôm 
u badèn, loousin ou oousine, fi'ls 
ou fille de la soeur du père. 

BADÉNT b., enflure des pau- 
pières. 

BADO b., unique, qui n'a 
point de semblable, ineompa- 
rable. Dôm âm du di bado, 
son fits unique. Day ni bado^ 
êtrê unique dans son genre, 
n'avoir point de semljlable. 
— , e\pression de respeet et de 
reeonnadssanee. Yal n\a la Yalla 
fèy, vûlây! Musé badol Veuille 
Dieu te réeompenser, eertes, 
ineomparable Monsieur ! — , 
terme de mépris ou d'indiffé- 
■renoe, Bado hâ félu nii, le pau- 
vre honiime es't mort (esquivé). 



BÂD 



BAH 



BÂDOLO, BÂDOLÂ b., pay- 
san eultivat&ur, roturier, indi- 
gent; qui est obligé de vivre 
de son traviail. Au pl. on dit : 
Vadolo yâ. 

BADÔM, BÂRÔM b., eéphalope, 
ou biiehe toute petite, brune, 
sians oorne. 

BADU b., galette de l'arine 
de mil. 

BAÊNDI, BAYÊNDI, v. t. lais- 
seir en attendant, différeir, sur- 
seoir, disieontinuer pour un 
mo.me.nit. 

iBÂF, v. t. griimiper. Bâf ga- 
rap, grimper â un arbre. 

BÂG b., tout espèee de vase 
servant a puiser l'eau dans um 
puits. 

BAGA, v. t. ourdir, prépa- 
rer la ehaine pour le tissage. 

BAGÂ b., ourdisage; les fils 
ourdis ou â ourdir. 

BAGÂN g., grande oalilebasse 
en bois. 

BAGBAGI, v. n. trembler des 
■memb res . Sy n . Dagdagi. 

BAGUKAY b., ourdissoir. 

BAH, v. n. bouiilir, au phy- 
sique et au moral. Ndah mi 
bah nâ, l'eau ibout. Sumâ hol 
bah nâ, mon eoeur est bouil- 
'lant. 

BÂH, v. q. être bon, êtré 
^ien, être vertueux, être siage, 
. être valide, être utile. Yalla bâh 
nâ, Dieu est bon. Bâh nâ lôl, 
e'est très bien. e'est très })on. 
Bâh bè dof, être bon a l'excès, 
â la folie. Lu bâh, (loe. nom.) 
ee qui est bon, ee <qui est bien, 
le bien. Ka bâh, 1,'homime de 
bien. 

BÂH b., droiit eouturaier, 
■eoutume, usage traelitionnel. 
Bâh i mâm, d'roit ou devoir 



provenant d'un usage imraé* 
moriial; leoutume d'une nation, 
d'un pays, d'un villlage, ete.. 
Sunu i bâh i man lû, du-nu 
ko tuotâ, e'est un droit tradi» 
tionnel de nos anoêtres, nous, 
ne rabandonnerons pas. Bâ\\ 
i bur lâ, e'est le droit ou le. 
devoir du <roi. Bâh i digèn % 
mensitrues, règles. 

BAHA g., taeea. C'est une <es-.. 
pèee de hiaanpe se terminant 
par un feuil'lage en ombelle, 
La fleur, ,qui disparait vite, 
donne un fruit rougeâtre. Syn s 
Lar, èt i buki, nânu. 

BAHAL, v. t. faire bouillir, 

BÂHAL, v. t. amé'liorer, bo- 
nifier. 

BAHALUKAY, b. bouilfloire, 

BAHAR b., BAHAD b., (peu 
bon) jpoltron, lâehe, peureux. 
— b., poltronnerie, lâeheté. 

BAHAR b., rolle, oiseau de 
ooudeur verte avee l'a queue 
noire. 

BAHAT g., graminée pou- 
vant servir de fournage. 

BAIIAV jb., ziz.imie, mauvaise 
herbe dans les eultures. 

BAHÂV, v. t. sareler pour la 
premdère fois, détruire pour la 
première fois les mauvaises 
herbes. — b., travaid du pre-< 
miier sarelage. 

BÂHAY b., MBAHAY g., 
bonté, bénignité, "sagesse. 

BAHBAHLU, v. n. faire sen> 
bllant de bouililir. 

BÂHBAHLU, v. q. faire sem« 
bliant d'être bon. 

BAHIT, v. t. eultiiver le riz 
avee le hoyau appelé tongn ou 
kob*. 

BAHLÂ fo., mulet, mule, 



BÂH 



— i4 



BÂL 



BÂHLÉ, v. t. avoir bon. 
Bâhlé nâ i fas, j'ai de bons 
chevaux. 

BÂHLÛ, v. >t. rendre bon. 

BÂHLU, v. t. se rendre bon, 
rerfdre bo:n pour soi. 

BÂHÔ, v. t. posséder une 
qualité en propre. Kénèn bâhô 
nâ ngem gâ, un autre possède 
le don de la foi. 

BÂHON b., BÂHEN b., eor- 
beau. 

BAHOR b.,- fruit d'une plante 
aquatique que l'on mange en 
ternps de famine. 

BAKÂ, v. n. battre 3e tam- 
tam â la llouange de quelqu'un. 

BAKÂ :m., exécution de la 
musique par le tanrtam. 

BAKÂN, BAKÈN b., nez, vie. 
Dund'u bakan, le eours de la 
vie. Sumâ bakân! par ma vie! 
ma parole d'honneur! Ndokâ 
sa bakân, salut de félieitation 
I une peirsonne qui a éehappé 
h. un grand danger. Bakan bu 
tapanddr, nez earrius, applati. 
Bakân bu faté, nez bouehé. 
Bakan bu nor, nez marqué par 
la 'petite vérole. Bakân bu nos, 
nez qui fait nasiller. 

BAKAR b., péehé, faute, 
erime. Bakar bu réy, péehé 
grave; bakar bu di dè'lo, péehé 
rnortel; bakar bu di rèy fit, pé- 
ehé qui tue l'âme; bakar bu 
tût, péehé léger; bakâr bu mât 
â baalu, péohé vénie.1; baka* u 
nduduâlé, péehé originel; ba- 
kar u sago, péehé aetuel. Dèf 
bakar, oommettre un péehê. 

BAKAR, v. t. péeher, eom- 
mettre unè faute, violer la loi 
divine. 

BAKARÂDI, v. n. oommettre 



peu de péehé, <ne point eom- 
mettre de péehé. 

BAKARANDO, v. t. eomimet- 
tre ensemble le péehé. 

BAKARKÂT b., pée'heur. 

BAKARLÉ, v. t. aider â pé- 
eher. 

BAKARLÔ, v. t. faire eom- 
mettre le péohé, faire tomber 
dans le péohé. 

B/vKARLÔANTÉ, v. p. s* 
faire tomiber mutuellement 
dans le péehé. 

BAKÂT g., graminée. 

BAKIS g., iliane eomimune 
surtout dans Je Cayor et le 
Walo. E'lle a, dit-on, les mê- 
mes propriétés que lia quinine.. 
Syn. Péis. 

BAKU, v. p. se ehanter soi- 
même. 

BAKU b., moreeau de bois 
pour remuer la bouillie dans 
la marmite. 

BAKURAN b., grand taureau 
du troupeau. 

BÂLÂ, BA LA, eonj. v. avant 
que, avant de, pour que. Bâlâ 
nit a bâh, ligéy, pour qu'un 
homme soit bon, il faut qu'M 
travaalle. Bâ lâ gudê dot, ma 
dèm, avant que la nuit arrive, 
je partirai. Bâ lâ gudé ây, bet 
bir, avant que la nuit soit mau- 
vaise, le jour apparait. < 

BÂLAFONG b., instrument 
de imusique fabriqué par les 
M&ndingues, et eonsistant en 
petites eal'lebasses de dimen- 
sions graduées et susipendus âi 
des planehettes que l'on frappe 
pair des ooups sees. 

BALAK b., (Ang. blaek) ei- 
irage. 

BALAH b., viande en ragoût. 



BAL 



— i5 



BAN 



BALALAL (né), loe. v., se 
montrer, se faire voir, surlout 
en parlant de serpents et d'au- 
tres aniimaux nuisibles. 

BALA.NKÉTA b., balle lon- 
gue pour tuer Jes éléphants eit 
autres grands animaux. 

BALÂV, part. âdv. Nê balihv 
se dit d'une ehose qui passe 
vite. Dân dâ né balâv ti sunu 
kanam, ;le serpent passe eomime 
un trait devamt nous. 

BALAV b., navire long et 
étroit qui mairehe bien. 

BALÈ, se dit d'un boeuf tout 
noir. Nag u balè, boeuf noir. 

BÂLÉ, * BILÉ, BULÉ, voyez 
Bâ, Bi, Bu. 

BÂJLÉ, V. Baalé. 

BÂiLÉ g., mibâlê g., pardon. 

BALENT b., babiole, baga- 
telle, futi'lité, baliverne, fa- 
daise. Bul topalo yef i balènt, 
ne t'ooeupe pas de bagatelies. 
Nit ku baré balènt, faroeur, 
plais.ant. 

BALT, yakali bali, regarder 
avidement, imanger des yeux. 
Halrl bi défâ sêt téré di té di 
yakali bâli, eet enfant m : ange 
le oouseous des yeux. 

BALOR g., gros serpent vé- 
nimeux. 

BALOY, nit kn — bonhomme. 

BALU, v. t. demander par- 
don. 

BALULÔ, v. i. faire deman- 
der pardon. 

BAMÂ, (L), v. t. faire des 
tresses de eordes au métier et 
non en les roulamt sur les 
genoux. 

IBAMÂ g., tresse servant è 
faire des eordes. 

BAMÂH, bemeh, v. t. pous- 
ser, heurter. 



BAMAHANTÉ, v. rée. se pous,. 
ser, se heurter mutuellement, 

BAMBA, v. t. même que. 
Marria, répandre une rumeur 
pubrkme. 

BAMBA m., rumeur publk 
que. 

BAMBADO b., griot. 

BAMBAMARAL, loe a'dv. Bo^ 
roni' kanam gu né bambamâ* 
ral, homime â figure rempli^. 
et joufflue ou enfiée. 

BAMÈL b., tombe, fosse. 

BAN, adj. interr. quel, quelile, 
Ban tôl? quel jardin? — pron, 
interr. lequel, laquelle. Ban t\, 
nga begâ? leque.l veux-tu? 

BAN b., argile, terre glaise v 

BAN v., même que Mban, 
m., odeur. 

BAN, v. t. ne pas vouloir, 
désagréer, refuser, résister, hair, 
se refuser â. Mâ ban, je ne. 
veux pas. Ban nâ kô dèf, i\ 
n'a pas voulu Ie faire. II s'em- 
ploie souvent pour suppléer k 
l'absenee des prépositions d'op* 
position. Sf'dél nâ ko ba,n ko, 
iil a rendu témoignage co.ntra 
lui. Votâl bakar, ban ko dèf 
ati, quitte le péehé, ne le com« 
mets plus. 

BANÂNA g., bananier, — b., 
banane. 

BÂNAMLU, v. n. flairer. 

BANAY (né), part. v. exhaler- 
une odeur. 

BANBANLU, v. n. faire sem* 
blant de refuser. 

BANDÂ v., espèee de pois. 
sons. 

BANDA g., (L) mom d'un 
airbre. Syn. Dambal. — b., (L) 
frUit du même anbre. 

BANDA g., gros serpent â, 
ventre blajioliAtre, a la tèt^, 



BAN 



t6 — 



BAN 



plate et fort large â sa râeine, 
ayant" des dents oornime un 
ebat. II est très venimenv et 
so u f f le s o n ve ni n . 

BANDÂKÂt ]., troubadour, 
griot ambulant. 
' BANDAL b., pl. vandal y., 
Verroterie qui pend a une 
tres'se de cheveux. 

BANDÂLU, v. n. inême que 
Bandâru, ôtre balaneé, se foa- 
laneer. 

BANDÂR, v. t. balaneer, 
brandir, lameer. 

BANDÂRU, v. n. V. Ban'dâlu. 

BANDOLI b., autruehe. Svn. 
Bâ b. 

BANDUL, (deriiv. de deux 
rnots mandings: dulu, fil, M- 
gne, longue suite; bang, pal- 
mier), la Gaimbie, et prineipa- 
jement l'ile et la ville de Ste- 
Marie de Bathurst. 

BANÈH b., plaisir, volupté, 
-joui'ssanee, oontentement, dé- 
leetation. Banèh bu bon, plaisir 
mauvais, voluptueux. Topa ba- 
nèh yu bon, être voluptueux, 
lado'nrié aux plaisirs sensuels et 
mauvais. Sutnâ banèh lu, eela 
me plait ainsi, e'est raon bon 
plaisir. 

BANÈHU, v. n. se réjouir, 
se divertir, être dans la joie, 
être oontent. Bakarkat bu rèy 
nrenul â banêhu banêh bu ôr, 
un grand péebeur ne peut pas 
avoir une joie véritafoie. 

BANÈHOLO, v. t. rendre 
joyêux, renidre eontent. 

BANGÂ fo., (L.) noin généri- 
que de différentes espèoes de 
eourges.. Syn. Nâdé. 

BÂNGAR b., (L) liomnie 
terme et fort. 



BANGHl b., MBANGIR b., 
(L), personne privée de doigts. 
Syn. Gana. 

BANGOfR fo., poehe de venin 
du serpent qui se gonffe, quand 
il est en eolère. Dâv-lên, firi 
n,a bangor bâ, sauvez-vous, il 
(le serpent) a gonflé ses poehes 
de venin. 

BANHÂ g., plante aquatique 
a fruits eomestifoles. 

BANHALÈN b., (L) sable 
menu et blane. 

BANHANOS b., suie. 

BANHANOSÉ fo., arbre du 
pays. — b., fruit de eet arbre. 

BANHÂS b., l)ranche d'ar- 
bre, rameau. 

BANKÂ, (F), v. n. faire ban- 
queroute. Bânka nâ, il a lait 
faillite. Syn. A T dô/. 

BANKA, v. t. froi'sser, ehif- 
fonner, eourber, eroiser les 
jambes. 

BANKARNl, v. t. redresser. 

BANRU, v. n. s'aeeroupir, en 
se oourfoant entièrement, ; se 
oourber, se b'lottir; être ehif- 
fonné, êtie froissé. 

B AN K U 1) . , n om d ' une m a- 
ladie qui a quelque ressem- 
blanee avee le tétanos. 

BANLO, v. . faire refuser. 

BANiLU, v. t. pereevoir par 
l'odorat, sentir. 

•BANLU g., odorat. < 

BANTÂ b., moreeau de bois 
allongé, pieu, levier, poteau, 
poutre, tige de plante, bâton, 
mais non dans le sens de ceux 
dont on se sert pour ^'ap- 
puyer en marohant. Au pl. on 
dit aussi: vantâ yâ. Bant'u lal, 
bois de lit. Bant'u fètâl, erosse 
de l'usil. Bant'i sôtu, moroeau 
de bois servant de eure-dents. 



BAN 



17 



BAR 



Bant'i ketu, fuseau pour filer 
â la main. Bant'a bagu, our- 
diissoir. Bant'i dimtbi, petits 
jonos dont les ferames se ser- 
vent pour se friser les ehe- 
veux. Tegô i vanta, tirer â la 
eourte paillle, ou tirer au sort 
en jetant des petits morceaux 
de bois. Damô banta se dit de 
deux personnes qui font ser- 
nient de s'engager a une ehose 
ou qui se font une promesse 
queloonque, en prenant un pe- 
'tit bâton, et le tenant ehaeune 
d'un bout, elles le rompent, 
le baisent et le résillaut doit 
môurir, 011 un malheur doit 
kii arriver. Dèka bant'u ya- 
rarn, avoir une taille svelte et 
fine. 

BANTAMARÉ; BANTÂ g., eafé 
nv'^re. C'esl une easse indigène, 
peut-être le meilleur suoeédané 
du eafé, et l'une des plantes les 
phis utilisées dams le pays 
eorame fébrifuge. 

BANTU, v. n. flairer. 

BAP g., V. Hel. 

BAR b., gueule-tapée, espèee 
d'iguane. — g.,-troupe, foule 
de travailleurs qui travaillent 
ensemble. 

BÂR g., brise légère du 
nord-est, soufflant réguhère- 
ment avant l'aurore, pendant 
le beau-tem*ps. — b., (S) forte 
rosée du matin. 

BÂR, v. n. bredouiller, par- 
ler vite en artieulant mal les 
mots. 

BAR, v. n être perdu, en 
parlant des bètes du troupeau, 
ou des esetaves qui fuient. 

BAR, MBAR, v. q., être glis- 
feailt. Yôn vi bar nâ, ee ehemin 



est glissant. — v. n., glisser. 
Fas yâ bar nâ, le eheval a glisisé. 

BARÂ b., espèee de tabae 
sauvase. 

BARÂ b., mauvaise herbe. 

BARAGLAY b/deseente, pente 
rapide. endroit osearpé. 

BARAGLU, v. n. traverser un 
ravin, deseendre une pente ra- 
pide 011 un endroit esearpé. 
Syn. Bartalu. 

BARAH g., grarainée très 
abondante le lorng des rives du 
fleuve sénégal. On en l'ait des 
nattes. 

BARAHLU, 8 e mois ou hine 
de l'année musulmane. 

BÂRAK ALLA ! (Ar.) Béni 
soit Dieu! evpression usitée seu- 
lement par les mahométans. 

BÂRÂM b., doigt de la main 
ou du pied. Bârâm u déy ; 
pouee, Bârâm u sanikay: — u 
dohonukay. — u dohonu, in- 
dex. Bârâm u digfi, doigt ma- 
jeuir. Bâram u tof u digâ, doigt 
ann)uilaire. Bârm u sanhalèn, 
doigts aurieulaire. Nêh bârarn, 
être habile a tirer ua dard ou 
une arme a !eu. Au pl. on 
dit: vâram y. Bâram i dé, va- 
riété de harieots a Jongues 
gousses. 

BARAM, v. t. tresser les ehe- 
veux. 

BARAMKAT b., eelui ou eelle 
qui tresse les cheveux. 

BARAMU, v. n. se faire tres- 
ser les cheveux. 

BARÂN, v. t., tordre. 

BARÂN 1)., homme fort, ro- 
buste, ejui I'empoile sur tous 
au travai'l, a la krtte. 

BARANG, v. t. vahnér, trier, 
passer dans une passoire. 

BARAT, v. n. glisser. 



BAR 



BÂR 



BÂRAY b., oouseous granulé. 

BARDF, v. n. aller par en 
haut et p<ir en bas, en se 
purgeant. 

BARÉ b., oheval blane. Ba- 
rè'b sélèn b., eheval gris-porn- 
melé. 

BARÉ, v. n. abonder, affluer, 
être en quantité, être nom- 
bxeux, avoir beaueoup. Diu 
baré nâ i nag, un tel a beau- 
ooup de boeufs. Lôlu baré na } 
oela va assez bien, réponse éva- 
sive ou insignifiante, pour ne 
rien dire de défavorab'Ie de 
l'état d'un malade, quand on 
en demande des nouveilles en 
disant: Nâkâ ngâ dèf ? eom- 
ment vas-tu? ou nâka mu dèf? 
oonrment va-t-il? on répond : 
Lôlu baré nâ bu bâh nak, 
eela va beaueoup mieux main- 
tenant. Yalla baré nâ mpèhéy, 
Dieu est abomdant en moyens, 
en expédients. Baré nâ bè epâ, 
baré na bè hepâ, baré nâ bè 
tèpâ, ll y en a extrêmeiment, 
beaueoup, il y en a en masse. 
Nit nu baré di nânu dèm al- 
dana, vandé ûu gen a baré it 
di nanu dèm safarâ, beaueoup 
de monde ira au oiel, mais un 
plus grand nombre eneore ira 
en enfer. Bê mu baré, loe ad. 
beaueoup. Neyul ma ko bè mu 
bare, salue-le beaueoup de ma 
part. Nu baré, un grand nom- 
bre. 

BÂRÉ, Y. Beré, v. t. 

BARÉFULÉ, v. t. tromper, 
nuire par maliee. 

BARÉLÉ, v. t avoir... en 
grand nombre. 

BARÉLÔ, v. t. rendre abon- 
danl, faire abonder. 

BARF.N v., mouehe a miel 



qui n'a point de dard et quS 
se loge dans les arbres. 

BARÊT, part. adv. Baiah net 
barêt, e'est très-glissant. 

BARGAL BARAGAL, \. t. 
même que Bereng, faire rouler 
un objet. 

BARKÉ b., (A). bénédietion^ 
prospérité. bonheur, grâee, fôr- 
tune, Ijonne ehanee. Am na 
barké, il a du bonlieur. Barê 
nâ barké, il a beaueoup de 
bonheur. Barkê'bây, bénédie- 
tion du père, bonne fortune 
du père jaiillissant sur le fils. 

BARRÈL, v. t. bénir une per- 
sonne, une ehose. 

BARKÉLF b., BFRKÉLÉ b., 
mulet 

BARKÉLU, v. n. être béni. 

iBARLÉ, v. t. avoir des bes- 
tiaux de perdus. 

BARMÂ d., sorte de danse. 

BARMÂ b., grande eliau- 
dière. 

BARMOL b., petit veau qui 
vient de naitre. 

BÂROlM b. V. Bâdôm. 

BARSÂ, v. n. faire dissoudre 
le bois de teinture. 

BARTABARTA ; adv. par me 
sure égale. Véiê nânu barta- 
barta, ils ont éehangé par me- 
sure égale. 

BARTALU, MBARTALU, v. n. 
deseendre la pente d'une eol- 
line, traverser un ravin, glisser 
ou rouler du haut d'un endroit 
eseaipé, dégringoler. Syn. Ba- 
raglu. 

BARTALU, dérivé de Bar. V. 
Baraglu. 

BARU, v. n. reprendi^e ou 
réftéter un air ou un ehant. 
— b., aetion de répéter un 
air ou un ehaint. 



BÂS 



— 19 — 



BÂV 



BÂS, même que Bos, pron. 
poss. Sumâ bâs, le mien ; sa 
bas, le tien; bâs «m, le'sien; 
sunu bâs, le nôtre; sên bus, le 
vôtre; sèn bâs, le leur. 

BÂS, v. t. polir. 

BASANG g., natte faite avee 
des filaments de j me ou d'ar- 
bre. 

BÂSAP b., V. Bisdp 6., 
oseille de Sénégambie. 

BASBASI, v. n. ruisseler, 
jaililir. 

BASÉ b., oouseous, Bâsé' 
hébé, eouseous aux harieots. — 
v., ©sipèoe de poisson. 

BÂSI b., gros mil, soirgho. 

BASIMBASI b., sorte de mil 
sauvage poussajht dnns les lieux 
humides. Syn. dugup u rripttâ. 

BÂSIN b., les lettres de l'.al- 
pliahet, ou l'A. B. C. 

Bx^T b., oou, gosier, gou- 
lot de bouteille. — voix, pa- 
role, mot. Bât bâ, le Verbe, 
Bât u bahon. V. Tahar. 

BAT, v. n. battre, partir em 
parlant de la détente du fu- 
sil. Fètal <gi dèfa hur, .batatul, 
ee J'usil est rouil'lé, la détente 
ne part plus. 

BAT, BATA, v. t. égrainer 
le mil et le riz. 

BAT (né) Mu né bat iêré'm, 
il raontra vivement son livre. 
•BATÂ, v. t. tirer sur la dé- 
tente d'un fusil pour faire par- 
tir le ooup. Batal sa fétal, tire. 

BATÂHÈL b." ilettre, épitre. 

BATAKOLÉ g., figuier dont 
les fruits viennent en grappes 
sur la tige. Syn. Soto aldanâ. 

BÂTAL, v. t. détraeter. 

BATALÉ, v. t. léguer, don- 
ner par testaiment. Syn. Do- 
nalê. 



BATANSÉ b., auljergine, 
plante potagère. Batansé golo, 
ou dahatu dang, est une so- 
lanée eouverte d'épines droi- 
tes et fortes sur la tige et les 
nervures des feuilles. 

BATATOR, adv. ivre-mort. 
Nân ?iiâ bé batâtor, il a bu 
jusiqu'a etre ivre-mqrt. 

BATBÂTOR b., gros et vieux 
lézard. 

BATENTOR, BATITOR b., 
vennonia dont les raeines, réu- 
nies en faisceaux douveteux 
au eollet, sont douée^s de pro- 
priétés vomitives et toniques. 

BÂTIR y., superstitions. 

BATISÉ, v. t. (F) baptiser, 
administrer le saerement de 
baptême. Ndah batisé nanu la? 
Est-oe qu'on t'a baptisé? Dêt, 
batisêngu-nu ma, non, on ne 
m'a pas eneore baptisé. — v. 
t. être baptisé. Ndah batisé nga? 
Es-tu baptisé ? Batisé nâ, je 
suis baptisé. Batiséu-ma, je ne 
suis pas baptisé. — b., saere- 
ment de Baptème, Ham nga 
lu di batisé ba'm? Sais-tu ee 
que e'esit que le Baptême? 

BATISÉKAT (b., administra 
teur du saerement de Baptême 

BATISÉLO, v. t. faire bap 
tiser. 

BAV, v. n. aboyer, japper 

BÂV, v. n. lire le Coran pour 
avoir de la pluie. 

BAVAL b., MBÂVAL b., ra 
tion de manger. — v. t. don- 
ner la ration de manger. 

BAVAL, v. n. inonder, se ré- 
pandre de tous eôtés. Ndoh mi 
mungé né baval, l'eau se ré 
pand de tous eôtés. 

BAVKAT b., aboyeur. 

BAVLO, v. t. faire aboyer. 



BAY 



BÉD 



BAY b., père, frère du père 
ou onelè paternel. Bokâ bây, 
avoir le iraême père. Bây bu 
mag b., frère ainé du père, 
oneie paterneil plus âgé que le 
père. Bây bu ndav, frère puiné 
du père, Bûy teh, père adoptif, 
père nourieier. 

BÂY ! interj. teirme de ten- 
dresse pour engager un enfant 
â faire une ehose qui lui ré- 
pugne. Nûnal garap gi, bây. 
bois ee remède, mioin eher. C'est 
aussi un terme de eompassioi. 

BÂY, v. t. V. Béy. 

BAYAKU, BAYIKU, BAYKU, 
v. 51. être parti de, vemir de. 
Fô bayaku? d'oii viens-tu? Syn. 
Dogé. 

BAYÂKU, BAIKU, v. n. pé- 
ter. S>n. Rétalé. — au fig. ra- 
doter, diire des ehoses qui n'ont 
pas de rappoirt entre elles. 

BAYBÂYLÉ, v. t. regarder 
quelqu'un oomrae son père, lui 
témoigner du respeet oomme 
a son ' père. 

BÂYDADA, BAYDADÉ b., qui 
a un ventre gros, large et 
obèse. 

BAYÉRÉ b., ebarme, gris- 
giris po rte -b om he u r . 

BAYI, v. t. V. Ba, Bai. 

BAYIBAYILU, v. n. fake 
semlblant d 'abivndonner. 

BAYIKU, V. Bayaku. 

BAYLÔ g., Y. Feierlay. 

BAYMA b., enfant avant l'âge 
de raison. Syn. Mûmin. 

BAYMO b., animail domes- 
tique. 

BÂYO, v. n. n'avoir plus que 
le père, être o.rphelin de mère. 

BAYÛ, v. t. prendre quel- 
qu'un ipour ~son père. 



BAYU, v. t. honorer quel- 
qu'um eom'me son père. 

BÈ, BÈL, BÉY, prép. et oonL 
Jus.ques, jusqu'a, taut que, si 
bien que, pou.r, de mianière 
que. Agsil bè filé, arrive jus- 
qu'iei. Dôr nâ ko bè mu dê 
tâ tahavay, il l'a tellement 
battu qu'iil est mort sur le 
ehamip. — Loe. adv. Bè sotal, 
entièrement. Binda nâ têrê'm 
bè sotal, il a fini d'éerire sa 
lettre. Bè epa, eveessivement, 
trop. Bè fi tèy, jusqu'a présent. 

BEBALI, BELBALL BOBALI, 
v. n. bâilier. Bebali, yèt'i gây: 
hif, nmr, gemént, bailler a 
trois eauses: la faim, la soif 
et l'emie de dormir. (Prov. 
Vol.) 

BEBALI g., bâillement. 

BEBALILO, v. t. faire bâiller. 

BÉD g., ehapon. 

BED, v. t, (L) faire <lu teu 
par le frottement du bois. 
Syn. Parpar. 

BED b., bouton volant qui 
produit des dém;angeaisons sur 
le eorps. 

BÊD, v. i. eajoler les fem- 
mes. 

BÉDA b., ehabot, petit pois- 
son qui a, la tète plus grosse 
que le eorps et qui a un dard 
a l'a queue. < , 

(BEDÂ b., (L) son, résidu de 
la farine. 

BÈDA, v. n. suppnrer. 

BEDBEDI, v. n. pleuvoi- â 
verse. 

BÉDIN b., eorne d'animal ; 
tabatière en eorne ; ventouse 
appliquée avee une eorne; gris- 
gris renfermé dans une eorne. 
Bédin du dekâ «oopa sal}, la 
eorne ne pousse pas avant la 



BÉD 



BÈL 



tête. Bédin u gunûr, anten- 
nes d-eis inseetes. 

BÉDO, v. n. faire le fanfa- 
ron, faire semblant de vouloir 
se battre étant soûl. 

BÉDU, v. pr. se mettre a 
part. 

BÉDU, v. n.; être ehaponné. 

BÊG, v. n. être eontent. 

BEGÂ, BOGÂ, BUGÂ, v. t. 
vouloir, souhaiter, désirer, am- 
bitionner, avoir l'intention de 
Mbûr lâ begâ, c'es<t â Mbour 
que je ,^eux ailer. Lô fi bega? 
qu'en \eux-tu? Begâ nâ ti nâr 
i derem, j'en veux deux gour- 
des (10 franos). Begu ma ko, 
j« ne le toux pas., 

BEGÂBEGÂ, v. t. désirer vi- 
veme>nt, vouloir beaueoup. 

BEGÂBEGÂLU, v. n. faire 
semblant de vouloir. 

BEGÂBEGÉ, v. n. être avare. 

BEGÂDI, v. t. vouloir peu, 
ne point vouloir. 

BÉGADI, BÉGABI, v. n. ètre 
méoontent. 

BEGÂKÂT b., amateur, dé- 
sireux, eupide. Begâkât i fas, 
amateur de cbevaux. 

BEGÂTU, v. n. ehereher du 
profit dans toutes ehoses. 

BBGÉ, v. t. vouloir beau 
eoup, désirer ardemment. 
. BEGÉBEGÉ b., ambition, eu- 
pidité. 

'BEGÉBEGÉKÂT b., ambi- 
tieux. 

BEGÉKÂT b., rapaee, qui dé- 
sire avoir beauooup de ehoses. 

BEGÈL g., MBEGÈL g., vo- 
lonté, aetion de vouloir. 

BEGIN, v. manière de vou- 
loir. 

BÉGLO, v. t. rendre eontent. 



BEH, v. t. donner des eoups 
de poing au creux de l'esto- 
mae. — v. t. laisser eouler 
l'eau d'ume barrique. 

BEH, v. t. délayer dans l'erau, 
du savon ou ehose semblable. 

BÊH, MBÊH, v. n. être bleu- 
olair. Se dit des pagnes légè- 
rement oolorés de bleu. 

BÊHAL, MBÊHAL, v. t. tein- 
dre en bleu-elair. 

BEHLO, v. t. faire eouler 
l'eau d'une barrique. 

BÊHUKAY b., MBEHUKAY b., 
teinturerie de bleu-elair. 

BEKA, v. t. remuer le eous- 
oous avee une petite ealebasse 
pour le refraidir. 

BEKAJMEG b., serviteur, ser- 
vante, domestique, valet, gar- 
oon ouvrier, ministre. 

BEKANÉGÂLÉ b., oompagnon 
de serv'iee. 

BEKANÊGAY b., MBEKANE- 
GAY b., serviee de doimestique, 
de sei-vante, niinistère. 

BEKANEGU, v. n. servir, être 
ou travailler dans une maison 
en qualité de serviteur, de ser- 
vante ou de ministre. 

BEKÂTAL b., eôrémonie su- 
pers'titieuse que l'on fait quel- 
ques jours aiprès la naissanee 
d'un enfant, ordinairement le 
huitième jour, et seulement 
chez les griots et quelques au- 
tres rares familles. 

BEKÂTAL, v. t. prendre les 
oiseaux par une attrape. — v., 
aetion de prendre les oiseaux 
par une att^ape. 

BEL b., barre d'une rivière, 
sou embouehure. 

BEL, v. t. gagner dans un 
marehé â gain i'oreé. 



BÈL 



BEN 



BÈL, v. n. ne pas aller au 
vent, en parlant d'un bateau. 

■■ BEL, v. n. rernporter la vie- 
toire dans une lutte. — b., vie- 
toire rempoirtée dans une lutte. 

BÊL b., (L) feu. 

BÈL, BÈ, eomj. Jusqu'â ee 
que, tellement que, afin que. 

BELBELI, v. u. V. BebeUi.. 

BELEM, BELEMÉ, v.r t. ae- 
e'ueillir mal. 

BELÉNT b., V. Balènt. 

BÈLI, (L) v. q. être aimable, 
gracieux, sain, avoir un beau 
teint, avoir reeouvré une bonne 
santé. Sumâ yaram béli na 
nak, enfin j'ai reeouvré une 
bonne santé. 

BÉLIAY b., amabilité. 

'BELIS b., BÂLIS b., démon, 
mauvaise eoneupiseenee person- 
nifiée, mauvaise tentation. 

BBLG'R b., BERLÔL b., eir- 
eoneis qui est guéri. 

BELUS, v. n. s'.amollir. 
Gamiba bâ belus nâ, la eal- 
lebasee s'amollit. Syn. Nor. 

BEiM (né), éekter avee bruit. 

BEMBÂ, v. n. mugir, beu- 
gler, en parlant du taureau et 
des beeufe. — g., beuglement, 
mugissement. 

BEMBÂ, MBEMBÂ, MBOMBÂ, 
v. t., égrainer l'épi du gros 
mil après l'avoir préalablement 
grillé. 

BEMBU, v. n. griller et 
égrainer pour soi-même des 
épis de gros miil. 

BEMBU m., MBEMBU m., ee 
qu'on a grillé et égrainé pour 
soi. 

BEMEII, V. Bamâh. 

BEMEIIANTT:, V. Bamâhanté. 

BÉMPEM b., MBÉMPÉM b., 



BÉPÉNTÂ b., maladie d'yeux 
de ceux qui ne voient absolu- 
ment rien pendant la nuit. — 
v. n. avoir eette maladie. 

BÉMUR m., MBÉMUR m., 
eoneeption. — v. n. eonoevoir. 
Té bémur na ta mpèhé'Nhèl 
mu Sèlâ ma, elle eoneut par 
l'opération du Saint-Esprit. 

BÈN pour Bè Né. Bèn téy, 
jusqu'iaujourd'hui. 

BEN b. dent. Ben u tèg, 
pommeau d'une selle. Ben u 
néy, défense d'éléphant, ivoire. 
Rèy nâ ben âm, il a eaehé les 
dents (pour dire: qu'il ne s'est 
pas montré gracieux). Dêal ben, 
agaeer les dents. 

BÊN b., sable blane et menu. 
Syn. Banhalèn. 

BEN b., vase de terre vieux 
et troué. 

BEN, v. t. mettre a l'envers. 

BENÂ, v. t. pereer, trouer, 
faire un trou, déborder, en- 
trer dans les terres ea parlant 
de la raer et des rivièies qui 
dôbordent. — v. n. être percé, 
troué. 

iBÉNÂ,, n. eard. un. Bèna 
doy nâ ma, un me suffit. Bènâ 
lâ, il y en a un, e'est simple 
(ee n'est pas double). Yépâ 
bènâ, yépâ bènâ lâ, e'est tout 
un, e'est la même ehose, tout 
de même. Bèna'k bena, un J 
un. — adj. 'imin. un, une. 
Bènâ dekâ, un village. — pron. 
num. un, une. Doli nu ta bèn"i, 
donne-nous en i:n. Dopu-mâ 
ta bènâ, je n'en ai pas un seul 
a ma disposition. 

BENA'BENÂ 1>., trou, pertuis, 
petite ouverture. 

BENÂ'T, v. p. être vermoulu. 
Svn. VoU. 



REN 



2 3 



BER 



RENÉ b., nom qu'on donne 
aux habitants du Yalo. 

RENÉ b. (M) sésame. 

RENÉFALA g., haute grami- 
née â odeur aromatique très 
prononeée. On s'en sert souvent 
dans la méde-eine indigène. V. 
Dafan . 

BÈNÈL, n.ord. unième. N'est 
guère employé que dans le 
nombre eomiposé durom-bènèl. 

BFNEN, adj. iridéf. un au- 
tre, une autre. Bènèn dekii, un 
autre village. — pron. indéi'. 
autre. Von ma tâ bènèn, mon- 
tre-m'en un autre. Doh ma 
bènèn bi, donne-moi eet autre. 
— v. n. ne s'emploie que dans 
I<a forme suivante. Sn : bènèné, 
ou mieux su bènèn yôné, du 
ma ko dèfati, une autrefois, je 
ne le referai plus. 

RÉNGAL g., gousse du tama- 
rin avamt que le fruit ne soit 
entièrement mûr. 

RENKÂLÉR b., s., petit pilon. 
Syn. Féhé. 

RÉNTÉNGI g., RÉNTÉG g., 
bombax, fromager, a,rbre â 
ouate. Son bois est léger et 
sert â faire des pirogue?. 

RENU b., instrument pour 
pereer, poiriepn, ailène, amor- 
eoir, foret: 

RÉNUR, v. n. être ébloui, 
*après a^voir fixé Ie soleil ou la 
lune. 

RÉNURAL, v. t, éblouir. 

REP, Y. Bip. 

RÉPÂ, adj. imdéf. tout, en- 
tier. Dekâ bâ bépâ, tout le \il- 
lage. 

REPÂ, v. n. erouler, tombeir 
en parlant de ease. 

RÉPÉNTÂ b., V. Bémpén. 



RER b., RET b., jour. Ber 
bu sèt, chaquc jour. Ber sèt nâ, 
il eommenee a faire jour. Hâ- 
ral bè ber sèt, attends qu'il 
soit jour. Ber sètangul, il ne 
fai't pas eneore jour. 

RER, v. n. être vaniteux dans 
ses habits. 

RER, v. n. Y. Bâr, bredouil- 
ler. 

RER m., MBER m., dér, de 
Ber'é joûleur victorieux. 

RÉR, v. t. mettre de eôté, 
mettre un objet dans un eoin 
ou a sia plaee. 

RER g., spondiaete â bois 
blane très mou. C'est, dit-on, 
l'arbre qui aurait donné son 
nom indigène {Ber) a Gorée. 

RER, v. u. avoir eongé. 
Ndongo yi ber nânu tèy, les 
élèves oni eougé aujourd'hui. 

RÉRAF, RÉRÉF b., pépin du 
melon du pays, pastèque ou 
rnelon d'eau. Lu bérèf feta- 
fèta, dal ti anda'm. Le pépin 
a beau sautiller (dans la eas- 
serole), il retombe toujours sur 
son eompagnon. Bérèf u buki, 
le melon de l'hyène ou melon 
sauvage. 

RÉRA.NDÂ b., longue perehe 
pour eouduire une pirogue. 

RERANG, v. i. V. Bereng. 

RÉRATLE, RERAL, v. t. ré- 
server la part de que]qu'un. 

RERRERI, v. n. se donner 
du rnouvement. Syn. Badbadi 
et Kerkeri. 

RERRTT (né) faire un sou- 
bresaut. Savul né fier né ber- 
hit, Saûl surpris fit u-n sou- 
bresaut. 

BERÉ, RARE, v. n. joûter, 
lutter. — 1).. joûté, lulte. 



beh 



— 24 — 



BÈT 



BER m., MBER m., vain- 
queur dans la lutte. 

BÉRÉB 1)., BÉRÉ b., en- 
droit, plâoe, lieu. Béréb san- 
gam, tel endroit (indéter- 
miné). Béré bô mené dèm, 
quelque part que tu aiLles. 
Béré bu mu men â dôn, quel- 
que part, quelqu'endroit que 
ce soit. Béréb u ndadé bâ, le 
rendez-vous. 

BÉRÉHU, MBÉRÉHU, MBÉ- 
RÉHTU, v. n. jaser, parler a 
tort et a trav.ers. 

BEREK b., anus. 

BERÉKAT b., joûteur, lut- 
teur. 

BEREM, v. t. griller, rôtir. 

BEREMG, BERANG, BÉRONG, 
v.- t. rouler u.n objet. 

BERENGAL, v, t. faire rou- 
ler un objet. 

BERENGU, v. p. être roulé. 
' iBEREP (né) tomber â terre. 

BE'RFÉRÊN , MBERFÉRÈN , 
adv. Dânu berféren, tombe T " 
du hauit mal, avoir des oon- 
vulsions épileptiques. 

BE'RIKÂiL, salut qu'on dit au, 
berger, quand il revient a la 
maison. 

BERKÂ, prép. avant, aupa- 
ravant. Ne s'ennploie que pour 
les jours, Berkâ démbâ, avant- 
hier. Berkâ big, -avant-hier au 
soir. Berk'ati démba, il y a 
trois jours. Berk'ati big, il y 
a trois jouirs au soir. 

BÉRKÉLÉ b., tente des Mau- 
res/ 

BÉRKÉLÉ b. mulet, mule, 
bardot. 

BERLÔL b., BELOR b., eir 
eonois qui est guéri. 

BÉRU, se mettre a l'éeart, 
être mis a l'éeart. 



BÊRU, v. n. uriner, pissei . 

BÈRU g., MBERU g., urine, 

BERUKAY b., urinoir, lieu 
oû l'on urine. 

BES, v. t. presser, serrer, 
appuyer, oomprimer, soutenir, 
pousser. — b., pression, aetion 
d'aippuyer. 

BÈS b., jour, journée, par 
opposition â la nuit. Bès bu 
topâ, jour suivant. 

BÊS, v. t. eribler ou vanner 
des grains au vent qui en em- 
porte la men ue - p a i 1 le . 

BÊS ! BÊ ! exclamation de 
surprise, d'étonnement, hé! 

BÈSAY b., aetion de oribler 
au vent. — b., nouveauté. 

BESTE.N, v. t. appuyer la 
porte avee un bâton. 

BESTE.NU, v. p. être appuyé 
avee un bâton, en parlant de 
la porte. 

BESTENUKAY b., barre de 
bois pour fermer la porle. 

BÉSU, v. q. être capricieux, 
lumatique. 

BET b., oéil; ouverture, per- 
tuis. Bet âb tanka, la ehevil^e 
du pied. Bet i tên, endroit ou 
l'eau jaillit, sort de terre. Lu- 
hoti bet, arraeher les yeux. Bo- 
rom'bet yu guda, soreier, de- 
vin qui est oensé voir plus loin 
que les iautres. Bet u ddn, 
graine pisiforme, rouge, taehée 
de noir, de la liane réghse et 
du hundèJ. Bet du. dôy lûl lu 
mu ham, l'eeil ne pleure que 
oelui qu'il eonnait. (Prov. Yol.) 
Nor bet, jnalieie'uv, fourbe. 

BETÂ, v. n. être pereé,' 
troué. 

BÈTÂ, v. t. surpreiidre, sur- 
venir inojiinément , arriver 
d'une manière sulhte, a l'im- 



BET 



25. 



BID 



proviste. — b., surprise, Ak 
bètâ, subiteiment, inopinément, 
fortuitement, â rimproviste. 

BETÂ, v. t. essayeir de re- 
muer un fardeau qu'on ne 
peut pas soulever. 

BETÂBETA b., trou, ouver- 
ture. 

BÈTÂBÈTALÉ, v. n. avoir de 
quoi être surpris. 

BETÂBETÉ, v. n. se reposer 
â ohaque instant en transpor- 
tant un farde.au trop lourd. 

BÉTAKU, v. n. (L) tomber 
sous le fardeau. 

BÉTARNI, BITARNl, v. t. 
touirner en sens inverse, tour- 
ner et retourner, ehanger. 

BÉTARNIKU, v. pr. se re- 
tourner en sens inverse, fré- 
tiller. 

BÈTÉ, v. n. être inopiné. 

BÉTÉ b., petite ehèvre. 

BÉTÉII b.; plomb. 

BETÈK b., partie de la jour- 
née depuis 10 h. jusqu'â k h. 
Gis nâ ko tâ betèk, je l'ai vu 
au milieu de la journée. Dig'u 
betek, midi. — journée, jour. 
Ligéy nâ fiâr i betèk, j'ai tra- 
vaillé deux journées. Dâ ina 
ut 'betèk, je eherehe des jour- 
nées (pour travaiiller). — v. n. 
s'emploie dans queilques mo- 
des du verbe. Su beteké, quand 
le milieu du jour sera arrivé. 

BETÈKU, v. n. travailler a la 
journée. 

BETÉNGI, BETÉNGENÉ, v. t. 
mépriser, ne pas faire atten- 
tion a quelqu'un, ne pas même 
l'éoouter. 

BÉTI, V. t. jeter par terre 
un fardea.u, quelqu'un, qu'on 
a soulevé. 



BETLU, v. t. regarder â tra- 
vers un trou ou une fente. 
Syn. Yurlu. 

BÉY, V. Bè et Bèl. 

BÉY m., ohèvre. Balâ bèy a 
dè, yûhu, la ehèvre bèle avant 
de miourir. Bèy bi nu yapâ, 
vê\s nâ nmbus, il est trop tard 
de faire un mbus avee la peau 
d'une ohèvre dévoré (par un 
animal sauvage). (Prov. voh) 

BÈY b., panaris. 

BÊY b., briquet. 

BÈY, BÂY, v. n. eultiver, 
sareler les mauvaises herbes 
une ipremière fois. Lu ûu béyul, 
ee qui èst ineulte. Bêy dugup, 
eultiver du mil. Béy malo, eul- 
tiver du .riz. 

BÉYÂT, v. t. sareler pour la 
seeonde fois. 

BÉYBÉYLU, v. n. faire sem- 
blant de eu.ltiver. 

BÉYKÂT b., eultivateur, sar- 
eleur. 

BÉYLÉ, v. t. aider a eulti- 
ver, a sareler. 

BÉYLO, v. t. faire eultiver, 
faire sareler. 

BÉYT, MBÉYT! interj. hola! 

BI, V. Bâ, Bi, bu. 

BIB, v. t. ehasser les oiseaux 
des ehamips de mil. Su bib 
mpitâ doté, quand l'époque de 
ehasser les oiseaux sera venue. 

BIBAL, v. n. Etre bien por- 
tant pour avoir été bieh nourri. 

'BIDALI, v. t. rappeler, re- 
mettre en mômoire. 

BIDANTI, v. n. se lever tard, 
Lôs vu bidanti, tortieolis. Ku 
bidanté hif, paresse engendre 
misère. 

BIDÂV b., hamme â cheveux 
blanes. — v. n. avoir les ehe- 
veux blanes ou prris. Dôr h bU 



BID 



— 26 



BlR 



dav, grisonner. Hur bè bidav, 
être eouvert ou blane de moi- 
sissure. 

BIDÉ b., griot d'une extrême 
impudenee et très méprisé. 
, BIDÉNTÉ, v. t. faire la eon- 
duite a quelqu'un. 

BIDF/V b., BIDOK, BIDOV b., 
étoile. Bidèv bu fahâ, oomète, 
êtoile filante. 

BIF, BIP, v. t. tirer brusque- 
ment. 

BlG, adv. hier au soir. Berka 
big, avant-hier au soir. 

BILÉ, adj et pron. déim. dér. 
de Bâ, Bi, Bu. 

BILIV, v. n. bourdonner. 
yèn angé biliv bilivi, les mou- 
ehes bourdonnent ineessam- 
ment (tout autour). 

BILIV g. (biliu), bourdonne- 
ment ineessant, aga^ant. 

BIN, v. n. montrer du dé- 
dain par eertains mouvements 
des lèvres. 

BlN b., vin. Garap' u bln, 
vigne. Dôm u garap u ' in, 
raisin. Tôl u garap u bin, tôl 
u bin, ehamp de , vigne. 

BINDÂ, v. t. éerire, enre- 
gistrer, inserire, Ie\er un plan; 
engager ou affermer quelqu'un 
'pour travailler moyennant paie- 
ment et pour un temps déter- 
miné; eréer en parlant de Dieu. 
Yallâ binda adun'ak lu tâ nèkâ 
lépâ, e'est Dieu qui a orqé le 
monde et tout ee qu'il ren- 
fernie. 

BINDÂKÂT b., Créateur, éeri- 
vain. 

BINDÂN, v. t. fai:e le mé- 
tier d'éerire moyennant rétri- 
but; on. 

B1M)A\ b., BINDÂNKAT b., 
éerivain de prol'e^sion, seribe, 



oommis. Bindânkât u ndalôrê 
d., histoirien. 

BINDANTÉ, v.n. s'éerire mu- 
tuellement, entretenir une eor- 
respondanee par lettres. — ,b 
oorrespondanee, eommeree par 
lettre. 

BINDU, v. p. être fail, eréé, 
se faire, se eréer, s'inserire. 

BINDUKAY b., bureau pour 
éorire, endroit oû l'on éerit. 

BLNÉGAR b., (F) vinaigre. 

BINI b., soupir, plainte, gé- 
missement. — v. n. soupirer, 
gémir. 

BINIT b., limon, boue, terire 
glaise, vase, fange. Binit bu fiu 
lakâ, argile. 

BINITÂ-, v. t. eonstruire, bâ- 
tir. 

BINTÉ, v. t. oonstruire un 
navire. 

BINTÉAT, BINTÉHAT, BIN- 
TÉVAT, v. t. reeonstruire, ra- 
douber un navi,re. 

BIP, BÊP, part. aèv.. Né bip, 
se dit d'une ehose qui tombe 
subitement. Tav bâ nê bip ti 
gâl g<a, la pluie tomba tout-â- 
eoup sur le navire.. 

BIP, BIPA, v. t. arraeher 
violemment, tirer avee foree. 

BlR b., ventre, entrailles. 
Suma bir déf ma méti, j'ai 
mal au ventre, Bir bu dav, 
ventre qui eourt. Bir dèrèt, bfa 
bu di dâv dèrèt, dyssenteirie. 
Bir âb tana, bir âb tdnènt, dys- 
senterie sanguinolente. Bir âb 
valatân, dyssenterie violente et 
oontinue. Bir bu har, bir u 
harèntdn, bir bu harân, eoli- 
que sèehe. Bir i nam, bouli- 
mie, ifaim insatiable. — b., au 
moral, entrailles, eeeur, earae- 
tère. Âv nâ bir, il a mauvais 



BIR 



— 27 — 



BIT 



'eoeur, earaetère. Nûl bir, bir 
bu riûl, homme sans entrailles, 
eruel, impitoyable. Ak nûl bir, 
Lmpitoyablement. Bir bu lâb, 
mansuétude, bonté, olémenee, 
doueeur: — b., état d'une 
femme eneeinte , grossesse. 
Dapâ bir, ou simplement dapâ 
en parlant des animaux, oon- 
eevoir. — b., intérieur, de- 
dans, 'milieu d'une ehose, l'en- 
veirs d'une étoffe par opposition 
a l'endroit qui se dit Biti. Tâ 
bir'ker, a l'intérieur de la 
maison, dans la eour intérieure 
d'une maison. Tâ bir^â-bir, 
lout-a-fait au fond. Doh tâ bir, 
traverser, passer au imilieu, a 
tiravers. Dèr u garap gi rèk'a 
bâh, bir bâ' bâhul darâ, e'est 
l'éooree de oet arbre seule qui 
est bonne, rintérieur ne vaut 
rien. Bir'gêt, la haute mer. 
— b., jour, ne s'emploie que 
dans rexpre3sion suivante: Bir- 
ô-bir, c'haque jour, Jouirnelle- 
ment. Syn. Gir-ô-gir, bès-ô-bès. 

BlR, v. n. être rempli, prêt 
â épier en parlant d'un épi. 

BlR, v. n. être elair, n'est 
usité que dans l'expression 
suivante: Bir-ô-bir, chaque jour, 
jouirnellement. Syn. Gir-ô-gi ', 
bès-ô-bès. 

iBl'R, v. n. être eneeinte, 
avoir eoneu. 

/BIRAL, v. i. rendre une 
femme eneeinte. 

BIRAiL, v. t. démontrer, 
prouver, expliquer. 

BIRÂLÉ, v. n. faire la veil- 
lée, passer la nuit sans aller se 
©oueher ni dormir jusqu'au 
point du j'our. — b., veilk'e 
prolongee jusqu'au point du 
jour. 



BIRÂLÉKÂT b., veiMeur, qui 
fait il.a veillée. 

BIRAMPÂTE b., espèee de 
vautour qui mange les petits 
oiseaux. 

BIRIT g., MBIRIT g., point 
du jour, étoile du matin. 

BIRO g., paille tressée pour 
oouvrir les oases. 

BISÂP, BÂSÂP g., oseille de 
Guinée. Les feuilles, très em- 
ployées, ont réellement un goût 
d'oseiile très prononeé. Les dif- 
férentes variétés sauvages sont: 
bisap u alâ, bisâp u dèr, bi- 
sâp u buki, bisâp u golo. 

(BISÂV ib., veit d'Oitest. 

BISÈT b., griot d'une ex- 
trême im,pudence, eomme le 
bidé. 

BISIMILÂY, (Ar.) au nom de 
Dieu! se dit pour eonelure un 
aooord: isoit e'est entendu, e'est 
eonvenu! d'aeeord ! — expres- 
sion dont se servent les mara- 
bouts pour sanetifier eertaines 
aetions et qu'ils prononeent 
avant de les ooim'men eer. — 
evelamation de surprise et 
d'étonnement. On dit aussi : 
Bisimildy damâ! 

BISKÂ b., pineette très pe- 
tite. 

BIT b., boisson très forte, 
faite avee Le fruit du ngolori. 

BIT m., MBIT m., giand. 

BITAKAL b., boite de la bous- 
sole sur les bateaux. 

BITERNÉ, v. t. V. Béiarni. 

BITI ib., dehors, evtérieur, 
endroil ou beau eôlé d'une 
ét'offe, par opposition a Bir qui 
signifie l'envers; eôte ou rivage 
de la haute mer. Mangi sênu 
bvti bâ jiâlé, j'apèr^ois la terre 
kVbas. Dèmâl ii biti, va-t-en 



BlV 



28 



BOL 



dehors. Tâ biti, ti biti, en de- 
hars, extérieurement. 

BlV, v. n. bourdonner, en- 
vahir. en parlant des mouehes. 

BlV (né) part. adv. se dit 
pour e\jprimer l'aetion de pous- 
ser, de heurter. 

BlVAY b., bourdonnement. 

BLIS b., V. Belis. 

BO, oontr. pour Bu nga. Bô 
ko dékaté, nga von nia ko, 
quand tu y auras mis l'a der- 
nière main, tu me le montre- 
ras. 

BO, 'BÛBÂ, adv. aloers, en ee 
eas; depuis lors, dès lors, la 
dessus, sur ees entrefaites. Sô 
deâlé bakar ba réy, bô nga 
dèm tâ safara, si tu meurs avee 
un pôohé mortel, en ee eas tu 
iras en enfer. Bôb' ak tèy gi- 
satu-ma ko, depuis lors, je ne 
l'ai plus revu. Bôbâ bèn téy, 
depuis eette époque jusqu'â ee 
jour. 

BO, première syllable de la 
deuxième et troisième formes 
de l'adjeetif dérnonstratif. Bôba, 
bôbâlé, bôbu, bôbulé. 

BOB I)., foi)i. — v. t. f:iire 
du foin. 

BÔBU, BOBÂLÉ, V. Bâ, bi, 
bu. 

BOBÂLI, v. n. V. Bebali, 

BOBI, v. t. ■aller faire du 
f oin . 

BOBU, V. Bâ, bi, bu. 

BÔB'ULfi, V. Ba, bi, bu. 

BOBUKAY ])., instruni nt a 
fahe du foin. 

BODA, v. t. se dit des betes 
â eornes qui se dojment des 
ooups âe eornes au ^ent.ie en ' 
se battant. 

BOUA, \. t. égrainer. 

BODU, \. p. ètre égrainé' 



BODU b., aire, endroit oû 
l'on égraine. 

BOF, v. t. oouver les oeufe. 
• — b., eouvée, aietion de cx>u- 
ver. 

BOFKÂT b., eouveuse. 

'BOHÂ, v. t. mettre sous le 
bras. — v. t. mettre une eale. 
— v. t. eaeher. 

BOHARNI, v. t. arraeher de 
dessous le bras. 

BOHOM, v. t. égrainer. 

BOHU, v. p. se eaeher. 

BOK, MBOK, eonj. done, oon- 
séquemiment. 

BOKA, v. n. être parent, de 
la 'même famille, allié, agrégé, 
de la même espèee, faire eorps 
avee, appartenir a, partieiper 
a, avoir part a, être de la par- 
'tie'. Bohâ dekâ, habiter le même 
village. Bokâ dono, être eohé- 
ritier. Bokâ ligéy, être eolla- 
borateur, travailler ensemble 
au même travail. Bokâ bây, 
avoir le même père. Bokâ ndéy 
avoir la même mère. Dâ nô 
bokâ ndéy, vandé baku nu bây> 
ils sont frères de rnère, mais 
non pas de père. Mbot'a gen a 
■begâ ndoh, vandé mu tangâ 
boku ta, le erapaud aime beau- 
eoup l'eau, mais non pas l'eau 
ehaude. (Prov. vol.) 

BOL 1)., farine mouiillée.e 

BO, AIBOL, v. n. égrainer 
l'épi de petit mil ou de mai's 
après l'a\oir fait griller au 
feu. — m.. épi de petit mil ou 
de 'ina'is eueiili avant le temps 
et grille. 

BOLAH b., V. Boloh. 

BOLAAG b., Y. Bolong. 

BOLÂTJi, v. t. adjoindre, eol- 
ler enseiiible, se eotiser, s'as- 
soeier. 



BOL 



BON 



BOLDÉ b.', marteau de forge- 
ron indigène. 

BOLÉ, v. t. mêler, mélanger, 
mettre ensemble, ineorporer, 
aillier, assemhler, aoeoupler, an- 
nexer, agréger, ameuter, eom 
eentrer, masser en un tas, ae- 
eumuier, agglomérer, reooim- 
mander u.ne personne â une 
autre, lui donner une reoom- 
mandation auprès de quel- 
qu'un. Bôlé nâr, doubler. Bôlê 
adunâ. ameuter divers pirtis, 
les brouiller entre eux. — v.p. 
s'immiseer, se rnêler dans une 
affaire. Bul bôlé ti sumâ yef, 
ne t'immisee pas dans mes af- 
faires. 

BÛLÉ b., mélange, mixtion, 
assemblage. 

BOlLI (yakali boh ou bâli). 
V. Bab. 

BÔLO, v.n. se joindre, s'unir, 
se réuniir, se rassembler. — b., 
aoeo u p lemen t , u n i on , assem - 
blement. 

BOLOH b., BOLAH b., fanon, 
peau qui pend sous la gorge 
de eertains boeufs. dessous 
du menton. — b., serofules, 
éeroueTles. Syn. Ngal. 

BOLÔNG b., BOLANG b., ma- 
rigot. — b., homme fluet, de 
taille fine, svelte, et bien fait. 
• BOLU, MBOLU, v. t. égrai- 
ner pour soi un épi de petit 
mil préalabilement grillé. 

BOLUL v., e>pèce de fourmi 
noire de moyenne grandeur, 
qui ne sort que la nuit, mord 
les hommes, attaque quelque- 
fois en masse les animaux do- 
mestiques et les fait mourir. 
Syn. Honhonêr. 

BÔM v. t. assassiner, tuer. 



BOM b.. MBOM b., assassi- 
nat, ineurtre, homieide. tiom 
n bây, parrieide. Bôm u dâm, 
bbrri u halèl, infantieide. 

BÔMANTÉ, v. p. s'entretuer. 

BOMBÂ, v. t. frotter avee la 
main, ou avee un linge. Syn. 
Fômba, ragâ. 

BÛMBOLI y., instrun^ent 
eomposé de trois bâtons que 
'l'on fait frapper l'un eontre 
l'autre en les agitant, pour 
éearter les singes et les oiseaux, 
dans les ehamps. 

BÔMKÂT b., assiassin, meur- 
trier, homieide. Bomkat u bây, 
parrieide. 

BON, v. q. être mauvais, être 
en mauvais état, être vil, mal, 
dissolu, pervers. Lu bon, le 
mal, et surtout ee qui est eon- 
traire â l'honnêteté. Lu gen â 
bon, ee qu'il y a de piire. Lôlu 
bon na, eela est mauvais, e'est 
mal. Bon-â-bon, être détesta- 
ble, être dans un très mauvais 
état. — g., avilissement, mal. 

BaNÂT b., MBONÂT, tortue 
de terre ou de rivière d'eau 
douee. 

BONBONLU, v. n. f.iiie sein- 
blani d'ètre mauvais. 

BONDÂ b., gésier. 

BONDÉ g., grand s.troplian- 
tus â fruits en forme de gous- 
ses pointues réunies <leux h 
deux par le gros bout et si- 
mulant deux eornes de ba^ufs. 
Syn. Léngé, toh. 

BONLÉ, v. t. avoir mauvais, 
avoir du désavantage. Bonlê 
nd i fas, 'j'ai de mauvais ehe- 
vaux. 

BONLO, v. t. rendre mau- 
- vais, pervertir. 



BOP 



3o 



BOR 



BOPÂ b., tête, au physique 
et au morail, eommenoement, 
poimmeau, ipoignée. Sumâ bopâ 
def ma méti, j'ai ,mal â la 
tête. Borom'bopâ, homme de 
tête, et surtout personnage eé- 
lèbre, auquel on attriibue eer- 
taines qualités surnaturelles et 
superstitieuses. Bûr'Salum, Balé 
Ndav, borom'bopâ la von, le 
roi du Saloum, Balié Ndav, était 
un homme supérieur (disent 
les gens du pays). Deher nâ 
bopâ, degéy na bopa, il a la 
tête dure. Deheray u bopâ, 
opiiniâtreté. Kel'u bopa g., 
erâne. Ham nâ bopa'm, se eon- 
naitre soi-même, savoir les 
oonvenanees, les garder. Sa 
vah amul bopâ, sa vah ûaka 
nâ bopâ, ee que tu dis n'a 
point de sens. Tangâ nâ bopâ, 
il a la tête ehaude, il est iras- 
eible, il est emporté. Bèrantal 
bopu, se déguiser. Téki ma 
bop'i nân i sunu Borom, ex- 
plique-moi le oommeneement 
de l'oraison dominioale. Bop'u 
gâl, proue de navire. Borom 
jopâ b., eaflure de La figure, 
provenant d'un eoup d'air, 
K'amul bopti. Y. Sohmai u 
gêt. — loe. pron. Sumâ bopâ, 
rnod-même; sa bopâ, toi-même; 
bop'am, lui-mème; sunu bopa, 
nous-<mêmes; sen bopâ, vous- 
mêmes; sèn bopa, eux-mêmes. 
Bâlâ ngâ fadan, fadal sa bopâ, 
avant de faire le métier de 
guérir, guéris-toi toi-même. 
(Prov. Vol.) Bop'âm lâ, ou sim- 
plement, bop'âm e'est son af- 
faire, tant pis pour lui. Môm 
na bop'am, il est émaneipé, 
il est majeur. Nav nga sa bopâ, 
tu t'es loué toi-même. ôlu naûu 



sèn bopû, ils n'ont pas de eon- 
fianee en eux-rnêmes. — me- 
sure de quantité. Bop'u pris, 
tête de tabae (trois • feuilles de 
taibae). Bopâ bu réy, grande 
tête, (réunion de plusieuirs tê- 
tes ordinaires de tabae). Bop'u 
Tugal, tête d'Europe, (réunion 
de plusieurs feuilles de tabae 
liées ensemlble, tel'les qu'elles 
sont expédiées dans le eom- 
meree). 

BOP' ÂM TUT, nom d'u« 
mois de l'année ohez les Lé- 
bous. 

BOR b., dette. Borom'bor^ 
hornme qui doit beaueoup, ou 
auquel il est dû beaueoup. 

BOR b., gros poisson lons de 
quatre â cinq pieds, dont la 
ehair est blanehe et bonne a 
manger. 

BORl b., hémorragie, sai- 
gnement du nez. — v. n. sai- 
gner du nez, avoir une hémof- 
ragie du nez. 

BORIKU, \. p. s'éeoreher. 

BORHAL, v. t. passer par 
une porte presque fermée. 

BORLÉ, v. t. avoir prêté 
beaueoup. 

BOROHLU, v. t. pénétrer, 
passer â travers. 

BOROM b., maitre, seigneur, 
ohef, oommandant, gouverneur, 
possesseur. Sunu Borom, Notr£ 
Seigneur. Dieu. Borom'dehâ, 
ehef du village. Borom' ker, 
ehef de la maison. Borom'Bêr, 
oommandant de Gorée. Borom'' 
Ndar, gouverneur de Saint- 
Louis. Ana borom'pâkâ bi? oû 
est le maitre de oe ,couteau? 
— ee mot entre dans da for- 
mation de plusieurs noms eom- 
posés. Borom-katan, maitre de 



BOR 



BOY 



la foree, tout-puissant. Borom- 
tur vu doli, homme illustre, 
dont le nom est oélèbre. Bo- 
rom-solo, aventurier. Borom- 
fit, oourageux, imperturbable. 
Borom-hamham, savant, doe- 
teur. Borom-er lépreux. Borom- 
bakan bu tapandâr, l'homme 
au nez ea.mus. 

BORONGA, v. t. V. Bereng. 

BORSIMBOR, v. n. louvoyer 
(bord sur bord). 

BÔRU, v. p. se lever tard le 
matin par paresse. 

BÛRU g., aetion de se lever 
tard. 

BOS, même que Bâs, pron. 
poss. Sumâ bos, le mien; sa 
bos, le tien; bos âm, le sien; 
sunu bos, le nôtre; sên bos, 
le vôtre; sèn bos, le leur. 

BOS v. t. V. Bes. 

BÛS, v. n. avorter, en par- 
iant des animaux, mettre bas 
avant terme. 

BOS b., ehenet du feu ou 
pierres qui en tiennent iieu. 
Syn. Os. 

BOSÈT (né) loe. v., tirer, 
faire sortir , dé. Mu né bosèt 
dâsê'm,. il tira son épée. Syn. 
Botèt. 

BO'SI b., V. Bâsi, gros mil. 
• BO'SI b., eeinture de paille 
tressée. Syn. Katol, katoli. — b., 
espèee de belle paille avee la- 
quelle on fait eette oeinture, 
et dont on oouvre les eases. 

BOSIKÂ (L) BUTAFÂ (S) v.n. 
fleurir, en parlant de l'épi de 
gros mil déja formé. 

BOT g., grand fious dont le 
bois, analogue a eelui du sapin, 
est blane et léger. Syn. G.ing, 
geng. 



BÔT, v. t. porter sur le dos 
un enfant ou autre ehose. Ku 
bôt buki, hâd bav la, qui porte 
une hyène sur le dos sera aboyé 
par les ehiens. (Qui se oonduit 
mal en patira). 

BOT, v. t. avoir sous sa dé- 
pendanee des enfants â élever, 
line famille a entretenir, un 
village. une provinee, u'n' 
royau.me â gouverner. 

BÔT, v. it. se dit aussi du 
mai's produisant son épi. 

BOTÂ, v. t. engainer l'épée 
la mettre dans le fourreau. 

BÛTAL b., femme qui est 
ehargée de porter habituelle- 
ment un emfant sur le dos. — 
b., homme âgé qui a soin des 
jeunes eirooneis, jusqu'a ee 
qu'ils soient guéris. 

BÔTAY b., aetion de porter 
sur le dos. 

BOTÉT (né). V. Bosèt (né). 

BÔTI, v. t. retirer un en- 
fant qu'on avait sui le dos 

BOTI, v. t. faire tort. 

BOTI, v. t. dégainer l'épée, 
la sortir du fourreau. 

BOTIKU, v. p., être dégainè, 
se dégainer. 

BOV, part. adv. se dit pour 
exprimer l'aetion de pousser. 
Né ko bov, pous-e-le. 

BOY, v. n. avoir une inflam- 

mation eutanée, résultant du 

frottement de la peau ou des 

habits. — ib., inflammation 

eutanée. 

BOY, v. n. être ineulte. 

BOY, v. n. éehapper en par- 
lant d'un animal qu'on gar- 
dait. Sumâ siru boy nâ, dapâ 
lên sên i génar, mon ehat sau- 
vage s'est éehappé, prenez garde 
a vos poules. 



BRA 



3a — 



BUK 



BRASIN b., ma'is. Syn. 
Mbohâ, makandé. 

BREPTEP, adv. brusquement. 
Dog nâ breptep, il se leva brus- 
quement, en sursaut. 

BRESUKAY b., (L) balai. 

BRIS b., BARIS b., (F) brise, 
vent d'ouest. 

BU, adj. ind. pron. rel. et 
eonj. V. B'û, bi, bu. 

BU, pron. poss. de la troi- 
sième pers. avee un nom. Bu' 
Pêr, eelui ou eelle de Pierre. 

BU suivi de l'infinitif d'un 
verbe qualificatif forme avee 
lui une loeution adverbiale qui 
oorrespond â nos adverbes de 
qualité en franeais. Bu bâh, 
bien, bonnement. Bu tèdâ, hon- 
nêtement, déeemment. 

BU, eonj. v. servant â oon- 
juguer le prohibitif direef et 
indireet. Bu nu dèm tâ dekâ 
ba, n'allons point au village. 

BUB, v. t. balayer. 

BÛBIT y., MBOBIT m., ba- 
layure?. 

BUBU b., BOBUKAY b., ba- 
lai. 

BUBU b., grigris, eorne reuge 
avee une autre plus petite. 

BUDI, v. t. arraeher, déra- 
einer, déplanter, extirper ; le- 
ver l'anere. 

BUDTKAT b., arraeheur. 

BUDIKAY b., déplantoir. 

BUDIKU, v. p. être arraehé, 
être déraeiné. 

BUFÂR b., espèee de beeuf 
sauvage. Syn. Nâfâr. 

BUFI b., enflure sans dou- 
leur â la figure de l'homme. 
— v. n. avoir une enflure sans 
douleur a la figure. 

BUFTÂ b., trompette, eor, 
eornet, tout instrument de ee 



genre. — v. n. sonner de la 
trompette, souffler dans un 
insfrument a vent. 

BUFTAKAT b., trompette, ee- 
lui qui en sonne. 

BUGA b., famine. 

BUGÂ, v. t. Y. Begê. 

BUGAL, v. n. importer, être 
important. Lu ma ta bugâl ? 
que m'importe ? Tongo'l golo 
lu mu bugal borom'tôl? qu'im- 
porte au maitre du ehamp la 
bouderie du singe? (Prov. Vol.) 
Darâ bugalu ma tâ, eela m'est 
fbrt indifférent. Gan yu barê 
bugalul mbâmsef. le grand 
mombre d'hôtes importe peu h 
l'âne. (Piov. Yol.) 

BUGAL, v. t. vexer, inquié- 
ter, malbraiter, supplieier, een- 
surer, ehâtier, traeasser. 

BUGALU, v. p. se traeasser. 

BUGAN g., arbuste â fleurs 
blanehes en eyme qu'on trouve 
â eôté des mangliers. 

BUH b., poisson â petits yeux 
et très-vilain. Au fig. hornm* 
vi'lain. Yangi mèl ni buh tu 
es vilain eom.me un Buh 

BUHÂ. BUKHÂ, part. adv. 
Né buhâ se dit de quelqu'un 
qui ouvre de gros yeux. 

BUHAMA b., spirite. 

BUHI, BUKHI, v. t. fixer du 
regard, regarder fixément, o^- 
vrir de gros yeux. 

BUHTÂ, ngélem i buhta, 
ehameau â plusieurs bosses. 

BUKI b., hyène. Am na buki 
bu gâhul, té dégén nâ ker, il 
y « des hyènes qui ne hurlent 
pas et sont près de la maison. 
Buki biilâ bâh mu yôy, avant 
que l'hyène soit bonne, il faul 
qu'elle soit maigre. (Prov. vol.) 
pour dire que les hommes mai- 



BUL 



33 



BUT 



gres s;nt. ordinairement plus 
aetii's que les obèses. 

BUL, BULU, eonj. v. sert pour 
la seoonde personne du mode 
prohibitif. Bul dèf lôtu, ne 
fais pas eela. 

BULAKU, v. n. êire mal élevé 
(très grossier). 

BULÉ, adj. et pron. dém. ee, 

Koette, dér. de Bâ, bi, bu. 
BULÊT, interj. qui sert a 
marquer la surprise l'éitonne- 
ment. Bulèt! lef li, mô ma do- 
mal! que oela m'étonne! C'est 
la première fois que. Bulèt tèy 
lâ nev ti sa nêg, e'est aujour- 
d'hui la première fois que je 
viens dans ta ehambre. 

BULI, v. t. faire sortir (t. 
grossier). 

BULU, eonj. v. V Bul. 

BULU b., BULI b., antieham- 
bre, vestibule, petit toit avaneé 
sur Ia porte d'une ease 

BULUMBÂ b., oiseau de ri- 
vière. 

BUM g., b., eorde, lien la- 
nière, eordage, amarre. Bûm 
bu réy, eâble. Bûm bu tût, 
lieelle. Bûm i vèn, fil de fer. 

BUMI, MBUMI b., autrefois, 
héritier présomiptif du trône 
au Gayor et au Saloum. 
» BttN, v. n. avoir grand envie 
de manger d'une ehose. 

BU5IBUNI, v. n. grouiller. 
Sah y'angi buflbuni ti yapâ bi, 
les vers grouillent dans eette 
viande. 

iBUNKANl g., fusil long pour 
tirer sur les éléphants. 

'BUNTÂ b., porte, issue, ou- 
verture, passage, entrée. Votu- 
kât u buntâ b., portier Tedâl 
buntâ bi, ferme eette porte. 



Tidil buntâ bi, ouvre eette 
porte. De u buntâ bâ, seuil de 
Ia porte. Bant'u dèh, entrée 
d'une rivière. 

BU^l ' ., r>i, souvera' :>, eom- 
mandant, quelquefois ehe.' de 
village. Bûr'Bandul, gouver- 
neur de S. Marie de Gambie. 
Hêt u bûr, raee royale, dynas- 
tie. Bûr fari, grand roi, issu 
du sang royal par le père et 
par la mère. Bûr bu digèn, 
reine qui gouverne ses états. 
Dôm u bûr, fils ou fille de roi. 
Ban bûr, être rebelle. Ma naka 
bûr! que je n'aie pas de roi! 
(sermen't). Yalâ nâ bûr bâ guda 
fan! vive le roi longtemps! 

BUB, v. n. être rempli a 
verser. 

BLjBAL, v. t. remplir un vase 
ou une meGure a déborder, en- 
semeneer. 

BUBUHLU, BUBUNGLU, v. n. 
passer sous quelque ehose. 

BURYAN v., reine des termi- 
tes. 

BUSAYNÂ g., sensitive du 
Sénégal iemarquable par ses 
nomibreux piquants et les poils 
a gratter dont les gousses sont 
eouvertes. Syn. Dèd u nay. 

BOfiU, v. t. eraeher ou souf- 
fler â la figure, en parlant du 
serpent laneant du venin ou 
de l'eau. — b., venin que le 
serpent lanee. 

BUTÂFÂ (S), v. n. Y. Bo- 
sikâ. 

BUTAR b., boueher, qui uie 
par état. Syn. Tiflékat. 

BUTÊL b., (F) bouteille rem- 
plie. Hot'u britêl, bouteille 
vide. — b., bouteille, mesure 
de eapaeité et de quantité. Bu- 



BUT 



— 34 



BUY 



têl u pris, bouteille de tabae, 
quatre têtes de trois feuiMes. 

BUTI, v. t. éventrer, vider 
les entrailles, nettoyer du pois- 
son. 

BUTIT g., b., viseère, boyau. 
— y., entrailles, intestin*. 



BUY b., fruit du baobab, 
pain de singe. Hot'u buy, eo- 
que du fruit du baobâi). 

BUYÉBÉTÉ g., aeaeia qui se- 
rait, dit-on, le eontrepoison du 
rrianson ou tali. 
I 



D 

D, traisième lettre de Talphabet volof, se prononoe eomme 
en franeaisj soit avant soit après une -voyelle : da, ad. 



D 



D, dans le Saloum, est or- 
dinairement substitué â B. Bid, ■ 
pour bir, ventre ; vèd, pour 
vèr, se guérir, être guéri; so- 
hod, pour sohor, être méehant; 
gedem, pour gerem, remereier; 
nahad, pour nahar, ehagrin. 

DÂ, v. e. est employé pour 
eonstater que le fait attributif 
a eu lieu autrefois et plus 
d'une fois. Dâ nâ ko dèf, je l'ai 
fai parfois dans le temps passé. 
Soment il exprime une habi- 
tude, une eoutume, mais tou- 
jours sans préeiser ■ l'époque. 
Nit ■ képâ dâ nâ tom, tout 
homme est sujet â se trom- 
per. Dû ; nâ am, il arrive quel- 
quefois. Ce verbe n'a ni pré- 
sent ni futur, mais il y a deux 
passés, Je passé simple et le 
passé antérieur. De Iâ ses deux 
formes dû et dâri (dâ on). — 
pour di nga. Dâ sopâ Yalla sa 
Borom, tu aimeras Dieu, to.n 
tfelgneur. 

DÂ d., éeritoire, enerier. 

DÂ, part. v. du mode eausa- 
tif. Dâ nanu dèm, e'est qu'ils 
sont partis. 

DAB, v. t. atteindre, attra- 
per, rejoindre quelqu'un sur 
la route. 

DÂBÂ d., DAHÂBÂ d., lion. 

DÂBÂ b., sareloir ou perehe 
au bout de laquelle est adapté 



DAD 

un moreeau de fer tranehant 
pour sareler les petites plantes. 

DABÂN, v. t. rejoindre. 

DABAT, DABÂTU, rejoindre, 
rattraper ou reprendre une 
ehose qui a éehappé. 

DABÉRA b., sorte de bouillie 
pour neutraliser les effets de 
l'ivresse. 

DABSI, v. t. venir rejoindre. 

DABU, V. t. restituer, répa- 
rer un tort ou une injure, sa- 
tisfaire. Dabu Yalla lâ nu ko 
ton on, satisfaire â Dieu pour 
les injures qu'on lui a faites. 

— b., satisfaetion, roparation. 
DAD, v. t. obtenir, arriver â 

ee qu'on voulait, éprouver. 
Dad 'rieji lu ko nahari, il a 
éprouvé du ehagrin. Gêt gi 
d.ad na, La mer est tout â fait 
basse. Yâ ko dad, tu es tomfoé 
jusle, tu as devine. 

DAD, v. t. elouer, donner des 
eoups de marteau. — b., elou. 
Dâd u bantâ, eheville de bois 

DADÂKU, DADIKU, v. pr. se 
déelouer, être déeloué. — b., 
dégradation, état d'être déeloué, 
de se déelouer. 

DADAL, v. t. faire obtenir. 

— v., pareourir. Dadal nâ rev 
yâ yépâ, il a paroouru tous les 
royaumes. 

DADALK, v. t. rassembler, 
réunir, aggiomérer, aeeumuler. 



DAD 



— 36 



DAH 



DADALÉKÂT b., rassemb'eur, 
aoeumulateur. 

DADALO, v. pr. se rassem- 
bler, se réunir. 

DÂDANDO, v. t. elouer en 
même temps. 

DADANTÉ, v. pr. se reneon- 
trer, se rejomdre réciproque- 
ment. 

DADÉ, v. n. se joindre, se 
reneontrer, s'assembler, se réu- 
nir enun même endroit, abou- 
tir ensemble. Nâr i dèh yôyulé 
dâ nu mud â dadé tâ gêt gâ, 
ees deux rivière finissent par 
aboutir ensemble a la mer par 
une même embouehure. Dadé 
nâ'k môm, je l'ai reneontré. 

-DADÉNTÂ, v. pr. s'assoupir, 
avoir sommeil, sommeiller. — 
b., rvdadènt m., assoupisse- 
ment. 

DADÈNTLÔ, v. t. assoupir. 

DÂDI, v. t. déelouer, dé- 
monter. 

DADÔ, v. p. être rapproelié, 
joint réciproqueiment. 

DÂDU, v. p. être eloué. — ; 
b., marteau, mai'llet. 

DAF v., peau que les eber- 
elieiiTs de vin de palme s'adap- 
tent aux reins, afin que la 
eourroie de branehe de pal- 
mier avee laquelle Lls mon- 
tent au sommet des liauts pal- 
miers ne leur fasse pas de mal. 

,DAF, TAF, v. t. boueher. 

DAFU, TAFU, v. t. eaoher sa 
nudité. 

Dx\G b., eourtisan, favori, qui 
fait la eour a un grand per- 
sonnage. 

DÂGÂ, v. t. eouper. 

DÂGÂ <]., réunion ou groupe 
de greniers. — g., groupe de 



oases dans les ehamps qx:e l'on 
eultive. 

DAGÂN, v. t. prier asvee ins- 
tanee, supplier, sollieier, eon- 
jurer r demander avee insistanee 
— b., ndagân m., prière, sup- 
plieation, sollieitation. 

DAGAN, v. q. être permis, 
lieite, légal. 

1>AGANAL, v. t. rendre li- 
eite. 

DAGÂNKAT b., sollieiteur, 
demandeur. 

DAGANTÉ, v. rée, s'irriter, 
se piquer par des paroles bles- 
santes. 

DAGAY b., espèee de tortue 
de mer. 

DAGDAGI, v. n. treinblotter 
par erainte, vieillesse ou ma- 
ladie; se donner du mouvement 
pour obtenir l'issue d'une af- 
faire importante. Lô fi dag- 
dagi ta leleg hèl tèy? Pour- 
quoi te donnes-tu tant de raou- 
vement depuis ee matin? — b., 
aetion de tremblotter, ou de 
se donner du mouvement 

DAGÉ, v. t. piquer, irriter 
par de paroles blessanles. 

DAGÉKU, v. n. ee^er d'être 
eouirtisan de quelqu'un. 

DAGU, v. a. oourtiser un 
homme puissant, l'aduler, faire 
partie de sa oour. — b., mé- 
tier de eourtisan, adulation, 
flatterie. 

DÂGU, v. n. se ralentir dans 
sa marehe; mareher fièiement 
d'une manière lente et affètlée. 

iDAGUÂiN, v. n. faire des 
oourbettes, des révôrenoes ob- 
séquieuses 

DÂGULO, v. t. faire ralentir 
| DAH g., l>eurre frais. 



DAH 



I.)AL 



DAH, v. t. rapiéoer, raoeom- 
moder un vêtement ou autre 
ohose, mettre des pièees, bou- 
eher un trou. Dâh dalâ, rape- 
tasser des savates. Dâh gâl, ra- 
douiber un navire. — b., »c- 
tion de rapiéeer. 

DAH g., algue marine. 

DAHA, v. t. ohasser, bannir, 
renvoyer, expulser ; battre les 
■ennemis et les vainore, pous- 
ser, ehasser devant soi; rem- 
porter la vietoire dans une lutte 
ou ooneurrenee. Dahu nag, eon- 
duire, ohasser devant s-oi les 
boeufs. Dahâ nahar, ehasser le 
ohagrin, oonsoler. Dahâ belis, 
ehasser les tentations, vainere 
ses passions. Daha vèn, battre 
le der. 

DAHABÂ d. V, Daba. 

DAIIÂKÂT b., vainqueur, ete. 
"V. les différents sens de Dahâ. 

DAHÂR, DAKHÂR g., tama- 
rin, tamarinier. 

DAHAT, v. t. ehasser les "oi- 
seaux et les singes dans les 
ohamps de mil; pourehasser. 

DAHÂTLÉ, v. t. rafistoler, 
rapiéeer. 

DÂHKÂT b., raooommodeur, 
•qui remet des pièees. Dahkat 
u dala, savetier. 

iDAHÉ b., eonourrenoe. 

DAHÉKÂT b., ui> eoneurrent. 
T)AK b., pilote, genre de pois- 
i&Ons de mer. 

DAK, eonj. mais, done, et. 
Kilé dak, dô ko fi may? oelui- 
oi done, ne lui en donneras-tu 
pas? Man dak, da nga ma fa- 
■tê'm? et moi, m'oublies-tu? 

DAKÂ b., eol'le, espèee de 
poix ou de gomme, terre noire 
•eollante. — v. t. eaeheter, eol- 
ler. 



DAKA g., grigris sur la poi- 
trine avee son eorrespondant sur 
ie dos. 

DAKANDÉ d., DAKARNDtf d., 
gomme de traite. Lu di hâlis 
u alâ? dakarndé, qu'esit-oe qui 
est l'argent des ohamps ? la 
gomme. 

DAKEiNTAL b., surnom qui 
n'est pas injurieux. — v. t., 
donner un surnom. 

DAKHÂ, v. t. V. Daha. 

DAKHÂ'R g., — d. V. Dahâr. 

DAL, v. n. ôtre apaisé, être 
ealmé, s'apaiser, se oalmer. Gêt 
gi dal nâ bè né nèm, la mer 
est entièrement ealme. Mèr âm 
dal nâ, sa eolère est apaisée. 
— v. n. tomber sur. Kasarâ dal 
nâ ma, un matheur est tombé 
sur moi, ra'est arrivé. Lu bé- 
réf fétafétâ, dal ti and'âm, le 
pépin de melon d'eau a beau 
sautiller (dans la marmite"), il 
retomibe toujburs sur son voi- 
sin. (Prov. VoL). — v. n. loger, 
demeurer rnomentanément, se 
pereher, se jueber en parlant 
d'oiseau, oamper. Fô dal? oû 
loges-ttu? — v. n. oommeneer, 
se mettre â. N-âkâ la nu ko 
vaté tâ tefès, mu dal di hem, 
eorame on l'a débarqué sur le 
rivage, il s'évanouit (il oom- 
menea â s'évanouir). 

DÂL, adv. seuleme<nt, sim- 
plement, seul. Môm dâl a fi 
dès, il ne reste que lui iei. Ham 
nâ la dâl, je te oonnais bien. 
Damâ dâl nga drh? avez-vous 
Ia paix seulement (pour dire 
rien que la paix)? 

DAL L, DEL 1., lèpre, Bo- 
rom-dâl, lépreux. 

DALÂ v., sandale, ehaussure 
des noirs, semelle, souliers. 



DAL 



— 38 



DAM 



DALAL, v. t. ealmer, apai- 
ser, eonsoler. Dalal hol, oonso- 
ler, tranquiliiser. Dalal nhèl, 
rassurer, remettre de la peur. 
Dalal nahar, apaiser le ehagrin. 
— v. t. donner l'hospitaliié. le 
logement. — b., hoispitaliié 
donnée. 

DALALKÂT b., qui donne 
l'hospitailité, qui apaise, qui 
ealme. 

DÂLDÉ v., éearlaie. Honhâ ni 
dâldé, rouge éearlate. 

DALÉ, v. n. eommeneer. II 
s'emploie très souveni oomme 
eonjonetion pouir signifier : a 
partir de, â oommeneer â, de- 
puis, dès. Lâ dalé, fi tèy, ou 
dalé fê'k tèy, dorénavant, dé- 
so.rmais, dès a présent, dès au- 
jourd'hui. Dalé tâ, depuis, a 
partir de (pour le passé). Dalé 
ti legi, ou dalé legi, ou dal ti 
lè'gi, désormais, â partir d'au- 
jourd'hui. Dalé tâ môs bè mos, 
de toute éternité. 

DALÈN v., tesiieules (t.'grds- 
sier. V. Kanam). 

DALENGÈR b., désert. 

DÂLI, salut, salutation réser- 
vèe autrefois aux rois. 

DALKANÉ g., planie â tige 
florale terminée par quatre 
grandes fleurs blanehes rayées 
de rouge. Syn. Tabal. 

DALO, v. t. en pairlant d'une 
peau on dii: dâlo nâ ko, j'en ai 
sCait des souliers. 

DALO, v. t. mettre un pa- 
^gne neuf pour la première 
foiis. Am nâ bât bu, dôntê hé- 
hér, nga dalo ko, il y a des 
paroles, si elles étaient des pa- 
gnes neufs, on s'en habillerait. 
(Prov. Vol.) 



DALUKAY b., perehoir, ju- 
ehoi'r, lieu de earapement. 

DAM d., DÂMÂ (S) d., sang. 

DAMA, v. t. easser, briser^ 
romipre. — v. n. se briser. se- 
e'asser, se rompre; être brisé, 
eassé, romipu. Damâ nâ tarêt, 
e'est eassé entièrement. — b. r 
aetion de briser, de oasser, 
d'être brisé ou eassé. 

DAMÂDAMÂ b., brisure, frae- 
ture, rupture, endroit ou une 
ehose est rompue. 

DAMAKAT b., brireur. 

DAMÂT, v. t. rompre en phi- 
sieurs morceaux, moreeler en 
eassant, briser, mettre en piè- 
ees. 

DAMÂTKAT b., qui brise^ 
qui rompt en plusieurs mor- 
ceaux. 

DAMBÂ b., gros panier ou 
sae en feuille de rondier, dans 
lequel on expédie des produits- 

DAMBALÉ, v. t. meitre pl,U- 
sieurs objels e.ii'emble. Syn. 
Tafé. 

DAMBALÉR g., fieus don- 
nant un très beau feuillage or- 
nemental et ne perdant jamais- 
ses feuilles. 

DAMBÉ, v. t. doubler, mettre 
en double. 

DAMBT GANAY, ease ou le 



roi gardait les armes, arsenaL 

DAMBL, titre qu'on donnait 
autrefois aux rois de l'aneien 
royaume du Cayor. 

DAMIT v., les morceaux ou 
pièees provenant des brisures r 
des fraetures. 

DÂMOR b. (L) petit veau qui 
tette eneore. 

DAMPA, v. t. masser, frie- 
tionner. 

DAMPA b., massage, frietion 



DAM 



-3 9 - 



DAN 



DAMPÉ b., pagne gros et so- 
lide en forme de eouverture. 
Dum.pé'kafé, pièee d'étoffe in- 
dienne. 

DAxMPUYÂN, v. pr. se faire 
masser. Au fig., ehereher des 
eonsolations partout. 

DAMU, v. n. se glorifier, se 
vanter, s'en faire aeeroire, fan- 
faronner, avoir de la jaetanee. 
— : g., ibravade, fanfarpnria.de, 
o.stentation, jaetanee, vanité. 

DAMUKÂT b., fanfaron, pé- 
dant. 

DÂN pour Dâ on. V. Dâ, v. e. 

DAN, v. t. punir, ehâtier, 
oarriger, battre, infliger une 
peine, maltraiter. — g., ndân 
b., punition, ehâtiment, eor- 
reetion, peine infligee. 

DAN, v. n. earaeoler, se ea- 
brer en parlant du eheval. 

DANÂ b., habile tireur. Damia. 
sahèt tahul di'h dana, briser 
une tapade d'un 00 up de fu- 
sil ne prouve pas qu'on est 
bon tireur. 

DÂNAL, DÂNÈL, v. t. faLre 
tomiber, Dândl bopa'm, se pré- 
eipiter. 

DANAL, v. t. faire earaeoler, 
faire se eabrer. — ■ b., aotion de 
f'aire earaeoler. 

DANANTÉ, v. p. eosser, en 
jjtrlant des moutons et des 
ehèvres. 

DANTAL, v. t. (S) V. Ban- 
dal. 

'DANDÉ d., endroit propiee 
pour ereuseT un puits. 

IDANDU, v. n. (S). V. Bandu. 

iDANÊL, v. n. sert pour ex- 
primer quelle est la eonsonne 
initiale de l'adjeetif défini qui 
détermine un 00111. 

DÂNÈL. v. t. Y. Dânal. 



DAN,G b., eouseôus cu.it et 
durei simplement k la vapeur. 

DANG, v. n. être très tendu, 
raide, étroit, iserré Bûm bi 
dang nâ, eette eorde est ten-. 
due. Dang loho, être pingre. 
DANGA d., INDANGÂ d., 
porte-feuille. 

DANGAR d., venin, poison 
animal. Dân du baré dangar, 
serpent qui a beaueoup de 
Aenin. 

DANGLÔ, v. t. faire tendre, 
re»ndre tendu. 

DANGON y., (L). V. Bon- 
goii. 

DANHÂ g., arbre ressem- 
blant au ditah, mais plus pe- 
tit. Le fruit, également plus 
petit, a ehair jaunâtre, est 
plus sueré et moins fibreu* 
que eelui du ditah. La graine 
intérieure sert aux femmes 
pour d'aire des eolliers odo- 
rants, mêlee avee le hordrn- 
polé. 

DANKÂ b., DENKÂ b., table. 

DANKÂ, v. t. serrer, entas- 
ser, presser ensemble. — b., 
boule, pelote. 

DANKALIKU, v. p. se déi'aire, 
se désagréger en parlant d'une 
boule, d'un objet arrondi. 

DANKARNI, v. t. desserrer. 

DANKARNIKU, v. p. être des- 
serré. 

DANKÉU b., espèee de petite 
abeille souterraine, qui fait du 
miel et qui ne pique pas. 

DANKU, v. t. quereller, ehi- 
eaner, opprimer, vexer, rnal- 
traiter, eo.mmettre des e.vae- 
tions, tourmenter injustement 
son peuple, en parlant d'un 
roi et de ses offiieiers. — g., 
vevation, exaction, oppres&ion. 



DÂN 



4o 



DÂV 



DÂNTUKÂT b., ehieaneur, 
qui vexè les autres, paree qu'il 
se eroit plus fort. 

DÂiNU, v. n. tomber, eulbu- 
ter, se renverser. Lamén âm 
dânu nâ, il ne peut plus par- 
ler. Dânu ndèn, dânu dèl, lom- 
ber en arrière, â la renverse. 
— b., ndânu m., ehute, aetion 
de tomber, renversement. 

DÂNULO, v. t. faire tomber. 

DAPÈT, partieule explétive 
qui s'ajoute au mot Abadâ. 

DÂiR 1., d., eor, durillon aux 
pieds. 

DAR b., (L) petit veau qui 
tette enoore. 

DAR, v. t. serrer, étreindre, 
embrasser. Darâl nuhurâ, serre 
liâ sangle. 

DAR, v. t. paver. — b., pavé. 

DAR, v. t. se oouvrir les 
yeux pour ne pas voir. 

DARA, adiv. rien, néant, de 
nulle valeur, nuTlement. point 
du tout. Du dara, ee n.'est 
rien. Darâ nèku ti, il n'y a 
rien. Darâ bè dara dêh, rien du 
tout, absolument rien. 

DÂRÂ d., éeole des mara- 
bouts. Sérin' darâ, maitre 
d'éeole iinahométane. 

DÂjRA d., fille ayant l'âge 
de raison. 

DARADÂ d., attrait du eoeur, 
eharme, beauté. 

DARAL g., pare ordinaire 
des beeufs. 

DARAM, v. q., être âpre, 
rude, rôehe eoinme des fruits 
non mi^rs. 

DÂRDÂR b., ampoule du 
singe, stigmate. 

DARÈT (né) loe. v., arriver 
sans eneombre. 



DARKASU g., aeajou, aeajou- 
tier. — b., pomme d'aeajou. 

DARNGU, v. n. mareher, se 
trainer sur le derrière. Syn^ 
Mbafngu. 

DARO, v. pr. se dit de deux 
personnes qui se eouehent en- 
semble l'une eontre l'autre. 

DARU, v. pr. se réunir, s'at- 
taeher â. 

iDÂS, v. n. avoir de la eroûte, 
se dit de la eroûte qui se forme 
aux mains et aux pieds quand 
une ampoule eommenee â se 
guérir. 

DÂS, v. t. affiler, aiguiser, 
repasser un instrument tran- 
ehant. 

DAS, v. t. eaeher, mettre h 
l'abri sous quelque ehose. 

DÂSKÂT b., affileur, lepas- 
seur, émouleur. 

DASTÂN, DE'STÂN. v. a ap- 
puyer, étayer, faire reposer 
sur. — b., appui, étai. 

DASTÂNDIKU, v. pr. s 'ap- 
puyer des mains pour se le- 
ver, quand on ©st assis ou 
eoueher. 

DASTÂNU, v. pr. s'appuyer 
des mains sur quelque ehose. 

DÂSUKAY b., instrunent 
pour repasser un tranehant. 

DAT v., estrade, marehe. e 

DATUT,, DÔTUL, part. v. ne 
plus. Bôtu-ma ko dèj, je ne 
le ferai p'iûs, V. Du. Dul. 

DAV, v. n. eourir. aller \ite,. 
fuir. s'enfuir. s'éc)iapper d<!- 
serter, s'évader. Bir bu di dav,. 
eours de ventre, dévoiement,. 
diarrhée. Yaram vu di dâv, fré- 
missement de peur ou d'éton- 
nement. Dâv, rav ti ngôr l& 
bokâ, s'enfuir, s'éehapper fait 



DÂV 



— lxi — 



DE 



partie du eourage. (Prov. Vol.) 
— g., évasion, fuite, vitesse 
dans la marehe. 

DÂVAL, v. t. avaneer en 
â-com(pte après la conolu-:ion 
d'un mairehé. 

DAVAL, DAVALÉ, v. t, sau- 
ver des objets du feu, du pil- 
lage. Davaléu ma darâ, je n'ai 
rien sauvé. 

DAVAL BET, jeter un eoup 
d'oeil. 

DÂVKÂT b., eoureur, déser- 
teur, fugitif. 

DAVI, v. u. déeéder, mou- 
rir. Ga fiu davi jfiâ, les défunts, 
!es trépassés, les <morts. 

DAVLÈF b., torrent. 

DÂVLÔ, v. t, déposter, faire 
oourir, faire s'enfuir. 

DÂVSI, v. n. aeeourir. 

DÂY, v. n. avoir telle me- 
sure, <telle dimension, telle in- 
tensité, être en telle quantité, 
au moral oomme au physique. 
Ma vah la naka mu»day? (Veux- 
tu) que je te dise quelle est sa 
dimension? Antanu-ma hasté yu 
ni day, je rie puis supporter 
de telles injures. Filé lâ day, 
e'est iei que je m'arrête, ou 
qu'est le terme de ma marehe. 
Lu day naha, lu day ni, au- 
t<§nt, â peu près, Lu day nâkâ 
fuk'i yôn, â peu près dix fois. 
Ni la day, nâ lâ day, voilâ tout, 
il n'y a que eela, ni plus ni 
moins. Day nâ ni man, il est 
de ma taiille. Day nâ ni bado, 
il est énorime, exoessivement 
gros. Sumâ tôl day nâ nâkâ 
sa bos, imon jairdin est aussi 
grand que le tien. 

DÂY g., ineendie des herbes 
des ehamps. Lakâ dây, 'meen- 



dier les ehamps après la mois-. 
son, tnettré le feu aux he^bes, 
sèehes. 

DÂY, v. n. fuir d'un village. 
par méeontentement. Syn As, 

DAY, v. p. s'émousser. PâkH 
bi dây nâ, ee eouteau ©st. 
émoussé, ne ooupe plus. 

DAY, v. n. aller â la garde. 
robe. 

DÂYAL, v. t. émousser. 

DÂYLÔ, v. t. émousser. 

DÂYLO, v. t. faire quitter un. 
village par méoontentement. 

DAYLO, v. t. limiter 

DAYAY b., dimension, étéfK 
due, intensité, nombre. 

DAYDAYI. v. h. démanger. 

DAYO b.j limite, borne^ 
étendue, diimenion. Bè dèm. 
dayo, infmiment, exorbitam* 
ment. Soré nâ bè dèm dayo t 
e'est énormément loin. Dèm, 
dayo, ètre indéterminé. Lu 
amul dayo, infini, sans me«. 
sure. 

DE b., seuil. De u buntH ba t 
seuil de la porte. 

DÉ pour Di part. v. Dé na 
ko dèf, je le ferai. 

DÉ pour Det, adv nég. non. 
Ndah batiséu-nu la ? Est-oe 
qu'on ne t'a pas baptisé? Dè t 
vâlây! Hélas! non. 

DÉ, abrégé de dèy; parti- 
eule qui se met a la fin d'une 
phrase. Gisu-ma ko dè, je ne 
l'ai pas vu. Man dè, hamu-ma 
tâ darâ, quant a moi, je n'en, 
sais rien. 

DÊ, mode gérondif et sup* 
positif du verbe Di, être. B&> 
ma dê bûr, lorsque j'étais roi, 
Su ma dê bûr, si je suis roi v 

DE g., mort, déeès, trépas^ 



DÈ 



4 2 



DÈF 



DÊ, v. n. mourir, déeéder, 
irépasser, finir. Bu vêr vi deé 
nga fèy ma, quand eeiie lune 
ou ee mois sera fini, tu une 
payeras. Ku dè', hâ de, ee- 
lui qui est mort. Nu dê na, 
ftâ dè', les morts. Tit bè de, 
être dans 3e dernier étonne- 
ment. Rê bè <bega dê, rire a 
h'en pouvoir plus, mourir de 
rire. 

DEÂLE, v. n. mourir avee. 
Dêâlé bakar, mourir avee un 
péehé. 

•DEANDO, v. n., mourir en- 
semble 

DEBÂ, v. t. pereer nvee une 
arme tranohante, poignarder, 
^nfoneer un poignard dans Ie 
oorps de quelqu 'un. 

DEBÂ, v. t. piler. Syn. Vol. 

DEBÂDÂHfi, v. g. faire gros- 
sièrement un travail. 

DÈBÂDÊB y., superstition'? et 
Vnines oh?ervances. 

DEBAKÂT b., pileur, eelui 
qui peree. 

DEBÉ, v. t. entonner, eom- 
'lneneer un ehant. 

-DEBU, v. p. être pereé, se 
pereer, se poignarder. 

DED v. q. V. Did. 

DfiD b., DÉNDÂ b., funé- 
railles, sépulture avee tout le 
eérémonial qui préeède et qui 
Suit un enterrement; tombeau 
(dans les pays sérérs). — v. n. 
faire les funérailles de quel- 
qu'un. 

DED, v. t. poser, piaeer. 

iDEDÂ, v. n. se retirer. 

DÉDÂ g., liane très épineuse. 

DEDÊLU, v. n. faire le mort, 
faire semblant d'être mort. 



DEDET, adv. non non, nul- 
lement point du tout. 

DEDETU, v. n. saeeader, en- 
tieeouper (paroles, pleurs, tra- 
vail). 

DEDU g., (L), dos. 

DEDU, v. a. tourner le dos 
a quelqu'un ou â quelque 
ehose, ne pas l'éeouter. Dedu 
adunâ, tourner le dos aux eho- 
ses de la terre, les quitter, être 
austère. 

DEDU, v. n. être posé, plaeé, 
être en plaee. 

DÈF, DEFA, DÉFA, part. v. 
du mode eausatif. Ana sa bây? 
dèfâ nêlav, ou est ton père? 
il dort. Lu tèré nga nev? Dèf 
nu ma yoné. Pourquoi ne viens- 
tu pas? e'est qu'on m'a envoyé 
(faire une eommission). Sumâ 
bopâ defa méti, la tête me fait 
mal. Va dilé dèfa dèf lu kènâ 
hamul, eet individu fait des fo- 
lies, des extravngances. 

DÈF, v. t. faire, eommettre, 
exécuter. Èan a ko dèf? qui 
l'a fait? Lêl, mmâ borom, baal 
ma bakar yi ma dèf, je t'en 
prie, Seigneur, pardonnemoi 
les péehés que j'ai oomimis. Lu 
fiû menul â def, ee qui est 
infaisable, imipossible. — v. t- 
plaeer, mettre dedans, sur. Def 
ko f'âlê, mets-le la. Dèf ko l J, 
mets-le dedans, inserre-le. — 
v. n. se eomporter, aller. A r âfoâ 
ngâ dèf? Comiment vas-tu? — 
v. n. être. Su lef dèfulé dega, 
bal kô vât, si une ehose n'est 
pas v-rai, ne l'assure pas avee 
serment. Tank'i nên lâ dèf, je 
suis nu^pieds. — v. n. devenir, 
se faire. Dèf nâ tédo. je me suis 
fait tédo. — b., aetion de faire, 
formation. 



DÈF 



/.3 



DEG 



DEFAL, v. t. faire pour quel- 
qu'un, faire a quelqu'un en 
parlant de ehoses agréables ou 
désagréables. Dèfal nâ la èt, 
je t'ai fait une eanne. 

DEFANDO, v. t. faire ensean- 
ble, eoopérer. — b., eoopéra- 
tion. 

DÈFANDOKÂT b., eoopéra- 
teur. 

DÈFAR, v. t. faire, fabriquer, 
eonstruire, oomposer, adapter, 
arranger, apprêter, préparer, 
former, faeonner, ranger, met- 
tre de l'ordre. Dèfar adurua, 
paeifier, eonoilier les différends. 
Dèfar bu mat, dèfar bè mu 
né vét, faire très^bien, faire â 
la perfeetion, perfeotionner. — 
b., n.dèfar m., fabrieation, ar- 
rangement, ordonnanee. 

DÈFARÂT, v. t. rétablir, re- 
monter une ehose démontée, 
rajuster, rebâtir, reoonstruire, 
reeompn^er. 

DEFARIN v., manière dont 
une ehose se fait, se fabrique 
et s'arrange. 

DÈFARKÂT b., exécuteur, 
faiseur, fabrieant. Dèfarkût u 
dala, eordonnier. 

DEFARU, v. p. être arrangé, 
se préparer, faire ses prérara- 
tifs pour une aotion ou un 
v<^age, se disposer, se mettre 
tout prèt pour, s'apprêter, ar- 
ranger ses habits d'en bas d'une 
manière honnête. 

DEFATI, v. t. v. n. faire.en- 
oore, redevenir, réitérer, re- 
faiire, remettre, replaeer. Dèfati 
nit, repeupler ; redevenir un 
homme. 

DÈFDÈFLU,. v. n. faire sem- 
blant de faire. 



DÊFÊ, v. n. penser, j'ugerv 
présumer, eonjeeturer, eroire. 
Défé nâ né nnungâ ta nêg am, 
je erois qu'il est dans sa ehnm-. 
bre. Tolo nâ tâ fuk'i at, défé- 
nâ, il y a environ dix ans, je 
erois. — b., ndêfé m., soupv 
eon, pensée, préjugé. 

DÉFENU, v. pr. se eouoher 
â plat-ventre, se prosterner de 
tout son long. 

DÈFIN v., manière de faire 
et d'agir. 

DÈFKÂT b., faiseur, eséeu, 
teur. 

DÈFÛ, v. n. aller au devant 
des désirs de quelqu'un, faire 
pour lui tout ee qu'on eroit 
lui être agréable, être ouvert, 
eonfiant â son égard 

DÊG b., réservoir d'eau, ma- 
rais, mare, lae, étang. Dêg u 
horom, marais salé, saline. D'èg, 
u pôt, marais oû l'on fait la. 
lessive. Deg u pôt, i ham âm 
da ko nân, I'étang oû l'on fait- 
la les'sive, ceux qui le eonoais* 
sent n'en boivent pas. 

DEGÂ g., vérité, vrai, sim 
eérité, sûreté. Ti degâ, en vé* 
rité, â eoup sûr, eertaineiment, 
effeetivement, vraiment, assuré- 
ment. Ak dega, véritablement, 
avee vérité. Vah nâ degâ, il a 
dit la vérité, il a parlé sineè* 
rement. Vây, vahâl degâ, ndah 
lôlu am nâ? mon ami, parle 
sineèrement, est-ee que oela, 
est ? Vah deg! gemu-ma ko 
von, franehement, je ne le 
eroyais pas. Vah Yalla deg' ou 
vah deg'u Yalla, en vérité, vrai' 
ment. Bût u degâ yomb<"i nâ 
ham, la vérité est faeile a eon* 
naitre. (Prov. Vol.) Degd Jâ, 



DEG 



DÉG 



'e'est vrai, e'est positif. D&gâ 
lâ gu né bénténg, e'est très- 
Virai. Degâ la gu vêr, ou gu 
vôr, e'est très eertain. Du de- 
ga'm? ou du degâ ? n'est-ee 
pas vrai ? Du degâ, ou dovul 
dégâ, ee n'et pas vrai. Dega 
Vemploie quelquefois sans pré- 
position eornme adverbe. Dèj 
nâ degâ, il a agi avee sineé- 
rité. 

DEGÂ, v. t. mettre le pied 
sur, mareher sur, fouler aux 
pieds. — v. t. fouler les épis 
de mil avee des espèees de pel- 
les dans des greniers en forme 
de ease pour l'y eonserver, ou 
plaeer simplement les épis de 
mil sans les fouler. Dans ee 
dernier eas Syn. Lêm. 

DÉGÂ, v. t. oomprendre, en- 
tendre, avoir entendu dire, 
ou'ir, éeouter, obéir Dégu nâ 
U nga vah, je eomprends ee que 
tu dis. Dégâ nâ né bûr'Sin sây 
né, j'ai entendu dire que le roi 
du Sine est mont. Dégu n\a ti 
gudi gi buki bâ dôn gâh, il a 
'entendu eette nuit l'hyène qui 
hurlait. Halèl bilé du dégé 
mukâ, eet enf.int n'éeoute ja- 
mais ee qu'on lui dit. Yalla 
dégu ko! e'est une horreur! 
eela n'a pas de nom! (Litt. Dieu 
ne eomiprend pas eela!) 

DEGADt, DÉGARI, v. n. dé- 
Sobéir, ne pas éeouter, ne pas 
eomprendre, faire la sourde 
oreille. — b., désobéissarue. 

DÉGAL, v. t. obéir a quel- 
qu'un. 

DEGÂL b., pédale du métier 
'de tiss'erand. — b;, étrier. 

DEGALÉ, v. t. (L). V. Di- 
"galé, borner, limiter. 



DÉGÂLÔ, v. t. faire entendre, 
faire eomprendre. 

DÈGÂLO, v. t. aeoorder, ré- 
eoneilier, imetlre d'aeoord. 

DÊGANTÉ, v. rée. même si- 
gnifieation que D'ègô. — b., 
arrangement, aeeord mutuel, 
bonne intelligenee. 

DEGÂSÈRH b., torpille, genre 
de poissons. 

DFJGAT, v. t. fouler aux 
pieds, piétiner. 

DÉGAY b., esprit, intelli- 
genee, raison, entendement. 

DÉGDÉG b., bruit, nouvelle, 
rumeur publique. 

DÉGE, v. t. avoir oui dire 
quelque part ou au sujet de 
quelqu'un. 

DÉGÉK b., (L) V. Dégét 

DEGÉMUTÉ d., V. Dogo- 
monié. 

DEGE.R et ses dérivés. (L) V. 
Deher et ses dérivés. 

DEGERAL, v. t. V. Deheral. 

DEGERLÔ, v. t. V. Deherlô. 

iDÉGERMEN g., nom d'une 
graminée. 

DEGERU, V. Deheru. 

DÈGÈT 1., NDÈGET 1., espèoe 
de roseau ou jone dont on fait 
des nattes. Lal i dègèt, natte 
faite avee eette espèee de jene. 
Syn. Ndès. 

DÉGÉT b., DÉGF.K b. (L), 
dent molaire, mâehelière. 

DfiGÊTU, v. t. easser le noyau 
d'un fruit pour en manger 
l'amande. 

DÉGÉY et ses dérivés. V. 
Deher et ses dérivés. 

DÉGLU, v. t. éeouter, prê- 
ter roreille, entendre. Déglu- 
lèn, écoutez. Déglul, éeoute. 

DÉGLUKÂT b., auditeur. Dé- 
gluhat vei, auditoire 



DEG 



45 



DEK 



DEGMAL b., quatre longues 
poutres qui soutiennent l'ori- 
fioe d'un puits. Tabi 'tâ'b tên 
miâtul â demantu, sô vêsô deg- 
mal, lêgi nga dèm, tomber 
dans un puits n'a pas besoin 
d'être appris, quand tu auras 
franehi les poutres de l'orifiee, 
tu iras iout seul. (Prov. Vol.) 

DEGMAY b., l'aetion d ap- 
puyer la tête sur les mains ou 
de tenir le menton avee le 
pouee et l'index. 

iDEGMAYU, DEGMU, v. n. se 
tenir la tête dans une main ou 
dans les deux mains, réfléehir 
en se ienant le menton avee 
le pouoe et l'index. 

DÊGO, v. rée. être d'aeeord, 
être en harmonie, s'entendre 
ensemble, tomber d'aeeord. Bu 
degô, a,vec entente, avee ae- 
oord, unanimement. — b., en- 
tente, aooord, arrangement, 
unanimité. 

DEGOSÈRH b., V. Degâsèrh 

DEGU b., NDEGU 1., semelle 
Degu'tanhâ, plante du pied. 

DÉGU v. n, être entendu. 'B'ât 
am dégu nâ bè filé, sa voix 
s'entend jusqu'iei. 

DÈH g., fleuve, rivière, pe- 
tit bras de mer rentrant dans 
les terres en forme de rivière. 
jPèh gu réy, grand fleuve. Tâ- 
sé'h dèh, eonfluent. Bunt'u 
dèh, embouehure de fleuve ou 
de rivière. Dèh u horom, ma- 
rais salants, salines. 

DEHER, DEGER, DÉGÉY, v. 
q. être dur, solide, ferme, sta- 
ble, fort, fixe, raide, rude, dif- 
fieile, être endurei. Deher n<â 
kéng, ou kéndéng, e'est très- 
dur. Deher nâ bopâ, il est en- 
têté, obstiné, indoeile, opiniâ- 



tre, revêehe; il est persislant, 
per&évérant. Deher-bopâ, mdo^ 
eilité, entêtement, obstinationj 
rébellion. Bopâ bu deher, mau, 
vaise tête, tête dure. Bu deher, 
duirement, solidement, ferme^. 
ment, rudement. 

DEHERAL, DEGERAL, DÉGE. 
YAL, v. t. affermir, eonsoli- 
der, rendre siable, eneourager, 
enhardir. 

DEHERAY b., DF.GER_\Y b., 
DÉGÉYAY b., dureté, solidité, 
fermeté, stabilité, endureisse* 
ment, rigidité, raideur de ca«„ 
raetère, rigueur, eonstanee, per* 
sévéranee. 

DEHERLO, DEGERLO, DÉ. 
GÉYLO, v. t. rendre dur, dur. 
eir, fixer, rendre stable et so« 
lide. 

©EHERLU, DEGERLU, DÉ- 
GÉYLU, v. pr. s'affermir, se. 
dureir, s'attaeher, s'efforeer, 
s'eneourager, s'enhardir, pren- 
dre oourage. Deherlul, dôm t 
prends eourage, mon enfant. 

DEHERU, DEGERU, DÉGEYU, 
v. ip. être endurei, être attaehé 
â, adhérer fortement â, avoir. 
bon eourage, persévérer, s'af> 
fermir. — g., degerlu g., eons- 
tanee, effort, persévéranee eou. 
rageuse. raideur. 

DEK, DÈK v., épine, pointe, 
piquant, ronee. 

DEK I KÂIM, spathe ou ré> 
gime du fruit non rnûr du pal- 
onier. Dek i tir, régime du fruit 
mûr du palmier. 

DÈK d., harpon. gros jave- 
lot pour pêoher. Syn. Kadli. 

DEKÂ b., ville, village, pays, 
région, demeure, lieu d'habi- 
tation. Dekâ 'bu réy, grande. 
ville, très-gros village. Dek'n 



DÉK 



46 — 



DÉL 



mdudu, pays natal, patrie. Bokâ 
dekâ, eohabiter, être du même 
Viilage. Vâ dekni, habitani du 
village. Gâ i dekâ, habitants 
d'un village. — d., habitant, 
résidant. Au p*luriel: dekâ n\a, 
iles habitants. — v. n. habiter, 
demeurer, résider, être de tell 
pays, être voisin, habiler en- 
semble dans .1-e même pays, dans 
le même . village ou la même 
maison. Fô dekâ? oû demeu- 
res-tu ? de quel pays es-tu ? 
Manga dekâ tâ Kayor, je de- 
meure dans le Kayor, je suis 
du Kayor. Ban dekâ? dans quel 
Village? Ngigis lâ dekâ, f,â ker' 
Damèl, e'est a Nguiguis que 
je' deimeure, dans la maison de 
Damèl. Mâ'k môm a dekâ, lui 
et moi nous demeurons en- 
semble. dans la inême maison 
ôu le nlême village. 

DÉKÂ v., enelume. 

DÉKÂ, v. t. présenter un eon- 
tenant pour reoevoir un objet. 
Dékêl sa loho, présente la 
main (pour reeevoir). Dék'a n\â 
maldn âm, il a présenté son 
pagne. Déka nâ kelâ bâ, j'ai 
présenté la eallebasse. Dékâl sa 
nopâ, ndah ma dey la, pré- 
sente ton oreille, afin que je te 
parle a voix basse. 

DÉKAL, DÉKALI, v. t. res- 
suseiler, rendre a la vie. Yésu- 
Kristâ sunu Borom dékal nâ 
bopa'm. Jésus-Christ notre Sei- 
gneur s'est ressuseité lui-imême. 

DEKAL, v. n. habiter avee, 
habiter pour. Ku di dèm al- 
da,nâ, Yalla lâ dekal eelui qui 
va au eiel, e'est avee Dieu qu'il 
habite. 

DEKylL!% v. t. avoisiner, ha- 



biter l'un près de l'autre. — 
b , vois'in. 

DÉKALIKU, v. p. être res- 
suseité, se ressuseiter. 

DEKANDO, v.n. eohabiter, ha- 
biter ensemble dans un même 
endroit, avoisiner. — b., eom- 
patriote, eoneitoyen, voisin, eo- 
habitant. Dekando bu bâk a 
gen nvboka mu soré, un bon 
voisin vaut mieux qu'un pa- 
rent éloigné. (Prov. Vol.) 

DEKANDÔL. v. t. envoisiner. 

DEKÂSI, v. t. venir habiter. 

DEKI, v. n. ressuseiter, re- 
venir a la vie. Yésu Kristâ déki 
nâ tâ niâ de, Jésus-Ghrist est 
ressuseité d'entre les morts. — 
m., résurreetion. Déki'm ya- 
ram, réssureetion de la ehair. 

DEKU, v. n. parer un eoup. 

DEKUKAY b., demeure, lo- 
gement, habitation, gite. 

DEL, v. et s., lêprè, avoh la 
lèpre. Del nâ, 'û a la lèpre. 

DEL, part. adv. superl. Fès 
na dèl, il est très plein. Fêsal 
ko bè né dèl, remplis-le jus- 
qu'a ee qu'il soit entièrement 
plein. 

DELÂ, v. q. être épais, eom- 
paet, massif, dru. Nit ku dela, 
té gata, homime gros et petifr, 
homme tra/pu. 

DELAL, v. t. épaissir. *& 

DELÉ, v. t. avoir... de mort. 
Ti dêât gi d'èléu ma kèn, je 
n'ai personne de mort dans 
eette épidémie. 

DELEN, v. t. nettoyer un en- 
droit pour y faire un nid, en 
parlant de poules et des oiseaux. 

DÉLKN (né) loe. adv. superl. 
Munga né délèn, il est eomplè- 
tement nu. 



DEL 



- /17 



DEN 



DÈLÔ, v. t. -rendre, rappor- 
ter, restituer, remettre, rame- 
ner, remmener, redonner, réin- 
tégrer, reeonduire, remettre â 
la même plaee. 

DÊLOSI, v. t. venir rendre, 
ete. 

DÈLÔTI pouir dèlu ati et 
pour dèlô ati. 

DÈLU, v. n. retourner, aller 
de nouveau en un lieu 011 l'on 
a déjâ été, reoommeneer â faire 
les mêmes ehoses, les mêmes 
aetions, s'en retourner. Dèlu 
nâ tôg. je suis revenu, ou il 
est revenu s'asseoir. Dèlu nânu 
vahati, ils sont revenus â la 
même parole, ils ont repris la 
parole, après avoir oessé de 
parler. Dèlu nâ ti ndav, il a 
rajeuni. 

DELUSÊTI, v. n. pour dè- 
lusi ati, revenir enoore. 

DELUSI, v. n. revenir. 

DÊM v., mulet, espèee de 
poisson. Syn. Gis. 

DÈiM, v. n. s'en aller, par- 
tir, se rendre en un lieu se 
retirer. Dèm nâ ala, il est allé 
aux ohamps. Di nâ dèm Bè'r, 
j'irai â Gorée. Fô dèm on? 011 
étais-'tu allé ? Fô di dèm? oû 
vas-tu? Dèmâl, va-t-en. Dèm 
len, allez-vous-en. Dèmsi nâ 
Yalla, 11 est trépassé. Dèm-Yalla 
dg trépassé, feu. Dèm-Yalla 
sumâ bây, feu mon père. Dèm 
hêr yâ, dèm génar ker g\â, 
dèm dekâ bâ dohâni, dèm pôt 
hâ, aller faire ses gros besoins. 
(Termes honnêtes.) Dèm fi, 
dèm /â, aller et revenir. 

DEM g. Y. Sédèm. 

DEMÂ *b., soreier, vampire, 
persomne qui est eensée boire 
ou manger les âmes ou pr;n 



eipes de la vie. Adressé a quel 
qu'un ee lerme est très in< 
jurieux. — v. n. faire le sor. 
eier, faire le vampire, manger 
le prineipe de la vie ou l'ârae 
de quelqu'un d'une mianière 
magique. 

DEMÂNDI, v. n. s'en aller 
en attendant, sauf a reveni'' ou 
a attendre ensuite, sortir un 
instant. 

DÈMANDO, v. n. aller en- 
semble. 

DÉMBÂ, adv. hier. Y. Berka, 

DÉMBÉN b., DEMBOM b., 
coque ou gousse du eotonnier 
qui eontient le ooton. 

iDÊMLO, v. t. oongédier, 'aire 
partir. 

iDEN I., NDEN 1., repas, fes* 
lin. Borom'nden, eelui qui 
donne un fesitin. 

DEN g., Y. Batakolé. 

DÈN, v. n. disparaitre, se dis* 
siiper, être effaeé, dissipé, en». 
levé, ôté, avoir disparu. Vah 
du dbn dâ, manque de pa^ole, 
— v. t. ne s'emploie qu'avee 
kumpJi, s'informer, examiner, 
observer pour savoir ee qui se. 
passe, ee que l'on dit ou ee. 
que l'on veut faire, se montrer 
curieux. Dèn-kumpâ gâ, obser- 
vat.ion, euriosité. 

DENÂ b., poitrine, sein. Sa« 
tu's denâ, sternum. 

DENÂ v., lente, oeuf que les 
poux déposent sur les cheveux. 

DÈftAL, DÈNLO, v. t. faire 
disparaitre. 

DENALÉ b., eelui qui pré. 
side au serviee d'un festin, mai« 
tre d'hôtel. — v. t. diriger le 
serviee d'un festin. 

DENÂLE b., DENANDO, eon. 
vi\e. 



DÉIN 



— 48 — 



DEN 



DÉNDÂ b., DÉD b., funérail- 
les, endroit oû l'on on fait les 
préparatifs, ou l'on pleure, oû 
l'on fait le deuil, oonvoi funè- 
bre. — v. n. faire les funé^ail- 
les, rendre les honneurs funè- 
bres suivant l'usage. 

DÈNDÂ, v. n. être a eôié 
'l'un de l'autre. 

DÈNDÂLÉ, v. t. mettre a eôté 
l'un de l'autre. 

DÈNDANDÛL ; v. t. être a 
eôté. Ku <ma dèndandôl, eelui 
qui est a eôté de moi. 

DÈNDÉ, v. n. (L) V. Dene. 

iDÊNE b., espèee de petite 
herminetie du pays. 

DENÉ, DENDÉ, v. n. (L). 
passer le jour sans diner se 
passer du diner. 

DENGÂ, v. n. être oblique, 
peneher d'un eôté, être ineliné, 
biaiser, être de biais. Bu dengâ, 
obliquement, d'une manière 
-penehée. — b., oblieruité, étât 
d'être penohé, biais. 

DENGÂL, v. t. faire biaiser, 
faire ineliner, faire peneher, 
rendre oblique. 

iDEaNGÂLU, v. p. être rendu 
oblique. 

DENGATIT v., planehé. 

DENGAY b., obliquité, ineli- 
nation, pente, penehant, pen- 
ehement, biais. 

DÈNGIDÈG g., espèee d'ar- 
buiste dont les raeines raelées et 
bouillies dans l'éau forment 
une bonne tisane eont^e le 
rhume. Syn. Enidèk. 

DENHALEM v., palais de la 
bouohe. 

DELNKÂ b„ V. Dankâ, table. 

DENKÂ d., eoton filé en 
échevaux. Denkû du flûl, ooton 
bleu foneé. Denka du bulô, 



ooton bleu-elair. Denkâ du vêh, 
ooion blane. Denkâ du honhâ, 
ooton rouge. 

DÉNKÂ, DINKÂ, v. t. eonfier 
â, mettre en dépôt, eonsigner, 
déposer, reoomimander. 

DÉNKÂ v., b., toit, planehe. 

■DÉNKAlNÉ, v. t. oonfier, met- 
tre en dépôt, entreposer. — b., 
dépôt, objet eonfié, aetion de 
oonfier. 

DÈNKÂTIT b.., elou. 

DÈNKÂT U KUMPÂ BÂ, ob- 
servateur, curieux. 

DÉNKUKAY b., lieu d'en- 
trepôt. 

DÉNTÂ, DINTÂ, v. t. eonser- 
ver, mettre en sûreté, serrer 
dans quelque endroit, retenir, 
garder, résener. Déntû nâ mèr 
am, 'i) a gardé sa oolère, il a 
du ressentknent, de la ian- 
eune. — b., ndéntâ m. g., eon- 
servation, garde, détention d'un 
objet, aetion de retenir, de re- 
eéler. 

DÉNTA.KÂT b., eonservateur, 
détenleur. 

DÉNTÂLÔ, v. t. faire eonser- 
ver, faire garder. 

DÉNTAY b., réservation, eon- 
servation, détention. 

DÉNTU, v. p. être eonservé, 
être gardé, se eonserver, se 
garder. 

DÉNTUKAY"b., lieu oû l'on 
eonserve^des objets, armoire, 
'magasin. Déntukay u matâ yâ, 
lieu oû l'on oonserve le bois a 
brûler. 

DENU g., tonnerre, foudre. 
Denu rèy nâ ko, la foudre l'a 
tué, il a été foudroyé. Dot u 
denû, pierre de la foudre — 
v. n. loimer. 



DESN 



DES 



DENU, v. n. s'asseoir a une 
table â manger, prendre part 
â un repas. Ce mot répond au 
latin diseumbere. 

DÉNUL d., petit mil. 

DEiPÂ, v. t. renverser, met- 
tre en sens dessus dessous, re- 
tourner. Yalandd ndap li, sog 
ko depâ, passez ee va:e a l'eau, 
ensuite vous le renverserz sens 
dessus dessous. — v. n. ehavi- 
rer, sombrer, être renversé, 
tom/ber de eôté. en parlant de 
vase ou autre objet creux. Nda- 
falèn \am depa riâ, sa petite 
pirogue a ehaviré. Avoir le dos 
eourbé. 

DEPARNI, v. t. retourner, re- 
lever, mettre sur sa base. 

DEPARNIKU, v. p. êLre re- 
tourné, relevé sur sa base, ee 
retourner, se relever sur sa 
base. 

DEiR, v. n. balbutier, bé- 
gayer. 

DER b., jardin d'hiver ou de 
La saison sèehe. 

DÉR b., peau, euir, éeoree 
d'arbre. Dèr u mbûru, eroûte 
de pain. Dèr bu nu vuli, euir 
préparé. — b., au fig. réputa- 
tion, bonne renommée. Yahâ 
sa dèr u morom, flétrir la xé- 
putation du proehain, médire 
ou ealomnier. Dûy sa dèr se 
prostituer. 

utLR g , graminée ressem- 
blant â un tout petit bambou. 

DER, v. t. égrainer du eo- 
ton avee une baguette en fer. 
— v., eoton égrainé. 

DERAY b., égrainage du eo- 
ton. 
• DERAY b., bôgaiement. 

DEREM b., pièee de cinq 
franes, gourde. Derem u vu- 



rus, gourde en or. Fèy nâ 
fuk'i derem, j'ai payé dix gour- 
des (5o franes). Derem kopar, 
pièee de o fr. 10. 

DÈRÈT d., sang. Hep'u dè- 
rèt, flux de sang, hémorragie. 
Ku baré dèrèt, sanguin. Tahâ 
na dèrèt, il est ensanglanté : il 
a des . tâebes de sang. Au fig. 
Nêh na dèrèt, il est joyeux, gai, 
de bonne humeur, de earaetère 
gai. Nêh dèrèt, bonne humeur, 
hilarité, gaité. Nahari rvâ dèrèt, 
il est de mauvaise humeur, 
triste, sombre, atrabilaire. Dâ 
ma nahari dèrèt ni ndadân, je 
suis de très mauviaise humeuir. 
Nahari-dèrèt, mauvaise humeur. 
Dèrèt du di hepu, flux de sang, 
hémorragie. Gis sa dérèt, avoir 
ses menslrues, ses règles. 

DERKÂT b., égréneur de 
ooton. 

DE'RKÂT b., bègue. 

DERKlS, v. n. s'endureir, 
être endurei, ennpirer, aller de 
mal en pis. 

DERKISAL, v. t. endureir. 

D EiR K I S A Y b . , end u reisse- 
roent. 

DERLO, ,v. t. faire égrainer 
le eoton. 

DERU b., planehe sur la- 
quelile on égraime le eoton 

DÉRU, v. n. se eramponner 
â, se ténir fortement a. 

DERUS (né), mungé né de- 
rûs ti mpa.h, il est entré dans 
un trou. 

,DÈS, v. n. rester, être de 
reste, être en arrière, mianquer, 
survfvre. J\Iôm rèk'a dès tâ ker 
gâ, il ne reste que lui a la 
maison. Dès nâ tâ yôn va, il 
est resté en arrière, ou il est 
resté en route. Gis nâ manân 



DÈS 



5o — 



DÉV 



yâ, vandé nâ lef ti dès, j'ai 
reeu les pagnes, mais il y man- 
que un artiele. Sumâ i dôm 
de' naiiu nôm népâ, tât lâ r.êk'a 
ti dès, tous mes enfants sont 
morts, il n'y a que le eadet qui 
survivre. Dès yaram u n'én, dès 
n'èn, être nu, rester tout nu. 
Dèsâl ak dam\â, dès-l&n ak 
damâ, reste en paix, restez en 
paix; adieu, au revoir, ma- 
nière de saluer en quitlant 
une ou plusieurs personnes. 

DÈSDÈSLU, v. n. faire seffi- 
blant de rester en arrière 

DÈSÉ, DÈSLÉ, v. t. avoir du 
re>ie. Dèsé s'ernploie préféra- 
blement a lâ i re personne, et 
dèslé en parlant d'un tiers. 
Dèsé nâ nâr i nag, il me reste 
deux bgeufs. Dèséu-ma tâ darâ, 
il ne m'en resle rien du tout. 
Tédo nangu nâ sumâ i alal 
gépâ, dèséu^ma dara bè darâ 
dèh, le Tiédo a pris tout mon 
bien, il ne m'en reste aibsolu- 
ment rien. 

DÈSÉ, v. n. être badaud, 
stupide, sot, benêt, bébété, 
grossier. Bu dèsé, stupidement, 
sottement. — b., badaud, stu- 
pide, idiot, sot, liébété, gros- 
sier, bomme de peu d'intelli- 
genee. 

DÈSÉLÔ, v. t. rendre stu- 
pide, hébéter. 

DÈSIT v., ndèsit /., reste, 
restant, débris, vestige, surplus. 
Fabal dèsit yilé, prends ees 
restes. 

DÈSLÔ, y. t. faire rester, 
arriérer. 

DESTM, v. t. V. Dastân. 

DESTEN b., aeeoudoir. 



DET, DETETVl, v. t. Det sa 
tun, approeher ses lèvres pour 
boire. 

DET, v. n. pleuvoir a verse 
et pendant quelques jours eon- 
séeutifs. — b., grande pluie de 
plusieurs jours oonséeutifs. 

DET, DÈDET, adv. de nég.> 
non, non non. 

DETA v., d., (L) humeur r 
pus, sanie sortant d'un abeès 
ou d'un uleère. Géné detâ r 
s'épurer. Suma tâb g'angi géné 
detâ, voiei que raon abeès 
s'épure, fait sortir le pus. 

DÉTAH d., V. Ditah. 

iDETAR b., inseete qui parait 
a la fin de i'hivernage. 

DÊTÈL, v. t. abaisser, ren- 
dre bas, déprimer, humiiier. — 
b., dépression, aetion d'abais- 
ser. 

DÈTELO, v. t. faire déprimer, 
faire aljais?er. 

DÈTÈLU, v. p. être rabaissé, 
déprimer, tomber en roulant 
sur un bane ou autre ehose 
qui se renverse. 

DETEM, v. n. boire dans le 
milieu d'un vase. 

DÊTl, pour Di ati, être en- 
eore. — pour De ati, mourir 
eneore. 

DETOM, v. n. V. Dotom. 

DÉV, v. n. ôtre ealme, tran- 
quille, en parlant du venti^se 
ealmer, s'apaiser. — 1., eamie 
pour le vent. 

DÉVAL, v. t. ealmer, radou- 
eir, apaiser le vent. 

DÉVÈJV, adv. l'an proehain. 
Dévèn ati ou dévèn <dcg, en 
.deux ans. Dévèn ati dêg, en 
trois ans. Baré dugup, fèkê 
dévèn a ko gen, être eneore 
en vie l'année proehaine, vaut 



DÉY 



— 5i — 



DIG 



inieux que d'avoir beiaueoup 
de mil (Prov. Vol.) — se eon- 
jugue eomme verbe. Su dé- 
vènê, di nâ dèm Tugal, l'an- 
née proehaine, j'irai en Eu- 
rope. 

DÉY, V. BûjCim. 

DÉY, v. n. (L) èl.e tard. Déy 
riâ, il est tard. 

DEY, v. n. parler â voix basse 
a quelqu'un, parler eonfidem- 
tiellement. Ti ndey : eonfiden- 
tiellement, seerèteinent. — v.t. 
eonfier un seeret. Agsil filê, ma 
dey la lef, arrive iei, je veux 
te oonfier un seeret. — 1., nd'èy 
7., eonfidenee, eol'lo^ue seeret, 
mystère. Ak dêy, ti nâvy, en 
seeret, en eonfidenee, â l'oreille. 

DEYALE b., eonfident. 

DEYANTÉ, v. rée, se eom- 
muniquer rnutuellement des se- 
erets, se parler mutuellenient 
a l'oreille, s'entretenir en se- 
e'rert. 

DEYO, même que Deyanté. 

DI, DO, DON. v. s/ expri- 
ment l'affirmation Dul, Doul, 
Donul expriment la négalion. 
II y faut toujours ajouter un 
inom ou -U'n pronom pour at- 
tribut, sans eela ils n'auraient 
point de sens. Di nâ bûr, do 
nâ bûr, don nâ bûr, je suis 
'roi. Ges trois verbes ne sont 
pay également usités partout, 
mais ils sont eompris partout. 

Df, part. v. pour le présent 
et le futur, eomme don (di on), 
on, von pour le passé, s'em- 
ploie dans la eoinjugaison. Di 
nâ ko dèf, je le l'erai. — eonj. 
de, s'emploie entre itn nom 
verbal et un verbe. — part. exp. 
qui se met a la fin de la phrase 
-et qui donne de la foroe â l'af- 



firmation ou â la négation. 
Méti nâ lôl di! eela fait bien 
mal, oui! Dèfu-ma ko di! je 
ne l'ai point fait, non! 

DIBÉR d., Dimanehe. 

DID, DÈD, v. n. ôtre mûr 
en parlant des fruits. 

DIDÂ, DEDÂ, v. n. être gros, 
obèse, eompaet, épais. 

DIDAL, v. t. grossier, rendre 
gros. 

DIDÂY b., grosseur, obésité. 

DipU-, v. t. tourner en déri- 
sion, se moquer ironiquement 
en dissimulant, feindre, broear- 
der, eensurer. — v. n. feindre, 
rieaner. — g., ndidu g., déri- 
sion dissimulée, ironie, feinte 
maligne. 

DIDUKÂT b., . broeardeur, 
moqueur ironique, eensureur. 

DIFI, v. t. amortir défendre, 
protéger. 

DIG, v. ■ i. promettre. Ndah 
dô ma may natal ba nga ma 
dig'on, ne me donneras-tu 
point l'image que tu m'avais 
promise. — b., promesse. Dig'i 
Gamu, (proiuesse du Gamou), 
nom du 2 e mois lunaire de 
l'année 'musulmane, entre Tam- 
harèt et Gamu. Dig'i tabaski, 
(promesse du Tabaski), nom du 
u e mois lunaire de l'année mu- 
sulmane entre Kori et Tabaski. 

DIG v., frontière, limite., bor- 
nes d'un royauime, d'vm ehamp, 
ete. 

DlG, v. n. s'enfoneer dans 
l'eau, aller au ibnd, eouler â 
i'ond. Bétèh yombâ nâ dig. le 
plomb va i'aeilement au fond. 

DtGÂ b., milieu, eentre. 
Dig'u b'etèk, milieu de la jour- 
née, midi. Dig'u gndi, minuit. 
Dig'u bopa, /énittli. Tâ digâ 



DIG 



— 52 



DIK 



a travers. Doh na tâ diga, il a 
traversé. il a passé a travers. 
Nâkâ lâ doyé bè ta digâ, jnu 
dal di rê, après avoir pleuré 
un eertain temps, il se mit â 
rire. 

DIGÂFÉ, prép. pendant que. 

DIGAL, v. t. promettre, eon- 
seiller, insinuer, engager, re- 
présenter, exhorter, faire des 
représentations. — b., ndigal 
b., promesse, eonseil, avis 

DlGAL, v. t. faire enfoneer, 
faire aller au fond, sonder dans 
la mer. — d., pierre en guise 
d'anere dans les pirogues. 

DIGALÉ, DEGALÉ, (L)., v. t. 
borner, limiter. 

DIGÂLÉ, v. rée. se ooalisèr, 
s'aggréger, se eonfédérer, se li- 
guer, eontraeter mutuellement, 
cominuniquer, être en relation. 
S'emploie aussi pour exprimer 
déeemnnent les rap'ports entre 
l'homme et la femme. — b., 
ndigâlé b., g., paete mutuel, 
e n g age men t m u t u e I , a 1 1 i a nee , 
eoalition, eongrégation, liaison, 
amitié. 

DlGALI, v. t. tirer ee qtii 
était enfoneé dans l'eau. 

DIGANTÉ b., milieu, entre- 
deux, intervalle, distanee, sépa- 
ration, rapport avee quelqu'un, 
relation, paroi, digue de sépa- 
ration. Diganté bâ yahu na, 
]'entre-deux est gaté. Diganté' 
Mbav ak Tangaget tahu ko soré 
lôl, la distanee entre Mbao et 
Rufisque n'est pas trop grande. 
Bakarhâl var nâ défar digan- 
tê'm ak Yalla, le pêoheur doit 
arranger ses rapports avee Dieu. 
Ti diganté, ou simplement di- 
ganté, entre, parmi, au milieu, 
a j>eu près, environ. Suma 



pâkâ rer nâ ma tiâ diganté Gé- 
rév aik Popongin, j'ai perdu 
mon eouteau entre GuéréV et 
Poponguine (deux villages nô- 
nes aux deux eôtés du eap de 
Naze). Gis nâ ko diganté ûâ- 
nènt ak durom i yôn, je 'l'ial 
vu a peu près quatre ou cinq 
fois. 

DIGÂSU, v. p. se d^ndiner. 

DlGDlGl, v. n. mareher avee 
empres'sement et en frappant 
du pied. 

DIGÉ, v. i. faire un eontrat 
rnutuel, eonvenir d'une ohose 
entre plusieurs personnes, se 
promettre imutuellement, eom- 
ploter, eonspirer, eonjurer. — 
b.. ndigé m., eontrat, oonven- 
tion mutuelie, promesse mu- 
tuelle, aeeord. Ndigé mu bon, 
oomplot, eonjuration. Digé'yôn, 
digé ii Yalla, voeu reiigieux. 
Or digé, manquer a sa parole, 
être infidèle â sia' promesse, vio- 
ler son voeu. 

DIGÉKÂT b.j eontraetant, 
eonjurateur, eomploteur. 

DIGLÉ, v. t. donner des oon- 
seils. — v., eonseil donné. 

DIGLÉKAT b., qui donne des 
oonseLls. 

DIGÔR b. V. Dugôr. 

DIGU, v. t. menaeer paryran- 
eune ou vengeanee. — b., me- 
naee. 

DIKA, v. n. arriver, venir. 
Bûr bâ dikul, le roi n'est pas 
venu. Lu var â dikâ, l'avenir. 
— b., ndika b., venue, arrivée. 

DIKTAL, v. t. oonseiller, don- 
ner un avis, suggérer. proposer, 
imposer. — b., avis, eonseil, 
préeepte. 



DIL 



53 



DIS 



DIL, impératif de Di, sbis, 
Dil sêt fûlé, regarde lâ-bas (litt. 
sois regardant lâ-bas). 

DIMALI, v. t. aider, seeou- 
rir, seeonder, donner un eoup 
de main, assister, reridre ser- 
viee, soulager. 

DIMALIANTÉ, v. rée. s'en- 
tr'aider. 

DIMALIKÂT b., aide, auxi- 
Iiaire. 

DIMALIKU, v. réf. s'aider, se 
donner de la peine, s'exciter 
au eourage. Dimalikul, Yalla 
dimali la, aide-toi, Dleu t'ai- 
dera. 

DIMBÂ, NDIMBÂ g., arbre 
dont le fruit ressembie â une 
grosse poire, ee qui J'a fait ap- 
peler « poirier du Gayor ». 
Denu dâ nâ . farâl â dânu ta 
dimbâ, la foudre tombe souvent 
sur le dimba (disent les indi- 
gènes). 

DIMBÂ, v. n. grisonner. — 
g., cheveux gris. 
' DINDABÈR b., boisson faite 
avee du suere, du eitron, du 
gingembre. 

DINDAR g., gingembre. 

DINDI, v. t. enlever, 6ler, 
aboilir, annuler. déplaeer, sup- 
primer, retraneher, défaire, dé- 
mettre, réfuter, rétraeter, révo- 
quer, emporter.*. Dindi nâ ko 
ganay, je l'ai désarrné. Dindi 
nâ vah âm, je l'ai refuté. . 

DINDIKÂT b., en!eveur, qui 
ôte, qui ' abolit, ete. 

DINDIKU, v. réf. être enlevé, 
ôté, s'enlever, s'ôter. 

DINÉ b., enseignement, doe- 
trine. 

DINKÂ, v. t. V. Dénka. 

DINTÂ, v. t. V. Déntâ. 



DlR, v. t. ajuster avee une 
arme a feu, pointer, viser, mi- 
rer, bornoyer, regarder avee un 
seul oeil, pour ne pas manquer 
son eoup. Diral, vandé bul 
sani, vise, mais ne tire pas. — 
b., alignement, aetion de viser, 
d'ajuster. 

DIR d., (L) eadet, puiné — 
g., (L) ami. 

DIRAY b., intention. 

DIRI, v. t. trainer a terre. 

DlRKÂT, pointeur, viseur, 
ajusteur. 

DIRUKAY b., endroit oû l'on 
vise, point de mire. 

DlS, v. q., être lourd, grave, 
pesant, sérieux, surehargé, mas- 
r sif, aeeablant. Kanam gu dis, 
visage sévère, austère. Hol bu 
dis, un eeeur gonflé de ehagrin 
et de peines. Bu dis, pesam- 
ment, lourdement, massivement 
Etre eneeinte d'une grossesse 
avaneée. 

DIS, v. t. exposer a quel- 
qu'un une eonfidmee, oonfier 
ses ehagrins a. Disâl Yalla sa 
sohla yépa, oonfie a Dieu tous 
tes besoins. 

DISAL, v. t. appesantir, ren- 
dre lourd, gTOver, aggraver, 
alourdir, aeeabler, sureharger. 

DlSu\Y b., lourdeur, poids, 
pesariteur, gravité. 

DISLO, v. t. rendre lourd, 
pesant. 

DlSO, v. rée. se.eonfier mu- 
tuellement, délibérer. — b., dé- 
libération. 

DlSÔ, v. t. oonfier. Nânûl 
Yalla, disô ko sa . i sohla yâ 
yêpa, prie Dieu. oonfie-lui tou- 
tej tes affaires. 

DISTUÂN, v. t. eonfier ses 
peines a tout venant. 



DIT 



— 54 



DOF 



DITAH g., DETAH g., grand 
e"t bel arbre touffu, â fruits 
ronds, eomestibles, a ehair fari- 
neuee, verdâtre, entremelée de 
fibres nombreuses. Le ditah u 
tléy, ou hol, ou holi, est une 
variété a fruits amers et véné- 
neux. 

DITIN d., espèee de mil de 
grandeur rnoyenne, blane ou 
rougeâtie 

DIU m., un individu, tel, 
un tel, quelqu'un indôterminé, 
on. Su la diu vahé nangam, 
nga def nâkâ? Si un individu 
te dit telle ehose, que feras-tu? 

DIV g., beurre, huile, eer- 
taine substanee grasse, enduit; 
ohetion, aetion d'oindre. Rây 
di'vv, frotter avee du beurre, 
huiler. Div'horom, beurre salé 
d'Euroipe ou d'ailleurs. Div'vo- 
lof, beurre indigène, Div'tir, 
huile de palme. Div'mbâm, 
saindoux. Div'Ngalam, beiirre 
ou huile végétale de <Nga!'m. 
Div' tulikunâ ou tulukuna, 
beurre ou huile végétale. Div 
u darak ya, huile des infirmes, 
Extrême-Onction. — v. t. en- 
duire, graisser, oindre. 

DIYLIN g., huile. 

DO, v. s. V. Di, do don. 

Dô, pour Du nga ou Du la. 
Dô fâ agâ mukâ, tu n'y par- 
viendras jamais. Dô ma ko may 
âm? Ne me le donneras-tu pas? 
Dô dèm, tu ne t'en iras pas. 

DÛB g., DÔG g., grand fieus 
tres touffu. On l'appelk p«/ 
fois dôb mâle, poiir le distin 
guer du hel, dôt femelle. Dôo 
u diné ou lévân est un au*,re 
•fieus qu'on renoontre sur le 
bord des eaux'. 



DOE,- v. .). être utile. Lu mu 
ko doe? â quoi eela lui est-il 
utile? ;i quoi eela lui sert-il? 
— v. t. utiliser. Lô kô doé? 
qu'en A<;ux-tu faire? quel ser- 
viee en \eux-tu retire-r? 

DOÉRI, DOEDI, v. n. dérai- 
sonner, ennuyer, parler ou agir 
bêtement. Syn. Dèsé. — g., 
iheonstaniee. 

DOF b., fou, aliéné. insense, 
extravagani, nigaud. Dof u fan- 
kalanka, fou furieux et dan- 
gereux, qiri a la manie de por- 
ter bâton et armes et de bat- 
tre ceux qu'il reneontre. Lef 
u, dof, folie, bêtise, extrava- 
ganee, balourdie, absurdité. Bâr 
w bè dof, i'l est bon â la folie 
trop bon, simple. No?né nâ bè 
dof, ll est téméraire. Bu dof, 
follement, sottement. 

DÔF, v. t. se dit pour in- 
viter quelqu'un a manger du 
riz. Dôfâl, mange (du riz) avee 
nous. 

DÔF, v. t. arraeher les mau- 
vaises herbes dans un ehamp de 
riz. — v. t. tondre les che\eux 
a xas, ou rend~e ehauve 

DÔFAY b., aetion d'arraeher 
les mauvais'ès herbes daris un 
oham'p de riz. — b., aetion de 
tondre a ras. 

DOFAY b., ^DOFAY m., fo- 
lie, aliénation mentale, extra 
raganee, ehose aosurde. 

DO^DOFLU, v. n. faire sem- 
blant d'ôtre fou, eontrefaire xm 
fou. 

DOFIN v.. NDOFIN v.. genre 
de folie, manie partieulièie â 
un fou. 

DOFLO, v. t. rendre fou, 
égarer l'esprit, troubler l'es- 
prit, l'embarras^er, hébéter 



DOF 



DOH 



DÔFU, v. p. êtr-e nettoyé en 
parlant d'uri ehamp de riz. — 
v. p. être tendu a ras, être 
rendu ehauve. 

DOG, v. n. être eoupé, eassé, 
eesser. Bûm bi dog nii, eette 
eorde est romipue. Bu ngélav 
li dogé, nga budi, quand le 
vent aura eessé, tu lèveras l'an- 
ere. : — v. t. eouper, amputer, 
traneher, tailler, ineiser, tron- 
quer, roimpre, easser. Dog nâfvu 
loho*m, on Iui a aimputé la 
main. Dogal yôn vi, traverse ee 
ehemdji. Dog nanu yôn vi, la 
route ést. intereeptée par des 
voleurs ou par I'autoriié. 

DOG g..-, V. Dôb. 

DOGAL, v. ti déeider, arrê- 
ter, limiter, déterminer, eon- 
elure. Dogal nâ aié bâ, j'ai 
porté le jugement ou la sen- 
tenre.- 

DOGAL'ATÉ b. 'NDOGAL'ATK, 
arrêt, juge-ment, déeision, sen- 
tenee. 

DOGANDU, v. t. empêeher, 

DOGANTÉ, v, rée se eouper 
réciproquement. Doganié naûu 
yôn, on fait le métier de oou- 
peur de boursé sur les routes. 
— b., séparation, division, pa- 
roi, aetion de se eouper réei- 
proqueiment. 

DOGANTI, y. réf. se dédom- 
mager, retenir, saisir des mar- 
ohandises, s'indemniser. — ])., 
dédommagement, indemnisation 
faite par soi-même. 

DOGAT, v. t. aéeouper, tail- 
ler en plusieurs morceaux, dis- 
séquer, haeher, mutiler, moree- 
ler en ooupant, mettre en piè- 
ees, dépeeer. Dogat perki ou 
pirki, déoouper, déchiqueter, de 
Ia viande par petites tranehes 



pdur la faire griller. — b., 
taillade menue, Iiaehis. 

DOGÂT, v. t. eouper de nou- 
venu. 

DOGATLÉ b., paroi, mur de 
re*end. 

DOGAY b., amputation, ae- 
tion de eouper, eoupe, déeou- 
pure. 

DOGDOG b., moreeau', eou- 
pon, fragment eoupé, ineision, 
entaiLe, éehanorure. 

DOGIT b., rognure, reste de 
ee qui a été ooupé. Dogit u 
bantâ, reste d'un bâton eoupé. 

DOGKÂT b., eoupeur, déeou- 
peur. Doghât u yôn, eoupeur 
de bourse, voileur de grand 
eliemin. 

DOGLÔ, v. t. faire eouper, 
faire traneher. 

DOGÛ, v. rée. être brouillé, 
divisé, se brouiller, en parlant 
des personnes autrefois amies. 
— b., rupture, division entre 
personnes ei-devant amies. 

DOGOMONTE d., Degémuté d. 
maladie des artieulations, rhu- 
mati'smè. 

DOGU, v. n. être eoupé. 

DOG U DALÉNG v., espèee 
de grande fourmi rougeâtre, 
ayant des pinees â la tète 

DOH v. n. mareher, aller, 
avoir lieu, se passer. Menatu- 
mti doh, je ne puis plus mar- 
elie'*. Vahasl né nangam dohé 
rj-'i na.ngam, dis ejue telle ehose 
s'est passée de telle manière. 
Dohhl ti kanam, marehe en 
a\ant, va _en avant, avanee. 
Doli. tank'i taytay, eourir le 
guilledou, aller pendant la nuit 

.t pour voler, soit pour faire 
!e mal. — 1)., marehe 



DOH 



50 



D.OL 



DOHA d., ehignon, nuque, 
dos, tresse de cheveux qu'on 
laisse derrière la tête. 

DOHÂN, v. n. se promener 
(se prend souwnt en m>auvaise 
part). 

DOHANAL, v. t. faire des dé- 
marehes en faveur d'un autre 

DOHANDÈM b., ambulant, 
passant, voyageur, étranger, 
aventurief vagabond, rôdeur. 
Bô gisé dohandèm bu hif, may 
ko lu mu lèka, si tu vois un 
passant qui a l'aim, donne-lui a 
manger. 

DOHÂNDI, v. >n. aller en at- 
tendant. 

DOHANDO, v. n. mareheir en- 
semble. 

DOIIANI, v. n. aller se pro- 
mener, faire une promenade. 
Ana tubâb bâ? Mungâ doliâni 
tâ téfès, le blane, oû est-il? il 
est a se promener sur le ri- 
vage. An dèm dohâni, allons 
rtôus promener. 

DOHANTU, v. n. aller se pro- 
mener, faire une petite prome- 
nade, oomme en temps de eon- 
valeseenee, faire une excursion. 
— d., excursion. 

DÔHANUKAY b., endroit, 
lieu de promenade. 

DOHÉ, v. n. mareher pour, 
aller, s'ooeuper de, faire des 
démarehes pour. Dohé nâ smnâ 
sohla, je me suis oeoupé de 
mes affaires. 

DOHIN v., allure, démarehe, 
manière de mareher. Vanil sa 
dohin, ralentis tes pas. 

DOHKÂT b., eoureur, bon 
mareheur, bon piéton, ejui 
voyage beaueoup. 

DOHLÔ, v. t. faire mareher. 

DOHOT, v. n. péter, lâeher 



un vent. — b., pet, vent in- 
diseret. 
DOHOTKAT b., péteur. 
DOKI g. V, Alom. 
DÔLfô d., foree, énergie, vi- 
gueur, véhémjenee, violenee, 
eonsistanee. Borom-dôlé, homme 
riehe et puissant. May dôlé, 
donner ele Ja foree, de l'énergie, 
fortifier, eonforter. Baré nâ 
dôlé, il a Leaueoup de foroe, il 
est très fort, vigoureux, puis- 
sant, riehe. Barélô nâ ko dôlé, 
je 1-ii-i éit donné beaueoup de 
foree, ge lui ai fait avoir b'eau- 
eoup de foree. Am ,nga âôlé, 
tu as de Iq foree, de l'éner- 
gie. V-asni nânu sa dôlé, on a 
diminué ta foree, ta puissanee, 
on t'a affaibli. .4/.: dôlé avee 
fOroe, énergiquement, vigoureu- 
sement, fortement, ampétueuse- 
ment. Dèl ak dôlé, prendre de 
fo.ree, eonquérir. Nakâ dôlé, 
être pauvre, n'avoir pas de 
ressouroes. Név-dôié, faiblesse, 
pauvreté. Epa dôle, être plus 
fort, surp'isser en foree. Nangu 
nga surna i alal, dâ nga ma 
epâ dôlé dâl, tu t'es eimpar' 5 de 
mes riebesses, e'est que tu ês 
plus lort. qu'e moi, voila tout. 
NkepèVdôle, prépondéranee de 
foroe et •le moyeis. 

DÔLÉ, v. t. doniiér de>? forees. 

DOLftNTIKU, v. n. aeeroilv^ 

DOLFIN b., e»pèoe de poisson. 

DOLI i>., 'iumône ove l'on 
fait avant et après le mâriage. 

DOLI, v. i. augjnenter, ajou- 
teiy multipiier, grossir, proion- 
gor, aoer .'itre, fjrtifier, pourr-ui- 
vre, '<l.>nner en sus. Dô ma doli 
dara'm? est-re que tu ne me 
dbhneras pV.i ei sus (du pri\^? 
Do/// bè ûa di f><h\ met.;-!o ;ik 



DOL 



-.57- 



DOM 



double. Nâ la Yalla doli! que 
Dieu te fasse du bien ! nam 
donné a une variété de lèpre. 
— b., ndoli g., augmentation, 
surplus, sureroit, redoublement. 

DOLIKU, v. q. être augmenté, 
aeeru, imultiplié, devenu grand, 
■nombremx, s'augmenter, s'ae- 
•eroitre, se multiplier. — b., 
ndoliku g., état d'être aug- 
menté, aetion de s'aeeroitre, de 
s'augmenter. 

DOLILO, v. t. faire aug- 
ment'er. 

DOLLVKÂ g., hameeon. 

DOLOHOM d., igname sau- 
vage de Sénégambie. 

DOLOL v., inseote rouge et 
Tioir qui mange le pain. de 
singe, le mil, ete. 

DOM d., enfant, fils ou fille, 
■eonsidéré par rapport. a son 
père et â sa mère ou a l'éga^d 
de l'un d'eux setrlement; " pro- 
géniture d'un animal queloon- 
que. Le ipère et ,tous s^s frères 
(oneles paternels) appellent dôm 
tous les enfants nôs de ehaeun 
d'eux. La mère et toutes ses 
so?urs (tantes maternelles) ap- 
pellent dôm tous les enfants 
nés de ohaeune d'elles. Dôm i 
hây, (enfants de pères) eou- 
sins, eousines, flls ou filles des 
yieux frères. Dôm i ndèyj (en- 
fanis de mères) eousins, eousi- 
nes, fils ou filles de deux soeurs. 
Bêm i yék'ak vôlu eousin ou 
■eousinè, fils ou fille soit du 
frère soit de la seeur. Dôm 1 ni- 
<dây (enfants d'onele), eousins ou 
oousines, enfants d'un frère par 
rapport aux enfants d'une soeur, 
Dôm u badèn (enfant de tante), 
•oousin, eovisine, enfants de la 
soeur par rapport aux enfants 



du frère. Dôm u ditlé, (enfant 
qu'on a d'avanee) beau-fils, 
bele-fille, enfant dont on a 
épousé le père oiu la mère. 
Dôm u ditlé du dôm, le bea.li- 
fils n'est pas un fils. (Prov. 
Vol.) Dôm u ndâlô, enfant adul- 
tédn (terme injurieux). Dôm u 
arâm, dôm i harâm, enfant du 
erime (terme injurieux). Dôm 
U far (enfant de l'amant), en- 
fant de libertinage. Dôm u Yôn, 
enfant de religion, enfant lé- 
gitime. Dôm i bûr, fils ou des- 
eendant de roi. Dôm u darbêt 
(erafant de neveu), petit-neveu, 
petite-nièee. Dôm du digèn, 
dôm u digèn, fille. Dôm du 
gôr, dôm u gôr. gareon. Dôm 
u dâmbûr,' enfant d'autrui. Lô 
sopa-sopâ dôm u dâmbûr, sa 
dôm a la ko >genal, quelque 
amour que vous ayez pour l'en- 
fant d'un autre, vous lui pré- 
férez enoore le vôtre. Dôm i 
Adamâ, /es desoendants d'Adam. 
Sunu i dôm yâ, notre posté- 
térité. — h., fruit d'un arbre 
ou d'une plante, et tout ee 
qui proeède d'une autre ehose 
eomme de son prineipe. On 
dit aussi: dôm u gâl, &\é; dôm 
u iaparkâ, ^espèee de maillet 
pour battre les pagnes. 

DOM b., d'ôm v fètal, pou- 
dre ipour les armes â feu. Dôm 
i tâl, oendre. 

DOM, adv. absolument. Ker 
gi lèv na ma dom, oette mai- 
s-^n n'appartient tout-a-fait en 
propre. 

DOM, v. a. surmonter. Dom 
nâ dlko'm, il a surmont/-. il 
a vaineu son earaetère. 

DOMDOMAT d., petit-fils, pe- 
tite-fille. 






DOM 



— 58 



DÔR 



DOMÔ, v. t. adopter pour 
son eniant. Yallâ nu dômô tâ 
batisé ba, e'est Dieu qui nous 
a adoptôs pour ses enfants uans 
le saerement de Baptême. 

DOMODÂ b., DOMODAH b., 
pilau, riz euit au jus de viande. 

iDOMPÂ, v. t. pineer, prendre 
fortement avee les doigts, eau- 
ser une douleur euisante. Suma 
lyir. dèf >ma dofnpa bu rnéti, je 
sens de vifs douleurs dans le 
ventre. 

DON, DO DI, ■ V. Di. Lu mu 
don? >qu'est-ce? Lu mu don on? 
qu'étail-ce? Lu rriû men â aon? 
quoique ee puisse être. Fu mu 
men â don, quelque part que 
eela puisse être. 

DÔN pour Di on, formé du 
temps passé du verlje Di. ■ — 
part. v. signe du passé reh'tif, 
et qrelquefois du eonditionnel. 

DOjNÂ, v. t. hériter de, avoir 
l'héritage ou la sueeession de, 
suoeéder â. Donu-ma sumâ bây, 
ndah suma nidây rèk, je n'ai 
pas hérité de mon père, ee 
n'est que de mon onde sèufe- 
ment. Lu ma 'ti dona? qu'est- 
ee qu'il m'en revient? 

DONALÉ, v. t. léguer, donner 
en héritage. 

DONÂLO, v. t. faire hériter 
de. 

DONDÂ v., motte de terre, 
' glèhe, tout objet sennblable. 
May ma doird'u sukar, donne- 
moi un moreeau de suere. 

DONDOL g\, appelé aussi ga- 
rap u laobê (arbre (]\\ laobé). 
C'est un bpimbax moins élevé 
que le hèntèngi, saris epines, a 
fleurs roses magnifiqnes. 

'DÔNGA. v. n. trembler par 
faible^e de neri's ou de vieil- 



lesse. — d., tremblement du 
eorps oeeasionné par la vieil- 
lesee ou les nerfs. 

DONGÂRÂT b., trembleur, 
eelui do.nt les nerfs sont agités 
par la maladie ou Ia vieillesse. 

DONKOTON b.., instrument 
de eulture. 

DONO (L, héritier, sueees- 
seur. 

DONO g., NDONO g., hérê- 
dité, legs. Bokâ na dono s il 
e-3't eohéritier. Han na ko dono, 
je I'ai déshérité. 

DOlNTÉ, opt. de Dôn. Dônté 
man, si e'était moi, quant k 
moi. Dônté sumâ sago, si eela 
ne tenait qu'â moi. Dônié sah 
at vènâ yôn, fût-ee même une 
fois l'an. 

D0R v., goéland. p 

DOR, v. t. oommeneer, dé- 
buter. Mingi dôr â dèm l'êgi 
nga dab ko, il ne fait que de 
partir, tu l'atteindras bientôt. 
Dôr â vah, eommeneer a par- 
ler, prendre la parole. D % ôr tâ 
kâv bè ii sûf, de haut en bas, 
a eommeneer par le haût jus- 
qu'en bas. — /)., ndôr g., eom- 
meneement, aetion de eonnmen- 
eer. 

DOR. v. i. frapper quel- 
qxi'un, le battre. Dôr mbèt, 
appliquer un soufflet, soufflff- 
ter. Su nu la dôré tâ béréb, 
bènèn yôn dô fa dèm, si l'on 
vous bat dans u'n endrôit, une 
autre fois vous n'y retourne- 
rez pas. (Prov. Yol ) — b.. ae- 
tion de fraprer quelqu'un, 
eoup. 

DÔRANTÉ, v. rée. se fraj.per 
mutnellement, s'e lirefi-apper. 

DÔR ATI, v. t. reeommerieer. 



DOR 



5g 



DUG 



DÔRDÔRLU, v. n. faire sem- 
blamt de eomraeneer. 

DORI b., ilèr presque entiè- 
rement usé. 

DÔRKÂT b., eelui qui frappe, 
qui donne des eoups. 

DÔRLÔ, v. t. faire frapper. 

DÔRLO, v. t. faire eprmmen- 
eer. 

DÔRLU, v. t. faire frapper 
pour soi. 

DOT v., pierre, silex. Dot u 
fètal, pierre a fusil. 

DOTx\, v. n. employer des 
grisgris ou remèdes supersti- 
tieux pour empèeher un es- 
elave ou un animal de se sau- 
ver. Ce mot désignt? propre- 
ment. Doyul â gis, e'est affreux 
les animaux en fixar/t la eo rde 
en terre. 

DOTOM, DETOM. v. n. avoir 
la langue pendante, avoir dif- 
fieulté de pronomoer oertaimes 
lettres ou eertains mots. — g , 
diffieulté de prononeer oertai- 
nes lettrès ou eertains mots. 

DOTOMKÂT b., qui prononee 
diffieilememt eertaines lettres ou 
eertains rmots. 

!>OTUL, DÔTU, DÂTUL pour 
du atui, du atu, v. aux nêg. 
ne plus. Dôtu-ma kô dèj je 
ne Je ferai plus. 

DOY v., espèee de fourmi 
^lianehâtre, puur tout le lesite 
semblable a eel'le appelée bôtul 
ou mané. 

DOY, v. n. suffire, être as- 
sez, suffisant; être digne, mé- 
riter. Doy nâ sib, e'est digne 
de haine, e'est odieux. Bu doy, 
bè mu doy, assez, suffisam- 
nient une manière d'attaeher 
a voir. 

DOYADI, DOYARI, v. n. être 



insuffisant, inepte, avoir peu 
d'esprit. 

DOYLÉ, v. t. avoir en suffiJ 
sanee, avoir as=ez, par e\len- 
sion, être satisfait. — g., sa- 
lisfaetion. 

DOYLU v. n. ôire eontent, 
=atisfait, avoir assez de, ôtre ras- 
sasié. Sêtal natal yi bè dovlu, 
regarde ees tab.eaux jusou'a 
satisfaetion. 

DOYÉRI, v. n. — g., V. 
Doéri. 

DU, DUL, Yoix- nég. de Di, 
V. s. 

DUF, v. q., être gras, re- 
plet, potelé, dodu pour les 
animaux, s engrais:er, devenir 
g^as. Mbâm su dûjé nêh tan 
ya, si l'âne èst gras, il réjouit 
les vautou.rs. (Prov. YoL) 

DUFÂY b., graisse, embon- 
point. 

DUGA, v. n. entrer, péme- 
trer dans, s'introduire, s'em- 
barquer. — b., nduga b., ae- 
tion d'emtrer, de pénétrer, de 
s'embarquer, marehandises. 

DUGAKAT b., qui entre, qui 
s'embarque. 

DUGAL, DUGALO, v.'t. raire 
entrer, faire pénétrer, faire 
embarqiier. 

DUGOR 1., DIGOR L, pomme 
eannelle siauyage, arbuste eiont 
l'éeoree des raoines infusée est 
bonne, dit-on, eomtre le rhume, 
l'asthme. Son 'fruit a le même 
nom. 

DUGUP d., mil', en généntl 
Dugup du dêh mukâ rên, le 
mil ne s'épuieera jamais rette 
année. Mpit'angâ ta bénténg, 
vandé nhèl âm anga t>a dugup, 
l'oiseau va se pereher- sur le 
i'romager, mais son esprit est 



DUK 



— 60 



DUY 



dans le rn.il. Dugup u mpitâ, 
mil des oiseaux, ou millet sau- 
vage que l'on mange en temps 
de disette. 

DUK 1., ce qu'iil y a de plus 
grossier dans le son du mil. Lô 
bês bês, dugup du ûâkâ duk, 
tu auras beau vanner le mi'l, 
il restera toujours du duk. 

DUKÂ ]., ruehe d'abeilles. 
Syn. Sungur. 

DUL, DU, voix nég. de Di. 
v. s. — ! interj. pouf! 

DfJL v., ordure, everément, 
(terme grossier). faire ses gros 
besoins. 

DULtiN v., 'eonstellation. 

DUMÂ, v. n. fouetter, battre 
de verges, ehâtier. — b., ndumâ 
g.; aetiofa de fouetter, punitton. 

DUMÂT b., amoree, appât de 
l'hameeon. 

DUMDUM b., éspèee de pois- 
son ayant un dard a la queue. 

DUN b., ile. 

DUNDÂ, v. n. vivre, être en 
vie, se nourrir. Sa bây ungé 
dundâ bèl tèy am? ton père 
vit-il eneore? — g., vie, exis- 
tenee. Dund'u bakân, eours 
de la vie. 

DUNDAKÉ g., liane donl les 
tiges très foliaeées se terminent 
par un fruit arrondi en forme 
d'une grosse ffaise, d'un goût 
as£ez agréable. Syn. Nandôk. 

DUNDAL, v. t. nourrir, en- 
tretenir, sustenter, donner I'ali- 
mentatioii. 

DUNDALKAT 1)., nourrieier. 

DUNDAhO, v. t. vivifier, ani- 
mer, faire vivre. 



DUNDALOKAT b., vivifioa- 
leur. 

DUNDANDO b., oontempo- 
rain. 

DUNDANI, v. n. aller men- 
dier sa vie eâ et lâ. 

DUNDÉ, v. n. vivre, se nour- 
rir. Amu-ma lu ma dundé, je 
n'ai point de quoi vivre. 

iDUNDU b., nouirriture, sub- 
sistanee, aliment, provision de 
bouohe. 

DUNGA v., plume d'oiseaju. 
Dungâ yu tût yâ, duvet. 

DUNGA, v. n. se remplumer. 
— v. t. (L) souffler le feu. 

DUNGUL b., pelote, peloton 
de fil. 

DUNl, v. n. ruminer en par- 
lant des vaehes et autres ani- 
m;aux ruminants. 

DUR, v. t. envelopper, met- 
tre dans une enveloppe. 

DURUS, v. t. réeiter de mé- 
moire. 

DUS. v. vague de la mer, 
houle, Iiamé', brisant. Rir i 
dûs, resae. 

DÛiSU b., (F) pièee de 10 sols, 
5o eentimes. 

DÛSU b., chique ou puoe 
pénétrante, espèee de eiron 
Syn. Digâ d. 

DUT, v. n. danser a la sal- 
timbanque. U 

DUTI (né), V. Bosèt (né). 

DUTKAT, NDUTKÂT b., dan- 
seur â la saltimbanque 

DUY, v. n. puiser de l'eau 
Syn. Bôt. 



D 



D, quatrième lettre de l'alphabet volof, représenle une .arti- 
eulation linguale et mouillée, qui n'existe point en franeais et 
qu'aucune oombinaison de nos lettres ne peut remdre exaclement; 
il faut l'entendre de la bouehe'des naturels. On peut en approehe/r 
assez exactemeit en s'efforgiant de iprc>noneer par une seule émis- 
sion de voix le d avee le / allemand ou avee le y eonsonne 
anglaise. D se prononee par expiration et par asipiration : Da, ad. 



D, oonsonne initiale de l'adj. 
déf. le la. Elle est très fré- 
quemment employée, miais i'l 
est bien diffieile de donner &ur 
son emploi d'autre règle que 
l'usage. Ndèy dâ, la mère. 
Dôm dâ, l'enfant. Niday di, 
l'onole. Rakâ di, le frère puiné. 
Vah di, le disieours. 

DÂ,"pi, DU, adj. déf. le, la. 
Dan dâ, le serpent (la). Dân 
di, le serpent (iei). Dân du, Je 
serpent (ioi ou la, indéterminé 
quant a la distanee). — , — , 
— , adj. rel. qui, que. Dôm dâ 
ma yoné von, l'enf;mt que 
jTavais envoyé. — , — , — , pron. 
rel. lequel, laque]ile. 

DÈNÂ, adj. et pron. num. 
un, une. 

DÈlNEN, adj. et pron. 
un aulie, une autre. 

DÉPÂ, adj. et pron. 
tout, toute, entier, entière 

DÔDÂ, pÔDU, adj. dém. 
(forme plus expressive que lia 
préeédenite) , ee, eette. Taibi 
dô-dâ gisu-ma ko, eette elé lâ, 



indéf. 



indéf 



DAB 



je ne l'ai (pas vue. — pron. 
dém. eelui-ia, eelle-la. 

DÔDÂLÉ, DÔDULÉ, adj. 
dém. (forme eneore plus ex- 
pres'sive que la préeédente), ee, 
eette. — , ipron. dém. eelui-lâ, 
celle4a. 

DAiN? adj. et pron. interr. 
quel, quelle? lequel, laquelle? 
■ DÂB, v. n. galoper. 

DABÂ, v. n. bourgeonner. — 
b., bourgeon. 

DÂBAL, v. t. faire galoper. 

DABANTÉ, v. n. aller et ve- 
nir. 

DABAR d., épouse, femme 
miariée. Daibar <du mag. seeur 
ainee de il'épouse. Dabar du 
ndav, steur eadette de l'épouse. 
Ntamén u dabar, frère de 
l'épouse. — b. Debar d , dévér 
b. (L) médeein du pays qui 
use de supeneheries et de sor- 
eelleries. 

DABARAN, DÉBARÂN, v. n. 
exercer le metier de médeein 
du pays avee les supereheries, 
les grigris et les soreelleries. — > 



DAB 



62 



DAG 



b., ndébar g., médeeine empi- 
rique, eharlatanisme, grimoire. 
DABARÂNKÂT b., médeein du 
pays. Darak mô di saha'm da- 
barânkâl, le malade est le gre- 
nier du médeein. (Prov. Vol.) 

DADÂ, v. n. passer par oû 
l'ori ne eroyait pas passer, ehan- 
ger de route, quitter le ohe- 
min que l'on avait pris pour 
suivre un autre, s'éearter de 
la route. Syn. Moy. Dadâ tâ 
aha, aller faire ses gros besoins 
(terme honnêle). Daidâ, bûr fari 
t&, satlsfaire ses besoins natu- 
•rels est un roi puissiant. 

PADAMAL, v. t. eommeneer 
trop tôt. 

DADANTI, v. t. redresser, ap- 
puyer. Su nit gisé asaman di 
deng.â, mu dadanti ko, si quel- 
qu'un voit le firmament pen- 
ehé, qu'il le redresse. 
.DADARNI b., bouillie très 
épaisse. 

DADÉ b., puits ereusé dans 
le roe. 

pApU, v. n. mettre s.a oon- 
fianee en quelqu'un. Dadu nâ 
fâ Yalla, j'ai mis ma oonfianee 
en Dieu. 

PA.ÉL b., animal oarnassier. 

DAÉTIDAÉTI, v. n. V. Day- 
dayi. 

DAFAL, v. t. enfiamiiner, 
faire bien prendre le feu. 

DAFAlN b., remède eontre les 
maux de poitrine, appelé aussi 
garap u Doalâ (remède de Joal) 

DAFANDU, v. pr. se lenir a, 
se oramponner a, dépendre de. 
Tâ Yalla lâ nu dafandu, nous 
ne dépendons que de Dieu. 

DAFÉ, DAFÉY, DAFÉN, v. q. 
être diffioile, ardu, pénible, 
malaisé, ineommode, rigide, 



sévère. Bu dafén, diffieilement 
— , — , — , v. n. être eher, eou- 
teux, d'un prix élevé, être 
rare. Dugup dafén nâ lôl lêgi 
ti dekâ bi, le mil est aotuelle 
ment fort eher ou rare dans le 
village. — g., diffieulté, ineon- 
vénient, eherté, sé>;érité. 

DAFÉAY b., diffieulté, eherté, 
rareté, rigidité. 

pAFÉLÔ, v. t. rendre diffi- 
eile, rendre eher. 

DÂFUR, v. n. être enragé, 
raeonter eomime foreément ses 
aetes. — b. ndâfur g., rage, 
aetion de raoonter foreément 
ses aetes. 

DÂG b., (S), tas de mil dé- 
posé avant de le mettre dans 
le grenier. Syn. Lef b. (K), 
dandâ b. (L). 

DAG, v. q. être prêt, arrangé, 
tout disposé pour un voyage 
ou une entreprise. Dag nâ, je 
suis prêt. Sumâ ydram dagul, 
je suis indisposé. — b., dispo- 
sition, état d'être pret pour un 
voyage ou une entreprise. 

DAGADI, indisposition, ma- 
laise.. 

DAGAL, v. t. disposer, pré- 
parer, arranger tout pour un 
voyage ou pour une entrep"ise. 
— b., aetion de disposer, de 
préparer, parade. 

DAGAO b., variété de hari- 
eots rouges. 

DÂGAR, DBGAR, v. n. avoir 
la teigine, être teigneux. Syn. 
Gégir. — b., teigne. 

DAGARKAT b., teigneux. 

DAGLÉ, v. n. avoir les elio- 
ses bien disposées avoir les 
ehoses en ordre, avoir fini ses 
préparatifs, être piêt. 



DAG 



63 



DAK 



DAGLU, v. réf. se disposer, 
se préparer pour une entre- 
p.riise. 

DÂH g., algue. 

DÂH. v. n. êtré dans ll'inauié- 
tude, être dans l'emtoarras, être 
troublé. — g. ndâh g., per- 
plexité, embarras, anxiété, in- 
quiétude. 

DAH, v. n. mordre a l'ha- 
meeon. 

DA'HA d., NDAHA d., en- 
erier, petit vase. 

DAHAH d., vaohe â lait. 

DAHAL. v. t. mettre dams 
rernbarras, dans l'inquiétude, 
dans iragitatioin, troubler. — 
g., aetion d'embarrasser, dé- 
rangement. 

D4HALTJR b., vieux boue 
puant. 

DÂHÂiN, DAHANU, DAVANU ; 
v. n. se eoueher sur 3e dos. 
Syn. Tânu. 

DAHANTO, v. t. mignoter. 

DAHAR g., nénuphar. On en 
distingue cinq variétés au Sé- 
négal, a fleurs jaunes ou blan- 
ehes. 

DAHARFF/r v. V. Darôi'i. 

DAHARI, v. t. reeiter par 
eevur, de mémoire. 

DAHARIKAT b., réeitateur. 

DAHASÉ, v. t." eonfondre, 
iliélange", mêler; * brouiller, 
troubler, bou!ever*er, semer 
la diseorde, eilaler. — b., eon- 
fusion, mélange, déso]d,e,- pêle- 
m"">. 

DAHASÉKÂT b., perturba- 
teur, séditieux. 

DAHASO, DAHASU, v, p. être 
pêle-mêle, oonfondu, mélangé, 
brbuillé, eonfus, se môler, 
s'emibrouiller. Lef li dbfâ da- 



hasô bè ham'atul, e'est un pôle- 
rhêle a n'y rien oomprendre. 
Bu dahasô, pôle-mêle. 

DAHATU g.,,(M.) solanée res- 
semblant â ""l'aubergine, plate, 
ronde, douée d'une amertume 
assez prononeée; très employée 
pour assaissonner les meits in- 
digènes. Dahatu dâng ou ba- 
tansé golo, solanée eomerte 
d'épines droites et fortes sur 
la tige et les nervures des feuil- 
les. Syn. Garap u nag. 

DAHAY b., instrument de 
eulture. 

DAHÂY b., aigle du pays. 

DAHÉ, v. t. diseerner, expli- 
quer, démontrer, prouver — 
b., diseernement, explioation. 

DAHÉO d., jeune fille ehaste 
et pure. 

DAHLÉ, v. n. avoir de quoi 
s'inquiéter, avoir sujet de se 
troubler, être inquiet. — b., 
état d'inquiétude, d'hésitation, 
d'ansiété, de trouble. 

DAHLU, v. t. tirer la ligne 
de l'hameoon au moment oû 
le poiss-on y prend. — b., ae- 
tion de tirer l'hameeen. 

DAHNAT g., variété de gres 
mil, a épis serrés, ee'ntournés 
en formè de erosee. 

pAHOY b., noyau du néu. 

D\HTANDf:M v., gros frelon 
noir. 

DAK v., trait ou javelot 
pointu, quelquel'ois armé d'un 
moroeau de fer aigu. 

DAK I BAHON, espèee de tu- 
lipe du pays. 

DAK, v. t. regarder quel- 
qu'un fixement. Né dak di dé- 
glu, être tout yeux et tout 
oreilles. 



DAK 



64 — 



DÂL 



DAKA d., mosquée ou lieu 
déeouvert oû les mahométans 
font la prière. 

DAKARLÔ, v. n. être 'faee- 
a-faee, voir faee-â-faoe. Bu da- 
karlô (loe. adv.) faee-â-faee, de- 
vant. 

DÂKÊR d., eheval rouge. Dâ- 
kêr du nûl i ôm, eheval rouge 
aux genoux noirs. 

DAKOLON g. V. Usuninfing. 

DA'L, v. t> entasser, amon- 
eeler, faire un tas de sable ou 
de terre. — b., tas, moneeau, 
éminenee, Dâl i sûf, tertre, 
but, ojliline, petite hauteur. 

DÂL. v. n. manquer de l'une 
des deux dents supérieures de 
devant, ou de l'une et de l'au- 
tre. — b., lia privation d'une 
dent ineisive supérieure, ou 
des deux dents. 

DALA, v. n. passer une ri- 
vière ou un bras de mer avee 
'une embaroation ou â la nage. 
— b., trajet par eau, passage 
d'une rivière. 

DALAH, v. t. disperser, dis- 
séminer pêle-mêle, boulever- 
ser. — b., dispersion, dissémi- 
nation, bouleversement. 

DALAH, v. n. se eailler et 
former des grumeaux. — b., 
aotion de se eailler et de for- 
mer des gru\meaux. 

DALAHÉ, v. t. bouleverser, 
éparpilfer. 

DALAHU, v. p. être boule- 
veirsé, éparpillé. 

DALÂKÂT b., eelui qui passe 
a travers une rivière ou un bras 
de mer, passeur, bâtelier. 

DALÂL d., e&pèee de ohenil'le 
qui ne pique pas. 

DALAM b., rayon de soleil, 
de lune. 



DALAMBAM g., ébène du 
pays. C'est un arbre atteignant 
parfois cinq a six mètres, a 
gousses très eomprimées. Le 
eoeur donne un bois presque 
aussi noir et aus,si dur que le 
véritable ébène. Syn. Gétém- 
bâm. 

DALAN, v. n. aller par ei 
par la â la reeherehe de quel- 
que ehose. 

DALAiNGAR g., kanda sau- 
vage. 

DÂLARBI, v. t. tourner en 
sens inverse. Syn. Bétanni. 

PALDALI, v. m. sauter de 
joie ou de douleur. — b., aotion 
de sauter de joie ou de dou- 
leur. 

DÂLÉ, adj. et pron. dém. 
dér. de Dâ, di, du. 

DÂLÉ, v. t. oonsoler quel- 
qu'un a l'ooeasion de la perte 
el'un parent ou d'un ami, 
prendre j-art â sa douleur, lui 
faire ses eondoléanees. T'f're u 
dâlé, lettre de oondoléanee 

DALÉ, v. t. faire passer un 
eours d'eau â quelqu'un. 

DALliM. V. Délèm. 

DALÉN, v. t. rembarrer, re- 
pousser. — adv. sup. avee né. 
Né dalèn, arriver subiteujent 
devant quelqu'un. 

DÂLÉSI, v. t. venir faire ses 
eondoléanees. Dâ ma la dâlés* 
yây. ' je viens vous faire mes 
oondoléanees, ma bonne d.ime. 

DÂLÉSIKAJ b., eonsolateur, 
_ qui vient faire ses eondoléan- 
ees â l'ooeasion de la perte 
d'une pei^sonne; Paraelet. 

DÂLÔ, v. n. oomimettre un 
aduiltère, vivre en adultère, sur- 
tout en parlant des femmes infi- 
dèles a leurs maris. 



DAL 



G5 



DAM 



DALOIL V. pr. se eoaguler. 

pALOKAT b., qai oormmet 
l'adultère. 

DALORÉ d., exploit, haut 
fait, bé$es aeti'ons d'un per- 
sonnnge. Ham nâ dalorê'k ma- 
nôrê'k solô'm yépa, je eon rais 
toute son histoire, ses exploits 
et son earaetère, je sais tout ee 
qu'il a fait en bien oommè en 

maâ. 

DÂLU, v. pr. se oouvrir d'un 
tas de terre ou de sable. 

PALU, v. n. avoir les deux 
dents ineisdves supérieure? li- 
mées â tleurs angiles intérieurs. 

DAM, ,v. t. piquer, pereeir, 
blesser avee une pointe, aiguiil- 
lonner, poignarder. entailler 
des palmiers pour en avoir du 
vin. Dam na ma pingu, il m'a 
piqué avee une épingle. Dam 
nâfiu ko hêr, ils Font blessé 
avee des pierres, ils l'ont la- 
pidé. ' Damangii-na ttr yâlé, eei 
n'a pas enoore tiré du vin de 
ees palmiers lâ-bas. Dam bè 
mu né fel, ou bè né sar, ou 
bè né mel, transpereer, per- 
eer de part en part. Dam digû, 
jouer un jeu de pelote. Dam. 
tontom., se ooudoyer. 

DAM b., eaptif, esolave, serf. 
. Dam ndèy dugup (esolave de 
la mère du mil). C'est un eis- 
sus que l'on eonfond au pre- 
mier abord avee la vigne s(»u- 
vage, tige ronde, rouge en 
haut, fleurs d'un rose pâle. 
On regarde . les J'ruits eoimme 
vénéneux. 

DAMA d., paix, tranquillité, 
ealme. Dam'u yaram, bonne 
santé. Lôlu damâ lâ'm? Cela, 
est-oe bien ? est-oe une ehose 
eonvenable ? Lôlu du dama 



ndm, rertes oe n'est pas bie.n. 
Li ma la bega vah, damfi la, 
ee qué je veux te eli're est une 
ehose favorable, ee n'est pas 
une mauvai.-e nouvelle. Ti 
damâ ! adieu, au revoir (au 
sing.' eomme au plu.r.) Dèsal 
ak damâ, re=te en paix. Dèmâl 
ak dama, va-t-en en paix. Èn- 
dul.ak darna, passe la journe'e 
en paix. Fanânal ak danm, 
passe lia *yuit en paix. A to'u- 
tes ees iformu'les d'adieu on 
répond: Dama'k damâ, ou sim- 
plement ti damâ, ou dama ou 
dam. Dama ng'âm? (pour 
damâ nga a.m). Dama sa? eom- 
ment te portes4u? Damâ ngên 
am? oomment vous portez-vous? 
On répond touiours: Damé dâl, 
ou damâ dâl ndah sa damû, 
je me porte bien, et vous? On 
oontinue les demandes : Sa 
yaram dama? es-tu en bonne 
sanié? Sa Jeer dem^? se porte- 
t-on bien chez vous ? La ré- 
ponse est toujouirs: Dama dâl. 
liêr damâ dâl a fâ hèv? ea va- 
t-id bien â' Gorée? Dama . rèkâ 
di, ou damâ rèhâ a fâ hèv, 
fout va bien, tout est en paix. 
Défar dama, paeifier, mettre la 
paix. Ak damii, paisiblement, 
paciriquement, tranquilleme,nt. 
Nit i dama, homme paisible, 
qui n'est point traeassier. Baré 
nâ dama, il est fort paisible, 
très pacifiqtie, bien" tranquille, 
silencieux. Am damâ, se por- 
ter bien, ètre tranquille. Halèl 
bilé du ami dmriû lul su doté 
ta lâ mu bégâ, eet enfant n'a 
point de repos qu'il n'ait ob- 
tenu ee qu'il veut. 

pAMAL, v. t. asservir, rén- 
dre eselave. 



DAM 



06 



DAM 



• DAMALA g., girafé. Syn. Gé- 
lèm u alâ. 

DAMÂLÉ b., eoneurrerit, ri- 
val pour une plaee. 

DAMANO rL, teimps, époque. 
Tâ damano dôdâ, en oe temps- 
lâ. Nit u damano, un homme 
qui m'est pas sûr, a qui on ne 
peut se fier. 

DAMANTÉ, v. n. dér. de 
Dam, etre teehelé. 

"*I)'AMANTÉ, v. rée. s'eivtre 
peroer. 

DAMANTÉ, v. rée. se saluer 
mutuefleiment. 

DAMAO g.. arbre dont les 
feuilles et les raeines servent â 
soigner la ièpre. 

DAMÂR d., plaie sur le dos 
du ehevail. 

DÂMARLÛ, v. n. se dispu- 
ter avee quelqu'un. — ])., dis- 
pute. 

DÂMARLOKAT b., disputeur. 

DAMAY, v. n. êtfé laid. 

DÂMEA. v. t. déiayer, re- 
muer quepque ehoee dans un 
liquide avee la main pour le 
faire infueer plus vite. Dam- 
bâl dahar ta ndoh, délaye du 
tamarin dans i'e;uj. 

DAMB'AB SUKÂR, eanne a 
suere. 

DAMBÂ b., DAMBADOB b., 
oieeau trompetle portant une 
aigrette jaune sur sa tête. 

DAMBAL g., arbre très toufl'u 
a larges feuitles rouges eoi grap- 
pes, fruit gros, aiionge en forme 
de saueissom, d'oû son nom de 
« saueissonnier ». 

DAMBÂR b., preuv, héros, 
brave. 

DAMBAT, v. n. parler oa et 
la de oeis affaires, de ses peines 
jusqu'a molester les auditeurs. 



DAMBATU, v. n. se plaindre, 
murmurer quand on est dans 
l'embarras. — b., plainte-. mur- 
mure. 

DAMBU, v. n. s'insurger, dé- 
.serter, quitter son maitre, so>n 
ehef. Nit men nâ dambu Yalla 
Borom âm ti adunâ si, vandê 
du kô dambu tâ lâhirâ, l'homme 
peut abandoinner Dieu so.n mai- 
t,re en ee inonde, mais il ne 
lui éehappera pas dans l'autre. 
— g., désertion. 

DAMBUKAT b., qui a déserté 
son rnaitre, son ohef. 

DÂMBUR b., homme libre, 
indépendian!,. bourgeois, pro- 
priétaire, homme d'honneur, 
" personne reopeetab'e, autrui. 
K è v u y en, d tim bûr yi, b o n - 
jour, mej-sien.rs. Varula ko 
von vt, vah tâ kanam i dâm- 
bur, tu n'aurais pas dû le dire 
devant des perso'nnes respeeta- 
bles. Danvbûr Jâ, je suis un 
homme libie. 

DAMDAM b., piqûre, bles- 
sure, plaie. 

DAMÉ, v. n. ooneou'rir, riva- 
iLsér poû'r une piaoe, blesser. 

DAMKÂT b., piqueur, eelui 
qui blèsse. 

DAMDIGA, v. n. jouer â la 
bai'te. 

DAMRAT g., oombietum â 
larges feuiiles. 

DÂMSJRA d., petit poisson 
amphibie ayant de gros ,yeux 
sortant de h\ tète. 

DAMU g., aiguille, quand on 
en parle pendant la nuit. — 
v. p. ètre piqué, bles.se avee 
une pointe. Se dit en parti- 
eulier des piqûres que se font 
les jeunes négresses sur les lè- 
vres pour les faire noireir 



DÂM 



— C 7 



DAN 



DA.MU, v. t. adorer, seryir, 
faire le servioe d'eseliave. Yalla 
dnl a mât â dâmu, Dieu seul 
éstt ladorab'le. 

DAN, dér. de Dâ, di, du, 
adj. inter. quel? quelle? Dan 



dân? quel serpent? 



pron. 



inter. leqxiel? laquelle? 

DÂN d., serpent en général. 
Syn. Ndoh-sûf. Dân u nangor 
da, vipère noire, ou gros ser- 
pent noir très dangereux. Dân 
u gêt, anguitle de mer. Syn. 
Sig. " 

DÂN, NDÂN m., grande ehe- 
velure. 

DANÂB, DONÂB d., ehat. 
Syn. Mus. 

DANAGAY, v. n. être a nioi- 
tié ivre, nân bè danagay, boire 
jusqu'â être â moitié ivre. 

DANASÂ, DANASÉ d., sépuil- 
ere, eimetière.des mahotmétans. 

DANDÂ g., termi.tière, ou 
grand tas de terre en forme 
de pyramiJe, ayaat que.Ique- 
fois deux ou trois mètres de 
diamètre â la base, et trois 
â quatre mètres d'élévation, 
élevé par les termites dans les 
ehamps. — b., (L), tas d'épis 
de mil déposé avamt de les 
serrer. dans le grenier. Syn. 
Lef b. (K), dâg b. (S). 
* DANDÂ, v. n. etre subit. 
Dè' gu dandâ, imort subiite 

DÂNDAHltR b., gravier pour 
faire du mortier. 

DANDULUP g., eorniehon 
sauvage \ 

DANÉV d., NDÉNIV, d., autre 
monde. Teradi ègul danév, tant 
qu'on se tourne et se retourne, 
étant oouebé, on n'est pas en- 
eore arrivé dans l'autre monde 
(Prov. Vol.) Dâykât i yah dèm- 



til danév, le marehand d'os 
h'ira jamais dans I'autre monde 
(pour vendre sa marehandiee) 
(Prov. Vol.) ; ear ' o.n suppose 
que l'auire m on.de n'est eom- 
p os é q ue d 'osse men ts . 

DANGA, v. t. lire, étudier 
dans un livre, réeiteir des priè- 
res, faire un offioe d'église y 
assister. Men ngâ danga'm ? 
sais-tu lire? Men nâ danga vo- 
lof, vandé menu ma dangâ 
dang'i tubâb, je sais lire le vo- 
lof, mais je ne oo.nnais par la 
Veture des blanos. Men ngâ 
dangâ saplèt ba'm? sais-tu ré- 
eiter le ehapeLei? — b., lee- 
ture, étude ; offiee religieux en 
géneral. 

DANGÂKÂT b., leeteur, qui 
étudie, qui préside les prières 
ou les offiees de l'Eglke. 

DANGAL, DANGALÔ v. t., 
faire lire, faire réeiter ou ap- 
pren dre les prières. Labé, dan- 
gal ma, abbé, appiends-.moi la 
prière. 

DANGALKÂT b„ dénoneia- 
teur, rapporteur, raoonteur. 

DANGÂLU, v. t.. se faire lire 
â soi. 

DÂNGÂR, v. n. avoir deux 
dents superposées. — b., qui a 
les dents superposées. 

D.\_NGÂRO d. r maladie. 

DANGÂSI, v.n. venir a l'éoole, 
a uoo offiee ou exercice reli- 
gieux. Dangâsi nga vêpar tèy? 
as-tu assisté aux yêprés au- 
jourd'hui? Dèt, da ma dôn dan- 
galudi sumâ tê'r'è bi nu ma 
bindâ, ;non, paree que j'ébus 
allé me faire lire la lettre qu'on 
m'a é'-rite. 

DANGAT, v. t. raeonler, rap- 



DAN 



08 



DAP 



porter, répéber, déelamer, ex- 
pliquer. Syn. Faramfaté. 

PANGÂTAL, v. t. developper 
pour, expliquer pour. 

DANGÂTU, v. n. délirer, par- 
ler â torl et a travers. — b., 
délire. 

DANGÊR b., troisième femme 
d'un polygame. 

DANGI, v. n. ai'er â l'éeole, 
aller lire ou étudier, aller a 
un offiee religieux. 

DANGOKÂT b., funambu/e. 

DANGU b., Eglise (soeiélé ou 
bâtiment), temple, éeale. Dangu 
bu tûti, obapelle ou oratoire. 
Dangu katolik, Eglise eatboli- 
que. 

DANGUKAY b., DANGUNÉ b., 
éeole. 

DANHÂ b., jeune personne, 
demoiselle, maitresse, amante, 
bonne amie. S.'il y a eu des 
rapports eharnels, on dit: dé- 
malé, ndav. 

DANHARFÈT v. V. Daron. 

DANHAY d., omoplate. 

DANKÂ b., toiture de gre- 
nier, de euisine, ou de hutte 
dans les ohamps. 

DANKÂLÂR (]., gros soor- 
pion. 

DA'NÔ, v. n. ee voir faee a 
faee, être â l'opposite, se trou- 
ver vis-â-vis, faee-a-faee. Bô 
dânô'k Yalla siinu Borom bii, 
kéro mpént'âm, bôba nga dag- 
dagi ak ragal, quand tu-te ren- 
eontreras faee-â-faee avee Dieu,. 
notre Seigneur, au jour de son 
jugement, e'est alors que tu 
trembleras de orainte. 

DANTA b., DENTÂ b., soleil. 
Danlâ bi mô di bûr i nitu, le 
soleil esi le roi des flambeaux. 
Bu danta bâ- fenke, au lever 



du soleil. Bu danlâ bi sôé, au 
eoueher du soleil. Danta bâ 
féntâ na, il y a un balo au- 
tour du soleil (le soleil tient 
oonseil) . 

DAfJU, v. p. être éehevelé. 

DAP, iNDAP, eau »tagnante 
dans les ehamlps. 

DAPÂ, v. t. prendre, tenir, 
empo>igner, siâisir, serrer, attra- 
per, s'emparer, posséder, avoir. 
DajAl tank>d bi, empoigne eette 
jamhe. Dapot nâ ma tâ su'ma 
malân, iii m'a attrapé par mon 
pagne. Nd- h dapu len pris lêgi? 
n'avez-vous pas en ee moment 
de tabae «1 feuille? Abal m'a 
sa dâsi. Roponse: Dapu-ma ko. 
Prête-moi ton sabre. Réponse: 
Je ne l'ai pas. Dâpâ gémén, 
dapâlamén, ne rien dire, gar- 
der lé isilenoe, lé seeret, être 
di>3 e j e t . Dapâ bir, eo nee v o ir . 
Dupâ sa bepû, obsener la tem- 
péranee. la eontinenee, se res- 
peoter et ..e faiie respeoter dans 
sa ooffduiiO. — v. n. êbre pris, 
en parlant de sooidure, de ool- 
lage. ete. — v. n. être oeoupié. 
Dapâ na, ou lohô'm dapâ nâ 
lêgi, il eit oeeupé en ee mo- 
menl. Vûy, bayi ma, suma 
loho dèfâ dopa, ni&n aimi, 
laisse-moi tranquille, je suis 
ooeupé. — s'attaeber â, êtr*. 
fidèle a, meUre sa eonfianee en 
quelqu'un, s'adonner a. Dapal 
ti Yalla, môm du vota kêna, 
attaohe-toi â Dieu qui n'aban- 
donne ' personne. Munga dapâ 
ti nân, il s'adonne a la bois- 
son. — s'emploie en parlant 
d'éelipie. Dantâ bâ $apa na 
vêr vi pi gudi gi, il y a eu 
éoliipS'O de 'lune oette nuit (m.r^ 
a-m. le soleil a attrapé la lune). 



DAP 



DAR 



— />.. ndapâ m., prise, retenu, 
aetion <!e prendre, ou état 
d'être pris. Dap'u Yalld) para- 
lysie. Dap'u dantâ bâ, éeltpse 
de soleil. Dap'u vêr va, éelipse 
de lune. 

DAPÂNDI, v. n. n'être pas 
oonstant ni dans le bien ni 
<lans le mal, être ehangeant. 

p\P\\DTKU, DAPANUU, v.p. 
être oramponné â, être appuyé 
des mains oontre quelque ehose, 
s'aeeroeher a quelqu'appui pour 
me pas tom.be r. 

DAPANTAN b., polype trans- 
parent. 

DAP I BAHON, solanée a 
fleurs blanohes ern eyme. 

DAPU b., poignée, manehe 
d'un instrument, anse d'un 
vase. 

DAPUKAY b., anse, erampon, 
attrapolr, trappe, piège pour 
pre::idre el&s anhrKUix. Dapu- 
ka,y i dinah, ratière, souri- 
eière. 

DAR, v. n. eoûter, valoir, se 
vendre. Lilé lu mu dar? eom- 
bien eeei vaut-il? Fuk'i derem 
iâ dar, eela vaut, eela a eoûté 
.dix gourdes. Dugup dar nâ bu 
bâh legi M Bèr, lé mil se vend 
'bien a pré^ent a Gorée. Denka 
bl ma la dôh on, su daré, nga 
yone ma ndèg lâ, tu m'en- 
verras (le <prix du eoton filé que 
je t'ai remis, s'il se vend. — 
être valable, bon. Nènda nânu 
ma, vandé nèndâ gâ darul, on 
m'a vaeeiné, mais ile vaeein 
n'étaii pas bon. Ku baptisé nit, 
mu ban ko nangu, batisê'm da- 
rul, si on baptise un homme 
oontre sa volonté, le bapteme 
n'est pas v.^able. 



DAR b,, eaméade,- eispeoe de 
poivre du pays. 

DAR d., eispèoe d'éou.reuil 
qui vit sous terre. 

DÂR. v.n. <passer par un en- 
droit, passer â un autre sujet, â 
autre ehose. Dâr na filé sanhâ t 
il a passé ioi tantôt. Mangé dâr 
suma ker'bây, je vais passei* 
a la maison de mon père. Dé- 
mantu-len bu bâh têré bilé, 
sôg â dâr tâ bènèn bâ, appre- 
nez bien ee Mvre, ensuite vous 
pas.serez â l'autre. — b., pas- 
sage sur un ehemin. Dâr u 
put bâ, nosud de la. gorge. — 
v. n. faire la guerre de reli- 
gion. Sérifi yâ dâr nânu, les 
maraibouts ont fait la guerre 
de reiligion. — b., guerre de 
religion faite par les musul- 
mans. 

DAR. v. t. mélanger deux li- 
quiides. Daral sangara si ak 
ndoh, mélange le sangara avee 
de l'eau. 

DARÂ b., tak'ub darâ (le) 
earpe, artieulation entre l'avant 
bras et la main. Anneau de per- 
le autour du poignet. 

DARÂ, DARÂ, v. e. qui sert 
dans les loeution's suivantes. 
Dar-a kèu (iau sing.). darâ ngên 
kèu (au plur.), salut du ma- 
tin jusqu'a 10 heures. DaPâ 
kèndu (au s.i>ng.) dara ngèn 
kèndu (au plur.), salut du be- 
tèk, depuis 10 heures jusqu'â 
vers k beures. Darâ gonal (au 
sing.) darâ ngen gonal (au 
plur.), salut du soir, depuis 
h heures jusqu'â 'la nuit. On 
r^pond toujouxs: Vav. 

DARA DEF ou DARA DEF, 
DÈRA DÈF (au sing.) DARA 
NGEN DEF, (au plu), merai 



DAR 



70 



DÂT 



pour un dotn, une réoompense, 
un servioe. — , — , bravo! <ex- 
pression pour enoourageir quel- 
qu'un au travail, pour le louer 
ou le remereier a eause d'une 
aetion ou d'un serviee. Quand 
on passe â eôté de quelqu'un 
qui travaille ou qui revient du 
travail, on le salue par eette 
loeution. 

DARAB d., perle. 

DARAF d., ehef de village 
ou de provinee, prernière di- 
gniié après le roi dans les an- 
eiens royaumes du Gayor et du 
Saloum. Daraf i voé, eoryphée, 
ehef du ehant. 
- DARAK b., malade. Lu da- 
rak boné-bon, men nâ vakâ 
niu, quoique le malade so.it 
très imal, il peut toujours étran- 
gler un mort. (Prov. Vol). 

DARÂMÂ d., applaudisse- 
ment, imérite. 

DARÂMAL, v. t. applaudir, 
rendre gloire. 

DARAT, v. t. étriller, pei 
gner. 

DARATU b., peigne. 

PARBÂT b., DÉRBÂT b., ne- 
veu, nièee, enfant du frère par 
rapport a la seeur, enf.ant de 
la seeur par rapport au frère. 
Dôm u dârbât, petit-neveu, pe- 
tite-nièee, dans le même sens. 

DARGÂ b., propriétaire d'un 
grand troupeau. 

DARGON b., araignée. Dar- 
gofi bu réy, tarentule. Am- 
poules plus ou moins gros- 
ses., très douloureuses, oouvrant 
une partie du eo.rps. 

DARKOPÉ b., ehef de village 
dépendant d'un autre. 

DARLÔ, v. t. faire vaioir, 
rendre eher. 



DÂRO b., anneau, bague, 
bouole. Dûro' nopâ. pendant 
d'oreilles. Daro' bârâm, an- 
neau du doigt. Dâro'talalâ t 
ehainon, anneau d'une eharne. 

DARON v., DAHARFÊT v. r 
dorade, espèoe de poisson. 

DARTÂ, v. t. peigner, dé- 
mêler les cheveux avee un 
peigne. 

DARTU, v. réf. se peigner, 
se démêler les oheveux. 

DARATU b., peigne, démê- 
loir. 

DÂRU, v. réf. se ehauffer au 
feu. 

DARVÈN v., erin. 

DAS, v. t. oouper, défrieher. 

DÂS y., vents alisés. — v., 
aneêtres. 

DASAN b., seie, espèee de 
gros poisson. 

DASÉR b., espèoe de tortue 
amphibie. Syn. Hom. 

DASI d., sabre, épée. . 

DA3IK d., oâi-man: 

DASIR g., animal stérile. — 
g., stérilité, en parlant des ani- 
maux. 

DAT y., eharmes, enehan- 
tement. 

DÂT g., braneard, pour por- 
ter les morts selpn l'usage du 
pays. * 

DATA d., eulotte, ealeeon. Su 
dul kon datâ, duli ây, sans 
la eulotte la prière (des mara- 
bouts) serait indéeente. (Prov. 
Vol.) 

DATANe, v. t. mettre des 
entra^es aux pieds d'un ehe- 
vai. — b., entrave d'un ehe- 
val. 

DATI b., terre laissée sans 
être eultivée. 



DÂT 



di': B 



DÂTÔB. b., ehampignon eo- 
mestible.. Syn. Sambalih. 

DÂTU, DATU, v. n. s'ap- 
puver sè% poings sur les ban- 
ehes. Dâtnl mâtul a vah so- 
tèt, inutile de dire â la saute- 
rel'le de se mettre les poinigs 
ou pattes sur les hanehes (Prov. 
Vol.) 

DÂTUR, V. Dètur. 

DÂV, y. e. ponr saluer ou 
pour expriimer ses oondoléan- 
oes a quelqu'un après un 
malheur ou une perte. Dâv sa 
dôm, après la mort â"u>n en- 
fant. Dâv sa gâl, après* la perte 
d'un navire. Au pluriel, on 
dit: Dâv-lên. R. Dâv sa vaiâ, 
dâv-len sen valu. 

DAYÂLÉ, v. t. prendie une 
personne ou une eliose pour 
une autre, eo'nfondre. Da nga 
ma ddvalê'k Nohor, e'est que 
tu me pre:rds pjur Gnokhor, 

DAVANU, (L) v. n. V. Da- 
hanu. 

DAVAR d., ivoire, morfil. 

DAVDIN b., DAVRIN b., in- 
tendant, goinerneur, proeu- 
reur, éeonoane. 

DÂY, v. t. vendre, aliéner, 
débiter. Dây ak dènda, dây di 
dendu, eommereer, exercer le 
métier de revendeur. Dây sa 
bakân, vendre la vie, risquer, 
hf^arder 'la vie. Lilé lô kô dâé? 
oombien vends-tu eela? Dây nâ 
ko, je l'ai vendu. 

DAYAHU, v. pr. s'assoupir, 
somimeiller, de manière â lais- 
ser tomber la tôte tantôt d'un 
eôté tantôt de l'autre. Syn. Ge- 
mèntu. 

DAVÂLÉ, v. t. vendre une 
ehose en même temps qu'une 
autie. 



DÂYÂTU, v. n. faire profes- 
sion de revendre, eommereer, 
par éehange, faire la profession 
de traitant. Syn. Dulâtu. 

DÂYÂTUÂN, v. n. s'en altei- 
partout revendre, eolporter, 
broeanter. 

DÂYÂTUKÂT b., vendeur et 
revendeur. 

DAYDAYT, v. n. vaeiller, 
ehameeler d'ivresse. Bayil sa 
mandi gi asté di daétidaéti ti 
mbèdâ yi, abandonne ton ivro- 
gne rie, au lieu de ehaneeiler 
d'ivresse dans les rues. — m., 
ehaneeHement d'ivresse. 

DAYDÂYLU, v. t. faire sem- 
blant de vendre. 

DÂYKÂT b., vendeur, oom- 
meroamt, marehand, boutiquier. 

DÂYLÉ, v. t. .aider qvzelqu'un 
â vendre. 

DAYLÔ, v. t. faire vendre 

DÂYLTJ, v. I. faire vendre 
pour soi. 

PAYU, v. n. ballotter, être 
ballotté, balaneer, rouler en 
parlant d'iuj navire; mareher 
en eadenee par affeetation, se 
dandir.er. 

DÂYUKAY b., marebé, bouti- 
que, endroit oû l'on veinl. 

DE b., PÉ b., .front. Lu 
nfiéfhâ ti hol féfi ti de, les sen- 
timents du eoeur se manifes- 
tent involontairement sur le 
visage. 

T3È, abr. de Dêli, v. n. 
/)(' na, e'est épuisé. 

DÉ b., l'oire, imarehé. 

DÉBAL, v. t. livrer, rendre, 
redonner, offrir, présenter. Dè- 
bal bbp'âm, débal sa bopa, s'of- 
frir soi-mème. Débal térangâ, 
offrir, rendre ses homniages. 



DÈB 



— 73 



DÉG 



DÉBALANTÉ, v. rée. livrer 
ré eipr q 1 j e 1 ne n t . 

DÉBALU, v. réf. et p. se li- 
vrer, se rendre, s'offrir, se dé- 
vouer; ètre livré, être offert. 

DÉBAB b., V. Dabar b. 

DÉBÉB d., première eselave 
ehargée de la euisine, euisi- 
nière, servante. 

DÉBÉB b., DÉBABANKÂT b., 
soreier guérisseur, empirique. 

DÉBI, v. n. repousser, en 
parlant des branehes d'un ar- 
bre gu'on a émondé. 

DÉBÔT d., dér. de Bôt, père 
ou rnère de fiamille, eelui ou 
eelle qui a la eharge du mé- 
nage. 

' DÉD d., nausée, soulèvement 
du eoeur. 

DEDÂ, DEDÂBAL (né) . loe. 'v. 
se ienir debout eomplètement 
immobile. Syn. Né sepâ sepâ- 
ral, né nèrnâ nèmâral. 

DÉDAMBAL, v. n. êir.e su- 
bit. D'è g-u dédambal, mort su- 
bite. 

DÉDI, v. t. eauser des nau- 
sées. 

DEF d., aotion, oeuvre, 011- 
vrage. Def du bâh, bonne oeu- 
vre. Def du bon, mauvaise ae- 
tion. Def du donvbu, aetion in- 
digne, bassesse. 

DÈFANDU b., NDÊFANDUKAY 
b., outiil, instrument pour tra- 
vailler. 

DÉFÈNDO, v. t. employer a, 
&e servir de. Defèndovu ma 
bénâ lef ti kâit, je n'ai pas 
employé une seule feuille de 
papier. 

DEG, v. t. louer, prendre â 
bail. Deg nâ ker gilé, j'ai loué 
eette maison. 



DÈG, v. t. oorrompre, gagner 
ou séduire par'des présents. 

DÈG, adv. déjâ, avant, au- 
paravant. Sotal nâ ko deg je- 
l'ai diéfâ fini. Dèf ko deg, sôg 
a dèm dohâni, fais-Ie avant. et 
puis tu iras te promener. 

DÊG b., femme mariée par 
opposition a hek oeV.e qui n'est 
pas marh'e. 

DÈG DÈG, terme employé 
pour appeler uh singe. 

DEGÂ b., aelion d'ailer iche- 
ter du mil pendant le terhps 
de la famine. 

DÉGÂN, DÉGEN b., NDÉ- 
GAN b.-, bosse/. 

DÈGAB, v. n. V. Dâgar. 

DÉGAT b., DÂGAT b. (S), 
soleiil. 

DÉGÉ, DÉGÉN, v. n. être 
proehe. être près. avoisiner, 
approeher, aeeoster adhérer, 
aller près âe. Bu dégén floe. 
adv.), ôs pre;, preehe. Lu degé, 
lu dégéil, environ. Yomba nâ 
dégéin, il est d'un abord fa- 
eile, il est très abordable. Dé- 
gén hol, être prompt, vif, sûs'- 
eeptible, iraseible; porté au vo- 
imissement. Dégén ko, appro- 
ehe-toi de 'lui. Dêgén nâ ma 
lôl, iil est bien près de moL 
— b., approehe, aetion de s'ap- 
proeher. 

DÉGÉMAB b., jeune per- 
sonne bonne â marier. 

DÉGÉNAL, DÉGENLO, v. t. 
approeher, faire s'approeher. 
Dégénal ko tâ nêg bu, appro- 
ohe-Ie de la oase. 

DÉGÉNÂLÉ, v. t. s'approeher 
en même temps que l'on fait 
ou que se faiit autre ehose. — 
b., voisin, proehe. 

DÉGÉNANTÉ, v. rée. s'appro- 



DÉG 



- 73 



DÉK 



eher réciproquement, êlre rap- 
. proehés les uns des autres. 

DÉGENAY b., rapproelieaient, 
ppcximité 

DÉGÉ550, v. rée. même que 
dégénanié. 

t)ÉGÉNSI, v. n. s'approeher, 
... venir de pluis en plus près. 

DEGI, v. n. franehir, enjam- 
I ber. Ku sângô der, ruâ votu 
dégi safara, oelui qui est eou- 
vert de eoton égrainé doit pren- 
dre garde d'enjiamber le feu 
(Prorv. Vo'l.) — b., dégô b., pas 
pour enjamber, aetion d'en- 
jiaimber, enjambée. 

DEGI, v. t. aller aeheter du 
mil pendant la famine. 

DÊH. DÈ, v. n. être épuisé, 
tari, aehevé, fini, eonsoimmé, 
usé; s'épuiser, se tarir, s'user. 
Lu dul dêh, qui est inépuisa- 
ble, intarissable, iperpétuel, éter- 
nel. Dêh faâ tak, e'est entière- 
ment fini ou épuise — g., état 
d'ire fini, épuisé. 

DÊHAL, v. t. épuiser', user, 
I ooinsominer, aehever fmir, ta- 
ri<r ; étudier ou eonnaitre a 
fond; ruiner la santé. Dêhal 
-' bè né tak, aohever eomplèie- 
ment. Dêhal nga ma nak, en- 
fi<n tu me eonnais â fond, il 
n'y a plus rien en moi qui soit 
ca_jhé pour toi. 

DÊHAY b., épuisement, fin, 
perte de foree. 

DEHEM d., homime poilu, 
ve'u. 

DÉHÉAU, v. in. se ooueher 
sur le dos. 

DÊIILIT b., ee qui reste d'un 
objet qui a été épuisé, eomme 
I<a tige d'un régime de banane 
ou de noix de pakniers, ete. 



DEKÂ, v. n. olre premier, 
préeéder. Ku bega tûb, nga. 
dehâ rè'tjt sa i bakar eeiui quf 
veut se oonvertir doit tout 
d'abord $ê repentir de ses pé*. 
ehés. Nit ku dekâ ka, ?e pre-< 
mier honnme. Nit fiu deka i\A, 
les premiers hommes, les hom- 
mes des premiers temps. Bu 
dekâ, bu defoâ bâ, ta bu dek& 
bâ, dans 'le ipremier temps, pre* 
mièrement, d'abord, jadis, au«* 
trefois, aneieninement, au eom^ 
meneemen't. Bu de/ed, dâu-fvu 
von dèj nônu, autrefois, dans. 
les p<remiens temps, on ne fai- 
sait pas ainsi. 

DÈKA, v. q. être beau, joTi; 
bien fait, loharmiant, élégant, 
gracieux, bien proportionné, 
oonvenable. Lu dèkâ, ee qui_ 
est bien, raisonnable, poli, eonv, 
venable, honnete. Bu dèkti (loe. 
adY.), eonvenablement, poli<! 
ment, eomme il faut. 

DÈKADI, DÈKARI, v. n. être, 
ineonvenant, ôlre laid, dfehon^ 
nête. — , — , g., ineonvenanee, 

DEKÂL, DEKÂLÔ, v. t. mettre 
en premier lieu, faire préeéder, 

DÈKALI, v. t. rendre oonve» 
ri'able, aehever, parfaire, met^ 
tre la dernière main. 

DÈKALIKU, v. n. terme 
adouei pour dire que queiL 
qu'un a rendu ile dernier sou» 
pir. Mundôr dèkaliku nâ, Mun* 
dôr a rendu le dernier soupir 
(est aehevé). 

DEKANTU, v. n. aller au de- 
vaèi't; prévenir, ehereher a être 
Ie premier. Syn. Dekanté. 

DÉKARI, DÉKADI v. n. être 
remuant, turbulent léger. diis» 
sipé. Halèl bilê gen . û dtkari, 
eet enfant esit extrômement tur, 



DEK 



DÈM 



"bmlent. -- g., turbuléhee, dis- 
'sipation, légèreté. 

DEKER d., DEKÂR d,; mari, 
"■'époux. Deker du mag, frère 
ainé elu mari, deker du ndav, 
frère eadet du imari ; beaux- 
frères par rapport a la femme. 

DÉKI, v. n. rester, demeu- 
rer, rester tranquille, s'asseoir, 
s'arrêter, se plaeer dans un én- 
droit. Dékil fâlé, reste la-bas. 
Dô dé'ki tûti filé? ne t'arrê- 
teras-tu pas un instant iei? Dé- 
kil ti sûf, reste en bas. Dâ nâ 
dêki di haldt tono'Yésu-Kiista, 
-je reste quelqueifois a penser 
aux isouffranees de Jésus-Ghnst, 
ou je m'ooeupe quelquefois de 
ia méditation des souffranees de 
Jésu's-Chrisit. Bu sa loho dékê, 
ma vuh la sumâ i sohla, lors 
,que ton oeeupation aura <essé, 
je t'entretiendrai de mes affai- 
res. Dikil rèkâ, dékil ddl, leste 
seulement. Dékil ak damê, dé- 
kil'èn ak dama, reste en paix, 
restez en paix, salut de départ. 

DEKILÔ, v. t. faire rester. 

DEL, DEL, v. t. prendre, ae- 
repter ee que l'on donne, en- 
'iever. Del ak dôlé, prendre de 
foree, conquérir. — b., aetion 
de prendre, prise, objet pris. 

DEL. une petite quantité. Da 
ma nân dèl i dugup, je de- 
mande un petit peu de mii. 

DÈLÂ (L) b., harpon â fer 
aigu ayant une dent ou une 
éehanerure d'un eôté seule- 
ment, qui sert pour la pêehe. 

DÈLÂ NDÈLÂ, v. n. ètre lou- 
ehe, être bigle, bigler. 

DÈLÂ, v. t. ipasser un objet 
a quelqu'un en franehissant un 
obstae'e ou de haut en bas. 
pèlâ nd ko têrê'm je lui ai 



pas's'é sôii livre. — b., aetion 
de to-mbef d'un endroit élevé, 
ou par dessus un .objtaele 
queloonque, ehute. Ku dd.nu tâ 
guy, dapantiku tâ mbortân n\â 
nga yâgal sa dèlâ, ndagé sûf 
nga dèm, eelui qui tombe d'un 
baobab, s'aeeroehe â sa fleur, 
doit faire durer sa ehute, ear 
e'est a terre qu'il va. (Prov. 
VqiL) 

DFjLALÉ, v. t. omettre, lais- 
ser de eôtô, passer sous silenee, 
â dessein et sans le maniiester. 

DÈLANDO, v. t. jeter ensem- 
ble de haut en bas ou par des- 
sus un obstaele. 

DELÂNDO, v. t. prendre en- 
semble. 

DELARBI, v. t. retourner, 
tourner dans uri autre sens. 

DEILATI, v. t. reprendre une 
ehoisé. 

DÉLÉM b., requin 

DÈLÈM d., DÂLEM d., Ter a 
égrainer le eoton. Sô dê qam- 
pat dèlèm, mbôl nga amul, si 
tu es â ronger le fer â égrai- 
ner. e'est que tu n'as pas d'épr> 
de miilllet. 

DÊLÈM U SAFARA, flarrme 
de feu . 

DÈLEMBÂiN. V. Dalambdn. 

DÉLÉMU, DÉRÉMBU, ►:. n. 
erier, pour appeler Syn. Do- 
hôr. — h., — b., eri pour hp- 
peler. 

DELEN b., prise de tabae 

DELÉNDU b. (L). V. Du- 
landé. 
.DÉLI. v. t. aller prendre. 

DÉLKÂT b., eelui qui prend. 

DÉLSl, v. t. vemir prendre. 

DÈLU, v. n. V. Ndèlu. 

DÈM, v. n. aller vers, ten- 
dre vei^s, peneher, se diriger 



DEM — 

vers, s'adresser. Li mu vah, ti 
yov lu gèm, ce qu'il dit, 
s'adresse â toi. Fô dèrri? oû 
te diriges-tu ? — , s 'e.nploie 
eomine adverbe, depuis, de 
puis tel end.roit, depuis tel 
teinps. Dèm fdlé bè filé, de- 
puis lâ-bas jusqu'ioi. — eonj. 
si. Dèm laka nâ, menu-la ma 
kô may? s'il est brûlé, ne peux- 
tu pas me le donner? 

DÊM, v. t. essayer, evpéri- 
menter, s'efforeer, tâoher, faire 
ou tenter um essai. eommen- 
eer. Bô d'èmé topâ vôn u Valla 
bu ôr, di nga ham né tahu ko 
dafé lôl, si lu essaies de pra- 
tiquer sérieusement la reli- 
gion, tu verras quelle n'est pas 
diffioile. — g., ndem g., essai, 
expérience, entreprise, effort. 

DEMA d., importanee natu- 
relle par la taifflé , ou jpar les 
habits. 

DKMÂ g., essenee, nature, 
attribut. Dèm'u Yalla, essenee 
de Dieu, inature divine, divi- 
nilé. 

DEMANTAL, v. t. instruire, 
enseigner, aipprendre, mon^rer, 
professer une seienee. Begu-la 
ma dém,antal la yôn u Yallâ'm? 
ne veux-tu pas que je i'ap- 
prenne la religioai? R. Vav nâm, 
n$in it ma déman.tal la volof, 
oui eertes, et moi auss ; je 
pourrai t'enseigner <le volof. 

DEMANTALKAT b., institu- 
teur, professeur, qui enseigne. 

DÉMANTU, v. n. étudier, ap- 
prendre, s'insfruire. Mangé dé- 
mantu dangiâ, j'apprends â lire 
ou bien â faire mes prières. 
Var on ngâ demantu masong, 
tu aurais dû apprendre Ie mé- 
tier de maeon. 



7 b 



DÈN 

pEMANTUKÂT b., apprenti, 
qui anprend, qui étudie. 

pÉMAR d., V. Dâmâr. 

DEMBÂ, v. t. V. Dâmb.a. 

DEMBAT, DIMBÂT, DOM.. 
BAT, v. t. trainsplanter, replan-, 
ter, planter, mareotter. — b,, 
aetion de transplanter. 

DEMBATKAT b., p'anteur, 
mareotteur. 

DEMBÂTUKAY b., plantoir, 
endroit oû l'on 'transplante 

DEME, DEMLO, v. t. diriger, 
induire, faire aller vers, adres« 
ser. Dèmé ko nâlé, dirige-l^- 
de ee eôté-lû. 

DEMÉ g., sollieitation, em- 
trainement, aetion de diiiger 
vers. 

DÈMÉKÂT b., qui dirige, qui 
donne Li'mipulsion. 

DEMKÂT b., qui essaie, qui 
entreprend. 

DEMLO, v. t. faire essayer. 

DEMOM ! salutation réservée. 
autrefois aux prinees et aux 
gnands personnages dans lea 
anelens royaumes du Cayo~ eL 
'du Saloum. 

DEMSI-YALLA d., défunt, 
feu, mort. 

DEMTU, DÉMÂT, v. t. ehiea, 
ner, provoquer, eveiter a u'ne. 
ri\e, â une querel'Ie. — b., 
ehieane. 

DÊMTUK.4T ib., DÉMÂTKÂT 
b., qui eherehe â ehieaner. 

DEN NDEN., adv. super. Teda,, 
dên, eoueher sur 'e dos. Dânu 
den ou ndèn, tomber a la ren-* 
verse. 

DEN v., poisson en général, 
Dapu-la dèn vu nêh. ma dèndtit., 
ko? n'as-lu point un bon uois* 
son, je ]'acheterai? Dèn u ho« 
rom, poiisson salé. Nèn i dèr\. 



DÉN 



.- 76- 



DÉN 



yu toy, fraiis, oeufs de poisson. 
Yah u dèn, arête. Dèn u gé- 
vèl, espèoe de poiason. 

DÉN b., DIN b., V. Din. 

DÊN, v. t. aoeuser, ineulper, 
'dénonoer, reproeher. Ku teb 
uk i sabâr, dal ak i gub, gam- 
patu-la ko deg it, yov la - nu 
ko dên, eelui qui saute avee 
des épijs pteins, et tombe avee 
des épis égrninés, quand mêrne 
il n'en aurait pas goûté aupa- 
ravant, en sera aeousé. (Prov. 
Vol.) — b., ndêné b., aeeusa- 
tion, imiputation, inoulpation, 
dénoneiation, délation, grief. 

DfrN, v. i. pousser, eontrain- 

'dre, pressér, foreer. Dèn ko 'ti 

mpah mi, pousse-le dans oe 

trou. — b., impulsion, aetion 

de pousser. 

DfrN g., herbe noueuse, 
bonine pour les boeufs. 

DftNÂ, adj. et pron. num. 
dér. de Da, di, du, vm, une. 

DÉNAH, DlNAH, v. t. pous- 
ser, repousser, rembarrer, pré- 
eipiter dans. Dénah nâ ko tâ 
safarâ, il I'a préeipité dans le 
feu. 

DÉNDÂ, v. t. aeheter, âe- 
quérir. Dêndâ nd ker, j'ai 
aeheté une ma.ison. Déndul fas, 
il in'a pas aeheté de eheval. Var 
nâfiô déndâ aldanâ'k def i tûb, 
il faut aeheter 'le eiel par des 
.OS'U v res dé p é n i tei voe . 

DÉNDÂ, v. n. caqi;eter, se 
dit du eri de la poule avant 
*de pondre, — g., caquetage, 
aetion de oaqueter. 

DÉNDAL, v. t. aeheter pour. 
péndal nâ ma gobèr, i! a aeheté 
"'Un poignard pour moi. 

PÈNDÊ; v. t. f'aire marehé 



avee que.Iqu'un, faire affaire de 
vente et d'aehat avee quelqu'un 
éohanger. Nag u bûr bâ déndé 
nâ ko fas, ou bien, déndé nâ 
nag u bûr bâ fas, j'ai aeheté 
un eheval avee le beeuf du roi, 
j'ai vendu le beeuf du roi pour 
aeheter un eheval. Déndé nâ 
kô'k m.bam-sef, je l'ai aeheté 
avee un âne. Déndé nâ'k Samba, 
j'ai fait marehé avee Samba. 
Kilé du maé mukâ, dèfâ déndé, 
eelui-ei ne donne jamais gra- 
tuitement, il fait l'éehange. 
Ndèy u maé dè' nâ, ndèy u 
déndé rèk'a dès (Prov. Yol.) 
erédit est mort, les mauvais 
payeurs l'ont tué. 

DÉNDI 1., NDÉNDI i> viile. 
grand village bien peuplé. Bûr 
bu amul i gây, déndi du ko 
d&y:, un roi sans hommes ne 
l'era pas fuir une grande ville 
bien feup'Ite. 

DÈNDIS g., plante .reeon^ 
n>aissable a ses feuilles blan- 
ehâtres en dessous; elle donne 
d'eveellenies fibres. Syn. Pun- 
déri. 

DÉNDU, v. p. subir l'aehat, 
vendre, dans un sens absolu. 
Déndu nâ, j'ai vendu, j'ai fini 
le marehé. Dûy ak déndu, ven- 
dre et revendre. — g., prix 
d'aelrat. — m., prôvision aene- 
tée. 

. DÈNER, v. n. sembler voir, 
avoir ure vision. 

pKNGÂ,,v. t. énehainer, met- 
tre aux fers. — b., enoliaine- 
ment, aetion d'enehainer. Den- 
g'i lofio v., menottes, moir- 
eeau de mét.d que des mères, 
av;'nt perdu des enfants en b'as 
âge, se suspendent au dos pour 
éviter de nouvelles pertes 



DEN 



— 77 — 



DÉR 



DÉNGÉKU, DÉNGIKU, v. réf. 
se déehainer. 

DENGI, v. t. déehainer, ôter 
les ehaines. 

DÉNGUKAY b., eaehot, lieu' 
oû I'on enebaine des hommes. 

DÉNTÂ b., V. Danta b. 

DÈNTAL, v. t. foreer, eon- 
traindre, exiger, obliger, pous- 
ser, exciter, induire, reduire, 
violenter. — b., eontrainte, 
violenee. 

DFNU b., perehe pour pous- 
ser une pirogue, une embar- 
eation, Syn. Suku, nôsu. 

DÉPÂ, adj. indéf. tout, en- 
tier; dér. de Dâ, Di, Du. 

DÉPI, v. t. mépriser, dédai- 
gner, dépréeier. Dépi nâ ko, 
je le méprise. Bu dépi (loe. 
adv.), dédaigneusement. 

Df.PIKÂT b., oontempteur, 
eelui qui méprise. 

DÉPIKU, v. p. être méprisé, 
être odieux. 

DÉR, v. n. être malade, in- 
firme. J)ér ôn nâ bu méti, té 
sètsivu-la ma sah, j'étais bien 
malade et tu n'es pas venu me 
visiter. — b., maladie, infir- 
mité. 

DÉR, ad^v. super. Tanga nâ 
dér, e'est très ehaud, brûlant. 

DÉRÂ DEF meme que Darâ 
bef- » 

'pÉRAH, adv. super. Dérdéri 
bè né dérah, bien flamber. 

DÉRBÂT b.' V. Dârbât b. 

DERDER, loe. v. s'enflam- 
mer subitement. 

PÉRDÉRI, v. n. flamboyer, 
être allumé, tirémousser. 

PÉRPERLU, v. n faire ie 
malade, faire semblant d'être 
nialade. 



DÉRÉMBU, v. rf. V. Délénm, 

DÉRFT, adv. super. Taka nh 
dérèt, e'est bien allumé, eela 
flambe parfaitement. 

DÉRI, v. n. brûler l' amor.ee, 
râter. 

DÉRI b., (L). V. Dèdi b. 

DÉRI d., eontinent, eampa-. 
gne, <la terre par opposition a 
la mer. Ndah Tugal déri M t 
âm ti gêt lâ nèkâ? l'Europe. 
e&t-ee un eontinent ou bien esU 
ee' une ile dans la mer? Déri 
du musé, grande plaine, pays 
plat. 

DERI, v. t. vanner, nettoyer- 
le grain au vent. 

DÉRIKÂT b., vanneur au 
vent. 

DÉRIN, v. n. être utile, avan. 
tageux, profitable, 6ervir, rap* 
porter, produire. Bu dérin (loe, 
adv.), avantageusement, d'une, 
manière avantageuse. — b M 
ndérin, m., I., avantage, uti* 
lité, propriété, iniérêt, rapport, 
fruit. Garap gi amul bènâ dé* 
rin, eette plante .n'a aueu ie. 
utilité. 

DÉRINADI, v. n. être inu-. 
tile. Bu dérinadi (loe. adv.), 
inutilement sans aueun avan«. 
tage. — b., inutilité. 

DÉRINAL, v. t. avantager. 

DERINANTÉ, v. rée. être 
utile l'un a l'autre. 

DÉRIftLÔ, v. t. rendre utUe, 
utiliser, faire servir, employer, 
Dérinlô ief ti lu b'on, abuser, 
faire servir une ehose au mal, 

DÉRINLU, DÉRINU, v. t, se. 
servir de, user, jouir d'une 
ehose, 'proifiter, se rendre une. 
ehose utile â soi. 

DÉRMEL d., femme stérile, 
— g., stérilité. 



DÉT 



DIG 



DETAY b., NDÉTAY tr , eom- 
pagnie, sereiété, entretien, rap- 
port, séjour. Détay âm nêhu 
ma, sa oompagnie ne m'est 
pas agréable. Ham détay, sa- 
voir vivre, être poli, bonnête 
'en soeiétê, observer les oome- 
nanres. 

DÉTAYÉ, v n. être en eom- 
pagnie ètre en rapport, se te- 
nir ensemble. 

DÈTOR d., DATtlR b., veuve 
"«n deuil de son époux. 

DEY, v. t. parler tfe quel- 
qu'un en son absenee en bonne 
ou mauvaise part, mais plutôt 
en mauvaise, médire, ealom- 
nier, détraoter, diffamer. — b., 
ndev m., médisanee, ealomnie, 
'détraetion, dénitgremeat, eliffa- 
miatiou. 

DEYKAT b., détraeteur, mé- 
'disant, calo>mniatour 

DEY, \. n. même que Doy 

DÉY m., espèee d'oiseau 
'blane qui a que!ques pJuirneg 
fouges. 

pT, adj. déf. Y. Da, Di, D«. 

Dl, v. t. ensemeneer, semer. 
Biah'gu-riu basi bâ, o?i n'a paa 
"•pr.eore serné Ie gros mil fsor- 
gho). Sâ su mi di, temips des 
semai 1 'lffi. — b., ndi m, } aetion 
de semer. 

DT, I, di après une voyelle, 
i, après une oonsonne. G'est un 
suffixe qui, ajouté a uh Verbe 
donne l'idée d'aller faire l'>ac- 
tion exprimée par le verbe. 
Saru/u, se baigner ; sangudi, 
' aller- se baigner. Dèl, prendre, 
dali, aller prendre. 

DIAT, v. t. reseimer, semer 
une seeonde fois. 

DIB v., tragôlaphe, toute pe- 
v iite biebe â raies blanohes et 



rouges. Ku santâ Duf, dib a di 
sa rnban, qui s'appelle Diouf 
a la dib pouf ennenui de fa- 
mille. Maladie de la peau qui 
fait ebanger de eouleur a l'épi- 
derme. 

DIB, v. n. sonner, résonn^r, 
rendre un son. Ndr i dololi, 
011 nâr i vahtu dibangul, leu\. 
héures ne sont pas eneore sr n- 
néés. Dégu la kânuug' di dib, 
n'entends-tu pas le eanon q~ji 
résonne. Ndin mâ dib nâ, le 
sori d'alarme est sonné. — b., 
son, briiit. 

DTBÂ b., poehe sur la poi- 
trine dans les boubous indi- 
gènes. 

DIBAL, v. t. sonner. Dihalâl 
dololi ba, sonne la eloehe. 

DIBIDEMBA g., vernonia 
dont la .raeine amère est ver- 
mifuge. 

DIBRI d., aVant toit, pro- 
longement du toit devant une 
maison ou ease earrée, toit 
d'un perron. 

DIBRIL, n. pr. Gabriel. 
PIG, v. <n. être bon, eonve- 
nable, profitable, propioe pour 
quelqu'un, porter bonheur. 
Garap gi dig nâ ma, ee re- 
mède est bon pour moi. Lu 
digul, insalubrité. 

DIGÂ d., (aji). chique, in- 
seete. Syn Dûsu. • 

DfGADI, DIGARI, \,n. n'être 
^)as eonvenable, être nuisible, 
porter malheur, être funeste, 
défavorable. Diu digari nâ ma, 
un tel me porte malheur, sa 
prêsenee ou sa renoontre m'esv 
funeste. 

DIGAL, DIGLÔ, v. t. rendre 
r>on, eonvenable. favorable, pro- 
pioe. 



DIG 



— 79 



DLN 



DIGÈN, d., femme, fille, fe- 
melle, féminin; soeur par rap- 
port au frère. Kilé suma di- 
gèn la, oelle-ei est ma seeur. 
Sumâ mag mu digèn, ma 
soeur ainée. Suma rakâ mu di- 
gèn, ma seeur puinée, eadette. 
Ndèkâ-digèn, belle-soeur, sosur 
du mari. Bûr bu digèn, reine 
qui gouverne. Ndav lu digèn, 
jeune fiHe. Ndav su digèn, pe- 
tite fille. Digèn du nèn, veuve, 
femrne sans appui. Hat bn di- 
gèn, ehienne. Nag vu digèn, 
vaehe. Lebâlep bu digèn, ba- 
silie femelle, espèee de plante. 

DIGLÉ, v. t. avoir des ■ eho- 
ses favorables, eonvenabiles. 

DIGU. v. n. rnanger ou.boi.re 
quelque ehose de bon matin 
ou entre les repas. — b., ndbgu 
m., ee que l'on maivge entre 
les repas. 

DIH, v. t. e'hereher un ob- 
jet perdu dans la teire, le sa 
ble 10 u les balayures. Dâ ma 
dih sumâ pursâ ti mbûbit yi, 
je suis a eherelier mon aiguille 
dans les balayures. 

DIHATU, v. t. lehereher, fu- 
reter partout. 

DIIII, v. t. retirer la terre 
avee la main en ereusant un 
trou. 

1)IHKAT !)., ehereheur. 

DTKÂT b., semeur. 

DIKO d., oaraetère, eonduite, 
hume'ii', instinet, manièaes, 
mosurs, proipriétés, qualatés 
d'ume ehose, habitude nator- 
relle ou acquise. Vâ dilé rafèt 
nâ diko, oel individu a un 
beau earaetère. Diko dn mat 
a roy, eonduite édifiante, édi- 
fiealion. Am 'diko du mat a 
rov, avoir une eonduite rdi 



fiante. Von diko da bâh, do.n 
ner le bon exempie, édifier, 
Diko du sohor, méel ant oa-_ 
raetère Diko du varôdiku, sau»_ 
vagerie Dikô du rusu, bas* 
sesse. earaetère bas.- Dilio d-i 
bon, mauvaises moeurs, mau- 
vaise eonduite, défauts, ^iees. 
Baré nâ diko, il eist d'une hu« 
meur inégaile, il est bizarre, 
emporté, violent. Garap gilê 
baré na diko, eette plante a 
plusieurs aualités. Ham nga 
diko i ndoh milé ? eonnais-tu 
les propriétés de eette eau? 

DILÉ, adj. e>t pron. dém. dér, 
de Da, Di, Du. Dân dilê nga, 
gis, ee serpent que tu vois. 

DILO, v. t. fa.ire semer. 

DIMBÂT, v. t. V. pemibat. 

DIMRI d., Iresses de eheveu^ 
f'risés. 

DIMÉ d., eanard sauvage. 

DIMÈT (né), â l'instant, a 
rimproviste. 

DLN v. V. Dirl v. 

DL\ (An) b., eau de genièvre, 

DliN, v. t. appeler au son des. 
instruments, du eor, du taim- 
tam. 

DIN v., DIN v., pieu, pilier, 
eoilonne. Din i nêg, pilier qui 
soutient le haut d'une ease, et 
auquel est attaehé rentourage, 
Dih i Iflj ehalit, pied de lit. 

DINAH <]., rat, souris. Di- 
nah du tût, ipetite souris. Fi« 
rukay u dinah, fir u dinah, 
napukay u dinah, ratière, sou- 
rieière. Fu dinah yato, mâs a. 
fâ nèkul, ou les sornris eireu- 
Ient librement il n'y a pas de. 
ehat. 

DINAH, v. t. V. D&nah dér v 
de Dèfi. 



DIN 



— 80 



DOG 



DINÉ d., génie bon ou mau- 
Vais, démon, monstre. Dôm u 
%iné, démoniaquie, possédé, en- 
soreelé. 

pINFpOB d.„ sauee faite avee 
dés beriéfs ou pistaehes grillés 
tt pilés et du pain de singe, 
déiayéi ensemble pour entrer 
dans La eomposition d'une es- 
peee dé Zdh ou bouillie. 

DIP. adv. super. Ta.nga na 
'$ip, il fait très ehiaud, brûlant. 
Lakâ na dip, il brûle très fort. 

DlR bi, même que Gir b. 

plRIM b., orphelin de père. 

DlT b., soorpion. 

plT b., NDIT 1., guide, pré- 
"sident, ehef, seûpérieur. 
- DlTA b., laps de temps, trois 
a six mois, entre le divoree et 
un nouveau mariage. 

DlTAL, v. t. faire préeéder, 
mettre ou eompter en premier 
lieu. S'emploie aussi eomme 
adverbe : surtout, en premier 
lieu et d'abord. 

plTÉ. v. t. guider, eonduire, 
diriger. 

plTÉKAT ])., guielfe, eondue- 
'teur, qui ouvve la routé, 

DlmAMU SOJTNA SI! salut 
a une feinme de rnarabout. R. 
Vav, si elie est ava 

DlTLÉ, v. t. marèllér ensem- 
ble en fii'l avoir queiqu'uri qui 
préeéde. Dôm u dHle', beau- 
lils, bolle-fille, eufanl de eelui 
oii dè oelle elont ou a épousé 
)a mère. Dôm u dillé du dôm, 
uy /5, le beau-fils n'est pas un 
fiis, e'est une guerre intestine. 

DlTU, v. n. préeéder, être le 
premier, aller ou agir le pre- 
mier, devaneer, exceller, pré- 
sider. Dâv ditu dii may nké- 
%ifa, être le premier a la fuite 



ne donne pas la souveraineté. 
(Prov. Yol.) Ditu ti lu bâh, 
donner le bon exemple, édifier. 
Tabah mu ditu, fondement 
d'un édifiee. Lu ditu (loe. adv.) 
d'abord, en premier lieu, sur- 
tout. Bn ditu, d'abord, pre- 
mièrement. 

DIU v., semenee, graine pour 
semer. 

DO, v. t. ipousser vers le fond, 
fourrer, enfoneer, insérer, eo- 
gner, exciter, provoquer. Dô ti 
bakar, pousser -au péehé, être 
l'oeeasion du péehé. Dô tâ hè- 
rèm, attaeher au eanari, vouer 
a la /malfaisanee du génie, de 
l'idole, du démon. 

DOBÛT d., V. Débôt. 

DODÂ, DODU, adj. et pr. 
dém. dér. de Da, Di, Du. 

DODÂLÉ, pÔpULÉ, adj. et 
pr. dém. dér. de Da, Di, Du. 

DOÉ, v. n. même que Dôy. 

DOÉKÂT, dér. de Dôy. 

DOF, DOFSI, v. n. rentrer 
â la maison. Se dit partieuliè- 
reraent des troupeaux qui ren- 
trent a la bergerie. 

DOF, iNDOF, v. t. éeourter, 
eoiper les oreilles, la queu'e. 

DOFALI, v. t. aller faire ren- 
trer ies troupeaux dans la ber- 
gerie. f 

DOG, DUG, v. n. se lever, 
surgir, se déplaeer, se déran- 
ger, être prêt, ise relever. Tâ 
leleg têl lâ nu dag, e'est de 
bon matin que nous aious le- 
vons. LôJu menu ma tah ii dog, 
je ne puis me déranger pour 
eela. Dog tôg, se lever pour 
s'asseoir ensuMe. — b., départ, 
levée, luuisse, moneeau, ee qui 
sert a bausser. 



DOG 



DOL 



DOGAL, DOGLO, v. t. faire 
lever, faire surgir, déranger, 
^enir pour. Yov la dogal, o'est 
pour toi que je me suis ievé. 
•que je me suis dérangé. 

DOGE, v. n. venir de, pro- 
eéder. partir de, sortir de, dé 
river, éinanef, pro\enir,~ des- 
eendre, tirer son Drigine. Nit 
i adun'd si sépa 'fâ Adamé 
lâ nu dogé, tous les homanes 
de la terre tirent ileur origine 
d'Adain. S'emploie oomme ad- 
verbe: â partir de, depuis. 

DOGI, v. n. inonter (une 
montagne). — b., montée. 

DOGONAI g , goûter. man- 
ger de quatre heures. 

DOGONU, DOGONIKU, DQ- 
GONLIKU. v. n. goûter, man 
gèr vers Ies quatre heures. 

DOH b., petit paquet de mil 
en épis. 

DOH, v. t. donner, offrir, 
présenter, transmettre. Doh ma 
ièrê bilé, donhe-moi ee Hvre. 
Doh dôlé, donner de la foroe, 
fortifier. Doh et jnay : may 
s'emploie pour donner gratui- 
tement et doh ipour donner ee 
qui est dû. 

DOHARBI, v. t. mettre l'in- 
dex sur la figure de quel- 
qu'un, par moquerie. 

fiOHATI, v. t. redonner, don- 
ner de nouyeau. 
. DOHtf, v. t. fournir, don- 
ner, livrer 014 donner ee qui 
est dû. 

POIIÉKÂT b., fournisseur. 

DOHON, v. t. indiquer, mon- 
trer avèe le doigi; désigner, 
traeer avee Ie doigt. 

DOHONU, DOHONUKAY, V. 
Bâram. 



DOIIOR, .DOYÔR, v. n. erier 
pour appeler. 

DOKÂ, v. t. ajouter une 
ehose â une autre, amplifier 
ses paroles, exagérer, ajouter 
au réeit, outrer. — b., ampli- 
fieation, aetion d'ajouter, oe 
que l'on ajoute. 

DOKÂKÂT b., amplifieateur, 
ajouteuir. 

DOKÂTÉ, v. t. faufiler, am- 
plifier. 

DOL, v. n. tomber d'en haut. 
— v. n. bondir, se eabrer en 
parlant d'un eheval. — b., 
ohute d'en haut, vol en haut. 

DOLAL, v. t. faire tomber 
d'en haut, faire voler en haut, 
faiire bondiir. Dolal sa nâval, 
fais voler ton eerf-volant. 

DOLI, v. q., être eélèbre, M- 
lustre, renomimé. Borom tur 
vu doli, homime eélèbre, fa- 
meux. Tur vu doli, eélébrité, 
renommée. 

DOLILÔ, v. t. rendre eélè- 
bre, .rendre iMusire. 

DOLOF, nom d'un aneien 
royaume de la ^énégambie. 

DOLOH b., genre de moi- 
neaux. 

DÛLÔL b., inseote qui ronge 
le pain de singe, le mil. 

DOLOLI b., oloehe, heure, 
horloge. Tegangu - nu dolôti 
lm, on n'a pas eneore sonné 
la eloehe. Bu nanet i dolôli 
dihé, nga nev, quand quatre 
heures sonneront, tu viendras. 
Nèg u dolôli, eloeher. Dolôli 
Jbu tût, oloehette. 

DOLONKER, DOLUNKER L, 
milan, espèoe d'aigle et de vau-- 
lour. 



DOL 



DON 



DOLU, v. n. boire d'un seul 
trait d'une bouteille ou d'un 
gambâ sans verre. 

DOiLUNKER, V. Dolônker. 

DOM d., amour-propre, ému- 
lation, honneur. Baré nâ dom, 
il est eolère, emporté, délieat 
sur le point d'honneur. 

DOM, adv. super. Né dom, 
être attentif. -Né na dom ak i 
nop'âm, il est tout attentiif avee 
ses oreilles. 

DOMAL, v. L exciteir l'ad- 
miration, jeter dans l'étonne- 
ment, étonner, surprendre, 
émervei'lleir, stupéfierr. Lu dl 
domal, ee qui est prodigieuv, 
merveilleux, étonnant. 
' DOMALÉ, v. n. exciter l'ad- 
miration. 

DOMBÂ, v. n. être indigne, 
répugner, être honteux, être 
ineompatible. Mândi domba ha 
ko, s'enivrer est indigne de 
lui. Nga nev fi rrian, dombâ nui 
ma, je ne suis pas digne que 
tu viennes ehez rnoi. Ligéy u 
bâdolo domba nâ ma, un tra- 
vail de paysan est indigne de 
moi. 

DOMBAL, v. t. réputer une 
ehose eomme indigne. 

DOMBALU, v. n. avoir honte, 
rougir, se iregarder oomme au 
dessus de la eondition d'une 
personne ou d'une ehose. Kèn 
varul iâ dombalu vâ dur am, 
personne ne doit rougir des 
auteurs de seis jours. 

DOMBÂT, v. t. V. Dembât. 

DOMBÉ, v. n. même que 
Dombâ avee la dif'férenee que 
Dombâ s'applique aux eas par- 
tieuliers, au ilieu que Dombé 
s'étend â la généralité ou 
l'universalité des elio^es. 



DOMBOR L V. Ndombôr. 

DOMBOS <].-, pastèqi:e ou me- 
lon d'eau. Dombos u kâni d., 
piment ver.t avant qu'il &oit 
mûr et rouge. Kumpa dapâ nâ 
ndav 1i dombos u kâni, l'igno- 
ranee attrape un enfant quand 
il rnange un pimeni non mûr. 
(Prov. Vol.) 

DOML v. n. être étonné r 
émerveillé, êtfe dans l'admira- 
tion, dans Ia stupéi'.totion. — 
b., ndomi g., admiration, éton- 
nement, stupéfaetion, merveiille. 

DOMLÛ, v. t. dédaigner de. 
Nâ di domlô sûfèl sèn bopâ, 
ceux qui dédaignent s'humi- 
ilier. 

DOMPA, v. n. être entière- 
ment plein, être remipli. Sa 
tabake.r dompâ nâ, ta tabatière 
est bien pleine. 

DOMPAL, v. t. .remplir. 

DON, NDON, v. i. attaeber 
les mains derrière le dos. 

DONAL g., espèee de large 
grisgris qiii s'adapte sur le 
front ou autour de la tète. 

DONDA, v. t. frotier forte- 
ment. 

DONGA, v. n. faire les eé- 
rémonies qui préeèdent Ia eir- 
eoneision, être eireonois. 

DONGAL, v t. faire faire les 
pérémonies q.ui préeèdent la 
eirooneision, eirooneire. 

DONGÉ, v. n. être rusé, es- 
piègle, fin. — d., ndongé g., 
espièglerie, ruse, finesse. — d. r 
brouilllon, rusé, ooquin. 

DONGOMA. d., beauté par- 
faite, beauté personnifiée. Don- 
gomfi du 'fiâka lago, il n'y .*> 
pas de beauté sans taelie. 

DONUOP b., DONGOP b., 



DÛN 



— 83 — 



DOT 



DONKOP b., gros erabe de 
terre. 

DONKAN, DONKON, v. n. se 
tapir, se blottir, s'aooroupir. Ku 
donkon yombâ na dânèl, eelui 
qui est aeeroupi est faoile a 
l'aiie tomLer. (Pnôy: Vol.) 

DOP, DÛPÂ, adj. et pron. 
indéf. dér. de 'D$, Di, Du, Dôj> 
i yôn, plusieure fois. / nit 
iôp.â, un grand nombre de 
personr.es 

DOPi g., plaine, eampagne in- 
eulte. nue, déserte, sans arbre. 
Dèm dor, aller faire ses gros 
besoins (terme bonnête). 

DOR, v. t. entasser, amoin- 
ee'ler, amasser, tasser. Dôrai 
lièr yi fâlé, i^ets ees "pierre.; en 
tas lâ-bas. — b., amas, tas. 
monoeau. Dôr i hèr, un tas de 
pie rres. 

DOR MBOT g., petit oignon 
u tleurs blanehes, fines eomme 
d*> ija dentelle. se imôntrant au 
eommeneement de l'hivernage. 
Syn. Tondut, linong u tbuki. 

DORMOT b. y. Dumat. 

POROH g., graminée servant 
l' eouvrir les eases. 

DOROKUNDÂ v., buse, oiseau 
de proie. 

DORTU, v. t. penser, imagi- 
ner, eonjeeturer, soupeonner. 
juger, trouver, inventer. Bul 
getn lôlu, dâ nga ko dortu 
dâl, ne erois pas eela, e'est 
bonnement .un jugement té- 
méraire que tu fais. 

DORU, v. n. tomber â la 
■renverse tout de sou long. 

DOS, DÂS, pron. pos., sien. 
Dos am., le sien. 

DOSAL g., monument funé- 
raire, pierre sépulerale. 



POSDOS g. (L.) kandâ sau- 
vage. 

DOT, v. t. atteindre, attra- 
per, rejôindre. Bâhâ nga dilu, 
nga dot, avant de préeéder, i.! 
faut ntteindre. (Prov. Vol.) Lti 
nar héyéhéy, bu degâ gâ go- 
nenté- dot ko, quelque matinai 
que s)it le mensonge, si la vé 
rité se lève le soir, elle Uattein- 
dra. (Prov. Vol.) Dot ta lef, 
obtenir une efrosé. — v. n 
arriver, en parlant d'événe- 
ment. Lu la dot? qu'as-tu P 
que t'est-il arrivé? Sumâ vahtu 
dotangul, mon heure n'est pas 
eaeore arrivee. — v. n. avoir le 
temps, le moment, le loisir. 
Dotu mû vahtân l'ègi, je n'ai 
pas • le temps de eauser â pré- 
sent. — v. t. raeheter un es- 
elave, une ehose volée. Yésu- 
Kristâ nu dot ia ndâm u séy 
tâné, e'est Jésus-Ghrist qu; nou*> 
a raehetés de l'esGlavage de Sa- 
tan. — g., ndot g., atteinte, 
aetion d'atteindre, raehat, ran- 
eon, rédeimption ; prix de U 
raneon, du raehat. 

DOTALI, v. t. transmettre, 
faire passer â, dispenser, pro- 
eure. adnninistrer, eonférer. 
Monsénor da,l a men â dotaU 
Sakarmang u Lordar bâ, i\ n'y 
a que révêque qui puisse eon- 
férer le Saerement de l'Ordre. 
Dotali ko lerê'm, donne-lui son 
livre. 

DOTALIKAT L., dispensateur, 
ministre d'un Saerement. 

POTANTU, v. rée. se rattra- 
per les uns les autres, 

DOTATI, v. t. regagner, rat- 
traper, reoouvrer, ratteindre. 

DOTAY b., loisir, lemps. 



DOT 



DUB 



DOTÉ, v. n. avoir affaire avee 
quelqu'un, avoir un démêlé, 
avo.ir rapport. Yov lâ dotél, 
e'est avee toi que j'ai affaire. 
Vâ di lii ma dotê'k yov? mon 
ami, qu'ai-je â démêler avee 
toi. — b., xixe, dispute, alter- 
I eation . 

DOTIN v. veuve. 

DOTKÂT b., raeheteur, ré- 
demipteur. 

DOTO, v. irée^ éehanger par 
raehat. 

DOTO d., espèee de poisson. 

DOTU, v. n. être atteint, fi- 
nir par se mettre d'aoeord. 

DOU, v. pr. s'insinuer. 

DÔV, v. n. ramer. — b., avi- 
ron, rame, pagaie. 

DÔVKÂT b., rameur. 

DOVOR, v. t. V. Dohôr. 

DOY, DEY, v. n. se peneher 
en parlant d'une ease. 

POY, v. n. pleurer, verser 
des ilarmes, gémir, se lamen- 
ter; grouilletr en parlant du 
ventre ; erier eji parlant de 
eertains animauv, eomme le 
ehat. Lu nmt u dôy, ee qui est 
lamenbable. Ku sa mban d'è, 
dô ko dôy, on ne pleure pas 
a la mort d'un ennemi. Bu 
mât â dôy (loe. adv.), lamen- 
tablement. Bir bu dôy, grouil- 
lement de ventre. 

DÔYDÔYLU, v. n. faire sem- 
blant de pleurer. 

DOYiLO, v. t. faire pleurer. 
Bul dôylô gûné silé, ne fais 
pas pleurer ee petit enfant. 

DOYTAL, v. t. nourrir les 
petits par le bee, eomme les 
oiseaux. Syn. Holtal, Hantâ (S). 

DU, adj. déf. et pron. reL 
V. Dti, Di. Du. 



DUB, v. q., être droit, di- 
reet, juste, sage, raisonnaibile, 
bon, oorreet, équitable, être 
d'aplomib, perpendieulaire. Dub 
nâ hod, e'est très droit, très 
direet. Lu dub, droit. jus- 
tke. Bu dub, (loe. adv.) droit, 
droitement, direetement, avee 
justiee. Tahavtâl bu dub, tiens- 
toi droit. — g., droiture. 

DUBÂ b., erète, huppe, mè- 
'ehe de cheveux sur <la tête,- 
Dub'i buki, plante re*semblant 
extérieurement â l'asperge sau- 
vage. 

DUBAL, v. t. diriger, rendre 
droit, rendre juste, régler, 
ajuster, dresser, justifier. 

DUBANTI, v. t. redresser, eor- 
riger, rendre droit,, égaliser, 
former l'esiprit, instruire, éle- 
ver, eiviliser, admones'te-r, a-men- 
der, lever ee qui est penehé. 
Halèl 'bilé imat nâ dubanti, eet 
enfant a besoin d'être eorrigé. 

DUBANTIKÂT b., eelui qui 
admoneste, qui redresse. 

DUBANTIKU, v. p. et réL se 
redresser, s'amender, se détrom- 
per, se eorriger; se eiviliser; être 
eorrigé, être redressé. Dô bûhi 
mukâ, bâlâ nga dubantikô, 
tu ne vaudrais jamais rien, si 
tu ne te eorriges pas. 

DUBÂRI, DUBÂDI, v. n. être 
injuste, n'être pas droit. — ^g., 
injustiee, tortuosité. 

DUBAY b., uNDUBAY g., droi- 
ture, reetitude, justiee, aligne- 
ment. 

DUBLÔ, v. t. rendre droit, 
dresser, rendre juste, justifier. 

DUBLU, v. ,n. être en faee, 
être vis-a-vis, aller droit dans 
une direetion déterminée. S'em- 
ploie aussi eomme préposition. 



DUB 



— 85 



DOM 



Dablu nâ ti ligèy âm, il est 
tout oeeupé de son travail. 

DUBLULO, v. t. opposer, 
mettre vis-â-vis, a l'opposite. 

DUBO, v. ,réc. se oonvenir en- 
semble, en parlant de earaetère, 
s'arranger, s'aeeorder. Nâr i 
nit nônalé dubôvu-'nu darâ, oes 
deux hommes-Iâ ne se eonvien- 
nent nuTlement. 

DUBODI, v. rée. ne pas s'ae- 
eorder. 

DUDU, v. n. naitre, venir au 
monde. 

DUDUÂ.LÉ, v. n. naitre avee 
quelque ehose, en même 
temps qu'une autre ehose se 
passe. Duduâlé nânu bakar, 
nous sommes nés avee le pé- 
ohé. Duduâlé nâ silmahâ, il 
eS't né aveugJe. 

DUG, v. nT V. Dog. 
. DUGAL, Y. Dogal. 

DUGMOYU, v.n. passer â eôté 
d'un endroit sans s'y arrêter. 

DUGOT b., DURG'AT b., es- 
pèee de euire-oreille. 

DUGOTU, DURGATU, v. réf. 
se eurer les o.reilles. 

DtjH, v. n. faillir, se trom- 
per. — g., erreur, égarement.' 

DUHAL, v. t., induire en er- 
reur. 

DUHI, DUKI, tirer d'un trou, 
tlleir d'un mauvais pas, séparer. 

DUKÂ, v. n. pleuvoir a verse 
plusieurs jours de suite. 

PUKANTÉ, v. n. piler en oa- 
denee en parlant de deux per- 
sonnes. 

DUKIKU, v. réf. se tirer d'af- 
s faire, d'une soeiété, se séparer. 

DULÂ v., gros frelon rouge, 
guêpe. 

DULÂ, v. n. eolporter des 
marehandises, faire le eommeree 



en pareourant le pays. — b., 
marehahd oolporteur ou trai- 
tant noir qiii voyoge. 

DULÂKAT b., eolporteur, biro- 
oanteur, eommereant. 

PULANDÉ g., DULANDO g., 
DÉLENDU (L) b., midi, sud. 

DULÂTU, v. n. trafiquér, 
eommereer de tous eôtés. 

DULÂTUKAT b., eommer- 
eant, trafiquant, eolporleur. 

DULÉNT (L) d., tison. Même 
que Gilintâ. 

DULI d., salam, prière des 
mahométans. Sû dul kôn tu- 
béy, duli ây, saris la eulotte 
le salam serait indéeent. (Prov. 



Yol.) 



faire le salam. 



DUiLIKATÂ b., frelon plus 
petit que le nguri. 

DULIKAY b., e'idroit oû l'on 
fait le salam. Es' dalikay b. t 
menstrues. 

DULIMASA b., éehasses. — 
v. n. mareher avee des éehas'ses. 

DULIT b., hoinme dévot T 
pieuv; religieux, vertueux, sage. 
'Dulit u Yalla, homme de Dieu, 
saint hom'me. 

DULITADI, v. n. etre imipie. 

— b., imipiété. 

DULOT. DULOTU, DULÂTU, 
v. n. faire la eulbule, tomber 
de haut, dégringoler. — b., 

— b., eulbute, ehule d'un lieu 
élevé. 

PULOTULO, v. t. faire dé- 
gringoJer. 

DUM b., brondon. . 

DOM, v. n. se tromper, oorri- 
metlre urie erreur, faire u«e 
faute. Ku menul â dûm, qui 
es't infaillible. — g., erreur, 
faute. 

DUMA d., mosqi!Ôc, temple 
mahométan. 



DUM 



86 



DUY 



DUMAT, DUMUT b., pustule ' 
qui, sd elle est éeorehée, peut 
devenir dangereuse. 

DUMAT, v. n. s'ooouper de, 
avoir soin de. 

DUMBUH b., nombril. 

ptjMLO, v. t. tromper, in- 
duire en erreur. 

DUMO, v. rée. être en désae- 
eeird. — g., eonflit. 

DUMTO, v. t. employer. 

DUMTUKAY ib., DUNTUKÂY 
b., instrument, outil, ustensile, 
ameublement. Dumtukay u 
fas, harnais. Dumtukay u gâl, 
agrès de navirie. 

DUMÔT b.,DÔRMÔT b., DÂ- 
MOT b.\ pustule, bubon, pe- 
tit bouton blane dans la figure. 

DON b., seeau. — v. t. seeller. 

DUNÉ d., NDUNÉ d., mille. 

DUNÈL, n. et pron. millième. 
Dunèl u valâ, la millième par- 
tie. — v. i. porter â mille, 
faire mille. 

PUNDUNG d., gros tamtam, 
tambour. 

DUNKI, v. n. être bouffi d'or- 
gueil. 

DUR g., iriehesse, denrées, 
marehandise. Baré mâ dur, il 
est rieheen denrées ou mar- 
ehandises. Dur u séy, dot. 

DUR (K), DUD (S), v. t. en- 
gendrer, enfanter, mettre bas, 
produire, fruetifier, rapporter, 
oeeasionner. Vu i dur, les pa- 
rents, père et mère. — b., 
ndur /., aetion d'engendrer, 
génération, enfantement, pro- 
duetion. 

DURÂLÉ, v. t. aeeuser, dé- 
nonoer, faire des rapports dé- 



savantageux, brouiller. Tèy ma 
durâlé lâ'k sa kélifâ, di, au- 
jourd'hui, je te dénoneerai â 
ton ehef, oui. Dâ nga ma du- 
râlé, tu m'as dénoneé. — b., 
aeeusation, dénoneiation, déla- 
tion, plainte. 

DURÂLF.kAT b., dénoneia- 
teur, délaieur, rapporteur. 

DURALÊNTF, v. rée. s'aeeu- 
ser mutueHement. 

DURÉ (L), v. n. se battre, se 
brouilier. Svn. Hêh. 

DURFF <h, NDURFF, matriee. 

DURGOt, DURGOTU, V. Du- 
gôt, Dugôtu. 

DURFT y., pbieenta, arrière- 
faix. Syn. Kèt. 

PUROM, n. adj. et pron. 
num. cinq. 

DUROMÈL, n. et pron. num. 
cinquiume. Duromèl u yôn, 
cinquième ibis, cinquièmement. 
— y., num. faire cinq, refaire 
ane cinquicme fois, eonstituer 
le nombre cinq. Bilê ko du- 
romèl, e'est eelui-ei qui fait 
le cinquième. Bul ko du- 
romèl kât, ,nc 'le fais p'as uné 
cinquième fois, enitends-tu: Du- 
romèl nemu ko, en Ua fait cinq 
fois, on l'a répété cir,q fois, 
on en a mis cinq fois. on I'a 
porté au nombre de cinq. 

DUTLI b., aunlône que l'on 
fait avant et après le mariage 

.PÛTU, v. n. montrer le der- 
rière ( T. grossier). 

DUY. v. t. éviter de renoon- 
trer quelqirun, s'esquiver pour 
ne pas !e voir. Lu tah oè nga 
di ma <juy? pourquoi m'évi- 
tes-tu'. 



E, cinquième lettre de l'alphabet volof. On distingue: i° e, qui 
se prononee 'oomime en franeais dans ee, me, le, mais n'est jamais 
muet â la fin des mots; 2 é, qui a le son de Yê aigu ou fermé, 
mai's prolongé, eomime s'il y lavait é é; 3° é, è, ê, eomme en fran- 
eais. Presque tous des imots eomimeneant par ê, é, è, ê, prennent 
aussi Y initial, notamiment â Saint-Louis. 



É suffixe qui, ajouté au ra- 
dieal, ou .remiplaeant Yâ final 
dans quelques verbes neutres, 
les rend laetifs. Génâ, aller de- 
hors, géné, mettre dehors. On 
entend souvent, dans la oonver- 
sation, la même finale é ajou- 
tée au radieal des verbes aetifs 
ou neutres pour exprimer une 
idée de généralité, d'universa- 
lité de l'aetion par opposition 
aux eas individueilB, ou pour 
laisser quelque ehose de vague 
ou d'indéterminé dans le ré- 
gime. Santâ, ordonner pour un 
eas en partieulier, santé, or- 
donner en générail. May, don 
ner quelque ehose en présent 
a quelqu'un, mayé, sans préei- 
s|.r l'un ou l'autre régime. 

Ê, dés. eontr. p. é é, â é, 
i é. 

Ê ! interj. exclamation pour 
appeler; elle se plaee avant ou 
après ile 'nom, et quelquefois 
avant et après. Ê SannM! Samba 
ê! È Samba ê! 

Ê, YÊ, v. t. éveiller, réveil- 
ler. E ko, révei'lle-le. Bul ko 
ê, ne le réveille p.as. Sô ha- 
rafé ti sumâ nêg, nga fèhâ ma 



ÈBI 

di nélav, bul ma ê, si tu en- 
tres dans ma ehambre et que 
tu me trouves endormi, ne me 
réveilile pas. — b., éveil, ae- 
tion d'éveiller quelqu'un. 

ÈB, YÈB, v. t. eharger un 
navire, embarquer des ohoses; 
gairnir une maille d'effets. Lâdâl 
matlot yâ ndah èb nânu gâl 
ga bè sotal, demande aux ma- 
telots, s'ils ont fini de eharger 
le navire. Êb nâ sumâ vahandé, 
j'ai garni ma malle. — b., ear- 
gaision, ehargement d'iun nâ- 
vire, embarquement de mar- 
ehandises, eontenu d'une malle 
garnie. 

ÈBAL, YÈBAL, v. t. ordon- 
mer, eommander, enjoindie, dé- 
eréter, donner un ordre, auto- 
riser, expédier, ehargeer d'une 
eommission. Èbal ak n>tèyèful y 
oommiamdeV par eontrainle. 
Èbal ndav, envoyer un député. 

EBALI, v. n. bâiller. Même 
que Belbeli, Rebâli et Bobuli. 

EBI, YÈBJ; v, t. dêehârgér 
un navire, dôbarquer des m'ar- 
ehandises, des produits". Bbi 
nanu ndur dôpa. on a débar- 
qué beauooup de marebaindis*^. 



ÈBI 



ÉKA 



feRIKÂT, TÈBIKÂT b., dé- 

ehargeur. 

ÈBKAT, YÈBKÂT b., ehar- 
geur, embarqueur. 

ÈBIKAY, YÈBIKAY b., dé- 
bareadère. 

. EBLÉ, YÉBliÉ, v. t. ordonner, 
eommander, déeréter, enjoin- 
dre, donner un ordre général. 
■ — b., ordre, eommandement, 
ordonnanee, déeret, édit, pré- 
eepte. Aiin nâ fiik'i èblé'Yalla, 
ak durom nâr i èblé i Damgu 
hâ, il y a dix oommandements 
de Dieu et sept eommande*- 
mem ts de 1' E g 1 ise ! 

ÈBLÉKÂT, YÉBLÉKÂT b., 
qui eommande, qui ordonne. 

ÈBU, YÉBU, v. m. avoiir in- 
tention, avoir envie, désirer, 
être déterminé, avoir résolu. 
Èbu nâ dèm Bêr ou èbu nâ 
Ber, j'ai résolu d'aller â Gorée 
Sô èbô, mieux, su la nêhé, s'il 
te plait, si bon te semble. Su 
Yalla èbô, s'il plait â Dieu, 
mieux, su nêhé Yalla. — b., 
dessein. résolution, détermlia- 
tion, disposition, projet. 

ÈBUTÉ, YÈBUTÉ b., bon plai- 
sir. 

F,DÂ, YÈDÂ, v. t. admones- 
ter, remontrer, reprendre, gour- 
mander, blâmer. — b., adrno- 
nition, iremontranee. 

ÈDU, YÈDU, v. ip. être ad- 
monesté, être blâmé. 

ÈF, ÈL, suff. qui, ajouté â 
un verbe, en'tfait un noim aibis- 
trait. Sopâ, aimer; sopèl, affee- 
tion'. Dur, enfanter, durèl, du- 
rèf, postérité. 

ÈF, ÈS, suff. eonstituant ume 
sorte de verbe passif impeirson- 
nel, et. pouvant se rendre en 
franeais par une forme passive 



ou réfléehie, ou par on avee 
un verbe aelif. Men, pouvoir; 
mènèf nu ko, on le peut, eela 
se peut. Ham, eonnaitre, ha- 
jnès ■ nâ ko, on le sait, e'est 
oonnu. 

ÈFÂR b., IFÂR, ÉYFÂR b., 
jiiif, homme impie, irréligieux, 
inerédu'e. Syn. Yaur. 

ÈG, YÈG, v. n. monter, aller 
en haut, s'élever. Yésu-Krista 
yêg na tei asaman, Jésus-Ghrist 
est ltionté au eiel. 

EGA, v. n. pleuvoir pendant 
la saison sèehe. — b., pluie 
qui tombe quelquefois pendant 
la siaison sèehe. 

ÈGA, ÈGALI, ÈGSI rnêniiê que 
Agâ, Agali, Agsi. 

ÈGAL, YÉGAL, v. t. faire 
monter, monter. 

ÉGALI, v. t. désarmer un 
fusil. 

EGE, YÊGÉ, v. t. môme si- 
gnifiealion qne Egal. 

EGLÉ, YÉGLE, v. t. aider a 
monter ou a faire monler. 

EGLO, YÉGLO, v. t. faire 
monter, donner ordre c!e mon- 
ter. 

EKA b., reste d'un trone 
d'arbre ooupé. 

ÉKATI, YÉKATI, v. t. lever, 
élever, faire monter en haut, 
exhausser, au physique et au 
moral. Ku yékati bop'>om, ^di 
nâûu ko sûfél, eelui qui s'exalte 
sera humilié. Ku sûfél bop'ân}, 
di 'nainu ko yékati, eelui qui 
s'humilie sera exalté. — b., 
— ])., élévation, aetion d'éle- 
ver, assomption. Yékati'b Ma- 
riâma, assomption de Marie. 

ÉKATIKU, 1ÉKATIKU, v. p. 
et réf. s'élever, se lever, se 
hausser, se raonter, être élevé, 



EL 



ÈMA 



•au physique et au moral. Sunu 
Borom yékatiku nâ tâ asaman, 
notre Seigneur s'est élevé au 
•eiel. — b., élévation, aetion 
■d'être élevé, de s'élever. 

EL, ÈF, suff. V. Ef, El. 

ÉL, YÊL b., mollet, gras de 
'la jambe. 

BL (L), v. t. ineendier. 

ÉLÂ, YÉLÂ, v. n. être dis- 
tant, éloigné. Syn. Soré. 

ÉLÂ, v. n. falloir, devoir, 
être de néeessité, d'utilité. Èlâ 
n\â ngâ topâ yân u Yalla, tu 
•dois pratiquer la Teligion. Èl' 
ônté népâ mèl ni yen, plût a 
Dieu que tous fussent eomme 
"vous. Èlâ n\ânô dèm, ils doivent 
partir. 

ÈLALÉ, v. t. attribuer ou 
imiputer a quelqu'un avee 
doute, soupoonner, douter. Syn. 
Dortu. 

ÉLÂTÉ, YÉLÂTÉ, v. a. ad- 
joindre. 

ELEK s., BLEG s., jour de 
'demain. Halât ' eleg ak svblr, 
penser au lendemain, â l'ave- 
nir. Génav eleg, ap,rès-demain. 
Génav-ati eleg, après deux 
jours. Syn. Sibir. Elek tâ 
leleg, demain matin. Elek tâ 
leleg têl, demain de très bon 
matin. — adv. demain. Di nga 
jjf-uki eleg, tu te mettras en 
voyage demain. Elek lâ di dèm, 
<c'est demain que je partirai. — 
v. e. imp. défeet. Bu elegé, nu 
'dèm, dès demain nous parti- 
rons. 

ÉLIF, YÉLIF, v. t. eomman- 
der, gouverner, administreir, 
-diriger, dominer oomme ehef. 
Pân bâ <mô élif Dangu4zatoUk 
bâ ti adunâ si sépâ, e'est lie 



Pape qui gouverne l'Eglise ea- 
tholique sur toute la terre. 

ELVÂN, YÉLYAN, v. n. men- 
dier, quêteir. Syn. Sarahtu. — 
d., — d., aetion de mendier, 
mendieité. 

ÈM, YÈM, v. n. eonvenir, 
être juste, équivalent, être a 
propos, être aligné, égal, êtTe 
de niveau, être eona'enable, uni, 
sobre, médioere, jnoyen. SêtM 
ndah sapô bi èm nâ ti yov, 
regarde sd ee ehapeau t'est juste. 
Èm-lên fâlé, ajustez-vous lâ, 
e.-a-d. ne dépas?ez pas la. Lu 
èm, autant. J^m nâ kép, e'est 
très juste, tout-a-fait égail. 

EM. IM, YEM, YlM, v. n. 
être élonné, surpris, être dans 
l'admiration. Nil <fvâ dôn nanu 
yem ndégé ndémantal u Yésu 
Krista, les homimes admiraient 
la doetrine de Jésus-Ghrist. 

EMADI, v. n. n'être pas égal, 
n'être pas de niveau, être dis- 
parate, inégal, être remuant. 
Halèl bi èmadi na, eet enlant 
est remuant. — b., dispropor- 
tion, inégalité. 

RMALE, YÈMALE, v. t. ajus- 
ter, mettre de niveau, égaliser, 
aligner, aplanir, adapter, as- 
similer, eomparer, regarder 
eomme. Emalé nâfiu kô'k dof, 
on l'a iregardé eomme fou. — 
b. ordre, arrangement, aligne- 
ment, aetion de mettre de ni- 
veau, d'ajuster. 

EMALÉAT, v. t. rajuster. 

EMALÉKAT b., ajusteur. 

ÈMANDO, EMO, v. rée. être 
égal ensemlble, en même temips, 
s'ajuster .réciproquement. 

EMAY b., niveau, égalité, 
justesse, équilibre. 



EMb 



-- 90 — 



LN^ 



EMBA, v. t. envelopper, em- 
p aq ueter , e mb a'l ler , eoh tenir , 
e-mmailloter. — b., ballot, pa- 
quet. 

ÊMBÂ, v. n. être préparé. 
etre disposé. Rêr bâ êmbâ nâ, 
le souper est préparé. 

EMBAKÂT b., embaLleur. 

ÊMBAL, v. t. préparer, dis- 
poser. Êmbal nânu t'èré ya 
yépâ, ils ont préparé tous les 
livres. 

EMBÂLO, v. t. faire embaliler. 

EIMBl, v. t. diéballer, dépa- 
queter, ôter l'^nveloppe, dé- 
maiillloter. — b,, aetion de dé- 
baller. 

EMBIKU, v. p. et réf. se dé- 
paqueter, s'ouvrir, se défaire, 
être déballé, être défait en par- 
lant d'un ballot ou d'un pa- 
quet. 

EMBU, v. p. être enveloppé. 

ElMBUKAY b., enveloppe. 

ÈMLÉ, ty". t. avoir égal a, 
avoir >ce qui eonvient. 

EMO, V. Ernando, 

EMSAN b., YEMSÂN b., par- 
don. 

EMSA'NU, YBMSÂNU, v. t. 
demander pardon. Emsânu nâ 
la, je te dermande pardon. 

ÈMTÂN, JMTAN, YÈMTÂiN, 
YtMTAN, v. n. s'ébahir, s'éton- 
ner, être surpris. Mât nâ y'èm- 
tân, ee'est: ou il est ou. je suis 
adniirable. 

M, YEN, v. t. eharger un 
fardeâu sur la tête de quel- 
qu'un, :!e lui metlre sur la 
teie. En ma ndâ til'é, mets eette 
oruehe d'e.iu snr ma tèle. En 
be epa, sureharger par un far- 
deau &uir ia tete. — b., eha.rge, 
l'ardeau qûè l'on pbrte sur la 
têtie. 



ÊN b., YÊN b., soureil. 

ÈN, YÈN v., prineipe vital de 
la vie animale. 

EN, v. t. trousser, relever, 
retrousser un habit, un vête- 
ment. Syn. Ogos. 

ENAR b., YENAD b., oor, du- 
rillon au pied. 

ÈNAT, YÈNAT b., pis de va- 
ohe et autres animaux sem- 
blables. 

ENDÂ b., ipoêle â frire. Même 
que Ânda. Syn. Hanêr. 

ÈNDO, YÈNDO, v. t. faire pas- 
ser le milieu du jour. Bndô nâ 
ko, je !'ai gardé â passer ia 
journée avee moi. 

ÈNDU, YÈNDU, v. n. passer 
le milieu de la journée, (oe 
que l'on appelle betèk, de dix 
heures du matin a quatre heu- 
res du soir). Fô èndu tèy? oû 
as-tu passé la journée d'au- 
jourd'hui? Endu-len ak damâ, 
passez la journée en paix (por- 
tez-vous bien, salut de départ 
au millieu du jour). 

ENÉ, YÈNÉ, v. . t. souhaiter, 
désirer, annoneer en parlant 
du terieur publie, promuilguer. 
Êné nâ la lu bâh lu nèkâ, je 
te souhaite toute sorte de biens. 
Yêné nâ yêné di lèkâ Pâk dilê'.k 
y'èn, ba]bâ mâ sonâ, j'ai vive- 
ment désiré de manger eel^e 
Pâque avee vous avant de souf- 
frir. — b., désir, »ou]iail, ~.opu. 
promulgation, annonee, publi- 
eation. 

ENÉKÂT, YENÉKAT b., orieur 
publie. 

ENELO, YENÉLO. ^. t. faire 
arinbnper; 

RN(iÂ, v. t. peiidre â ui\ gi- 
lx'l. frnyu bop'âm, se pendre. 



ÊNG 



9' 



ERB 



ENGU, v. réf. et p. se pen- 
dre, être pendu. 

ÈNGU, YÈNGU b., espèee de 
gourde â eol ooupé dans lta- 
quelle on trait les vaehes dans 
l'intérieur du pays. Ku bâram 
dur ti sa tôl, tahti-lâ ètâ èngu, 
■si une bdehe fait ses petits dans 
ton ©hamip, eela ne te feira pas 
fabriquer une gourde pour la 
traire (paree qu'elle ne reste 
pas). (Pirov. Vol.) 

ÈNGUBT, alller se pendre. 

ÈNGUKAY b., potenee, gibet. 

ÈNI, YÈNI, v. t.- déoharger, 
enlever a quelqu'un le fardeau 
qu'il porte sur la tête. 

ÉNIDÉK b., arbuste dont les 
raeines raolées et bouillies dans 
l'eau forment une tisane bonne 
eontre le rhume. 

ÈNIKU, YÈNIKU, v. p. et réf. 
se déeharger d'un fardeau qvie 
l'on porte sur la tête, être dé- 
eh'argé. 

ÈNKÂT, YÈNKÂT b., ehar- 
geur sur la tête. 

ÈNU, YÈNU, v. réf. p. se 
eharger un fardeau sur la tête, 
le mettre ou le prendre sur sa 
tête, porter sur la tête, être 
ehargé sur la tète. Ponkal mu 
day ni yov menul â èriu lef 
li! un hoimme fort et puissant 
eomme tu I'ès ne peut pas 
emirger eela sur la tête! 

ÈNU, v. réf. se retrousser, 
retrousser ses vêtements. Syn. 
Ogosu. 

ÈNUKÂT, YÈNUKÂT b., qui 
porte sur la tête. * 

EPÂ, v. n. excéder, avoir le 
dessus, être au-dessus, être de 
trop, surpasser, répugner par 
horreur. Epâ ng'èn Éli,. vous 
surpassez Èlie. Yâ ma epu dôlé, 



e'est toi qui me siurpasse en 
foree. Epâ nâ nâr i at, il y a 
plus de deux ans. Epâ nâ hasté 
yôyu, je suis au-dessus de ees 
injures. Lu tâ epâ, le surplus. 
Bu epâ (loe. adv.), plus, da- 
vantage, de plus, surtout, trop, 
excesswement. — g., excès, le 
trop. 

EPÂ, EPU, EPUKAY, même 
que Upâ, Upu, Upukay. 

EPAL, v. t. excéder, surpas- 
ser, exagéreir, abuser. Lôlu epal 
nâ ma, eela me suirpasse. Epal 
nâ sumâ ntohor ak sumâ nha- 
rah, j'ai 'poussé trop loin ma 
maliee et mon ingratitude. — 
g., excès, exagération, abus. 

EPÂLÉ, v. n. avoir plus, pos- 
séder plus, avoir trop, regorger, 
&urabonder. Sambâ la epâlé ker, 
e'est Samba qui a plus de mai- 
sons que toi. 

EPALKÂT b., exagérateuir. 

EPANTÉ, v. rée. s'entresur- 
passer. 

ER b., lèpre, dartres lépreu- 
ses.. Borom-er, lépreux. — v.n. 
avoir la, lèpre. 

ER b., fourmi ailée qui vol- 
tige pendant la saison des pluies 

ER, v. n. môme que Her, 
se dit de la mer quand il y n 
ealme plat et que l'eau est si 
elaire qu'on peut voir le fond 
Gêt gâ er nâ, la mer est ealme 
et elaire. 

ÈR (L) g., pêeherie, lieu ou 
l'on pêehe. 

ÉRAVTÉ, v. t. aehalander. 

ERBIS y., petites ' ehenilles 
rouges, allant toujours par 
groupe eompaele les unes sur 
les autres. 



ÈRS 



— 92 — 



ÊV 



ÈRSA, YÈRSA, v. t. respee- 
ter, avoiir des égards, avoir de 
la poHtesse. 

ES, YÊS, v. n. être distant, 
éloigné, snrpasser en distanoe. 

ÈS, . YÈS b., solé, poisson 
d'eau douee. 

ÊS, BÊS, HÊS, YÊS, v. n. 
être neuf, nouveau, réeent, mo- 
derne. Ês pul, être tout-a-fai't 
neul'. Déndal riêg bilé, ês nâ 
pul, aehète eette ease, elle est 
tout-â-fait neuve. 

ÈS, YÈS, v. n. avoir les rè- 
gles, les menstrues. 

ÊS, YÈS, v. n. être moin- 
dre, être pire. V. Yes et ses dé- 
rivés qui sont plus usités. 
■ "ÈS, suff. V. Ef, ès. 

ÊSAL, YÊSAL, v. t. rendre 
nouveau, rendre neuf, renou- 
veler. 

ÊSAN, ÊSÈN, YÈSÈN, v. n. 
démanger, pkoter, fourmilller. 
Sumâ loho dèf rna êsèn, harhu- 
ma lu ko dot, j'éprouve une dé- 
mangeaison au bras, je ne sais 
d'oû eela vient. — b., pioote- 
ment, démangeaison, fourmi'l- 
lement. 

ÊSÉNU, v. n. se frotter eon- 
tre quelque ehose pour faire 
disparaitre des démangeaisons. 

ESKTN ! interj. de surprise, 
d'admiration, de pitié, d'at-. 
tendrissement. Oh! Ah! Èskin 
Yalla! Ali! Dieu! Graiid Dieu! 
Est-il possiible ! Èskin Yalla ! 
Tubâb a mûs, vûlây! Dieu! que 
Ie folane est fin, qu'il est ha- 
bide! 

ÊSU, YESU, v. p. ôtre renou- 
velé. 

ÊT, YÈI v„ eanne, baton, 
badine. Èt i bûr, seeptre. Ku 
déyii bât u digèn gor sa èt, qui 



entend la voix d'une femme 
doit préparer son bâton Èt i 
buki. V. Baha. Èt i demâ. V. 
Fêh. 

ETÂ b., eour de devant d'une 
m,aison 

ETA, v. ,t. filer avee le fu- 
seau. — b., aetion de filer. 

ÈTA, YETA, v. t. eharpen- 
teir, équarrir, tailleir, eiseler 
(du foois, de la pierre ou autre 
matière), Ètâ natal, seulpter 
des statues. 

ETAKÂT fo., YÉTAKAT b., . 
eharpentier, déooupeur, équaris- 
seur. Êtaktat i hêr, tailleur de 
pierres. Ètâkât i natal, seulp- 
teur. 

ÊTAL, YETAL, v. n. parler 
doueement, faire doueeimeni, 
poser doueement un objet pour 
qu'on ne s'en apereoive pas. 

ÈTAY, YÈTAY b., eharpente, 
équarissage. 

ETENTA b., genre de pois- 
sons. 

ÈTIT, YÈTIT v., eopeau, éeliat 
de boiis ou de pierre. 

ÈTU, 1ÈTU, v.q. être équarri, 
être taililé, être eiselé. 

ETU, v. pr. être filé. 

ETUKAY, YÈTUKAY b., ate- 
lier oû l'on eharpente, oû l'on 
taille, outil pour tailleir ou 
équairrir. <t 

ÊU, ÊVU, YEVU, v. réf. p. 
se réveiiller, être réveil'lé. Bu 
ma èvo, ilorsque je me suis ré- 
veillé. Êiivu \rtia, je ne me suis 
pas iréveiilJé. — b., réveil, aotion 
de se réveiller. 

ÊV, YÊV, v. t. lier, attaeher, 
amarrer. Dapa nânu satâkiat 
bû bè êv ko, on a attrapé le 
voleur et on l'a attaehé. Êv- 
len i tank'âmak i lohô'm, tê 



EV 



93 



éy: 



sani iâ lendem i J)ili gâ, liez- 
lui les ,mains et los pieds, et 
jetez-l© dans les ténèbres exté- 
irieures. 

EV, ÂV, v. t. travailler le 
euir, le maroquin, faire des 
eolliers ou des braeelets. 

EV (eo), v. n. souffleir. Ngé- 
lav lu méti déké déki né ev, 
un vent violént se imit a souif- 
fler. 

ÊVÂT, ÊVATI, YÊVATI, v.t. 
lier de nouveau, attaeher de 
nouveau. 

ÊVI, YÊVI, v. t. détaeher, 
délieir, démarrer. 

EVIKU, YÊVIKU, v. réf. p. 
se détaeher, se délier, être dé- 
taehé, dôlié. 

ÈVUKAY, YÈVUKAY b., at- 



taehe, amarre, lieu oû l'on 
attaehe. 

EVUTE, YEVUTÉ b., réveil, 
moment oû l'on ie réveille. 

ÈY r interj. d'appel ou de 
souffranee, hé! èh! 

ÈY, v. n. avoir traison, avoir 
gain de eause, gagner un pro- 
eès. Yâ èy, e'est toi qui as rai- 
son. — v. t. avoir raison oon- 
tre q uelqu'un, don-ner tort, 
oondamner, gagner la eause 
sur un autre. Èy nânu ko, on 
lui a donné tort, on l'a oon- 
damné. Ey nga ma, tu as rai- 
son eontre moi, tu m'as donné 
tort. Èy nâ la j'ai raison oon- 
tre toi, je t'ai donné tort. 

EYADI, v. n. avoir tort.- 

ÈYIN v., manière d'avoir rai- 
.son sur son adversaire. 



/••""•••* 

'*.•• /Y'i ••.' 
• ••* : .'. : •••• 

*•• • ••' 
••••••■•• 



F, sixième lethre de l'alphabet volof, se prononee exactement 
oomme en franeaiis, par expiration, et aspiiration : fa, af. 



FÂ 



FÂ, Fl, FU, prép. a, en, dans, 
pouir, chez, vers, en présenee 
de, auprès de. Fâ bây bâ, de- 
vant le père (absent); fi bây bi, 
devant le père (présent); fu bây 
bu, devant ile 'pere (proehe ou 
éloigné, la distanee étant inoon- 
nue). Dèmâl fâ Vâli, va-t-en ohez 
Yâli. Ègâl fâ môm, aborde-le, 
va-t'en auprès de ilui. F-â Yalla 
môs! par Dieu vraiment (ser- 
ment)! Dikâ nâ fi man, il est 
venu 'ohez moi. — , — , — , adv. 
ici,',la, ou, y. Fi, iei; fâ, lâ; /u, 
par iei ou par la (disitanee. in- 
eonnue). Dèf ko /ô, mets-le Ha. 
Mas nâ fâ dèrn, j'y suis al'lé. 
Dô ko dab fâ mu nèhâ l&gi, 
tu ne pourras point le joindre 
6u iil est mainteniant. Fâ lâ 
bayako, e'est de la que je &uis 
parti. Fi ma nèkâ l'ègi, menatu 
ma darâ ngir yov, oû j'en suis 
préeentement, je ne puis pluB 
rien pour toi. Hamu ma fu rrm 
nèkâ, je ne sais oû il est. Fu 
nèk (loe. adv.), partout. Fu 
mu men â don (loe. adv.) quel- 
que part que ee soit. Môs bè 
fu nèk, toujours et partout. 

FÂLÉ, FILÉ, FULÉ, adv. dèm. 
iei. lè, lâ-bas, oû, ea. Kay filè 
(langage familier), rievâl filé 



FAB 



(langage noble), viens iei. Dè- 
mâl fâle, va-t'en la-bas. Filê'k 
fâlê, ea et lâ. 

FOFÂ, FÛFÂLÉ, adv. dém. la, 
la-bas, de Ja, de lâ-bas, alors, 
dans un endroit ou un temps 
éloigné. Fôfa lâ, e'est la-bas. 

FOFU, FOFULÉ, adv. dém. 
par iei, par lâ, par la-bas, dans 
un endroit ineonnu ou déter- 
miné vaguement quant a la 
distanee. 

FAN? adv. interr. oû? d'oû? 
en queil dieu ? de quel lieu ? 
Fan lâ? ou est-ee? 

FÈN, adv. inulle part, avee 
un verbe négatif. Bul dèm fèn, 
ne va nulle part. Dhmul fèn, 
il n'est allé nulle part. 

FÈNÈN, adv. iailleurs, autre 
part. Dèm nâ fènèn, il est allé 
ailleurs. <• 

FÉP, FOP, adv. entièrement, 
oompilètement, eertainement, 
sans eontredit. 

FAB, v. t. prendre, empor- 
ter, enlever. Fâlâl lu jfcâ dès, 
mâ la ko may, prends le reste, 
e'est moi qui te le donne. 

FABI, v. t. surpasser, l'em- 
porter sur son adversaire, Fabi 
nâ la, je t'ai gagné. 

FABKÂT b., qui emiporte. 



FAB 



~ 9 5- 



FAG 



FABU, v. réf. être tout prêt 
â un voyage, a une entreprise. 

FAD, v. t. traiter un ma- 
lade, donner des remèdes a, soi- 
gner, panser. Fad mar, guérir 
la soif, désaltérer. — iy'. t. ser- 
vir â, être bon, utile â quelque 
ehose. Lôlu fadul darâ, eela ne 
sert a rien, eela n'est rien. 
Nakhâ di rtâ fad sot, la trans- 
piration sert eontre le rhume. 

FADA, v. t. assassiner ou 
tuer d'un ooup. 

FADAH, v. t. émietter, rora- 
pre par petits morceaux. 

FADAHIT b., miette, par- 
eelle, débris, tesson. Fadahit i 
mbiskit, miettes de biscu.it. Fa- 
dahit i butèl, tesson de bou- 
teille. Fadahit u Krua bu sèlâ 
bâ, pareelle de la sainte Groix. 

FADÂN, v. n. exeroer la mé- 
deeine. faiire profession de 
donner des remèdes. Balâ ngâ 
fadân, deka vér, avant de faire 
le métier de guérir les autres, 
il faut être guéri soi-même, 
(Prov. Vol.) 

FADAR d., aurore, aube du 
jour, pointe du jour. 

FADARI, FADADI, v. n. ne 
sénir a rien, ôtre nuisible. 

FADARIKÂT b., vauirien, qui 
ne ?ert ;i rien, qui n'est bon â 
r'.hn . 

FADAY b., pansement, uti- 
lité, usage. 

FADKAT b., médeein, eelui 
qui entreprend de guérir une 
plaie ou une maladie. 

FADLÔ, v. t. faire soigner, 
faire servir, faire utiliser, faire 
médieamenter. 

FADLU, FADU, v. réf. &e 
faire soigner, se faire médioa- 
menler. 



FADLUDI, FADUDI, v. réf. 
aller se faire soigner ou mé- 
dieamenter. Dèmal fadludi tâ 
Varang, va te faire soigner a 
Varang. Fadudi nâ, 1] est allé se 
faire soigner. 

FAF, v. e. servant pour ex- 
primer radverbe firaneais done. 
Ndèm nangu nâ, faf kô dèf 
mbôk, puisqu'il aoeepte, fais-le 
done. Bârâm bi yahu nâ, faf kô 
dog bènâ yân a gen, oe doigt 
est gâté, il vaut mieux l'amipu- 
ter une bonne fois. Génâv bâ 
mu topâtopâlu yôn u Yalla bè 
mu yâgâ, mu faf kô topâ bu ôr 
nak, après'avoir fait semblant 
de pratiquer la religion pen- 
dant longtemps, il se déeide 
done enfin â la pratiquer sé- 
rieusement. Nâkâ lâ fôg nè 
lôlu lâ mu beg'on â vah, ma 
fâf vofbâku, véy sumâ yôn, 
quand je soupeonnais que 
e'étaiit la ee qu'iil voulait dire, 
je me mis aussitôt a me re- 
tirer pour fiier mon ehemin. 
Faful « dèm, il n'est done pas 
parti. 

FAFTON, FAFTÂN v„ plante 
ou ia.rbiiete ilaiteux a gra'ndes 
feuili'es dont le fruit donne 
une e>pèce de soie végétale. 
On dit que les éléphadfe ai- 
men.t beaueoinp a mianger les 
feuililes, ains»i que les ehèvres 
et les moutons, tandis qu'on 
l'eim.ploie pour emipoisonner les 
ehiens. Par superstition, on en 
met, a la naissanee d'un> en- 
fant, â la poTte de la maiso-n, 
pour éloigner iles soreiers ou 
mauvais génies qu'on appelle 
demâ. • 

FÂGAL, v. t. dépouiller quel- 
qu'un de tous ses biens. 



FAH 



FÂL 



FAHÂ, n. adj. et pron. num. 
trente. Syn. Fanvêr, hètâ-fuka. 
■ — d., mesure de trente bou- 
teilles (a St-Louis). 

FAHÂ, FAKHÂ, v. t. srrra- 
eher des branehes d'un >arbre 
sans se servir d'un instrume<nt. 
— v. n. filer en parlant des 
étoiles. Bidèv fahâ na, une 
étoile a filé. Syn. Habâku. 

FAHAD, FOHOD, v. n. avoir 
une entorse, une luxation. 
Syn.) Rehâ. — b., entorse, 
luxation. 

FAHADLÔ, v. t. fouler un 
membre, donner une entorse, 
une iuxati,on. 

FAHAS, ' v. t. épousiseter, 
brosser. 

FAHU, FAKHU, v. q. être 
arraehé de, dériver de, . éma- 
ner de, deseendre de, tirer son 
origine de. 

FAfR d., importanee qu'on 
se donne par La taille ou par 
les habits, 

FAIRLU, v. réf. se donner de 
Fimportanee par la taille ou 
pair les habits, être vaniieux. 

FÂKÂ, v. t. oublier le nom 
d'une personne, perdre de vue 
quelqu'un, reeonnaitre avee hé- 
sitation, avee doute. Fâka nâ 
la a gen masu-ma lâ gls, j'ai 
oublié ton nom vaut mieux 
q,ue je ne t'ai jaraais vu. Fakn 
nâ bop'am, se dit de quelqu'un 
qui oublie son origine humbile 
ou basse et s'enorgueiillit jus- 
qu'â mépriser tout Le monde 
meme ses parents et ses &u- 
périeurs. 

FAKÂTAL, v. t. fairé heurter, 
clioqu,eir oontre un obstaole, 
faire tomber, eeandaliser. Bantâ 
bi fakûtal nâ ma bè ma dâhu, 



j'ai heurté oontre ee bâion et 
je suis tombé. Ku fakatal mo- 
rom âm H yôn u Yalla, takat 
ko Jiêr ti bât ûm, sani ko 'fâ 
gêt a gen, eelui qui seandalise 
son proehain, 51 vaut mieux 
qu'on lui attaehe une pierre 
au oou et le jette â la meir. 
Def du fakatal morom, aetion 
de seandale. 

FAKÂTÂLU, PAKÂTALU, v. 
réf. ee heurter le pied, butter, 
ohoper, être seandalisé, subir 
l'effet elu seandale. 

FÂKU, v. t. éviter, se mettre' 
en gairde de. Ku Yalla sani 
fita, dô ko mân a fâku, eelui 
a qui Dieu lanee un tralt ne 
peut Féviter (Prov. VoL) 

FAKU, FAKÂTU, v. réf. se 
heurter le pied. 

FAL, v. t. établir ehef, re- 
vêtir d'une dignité religieuse 
ou eivile, eonstituer en dignité 
ou eharge ^ueleon^ue^Fa/ néhu' 
ko bûr, oh l'a établi roi. Bâ 
hu ko falé bûr, bôbâ am ôn 
nâ fuk'i at, quand on l'a pro- 
e-lamé roi, j'avais 10 ans. 

FÂLANTÊR b., FLANTÊR b., 
(F), fenêtre. 

FALARÉ d., hanehe chez 
l'homme, eroupe, arrière-train 
chez les animaux. 

FALÉ, adv. dér. de Fa, Fi, 
Fu.' 

FÂLÉ, v. n. ôtre attentif, 
éeoufer attentivement, faire at- 
tention, prêter 1'oreiHe, se sou- 
eier de, prendre a eoeur. Halèl 
bê bon, 'du fâlé kèn, eet en- 
fant est mauvais, il n'éeoute 
personne. Ku ma sâga, du-ma 
la fâlé, eelui qui me dit des 
sottises, je ne fais pas atten- 
tion a lui. 



FAL 



97 



FAN 



FALÉ, FALÉY d., ooton peu 
tordu pour la navette. 

FÂLÊDI, v. n. être inatten- 
lif, insoueiant, distrait, n'éeou- 
ter personne. — g., distraetiom, 
inattention , insoueianee . 

FALÊDILÔ, v. t. rendre dis- 
trait, distraire l'attention, eau- 
ser des distraetions. 

FÂLÉKAT b., qui est attentif. 

FALFAL, PALPAL, v. n. fleu- 
rir en parlant de J'épi de mil. 

FALU, v. q. être établi ohef, 
être revêtu d'une dignité re- 
ligieuse ou eivile, être eonsti- 
tué en dignité ou en ebarge. 
Bâ bûr'Sin falô bè lêgi, am na 
fuk'i at, il y a 10 ans que le' 
rai de Sine a été établi. 

FALU, v. n. claquer des' 
ooups douhles en pilant le 
mil. 

FANP adv. interr. dér. de 
Fu, Fi, Fu. 

FA^S b., jour, journee, espaee 
de 2/1 heures. On dit aussi pan 
au singulier. Ligéy nâ ta nâr 
i f&a'i j'y ai travaillô c!eux 
jours. Guda nd fan; il a vôeu 
de nombreux jours. Yalla nâ 
bûr gudd Jd.nl que le roi vive 
de longs jours! Fê f.vnk'i Ja.n 
bûr bâ di na dikd, d'iei â dix 
fours le roi arrivera. 

FÂ>N, v. n. se desiséeher, do- 
périr. 

. FANÂI I g . , FENAII , M PENAH 
g., arbuste très curieux a eause 
de son éooroe iantôt rouge, 
tantôt ve'rie, et se déiaehant par 
ptaques. Sés fleurts en boules 
jaunes ont une.odeur ag-rêâble. 
Syn. Surur. 

FANAIIFANAIII, v. n. aller â 
l'aventure. 



FÂJNAL, v. t. détruire eom- 
plètement. Danièl fânal nâ Bèl, 
Daniel a détruit eomplolement 
Bel. 

FANÂN, v. n. passer la nuit. 
Fandnal ak damd, bonne nuit, 
passe la nuit en paix. Damd 
rvga fanân? as-tu passé la nuit 
en paix? Fô fanân big? oû as- 
tu passé la nuit dernière ? 
Sengd mi fanân nd, ee vin 
de palme est d'hier, a passé 
la nuit. 

FANANO, v. n. passeir la nuit 
avee quelqu'un ou quelque 
ehosè. Ku digé gând, rekanté, 
nd nga. gep, fanânô, qui a af- 
faire a -un manehot pour se 
battre a 00 up de poingts doit 
tenir Je poingt fermé toute la 
nuit. (Prov. Yol.) Dér. de Fan. 

FANDÉ, v. n. se pas'ser de 
souper, se oouohèi; sans . sou- 
y.ev, n'avoir pas de quoi sou- 
pe", Su er nuvé, rnbotd du 
fandé, si La fo'Uirmi : aiilée voile, 
le orapaud ne se paisse pas de 
souper. 

FANÔAT b., PANGAY (L) m., 
braneh.e de palmieir. 

FANHA, FANRHA, v. t. sup- 
primer, abolir, annuler, diri- 
mer, rendre riul ou invalide. 

FANHAV g., b'ranehe de ron- 
di'er. 

, FANHOY, v. n. ôlre timide, 
peureux. Syn. Hedd 

FANKALAMvA (Dof u) fou 
furieuv ou dangereuv, qui- 
p .>..; le 1; 1 bâten' ou des annes 
pour battre ce\\\ qu'il reneon- 
tre. 

FANKHUKAY b., empèehe- 
ment. Fankhukay u séy, oiiipô- 
eheinent de mariage. 



FAJV 



— 0» — 



FAR 



FANTAR v., poisson plat. 

FANVÊR, n. adj. et pron. 
num. eard. trente. 

FANVERÈL, n. et pran. num. 
ord. trentieme. — v. num. 
mettre trente. 

FÂR g., eôte, eôtelette. Dor 
na ko bè mokal fâr âm, il i'a 
tellement battu qu'il en a les 
eôtes brisées. 

FAR v., adoleseent, jeune 
homme, adulte pairvemu a 
l'âge de putoerté. Far vu bûh 
ba, e'est un bon jeune bonnme. 
Syn. Vahambâné. — v., amant. 

FAR, v. t. être du parti de 
quelqu'un, prendre son parti, 
se mettre de son eôté. Bul vâlu 
vâ.dâlé, ndégé dèfâ far ak sa 
m)ban, ne te fie pas â eet in- 
dividu, attendu qu'il est du 
parti de ton ennemi. 

FAR, v. n. être épais en par- 
lant d'une bouiMie. Lâh bu 
far lâ begâ, e'est de la bouil- 
lie épaisse que je veux. — g., 
faray b., épaisseur, eonsistanee 
d'une bonne bouillie. 

FAR v., biffer, effaeer, ,ra- 
turer. — m., -rature. 

FAR, FER, FOR, FARLU, 
FiERLU, FORLU, v. n. brouter, 
paitre. 

FARA b., autrefois, inten- 
dant, grand fonetionnaire dans 
quelques royaumes. Fara'bimt'u 
ker, ebef porlier ou intendant 
des portes de la maison royale. 
Fara'blr'ker, ohei' gardien du 
vestibule. Fara'mâlo, intendant 
du riz. 

FARAFARA b., variété de 
roil. 

FARAHAiN v., vent du nord 

FARAL, v. e. rôpondant a 
l'adverbe : souvent, fréquem- 



ment. Fârâl nâ kô dèf, je l'ai 
fait souvent. Farâlu-ma fâ dhm, 
je n'y suis pas souvent allé. 

FAR\LE b., partisan, qui est 
du parti de quelqu'un, qui 
l'aide ou reneourage. 

FARAMFATE, v. t. expliquer, 
débrouiller, diseerner, résoudre 
une quesition ou une affaire.- — 
b., diseernement, esplieation, 
disoussion. 

FARAMFATELU, v. t. deman- 
der eompte. 

FARAN, v. t. eourtiser une 
femme (T. grossier). 

FARANTU, v. n. s'amoura- 
eher mutueilement, se eourti- 
ser mutuellement d'une ma- 
nière dissohe. 

FÂRAR v., erête du coq. Syn. 
Hér. 

FÂRAS. v. t. hausser. 

FÂRASTU g., FROSTU g., 
bouteille. 

FARAV, v. n. se dégager, 
s'en a/llef, en parlant de queil- 
qu'un qui a été tenu a la gêne. 

FARAY g., épaisseur, eonsis- 
tsineé,. 

FARBA b., autrefois, premier 
dignitaire, après le roi, dans les 
aneiens royaumes du Gayor, du 
Saloum. 

FARFARLE, v. t. prendre 
avee ehaleur le parti de quel- 
qu'un, défendre son senti- 
ment, protéger, enoourager, 
cnt.ard.ir. Bô gisé ku dèf lu mu, 
varul â dèf, bul ko farfarlé, si 
tu vois qi:elqu'un qui fait oe 
qu'il ne doit pas faire, ne l'en- 
hardis pos en te mettant de son 
parti. — b., parti, partage de 
sentiment, attaehement de seh- 
timent et d'opinion, attaehe- 
ment a. 



FAR 



— 99 — 



FAS 



FARGA, v. t. arranger. 

FARI (bûr), se dit d'orn 
grand roi, qui esit (gélovar) du 
sang royal par la anère et pair 
le père. padâ fari. la, satisfaire 
ses besoins naturels est un roi 
puissant. 

FARKAT b., FARLÉKÂT b., 
partisan, défenseur. 

FARLÉ, v. t. mêrne que far- 
farlé, mais imoins expressif. 

FARLU, v. q. être aetif, zélé, 
assidu, laborieux, exact, s'ap- 
pliquer, ètre plein d'ardeur. 
Halèl bi farlu nâ lôl ti dang'â, 
eet emfant esi très studieux. — 
g., empressement, assiduité, ae- 
tivité, zèle, sol'lieitude, exacti- 
tude, ferveur. 

FARLULÔ, v. t. rendre as- 
sidu, zélé, exact. 

FARLÔDI, v. n. être négli- 
gent, peu exact, peu appliqué 
a u.ie ehore ou a une oeeupa 
tion. 

FARNAN. FARNFN, v. pie~re, 
gravell!e. 

FARÔ, FARU, v. n. faire le 
jeune homme. 

FARO y., eharnps de riz, ri- 
zière; ee mot est mandingue. 
mais il est fréquemment em- 
ployé en volof dans la Gam- 
bie. 

3 FAROS, FROS (L), v. t. ba- 
layer. 

FAROSKAT, FROSKAT h., 
balayeur. 

FARUL, eonj. néanmoins Fa- 
rul gor garap ga, néanmoins 
il n'a pas ooupé l'arbre. 

FAS, FAS v., oheval. Fas u 
gôr, fas vu gôr, étalon Fas n 
digèn, fas vu digèn, jument. 
Var fas, aller â eheval. Tahâ 
fas, mettre les harnais a un 



eheval. Duntukay u fas, har- 
nais. Sad'u fas, houssine. Dây- 
kât i fas, maquignon. Fas u 
far, oheval . de raee, oourt do 
jaimbes. 

FAS, FOS, v. t. nouer, faire 
un noeud. 

FAS y., touffe de barbe. 

FAS g., MPAS g., grisgris, 
eoirde remplie de neeuds qu'on 
attaehe siurtout aux pieds. 

FASALÉ, v. t. séparer, désu- 
nir, disjoindre, dédoubler, di- 
viser. des gens qui se battent. 
Nâr i nit netlé'ngé hêh bè bega 
dê, té amul ku lèn fasalé, ees 
deux hommes la-bas se battent 
â mort, et il n'y a personne 
pour les séparer. 

FASALÉKAT b., qui sépajre, 
qui désunit. 

FASÉ, v. n. se sôparer de, 
■V'-parer tavee, divoreer, répu- 
dier sa femme. Fasê'k dikô'm, 
vainare son earaetère, le sur- 
monter. Suma dabar fasé nâ'Je 
man, ma femme a fait divoree 
aveo moi. — b., mpasé m., sé- 
paration, divoree. — g., gris- 
giris, 'oorde remplie de noeudis 
qu'on attaehe a quelque partie 
du eoirps. 

FASÉLÔ, v. t. faire divoreer. 

FASÉRÉ, v. n. avoir les pre- 
mières règles, menstrues. — b., 
règles, mentrue-. 

FASLANTÉ, v. n. nouer en 
passant a plusieuns reprises. 

FASO, v. n. être irésoilu, pren- 
dire la r/iso'hition, se determl- 
ner, ?e proposer, faire le ferme 
propos. Ku bega konfésé bu 
bâh, nga deka rêtu sa i bakar, 
fasô ban lèn a dèfati ak ndi- 
mal u yiv Yalla, pO'Ur faire 
une bonne ooinfession, il i'aut 



FAS 



FAT 



d'abord se repentir de ses pé- 
ehés, et former la résolution 
de ne plus les oommettre avee 
le seoouirs de la grâee de Dieu. 
■N'â nga fasô moytu lu bon té 
dèf lu bâh, prends la résolu- 
tion d'éviter le mal et de faire 
le bien. — h., mpasô m., réso- 
1 u t i o n , d é te r m i n a t io n , d isipe si - 
tion. 

FASTÉ, v. t. aioeer. 

FAT (L), v. n. mentir avée 
-maliioe. 

- FÂT, v. t. baratter, battre la 
erême pour faire du beurre. 

FÂT, v. n. fatiguer, éreinter. 
Nâdvi fât nâ ma, la ehaleur 
du soleil 'iri 'a fatigué. 

FAT (ne)' Ioe. v. faire du 
bruit en tombant. Mu né fat ti 
sûf, il est itoimbê avee bruit. 
Interj. Patatras, poui'. 

FATÂ, v. t. boueher, embar- 
-rassier, enoomibrerj resseFiér, 
oppresser, &uffoquer, eosouffler, 
mettre hors d'haleine. 'Yâ dilé 
la mu lèha f-atâ nâ ko, ee que 
oet individu a rriangé le t-uf- 
foque. Fatâ pah mi, bouehe ee 
-trou. Fatd nopâ, boueher les 
oreilles. — v. n. fatu, v. p. et 
réf. ètre bouohé, embarrassé. 
enoombré, engoryé, se boueher. 
s'embanrasiser. Pah mi fahu na, 
ee trou eat bouehé.- 

FATÂ, v. t. aveugler avee la 
poussière ou le sable, jeler la 
p o i isb i ère au x ye u x . 

FATAH, v. t. broyer avee Les 
mains. 

FATAH, FATIH, adv. sûper. 
s'empioie poair éx,primer la vi- 
tesse. la promptitude. Diu ddv 
nâ né fr.iali, un tel s'est enl'ui 
bien piron^ptèmeiit. ' • 

r.\TAI:LU. F-0TANHAL0' (L), 



v. n. s'efforeer de passer par 
une étroite ouverture. 

FATAL, v. t. boiieher, étouf- 
fer, étioler. 

FATALI, FATÉLI, v. t. rap- 
peler, faire penser â, faire res- 
souvenir. 

FATALIKU, FATÉLIKU, v. p. 
et réf. se souvenir, se rappeler, 
se rémémorer, reeonnaitre un 
bienfait. - — b., souvenir, oom- 
rhémoraisen, mémoire d'une 
eho-e. 

FATALIKULO, FATÉLIKULÛ, 
v. t. 'faire ressouvenir. 

FATÂLÔ, v. t. faire boueher. 

FATAHNI, v. t. débarrasser, 
deboueher . d éseneombrer. 

FATARNlKU. v. p. et réf. 
se débarraster, se déboueher, 
s'agitar peair se débarrasser. 
Biil fatarniku, dô ma rav. ne 
t'agite pas, tu ne m'éehappe- 
r.as pas. 

FATAY b., état d'être bou- 
etté, obstruetion, oppies'sion. 

FATÉ, v. t. oublier, ne plus 
se souvenir, methre en oavbli. 
Ku de nu faté la, loin 'des 
yeuv loin du eoeur. — b., mpaté 
m., ôubli. 

FATENTAL, FOTÈ>iTAL fL), 
v. t. user d'unê ehoise avee mé- 
nageimènit afin de la eonserver 
pdûs longtempe-. 

FÂTFÂTÉ, v. t houspillen 
Lirailler de eôte èt d'auire 

FATFATLU, v. n. remuer la 
tèle, la seeouer. Fatfatlu du 
fasâlé mbfhn-sef ak i nop'dm, 
séoouer la tète ne sépare pas 
l'Ane d'avee' ,ses oreiil'Ies. (Prov. 
Vol.) 

FATU. v. réf. et p. s'aveu- 
gler a\ec du sable, avoir quel- 
fjue ehose dans l'eeil. 



FÂT 



FFJI 



F.VIT, v. p. être fatigué, 
éreinté. 

F.V r U. v. n. V. Fatâ, bou- 
elier. 

F\TTK\Y b , baratte ou 
■oourge daens laque.lle on agite 
la erême pour faire le beurre. 

FAV, FAY, adv. eomplète- 
ment, entièrement. Suti nâ 
fav, e'est eomrplètement fini. 

iFAY/ v. t. faire sigr.e de ve- 
nir, appeler par sigm- 

FAY, v. n. se séparer de son 
hiari ponr un temps. — p i ., sé- 
paration temporaire de la 
femme d'avee som mari. 

FÂYA b., (M), très grande 
j)irogue. 

F\Y\LIKu, v. p. ètre re- 
eherehée par de mari après 
une séparation temporaiire. ' 

FAYAR g., piante dont la 
raeine tr.acantè donne une 
bonme teintuae jaune. 

FAYDA g., estiane, impor- 
'tanee. Nit u faydâ lâ, e'est un 
'homime respeetable. 

FAYDAL, v. t. donner de 
Tim'portanee. 

FAYLI, v. t. reehereher sa 
femme lorsqu'elIe s'est séparée. 

FÊ, oon'tr. p. fi a (a étant 
pour ak). Fê nâr i fan, d'iei 
a deux jours. 

FEBÂR. (F), v. n. avoir la 
fikJre. Dâ ma fêbar, j'ai la 
fièvre. — b., fièvre. 

FÉG, FÊR, v. n. être rejeté 
ou .abandonné sur le rivage par 
la mer. 

FEG, v. n. etre terminé, fimi, 
disposé Mpot ma fég na, la 
lessive (I>è linge lavé) est ter- 
mimée. 

FÈG, FEGAR, v. t. ealler, di- 
guer, metLe obsfaele a ee que 



quelqu'un ou que'lque ehose se 
déran«re. Fègâl l.ekèi gi, mets 
un'e ealle a eette eaillebasse. Fè<j 
nâ nag ya, il a empêehé Ies 
boeufs de quitter la bergerie 
Fèg nâ nit ni, j'ai emipèehé ees 
ho'mimes de quitter la réumion. 

FEGA, FOGA, v. t. frapper 
sur une ohose pour en faire 
sortir la poussière. houssiner, 
frapper â une porte, frapper a 
la poitrine. Bul fega sa malân 
filé ndégé fèl yi ti nèkâ, ne 
seooue pas ton pagne iei a 
eause des puees qiui y sont. Ha- 
raf n,â té fegul, il est entré 
sans ifraipper. 

FÈGÂ, v. t. mettre a'u bord 
d'un objet, aux Hmiites'. 

FÉGAL, FÉRAL, v. t. rejeter 
oiu abandonmeir sur le rivage em 
paria'mt de la mer. 

FÉGAR, v. t. Y. Fèg. 
■ FEGU, FOGU, v. p. et réf. être 
l'.iaippé poi.ir ehas-rer la pous- 
sière; au fig. etre réduit â riien. 

FEH', v. n. eourir avee pré- 
eipibation. 

FftH, FIH, v. n. être frai's, 
aéré. Béré bi nêh nâ déki, 
dèfâ feh, il fait bon rester ioi, 
e'est frais. — m., mpeh m., 
fraieheur, air frais. 

FÊH g., hel arbre a fleurs 
ea'mpanulées roses. H se eouvre 
de fleurs avant même d'avoiir 
dés feuilles. Syn. Èl i demâ, 
bâton de soreier. 

FFHÂ, v. n. se lever en par- 
lant de la lune. ■ — b., lever de 
la lune. — [Sj b., petit pilon. 

FÉHA, v. t. arraeher. tirer 
O'U hâleir une eorde. 

FFJTÂ, v. n. eouler rapide- 
ment en parhnnt de l'eau. — 
(L), v. n. suppurer. 



FÊH 



FEL 



FEH\L, v. t. aérer, rafrai- 
ehi'n rendre frais, exposer a 
l'aiir. 

FEHÉ, FÈHEY, v. n. tâeher, 
faire en sorte, trouver moyen, 
premdre des arrangememts, des 
dispositionis ,pour. Niâ nga fèhé 
bè nev, tâohe de venir. Fèhé- 
yâl nâkâ nga mené. fais tout 
ton possdble. 

FÊHLU, v. réf. se rafraiehir, 
premdre le frais. Dâ ma begâ 
fêhlu ti tât u garap gi, je veux 
premke le frais aiu pied de eet 
arbre. 

FEKÂ, FOKÂ, v. t. eseamoter, 
escroquer, enlever, gripper, dé- 
rober subtilement et vite. 

FÈKA, v. t. renoontrer, trou- 
ver. Fèkâ nd ko mu di fiibi, 
je l'ai remeontré s'en allant 
chez liii. Ba , bûr'Sin dêé, fé- 
ku-ma Doâlta, quand le roi 
de Sine è>S't rnor.t, je n'éiais 
plus â Jo«l. — v. n. arriver, 
avoir lieu. Fèk'on ha nak dâ 
ma amul on lu rna ko agalé. 
bu dèka, or il arriva que je 
n'avaiis pas de quoi Je reeevoir 
eoin ve n ableimen t . 

FEKÂN b., e^eamoteuir. 

FEKÉ, v. n. assdster, être 
présent, se trouver â. Ba bûr 
bé nevé, fèkéu-ma ko, quand le 
roi e>t venu, je ne m'y suis 
pas trouvé. Baré dugup, fèkê 
dévèn a Jto gen, avoir beau- 
eoup de mil est bon, mais se 
trou\er en vie l'année pro- 
ehaine vaut beaueoup mieux. 
Ku sata lef, borom am dèf ko 
fèkéul, quand om voile un ob- 
jet, e'esit que 6on maitre était 
absent. 

FÈKHO, v. rée. fcirer ehaoun 



de son eôté une eorde. Syn_ 
HètS. 

FÉL, v. t. pousser. repous- 
ser qttelque ehose a terre, ren- 
voyer la balle au jeu. — b., 
aotion de repousseir. 

FÈL, v., puee. 

FÈLÂ. v. n. être ébréehé. — 
v. t. ébréeher. 

FELA, FULÂ, v. t. pereer de- 
par^ en part, transpereer, tra-, 
verser. Dam nâ kô'k dasê' m 
bè mu felâ, il l'a transpereé 
avee son épée. 

FELAH b., paiKe légère 

FELÂT, v. n. être avarié. 
êtire ipeiroé de plusieurs petits 
trous en parlant du gros in.il. 

FELÉNG, v. t. fovder aux 
pieds, dams de sens de méprise'r. 

FELEINGU, v. n. être foulé- 
aux pieds. Trainer, n'être, pas 
a sa plaee. 

FEiLEIRLAY g., lilas <Ui Sé- 
négal. G'est un grand arbre 
touffu, â fleurs violettes en 
grappes. II en existe deux v'a- 
riéités, l'uine â fleurs jau- 
nes, il'a-U'tre a fleurs blanehes. 
Syn. Solûy, handar, mbaylo. 
On renoon'tre aussi un a>rbuste 
du nom de felerlay se termi- 
mant par une 'bel'le panieule de 
fleurs ro6es. 

FEiLFEL v., FULFUL, FULANL 
boeuf de l'espèee moyenne qui 
vient de chez les Peuls. 

FÉLIT b., .pieot de bois'. 

FELU, v. n. fuir, s'esquiver, 
se saUver .pou.r se garanitir- 
d'iun daniger, d'une oontagion, 
s'éohapper sans que l'on s'en 
apereoive. — v. n. terme fa/mi- 
lier pouir expriimer que quel- 
qu'un est mort. Bado bâ felu 
nû, le pauvre homme est mort- 



FÈM 



io3 



vm 



FÊMÂ g., fête des mahomé- 
tans. 

FÈN, adv. dér. de Fâ, Fi, Fu. 

FÈN, v. n. mentir. Dâ nga 
jèn, tu mens, tu es un mein- 
teur. Yâ gen <â fèn, vâlây ! oh 1 
que tu es menteur! Syn. Nar. 
— v., mensonge, faux rapports, 
imposture. 

FÊN, v. n. paraitre, apparai- 
4re, être manifeste, être trouvé 
•en parlant de ehôses perdues, 
être déeouvert, dévoilé, déeelé, 
divuilgué. Ku amul mbubâ, sa 
}>ir fên, qui n'a pas de ehe- 
mise, son ventre parait. Rêrlé 
von nâ sumâ tabi, vandé fên 
nâ nak, j'avais ma elef per- 
•due, enfin elle est retrouvée. 
Kâ dôn satâ ti sunu pukus fên 
na, oelui qui avait volé dans 
notre magasin est déoouvert. — 
'b., déoouAerte, état d'être dé- 
-oouvert. 

FENAH, FÂNÂH, v. n. être 
vermoulu, se vermouler. Mat\â 
.mu fenâh, bois vermoulu. Bopâ 
<bu fenah, tête éoervelée, ba- 
daud, stupide. 

FELNAH g., MPENAH g. V. 
Fftnah . 

FENAHAY b., vermoulure. 

FENÂHL.O, v. t. rendre ver- 
rnou'lu. 

F^ENAL, v. t; faire mentir, 
attribuer a quelqu'un quelque 
•ehose qu'il n'a pais dite, oalom- 
nier. Vâ di, bul ma fènal, mon- 
^ieur, ne me ealomnie pas. 

FÊNAL, FÊNLO, v. i. faire 
paraitre, révéler, déeouvrir, ma- 
niifester, dévoiler, déoaler, éta- 
ler, divulguer. 

FÊNATI, v. n. reparaitre. 

FENDAL, v. t. mettre séeher 
â l'air. Da fiu fendal dugup, 



ils mettent du mil séeher a 
l'air. 

FÈNÈN, adv. dér. de Fa, Fi, 
Fu. 

FÈNÈNTAL, v. .t. divertir l'at- 
tention de l'esprit, détourner 
la oonversation. Fénèhtal nhèl, 
avoir des distraetlons volon- 
taires. 

FÉNÉNTALU, v. p. être'dis- 
trait. 

FÈNFÈNLU, v. n. faire sem- 
blant de mentiir. 

FENHO, FÈNHUANTÉ, v. rée. 
s'entrechoquer, se heurter imu- 
tuellement. — b; heurt, ehoe de 
deux ehoses. 

FÈNKA, v. n. se lever en par- 
lant du soleiil. Bu dantâ bâ fèn- 
ké, lorsque le soleil se lèvera, 
au lever du soleil. Dar dantâ 
du ko tèrè fènkâ, oouvirir le so- 
leil avee les mains >ne Tempê- 
ohera pas de se lever. — b; le- 
ver. Fenk'ii dantâ, lever du 
soleiil. 

FÈNKA , PÉNKA, v. t. don- 
ner uin eroe en jambe. 

FÈNKAT b; menteur impos- 
teur, qui fait de faux rapports. 

FÈINKU, v. q. être levé, en 
parlant du soleil. 

FÉNKU, penku, v. p. ireee- 
voir un eroe en ja'mibe. 

FÈNLô, v. t. faire mentir. 

FÈNLU, v. t. faire memtir 
pour soi. ' 

FÉNTA, v. n, délibérer, tenir 
eon'seid. — >y-. in. se dit aussi du 
soleii, quand il est entouré du 
halo. DanM bâ féntâ na, il y 
a un eerele autour du soleil; 
il tient eonseil. . 

FÈNTA, v. t. ineiser le pal- 
mier pour avoir du vim de 
palme. — b; ineision dans le 



FÈN 



— io4 — 



FÈS 



palmier. pour en evtraire le vin 
FÈNTÂ ti tahavay, improvi- 

ser. 

FÉNTÛ, v. n. s'établir quel- 
que part de manière â avoir 
un lieu destiné aux réunions 
publiques. 

FÊNU, v. réf. ,se produire, se 
montrer, tse faire voir. 
.FÉP, adv. dér. de Fi, Fa, Fu. 

FER, FUR, adv.isuper. promp- 
tement. Nav nâ fer, il s'est en- 
vollé prompitement. 

FEIR, v. n. avoif le ventre 
ballonné de vents pour avoir 
trop .rriangé. — b., ballonne- 
ment de veintre. 

FER v., ooton eardé. — v. 
n. oarder le ooton. (Peru b', 
earde). 

FÉR g., FÉR y., eeinture de 
perleis des femmes. 

FÉR v. in, et t. V. Fég. 

FER, v. n. ê.tre ,net, eom- 
pllet, cl>alr, fini, en parlant de 
disoours ou de eonversation. 
Vah di fér na, eetie parole est 
elaire, oomplèie. 

FER, v. n. brouiter. 

FER, v. t. appuyer oontre. 

FÊR, v. n. deseendre en pair- 
lamt de la mer, être hasse, en 
parlant de la marée. Hâml bè 
gêt gi fer, nga topâ téfès gâ. 
attends que la mer soit basse, 
tu suivras le rivage. Gêt gu fèr, 
marée basse. 

FÈ-R, v. n. êlire sevré. Mangé 
la débal sa dôm, fèr nâ, je te 
rends to>n enfan't, il est sevré 

F&R, v. n. heurter, choquer. 
— : b., heurt.. ehoe. 

EERAL, v. t. sevrer un en- 
fiamt. 

FÉRAL, v. t. éeliaireir ou 
eompléter une parolle. Di nga 



ma férûl tèy lâ nga ma gan- 
dêru von kéro, tu me diras 
aujourd'hui oomplètement ee 
que tu me m'as dit qu'incom- 
plètement il'autre jouir. 

FÉRANGALU, V. Férénglâyu. 

FERANGAY g., grosse liane 
qul eoiurt sur les iroehers. Syn. 
Fer i néy. 

FÉRANHAL b., ee qui sert a 
tenir ila portè feirmée. 

FÉRAYLÉ b., Y. Férêvélê. 

FÉRÉ b.,. FÉRO b., enfant 
un peu grand avant l'âge de 
puberté. Féré yâ yépâ dèm 
nânu alâ ba, tous les enfants 
sont alllés aux ehamps. 

FÉRÉNGLÂYU, FÉRANGALU, 
v. m. s'asseoir par terre en se 
tenant Ies jambes eroisées avee 
les mains, a la manière des 
tailleurs. 

FÈRÈRÉ b., flueurs. 

FÉRÈSTU, FIRÂSU, v. t. re- 
passer sur la mai:a un insttru- 
ment tranehant. Syn. Fotâsu. 

FÉRÉYÉLÉ b ; panaris. 

FERFER v; poumon. Métit u 
ferfer, pulmonie. 

Ferferi, v. pr., s'agiter, se 
donner du anouvement. Syn. 
Kerkeri. 

FER I NÈY g. Y. Ferangay. 

FERLU, v. n. . brouter, oai- 
tre. 

FÉRNENTÂ, v., MÉRNÉNTÂ 
v., étinoelle, fiammèehe. 

FERO b. Y. Féré. 

EÊRU v. pr. s'appuyer, être 
appuyé oontre cjuelque ehose. 
avoiir un abri, un lieu de re- 
pos 

FÈS, v. n. ètre poussif, êt v e 
afifaissé a ne pouvoir ni- panler 
ni boiuger en parlarnt d'un ma- 
lade. 



FÉS 



io5 



FET 



FÉS, v. h. êtrè ouvert, dé- 
eouvert, apparent, vouloir pa- 
raitre, faiire parade. 

FÊS, v. n. être pleim, reun- 
pli, fourré. Fês dèl, fês bé 
dompa, fês bé né mût, être 
bien plein, bien onampli. Bè mu 
fês dèl, Loe. iadv. pleimemnemt, 
très pleinement, Fês bè lûru, 
ètre plein â déverser. Dèfâ fês 
ak hêr, e'est remipM de pieirres. 
— v. n. momter em parlamt de 
la marée qui monte ou qui ést 
pleime. Su gêt gâ'.fêsé, raga 
av yôn i kav, quand la mer 
sera pleine. tu premdras le ohe- 
min de Linté'rièur. 

FÈS, v., ehairogme, amimal 
étO'iiffé. 

FÊS, v. t. éooreher, emlever 
la peau. Rèy nânu nag vâ, fês 
ko rèk'a dès, le boeuf est t'ué, 
il ne reste phns qu'a l'éeor- 
eheir. ■ — 1»., aelion d'éooreher. 

FÈSAL, v. t. fai'rè paraitre. 
montreir par vaniité. 

FÈSAL, v. tt. iremplir, eoim,- 
P'léter. 

FÊSA'Y b., remplissage. 

FÊSKÂT v., éoeireheur. 

FÊSLÔ, v. t. ifaire éieoreher. 

FÈT, v. t. froMer le linge 
qui a passé par .une premièire 
le^ive. — b., aetion de fro.tter. 

FETÂ v., esipèee de poissoin. 
Sym. Dolo. 

FÈTÂ, v n. éeiliaiter, erever, 
se rompre e« parlant de eho- 
ses gonflées ou gririées, s'épa- 
nouir eniparlant de flem/rs ou 
de boiupgeons. 

FÉTAj v.. m. refuser, rejeiter, 
ne paS voiuiloiir, ine pas eon'sein- 
tir. Nân nâ A ko ko, vandé 'fétâ 
na, je lé lûi ai demiandé, mais 



il refuse net. Fêtul, il n'a poimt, 
refusé. 

FÈTâ'. V. Fita. 

FÉTÂ, v. n. danser. 

FÈTÂFÈTÂ, même que fèt&. 
mais plus evpressif. — b., /è- 
tay b., éelat, fente de ee qui a 
ôelaté. 

FÉTAH, FITAH, v. n. re< 
bomdir en tombant, réagir, re-. 
jaillir en tombant, vibreir. 

FÉTAHLÔ, v. t. tfaire vibrer. 

FÉTAHU v. n. seeouer forte- 
men.t le eorps, ,les doigts, ia„ 
main, eomme dans ume brû- 
lure ou dans la eoilère. Mèr n& 
bè di fètahu, il s'esit fâehé jus« 
qu'â seoouer les doigts. 

FÉTÂKÂT b., damseur. 

FFTAL, .FÈTÈL b., fusil. Sûl 
i fètal, gâehette. Kur âg fètal, 
eanon de fusil. Lel ab ' fètal, 
batterie. Bant'u fètal, tout le 
bois d'U fusil. Ndan u fètal, 
eros'ie du fusi'I. — v. u. tirer- 
un ooaip de fusiil, déeharger un,. 
f-uvslL — v. t. fusiller, tuer â 
ooup de £u'sM. 

FÈT.VLA.NTÉ, v. rée. se tirer 
réciproqueiment des ooanps de. 
firsil. 

FÈTALI, v.t. eomp'léter, aehe^ 
ver de rentiplir. Sangarâ si me- 
nul â fêsal butêl bi, fètali kô'k 
ndoh^ eette eau-de-vie ne suiL 
fit pas poiiT remiplir la bou- 
teille, aehève de la remplir 
avee l'eau. 

FÉTÂLÔ, v. t. faire danser, 

FÈTALU, v. p être armé. 
d'ium fusiL 

FÈTAY Ib., dér. de Fela. 

FÉTÉ, v. n. ôtre situé. Sa 
deka fan lâ fèté, ton village oû 
esLil siitué? Tâ vèt u Ndar 18? 



FÉT 



106 



FÈY 



fè'té. e'est du eôté de St-I.ouis 
•qu'il est situé. Etre assidu. 

FÉTÉFÉTÉ, v. t. enlever une 
tâehe en frottant l'étoffe oontre 
^lle-même. 

FÉTÉFÉTÈK, adv. préeisé- 
ment. , .• 

FÉTÉHAL, v. t. griMer au 
feu le miil égrainé de l'épi 
mûr. 

FETÉLÉ, v. t. avoir des eho- 
"ses isituées â. 

FÈTÊN, v. t. travailler la 
paiMe pour entourer les oases. 

FÉTÈT, aév. sup : Alâ bâ né 
fétèt ak ndoh, les ehamps sont 
rernpMs d'eau. 

FÉTÈT, v. ,n. pétiMer, éela- 
ter avee un petit bruit. 

FÉTI, FITI, v. t. dénouer. 

FÉTIKU, FITIKU, v. p. et réf. 
être dénoué, «e dônouer. 

FÊTÔ ! FÈTÈTÔ ! interj. qui 
sert pour dire a quelqu'un qui 
-s'est tromipé : e'esit bie>n fait ! 
larit mieux! e'est bien mérité! 
D& nga gânu, fêto! yâ ko dèf, 
tô fi atsi ! tu est bleaséj e'erst 
bien >fait! qu'est-ce que tu es 
venu ehereher i<ci ? — adv. je 
me suis trompé, e'est-â-dire, 
dis-je, veux-je dire Bèy nâ 
ûâr i mbilâ, fêtô! nâr i mbâm- 
alâ j'ai tué deux biehes, deux 
sangliers, veux-je dire. 

FETÔ, v. n. être voisin. Kayor 
ak Dolof, fiô fêtô, le Cayor e-t 
le Diolof sont voisins, Be tou- 
ehent. 

FÊVE, v. pr. se débander, se 
disperser. 

FÈY. v. t. payer, s'acquitteir 
"d'une dette. rembourser, répa- 
rer un tort ou ume injure, ex- 
Ipier, rendre le salut. Fèy tna, 
fnbit ma vakâ la, paye-moi ou 



je t'étrangle. Ku dèm tâ laraf, 
nga fèy bakar bu gen â tût 
sar, eelui qui va en Purga- 
toire, expie jusqu'au plus pe- 
tit ipêeh'é meme. Sô dèfé lu 
bdh, Yalla fèy la, si tu ifais 
le bien, Dieu te payera, te ré- 
eompensera Baalâl sa morom 
tôn yi mu la tôn, té Yalla di 
nâ la fey, paidonne a Lon pro- 
ehain 'les torts qu'il t'a faits. 
et Dieu te réeompensera. Mangi 
la neyu, té fèyu-la ma, voiei 
que je te salue, et tu ne me 
rends pas 'le salut. 

FÈY, v. t. éteindre, effaeer. 
Fèyâl saferâ si, éteind ee feu. 
Fèyâl lilé, sôg â bindâ lènèn, 
effaee eeei. et tu éeriras autre 
ehose. — v. n. être éteint, être 
effaeé. Safanâ si lèy nâ kamal, 
ee feu e)xt entièrement éteint 
Mbindâ milé fèy <nâ. eelte éeri- 
ture est effaeée. 

FEY, FÛY (L), v. n. nager. 
Menu-mâ fêy, je ne puis pas 
nager. 

FÊYAKU, FÈYKU, se faire 
payer ee qui est dû, faire ren- 
trer ses dettes, reeevoir u'n 
paye/ment. Mangâ fèyâkudi, je 
vais me faire rpayer. 

FÊYAKUDI, v. n. aMer se 
faire payer. 

FÉYAKUSI, v. n venir Ce 
faire payer. 

FÈYAL, v. t. payer pour, dfé- 
frayer. 

FÊYAT, v. t. expier, réparer, 
satisfaire, s'acquitter de mou- 
veau. Fèyat bakar, faire péni- 
tenee de ses péehés, Jes expier. 
— b., mpèyat m., réparation, 
expiation. 

FÈYKAT b., payeur. 

FÈYLO, v. t. faire payer. 






FÈY 



— 107 — 



FIS 



FÈYU, v. p. et réf. être payé, 
se payer, se venger, répoirrdre 
par des injures. Môm sâgè nâ 
ma man, it ma fèya, lui m'a 
dit des injures grossières, moi 
aussi je lui ai répondu sur le 
même ton. Ku la tôn, bul fèyu, 
s\ on ite faitt. tort, ne t'en venge 
pas 

FÈYUDI, v. n. aller demam- 
der le paiement d'une dette. 

FÈYUKÂT b., vengeur, hom- 
me vindieatif. 

FÊYUKAY b., endroit 011 I'om 
nage, lieu de natation, effa- 
eoir. 

FÈYSUSI, v. n. venir deman- 
. der a être payé. 

FI, prép. et adv. V. Fa, Fi, 
Fu. 

FIDAL, v. t. agaeer, ennuyer. 
Fidal nga \ma lôl, tu m'ennuies 
beaueouip. 

FIDALI, v. t. eonsolider, for- 
tifier, avoir soim de. Syn. Ba- 
dali. 

FIFTIN b., frane, pièee d'un 
frane. Syn. Pisterin. 

FlH, v. n. et ses dérivés. V. 
Fêh, ei ses dérivés. 

FlL, (L) v., bomme eireon- 
eis, jeune homme. Syn. Far. 

FILÉ, iadv. dér. de Fâ, Fi, 
Fu. 

•FINDAKU, v. n. être • préeoee. 

FINDI, FINl b., tout petit 
mil très préeoee et estimé. 

FINTÂ, v. t. V. Fèntâ. 

FIP (né), loe. v. avoir de 
l'embonpoint. 

FlR, v. t. tendre un piège è, 
tenter, éprouver. — g., piège, 
attrapoir, ilaeet, rets. Fir u be- 
lis, ten.tation, piège du démon. 
Fir u buki, espèee d'asperge 



sauvage eouverte d'épines. Syn v 
Narara. 

FlR, v. n. être jaloux en„ 
parlant des femmes ou du mari 
a l'égard de sa femme. 

FIRAKU, V. Firiku. 

FIRÂSU, v. t. V. Férèstu, 

FIRDAUS b., (A) paradis ter^ 
restre. Syn. Aldanâ biti, aldan\^ 
sûf. 

FIRFIRON g., petit arbuste â, 
bois dur, a fruits noirs. Syn, 
Susal, gernay. 

FIRI, v. t. détortiller, dé^ 
ployer, détresser, effiler fiil^a- 
fil, dérouler ; expliquer, ana-. 
lyser, eommenter. Di nâ firi 
li ma lên dangal lêgi, je vais 
vous expliquer en détail oe que 
je viens de lire â présent. — . 
b., aetion de défaire des tres- 
ses O'U des tissus, de déployer, 
e\;plioation, analyse, eommen* 
taire. 

FIRIKAT b., eommentaiteur, 
qui dépiloie, qori explique. 

FIRIKU, v. p. et réf. s'êpsu 
nouir, se détortiller, être épa^ 
noui, détoriildé, être expliqué, 

FIRIKUTÉ b., épanouisse, 
ment, explication reeue. 

FIRITÉ b., explk»ation don^ 
née, développement. 

FlRKAT b., qui est jaloux, 

FlRKÂT b., qui tend dea. 
pièges. Firkat i mpitâ, oiseleur. 

FIRKI b., poule aux plumes 
bérissées. 

FIRNDÉ b., d., ipreuve, fcé,. 
moignage, sLgnifieation, indiee;, 
signe de eonvention. 

FIRUKAY b., attrapoir, piège,_ 
trébuehet. 

FIS, PIS, v. t. bornoyer, feK 
mer un oeil pour regarder. 



FIS 



FOH 



FlSU, v. p. être regardé par 
~quelqu'un ayant un oeil fermé. 

FIT v., âme, esprit, prineipe 
de la vie chez les bêtes. Syn. 
-Èn. — v., nerf, fibre nerveuse 
du oorps de l'homme et des 
animaux. — v., fermeté, éner- 
gie, assuranoe d'esprit. Am nâ 
fit, iil est brave, il a de l'éner- 
gie. Nahâ fit, manquer de eeeur, 
être timide. 

FIT, v. t. graver, buriner, 
orner de dessins. — b., dessin 
d'ornementation gravé ou bu- 
riné. 

FITÂ, v. t. faire erever des 
ampoules ou des boutons sur 
la peau. 

■: FITÂ ,g. r FÉTÂ g., flèehe, 
dard, trait. Fit'u Yalla menêsu 
kô moytu, le trait laneé par 
Dieu ne peut pas être évité. 
"(Pro.v. Voil.) Am fitû, avoir a 
Une jambe une douleur ou en- 
flure que i'on prétemd être oe- 
'oasiionnée par un daiel laneé 
pendant La nuit par un gônie. 
' — v. i. laneer, déooeher im 
trait, une flèehe. 

FITAH. V. Féfah. 

FITI, FITIKU. V. Féti, Fé- 
fiku. 

■' Yimk, v. n. e.tre zélé, iabo- 
r.ieux, appliqué â. Fitnâ na tâ 
ligéy am, il esit zéLé dans son 
iravail. — v. t. faire avee zèle, 
avee soin. Nâ nga fitna sa ■ U- 
géy, fais toai travail .avee soin. 
^— • d., zèle, appliieation, ému- 
lation. 

FIV, v. n. être gonflé de 
vemt, em iparlant du ventre. 
. FLANTER, V. Fatantêr. 

FO, oontr. de fu nga. Fô di 
dèm? fô dèm? oû vas-tu? Fô 
b ay ak ô ? d ' o u v ie ns- tu ? 



FO, v. n. jouer, s'amuser, 
badineir, s'ébattre, foiâtrer, se 
réeréer, se divertir, plaisanter. 
Dii md fo, e'est pour plaisan- 
ter que je fais ou que je dis 
eela. 

FOAL: v. t. amuser quel- 
qu'un. 

FOAN, v. m. exercer le. imé- 
tier de joueur. 

FOANTU, v. n. s'amuser, se 
divertir, se réeréer foiâtrer, 
plaisamter, jouer. — b., amu- , 
sement. 

FOBIN b., danse indéoente. 

FOBIN, v. n. danser le /o- 
bin. 

FOF, v. m. ôter le poil d'une 
peau ou la barbe d'un épi. 

FOF, v. t. vanner le mil pour 
ôter le son. 

FOFARÉ b., moroeau de euir. 

FÔFU, FOFULÉ", dér. de Fâ, 
Fi, Fu. 

FOG, FÔK •£., brésiliet (?) ar- 
buste formant des haies impé- 
nétrables. V. Kuri. Fôg, Fôk 
ou hol, grand et bel arbre res- 
sem'blant beauooup au oai'eédrat 
(hay): 

FOG, FOGÂ, FOGARÉ, v. t. 
pemser,. présiumeir, oonjeeturer, 
soupeonner, se douter de. 

FOGA^ v. t. V. Fegâ. 

FOGATU, v. n. faire des o|,n- 
jeetures. 

FOGATU g., oonjeeture. 

FÔGÈL g., soupeon, doute. 

FOGÈT, nanga — loe, v. en- 
le \ e r oo m pl è tem ent . 

FOGORLU, v. pr. s'eneoura- 
ger soi-même. 

FOII, FOHÂ, v. n. être dis 
loqué, séparé, démanehé. dé- 
busqué. 



fos 



109 — 



FOR 



FOHÂ, FOIIATAL, FOHLÔ, 
FOHI, FOKHI, v. t. disloquer, 
démaneher, débander un ban- 
deau, déooiffer un mouehoir, 
un bomnet, se déeouvrir, ôter 
Ie homnet ou le ehapeau. 

FOHARNI, v. t. remboiter, re- 
mettre um membre démits. 

FOHARNIKU, v. pr. faire des 
efforts 'pour se dégager. 

FOHATÂLU, FOHU, FOKHU, 
v. réf. se disloquer un mem- 
bre, se laire un entorse, se dé- 
maneher. 

FOHOD. V. Fahad. 

FOHU même que Fohâtalu. 

FOKALI. FOKHALI, FÔNKA- 
LL FONKHAT.I, v. t. rendre 
amhitieux. 

FOKALIKU , FOKHALIKU . 
FONKALIKU, FONKHALIKU , 
v. p. ôtre ambitieux. 

FOKAT, FOÂNTUKAT b., 
joueur, badiin. 

FOKI, FOKHI, FONKI, FON- 
KHI, v. n. se bouffir, se gon- 
fler, s'enfler, être bouffi, lever 
en parlant de ki pâte. — b., 
bouffissure, gonflement, aetion 
de lever en parlant de la pâte. 

FOLO, v. t. faire jouer, faire 
s'amuser. 

FOMA, v. -n. ehômer. 

^OMPÂ, v. t. essuyer, appro- 
prier, nettoyer. 

FOMPÂKAT b., qui essuie. 
qui firot'te. 

FOMPU, v. iréf. eit p. s'es- 
suyer, se frotter, être essuyé, 
être frotté. 

FOMPUKAY b., essuie-maims, 
torehom. 

FON, v. t. biaiser, flairer, sen- 
lir, porter a son nez. — v. n. 
priser, prendre du tabae en 



poudre — b., baiser, aetion de. 
flairer, de priser du tabae. 

FONÂ, v. t. épisser, joindre 
deux bouts de oordes ensernhl©. 
e:i entrelaeant les iorons qui 
les eomposent. Syn. Fulantê. 

F03NA.Ii, v. t. doiiiier â baiser, 
donuer urie prise de tabae. 2"u- 
bâh bi, fônal mâ, blame, donne*- 
moi une prise de tabae. 

FONALU, v. réf. se faire don« 
ner' une prise de tabae. Dâ ma 
fônalusi fi yov, je viens me 
faire donner une prise de ta* 
foae patr toi. 

FONANTÉ, FONÂTÉ, v. rée, 
s 'en treb aiser , s 'emb rasse r . 

FONAY b., foaiser. 

FONDONG, adv. supeir. Vatu 
bè né fôndong, être bien irasé, 
Syn. Kôndong. 

FONFON, baisoiter. 

FONKAT b., priseur. 

FONKI, FONKHI, et leurs dé,. 
rivés. V. Foki et ses dérivés. 

FONKILÔ, v. t. enfler, gon. 
fler, bouffir, faire lever en 
parlant de la pâte. 

FOP. V. Fép, dér. de Fa, Fi t 
Fu. 

FOR, v. t. trouver une ehose 
perdue, faire une trouvaillle! 
ramasser ume ohose tombée, 
ras^embler. For yaram, s'en* 
graisser. For, nè ndoh, déba-. 
létil, quiconque trouve un ob- 
jet, dit tant mieux, ne le ren* 
dra janais. (Prov. Yol.) 

FORATI. v. t. retrouver. 

FORÂTU, FORTU, v. t. eher, 
eher partout, fureter, glaner, 
ramasser eâ et :lâ. 

FORHAN b., le eoran. 

FORLU, v. n. V. Fâr, paitre 



FOR 



FÛF 



FOROFORO, v. t. frotter deux 
"maroeaux de bois l'un eontre 
l'iautre pour avoir du feu. 

FOROH, v. n. être aigre, ai- 
grir, tfermenter, s'aigrir, se 
'oorrampre, être emporté, vif. 

FOROHAL, v. t. aigrir, aei- 
'duler, faiire fermenter. 

FOROHAY b., aigreur, aei- 
'dité, âpreté. 

FOROHSI, v. u. devenir ai- 
gre. 

FOROHU, v. n. devenir aigre, 
lort, aeide, s'aigrir. Bin bi dèfâ 
forohu, ee vin devient aigre. 

FOROKTOK, adv. super. Dog 
nâ foroktok, il se teva brusque- 
.ment. 

FORTU, V. Foratu. é 

FORTUKÂT b., glaneur, eher- 
xheur. 

FORYÂ d., doeteur dans la 
seienee de la religion musul- 
mane. 

FOS, v. t. V. Fas. 

FÔT, v. t. lessiver, laver, blan- 
xhir le linge. 

FOT, v. n. isuffoquer, s'étouf- 
fer soit par une arête soit pour 
avoir avalé que^lque ehose de 
tro p vo 1 um i neu x . 

FOTÂ, v. n. être clisloqué, 
être eassé en parlant du goulot 
d'une gargoulette, de la queue 
d'une eaMebasise ou autres eho- 
"ses sembliables. — v. t. dislo- 
quer, easser danis le sens in 
diqué. Fbtâ bârâm, se tirer les 
'doigts pour les faire oraquer 

FÔTAL, v. t. faire la lessive 
pour quelqu'un. Uial ma di- 
yèn ku md fôtal, éherehe moi 
U'ne femime pour me laver mon 
linge. 

FOTALÔ, v. t. fouler un 
menibre. 



FOTANHALU (V), v. n. V. 

Fatahlu. 

FOTÈNTAL (L), v. t. V. Fa- 
tèntal. 

FOTI, v. n. épier, monter 
en épi. Sunâ fotangul, le pe- 
tit mil n'est pas eneore épié. 

FOTIT y., lavure de lessive. 

FÛTKAT b., lessiveuse, blam- 
ehisseuse. 

FÔTLO, v. t. faire laver. 

FOTLO, v. it. étouffer, suffo- 
quer. 

FOTOSU (iS). V. Férèstu. 

FÔTUKAY b., lavoir, buan- 
derie. 

FOY. V. Fey. 

FOYFOYf, v n. voltiger, souf- 
fler légèrement. 

FROS (L) v. t. V. Fâros. 

FROSTU g. V. Farostu 

FU, nrép. et adv. V. Fâ, Fi, 
Fu. 

FUDA, v. t. dresser, al'lon- 
ger, étendre queiqu'un ou quel- 
que eh'oeè, suseeptible d'être 
tendu. — v l. donner un eoup 
de fer a repasser au linge pour 
l'étendre. 

FtJDEN g., arbuste dont les 
feuilles servemt aux indigènes 
a teindre leurs ongles en rouge 
Ils en teignent aussi parfois la 
quene de leurs qhevaux. Syn. 
Hènné. lémélémê. 

FUDU, v. réi'. et p. s'étentire, 
s'allonger en baillant. 

FÛF, v. n. souffler, faire du 
vent ou pousser de l'air par 
la bouehe, insuffler. — b., souf- 
fle. bouffée de vent, insuffla- 
tion. 

FUF, adv. super. Dèf ko sût 
fuf, il le surpasse de beaueoup. 

FÛF g., plante dont les ra- 
eines sont médieinailes et donl 



fu; 



1 1 



on se seirt pour ehasser les ser- 
pents â eause de leur odeur très 
forte. 

FUFATÂ b., espèee d'eneens. 

FUFU b., mets akou fait avee 
la farine de manioe. 

FUG b., digue eontre les 
eaux. 

FUHÂ, v. t. défoneer. 

FUHALÉ, FUKHALÉ. v. n. 
être gourmand pour le man- 
ger et pour le boire, goinfrer. 
Syn. TIT. — b., gourmandise, 
envie passionnée du boire, du 
manger et de l'argent. — b., 
gloutom, gourmand. 

FUHALÉKÂT, FUKHALÉKÂT 
b.. gourmand, glouton, in- 
tempérant dans le boire et le 
manger, goinfre. 

FUHÂRI, v. n. ignorer. Syn. 
Fâku, Hamadi. 

FUKÂ, n. adj. et pron. 
num. dix. Fuk'ak bènâ, onze. 
Nâr-fukâ, vingt. 

FUKÈL, n. et pron. dixième 
Gis nâ durom-nanènt \na, ana 
fukel ba ? j'ai vu les neuf, oû 
est le dixième? — v. t. faire ou 
mettre dix. Durom-nèt' angi, 
vandé var nga ko fukèl, en voioi 
hui.t, mais i'l faut en mettre dix. 
Fukèl nâ ko, j'en ai mis dix. 

FULÂ, V. Felâ. 

^ULÂ d., eireonspeetion, pru- 
denee, iniportanee. Nit ak fulâ, 
nit u fulâ, homme prudent, eir- 
eonspeet. Név nâ fula, il est in- 
oonsidéré. Lu amul fulâ, ee 
qui n'a pas d'importanee. 

FULAL, v. t. estimer, atta- 
eher de l'importanee. Sérèr yi 
fulal nanu nag lôl, les Sérè- 
res attaehent beauooup d'impor- 
tanee aux troupeaux. 



FULANTÉ, v. t. épisser, join* 
dre deux bouts de eorde ensemv 
ble en entrelaoant les torons. 
qui ies oomposent. Syn. Foniâ, 

iFULÉ (F), v. n. monter oon- 
tre le oourant, fouler le eou-^ 
rant. 

FULÈ, adv. dér. de Fâ, Fi^ 
Fu. 

FULFUL, FULANI, V. Felfel 

FULI (dériv. de fal), v. t. dé, 
trôoier, destituer, déposer, dis< 
graeier, irévoquer. 

FULIKU, v. q., être détrôné^ 
destitué, déposé, dégradé. — b ltu 
destitution, dégradation . 

FUNKÂ b., élément. 

FUNKAL, v. t. bâeler. 

FUR, adv. super. Vêh nâ fur y 
e'est ires-blane. Nav nâ fur, il 
vole a tire d'aile. V. Fer. 

FUR, v. n. éeumer, fiaire de 
1 ' ée uime , mousse r , f er menter , 
lever' 

FURI, v. n. être déteint, terni, 
déooloré ein parlant d'étoffe,, 
etre livide. 

FURIKU, v. iréf. se déteindre, 
se ternir, se déeolorer. 

FURILO. v. t. déteindre, faire 
peirdre la oouleur. Dara menul 
â furilô matân mi, rien me peut 
faire perdre la eouileur de ee 
pagne. 

FURITÉ b., déeoloration, lk; 
vidité. 

FUR.LÛ. v. t. faire éoumer, 
fermenter. 

FURTAK, v. t. désirer quel- 
que ehose imimodérément. — - 
b., désir imimodéré. 

FURUHLU, v. t. suee;. 

FOS, v. n. être en abon- 
don.ee, surabonder. Baré nft be 
fûs, il y en a en tios grande 
aljarul.mee. 



FC.S 



FUY 



•FUS, v. n. se dit des fruits 
tfu'on ne peut manger qu'après 
les ayoir fait fermenter, oomme 
la sapotille ou la nèfle. 
FÛSAY b., abondanoe. 

FUSLÉ, 'V; t. iavoir en abon- 
•danee. — v. ,n. abonder. 

FUT (né), loie. v. Mungé né 
jut, ii)l es,t loomplètement nu. 

FUT, gérua fui, ,né fut gémâ, 
-être sairiamt. 

FUTA, v. m. avoir, â l'en- 
'diroit d'oû l'on a itiré ume ehi- 
que, des ampoiules aux pieds 
ou aux mains. Swmâ tankâ 
'xlèf>â fuhâ, j'ai une ampoule au 
<|)ied. — b., ampouie. 

FUTA, adv. super. Havi bè 



mu né fivtâ, dépouiller entiè- 
rement, mettre a nu. 

FUTA, FUTARAL, v. t. met- 
tre â nu. 

FUTAKU, v. pr., se mettre, 
être mis eomplètement nu. 

FUTÉ, v. n. avoir la mala- 
die des laimpoules. — g., ma- 
ladie des ampoiUles. 

FUTÊF b., nudité. 

FUTÈNTAN b., enflure dou- 
Toureuse â l'endroit d'oû l'on 
a tiré une chique. 

FUTURLU, v. n., ètre nu, se 
mettre â nu. — g., nudité. 

FUTI, V. Foti. 

FUYAKU, v. n. revenir, re- 
paraitre / gôm âm fuyaku 
nemu, ij-es plaies sont revenues. 



<*>>§> 



G, septième lettre de l'alphabet voloi', se prononee toujours 
devant toutes iès voyelles eomme en firaneais devant a, o, u et 
ne prerid jamais devant e et i la valeur du j franeais. Ainsi ge, 
gi sont prononeés gue gui. G se prononoe par expiration et par 
aspiiration : gd, ag. 

G, Teprésenite une artioulation nasale et gutturale qui esit eam- 
plèteimenit étrangère â la larugue franoaise, mais que nous trou- 
vons exprimiée en anglais e't en ailomand par le ,g : en an- 
glais, a ila fim des nio&s eomme dans bring (apporte), young 
(jeune), et 'en alilemand, au milieu et (â la fin des mots, oomime 
dans bringen (apporter), <bring (taporte), hang (penehamt). En vo- 
loi' oe som est usité au oomuneneement, au milieu et a Ta fin 
des imots. 



G, l'une des oonsomnes initia- 
les de l'adjeetif défini le, la, 
E'He 'semible affeetionner les 
noms primitifs oommeneant par 
une oonsonme gutturade et quel- 
ques masales, et les noms des 
plantes tandis que le nom des 
fruits prend la oonsonme b. 

GA, GI, GU adj. déf. le, la. 
Gal gâ, le navire (eloigné) 
g~âl gi, le navire (présent) 
gâl gu, 'le navire (dont la dis 
t anee e s t in d é te r m in ée) . 

— , — , — •, adj. rel. qui, que. 
Gâl gâ ma gis, le navire que je 
vois. 

— , — , — , pron. rel. lequel, 
laqueille. 

GU> pron. poss. de la 3 e pers. 
aivee un nom. Gu'Pêr, eellui ou 
oélle de Pierre. 

GALÉ, GILÉ, GULÉ, adj. dôm. 
et >rel. ee, eette. 



GÈP 



— , — , — , pron. 'dém, et rel. 
oelui-ei, eelle-ei, oelui-la, eel- 
le-lâ, qui, que , lequel, l)aquelile. 

GÔGA, GÔGU, itdfj. dém. (for- 
me pluis expressive que Ha pré- 
oédente) oe, oette. 

— , — , pron, dém. eelui-lâ, 
eelle-lâ. 

GÔGALÉ, GÔGULÉ, adj. dém. 
(forme eneore plus expressiive 
que la prôoédente), ee, eette. 

— , -— , pron. dém. eelui-la, 
eeMe-l'â. 

GAN ? adj. et pron. inter. 
quel, quelle, lequel, laquelle ? 

GÉNA, adj. et pron. num. un, 
une. Gènâ gâl rèhâ lâ am, ge 
n'ai qu'un navire. Gènâvalâ 
(génâ valâs), gènuvadâ (gèn'u 
valâ, une des panties), moitié. 

GBNÈN, adj. et pron. ind'éf. 
un autre, une autire. 

GÈPÂ , adj et pron. indéf. 



GAS 



nli 



GAD 



tout, toute, enitier, entière. Gu- 
di gâ gépâ nétavu-ma, toute la 
mrit je ,n'ai pas doTmi. 

GÂS, GOS, pron. poss. Su- 
miâ gos, le unien ; sa gos, le 
tien ; gos âm, le sien ; sunu 
gos, le> nôtre ; sen gos, le vô- 
ire ; sèn gos, le leur. 

GÂ 7i., GAY (plrur. de vâ d., 
vay) gems, ipersonmes, indrvi- 
dus, hoimraes, mes&ieurs. Gâ 
s'emiploie avee l'adjeetiif défini 
et démomstratif et gây avee 
l'adjeetif possessif. Gâ ni, nev- 
l'én filé, messieurs, venez iei. 
Sumâ i gây, mes amis. 

GA, v. t. réelamer ume dette. 
. GA, GANG, GAPI, v. n. ou- 
vrir la bouehe, avoiir ia bou- 
ehe béamite. Yéru bé 'ga, regar- 
der â travers un trou ayant la 
bouehe béante. Syn. /1/. 

GAB, adv, isuper. Borom' lèh 
yu né gab, homme joufflu. 

GABÂ, GEB, v. t. tenir le 
poing fermé, empoigner, at- 
traper avee les mains, prendre 
par poignées. Giabbâl têré bi, 
prends ee livre. Ku digê gûnâ, 
rekanté, nâ nga 'geb, jananô, 
eelui <qui a aflaire a un man- 
ehot ipour se baittre a oouip de 
poings doit eoueher avee son 
poing fermé. (Pr. Vol'.) — 
— ib., poignée, autant que le 
creu\ de la maim, peut eontemir. 

GÂBÂB b., maeholre. 

GABARÉ (F), v. n. godiLler. 

GABAS, v. n. être semsible 
â la tête au toueher. On dit 
qu'on se sert de oe ternie, â 
S. Louis seulement, pour désa- 
gner mi homnme atteint de 
maimuses et sales maladies. 

GABÂS, adv. v. avee né, 
prendre un objet et le tirer a 



soi. Mu né gabâs têrè bâ, il 
prit et tira le ilivre â lui. 

GÂBU, v. q. être argueilleux, 
s 'enmo rgueill i r , ê tre h a utaiin 
être vain. Syn. Rév. — b., 
ngâbu g., gâbuté g., orgue.il, 
su ffisa n ee , arrog a n ee , en f 1 u re , 
vanité. 

iGABU g., moreeau de boi& 
d'ébène de la forme de noyau 
ou d'amande, dont on faisait 
autrefois des eolliers. 

GABULÔ, v. t. enorgueillir^ 
rendre hautain. 

GÂBUTÉ g., V. Gâbu b. 

GADÂ g., eaimipement des 
mauires. 

GADA, v. t. eharger un far- 
deau sur Jes épaules de quel- 
qu'un, faire porter sur ies 
épauJes. 

GADÂ, v. t. fendre, ineiser 
les ehaiirs, une plaie, un arbre ; 
appliquer les ventouses. Gada 
ndoh, sa denâ ta mèti, ndè du 
ko tah -a dog, fendre l'eau, la 
poitrine en souffre, mais oela 
ne la fait pas fendre. (Prov. 
Vol.) — , ngasdâ g., inoision 
dans la ehair, veniouse. 

GÂDÂ, v. t. oouper près de 
la raeine des arbusies ou de 
jeunes arbres po.ur préparer le 
teirrain a la eulture. Garan lô 
tâ gâdâ, mô tâ^débi, si on eoupe 
un arbre jusiqu'â Ja iraeine seu- 
lememt, il irepauissera toujours. 
(Prov. Vol.) 

GADAF même que Gidah. 

GÂDAM g., rate, maladie de 
ila rate. 

GA.DARNI b., espèee de lâh 
ou houillie très épaisse, pres- 
arm oomme le r.ouscous. S>n 
T)adaphi. 



GAD 



GAK 



l GADAY, v. in. émigner, s'ex- 
patrier, s'exiler, voyageir ou ha- 
'biter tempoiraiirernenrt en pays 
étranger eommo exilé. — , 
ngaday g., émigratio'n, exil, 
bannissemient temporaire e(t vo- 
lontaire pour eause palitique. 

GADAYLO, v. I faire émi- 
greir, éxiler, expatrier. 

GADBAT, v. n., êtae suirpris 
par leis pluies quand om n'a 
pas fini ele préparer son ehamp. 

GADÉ g., espèee de eollier 
•en euir que los hommes se Imet- 
tent auitour du oou, par supers- 
tiition ou ooinme ornemenit. 

GADEN g., Gadon g., pédon- 
eule, tige qui tient le fruit ou 
l'épi. 

GÂDI, v. t. bamder, " tendre. 

GADO g., espèee de danse in- 
digène. , v. fi. da'nser fe gâdo. 

GADU, v. t. porter un fair- 
deau isiuir les épaules ou sur le 
das, se eharger ou être ehargé 
sur les épaules. Lu tèré rvga 
gadu bantâ bi asté di ko êruu ? 
pourquoi ne poiies- tu pas ee 
moreeau de bois sur Ies épau- 
tes, aii lieu de le porter sur la 
iête. Gadu nâ ko, il 'le porte 
(smr le's épaules. — b., aotion de 
porior sur les épaules ou sur 
le dos. 

GADUKÂT b., qui porte un 
fardeau isuir les épaules. 

GADUKAY b., ngadu 1., eo- 
gnée. • 

GADUKAY b., bandoulière, 
btetellas, ou tout ,oe qui sert â 
porter quellque enose sur le doi 
ou les épaule/3. 

GADULÉ, v. t. aider a por- 
ter sur les épaules. 



GADULO, v. I. faire porter 
sur les épaules. 

GAÊNDÉ g., lion ; au fig. 
homme fort et vigoureux. 

GAÉT g., ehevirons de ease 
sur lesquels on tresse la voûte. 

GÂF g., influenoe bonne ou 
mamvaise exercée par une per- 
sonne ou une ehose sur oelui 
qui is'on sert ou qui s'en appro- 
ehe. e'est une isuperstitian du 
pays. Diu, gâf âm bâh nû ti 
man, vandé gâf u malân urn 
bâhul ta môm, la soeiété d'un 
tel ime porte bonheur, mais il a 
un pagne qui lui est funeste. 
Am gâf, porter bonheur ' ou 
malbeur. Ây gâf, porter mal- 
heur. 

GAFKA g., pieotin, petit 
sae qiu'on suspend a la tête 'du 
oheval pour lui donner a man- 
ge.r. 

GÂGANDÉ, g., aeeident, mail- 
heiur d''autrui arrivé entre vos 
miains, s,ans que vous en soyez 
la eause ni que eela vous soit 
imputé. 

GAH, g.,énormesac fait avee 
une peau de boeuf entière. 

GÂH, v.,n. brai're, eroasiser, 
hurler. Am na buki bu gâhul, 
té dégén ker, il y a des hyènes 
qui ne hurlemt pais eit qui sont 
eependant près de la maison. 
(Prov. Vol.) ng'âh b., braimemt, 
eroasisement , 1 1 urlem'ent . 

GAK (S), v. t. foreer quel- 
qu'un a reieevoir l'hospitallté. , 
Syn. Fèg. 

GAK, v.t. armer un fusill, 
tendre le ehien d'un fusil. 

GAKA, b., liomme ou animail 
très-maigre. — iadv. sup. yoy nâ 
bè gaka, il est e^trèmement 
m.âig're. 



GAK 



— 116 — 



GAL 



GAKÂ, v.a. être itaehé, souil- 
lé, sali, crasseux, avoir del 
t.aehes. — b., taohe, souillure 
Lu amul gakâ, imimaeulé.fie/e 
hâ amul gakû, la Vierge iim- 
maeinliée. 

GAKAL, v.t souilllèr, taeher. 

GAKÂLO. v.t. faire taeher, 
faire souiller. 

GÂL, g., .pirogue, bateau, 
navire, emb.arcation en général. 
Gâl i tubâb, navire, embarea- 
tion â l'européenne.GdJ i volof, 
pirogue indigène. Bop'u gâl, 
proue, avamt de inavire. Tât i 
gâl, poupe, airrière de navire. 
Gât u Nûn, arehe de Noé. Eb 
i gâl, ebarge d'un naviire, va- 
rugûl, ou varugar, devoir. Gâl 
i dôr h., eareiasse osseuse d'un 
poisson, regetée par la mer. 
Syn. Hâh i gè't. 

GALÂ, v.t. metitre des tra- 
verses. 

GALA, v. n. se dit de l'en- 
fant qui rejette le lait. 

GALA, géla, v. n., baver. 

GALAD, g., grisgris ou amu- 
lette en général. 

GALAH, g., eeinture de gros- 
ses perles autour des reins. 

GALAH, tûti galah, tûti ngala 
très peu . 

GALAHNDIKU, GALAHNDÂ- 
KU, v.n. se gargariser, rinoeir 
ila houehe. — b., gargarismie. 

GALAK, v.t. payer les iimpôts. 
— b., eontributioin, inupôt, tri- 
but, ooiiituime, droit. 

GALAKU, v.t. demiander I'im- 
pôt, foreer a payer oontri- 
bution. 

GALAKU, v. n., être déeou- 
vert, se déeouvrir d'ume ma- 



mière indéoente. (t.vulgaire) 

GALAL, g., poutre ou bâton 
enduit de terre glaise ou de 
boue eit plaeé sur p il oti's , pour 
soutenir les greniers. 

GALAL, b., sillon. 

GALÂLI, b., vêtement tout 
usé, haillon entièremem<t dé- 
ohiré. 

GALAN, g., GALON, g., son, 
bruit, ee qui frappe l'oui'e. 
Génâ galan i bât di nâ sôf, 
un ton monotone, eminuie. 

GALAN g.', 'baguette de t>am- 
tam. 

GALAN g., aleooil. 

GALAN, GALANDÉ, v. t. 
ero.iser, mettre en formne de 
croix. Krua hâ mô di nâr i 
bantâ yâ nu galané, la croix 
e'est deux morceiaux de bois 
mis au travers l'un de l'aiit'rè. 

GALA.NDU, v.p. êltre en 
travers. 

GALANDU, b., sud. 
GALANG, b., GALANGÂ, GA- 
LANKA, g., pelle eii bois, 
garnie de fer â rextrémité 
pour la eulture du >riz. 

GALAP, GELAP, KGALAP, v. 
t. bâitlonner, mettre um bâil- 
lon aux jeumes .animaux pou- 
les empêeher de téter. — b., 
bâilllon, moreeau de bois que 
l'on met dans la boiuehe *des 
jeumes animaux pour les eim- 
pêoher de téter. 

GÂLAR, V. Gé'Iar. 

GALBÂ, b., braoelet en grains 
de bois noir garni d'argemt. 

GALÈ^ "g., espèee de peiile 
ou de verroterie. 

GÂLÉ, adj. et pron. dém. 
dér. de Gâ,Gi, Gu. 

GALÈR, g., GÉLA, g., mar- 
souin, 'mam'mifère, marin. 



GAL 



— 117 — 



GAN 



GALFAT (F), v. t. ealfater. 

GALFATKÂT b., ealfat, eaifa- 
teuir. 

GALGAL, v. n. donner un 
eroe e« jambe. 

GALGALI, v. rôe. se donner 
mutuellement des eroes ©n 
jambe. 

GALI, v.n. s'abâta.rdir, dêgé- 
nérer, être dégênéré, etre ab- 
jeet. Kènâ du gali dê, personne 
n'est indigne de la mort. (Prov. 
Yol.) 

GALILÔ, v.t. abMajdir, faire 
dégénérer. 

GALO, GANGLO, GAPILÔ, v. 
t. faire tenir la bouehe béante, 
faire ouvrir la bouehe. 

GALON, g., V. Gailan. 

GÂM, g., maehoire, man- 
dibule. 

GÂMÂN, b., GAMANKAT, b., 
eireoneiseur. Or sa gâmânkat a 
gen or sa lètâkât , il vaut mieux 
tromper son eireoneiseur que 
so.n eoiffeur. (Prov. Voil.) 

GAiMBA, b., gourde a imet- 
tre du liquide. Déndal ma nâr 
i gâmb i div, aehète pour moi 
deux gourdes de beurre. 

GAMBÂ, (L), v.t. faire ouire 
le eouseous a la vapeur. Syn. 
Tay. 

GAMBANTU, (L), v.n. gam- 
bader, sauter, s'amiuser, eou- 
rir. Halèl yi, ndah mânu-len â 
/o tâ ker gâ, ié bân a gam- 
bantu fi mbèda mi ? enfiamts, 
ne pouvez-vous pas vous amu- 
ser â ilia maison, au lieu de 
gairnbader dans la rue ? 

GÂMO, nom d'une lune ou 
du troisième niois chez les mn- 
hométains. C'est la fête de 
l'anniversaire de !a naissanee 



de Mahomet qui se eélèbre dans 
ee 'mois. 

GAMO g., easte dont les fa- 
milles ont eertains santâ déter- 
minés. 

GAMPA, v. t. mordre en par- 
lant des animaux, prendre avee 
les dents, Had ba gambâ nâ ko, 
le ehien l'a mordu. 

GAMPAT, v. t. ronger, gru- 
ger tout autour, mordre, en- 
tamer. Sô dê dêm â gampat 
délèm, mbôt nga amul, si tu 
essayes de ironger le fer â 
égrainer le eoton, e'est que tu 
n'as pas d'épis de mil â ron- 
ger. 

GÂMU, v. n., mettre sur ses 
cheveux du beurre mêlé avee 
de Iia terre noire. 

GAN ? adj. et pron. inter 
dér. de Ga, Gi, Gu. 

GAN g., hôte, étranger, voya- 
geur. Gan yu baré begalul 
rnb&msef, ndégé du-nu ko 
yapâ, beaueoup d'hôtes n'im- 
portent pas a l'âne. paree 
qu'ils ne le dévoreroint pas. 
(Prov. Vol.) Da rrm baré gan, 
bè dotu ma darâ legi, j'ai tant 
<le gens a loger chez moi que 
je ne puis vaquer a rien a 
présent. Ku mân gan, hospi- 
talier. Gan su dikê, silmahâ 
/a ; su dê nubi, gévèl la, quand 
un hôte arri.ye, e'est uin aveu- 
gle ; quand i'l part, e'est un 
griot (mendiaut.) (Prov. Vol.) 

GÂNj v. Genti. 

GAN, v. n., êtrè saumâ'tre. 

GAN, v. f., blesser, meur- 
trir. Ku la gân ti bâram bi ? 
qui est-ee qui l'a blessé au 
doigt ? 

GANA (né) loe. v. être en 
' abondanee. 

5 



GAJV 



GÂN 



GÂJNÂ ig., manehot, personme 
privée de 'doigts par saiite de la 
lèpre. Ku begul gânâ, ba kô'k 
vèn >am, qui ne veut pas d'un 
maniohot, le laisse avee ses 
mouehes. Ku digê gânâ, re- 
kanté, na nga gep, fanânô, 
oelui qui â affaire a un miam- 
ohot pour se hattre a ooups de 
poings doit eoueher avee Bi'pin 
poing fermé. (Prov. 'Yoi'l.) 

GANALÉ, v. t. loger, donmeir 
l'hoispitalité. — g., hospitalité 
donnée. 

GANALÉKÂT b., qui donne 
rhospitaliité. 

GANANTÉ v. ree, se blesser 
mutuetlileiment. 

- GA'NÂR, payis des maures. 
Gil'ganâr, vent du mord-ouest. 

GANAR, V. Génar. 

GANARU, sab ganaru, par- 
tir au point du jour. 

GÂNÂT, v. m. imeurtrir de 
nouveau. 

GANAY g., e arme offensive 
en général. Ganây gu nô sôh, 
arme a feu. Ruti ganây, dé- 
gainer. 

GANÂYU, v. réf. s'armer, re- 
vètir ses armes. Ku di dèm 
haré, nga ganâyu, <mbâ dô tâ 
fad sohla, qui va â la guerre, 
revêt ses armes, sans eela il 
n 'est d ' a ue ume ut il i té . 

GANDÂ, v. t., oouper la res- 
piration. Safarâ si gandâ nâ 
ma, ile feu m'a ooupé la res- 
piratiom. 

GANDA g., bûehe, trone 
d'arbre, poutre. 

GAiNDÊR g., femme mariée, 
par opposition a oelle qui ne 
I'est pas. 

GANDÊR, GANDÊRU, v. t., 
laisser imparfait, inaehevé, in- 



eomplet, s'éearter, s'éloigner. 
Vah nga ma naikâ diu mèl, 
vandé dâ nga <ma ko gandêr, 
tu im'as bien dit eomment un 
tefl esit, mais tu ne m'as pas 
tout dit. 

GANDIK, GANDIN (L) g., Y. 
Gendèl. 

GANÉ, v. n. Ioge.r ohez quel- 
qu'un, i'aire visite en y lo- 
geant. 

G/VNÉDI, v. n. aller loger 
chez quelqu'ûn. Da ma baré 
ligéy, mô tèré ma ganédi la 
bèl tèy, j'ai beaueoup d'ou- 
vrage, e'est ee qui m'a empê- 
ehé j.uisiqu'â présemt d'aMer 
passer quelque temps chez toi. 

GANÉSI, v. n. venir loger 

GANG g., Y. Bot g % fieus. 

GANG, Y. Ga. 

GANGÂ, v. n. n'être pas pas- 
sager, rester longtemps dans 
un endroit. 

GANGAGÉ, v. t., porter avee 
peime 'sans savoir oû l'-oh va. 
Bô dê gangagé yaram vu amul 
laf vilé, pendant que tu portes 
ee 'misérable eorps. 

GÂNGÂN b., blessure, meur- 
trissure. 

GANGÊRU, v. n. eourir ea 
et la en parlant d'ur.e femme 
sans mari. 

GANGIRLU, v. n., mèv t l>>- 
gangirlu, éproûveir une vi >- 
lente oo'lèie. 

aANGLÔ, Y. Galô. 

GANGUNÊ, NGANGUNÉ g., 
trône, siège. Gangimé Daoda, 
trône de David. 

GÂNKÂ, v. t. tenir avee ou 
entre les <le:nts, happer. — v. 
t. faiie raeoomnioder une ehau- 
dière ou une' ealebasse eassée. 



GAN 



— 119 



GAR 



GANTAII b., tige de mil 
quand il oom.mence a sortir de 
terre . 

GANTÈN, GANTON g.,' vertè- 
bres dvi ooirps animal. 

GANTU, v. t. refuser, rejeter 
une demamde, dénier, réprou- 
ver, dêsapprouver. 

GÂNU, v. p." et réfl., être 
■blessé, être meurtri, s'être 
eoupé, se blesser, se eouper, 
se meurtrir. — b., meurtris- 
sure, ble>sure. 

GANU, v. n. froneer les sour- 
eils. 

GÂNUF, GÂNUS, GENUF., 
poussière ou sable mouvanit 
dans lequel on s'enfoinee, — v. 
n. être rnouvant en parlaint 
d'une ipoussière ou de sable. 

GANUGANU, adv., par bon- 
beur. 

GAP Onê) loe. 'v. être gran- 
demenit ouvert. Nâ buntâ bi 
ubâku bè né gap, que la porte 
soil grandement ouverte. 

GAPÂ b., mesure de eapaeité 
pour les soilides, â dimensions 
variées suivant les loealités. 
Dâyal ma nâr i gap'i su.riâ, 
vends po>ur moi deux mesures 
de petit mil. — v. t. priser, 
évaluer. 

GAPA, v. t. eouper le ebe- 
nyn â quelqu'un qui se sauve 
et le devaneer pour l'attrapeir. 
GAPÂ, GÉPI, v. réfl., se dé- 
oouvrir indéeemment. (t. vul- 
gaire). 

GAPAGAPARAL, adv. sup., 
grandement ouvert. 

GAPI V. Ga, Ôapil sa gémin, 

ouvre ta bouehe toute grande. 

GAPARU, GEPARU, HEPARU, 

HÉPÉRU, v. n. s'asseoir par 

terre en mettant les jambes 



l'une sur l'aiutre du même 
eôte, oomme tes mahométans 
quand iils font le salam. 

GAPILO, v. t. V. Oalô. 

GAR b., mélange de bouillie 
(l'âh) avee du poisson ou de 
La viande. — v. t. mélanger de 
la bouillie avee du poisson ou 
de la viande. 

GAR (YAR U) b., devoir. 
Mème que Var u gdl. V. Gar 
et Gdl. 

GAR, v. t. raeooimmoder, re- 
eoudre ee qui a été dôoousu. 
Gâr dalâ, raooommoder les sou- 
liens. Gdr sa bahân, tenir mor- 
dieus. Ti lilê la gdr bakân âm, 
il y tient mordieus. 

GARANVALÉ, V. Garuvâlé. 

GARAP g., arbre, plante 
Dôm u garap, fruit de l'arbre. 
Tdt u garap, pied d'arbre. 
Bant'u garap, tige d'une plante. 
— g., médioament, remède, 
drogue. Da ma la ndn>si garap, 
je viens te demander uin re- 
mède. — g., gris.gris, petit 
moreeau de bois ou de raeine 
auquel la supenstition fait at- 
tribuer la vertu ou de guérir, 
ou >de préserver d'un 'maliheur, 
ou de proeurer un bonheur. 

GARBO b., eatin, femime de 
miauvaiise vie, proisititu.ee. 

GARÉ, GARÉY b., eoton filé 
et bien retord avee lequel on 
ourdit. 

iGARGAMROSÉ g., oaetier, 
od'otus ou figu.ier de l'Inde, fi- 
gU'ier de Barbarie. 

GARHALÂ g., gros sae de 
euir qu'un homme peut a 
peine porter. 

GâRKAT 1j., raeeomimodeur, 
qui i'eeoud. 

GARMI g., noble ou prinoe 



GAR 



GAT 



du sang royal dans les anoiens 
royaumes du Kayor et du Raol. 
— b., homme beau et bon, 
bien élevé. — b., partie du mi- 
lieu dans le soufflet du forge- 
ron. 

GARSÊT, GARSÊTU g., ai- 
guilile d'Europe. 

GARUVÂLÉ, GARANVÂLÉ, v. 
t. désigner quelqu'un dams un 
reproehe sans le nomnner. Ga- 
ruvâléu-ma kèn ti sumâ vah, 
je n'ai désigné personne dans 
ee que j'ai dit. 

GAS b., tabatière en bam- 
bou (S. Louis et Vailo). 

GAS, GAS, GBS, v. t. ereu- 
ser, fouiller, gratter la terre, 
faire iine foisse. Gasangu^nu 
gèrté yâ, on n'a pas enoore ré- 
eolité (ereusé) les araehides. 

GAS, v. n. avoir la rou- 
geole. — g., rougeoife. 

GASAH. V. Gesah. 

GASAMGASAM. GASANGGA- 
SANG, v. t. seeouer un arbre 
pour en faire tomber les fruits 
ou fboute autre ehose paredillle, 
co.mme un hom;me pour le 
faire itomiber. Nèy mânul dara 
ti dahar, hanâ gasangasang , 
bayi, 'l'éléphant ne . peut rien 
ooaitre le tamarinier, sinon 
peut-être le seeouer et le lais- 
&er. (Prov. Veil.) — v. n. trem- 
bloter oom'me 'les^ feuiilles d'u^n 
arbre. — g., aetion de seoouer, 
see o u sse , t renrb lotemen t . 

GASDUGA, nit u — homime 
de parole. 

GASI, v. t., ailler ereuser. 

GASKAT b., eelui qui oreuse. 

GASLO, v. -t. faire ereuser. 

GASU, GASUKAY b., instru- 
memt pour ereuser. 

GASU 1., longue et grosse 



paille en ehaume dont on fait 
1 'e n tou r a ge des eases . 

GAT g., le derrière, le eul. 
(Terme déshonniête). 

GAT, v. n., être exaspéré. 

GATA, v. q. être eourt, petit, 
bref, raeeourei. Nit ku galâ, 
petit bomime. 

GATÂ,, v. t. V. Geta. 

GATÂ, v. t. oharger un âne 
égailement des deux eôtés. Syn. 
Sef. — g., eharge d'um âne. 

GATAH g., Gétah g., tige, 
ehauime ou éteule de mll après 
la moisson. 

GATAL, GATALO, v. t. rae- 
ooureir, diiminuer, éeourter, 
rendre eourt. 

GATANDU, v. n. se mettre â 
la reneontre ou au deaant de 
quelqu'un. 

GATANDUDI, v. n. aller a la 
renoontre ou au devaat de 
quelqu'un. Gatandudi nanu ko 
fu soré, on est allé a sa ren- 
oontre i'ort loin. 

GATANDUSI, v. n. venir â la 
remoomtre de quelqu'un. Gatan- 
dusi nâ la, je su.is venu a ta 
reneontre. 

GATAY b., raoooureisisement, 
brièveté, état d'être eourt. 

GATÉ g., pudeur, homte, 
oonfusioin, opprobre. Vâ ( di 
amul >gcuté, oet individu n'a 
point de honte. Gaté gu réy, 
ignominie, infamie, grand su- 
jet de lionie ou de eomifu- 
sion. Dôm u gosté, enfant illé- 
gitime. Naka- t gaté g., impu- 
denee. Dèf gat.é, donner du 
seandale. Baré gaté, avoir de la 
pudeur, ôtre sensibie, se res- 
peoter. 

GATÉLU, v. réf. s'avilir. 



GAT 



GÈD 



GATENLU, v. n. être abrégé. 
— ngatenlu g., abrégé, abré- 
viation. 

GATENLUKÂT b., abrévia- 
teur. 

GATENLtJiLO, v. n. abréger. 

GATI g., village de euilture. 

GATI, v. t. déterrer. 

GATLÔ, v. t. exaspérer. 
GÂV, v. n. se hâter, se dépê- 
oher, être pro-mpt, aeeéléré, fa- 
eile a, faire ou agir ou aller 
vite. Gâpal, vây, h&te-toi, mon 
ami. Gâv 7iâ mèr, il est, ou, je 
suis prompt, ou très enelin a la 
oolère, irase.ible. Gânol-a-gâv, 
gâv-len-a-gâv, dépêehe-toi vite, 
diépèchez-vou:s vite. Bu gâv, bu 
gâv-â-gâv, loe. adv. vite, très 
vite. 

GAV, v. t. bandeir les joues, 
meittre un bamdeau. Sumâ no- 
pâ défd mèti, ma gav ko, 
l'oreille me fait mal je l'ai ban- 
dée. 

GAV, v. t., b!oquer. 

GÂV, GAO b, samedi. Syn. 
Aser, pil'Us usité. 

GAVANTU, GAVTU, v. n. se 
pies'ser, mettre de l'emipresse- 
ment, se hâter, so diligenter. 

GÂVANTULÔ, GÂVTULO, v. t. 
faire se hâter, faire s'ennpres- 
ser, donner de il'emipressement. 
* GAVAR b., eavalier, soldat a 
eheval. — g., oavalerie. 

GAVARU v. n., alllér â ehe- 
va 1 . 

GÂVÉ v. t., se hâter de 6e- 
eourir, s'emptoie oomme verbe 
transitif. Gâvè mâ'k ndoh, hâte 
toi de me idianer de l'eau. 

GAVI v. t., débloquer. 

GAVLÔ, v. t. laooôlérer, dili- 
genter, presiser, faire hater. 

GAVLO g., esp^ee de bouffon 



qui joue de la guitare du pays. 
ehante et fait l'offioe de griot, 
quoiqu'iil ne soit pas de famille 
de griot et qu'il ne batte pas le 
tam-tam. 

GÂVSl, v. n. se hâter de ve- 
nir, venir vite. Gâvsil két, 
mbâtê dô ma dab, viens bien 
vite, autremenit tu ne me re- 
joindras pas. 

GAVU, v. réf. s'attaeher un 
bandeau, avoir. les joues ban- 
dées. Suma i be.fi defd mèti, 
mô ma tah â gavu, les demts 
me font mal, e'est pour oeila 
que j'ai un bandeau. 

GAVU, v. pr., se dôeouvrir 
indéoemment. 

GAY, v. n. sauter. Syn. Teb. 
— , •adv. v. avee né. Ubiku nâ 
bè né gay, e'est largement ou- 
vert. 

GÂY, V. Gâ. 

GEB, V. Gâba. 

GÈB, v. n. fermer la bouehe, 
se taire. 

GEBARNI, v. t., ouvrir le 
poi ng â quelqu'un. 

GED, GÉD, v. e. y avoir 
longteimps .Ged nâ lâ gis, il y a 
longtemps que je t'ai vu. Ged 
nâ kô gis nâr i at angi, il y a 
deuv ans que je l'ai vu. Kafi 
nga g&d â dèm ta daiigu bâ ? 
oombien y a-t-il de temps que 
tu es atlé â il'églse ? Gedu-ma fâ 
dèm, il n'y a pas longtemps que 
j'y suis a.Ilé. 

GÉD, GÉDÂN g., arbre eoim- 
mun au Sénégal, rarement 
gros, 'bO'is très dur, loingues 
bi-anehes. 

GÈDÂ v., poisson see. Gèd'- 
u horom, pois.son salé. — v. t. 
faire du poisson see. Dèn yu 
barê'ngi, lu tèré nga gbâa lèn? 



GED 



GÉL 



voiei beaueoup de poiissôns 
pourquoi ne les faifes-vous pas 
ejêelier ? 

GEDÂ v. n. gourmander, 
gronder, assaillir de paroles du- 
res, brusquer, réprimander. Su- 
mâ hây gedâ \hâ ma, mon père 
m'a grondé. — b., ngedâ g., 
brusquerie, gronderie. 

GEDÂ, v. n. bouder, se mon- 
trer fâehé, faire la moue. Ku 
gèda, sa iidèy a togâ, si tu.oses 
bouder (pour le mariger qu'on 
t'offre), e'èst que ta mère a 
fait la ouisine (â la miaisom), 
(Prov. Yol.) — b., bouderie, fâ- 
eherie, moue. 

GÈDAGEDÂLU, v. n. faire 
sémhlant de bouder. 

GE'DÂKÂT b., gmndeur. 

GÈDANTÉ', v! rée. se bouder 
rêsi<proiqueimént. 

GEDAY b., bouderie. 

GÉiDEM (S), V. Gerem. 

GÉDOR b., ooque de pista- 
olie vide. 

GEE, GEF, v. t. enlever, es- 
oamoter, ravir vite, faire uiie 
des eéiiémonies d-u mariage qui 
oonsisie â enlever ou faire 
semib'lant d'enfever aux parents 
la l'iameée pour la eomduire a 
la maison du mari. — 'b., — b., 
enlèvement prompt, rapt si- 
muk'. 

GEFKÂT b., ravisseur. 

GÊG, 'terme pour appeler le 
simge. 

GEGANTF, v. ,11., eonle^er. 

GEGEN, v t. ,appuyer eontre, 
étrm<;om:ier. 

GEGMAY b., Ngéghiay 1., 
oreiller. o&ussin, traversiri. 

GEGrvV'AYÔ, v. 1. se servir 
d'ume ehose en guise d'oreiller. 
Baula lâ dl gégénûyô, e'est un 



moreeau de bois dont je me 
sers pour areiller. Di nâ gé- 
génûyô'k malân, je me servi- 
rai d'un pagne en guise 
d'oreililer. 

GÉGÉNÂYU, v. réf. se poser 
sur un oreililer. 

GÉGÉNU b,. appui, soutien. 

GÉGÉR, GÉGIR, NGÉGÉR b., 
esipèee de dartre ou de teigne.. 
— , — . v. n. avoir la teigne ou 
une espèee de dartre. 

GÉH, GÉK, adv. v. avee nê. 
Sô né géh, ma dumâ la, si tu 
dis quelque ehose, je te frappe. 

GEHÂ, GEKÂT, v. t. V. Gohi. 

GEHAL, v. n. hennk. 

GÉHANTÉ g., eau isaumâtre. 

GÉK, v. t. étanoomner. — b., 
étaneon, ébhelile pour ehereher 
le rniel dans les arbres. 

GEL b., perruehe. Toy u gel, 
perruehe verdâtre. 

GEL b., eendre ehaude. 

GEL (dân u) espèee de ser- 
pemt tout vert qui ise tient 
dans les feuillles de eertains ar- 
bres oo'mme Je romdier ; il est 
très venimeuv. 

GÈL (L), v- t. dérober. 

GELA, v. n. rumir.er et 'ba- 
ver e 1 parlant des animaux. 
Syn. Duni. 

GÉLA13U, v. n. faire des gri- 
maoe'3 avee toute la figure.Sy^. 
G&n'ahu. 

GELÂKAT h., baveur. 

GÉLAP, NGALAP, GALAP, v. 
I. baiLlonner melire uei ba?I]o.n 
a'ux jeunes a li.ntauv pour les 
e.iipèelter de têter. 

GÈLAR, GAI.AR, NGELAR b., 
marsduiii. 

GELÂy, v. n. faire i\u vent P 
\e.ile. - . 



GE'L 



— 123 



GEÛH 



GELEM, v. n. être désoriemté, 
être égaré dans la route. 

GÉLÉM g., ehameau, droma- 
daire. Gélém u alâ, eaméléo- 
pard ou girafe. Gélèm i rab, 
ehameau â une bosse, droima- 
daire.- Gélèm i buhtâ, ehameau 
â iplusieurs bosses. 

GELBMAL, GELEMLÔ, v. t. 
désorieriiter l'aire égarer. 

GELEMBAM g. V. Dalam- 
bam g. 

GÉLEMBU, v. g. être de oou- 
leur J'auve. 

GÈLI, v. n., suppurer. 

GELIT U SAFARA. V. Gilin- 
M b. 

GÉLOVAR g. b., primee du 
sang royal dams les aneiens 
royaumes du Sine et du S>a- 
loum. 

GÉLU, v. n. avoir le mal du 
pays, désirer revoir ses amis, 
ses proeiies, être peiné d'en 
ètre éloigné. Gélu nâ sumâ de- 
ka lôl, je 'pense eontinuelle- 
ment a mon pays. — g., mal 

GEM, v, t, eroire, ajouter foi 
a. Gem nd li nga vah lépâ, je 
, erois tout ee que tu dis. Gem 
Yalla, avoir ibi et oonfianee en 
Dieu.Lu kèn manul a gem, ee 
<qui' est inieroyable. ■ Lu mMul a 
aem, ee qui ne mêrite pas d'ê- 
tre eru. Vâ i gem ya, les fidè- 
les, les eroyants. 

GEMA, v. n. d'ermer les yeux, 
Gemâ du téré nu \gis la, fer- 
mer les yeux n'empeehe pas 
qu'on te voie. 

GEMADI, GEMARI, y. n. etre 
inerédule. 

GEMADIKAT b., inerédule, in- 
ifidèle. 

rrEMA^'IU, GEMENTU, GEMÂ- 



TU, GEMÊTU, v. n. s'assoupir, 
oomraeneer a dormir, somrmeil- 
ler un peu. 

GEMÂNTULO, v. t. assoupir. • 

GÉMBA, v. t. <oouv r ir la nu- 
dité a quelqu'un. Dô gémba sa 
dôm âm ? ne oouvres-tu pas la 
nudité de ton end'ant P — b., 
ngémbâ 1., eeinture avee la 
quelle on eouvre sa nudité. 

GEMBETU, x. n., eligner de 
l'oeil. 

GÈMBU, v. réf, se eouvrir ,la 
nudité, revêtir la oeinture qui 
sert de ouiloitte. 

GÉMÉN g., bouehe, gueule, 
groin, 'bee, orifioe. Nâr i gémén, 
fusil ou ipisto.let â deux eoups. 

GÉMÈN, v. t., attirer des mal- 
heurs sur quelqu'un en lui 
donnant des louanges eKagéj-ées. 

GEMÈT, GEMÈNT g., outarde, 
oie sauvage. 

GEMÈTU, v. t., ne pas s'en 
oroire. 

GEMKAT b., eroyant, trédule, 
fidèle. 

GEMLÔ, v. t. persuader, faire 
eroire. 

GEIN, v. t. valoir mieux, l'em- 
porter sur, être mieux, meil- 
leur, préférable, supérieur. Alal 
yu baré, yaram vu vér â ko 
gen, ila santé vaut mieux que 
beauooup de riehesses. Mô gen 
â bâh, e'est lui ou e'est eela 
qui est meilileur. Mô gen, e'est 
mieux, il vaut miieux.i7(i/t > / bê 
gen â bon, eet enfant est très 
mauvais. Mô tâ gen, eela vaut 
bien 'miieux. Dèm safarta ak sa 
yaram vépa, dem aldanâ ak 
bènâ tankâ, du ko gen âm ? 
ne vau<t-il pas mieux aller au 
eiel a\ec une jambe qu'alier en 
enfer a\ec son eorps enlier ? 



GElN 



124 



GÉN 



Mô ko gen fuf kan, oela vaut 
infini'inent miieux, oertes. 

GÊN g., queue, i'in d'une 
ehose, pédoneule de eertains 
fruits. Lu am gên, té du ko 
yengal ? Kudu. Qui est-oe qui 
a une queue et ne la remue 
pas ? Une euillère. (Énig. Voil.) 
Gên u mibâm, ou kumbadar 
gandal, herbe que mangent les 
ehevauv et les ânes. 

GÉN, v. t. jurer, faire ser- 
ment. 

GENA g., mortiier a piler le 
mil, ete. Gen'u rintâ, grand 
mortier. Lu di âs, té du nèn ? 
Gena. Q.ui eot-ee qui niehe et ne 
pond pas ? ~Un mortier. (Énig. 
Yol ) — g., pipe, ealumet. Gen'-u 
tuh, gen'u tuhu, pipe a fumer. 

GÉNÂ, v. n. sortir, être de- 
ho.rs, être sorti. Gérm nâ l'êgi, 
il vient de ®or.tir a l'instant. 
Génû adunâ, sortir de ee mon- 
de, mourir. Génâ nêg, faire ses 
relevaillles. Géna tanka, aliler â 
la garde-robe. (Terme honnête). 
— , v. n. être enragé. Had bu 
gén\a amul borom, un ehien en- 
ragé n'a pas de roaitre. 

GÈNÂj n. adj. et prbn. num. 
dér. de Gâ, Gi, Gu. 

GENÂ, GÂN, GIN, v. n. gri- 
maeer, oomime qui veut pileu- 
rer. Halèl b'angê gena, le mu 
dôy, eet enfant eommenee a 
grimaeer, ii ne tardera pas a 
pteurer. 

GÉNAH g., flot, vague, houile, 
lame. Rir i génah ressae. 

GÉNAH'Ê v. n., otre liouleux. 

GENAHU, v. n. faire les gri- 
maees avee foute la figure. Syn. 
Geladu. 

GENÂKAT b., qui fait des 
gfimaees, grimaeier. 



GENAL, v. h. être mieux 
pour, être préférable pour. 
Dèm dohântu a ma genal, 11 
est prêférable pour moi de me 
promener, j'aime mleux me 
promener. Tanâl lu lâ genal, 
ehoisis ee qui t'est préférable. 

GENALÉ, V. Genâtlé: 

GEiNANTÉ, v. rée. se surpa6- 
ser mutuel.lement. 

GÉNAR, GÂNAR g., poule. 
Dây ma nâr i génar, gu tâ nèkâ 
ma fèy dûsu ak nâr i kopâr ak 
bu tût, vends-moi deux pou- 
les, fje t'en donne ohaeue d'ix 
sous et deux giros sous et un 
petit (o fr. 75). Génar gu ten- 
gâ, poulette. Génar u alâ. \g. f 
poule sauvage. 

GENÂTLÉ, GENÂLÉ, v. t. fa- 
voriiser, avoir des préférenees, 
une prédileetion pour, le témoi- 
gner. — g., — g., préférenee, 
bonne grâee, faveur, inolination 

partieul'ière, prédileotion. 

GÉNAY g., derrière, airrière, 
dois. Tâ sumâ génav, sur mon 
dos, derrière moi. Tâ gènav gé, 
par aiprès, dans lla suite. Dohê 
génav, tourner le dos a..., 
prép. après, derrière, au-delia, 
depuis, eveepté, hormis, sauf 
Génav dekâ bâlé, fan lâ yôn vâ 
dèm ? après oe village i]a-.b.as, 
oû se dirige la route ? Di ntânu 
dây lu nèkâ génav sangarVi, 
nous vendons toiut eveepté 
l'eau de vie. Génav lôlâ, lôlu, 
outre eela, après oela, ensuite, 
puis. Génav tèy, dorénavant, 
désormais. Génav ker g<i, der- 
rière la maison, latrines. Génav 
eleg, après denrain. Gênav aii 
eleg, génav sibir, dans trois 
jours. Grnav sibirât, en qua- 
fre jours. G'értav an, après di- 



GÉN 



125 — 



GER 



ner. Génav dig'u betèk, après 
miidi. — g., loo. eonj. après 
que, deptiis que. 

GÉNÂYALÂ, GÊNU VALÂ ,g., 
moitié (une des parties). Génu- 
val'u génuvahâ, moitié de !a 
moitié, qua;rt. 

GEiNAY b., supériorité. 

GENBETU, v. n. regarder du 
ooin de l'eeil. 

GÉNDÉL g., GÉNDÉN, GAN- 
DIK, GANDIN, g., elaie de bram- 
ehes de palmier pour servir de 
lit. 

GENÉ, v. n. se porter mieux, 
se remettre d'une maladie. Ge- 
né n\â, il va mieux. 

GÉtNÉ, v. t. faire sortir, met- 
tre dehors, oomgédier, ehasser, 
renvoyer. Géné Jto tâ biti. fais- 
le sortir, imebs4e dehors. Géné 
rèv mâ exiiler, expatrier. Géné 
nèg, faire faire ses relevailles. 
— g., bannissement, exil. 

GÉNÉKU, v. réf. sortir de son 
propre ehef, être sorbi, être 
mort, se jusitifier. 

GENG V. Gang. 

GE'NLÉ, v. t. avoir meiMeur, 
être mieux pantagé pour un 
objet. 

GENLÔ, v. t. rendre meileur, 
bonifier, peri'eetionner, amélio- 
rer. 

GENLU, v. réf. se rendre 
meiMeur. 

GÉNO g., oo'rde autour des 
reins, eeinburom. Ce terme seirt 
de jurement. Sumâ génô'<bây 
gal m â fas, par la eorde de 
mon père qui me eeint, ou 
simplement : Sumâ génô bây, 
par la eeimtture de mon père. 
GE-fiO b., NÉ^O b., easte imfé- 
rieure de griobs donit les mem- 
bres sont forgeroms, bijoutiers. 



GENTÂ g., GENTÉ g., rêve, 
songe. Sunu dund'u bahân gèn- 
tâ dâl la, mobre vie n'est qu'un 
songe. Sa ndogal u morom 
gênt/i la, mal d'autrui n'est 
qu'un songe (Prov. Vol.) — , 
— , v. t. rêver, songer. 

GÊNTÂ, v. n. être désert, en 
parlant d'um endroit habiité au- 
trefois. — b, endroit désert 
autrefois hahité. 

GENTÂKÂT b., rêveur, son- 
geur. 

GÉNTÉ b., fête des reilevail- 
les qui se fait le huitième jour. 

GÉNU, v. n., gouverner un 
bateau, tenir le gouveraail. 

GENUF g. V. Gânuf. 

GÉNUKAY b., issue, soHie. 

GÉPA,adj. indéf. dér. de Ga, 
Gi, Gu. 

GEPARU, GÉPARU V. Gâparu. 

GÉPÈN b., petite porte dans 
l'entourage d'un ehamp, d'um 
jardin. 

GÈR g., homtme qui n'est pas 
griot. 

GÊR b., V. Glr. 

GÉR v. t. eorrompre, séduire 
une femme par des présents. 
— b., prix du libertinage. 

GÊR, v. n. bouillir jusqu'a 
s'épuiser, â s'évaporer. en par- 
lant des liquides. Nèh mâ <me- 
natul â sim dèré dâ, gêr nâ, ee 
bouilkm n'esit plus suffisant 
pour liemper le oouseous, il 
s'e>t évaporé par rébullition. 

GEREM, GEDEM (S), \. t. 
remereier, rendre graee, savbir 
gré a, ètre reeonnaissant envers. 
Diu bâh nâ ti man, gerem nâ 
ko lôl, un tel est bien bon a 
mon égard, je lui suis très re- 
eonnaissant. Ku mân on â dog 
sa bopâ, su dogé sa bârarn rèkâ, 



GER 



GÉV 



nâ nga fab sa bârâm, dav ié ge- 
rem Yalla, isi quelqu'un ayant 
pu te eouper la tê'te ne te eoupe 
que le doigt, prends ton doigt, 
et sauve-toi en rendant grâee a 
Dieu. Gerem Yalla, remereier 
Dieu, se diit dans une maladie 
pour exprimer qu'on va mieux. 
Nâkâ sa opâ di ? R. Mangê ge- 
rem Yalla, eomment va ta ma- 
ladie ? R. Grâee â Dieu, ea va 
mdeux. Niâhâ lâ la geremé ? 
oomiment te remereierai-je ? 

GER'EMKÂT b., qui est re- 
eonnaissamt. 

GEREN, GEIRNU, v. t., ron- 
ger. 

GERMATI, v. t. entrevoir. 
Syn. Hèlmati. 

^GERNAY g. V. Firfirong. 

GERTÉ g.. araohide, pistaehe 
de terre. Gas gèrté, réoolter iles 
araehides. Gèrté Tugal, - noi- 
sette, amande. 

GÉRU, v. réf. se livrer a l'a 
prostitintion, moyennant un pa- 
yement. ■ — })., prostitution, 
prostituee. 

GES, v. t. V. G-âs, ereuser. 

GES V. Gis. 

GESAII, GÂSAH g., ehenilile, 
inse e te , a e r , oh a r a n e on . 

GÉSERE b., espèee de bouf- 
f on . 

GESIJ, v. n. regarder de eôté, 
tourner la tôte pour regarder de 
eôté. 

Gêt, v. t., ronger. 

GET g., mer, oeéan. Ruh u 
gêt baie, anse, petit golfe. Gêt 
gu fèr, basise marée. Gêt gu fês, 
haute marée. Gil gêt, brise de 
la mer, vent d'ouest. 

GETÂ g., espèee de parfum, 
muse. 

GETÂ v. t. eueililir les fruits 



d'un arbre ou une autre plante 
en ooupant ou eassant les 
branelies. 

GETÂ g., étable, bereail, va- 
eherie, pare, endroit oû se réu- 
nissent les beeufs et les vaehes. 
— g., troupeau de beeufs et de 
vaohes. 

GÉTA, v. n. être desséehé, 
être tari, en parlant de maraiis, 
puits ou fontaine. Sunu tên 
gétâ nâ, notre puits est dessé- 
ehé. Syn. Gis. 

GETAH g. V. Gâtah. 

GETAT, GÉTÂTU, y. t. puiser 
de l'eau jusqu'â épuisemenl 
dans un marais, un puits, ete. 

GÉTÈaN, v. t. tourmenter, 
faire souffrir, traeasser, gêner, 
iimportuner, inoomimoder, vexer, 
déranger, maltraiter, perséeuter. 

GÉTÈNKAT b., qui tour- 
mente, qui ennuie, traeassier, 
importun, perséeuteur. 

GÉTÈNLÛ. v. t. faire tour- 
nienter. 

GETENLU, GÉTÈNU, v. réf. 
se tourmenter, se traeasser, se 
faire du mauvaiis sang, se fati- 
guer. 

GÉTI, v. n. surpasiser, être au- 
dessus de. 

GÉTI g. proémine:v:e. 

GETI fL), v. n. pêelier, aliler 
â la pêehe. C 

GErtLÔ, v. t. faire surpasser. 

GETLU, v. t. e.iamiaer avee 
soin, espioinner. 

GEU 1., lâh ou bouillie eom- 
posée simpleimeent de fa.rine de 
mil et de sel. Syn. Nahèt. 

GÈV, m., miaulement. — , 
adv. v. avee né. Né nâ gèv, il 
miaula. 

GÊV. v. t. réunir en assem- 
blée j)our une diseussion pa- 






GÉV 



27 



GIR 



blique ou pour deis jeux publies. 
— b., stade, lieu des jeux pu- 
I blies, rassemiblée eille-mème. 

GÈVÉKU, v. n., être éboulié. 

GÉVÈL g., griot, bouffon, 
fareeur, batteur de tamtam, tis- 
serand d'oriigine. Nopil, vâ di, 
yef i gévél safu-mn, taiis-toi, 
rnon ami, les affaires de griot 
ne me vont pas. 

GEVGBVI, v. n. miauler. 

GÉVLÈT g., fareeur, griot. 

G\. adj. et pron. N déf. V. Ga, 
Gi, Gu. 

GIDAH, v. n. être tremipé, 
tendre, mou ou gluanit, en par- 
- lant de ehose qu'o.n a mis dans 
du liquide, eomime du riz, une 
oroute de pain. ete. Même que 
Gadaf. 

GIDÉLA b., fil qui tient le 
métier du tisserand. 

IGIDI V. Giri. 
GIDO. v. pr., s'enfonoer dans 
la boue ; s'ennuyer. 
GlF g., noyau ou graine de 
baobab dans le pain de singe. 
Lu guy réy-réy, gif a di ndèy 
âm, quelque grand soit le bao- 
bab, une siniple gr:iine est sa 
mère. (Pr->v. YoL) 

GlF, v. n. être éteint, ôtre 
étouflé (en parLant de la flam- 
me) pour ne laisser que lla 
braise. — , v. n. être amorti, 
êfre a^iaisé, en parlant d'un 
hoinme en 'oolère ou en ivresse. 
Mer mn gif na, sa eolère est 
apaisée. 

GIFAL, GIFLÔ, v. t. faire ees- 
ser la flamme, amortir le feu, 
apai-er 011 ealmeir l'ardeur de 
la eolère. 

GIFIRÂ g., filet tout petit. 

GIH, v. n., roter, avoir des 
remois d'estomae. 



Glll b., renvoi d'estomae. 

GIL g., brise, \ent.Gil'ganar, 
ven«t de nord-ouest. Gil'gêt, 
brise de la mer, vent d'ouest. 

GILÉ, adv. et pron. dem. et 
rel. V. Gâ, Gi, Gu. 

GILI, v. n. se faire, s'établir, 
en parlant de ;la brise 

GILI, v. t. renouveler. Syn. 
Tolènti. 

GILINTÂ, GILIT g., tison. Gi- 
lint'u safarâ gâ, brandon, tison 
aHumé. Syn. Dulènt (L). — g., 
au fig. mauvais garnement, 
âime damnée. 

GIN V. Gena. 

GINÉ g., eotonnier a soie rou- 
geâtre. 

GlR, GFR g., loupe, protubé- 
ranee, excroissance eharnue. Mê- 
ine que Dir. — g., pot ou 
seau de bois dans ileejue.l on 
tonait les vaehes. — , ngirté g., 
ex ! traction, raee, 'lignée du eôté 
du père. Ti sumâ gir u bây ak 
suma iiêt u ndèy mâsul â am 
ku dèf ndèkâr lu ni mèl, dans 
la raee de raon père et dans 
eelle 'de ma mère, iil n'y a ja- 
'maas eu personne qui ait eo'm- 
rnis un sembiabile forfait. — g.. 
j'our. Ne s'empLoie que dans tes 
looeutions suivantes : Gir gu 
nèk, . gir-ô-gir, chaque jour, 
jo'.trneiLlemeint, tous les jours, 
soxivent. Syin. Bet-ô-bet, bès-ô- 
bès, 'ber bu sèt. 

GJRi; GIDI (S) g., petit eer- 
ele ou dessin qu'on laisse au- 
tour de la tête des enfants qui 
sont rasés. 

GIRÔ, v. n. se jeter ensem- 
ble avee avidité sur une ehose 
pour l'avoir, imanger a qui plus 
vite, piller a l'envi. Lèkâ-len. 
ndankâ malo mi, bu lên girô. 



GIS 



GOB 



mangez doueememt ee riz, ne 
vouis y jetez pas â l'envi. Ku 
girô may la, dê ng'èn boka 
ndap, si quelqu'un enilève ia 
part pour te ila donner, e'est 
que tu fais partie du raême 
plat. (Prov. Vol.) e.-â.-d. ceux 
qui sônt du même avis s'en- 
tendent entre eux. 

GIS, GÊS, v. n. s'évaporer, 
s'épuiser, tarir, diminuer en 
parlant de l'eau dans un puitis. 
Syn. Géta. 

GIS, v., mulei, poisson. 

GIS, DIS, v. t. voir, déeou- 
vrir, opereevoir, trouver une 
ehose perdue, reeevoir une eho- 
se envoyée. Denbâ dâ nga m,a 
vah tâ t'éré bâ, gisu-ma ko, le 
eoion fil'é domit tu me partles 
dans ta lettre, je ne l'ai poiint 
reeu. Lu fbu mén â gis, ehose 
visibile. Lu iiu mânul â gis, 
ehose invisible, imipereeptible. 
Lu doyul a gis, affreux, épou- 
vaniable a voir. Gis nga kô'm ? 
le vois-tu ? I'as-tu vu ? Nâr i bet 
a gen di gis as bèrva, deux 
yeux voient plus qu'un seul. 
Ndah gisu-la bûr bâ ? n'as-tu 
pas vu le <roi ? Dèt, gisu-ma ko, 
non, je ne I'ai pas vu. — b., 
ngisté <g., regard, vue, visiorn, 
aspeet. 

GISÂjNÉ, v. t. deviner, faire 
le devin, dire la bonne aven- 
ture. Sérin bilé gisâné nâ dâru, 
ee imarabout a tiré la bonne 
aventure pour une bague. — 
g., divination, bomne aveniture. 

GISANÉKÂT b., devin, divi- 
nateur. Les noms diaboiliques 
prononeés par le gisanékât 
sont : rakisâ, leanèkis, samba- 
ra, dabarkis. 



GISAA'ÈL, v. t. dire la bon- 
ne aventure a que]qu'un. Sérifh. 
bâ gisânèl nâ ma, le mara- 
bout m'a dit la bonne aven- 
ture. 

GISÂNÈLU, v. réf., se faire 
tirer ila bonne aventure. 

GISÉ, v. rée. se voir ensem- 
ble, avoir une enirevue. Yal nâ 
nu Yalla may nu gisêti ti adu- 
nâ ! que Dieu nous fasse la 
grâee de nous revoir eneore 
en ee nnonde! — ib., enirevue. 

GISLO, v. t. rendre ila vue^ 
faire voir. 

GISU b., miroir. 

GITAH, g. V. Gatah g. 

Gô, premdère syllabe de la 
deuxième et troisième forme de 
l'adjeeitif et proinom démons- 
tratifs, Gôga, gôgâlé, gôgu, 
gôgulé. 

GÔB, v.t. réeoiter, moisson- 
ner, eouper .le miil, le riz, fau- 
eher les herbes. Hârâl bè fbû 
gôb bâsi, attends que l'on mois- 
sonne le sorgho. — b., ngôbtê 
g., réeolte, moisson. Ngôbté g\â 
baré nâ, vandé gôbkât yâ név, 
la imoisison est abondante, inais 
les moisisonneuirs so.nt peu 
nombreux. 

GOBiliR b., poignard. Sm 
bunt' i nêg don gobâr kèn du 
génâ, si lia porte dés easet 
était ûin poignard, personne 
n'en sortiraii. 

GOBÂRU, v.p. être armé d'un 
poiignard. 

GOBÂT, GÔBÂTU, v. t. gla- 
ner. 

GOBI, v. n., préparer un 
ohiamip de iri'z. 

GOBI, v. n. grimaeer, payer 
en monnaie dè singe. 



GOB 



129 



GON 



GOBKÂT, b., moissonneur. 

GOBLÉ, v.t. aider â moissoin- 
ner. 

GOBLO, v.t. faire moissonner. 

GORLU, v.t. faire nioissonner 
pour soi. 

GOBRA, GOBRÊ, v., boeuf 
â bosse de l'a grosse espèee. 

GOD, b. God i iên, une 00 r- 
de pour puiser l'éaiu dans un 
puits. 

GOD, v.n. être engourdi eom- 
me lorsqu'on est resté long- 
temps dans la mème posiure 
de niianière â fatiguer les nerfs. 
Syn. Nagam. — . b., engourdis- 
sement des nerfs, malladies aux 
ariieuitations. 

GODA, v.n. erever, mourir, 
en parlant des animaux. 

GODA, (iné) godagodaral, res- 
ter aeeroupi sans rien faire, 
par paresse. 

GOG b., eorde de la^ bride 
d'un ehevah 

GOG b., eraie bilanehe dont 
les femimes, qui fiJent du eo- 
-ton, se frottent le pouee et 
I'indev pour mieux tourner le 
fuseiau. Syn. DÔM. 

GÔGA, GOGÂLÉ, adj. et pron. 
dém. dér. de Gd, Gi, Gu. 

GOGU, GOGULÉ, adj. et pron. 
dém. d'ér. de Gâ, Gi, Gu. 

GOHI, GOKHI, GEHA, GE- 
IlAT,, v. t. rejeter du goeier. 

GOKOK b., genre de petiits 
poissons. 

GOL g., boeage, bouquet de 
bois touffus ou de buissons. 

GOL b., animal maigre (boeuf 
ou eheval). 

GOLÉ g., raitlerie eontre 
queliqiu'un qui a fait une sottise, 
eommis un méfait. 



GOLLI, v. n., erou'ler, s'ébou- 
]er. 

GOLO, GOLOH g., singe. Golo 
gu digén, guenon. Golo'nâr, 
singe rougeâtre. Golo'<ndiri\ka, 
grand singe de Bakel. Gên u 
golo guda nd, vandé lô tâ lâl 
borom yég do, da queue du 
singe est longue, mais sii l'on 
y touehe, son nnaitre le sent. 
(Prov. Yol.) Golo mangli, singe 
â oouleur eendirée et a longue 
queue virvant dans les pallétu- 
viers. Golo komâ, singe noir. 

GOM b., plaie, uteère, abeès, 
apostème. Gôim bu di nampû, 
bu di har, ebainere. 

GOMAL, GOMAL-LÈN, V. Go- 
nal. 

GÔMAiLl, v. t., renouveler, 
fai're reAenir une plaie. 

GOMALiKU, v. n., être re- 
venu, en parlant d'une plaie. 

GÔN b., NGON g., soir. Gôn 
gi soréy n<i, ile soir est loin V. 
rion. 

Goffi rn., paille d'araehide. 

G.ONAKÉ g., go>mimier, pro- 
duisant une gomme rougeâtre. 
So;n bois es't fi.n et dur. 

GONAL, NGOiNAL, v. n. pas- 
ser ila soirée, depuis h heures 
jusqu'au oDueher du soleiL — , 
gomaJ, sailut du soir (au sing.); 
gonal-len (au plur.), bon &oir. 
On dit aussi : Dara gonal (au 
sing.) ; et dard ng'ên gonal (au 
plur.) R. Vav. 

GONALI, v. t. ailler paseer la 
soirie. 

GONALSI, v. n. venir passer 
lâ soirée. 

GONAT, GÔNÈNT, GONÈT, 
GONTA, GONTU, v. n. partir Je 
soir, se mettre en marehe ou 
en voyage le soir â h heures ou 



GON 



:3o 



GÛT 



après. Ku dogé Ndakâru, gontu, 
runga, dèm Barni, nga gudê, 
eelui qui part a pied de Da- 
k'ar, damis la spiréè, pour aller â 
Bargni, arrivera tard dans la 
niiit. 

GONDI g., sae fait avee une 
peau entière de ehèvre. 

GONÈNT. V. Gonût. 

GONG g. (m.), gros singe ey- 
noeêphale. 

GONTÂ, GONTU, V. GonM. 

GONTÂ b'., grappe. e 

GOP b., septentrion, nord. 
Syn. Lodo (a S. Louis). 

GOPÂ b., manehe d'instru- 
ment de eulture. 

GOR ,g:i GORÉ, NGOR g,, 
foi, fidé'l'ité, honinêteté, pu- 
deur, déeenee, palitesse, urba- 
nité. Yâr a di yef i damui ti 
adumâ : ngor ak ndulit, ■ deux 
eho'ses doinnent Ta p'aix en ee 
monde : rhonnêtete et la piét«. 
(Pr. Yol.) Ku sa begé baré, sa 
ngor név, qûi désire trop a peu 
d'honneur (Pr. Volof.) — , v. n. 
êlre frugal eai général, fidèle, 
poli. probe, honnête. 

GOR. v. t. abattre, oouper un 
arbre ou ses branebes. Goral 
banhas bilé. dèfâ hatal yôn vi, 
c : oupe oette branolie, éU& en- 
eombre le ohemin. 

GOR g., garron, male, du 
se\e rnaseu'im. Dôm du gôr, 
fifls: Had ?)!? gor, ebien. — g - ., 
vieililard, lvoin'me respeetable, 
maiire de la mâisoai. Gôr gi 
rrml nâ téral, oet liomane mé- 
rite d'étre vénéré. — g., brave, 
mâle, vak*ureux, courageux. 
Vd dilé, gôr la lôl, eet ho-m- 
me est très-valeureux. Vav gôr ! 
loe. adv. bravo, très-bien ! 
' GÔR b., ballot, paquet. — , 



v. t. emballer, mettre en ballot. 
empaqueiter. 

GORÉ g. V. Gor g. 

GORÊDI. v. n. être infidèle, 
manefuer de fidèlité, être délo- 
yal, malhonnête, impoli, gros- 
sier. 

GORGORLU, v. n. montrer 
du eourage, de la valeur, faire 
le brave, le fanfaron. 

GORI, v. t. alller abattre un 
arbre ou des branehes. 

GORKÂT b., bûeheron, qui, 
eoupe les arbres ou leurs bran- 
ehes. 

GORO b., beau père (père du 
mari ou de la femme), belle- 
mère ( mere du mari ou de la 
feinme), beau-fils (mari de la 
fillHe), be^Ie-fille (femme du 
fils), mari. de la seeur de la 
feimme, l'emme du frère du 
mari . 

GOR(»>, v. t. eajoler les fem- 
mies, 

GORONG b., espèeee de tam- 
tam imoyen. 

GORTAL, v. t., eouper de jeu- 
nes branehes d'arbres pour le 
bétail. 

GOS, GÂS, pron. poss. dér, 
de G,a, Gi, Gu. 

GOiSI g., graine de eoton qui 
se mange euite avee de la vian- 
de. On s'en sert aussi pour 
teindre les ôtoffes. 

GOT v., épi de petit mil 
après qu'il est égrainé. Ku teb 
ak sabûr, dal ak i gôt sô ko 
delulé it, yov lâ nu ko dên,. 
qaii saute avee des gerbes de 
petit mil et retombe avee des 
épis vides, Jlors même qu'il ne 
les aurait pas ipris, 'ne laisse 
rait pourtant pas d'en être ae- 
eusé. (Prov. Yol.) 



GOT 



GÛN 



GOTOT, b., pou des poules, 
eiron. Syn. Mèsès. 

GOVÉ g\, earex dont les tu- 
bereuiles odoramts sont portés 
€n eoitliers par les femimes.. 

GOYLU, v. n. être en tor- 
peur. — g., torpeur. 

GU, adj. déf. eit reL, pr. .rel. 
et poss. Y. Gâ, Gi, Gu. 

GUB v., épis v de petit mil ou 
de mais. 

GUB, v. t. oouper de l'herbe. 
faueher. 

GUBUKAY b., endiroit oû il 
y a de il'herbe a fauoher, ins- 
trnmenit â faueher. 

GUDÂ, v. n. être long. Gudâ 
n\â tanhâ, il est un ooureur, 
qui voyage ou miarohe beau- 
eoup et dont les dérmarohes 
sont suspeete's. Yal nâ nga gudâ 
fan ! Yal nâ nga gud'u fan l 
que Dieu t'aooorde une longue 
vie, puisses-tu vivre de jongs. 
j'Ours ! 

GUDAL, GUDÂLÔ, v. t. al- 
longer, rendre plus long, pro- 
longer. 

GUDALAY b., alUongement, 
prolongement. 

GUDAY" b., l'ongueur. Guday 
tahul nêmèn, ilia ilongueur de 
la taMle ne fait pas J'homime 
eourageuv. {Prov. VoU.) 

jGUDÊ v. n. s'annuiter, se 
miet'tre a Lâ nuit, venir trop 
tard, ou après l'heure indiquée. 

GUDÊLÔ, v. t. mettre en re- 
tard, metitre a la nuit, aittarder, 
annuiter. 

GUDI b., nuit. Dig'u gudi, 
hâd u gudi, miinuit. Gudê'k bè- 
tèk, nuit et jour. Gudi, mô di 
bûr um nkèr, la nuit est la 
reine de l'ombrage (Pirov. VoL) 
Yef i gudi, ehoses mystérieu- 



ses, soreelleries, diableries. Nit 
u gudi soreier, vani'piie, Ngé- 
lav u gudi, erispation, mailttr 
die nerveuse. — , v. Lnp. fai.re 
niuit, êtve Lard. Gudi nâ, il fait 
nuit, iil est taird. Tolu ti sa gn- 
di, arriver â son apogée en 
beauté, pour dire qu'une fem- 
me a été bellle. 

GUDUM g., enerier. 

GGH, v. 't. gonfler les joues, 
earder quelque ohose dans la 
bouehe. — g., gorgée. Gûh u 
ndoh, gorgée d'eau. 

GUIIU, v. n., grogner, en par- 
'lant du pore. 

GULAGUL b., merle métal- 
5ique. 

GULAMI, v. t. eonvainore 

GULAMtKU, v réfh, se eon- 
vainere. 

GULÈT, adv. Ia première 
fois, pour Iia première fois. Gu- 
lêt tèy la sol swmâ sapo, e'est 
la première fois aujourd'hui 
que je mefe oion ehapeau. 

GUM (né) v. pr., se blottir, 
se tenir eoi. Yângi né gum ti 
sa nêg, te voilia blrlti dans ta 
ease. Mungê né gum nopi, il 
se tienit ooi, en siile'nee. 

GUMBÂ b., aveugle. Genml 
matul â vah givmba, i!l est inu 
ti'Ie de dire a imi aveugle : fer- 
me les yeux. (Prov. Voil'.) Syn. 
Silmahâ. — , g., aveugLement, 
eéeité. 

GUMBAL, GUMBALO, v. t. 
aveugler, reaidiie aveugle. 

GUNl^A g., sèehe, poisson. 

GUNDAL (L), v. t. souffler le 
ie u . 

GGNÉ g., enfiari/t déjâ un peu 
grand, ju^qu'a l'âge de i :; ans 
environ. Gûtié gu yor, jeune 



GUN 



l32 



GUY 



7 



gareon ; gûné gu digèn, jeune 
fillle. — s., petit enfant. 

GUNGÉ, v. t. eonduire, me- 
ner, reoonduire, esoorter, ae- 
eoimpagner. — b., ngungé m., 
eoniduite, aotion de eonduiire, 
d'esoorter. 

GUNGÉKAT b., eondueteur. 

GUNGUN (L) g., basilie, 
plante aromatique. 

GUNIGUNI g., esipèee de guê- 
pe qia remue toujours l'arrière 
train quand elle se repose. Syn. 
Nguri. 

GUNIGUNI, v., n., ehuehoter. 
Syn. Dèy. 

GUNUNGÂNA b., guligânâ b., 
hermaphrodite. 

GUNÛR g., hanneton, seara- 
bée et toute autre espèee d'in- 
seete de eebte forme. 

GUPÂ b., ineireoneis. 

GÛR, v. n. faire ehaud. Gûr 
nâ, il J'ail trop ahaird. 

GURGURI, v. n. roueouler, 
grouMiler en parlant de l'esto- 
mae. — g., rouooulement, 
grouillement. 

GURMÈT b., .eourtier. Autre- 
fois on appelait ainsi iles noirs 
de la eolonie qui faisaient fles 
entremet.teurs entre iles négo- 
eiants blanes et les indigè- 
nes, et qui portaient pantalon 



avee im boubou. On appelle en- 
eore ainsi un homme baptisé. 

GURMI, v. t. eouper les oreil- 
les. Syn. Dôf. 

GURU g., eolatier stereulia- 
eée iprodui&anit ie eofta, appelié 
aussi guru. Gette noix de eolla 
est astringente, excitante et for- 
tifiamte. On en fait un excel- 
lent vin fortiiiant valant le 
meiUleur quiinquina. 

GURU, v. n. V. Nguru. 

GURUP (né) (loe. v., se pros- 
terner, se jeter aux pieds de 
quelqu'un. 

GUS, v. n. se dit du gonfiie- 
ment des paupières. 

iGUTÂ g., gargoulette, eruehe 
Bât u guta, goulot de gargou- 
lette. 

GUTÛT g., gros oiseau a eol 
rouge. 

GUY g.. grand arbre en gé- 
néral. — g., baobab. Hant'u 
guy, éeoree intérieure du bao- 
b:nh avee laquel'le on fait des 
eordes. V. Buy, lâlo, tégâ, nda- 
ba, gif , hot u buy ou kata, nge- 
lef, nguytân, hutuh. 

GUY, adv., piquant, vif. Sé- 
dâ guy, un froid vif. 

GUYTOLOR g., eulbute. 

GUYUMBA b., vLn de palme 
mêlé avee de da lavure de fa- 
rine de mil. t 



.• :»: •• 



H 






H, huitième lettre de l'alphabet volof, eonsonne gutturaJe, n'a 
point d'éq>uivalent en franeais. 11 a la valeur du kh arabe, ou du 
eh atlemand après a o, ou eneore du j espagnol. II se prononee 
par expiration et par aspiration : ha, ah. Quelquefois il se pro- 
nonee eornme h aspiré franeais dans héros. 



HA 

HA, HANÂ, HÉTNA,e HÉY- 

TNA, adv peut-être. appareim- 
ment, .pro'bablement, soit, si- 
non, si oe n'est, sauf, excepté. 
Hana va.v, appareimment oui. 
Hami det, apparemimemt non. 
Bul séy mukâ <ha tâ séy yôn 
Yalla dâl, ne eontraete 'pjas ma- 
riage, exeepté dans La religion 
seulement. 

HAB, v. t. avee né. Baré rvei 
bè né hab, il y en a evtrême- 
ment beauoouip. 

HABABAL, HABÂBALKAT b., 
rapaee, avide de gain. 

HABAKU, v. n. filer en par- 
1-ant d'étoiles. Syn. Fanhâ. 

41ABAN, v. t. ohâtrer, oou- 
per, en parlant du taureau. — 
v., Jjoeuif, taureau eouipé. 

HABANKAT b., ohâtreur, qui 
opère la eastratio.n. 

HÂBÂR b., histoire, nouvelle. 
Am nâ i hâbar, il a des <nouvel- 
les. Baré na hâbâr, il a beau- 
eoup de nouvelles. 

IIABI (L) g., figuier sauvage. 

HÂD b.. ineireoneis. 



IIAD 

HAD, HAT b., ehien. Ku 
dahâ had bèl tâ ker âm, nga 
baiyi \ko, eelui qui poursuit un 
obien jusque chez lui doit le 
Jaisser ensuite. (Prov. Vol.) Had 
bu semba, barbet, ehien a 
longs poills. Had u ygêt. loutre. 

HAD U MBOYO, demoiselle 
ou inseete a quatre ^aiiles qui 
vole darns le tem>ps du vent 
d'est. Had u tankâ, autre espè- 
ee d'inseete semblable, mais 
plus petit ayant s-ix ailes et vo- 
'liaht â lia hauteur du genou 
des hpnhimies. 

HÂD, v. n. être séparé, dis- 
joint, divisé. — b., artiole, di- 
vision, isôparation, portion. Hâd 
u gudi, minuit. Hâd i at, les 
saisons de l'aninée. 

HAD, v. t. avee ses dérivés. 
Y. Ad et ses diérivés. 

HADA b., paille en général 
avee laquelle on oouvre les ea- 
ses, ehau.me, paille blanehe et 
plate. — , v. t. oouvrir uine oase 
aA r ec de 'la paille. Bâlâ navèt a 
dot, nu hada sunu nêg yâ yé- 
pâ, avant que la saison des 



HAD 



— i3i 



HAH 



pluies arrive, inous eouvrirons 
touiteis nos eases. 

HADAKU, HÂDFKU, v. réf. et 
p. se diviser, se débander, se 
disperser, être divisé, débandé, 
dispersé, romipre les rangs. 

HÂDALÉ, HADATLÉ, v. t. sé- 
parer, diviser, distinguer, dis- 
joindre, distribuer, disperser, 
diviiser par artiole, ehapit^e, ete 
— b., séparation, division, ae- 
tion de séparer, de diviser. 

HÂDALÉKAT b., distributeur, 
diviseur. 

HADALIKU, v. réf. se sépa- 
rer, se diviser, se distinguer. — 
b., division opérée, état d'être 
divisé, d'être séparé. 

HADALIKUANTÉ, y. rée. se 
séparer réei p roq ue ment . 

HADAM b., homme ehargé de 
grigris et habiilé d'une manère 
bizarre. 

HADAM, v. n. V. Hédèm 

HApAN, v. ii. fanfaromer, 
se donrner des ■aire, faire le i'a- 
quin, etre vaniieux dans sa dé- 
marehe et serj habits. 

HADÂiNÉ, v. i. tirer vanirlé 
d'un objei. Samba hadâné nû 
nâf u 'gôr am, Saniba a tiré 
vanité de sooi eheval arabe. 

HADANKAT b., vanteur, va- 
niteux. — g., vanité, coquet- 
terie, jaetanee, af'feetatioin dams 
l'hatbiliLèment, ]a démarehe, ete. 

HADATLÉ, V. llâdale. 

HADI, v. t. séparer, fendire, 
rayer, m.trquer Ta séparation 
par une raie — b., raie, fente,' 
séparaition. 

HADIHAR m., ooif'fure pro- 
pre aux femmes devenues mè 



HADIKU, v. réf. et p. se fen- 
dre, être fendu, se séparer, être 
séparé, être rayé. 

HADU g., thon, poisson. 

HADU, v. n. avee ises dérhés, 
V. Adu et ses dérivés. 

HAÈT v., nue, nuée, nuage. 
Hamu~ma ndah haèt yê ma tah 
â der, je ne s'ais si oe sont ees 
nuages qui me rendent malade. 

II AF b., bêlier. 

HAFTAN b., habit précieux. 

HÂGÂN b., ineireoneis. 

HÂH, v., /fiègme, pituite 
épaisise que l'on expectore. 

HAIIA 1)., fruit de la peine' 
ou du travail. Du ma lèka hah'i 
dâmbûr, ndégé lôlu bâhul, je 
ne profite pas du fruit des pei- 
nes d'iautrui, paree que eel/a est 
mauvais. Amé n<ga haha'm, tu. 
jouis du f.ruit de sés peines 
Lu di sa haha ? quel est le 
fruit de ton travailP. 

HAHADÂR, m., oiseau qui 
est eensé e:npor!er les eha- 
meaux. 

HAHAM, b., petit ehardon 
qui s'attaehe aux habits quand 
on marehe dans iles ehamps et 
qu'il est- diffieiile d'enlever. 
Ne pas eonfondre avee ndé- 
gétit. 

HAHATAY, v. i. riire hux 
éelats, jaser bruyamment a\^c 
des éeiats de rire.— b., aetion de 
rire anx éelals, eelat <le rire. 

HAHATAYKAT, b., qui jase 
bruyamment avee des éelats de 
rire. 

HAHU, HAHNTKU. HAHNDI- 
KU, v.n.faire des efforts pour 
expectorer ee qui gêne dans le 

gosier. ,b., effort que l'on 

fait pour expectorer ee qui gê-~ 
ne dans le gosier. 



HAH 



i35 



HAL 



HAHU, v. n. craquer. — b., 
craquement. 

HAL,v., braise, eharbon ailllu- 
mé. 

HAL, v.e. être sur le point 
de, avoir presque, failUir. Hal 
na <mâ rèy, U était sur le point 
de mie tuer, 13 m'a presque tué. 
Syn. Hav'. 

HÂL, b., pastèque, melon du 
pays. Lô dog mu, dânu génav 
hâl, itout ee que 'l'on eoupe 
tombe a terre excepté le me'lon 
Hâl u buki, petit melon sau- 
vage, melon de i'hyène. Hâl u 
mbôt, melon du erapaud, pe- 
tite espèee que l'on donne a 
manger au'x chevaux, aux eha- 
meaux. 

HALA, g., are pour ]anoer 
des i'lèehes, sous-garde d'une 
arme a feu., talal hala, taka 
hhlâ, ridi hala, gâdi, bander 
i!ii are. 

HALÂ.v.t. frayer, débarrasser. 
Halâ yôn, f'rayer le ehemin. 

HALA,b., sonte de retraite 
spirituelile que font eertains 
mahométans. 

HALÂ, b, Tnailadie du eharbon. 

HALAH'AL. b.. oiseau rou- 
geâtre, â Jongue queue, puant. 

HALAM, rn., les dernières 
eôtes du oorpis humaiin. 

HALAM, HALAMBÂ, m., gui- 
tare du 'pays. — fv.in-. jouer de- 
la guitare. 

HALAMAL, v.t. jouer de . h 
guitare pour quelqu'un. Hala- 
mal ma, joue-moi de ,la gul- 
tare. 

HALAMALAGANA!, HALAM- 
BALAGÂNA!, expression pour 
proposer une énigme. R. Halèt. 

HALAMKAT, b., joueur de 
guitare ou d'instrument â eorde. 



HALANGU, HALANGU, HA- 
LANHU, HALANKU, v. réf. se 
vautrer eomme un pore, se 
rouler par terre en paiiamt du 
eheval. Mbâm mâ fiu sangâ bè 
mu sèt vèt angê halangôli tâ 
binit, le poureeau 'lavé se vau- 
tre de nouveau dans la boue. 

HALAP, v.n. jeter, rejeter, 
avorter. Halap nga ma sûf, tu 
m'a jeté du sable. — v.t. faire 
tomber les fruit's d'um arbre 
en jeiant des bâtons. — ib>, avor- 
itement, aetion de jeter des 
bâtons pour ifaire tom/her des 
fruits. 

HALAS, v., rognom. — ^adv. 
enfin, soit. 

HALÂT, v.t. periser, réfléehir, 
méditer, eontempter, songer a. 
Halât Yalla, 'penser a Dieu, mé- 
diter, tfaire oraison Halât eleg ak 
sibir, ipenser au Iemdemaim. — 
b., peiiyee, r6tHexi3n, médiitia- 
tion, eontemplafion, jugement. 
Hdlât-Yalla b., oraison, méd'i- 
tation.- 

HALÂTLO, v.t. faire pemser, 
faire réflephir, donner a ré- 
fléehir. 

HALAV, HALOK, b., petit 
ebien tout jeune. 

HALÈL, b., enfant en général, 
serviteur, domestique, valet 
esoiave, (terme honnête dont se 
servent 'les posse'sseui's d'esola- 
ves). Oette expression "épond 
paii'aitemenf au mot iafin Puer. 
Di nâ la yonr. suma halèl, nga 
doh ko ko, je t'enveri>ai mon 
petit do.mestique, tu le lui don- 
neras. TjU halèl vah, tâ ker âm 
la ko dégé ee que l'enfant dit, 
e'est chez lui qu'i,l il'a entendu 
dire. (Prov. Vol.) Halèl bu gôr, 
gareom. Halèl bu digèn, fille. 



HAL 



36 



HAM 



Bôm halH, lâssassiner im en- 
fant, eommettre un inl'an/lieide. 

HAI.FrT, interj. terme par 
ieque/l on aoeepte une énigrne en 
réponse au imot. Halamalagâiva. " 

HALTMÂ. g;, plume ou ro 
sean pour éerire 

HÂLIS b., substanee métall- 
liqiie. b., toute meunaie 't>:bri- 
quée avee ee miétal par oppoei- 
tion aux monnaies d'or et de 
euivre. Derem u hâlis, pièee 
de oinq franos en argent par 
epposition â derem u vuriis, 
pièee 'de eent franos en or. Hâlis 
bn sèv, petite pièee en argent. 
— b.. nu'inéraire. unomnaie en 
général, (argent or et euivre) 

HÂLIS, u gêt, espèee de 
poisson. 

HALOK, V. Halav. 

HAM, v.in. ■avoir dies foehes 
dans la iigure par sniie rlè 
maladie. — iv., taohes dans la 
figure. 

IIAM iv. t. savoir, eonnaitro, 
s'enleridre â une ehoi-e, êtr-j 
instruit Bât ub dega yombf, nii 
ham, la paroile de la vérité est 
faeile â ooinnaitre. (Prov. Vol.) 
Ham n<ga ,né antanu ma ligéy bu 
ni \mèl, tu sais bien qu'un tra- 
vait -emblable est au dessus do 
mes fomees. Ham aduna, avoir 
de l'expérienre, savoir les cr>-~ 
venanees. Ham sa bopâ se eon- 
naitre soi-même. Ham sa bopâ 
mô gen ku la ko vah, se eon- 
na'itre soi-même vaut mieux 
que de l'apprendre d'un autre. 
(Prov. VoL) Ham hèl, eonnai- 
tre bien, a fond. Lu ûépa ham 
oe qui est publique, notoire. 
Yômbul â ham, e'est diffieile 
â oonnaitre — ! interj. â savoir, 



que isiais-je, pour dire : je ne le 
sais pas. 

*HAM. v.n et 1. avee ises déri- 
vés. V. Am et ses dérivés. 

HAMADI, HAMART, v.m. être 
ignorant, ne rien savoir, être 
bête, rustre, brut au moral. — 
g., igmoranee. 

HÂMAHÂMAL, HÉMHÉMVL, 
HAPAHAJPAL, HAPHAPAL.v.n. 
elignoter. — ,hèmhèmlé, — h. r 
elignotement. . 

iHAMALT, HAlMALÊ, v.t eon- 
naitre un peu. 

HAMAR, lb., nuage ohâ.rgé de 
pluie. 

HAMATI, v.t. savoir eneore, 
eonnaitre enoore. Hamatul, ne 
pl.is savoir ine plus eorinaitre 
Bè hamatul, bè kèn hamatul, 
loe.adv. prodigieusement, énor- 
mément. Réy nâ bè kèn hama- 
tul, iil es! énormémen.'i erand 

HAMBA, b.., assembliée de jeu- 
nes gens et de jeunes fililes. — 
g.,Kamba g., espèee de erabe 
rouge -quii poirte une pinee en 
haut plus grosse que l'autre. — 
m., ministre des idoiles. 

HAMRA, v.t. brûler, tisonner, 
faire brûiler, attieer. — ^v.n. être 
bien enflamané, bien aillumé. 

HAMBAL , v. t. brfnler, en- 
flaimimer, meMire du bois dans 
le feu. f 

HAMÊ, v.t. reeoninaiire, dé- 
eouvrir, démèler, — h., reeon- 
niaissanee, iperson|ne de oonnais- 
sanee. 

HAMÉKAT, 1\, eonnaisseur, 
savant, homime éolairé. 

HAMÉKU, v.p. se reeonnaitre. 

HAMÊKULÔ, v.t. faire se re- 
eonnaitre, Jaire ou me r ttre une 
marrjue pour ireeonnaitre. 



HAM 



- i3 7 - 



HAP 



HAMF.LO, v.i. fadre reeonnaf- 
tre, s^na-Ièr, notef, ren7arquer.. 

HAlMÊUKAY, HAMUKAY, b., 
note, earaetère, marque, eni- 
preinte. siiigne, indke, ee qui 
sert a faire reoonnaitre. 

IIAMHAM, b., seienee, eon- 
naissanee, instruetion. Borom- 
hamham, doeteur, savant, doote. 

HAMKAT, b., savaiiit, qui 
eonnait. 

HAMLO,v.it. faire savoir, faire 
eonnaitre, montrer. 

HAMOT, v.n. somimeilller non- 
ehalamment sur son travail — 
se dit aussi des animauv ma- 
lades qui ont I'air de dormir. 

HAMPA, v.t. manger un i'ruit 
avee les dents sans se servir 
d'un eouteau. 

HAMUKAY, V. Haméukay. 

HAN, v. t. battre, donner 
un imauvais ooup sur la tête. 

HAN, v.i, priver de. Syn. 
Nakalô. 

IIANA, aelv. V. Ha. 

HÂNDA, v.n. aller, s'en aliler 
quelque part. Syn. Dèm. 

HANDÂ, g.. oloison, sépara- 
tion en paille dans une oa.se. 

HANDA, v.n. bourdonner. — 
b., bourdonnemeni, 

HANDAHÉR. g., HANDANDftR 
g., têt, débris de poterie. 

IIANDAL. v.t, faire pivoter 
fai<& vibrer oomime une eorde 
qui tourne. 

HANDÂLU, v.n. être suspen- 
du en l'air en s'aeoroehant a 
quelque ohose de manière a ne 
pas 'toueher terre 

HANDAR, b., babit préeieuv 
HANDAR. g. Y. Felerlay. 
HANDAR, v., b., euivre jaune, 
laiton. 



HANDOR, v.n. ronfler, râlea\ 
Volây, >vd di, yâ men a handôr- 
vraiment. mon eher, tu es un 
grand ronflleur. — v., ronfle* 
ment, Handôr u dê, râle de la 
mort. 

HANDOR. b., ilèr qui n'a pas 
eneore servi. 

HANFR, v., pot a frire, poele 
Syn. Enda, And-i 

HÂlNGA, HE'NGA, v.n. 
êlre bossu, iavoiir une bosse ay, 
dos ou â la 'ponLmne Syn 
Hodogoné — ib., bosse. 

HAN'^A, (iné), iên né hanga^ 
reeardir en haut en ayant la, 
bouiehe béanie. 

IIANGAR b., HARANG, b.,_ 
branehe <de palmier, de rônier 
Syn. Hirang harang. 

HANHA, HANKHÂ, v,n. ètre 
ehauve. — b., oallvitie, homme. 
ohauve. 

HANHA, fo., plianehe, raor. 
oeau de planehe. Syn. Dénku. 

HANHA. v.n. qui peut être. 
défriehé. 

IIANHFL. v., eanard. 

HANTA, b., éeoree intérieure. 
du baobab ei de oertains arbrei 
avee laquelle on fait des oordes, 
des attaohes, des Mens quelv 
conques. — v.t. éeoreer, tirer- 
l'éeeree iniérieure de eertaing, 
arbres. 

HANIJ, iv. n., ôtre orné, paré 

HAPA, v.n. fermer les yeux 

IIAPA, iv.t. iondre, eouper le®, 
cheveux. 

HAPAHAPAL, IIAPHAPAL, V. 
Hâmûhâjnal. 

HAPATI, v.t. entamer, ébré* 
eher, rompre, kan a hapatl 
mbur u mi? qui est-ee qui a, 
entamé ee pain? 



HAP 



[38 



HAR 



HAPATIKU, v.n. ètre entamé, 
ébréehé. 

HAPATIT, b., entanie, enta- 
mure. 

HAPU, v. pass et réf. être 
toridu, se tondre. 

HAR. b., eaillebasse moyenne 
*eTi iboiis noirei, sébi'llle. 

HAR, v.n. se rfendre, se ere- 
vasser. Marât >milê, ngé har, 
eette imuraiMe se erevasse. Har 
n\a pat, e'eisit bien fendu. Gôm 
bu di har, ehanere. Sumâ bir 
défa har, j'ai des ooiliques. — v. 
t. ifendre, ifaire fendre. Haral 
matâ imi, ifends ee bois a 
brûler. 

HAR, rin., envie ou taehe que 
l-'on apporte en inaiiss«nt. 

HAR, v.t: attendre, rester en 
un lieiu oû I'on eompte qu'une 
personne viendra ou qu'une 
ehose bera apportée. Har ma (alé 
â.ttends-moi dâ bas. Gâvûl, m<an- 
gi la hâr, hâte-toi, je t'attends. 
'— tb., attente, expoctative. 

HARAB, v. n. être ingirat, être 
méoonnaissant d'un bienfait. 

HARABKÂT b., ingrart. 

HARAF, v.n. lettre, earae- 
tère d'éoriture ou d'imprime- 
rie. 

HARAF, v. n. entrer, <rentrer, 
aliler dedans. Haraf l'èn ti nêg 
bi, emtrez dans eette ease, eet- 
te ohambre, — b., introdue- 
tion, entrée, aotiou d'entrer. 

HARAF, v. n. être eireon- 

xis. Bâ lôlu amé, bôbâ hara- 

fangul, lorsque eela eut lieu, 

iil n'était pas eneore eireon- 

eis. 

HARAFAL, IIARFAL, v. ,t. 
"eirooneire, faire la ' eiroonei- 
sion. — b., eirooneision. 



HARx\FÉ, v. t. introduire. en- 
trer, faire alller dedans. 

HARAFLO, v. t. faire entrer. 

HARAFLOKÂT b., introdue- 
teur. 

HARAFLOTI, v. it. faire en- 
trer de nouveau, faire remtrer. 

HARAFUKAY b., entrée, por- 
te d'entrée, instrument qui 
sert â faiire entrer. 

HARALA, v. n. être habile, 
industrieux, adroit. Syn. Hérén. 

HARALÉ g., habileté, indus- 
trie. 

HARÂM, même que Arâm. 

HARAN, v. n. éeornifler, être 
parasite, se tenir près ou tour- 
ner autour de gens qui man- | 
gent pour être invité. Dâ ma 
harânsi an, je viens éoornifler 
pour avoiir iâ idiner. 

HARAN, v. n. avoir la eoli- 
que. — v., ooilique. 
HARANDAKU (dérivé de har), 
v. t. 'attendre, espérer, prévoir. 

HARAiNDI, v. !t. attendre par 
interruption, en attendant. — 
g., répit, dél'ai. 

HARANGHARANG b. Y. Han- 
gar. 

HARÂINKÂT lb., éeornifleur, 
parasite. 

HARDÉT m., V. Hargét. 

HARÉ, v. n. se battre en guer- 
re, faire la guerre, oombattr^ a. 
l'armée. — b., armée, guerre, 
oombat, entreprise de guerre, 
evpédition. Nâr i haré hêhan- 
té nanu, les deux armées se 
sont battues. 

HARÉ, v. >t. abhorrer. Syn. 
Dépi. 

HARÉKÂT b., guerrier, oom- 
battant, bataillleur. 

IIARFALKAT b., eireoneiseur. 



HAR 



— i.3.g — 



HAS 



HARFU g., b., KARFU b'., 

eouehant, oeeident, ouest. Dalé 
tâ pénku bè tâ karfu, depuis 
l'Ôrient jusqu'a l'Oeoident. 

HARGÂFUFA g., espèee de 
grisgris sâle. Tilim nâ bè né 
hargâfufâ, e'est sordide, sâlle 
eomime un (harg\afufa). 

HARGÉT, HORGÉT g., har- 
dét m., ohouette, ehat-huant. 

HARHAR v., fente, erevasse, 
déohirure. 

HARHARLÉ, v. n. agoniser, 
être a J'agonie, être agonisant. 
— g., agonie. 

HAR-KANAM g., figure fran- 
e he , viisage o u ve r t . 

HARIT g., ami. Bi sumâ harit 
lâ, eelui-ei est mon ami. Harit 
u Yalla, ami de Dieu, saint. 

HARITU, v. t. prendre pour 
ami. Haritôl nit ku dub, prendls 
pour ami un hojnuie juste. 

HARLÛ, v. t. faire abtendre. 

HARTÂ d., esp^ee de blouse 
très-aimple. 

HARU, v. n. se dit de Ten- 
fant qui de p-silère ?e vaiâere â 
terre. 

HÂRU, v. réf. ee suieider. se 
tuer. Ku men u f'êy âu haru iji 
ndoh, eelui qui sait nager ne 
s£ suieide pas dans il'eaû. — b., 
suieide, aetio.n de se suieider. 

LJA/RU, v. t. attendre de, és- 
pérer, prévoiir. 

IIARUKAT b., suieide, eelui 
qui se suieide. 

HÂS, v. t. injurier, dire des 
injures 5, insulter, outrager, ré- 
primander, gourmander. Hais Y- 
alla, blasphémer. — b., insuilte, 
injure, outrage, affront, répri-. 
mande. 

HAS, v. t. affirmer par ser- 
ment. Moins expressif que vât. 



• — , v. n. fuir et se eaeher sou«>, 
Ies buissons quant l'e village est 
piillé. Dehâ >bâ bèpâ has n>â, touti 
Ie village a fui et s'est eaehé, 
Y. As, v. n. — , v. n. se dit en-. 
oore de la ehèvre galeuse. 

HAS g., éeoree extérieure des, 
arbres — v. t., enlever l'éeoree, 
— v. n., arriver a, réussir a, 
Has n.â ko déf, il a réussi â le.. 
faire. 

HASAB b., eoudée. — , v. t. 
mesurer â la ooudée. Ku di ha* 
sab yôn, amul ser, qui mesure, 
le ehemin a la eoudée n'a pas 
d'étoffe â mesurer. (Prov. Voil). 

HASABU b., avant-bras. Syn, 
Lah u loho. 

HASAV, v. n. sentir mauvais, 
puer, infeeter, exhaler une mau« 
vaise odeur. Hasav na hun, eela, 
pue très fortement. Nit ku 
nèk'angô hasav niv, tou.t ho'm^ 
me est imortel ( sent le oadavre), 
(Prov. Vo'l.) — b., hasavay b,, 
p u antè u r , i n fe eti o n , e x h al'a i's o n , 
désagréable, odeur mauvaise. 

HASAVÂiN m., g. arbusle un, 
peu touffu, basilie, plante aro^ 
m.'iitique. Syn. Lebâlep. 

HASÉV ig., espèee de pois&ons, 
' HASÉVÂiN g., morelle noire. 

HASIT, HOSIT b., raelure, ra. 
ti>ssure, oopeaux. 

HASKAT b., qni insulte, qu|, 
injurie. 

HÂSTÉ, v. L injurier en faoe, 
se quereilller. — b., rixe, que^. 
reil'le, Idispute, injure dite en fa 
ee. 

HASTOY g., arbre de 7 â 8. 
mètres dont iles fruits rouges. 
sont mangés par les perruehes 
[ Le bois ressemb'le un peu a celu| 



| du peuptier. 



HAT 



— i/io — 



HÂV 



HAT ib., grosse paille qui sert 
: -a faire Uentourage dos oasés. 

HAT, v. n. êt're otroit, sorré, 
eneombré, embarrassé. Yôn nm 
hat, ehemiin étroit, seirtier, dé- 
fiilé. Au fiig. Hat nâ }\cl, i! est 
susieeptible. 

HÂT, HÂT, ÂT b., jeune 
homme qui se prépare â la oir- 
oonoision, qui est a Uâge d'être 
eireoneis. 

HAT, adv. superl. Yèh na hat, 
e'osit très amer. 

HÂT y., ai'eux, homimes de 
l'aneien tomps, aneiens. Tâ hât 
yâ, dans le tempis dos anoiens, 
dans l'antiquiité, jadis. — b., 
Même que Ât, Hât. — , adv. qui 
indique R'idée d'une ehoso faite 
ou aeeoirnplie déj'a depuis quol- 
quo tomps, déja. Agâ mâ hât, il 
"est déjâ arrivé depuis ilongtennps. 

HATA m., ilime. Syn. Hus (L). 
- — , v. t, lirnor râper, polir avee 
la liime. 

HÂTÂ b., V. Het b. 



HATAH 



menu-paLliIe, van- 



nure de miil ou d'uitros oéréa- 
les — g., duvet qui viemt sur 
eertains fruits. 

HATAL, HATLO, v. t. embar- 
rasser, eneombrer, faire obsta- 
ele. Nânâl Yalla \ndah nui ran- 
dal lu la'men \â hatal ti yôn «m, 
prie Dieu qu'M éear'te los obs- 
taoles qui ipeuvont t'embarras- 
ser dans il'observation de sa ioi. 
^ — b., embarras, oneombrement, 
obstaele 

HATALAINTÉ v. rée. s'en- 
'traver, se gênor /l'un I'autre. 

HATARAYU, v. n., erier, pous- 
ser dos gémiissemenits. 

HATAY b., oneonibroment. 
HATÉ, v. n. se dédire, re- 
iprendre sa parole, se rétraeter, 



défairo un marehé, se séparer 
de, quitter, rononeer, rompre 
avee. Hatê'k bakar, quitter le 
péehé. Haté nâ'k yôn, il a re- 
nonoé â sa reiligion. Haté ak 
Dangu bâ, être séparé de l'Eglli- 
se. — b., rétraetation, renon- 
eiation, dédit, rupturo, divi- 
sion. 

HATÉKAT b., qui se dédit, qui 
retire sa parole, ete. Haiékât u 
yôn, renégait. 

HATHATLU v. pr. se mettre 
a l'étroit. 

HATI, v. t. lever le bras pour 
menaeer, laneer un trait. 

HATIM v., toute éeriture, pa- 
raphe oû ligne, trait que l'on 
fait avee la plume sous des mots 
ou a I'entour, signature. — , v. 
t. éerire, parapher, signer, sous- 
sriio. 

HATLN m., pigean ramier. 

HATIT 

HATLÉ, 
sos étroites, embarrassantei 
Hetô. 



limarlle. 

n. avoir des eho- 



IIÂTO, V 

Hx^.TU, v. n. erier â tue-tête. 
— b., éelat de la voix, excla- 
mation. 

HAUL b., hurlement du ehien. 
— , v. n. erier, hurler en par- 
lant du ehien., t 

HAU-MA, pour hamu ma, 
nég. de Ha^n. 

HAV, v. e. avoir piosquo, 

être presque, être sur Je point 

de, s'en fatloir peu, faillir. Harv 

riâjkô dot, j'ai failllli r.atteindre, 

je l'ai presque attoint. 

HÂV, v. t. aimer, s'attaoher a 
que'lqu'un par affeetion. Hâv nâ 
Yalla, il aime Dieu, il s'est 
altaehé a Dieu. 



HAV 



— Ui — 



HED 



HAYAKU, v. n., tomber d'en 
haut ; se dépouilller se mettre 
tout nu. 

HAVÉ, v. n., tombrer d'en 
haut Havé mâ ti garap, dê, il 
6'est tué en tombant d'un ar- 
bre. 

HAVI, v. t. dépouililer, dénu- 
der. 

HAVLU, v. n. avoir de mau- 
vaises ehanees, si dit de quel- 
qu'un a qui tout réussit mal. 

HAY b., ea'ieédra. 

HAYAY b., espèee de poisson. 

HAYLIT m., bile. Borom-hay- 
lit, homme bilieiux. 

HAYMA, v. t. évaluer, estimer, 
priser. — d., évaluation, esti- 
mation. 

HAYMAKAT b., estimateur, 
expertiseur. 

HAYT b., fiente. 

HÊB, v. t. mépriser, dédai- 
gner, mésestimer, refuser, reje- 
ter. M\ât nâ hêb, e'est mêprisa- 
ble, digne de .mépris, de refus. 
Ku hêb lâh i ndéki, bu ko def 
ti mopa'm, si quelqu'un refirse 
la bouillie du déjeûner il ne 
faut pas la lui mettre dans l'o- 
reille. (Prov. Vol.) — b., mé- 
pris, dédain, refus. 

HEB, v. n., être savonné. 
Sumbâ bi hèb nu, La lessive est 
savonnée. 

t?EBAL, HEBLÉ, v. t. faire 
peur â un enfant. 

HÊBANTÉ v. rée., se mépri- 
ser mutuellement. 

HÊBÂT, v. t. eensurer, mé- 
priser de nouveau. 

iHÊBÂTÉ v. t. avoir habituel- 
lement du mépris pour les au- 
tres — g., imépris habituei. Hê- 
bâté'm epa na, som habitude de 
mépriiser est trop grande. 



HÈBÈT g., arbuste toujour& 
verti Les Hleurs, petites, viem 
nent â l'aisselUe des feuilles, 
Eliles sont remiplaeées par un, 
fruit rond dont on mange fla., 
puilpe. 

HÊBKÂT ib., qui méprise. 

HEBLO, v. t. faire mépriser, 

HÉBON, V. Hibon. 

HÊp b., lanee, pique, halile- 
barde. 

HED, HEDÂ d., femme ou en- 
fant ehéri de préférenee par le. 
mari ou les parents. Hed u nto* 
kèr ak sên âm, *ku tâ gasul, 
yoy. la femelle ehérie de la 
perdrix eomme eelile qu'elile 
hait, si eliles ne grattent pas la 
terre, seront maigres. (Pro^, 
Vol). . 

HED, v. n. pouvoir entrer 
dans, pouvoir être eontenu dans, 
Hèdu la fi, nit ni epâ nafvu d'èg, 
tu fie peux entrer iei, les homi- 
nies sont déja trop nomforeux. 
Sov \milé mépa hèd nâ ti butêh 
bi, tout ee lait peut emtrer dans 
eette bouteiillle. 

HEDÂ, v. t. almer d'un amour 
eharnel. 

HEDA g., eaprier a fruits bo- 
mesitibles. Syn. Sonaré. 

IIEDÂ, v. n. se dit de la trop 
grande euisson du riz. — b., re- 
pas que font les mahométans 
de très bon matin aux jours de 
jeûne. 

HEDEMU, v. n. pousser un 
profond soupir, gémiir doulou- 
reusememt ; tousser avant de 
parler pour débarrasser la 
gorge. — b., soupir, gémisse- 
inent. 

HEDRN d., branelie de ron-. 
dier. 



HED 



— 1.42 — 



HEM 



HEDÈTÂN b., hoquet. Syn. 
Yuhôl. — v. n. avoir 1« ho- 
"quet. 

HÈF b., rayon de tniel. 

HÈF v., eill. Hèf aik hipi, en 
! \m olin d'eeil. — v. n., eiilller,. 
baisser fes yeuv. 

HÊH g., manglier ou paiétu- 
vier. Son fruit pointu s'allonge, 
! tombe dans la vase et forme de 
nouveaus pieds. Syn. Mangli, 
tianar. 

HÊH, Y. Hih. 

HÊH, v. n. eombattre, se bat- 
tre, faire la guerre, se dispu- 
'fer. Dô fasalédi nâr i <nit nâlé 
di hêh ? ne sépareras-tu pas ees 
deux homimes lâ qui se battent? 
> — b., bataille, guerre, eomibat. 
Hêh bi dèm kon nâ eleg, vandé 
ûakâ suturâ tah bè nu hêh tèy, 
la bataillile aurait été ajournée â 
demain, mais un manque de 
eonvenanee est eause qu'on se 
bat aujourd'hui. Mbâm-sef mu, 
bu vèhé, mata, dèf nâ hêh u 
bây âm, l'âne qui mord après 
une ruade fait le métier de son 
père. (Prov. VoL) 

HEHÂ, v. n. laisser un arriè- 
re-goût 

HÊHÂ', v. n., ôtre méehant, 
'tèinnagé. Hâd <bu héhâ amul mo- 
rom, un ehien enragé n'a pas 
de maitre. 

HÊHANTÉ, v. rée. s'entre-bat- 
tre, se ibaitre réoiproquement. 

HÈHÈiM g., riein, pailimia-ehris- 
!l ti. Syn. Padâhâpoli. 

HÈHER b., habiilHemertit ou pa- 
gne neuf, en gémérail. 

HÊK, HÈK b., vierge. Mark]- 
mâ hêk bâ, la vierge Marie. 

HÉKÂ b., dogue. 

HEL g., fieus. G'esit un grand 
arbre a lârges< ieuilles, mais a 



petits /fruits ; om l'aippelle quel- 
quefois dab femellle. Le hel bo- 
ru7n ressemMe beaueoup au 
premier, mais a des feuilles plus 
petites. Le hel u buki est une 
piiamte graeise, poussant sur le 
bord de la imer, a fruits ronds, 
noires â m<aturité. On appeile 
eneore hel ou lengé un foel ar- 
bre a l'ruits ronds eouvert d'une 
pulpe eomestible. 

HÈL, adv. super. Ham <nâ ko 
hèl, je le sais très-bien. 

II EL, HÉL v., oourse. 

'HELÂ, v. n. avee ses déri- 
vés. Y. Èla et ses dérivés. 

HELAHiBL b., pie. 

HELÉNTÂ b., albugo, taie a 
l'oeil, oataraete. 

HÈLET, adv. v. avee né. S'a- 
joute ordinaireiment a tûru, se 
répandre. / rongon âm né hè- 
lêt tûru, ses ilarmes eoulèrent. 

HELÉV, adv. v. avee né. Ndoh 
mu né hèlêv, eau très olaire. 

*HELHE.LI, v. n. flamber. 
fkimboyer. 

HÉLI, v. t. verser lentement 
transvaser, déeanter. Halât bè 
'hèli, réfléehir a fond, méditer 
avee attemtion, ruminer. Héli 
ron-goû, v. n., larmoyer. 

HÈLINTÂ b. Y. Hélénta. 

HÉLMATI, v. t. entrevoir, 
voir un peu. Syn. Gérmati. 

HELO v. t. projeter, penser 
faire, avoir dessein ou inten- 
tion de. — g., dessein, projet, 
résolution. 

IIELU, v. t. regarder de tra- 
vers, guigner. 

IIFJLU, v. m, eourrr. 

HEM ,HOM , v.n . être brû- 
lé en partant 'd'ialimenit euit. 

HEM, v. n. s'évanouir, tom- 
ber en défaillanee, en eatalep- 



HEM 



— i43 



HÊP 



sie, en aipoplexie, avoir le nrail 
eadue. — g., évanouisseiment, 
défai'lilanee, pâmoison, épiilepsie, 
apoplexie. 

HEMAL, v. t, faire 'trop éuire 
les afliimen<is. 

HEMALI, v. t. faire revenir a 
soi après un évanouissement. 

HEMALIKU v. n., revenir a 
soi. 

HEMBANÂN ,b., hérénân b., 
inseete, banneton. 

HÈMÊ d., potasse qu'on mé- 
lange avée l'indigo ipour ila tein- 
ture. — d., espèee de potasse 
que il'on imélange avee de tabae 
pillé pour ll'ui donner plus de 
piquant. Hèmè dâ bâhul, défâ 
boylô bakân, le hèmè est mau- 
vais, lili produit d'iinfammation 
du nez. 

HEMÉM, v. t. eonvoiter, dé- 
sirer tavoir ou posséder, envier. 
— b., eonvoitise, envie d'a- 
yoir. 

HÉMHEMAL, v. n. HÉMHÈM- 
LÈ. V. Hamâmal. 

HEMHEMÊ, v. n. tomber sou- 
vent en défaillanee, du iti.all ea- 
due. 

HEMI, HIMI, v. u. revenir â 
soi après un évanouissement. 

HEMKÂT (b., épileptique, su- 
jet a s'évanouir. 

r?ÈN, Y. Hin. 

HÊN, v. 'n. sentir bon, être 
odoriiférant, exlvaler u<n bonne 
odeur. Yef yu hên, parfum, bon- 
nes odeurs. — g., bonne odeur. 

HEN v., graisse de f'iguane 
(gueule-tiapée) dorit on se sert 
eoiininie' remode. — v., lnoelle dé 
il'arbre. 

HEN v., eanal de la traebée- 
artère. Svn. Hêlâr. 



IIÉNA, v. n., imoisir, sentir 1«. 
renifermé. 

, HÊNAL, HENLÔ, v. t. parfu* 
mer, ifaire evhaler une odeur 
agréable. 

IIÊNAY b., exhalai'son agréa* 
b.'le, bonne odeur. 

HEiNGA V. Hanga 

rHÊNHEN g., aromate. 

HÉNIKU, HINIKU, HINAKU S 
v. n. regarder en arrière. 

H'ENKÂ b . , bourgeon . 

HÈNTÉ, v. t. regarder de mau- 
vais oeiil. 

HENTU, v. t. sentir, flairer, 
D-p. mâ h'êfbtu tôrtôr bi je suis 
a iflairer eette fleur. 

iHEP v., eire bruie. 

'HÉP, HIP, >adv. super. Toy nâ- 
hip, i'l est tres imouilLlé. Surnâ 
mbahainâ toy mâ hip ndégé tav 
bi, mon bonnet est tout trempé 
par la ip'luie. 

HEPA, v. t. verser. Yésu di niâ 
hepâ ti yov yiv <âm, Jésus-Ghrisit 
versera sur toi sa grâee. Syn. 
Tûr. — g., aetion de verser, de 
oouler. Hep'u dèrèt, hémorra. 
gie. 

HÉPÂ, HÉPERAL, v. n. être 
aeeroupi. 

HEPAKU, HEPU v. n., être 
versé, eouler. 

HEPARU,HÉPERU, v. n. V, 
G{tp>âiru. 

HÉPI, v. n. Y. Hipi. 

HÉPÔT, adv. v. avee né. Né 
hépôt, être humide, pourri, dé- 
trempé eomime de lla boue, être 
un gaohis. Faté von nâ né nèn 
angi H suma mbûs, ma dô fi i 
hêr bè mu né hépôt lè'gi, j'a- 
vais oublié que j'avais des eeufs 
dans ina valise, j'y ai fourré 
des pierres, te'llement qu'a pré. 
sent e'est un gâehis. 



HER 



M 



HÊS 



HEIR, ER v. n. se dit de la 
mer quand il y a ealime plat et 
'que l'eau est eilaire et transpa- 
rente. — , v. in. mettre 3e feu 
dans un trou oû est entré un 
animal. 

HER (né) loe. v., verser. Mu 
né her hâlis bâ tâ dangu bê, il 
jeta Uargent dans le temple. 

HÉR b., bois, lorêt. — v., erê- 
te de coq. 

HÈR, v. n. être avide, avare, 
Dupide, rapaee. — , nhérê g., ava- 
rioe, avidité, eupidité. 

HÉR v., pieu d'entourage de 
eases . 

HÈR, v. n. déverser l'eau pour 
JGonserver ee qui est solide. 

HÊR, (L) v., pierre, éeueil, ro- 
eher. Dèm hêr yâ, aller â la 
garde-robe (terme honnê'te). 

HÊR, HlR, v. t. atiirer dou- 
eement, pousser a, porter â, en- 
gager â, exciter a. Balis baré nâ 
mpèhé ndah rrvu her nu tâ ba- 
kar, »le démon est féeond en ex- 
pédients pour nous attirer dou- 
eement au péehé. — , — b., e\- 
eitation, entrainemenl, aetion 
d'attirer doueernent a que'}gue 
ohose. 

iHERDEDI V. Hargèt. 

HÈREM g., iidode. — b., habi- 
lation de l'iidoie : endroit, petiite 
'eiaise, arbre, bâton, pierre ou au- 
tre objet qui est eensé la de- 
meure d'un génie, auquel on 
Voue un débiteur qui ne veut 
pas payer ou une personne dont 
on veut se venger, en y faisant 
des libations et quelques im- 
préeations. Dô tâ hérèm, vouer 
au génie, au dirfble ; e'est ee 
qu'on appelle dans la eolonie, 
attaeber au Canari. Borom' hé- 



rèm, ministre des idoles, de 
l''habitation du génie. 

HEREM (né), loe. v., se taire 
Né l'èn herem té déglu len solo, 
taisez-vous et écoutez la nouvelile 
(prélude d'un bandakat,) 

HÉRÉN, v. n. être habiie, 
adroit, ingénieux, indusitrieux, 
savoir bien faire. Tubab hérén 
na lôl, le blane est très habile. 
Syn. Haralâ. — , nhérén g., 
adresse, habiileté industrie, dex- 
térité. 

HÉRÉNADI, v. n. être mala- 
droit, imanquer d'habilleté, de 
dextérité, d'industrie. — b., ma- 
ladresse, manque d'habileté. 

HÉREMN g., hânneton. 

HÉRÉ?JÂY b., habileté, saga- 
eité, art, adresse. 

HÉRÈR, v. n., ètre rougeâtre. 

HERET, v. n., réunir pilu- 
sieurs hameeons pour prendre 
des poissous.. 

HÈRLO, HIRLO, %. t. faire 
attirer a, faire engager â. 

HERiNTÂN g., carex qu'on 
reneontre fréquemiment dans les 
endroits humides. Syn. Nakala- 
kât. 

HEIRSKT, adv. super. Hif nâ 
bè Jiersèt, il esit très-affamé. 
S'arrèter subitement. en parlant 
de la» pluie, du \ent. Tav bi né 
rvâ liersèt la pluie s'est arrêtée 
subitement. 

HÊRU, v. n., 

1IERU, HIRU 
eliné a, penehé a, se porter " a 
quelque ehose. 

HES, v. n. être de eouleur 
noire-elaire, euivrée. Kâ ko dèf 
hamu ma ko, vandê vâ du hès 
la, eelui qui l'a fait je ne le. 
eonnais pas, mais e'est nn indi- 



être nu-tète. 
v. n. être in- 



IIES 



— i/io 



[ÈV 






vidu d'un noir e.lai'r. Hes péf, 
être rougeâtre. 

HÉS, v. n. V. Es, être nou- 
ve'aii. 

IIES ! interj, patatras ! pouf ! 

HÊSÉ g., sorte de bubon plus 
mauvais que le bubon ordinaire 
appellé tahar. 

HÉSÉO, HASAO b., genre de 
poissons. 

HET, v. pr., s'engager, en- 
trer. 

HE,T, v. t. frapper avee le 
plat â la main. 

HÈT g., odeur bonne ou mau- 
vaise, exh'al]aison quelconque. 
senteur. Am hht, avoir de l'o- 
deur, raneir. Néh hèt, être 
agréable â l'odorat, sentir bon. 

HET, HÈTÂ, v. n. bouiUir, 
etre en ébullition, en panlant 
du riz ou autre ehose semblable 
qu'on fait euire avee l'eau. 

HÊT v., raee, ilignée, parenté 
du eôté de 'la imère, Hêt u bûr, 
dynastie royale du eôt'é de la 
mère Hêt u nit, nation, peuple. 
— v., espèoe, sorte, genre. 

HÊT, v! t. déerotter ,décrasser, 
râe'ler, ratisser, igratier, 

HET b., espèee de eheva'l gris- 
blane, pommeilé. 

HETA, v. n. V. Hèt. 

HETÂ, v. n. se briser en par- 
larlt du trou d'uihe aiguille. ■ — , 
v. n. briser une tapade et y 
passef. 

HETA, HÉTÂ, v. t. attirer, hâ- 
ler, tirer a isoi. 

HETAII g., meriue paille, van- 
nure. 

H'ETAHÉL b., pigeon ramier. 
' HETAKAT b., hâleur, qui ot- 
tire. 

IlETAR v., traehée-artère, ea- 
nal du poumen. Syn. Hén. 



HÊTLT v., raehire, ratissure. 

HÊTKÂT b., déerotteur, râ- 
eleur. 

HÉTtNÂ, V. Haim. 

HETO, v. rée'. tirer a soi eha- 
eun ife son eôté, eoneourir pour 
une plaee, pour un objet. — b., 
eoneurrenre. 

HÈTU, v. réf. se déerotter. 

■HÊTUKAY 1)., râeloir, grat- 
toir, endroit oû I'on râe'le. 

HÉV, v. n. advenir, arriver, 
survenir en parlant d'évène- 
ment. Lu hèv 1M Ber ? qu'est-il 
arrivé a Gorée ? qu'y a-t-H de 
nouveau ? — , v. n. être de 
mode. Malân i Bissaô a hèv legi 
f« Bandul, oe sont les pagnes de 
Bissao qui sont maintenant de 
mode â Ste Marie de Gambie. 

HÉV ]., fête des jeux. 

HÈVÂL, v. n. faire arriver 
heureusement, faire venir le 
poisson a la pêehe en jebant des 
appâts. — g., évènement heu- 
reu\ niénagé par la Providenee, 
faveur ou bienfait de Dieu dans 
l'ordre de la Providenee. 

HÈVAT, HÈVATI, v. n. arri- 
ver de nouveau. — b., mode, 
nouvèauté, oeeasion. Vâ dilé dè- 
fâ topato hèvat rèkâ, eet indi- 
vidu ne s'oeeuipe que de modes. 

IIEVÈR g., eerisier du Cayor. 
Le fruit ressemble a la eerise, a 
une saveur douee assez agréa- 
ble ; mais les -noyaux et les 
feuilles tuent, dit-on, les ani- 
maux qui en mangent. 

IIEVLO, v. t. faire arriver, 
meltre a la mode. 

HÈVTÉ g., fètè, solennité, as- 
semblée solennelle. 

HEY, HÈTHÈY, v. n. se lever 
avant le jour ou de très-bon ma- 
tin. partir de grand matin. Lix 



HÈY 



— i4fl — 



HOB 



nar hèyhèy, bu degu gâ gonaté, 
dot ko, quelque matinal que 
soit le mensonge, si la vérité Efe' 
met en route Ié soir, el:le l'at- 
teindra. (Prov. Vol.) Sô hèyé Sali 
men nga agâ Doûlâ ta ngôn, si 
tu ipars de bon matin de Sali, tu 
pourras arriver le s.oir a Joal 

HÈ YÉMU , v . n . , être b r û 1 é , 
trop euit. 

HÈYLO, v. t. faire lever ou 
partir avant le jour. 

RÉYT.NÂ. V. Hanû'. 
HEYU, v. t. appeler quel- 
qu'un par le eri de lie. 

HIBON, HÉBON b., hom'me 
affaib'li par la maladie ' — , — , 
v. n. être délieat, faible, ehétif, 
malingre. 

HlF, v. n. avoir faim, être af- 
famé, être dans la famine. Dé- 
gâ nâ né dngup amul rên tâ 
Baol, di nami fâ hif, j'ai oui 
dire qu'il n'y a 'point de mil 
eette année dans le Baol, il y 
aura famine. Hif nânu bè her- 
sèt, ils sont irès affamés. — g., 
faim, famine, disette ; appétit. 
Dâm yilê yépa, hif gu réy gâ 
am on ta Salum a tah nu dây 
lèn. tous ees eaptifs, e'est la 
grande famine qui a eu lieu 
dans le Saloum qui les a fait 
vendre. Yég u hif, sentiment de 
,la faim, appétit. 

HIFLÔ, v. t. affamer. 

HlH, v. n. soupirer, respirer 
a peine, être es'soufl'lé, être hors 
d'haileine. — b., soupir, essouf- 
flement, exténuation. 

HlHLO, v. t. faire soupirer, 
essouffler. 

HIMI V. HEMI dér. de Hem. 

HIN, HEN, v. n. ètre nua- 
geux. Asaman si hên nti, lêgi 
rnu tav, le eiel est bien nua- 






geux, il pleuvra bientôt. — v 
nuages annoneant la pluie. 

HINÂKU, HINIKU, V. Héniku. 

HINTÉ, v. n., aspirer, dési- 
rer ardemment. Hvntéu ma lul 
nihi, je n'aspire qu'a retour- 
ner chez moi. 

HEP, V. Hép. 

HfPI, HÉPI, v. n. ouvrir les 
yeux. 

HlB, g., ligne a pêeher. 

IIlR, v. t. avee sés dérivés. 
V. Hér et ses dérivés. 

HIR, v. n. ombrager, faire 
ombre oomme un parasol, oou- 
vrir le soleii. 

HIRU, v. p. ètre ombragé, 
être eouvert eomme le soleil 
par un nuage. 

HIS g., lien de feuililes de 
rondier pour tresser la paille 
des eases et des entourages et 
pour les attaeher au piquet. 

HIS, v. n. être méehant, ma- 
lin. 

HIV, v. t. délayer. Lu nu men 
d htp, oe que l'on peut délayer, 
délayab'le. Syn. Hôyal dér. de 
Hêy. — im., délayement. 

HlV (né) loe. v. Né nâ hiv, ou, 
mung-é m'andi nê hiv, il est 
ivre mort. 

HIVAR_\L adv., ivre-mort. 

HOB v., feuil'Ie d'arbre, de 
plante, de tabae. eosse, goit^se,. 
eertaines . éeorees de plantes ou 
d'arbre Hoh i lonong, poireau. 

HOB, v. t. dorer, argenter r 
garnir avee des métaux. 

IlOB, v. n., être oontrefait. 

HOBI, v. t. dégarnir, dédorer, 
désargenter. 

HOBIKU, IIÔBÂKU, v. p, se 
dôgarnir, ôtre . dégarni. — b., 
dri: rad;iti(ni. deuarniture 



HÔD 



1/17 



HOL 



HÔD, v. t. détremper, infuser. 
tremper, metitre dans un liqui- 
de. Yangê'k sa mbiskit mu vôv 
kandông, lu tèré nga hôd ko 
ti ndoh, mu nôy ? Te voila 
aveo ton biseuit dur eomme une 
pierre, pourquoi ne 'le mets tu 
pas detremiper dans J'eau pour 
qu'il s'amollisse ? Nèn yu hôd, 
oeufs qui eontiennent un petit. 
— b., infusion, aetion de dé- 
tremper quelque ehose dans un 
liquide. 

HÔD, adv. superl. V. Hôt. 
HODA ( g., aigrette. Hod' u 
dân, héron. 

*'" HODÂNG, HUPOiNG, HOR- 
DONG b., eseargot. Syn. Tah i 
iangal. 

HODÉKU, v. t., hettoyer au- 
tour des ehamps, des maisons 
pour les .préserver des ineen- 
dies de brousise. Syn. Adi. 

HODOGONÉ, v. n. être bossu, 
avoir une bosse au dos ou a la 
poitrine. Syn. Hângâ. — b. } 
bosse ; bossu. 

HOPOK, HODOH m., éeureuil 
qui peree Ia coque du pain de 
singe pour ile manger. 

HODOK, v. n. avoir de petits 
b o u tori s a u m e n t o n . 

HODÔS, v. n. être enroué, 
avoir la voiv rauque. — nho- 
■dôs b . , e h ro uement . 

•ftODÛSLÛ, v. t., enrouer. 
HODÔSU v. pr. s'enrouer. 
HOF, v. t. honnir. 
HÔH b., noyau, amende de 
frûit. 

HÔH, v. n. être réti.f ; reeuler 
au ilieu d'avaneer en parlant 
d'un eheval et d'autres bêtes de 
eetle nature qui refusent d'avan- 
<er quand on veut les y foreer, 
être essouffié. Sunm nâr u gôr 



sûr nâ lôl, vandé dèfâ hôh ni 
ndadan, mon eheval arabe est en 
très-bon état, mais il est exces- 
sivement rétif. — b., ehevail ré- 
tif, réealeitrant. 

HOHATAL, v. t. intimider, 
faire peur, effarouoher. 

HOH I DAMBA g., genre d'hé- 
liotrope ressemblant beauooup h. 
l'héliotrope d'Europe. Les feuil- 
les sont i-ugueuses d'oû son au- 
tre nom de ôm i gélêm, genou 
de ehameau. 

HOHLO, v. t. rendre un ohe- 
val rétiif. 

HOL b., eeeur. Hol bu voyèf, 
eoeur faible. Hol bu sèt, eoeur 
pur. Hol bu \nôy, eeeur tendr©. 
Hol bu yahu eoeur attendri, 
ém-u, 'touehé. Hol bu dai, eosur 
paisible, eailme. Hol bu tali, 
eoeur obligeant. Dégen hol, 
être vif, proimipt, emporté, iras- 
eible, être porté au vomisse- 
ment. Hat hol, etre suseeptible, 
emporté. S<umâ hol dog nû, mon 
eoeur est brisé. Sumâ hol dèfa 
nampâ, j'ai mal au eeeur, envie 
de vomir. — b., moelle d'un ar- 
bre. 

HOL, v. t. abeoquer, donner la 
becquée â un oiseau en parlant 
d'un hoimme qui en élève. — 
g., becquée. 

HOL, HOlLI, HULI, v. t. regar- 
der avee euriosité, ouvrir de 
grands yeux sur, admirer, eon- 
sidérer attentivement. 

HOL, HOLI g. DITAH U NÉY, 
varié'te amère du ditah, ses 
fruits sont vénéneux. 

HOLAHOL b., rolilier, genre 
d'oiseaux passereaux, vulgaire- 
ment appelés 'geais bleus. 

HOLÉNTA b. Y. Héléniâ b. 

HOLHOLI, v. n.. sarsouil^er. 






HOL 



— i48 — 



HOR 



HOLI, v. t. éeoroer, enlever 
l'éeoree, peler, éeosser, éplueher. 

HOLIKÂT b., éoosseur. 

HOLIN b., eoup d'oeil. 

HOLIT v., pelure, épluehure, 
eosse. 

HOLTAL, v. t. nourrir les pe- 
tits par le bee oomme les oi- 
seaux, abeoquer, donner par 
bouehée aux animaux. 

*HOM >b., HONG b., espèee de 
tortue amphibie. 

HOM, v. n. Y. Herri. — , adv. 
superf. Nor nâ hom, e'est très 
euit. Satâkét bu nor hom, fi- 
lou, vo'leur, rusé fieffé. 

HOMÂK, v. n.. se rouiller, 
être roui^é en parlant du fer. 
Syn. Hur. — b., rouiilile, oxyde 
de fer. 

HOMÂKAY b., rouiillure de 
fer. 

HOMÂKLÔ, v. t. faire rouiller, 
enrouilller, oxyder le fer. 

HOMAL v. t., brûler, trop 
rotir. 

*HOMÂT b., Aer du eorps. 

HOMBÂ, v n. Y. Humba. 

HOMHOM g., 4rgémone du 
Mexique. G'est une pilante res- 
sembilant beaueoup au ehardon- 
Marie. Syn. Hompay bu digèn. 
Le homhom u dèh, ou. lugut 
um Valo est une sorte de lise- 
ron. Homhom hu gôr Y. Hom- 
pay. 

HOMPÂ, v. t. empoisonner, 
avoir la propriété d'emipoison- 
ner. — b., empoisonnement. 

HOMPÂKÂT b., empoisonneur 

HOMPÂLÉ, v. t. aider â em- 
poisonner. 

HÔMPÂLO, v. t. faire empoi- 
sonner. 

HÔMPALU, v. réi. i'aire em- 
poisonner pour soi. 



IIOMPAY g., poison, venin. 

HOMPAY g., datura méièl. 
Syn. Horr&hom bu gôr, sébèr 
buki. 

HON v., are-en-eiel. 

HONDOR h., instrument de 
eulture. 

HONÈT, v. n. être hébété, in- 
terdit, eonfus, agité, étonné, 
étourdi, pa.r ies eoups du mal- 
heur. Au fig. être diéeoneerte,, 
être troublé, se troubler. — \. r 
agitation de l'esprit, étourdisse- 
men't, stupidité. 

HONÈTLO, v. t. hébéter, dé- 
ooneerter, troubler, abasourdir, 
intimider. 

*HONG, V. Hom. 

HONHA, v. q. être rouge, rou- 
geâtre, vioilet, être de toute au- 
tre oouleur approehant du rou- 
ge. Hônha toy, être très rouge. 

HONHA b., serpent long, min- 
ee, vénimeux, qu'on trouve sou- 
vent dans fla toiture de>s eases. 

HONHAL, HONHÂLO, v. L 
rougir, rendre rouge. 

HONHÂLÉ, v. n. être rougeâ- 
tre, un peu rouge, ooimimeneer 
a devenir rouge. 

HONHÂY b., rougeur, oou- 
leur rouge. 

HONHONOR b., fourmi as- 
sez grande et puante, demeurant 
sous terre et faisant de grandes 
trainées. C 

HONON, v. n., éprouver un 
vif dépit, enrager. 

HONONLO, v.t., faire enrager.. 

HONTI, v. t. effiler. 

HOP, v. n., être eontrefait 
Vâ dilé sah nâ hôp, eet ham 
me a grandi oontrefait. 

HOP.b., raie, poisson. Syn 
Turrvbulân. 

HOR v., coq;iir.e, eoej^illa^e. 



HOR 



- i4g 



HOT 



HORDONG b., V. Hodung. 

HOREL £., HURIT g., grand 
arbre a fruits ronds, jaunâtres. 

HORHORI b., dernières lu- 
eurs d'une liampe qui s'éteint 
faute d'alhnent, seintiller. 

HORMBÊT, HOROMBÊT, v. n. 
être saumâtre. Ndoh rriiu horm- 
bêt, eau saumâtre. 

HOROM v., isel, Fèp ou pèp u 
horom, grain de seil. Yap'u ho- 
rom, salaison. Dèn u horom, 
gèd'u horom, poisson sailé. Deg 
u horom, tên u horom, saline, 
saunerie. — , v. t. saler, mettre 
du sel. Au fig. outrer, exagé- 
rer, mentir, en faire aeeroire. 

HOROMAL, v. t. saler pour 
quelqu'un. 

HOROMDOM, HpRONDOM, v., 
espèee de grande fourmi noire. 
qui demeure sous terre et qui 
fait de grandes trainées dans les 
ehemins et dans les ehamps. 

HOROMÉ, v. n. être salant. 

HOROMIT v., salure. 

HOROMLÔ, v. t. faire saler. 

HOROMPOLÉ g., giroflier, 
elou de girofile. Le horompolé 
alâ est un arbuste très épineux 
a feui/lles et surtout a graines 
très odorantes avee lesque'IHe'3 les 
négresses se font des oolliers. 
Syn. Not, nden, ndénégidek. 
3 HOROMRADg., arbrisseau re- 
eonnaissable â ses rameaux ffle- 
xibles, quadrangulaires et ean- 
nelés. 

' HOROMSAP g., arlDuste a 
feuilles de eoudrier, nombreux 
fruits pressés a il'aisseilile des 
feuiffies. Syn. Vitèn u mbet. 

HOROMUKAY b., salière. 
HOROR v., grande , fourmi 
iblanehâtre avee un point noir 



sur la tête et par derrière, qui 
reeherehe le suere. 

HOS, v. t. ha'ir, détester par 
superstition eertains ainmaux ou 
oertaines substanees, paree que 
si on en mangeait eela porterait 
malheur. Du-ma lèkâ ntokèr, 
môm lâ hos, je ne m'ange pas 
de perdrix, e'est I'animal que je 
hais. 

HOS, v. n. être erueil, barba- 
re, brutal, ineivil, sauvage. — 
b., brutalité, eruauté, sauvage- 
rie. 

iHOS, v. t. râeler, gratter, ra- 
tisser, déerasser en râelant, râ- 
teler. Hôs tôl, râteler un ehamip. 

*HOS, V. Os et Bos. 

HÛS g., arbre imeyen des 
lieux un peu humides ; les ra- 
meaux sont terminés par un 
petit fruit roind. Soh éeoree don- 
ne une matière tinetoriale jau- 
ne. 

HOSÈT, v. t., effeuiiller les 
tiges de riz. 

HOSI, v. t. égratigner. 

HÔSIT v., râellui-e, ratissure. 

HOSLO, v. t. faire râeler. 

HÔSUKÂY U TÛL, râteau. 

HOT, v. n. être creux, ipro- 
fond, au moral et au physique. 
Mpah m>u hôt, kambâ gni hôt, 
préeipiee, gouffre. Tên bi hôt rvâ 
lôl, ee (puits est très prefond. 
Hôt nopa, être fourbe, disai- 
mu'lé, rusé, fin. 

HôT, v. n., tremper dans un 
liquide. 

HOT, HOD, KOT, adv. super. 
Dub tia hot, e'est tout-a-fait 
droit, irjerpendieulaire. 

HOTÂ b., ' coque vide, vase 

vide. Hot'i saku, sae (vide). Hot'i 

butêl, bouteille (vide). Hot'u 

bopa, tête de mort. Hot'i nda- 

G 



IIOT 



:5o 



HUL 



mâr, earapaoe ou éeaille de 
grande tortue. 

HOTÂKU, Y. HOTIKU, dér. de 
Hoti. 

HOTAL, HOTLO, v. t. appro- 
fondir, rendre profond. 

'HOTAY b., profondeur. Hotevy 
u Yalla, kèn da ko rot, l'infini 
majesté de Dieu, personne ne 
pourra J'iapprafondir. 

HOTÉ b., bas-fond, ehenal, 
profondeur. 

HOTI, v. t. déehirer, laeérer, 
mettre en pièee, éeoreher. Hoti 
dèr u dâmbûr, idéohirer la répu- 
tation du proehain. — b., aetion 
de déehirer. 

HOTIKU, HOTÂKU, v. p. et 
rétf'. être déehiré, se déehirer. 
Hotiku tarè, être très déehiré. 
— b., déehi'rure, aeeroe, éeor- 
ehure. 

HOTIT v., lamheaux déehirés, 
morceaux déohirés. 

HOY, HUY, v. n. être délayé. 
Syn. Séy. 

HOY, v. n. jeter des étineel- 
les. 

HOYAL, v. t. délayer, détrem- 
per. -Syn. Hiv. — b., délayure, 
sauee. 

HOYÊNTM b., feu-follet, ver 
luisant. 

HOYI, v. q. être hâve, pâlo. 
déeharné. 

HUB, v. n. igeroer. — b., ger- 
eure. 

HUBÉKU, HUBIKU, v. p. <?t 
réf. «e gereer, être gereé. 

HUBI, v. n. dépouil'ler, fter 
& ipeau. 

HUBIDAS, aJv superl. Magèt 
ria bè hubidas, ou, bè huhum, 
il est très 'vieux. 

HUDONÛ V. HODONG 



HÛF, v. t. tondre, eouper les 
oèeveux. Hûf banèh u bopii, se 
mortifier. 

HUFAL, v. t. tondre pour 
quèlqu'u?.. 
HÛFÈL g., abnégation. 

JIUFKÂT b., tondeur. 

HtfFLO, v. t. faire tondre. 
Hûflô banèh, faire mortifier. 

HUFU, v. réf, se tondre, ?e 
eouper les cheveux. 

*HUG U BET, os des pommel- 
tes. 

HUIIÂN b., hernie testieulaire, 
rupture. Sepâdalén du dindi hu- 
hân, la eulbute n'ôte pas la 
hernie (Prov. Vol.) — , v. n. 
avoir une hernie, une rupture. 

HUHUM, adv. super. Magèt nâ 
bè huhum, il est très-âgé. 

HÛHUT b., fossette elu men- 
ton et de la joue. Syn. Nôhnôh. 

HUL, v. n. parler tout seul, 
faire des gestes eomime si on 
était en odlère eontre quelqu'un, 
disputer, déoflamei, erier eon- 
tre. 

HULALÂT, V. Huralât. 

HULÉ, iv. I. réprimander, 
gourmander, eensurer, adano 
nester; grorider; faire des re 
montranees. — 1) . réprimande* 
eensure, sennonee 

HULÉKÂT b., grondeur, quc 
réprimande. 

HULI (L) V. Hôl. 

fHULO, v. réf. ?e disputer, se 
diisputer a\ec, se quereller, se 
brouiller, avoir «<ne altereation, 
être en dissensum. — b., dis- 
pute, 'altè rcati.cn, diseorde, 
brouillerie, ^uerelle, désunion 
au moral. Ku hi né, <n\ga né ko, 
hulô gâv ii nev, si quelqu'un le 
.parle, et que 'u ripostes, Ia dis 



HUL 



HUS 



putè arrivera viif» (Prov. Vol ) 
Yobanté, bu tâ hulô amé, défâ 
dar, quand il vient une dispute 
pour une' eommission, e'est 
qu'elle est achet'>e. (Prov. Vol.) 

HULÔKÂT o:, tliSputeur, que- 
relleur, ohieaneur. 

HULOL, HULUL, HULÛR, (Dân 
u) m.. eouleuvre, serpent non 
venimeux. 

HULOLÔ, v. t. brouiller, met- 
tre en dispute, faire se querel- 
ler. 

HULÔLÔKAT b., brouillon, se- 
meur de diseorde et de querelle. 

HULTU, v. n., parler seul avee 
eolère. 

HUMBÂ, HOMBA, v. n. être 
solennel, bruyant, retentissant, 
pompeuv, en parlant de fête oti 
d'hommes qui font beauco!.i r ": de 
bruit. Bès bu humb'û, jour so- 
lennel. 

HUMBAL, v. t. rendre soien- 
nel, eélébrer solennellement, 
avee pompe. 

HUMBAL v. t. allumer et fu- 
mer une pipe dans laquelle il 
n'y a rien. 

HUMBAY b., pompe, s)ien- 
nité. 

HUN, adv. super. Hasâv nâ 
hun, eela sent très mauvais, 
eela pue eveessivement. Lef li 
d$fâ hasav bè né hun, eette eho- 
se est une infeetion. 

HUNÂB, v. t. et n. trieher. 

HUNDÈL g., bel arbre très épi- 
neux qui se eouvre d'épis fio- 
raux d'un beau rouge. On ap- 
pelle ses graines bet u dân. Les 
Noirs qui ont Nday eornme nom 
de (famille n'y touehent pas par 
superstition. 

HUNGHUNUR. V. Bolul. 

HUNTI m., tunnel. 



HUP, v. n. ehanger de peau 

HUPÂ b., sommation. 

HUPÉ, v. t., sommer. 

HUR m., petite vallée, eanal. 

HUR, v. n. être rouillé, moisi, 
ranee, se rouiller, s'oxyder, ran- 
eir, moisir. Hûr n\â bè biddv, 
e'est eouvert de moiisissures. Bât 
b^a hûr; voix enrouée. Syn. 
Homâk. 

HURAL, HÛRLO, v. t. enrouil- 
ler, faire rouiller, faire moisir 

HURALÂT, HULALÂT v., gris 
gris, tout objet que l'on atta 
ehe aux oheveux pour se parer 

HURAY b,, HURHUR v., rouil- 
lure, moisissure. 

HURÊT, v. n. avoir la coque 
luehe. — d., ooqueluehe. 

HURFÂN b., rhume — v. n., 
être enrhumé du eerveau. 
" HURHURI, v. n. se vanter, 
avoir de la jaetanee, faire le 
fanfaron. — g., jaetanee, van 
terie, fanfaronnade. 

HURHURLU, v. réf. faire sem- 
blant de se vanter. — b., l'anfa- 
ron ; fanfaronnade. 

HURIT V. Horèl. 

iHUS, (L) b., iime. Syn. Hata. 
— , v. t. limer. 

HUS, v. t. épiler, arraeher 
les eheveuv, déplumer. Syn Vèf. 

HOS, v.n. mareher dans l'eau, 
passer une rivière â gué. Gêt, 
ku ko hûs, loy', quiconque mar- 
ehe dans la nter sera mouillé. 
(Prov. Vol.) Ku dagé Ndakâru, 
dèm DoâUi, rangâ, var nâ hûs 
Sôman ak Fasn\a, eelui qui part 
a pied de Dakar pour aller h 
Joal, doit snareher dans I'eau 
aux rivières Sômane et de Fasna. 
Haré bii bépa hûs nâ dèh gû, 
dâv, toute Tarmée a pas^sé la 



HUS 



l52 -- — 



H€Y 



rivière ipour se sauver. — g., ac- 
tion de passer une rivère ou de 
passer dans l'eau. 

HUSÂiBÂ b., vêtement long et 
très ample. 

HUSU b., HUSUKAY b., gué, 
endroit guéable d'une rivière, 
d'un marigot. Aria hûsu bâ ? oû 
est il'endroit oû l'on p'eut pas- 
ser la rivière â gué ? 



HUSU, v. réf. se déplnmer. 

HUT, adv. super. Lendem nâ 
hut, e'est très ténébreux, tout 
a fait obseur, excessivement 
sombre. 

HUTA b., nombril, ombilie. 

HUTUH v., fruit du baobab 
après que la fileur est détaehée. 

HUY (L) V. Hôy 



II 



I, i, neuvième lettre de l'alphabet volof, a la valeur de Vi fran- 
eais, i représente la voix brève ou ordinaire, i la même voix 
prolongée. 

I IND 



I, voyeille finale de l'adjeetif 
défini indiquant que l'objet est 
présent, ou que il'aetion s'aeeom- 
plit au moment oû l'on parle. 
Fas vi, le eheval (iei présent). 
Vah bi, la paroile (qui se dit en 
ee moment. 

I, suff. V. Di. 

I, iRNI, suff. <qui, ajouté â un 
verbe, lui donne souvent une 
signifieation eontraire â sa si- 
gnifieation [priimitive Dâd, 
elouer, dâdi, dédlouer. Fatâ, 
bouoher un trou, fatarni, débou- 
eher un trou. 

I, part. signe du plur. dans 
les noms indéterminés, des / nit. 
des hommes. I ker, des maisons. 
II 's'ajoute â l'adj. poss. et num. 
oomme signe du pluriel. Fèy n>a 
sumâ i bor yépâ, j'ai payé tou- 
tes mes dettes. Am nû durom 
bèn'i nêg, j'ai six eases — , adj. 
eonj. au plur. et quelquefois au 
sing. des, du, de la. Vah i mag 
paroles de vieillard. Mbâh i 
mag yâ, eoutume, usage des an- 
i?iens. Fas i bûr bâ, les chevaux 
du roi. Fas i bûr yâ, les chevaux 
des rois — ? adv. interr. Yâ ko 
dèf, e'est toi qui i'as fait. iR. 
Man i ? du man di, moi ? ee 
n'est pas moi. 

1, dés. eontr. p. i i. 

IDÂ, v. n. épeler. — b., épel- 
lation. 

IFÂR, même que Êfâr, Yéfâr, 
Yaur. 



Ig, eonj. V. Ag. 

IH, YlH, v. n. être lent, dif- 
férer, retarder, tarder arriver 
tard ; se ralentir, lambiner, 
trainer en longueur. Sô nev on 
sanhâ, kôn nga gis ko, vandé ih 
nga, si tu étais venu tout-a 
l'heure, tvi l'aurais vu, miis tu 
arrives trop tard. 

IHAL, YIHAL, IHLO YIHLO, 
v. t. ralentir, retarder, faire 
trainer en ilongueur. 

IHAY, YIHAY h., lenteur, dé- 
lai, longueur, ralentissement, 
retard. retardement. 

IHKÂT, YIHKAT b., qui est 
lent, lambin. 

I-KÂT, YIKÂT, v. n. sangloter- 
— b., sanglot, soupir. 

IL, adj. oonj. V. AL 

ILER, ELÊR b., instrument de 
eulture, eonsistant en un mor- 
oeau de fer aplati de 12 eenti- 
mètre de diamètre avee une 
oreille qui s'enfourehe a un 
manehe. Syn. Dahay. > 

IM, avee ses déri'vés. V, Em et 
ses dérivés. 

IMiSÂN et IMSÂNU, V. Enn- 
sân et Emsânu. 

1N, suff, qui, ajouté a un 
verbe donne un substantif indi- 
quant le mode d'aotion. Doh, 
mareher, dohbn, manière de 
mareher. 

INDÉ, même que Yindé. 

INDÊTI, v. t. ramener, rap- 
porter, apporter eneore. 



LNDI, v. t. apporter, amener. 
Bayil sa vah di, l'ègi mu vrvdi 
hulô, tais-toi, ibientôt tes paro- 
ies vont amener une ^uereMe. 
Indi nâ ko, je l'ai apporté. 

INDIALÉ, INDIVÂLÉ, v. t. ap- 
p@r!er une oliose en mênne 
temps qu'une autre, anuener, 
apponter avee soi. Indivâlévu-ma 
daré ti yôn vilé, je n'ai rien 
apporté avee moi dans ee voya- 
ge-ei. Sô dê nev, var ngd indi- 
vâlé sa fètal, si tu viens, il faut 
apporter avee toi ton fusil. 

INSA V. Isa. 

LNSA, ALLAHU, LNSAL- 

LÂHU ! expres>sion arabe, s'il 
plait â Dieu ! 

!IR g., aeaeia dont le bois 
dohne un très bon oharbon. Les 
fruits sont noirs, a.rrondis et re 
eourbés un peu dans le bout. 

IRMANDE, V. YermandL 

IS, YIS g., espèee de panier 
cônique pour prendre du pois- 
son. 



ISA, INSA (A), nom que les 
mahométans donnent â Jésus- 
ehrist. 

ISI, v. t. apporter, amener. 

ISILO, v. t. faire apporter. 

ISKIN ! même que Èskin I 

IT, suff. qui, ajouté â un ver- 
be, donne un substantif expri- 
mant le résultat imatériel de 
l'aetion. Dama, briser, dnmit, 
brisure, moreeau brisé. 

IT, ITÂ, v. t. >frapper, don- 
ner des eoups, maltraiter. 

IT, ITAM, adv. aussi, mêime. 
Man itam begâ nâ dèm aildanâ, 
moi aussi, je veux aller au eiel 

ITA b., mâle de l'oie. 

ITÉ d., sensation, sentirneht 
de <plaisir ou de peine. appli- 
eation, égard, altention, affeetion 
pour quelqu'un. Ité' ntofèl, sen- 
timent d'amour. 



K 



K, divième lettre de l'âlphabet voiof, se prononee evaetement 
eomine en i'raneais, soit avant soit apres une voyelle : ak, ka. 



K, eonsonne initiale de l'adj. 
défini le la. El'le -ne s'emploie 
qu'avec le mot homme, au 
singulier, dans les \loeutions no- 
minales et le nom indéfini. Kef. 
Nit kâ ngên gis on dèmba ti su- 
rriâ ker, l'homme que vous avez 
vu hier dans ma imaison. 

K, N.K, préf. qui, ajouté a oer- 
tainis verbes eomimeneant par 
une voyolle, en fait des subs- 
tantifs. Anân, envier, kairiân, 
e«vie. Elif, oommander, nkélif, 
oominandement. Parfois eepen- 
dant ee k n'est qu'une lettre 
euiphonique employée pour évi 
ter la reneontre de deuv voyel- 
les. Kim, kem pour yim, yem. 
Doliku nû, pour doliu na, il 
s'esi augmenté. 

'K, pour âk, adj. indéf. et 
eonj. KÂ, KI,KU, adj. déf. le, la. 
Ne s'emp'loie qu'avec les mots 
nit, kef, kefin et quelques pro- 
noms. Nit ka, l'hom.me (la), nit 
ki, l'homime (iei), nit ku, l'hom- 
me (dont da distanee est indé- 
terminée). — , — , — , adj. rel, 
qui ,que. Nit kâ ma gis, l'hom- 
me que je vois. — , — , — , pron. 



KÂL 



rel. lequel, laquelle- Hamu-ma 
ku ko dèf. je ne sais pas qui 
l'a fait. 

KÂ'L, KIL, KUL, empiloyés 
quelquefois pour kâ, ki, ku 
quand ils somt sujets et qu'il y 
a amphibologie dans la phrase, 
Baal ma sumâ i tôii. naka ma 
baalé kâl ma tôn. pardonne- 
moi mes offenses eomme je par- 
donne â eelui qui im'a offensé. 

KU, pron. interr. qui, lequel, 
laquelle. iKu ko vah ? qui l'a 
dit ? Ku di Yésu-Kristâ ? qu'est- 
ee que Jésus-Christ ? 

KU, 'pron. poss. de la 3 e pe^s- 
Ku'bûr bâ. eelui du roi. 

KO, KÂ (L), pron. pers. rég. 
du verbe, te, la, â lui, â él-le. 
Doh ko ko, donne-le lui, remets- 
le 'lui. Dèf nâ ko, je l'ai f.ut. 

KUâ, pron. interr, a qui ? (en 
latin) eujus ? Kus gilé ker ? a 
qui est eette maison ? 
• KÂLÉ, KILÉ, KULÉ, adj. dém. 
et rel. ee, eette. — , — , — , pron. 
dém. et -rel. eelui-ei, eelle-ei, ee- 
lui-la, eelle-la, qui, que, Iequel, 
laquelle- 



KOK 



[:5G 



KAG 



KOKÂ, KÔKU, adj: dém. (for- 
me plus evipressive que la pré- 
oédente), ce, eette. — , — , pron. 
dém. ôelui-la, eel'le-flâ. D. Kôku 
kan lâ ?qui est-ee ? (qui est ee- 
lui-lâ ?) R. Man a, e'est moi. 
D. Yov a kan ? qui es-tu ? R. 
Man Biram Sên, moi Biram 
Sène. 

KÛKÂLÉ, KOKULÉ, adj. dém. 
(forme eneore plus expressive 
que la préeédente) ee, eette. — , 

pron. dém. eelui-la, eelle-la. 

KAN ? adj. et pron in'terr. 
quel, quel'le ? lequel, laquelle? 
Kan a, qui est-ee ? Kan a ko dèf, 
qui est-ee qui l'a i'ail ? L'êgi 
ngên ham kan lâ begâ yôl, 
bientôt vous saurez eelui que je 
veux réeompenser. Kan ak kan? 
Kan a kan ? lesquels ? les- 
quelles ? par individu. 

KBNÂ, adj. et pron. num. un, 
une,- quelqu'un. Kènâ nit rèkâ 
lâ ta <gis, je n'y ai vu qu'une 
personne Yalla kènâ dâl lâ, il y 
a un seul Dieu. — , avee un ver- 
be négatif exprimé ou sous-en- 
tendu, aueun, aueune, person- 
ne, nul, nulle. Gisu \ma tâ kè- 
nâ, ge n'y ai vu personne. Ndah 
kènâ nèku fâ ? n'y a-t-il per- 
sonne la ? 

KÈNÈN, adj. et pron. indéf. 
un autre, une autre, quelqu'au- 
tre. Vah ko kènèn, dis-le a un 
autre. 

KÉPA, adj. et.pron. indéf. tout 
toute, entier, entière. 

KÂS, KOS, pron. po&s. Sumâ 
kos, le mien ; sa kos, le tien ; 
kos âm. le sie 1 ; sumi kos. le 
nMre ; sèn kes, le vôtre ; sèn 
ko.s, le leur. 

KABAB, blague, hablerie. Ba- 
ré kabab, blagueur, hableur. 



KABAN NDOMBO g., arbre 
dont le fruit aeide a la forme 
d'une poire. 

KÂBÂR v., grande brebis, 
grande elièvre du troupeau. 

KABÂR, v. t. maudire. Syn. 
Môlu. 

KABIADÂ, v. n. avoir la tei- 
gne, ètre teigneux sur la tèle. 
— b., teigne sur lii tète. 

KABKABOR b., tenaille de for- 
geron. 

KABOHÂ m., 'péliean, Syn. 
Ndagabâr, San m. 

KADA g., aeaeia épineux dont 
les feuil/les tombent avant l'hi- 
vernage >pour ne repousser qu'a- 
près les pluies. 

KADÂ g., noyau du fruit ap- 
pelé Néu. Syn. Sâl.'\ 

KADÂ g., harpon ou gros ja- 
velo't ipour pêeher, foène. Sani 
kada, harponner. 

KADOKyVDO b., oiseau jaune 
du genre moineau. 

KA.DU, v. n. tonner ; v. t. en 
parlant de Dieu. YalJa 'katu nâ, 
Dien tonne, Dieu parle. 

KADU g., parole. Dér. de Adu. 

KAÈF g., eourant de la mer 
qui va au nord (Dakar). 

KAÉT, KÂIT g., papier, ea- 
bier, éerit, lettre, missive. Kâèt 
u séré, pertifie'at. Tabah u kaèt, 
rouleau de pnpier. 

KAÉTIKAÉTI, v, n. ehaneeler 
d'ivresee. Môme que Daétidaéti, 
dér. de Dayu. 

KAF g., grosse ehauve-souris. 

KAF g., plaisanlerie bouffon- 
ne. Dér. de Af. 

KAFKÂT b., bouffon. 

KAFONG g., eourant de Ia 
mer ejfui porte au sud (a Dakar). 

KAGITG TERÉ, étagère de li- 
vres. 



KAH 



- i5 7 - 



KAN 



KAH g.', muse, ét ehévrptin 
porte-niuse. 

KÂIT, V. KAÈT. 

KAKATAR ,1., eaméléon. 

KÂKOY b., eoeo du rondier, 
mûr et see. 

KAKRIKAG b., erabe de pierre 
ou de roehe. 

KAKU v. n., rire aux éelats. 

KÂiL, KÂLÂ b., querelle de 
plaisanterie, raillerie innoeente. 

KALA b, ipersonne dont le 
no'in a dej rapports avee eeilui 
d'un autre, ee qui Ieur donne 
beauooup de liberté entre eux. 

KALÂ b., e.spèee de poisson 
portant un dard a la queue. 

KALÂK b, (an.) eommis dans. 
un magasin. 

KALÂKU, v. n. être eommis. 

KALAMBA g., grande eueillère 
pour eervir le manger. 

KALAKô b., petite ea'ebasse. 

KALANTÉ, v. rée. s'entre-que- 
reller par plaisanterie. 

KÂLÂP, V. Kilip. 

KALÉ, adj. et pron. dém. dér. 
de Ku, Ki, Ku. 

KALÉNG b., voûte en bois 
et divers matériar^: qi:e i'en fait 
a l'entrée d'un puits. 

KÂLEP, adv. superl. avee né. 
Lèkèt gâ né nâ kâlep depu, la 
eallebasse se renversa. 

%ALÈRBET m., hirondelle. 
Syn. Mbélar. 

KALÈS g., eourant de la mer 
qui porte â l'est (a Dakar). 

'KALNGAD, v. n., boiter. Syn. 
Sohâ. 

KALOR b., ,mollet. 

KÂM I NUL g., régime du 
pa<Imier a huile avee ses noix 
non imûres, tendres, et sans 
huile. 



KAMAH (L) V. KOMAH. 

KAMAT. adv. siiper. Fèy 77« 
kamat, e'est ôteint tout d'un 
eoup, en parlant du feu. 

KAMBÂ g., eaverne, creux, ea- 
vité, eiterne desséehée. Kambâ 
gu \hôt, abime, gouffre, préei- 
piee. Kamb'i lèm, gâteau de mil. 

KAMBÂ. V. Hambâ. 

KAMBON b., genre de pois- 
sons qu'on trouve dans les ma- 
rigets après l'hivernage. 

KAMINÂ g., espèee de pour- 
pier légèrement salé qui eroit 
sur le bord des marigots. 

KAMIR b., prernier jour oû 
l'on apereoit la nouvelle lune ; 
eireulaire eonfidentieHe des nia- 
rabouts. 

KAMPA 1., gros soulier de sol- 
dat. — b., gros pain rond. 

KAMUL BOPÂ (ka, amul) V. 
Sohmat u gêt. 

KAN ib., dame-jeanne, potiehe. 

KAN, adj. et pron. int. dér. de 
KÂ, KI, KU. 

KAN, NKAN b., trou. 

KAN, v. n., ehanter les louan- 
ges.de quelqu'un â la manière 
des griots. 

KAN, adv. inter'. quand ? a 
quel temps ? â quelle époque ? 
depuis quand ? Kan nga nev ? 
quand es-tu venu ? Vah \ma kan 
nga géd â dangi Més ta dibér ? 
dis-moi eombien y a-t-il de 
temps que tu as entendu la Mes- 
se le Dimanehe ? Vav kan, oui 
eertes . 

KANAH b., poroelaine ou eo- 
qui:llage univalve très poli. 

KANAM g. , faee, figure, visa- 
ge, physionomie, devant, avenir, 
présenee. Kanam ém dèfn supa- 
liku, sa figure ehange. Kanam u 
haré, le front d'une armée Ti 



KAN 



[58 



KÂR 



kanam (loe. prép.), devant, en 
faee, en présenee, par devant. 
Nâkâ mu ? Di inga némén â 
dèf lôlu ti sumâ kanam âm ? 
oomment ? tu oseras faire eela 
en ma iprésenee ? Ta kanam, en 
avant, avant, au devant, dans la 
suite, a l'avenir. Nâ dèm ka- 
nam, souhait â. quelqu'un qui 
éprouve ou eroit éprouver du 
mieux dans sa maladie. D. Nâkâ 
nga dèf ak sa fêbâr >bi ? R. Lôlu 
baré nâ bu bâh. R. Ndok ! r$â 
dèm kanam ! D. oomment vas-tu 
avee ta fièvre ? R. Cela va beau- 
eoup mieux. R. Tant mieux! que 
eella eontinue d'aller toujours de 
mieux eh mieux ! Dêfi tâ ka- 
njam, faire 'avaneer, pousser en 
avant. Dèm kanam, progresser, 
eontinuer, avaneer toujours, 
persévérer. — g. , devant, parties 
sexuelles (terme honnête). 

KANÂiN g., envie, jalousie Dér. 
de Atnân. 

. ;Kl\NANÂ g., graminée très 
eoupante. 

KANDÂ g., amitié. Dér. de 
Andâ. 

KANDA g., espèee de analadie 
vénérienne, siphilis. Syn. Siti. 

KANDA g. , gomfoo, hiibiseus 
dont le fruit se mange euit, mûr 
ou avant maturité. Le kanda <tla 
oukanda sauvage donne des fi- 
bres. 

KANDÂB, KAIN.DAMA d., eein- 
ture ou grosse eourroie en bran- 
ohes de ipalmiers â l'aide de la- 
quelle on monte au somraet des 
palmiers pour en eueillir le 
vin. 

KANPAKÂT b., qui a une es- 
pèee de maladie vénérienne. 

KANDANG, adv. onomatopée 
qui imite le bruit que fait un 



eoup see sur un objet dur ou 
tendu et sonore. — , v. n. frap- 
per en mesure des ooups sono- 
res avee le pilon du mortier. 

KANDÔ g., amitié mutue<lle, 
aeeord imutuel. Dér. de Andâ. 

KANG la déf, expression pour 
dire que quelque ehose est a 
point, est â >l'état oû elle doit 
être. 

KANGAM b., prinee, noble, 
puissant d'un royaumo 

KANGKÂRANG b., kakrlaque. 
eanerelat. 

KÂNI g., piment. 

KANKURANG b., danse sossée. 
— b., danseur. 

KANSOLI, KANSOLI, KANTO- 
LI g., gros rat. 

KANTAN, KATAN, g., pouvoir, 
puissanee, eapaeité. Dér. de An- 
tan, Atan. 

KÂfNU (F) g., eanon. Ndur M 
kanu, eanonade. 

KANU v. pr. s'applaudir, ehan- 
ter ses propres louanges. 

KAP, KAPÈT (né), bruit que 
fait une porte en se fermant. 

KAPAS, adv., hermétique- 
ment. Tedu nâ kapas, e'est her- 
métiquement i'ermé. 

KAR g., sorte de sabre ou 
épée. 

KÂR, KAR KÂR, adv. superl. 
expriman;t le superlatif dans l'a- 
bondanee et 'la beauté, en rAè- 
me temips que le soubait de ila 
oontinuité dans le bonheur et la 
pré.;ervation du malheur. Baré 
kâr, être très abondant. Rafèt 
kâr, être très beau. Sa 'malân 
rafèt nâ lôl kâr, ton pagne est 
magniifique. Tubêb yâ sop'on 
nânu sumâ dôm lôl, ndégé lo- 
hô'm kârkâr, les blanes ai- 
mai«nt beaueoup mo'n fils, â 



KAR 



i5g — 



KAT 



eause de sa belle main (pour 
éerire. Dugup baré nâ rên lôl 
kâr, il y a du mil en abon- 
danee eette année. Ce mot est 
souvent employé par supersti- 
tion pour qu'il n'arrive pas 
malheur a la ehose en question. 

KARABÂNÉ, v. n. eabaler, 
eomploter, intriguer, semer la 
diseorde, parler ou a-gir en des- 
sous — g., oomiplot, intrigue, 
eabale, Nit u karabâné, homme 
d'intrigue, eabaleur, eomplo- 
teur, détraeteur. 

KARÂM, v. n. être engourdi 
par le froid, transi de froid. 
— b., engourdissement eausé 
par le froid. 

KARASKARASI, v. n., éerire. 

KARAV g., farine de mil 
granulée 'â gros grains, avee la- 
queMe on fait la bouillie ap- 
pelée Ruy. — - g., cheveux, poil 
(â S. Louis). 

KARBAT b, sorte de saibot in- 
digène. 

KARÉGM g., peroe-orei'Me. 

KARFU b., V. Harfu. 

KARTTÉ g., beurre végétal, 
ou beurre de Galam, il pro- 
vient d'une sapotaeée du Sou- 
dan. 

KARKANDAL b., jouet d'en- 
Hta-t, girouette, homme ineons- 
tant, volage. 

KARKARI, v. n., faire l'impor- 
tant. 

KARMÈL g., sépulere, mauso- 
lée, tonibeau. 

KARNÂT (F) b., eadenas. 

KARNGAL, v. t. tourner le fu- 
seau. — b., aetion de tourner 
le fuseau. 

KAROS (F) g., earrosse, ehar- 
rette. ehariot, tout espèee de 
véhieule avee des roues. 






KARUGÈN V. KARÉGÊN. 

KAS, KOS, pron. poss. dér. 
de Kâ, Ki, Ku. 

KAS g., petite flèehe. 

KAS g., eouseous trempé avee 
un peu d'eau. 

KAS g., destin personnifié, 
sort, aveugle hasard, Kas dapu 
ko, kas dapu la. le destin ne l'a 
pas possédé, ne t'a pas possédé 
(pour agir aveuglément, tu sa- 
vais pourquoi tu »as agi).' 

KASA, KASAMANSA (Casa- 
manee) dérivé de Casa (portu- 
gais), maison, habitation, et 
mansa (manding) roi, grand 
ehef. 

KASAK, ohant des nouveaux 
eireoneis, énigmes qu'on leur 
pose ipendant leur séquestration. 

KASARA g.;, malheur, perte, 
infortune, aeeident très-fâcheux. 

KASKAS, v. t. tirer au sort. 

KASO (F) b., eaehot. 

KASU g., endroit d'un eanot 
oû l'eau se réunit pour être 
puisée. 

KAT, adv. pour bien exciter 
l'attention sur ee que l'on dit, 
ee que l'on demande ou ee dont 
on menaee, ete. Bul faté li ma 
la vah kett ; sô ko faté, di nâ la 
duma kftt ; na nga ti tahav, kât! 
n'oublie pas ee que je te dis ! 
entends-tu ? au reste si tu l'ou- 
blies, tu peux être sûr que je 
te rosserai ; oeeupe-t-en avee 
persévéranee, fais-y bien attenr 
tion ! 

KÂT suff. qui, ajouté â un 
verbe idonne un substantif dési- 
gnant ( l'>agent. Ligéy, travaiMer, 
ligéykât, travail'leur. 

KATA b., maehoire supérieu- 
re de l'espadon. 



K\ 



:6o 



KÈB 



KATA b., coque du fruit du 
baobab brulée et pulvérisée pour 
être mélarigée avee le tabae afin 
de lui doriner du piquant et un 
arôme plus ou moins agréable; 
tabae en poudre ainsi préparé. 
— , v. n. préparer le tabâe au 
kmta. Amu-ma lu ma kâtâ, may 
ma hob i pris, lu ma kâtâ rèka, 
je n'ai pas de quoi faire du ta- 
bae, donne-m'en une feuille, 
afin que j'aie de quoi faire un 
peu de tabae seulement. 

KATÂ, v. t. tirer les oreilles 
a quelqu'un. 

KATÂ, v. t. voler, prendre le 
bien d'autrui. Syn. Sat/t- 

KATÂ m., lait de beurre. 

KATÂ v., espèee de pierre 
^ougeâtre, ferrugineuse et vol- 
canique. 

KÂTABKÂTAB, adv. expri- 
mant le bruit que i'on fait avee 
les /pieds en marchant.T'oZi kâta- 
hkâtab rèkâ la di dohé. Vali 
fait toujours du bruit avee les 
pieds en mareiiant. 

KÂTABKÂTABI, v. n. mareher 
avee bruit et empressement. 

KATAN, V. Kantan. 

KATAPLANG ibJ, eataplasme, 
le balaneement du eorps et des 
emplatre. 

KATARKATAR, adv. indiquant 
le balaneement du eorps et des 
bras penda'nt la marehe. 

KATARKATARI, v. n. mareher 
en balaneant le eorps et les bras. 

KATI v., mensonge. — , v. n., 
menlir. 

KATIKÂT 'b., imenteur. 

KATKATI g., horripiilation." 
Tah a kalkati, borripiler. 

KATOL, KATOLI, KATUN b., 
eeintui'e de paille tressée. Syn. 
Bosi. 



KATOR, KATORO (L) b., ea- 
tin, garee, ifemme débauehée. 

KÂV g., haut, dessus, sommet, 
surfâee, superfieie, eime, hau- 
teur. Tâ kâv, en haut, sur, des- 
sus. Kav Yalla, firmament 
(dans eertaines loealités). 
Ta kâv'gêt, en haute mer. M&n 
ngâ ifialgu tâ kâv rôn gilé ? 
peux-tu grimper au sommet de 
ee rondier ? Vahâl tâ keuv, ndah 
népâ dégâ li ngâ vah, parle a 
haute voix afin que tous enten- 
dent ee que tu dis. 

KAVAR g., eheveu, vhevelure, 
poiil, laine. 

KAVAS b., ibas a ehausser. 

KAVDÈR b., ehaudière-. 

KÂVÉ, v. n. être, haut, élevé, 
éminent, sublime. 

KAVÉAY b., hauteur, éléva- 
tion . 

KÂVÉL, KAVÉLO, v. t. rendre 
haut, exhausser, ôlever. 

KÂVÉLÉ, v. t. avoir des oho- 
ses plaeées haut. 

KAVTÈF g. , 'miraele, prodi- 
ge, merveille, évènement sur- 
pj-enant, extraordinaire. — ! 
interj. exolamation de surprise 
et d'admiration, e'est prodi- 
gieux ! 

KÂY, v. déf. viens ; hây-len, 
venez. 

KAYKÂ b., serge. P 

KAYKAY, KAYKAYÉ, v. n. 
ehaneeler, ne pouvoir se tenir 
de faiblesse. 

KAYOR, aneien royaume de 
la- Sénégambie. Sotèt u Kayor, 
absenee de menstrues. Dér. de 
Ayor, Ador. 
'kEBÂ 'v. V. Kobo. 

KÉBÉRÉ b., variété de riz. 

KÉBET b., espèee de fruit du 
pays. 



KED 



KÈN 



KEDÂ g., nianehot. Syn. Gâ- 
nâ — v. n. rendre imanehot 
estropier. 

KÈÉ b., trésor, endroit oû 
l'on eonserve <ce que l'on a de 
précieux. 

KEF, KEjFIsN k., ehose, en par- 
lant d'une personne dont on ne 
se rappelle pas le nom. 

KEF, GEF, v. t. goher, attra- 
per avee la bouehe ou :le bee ou 
les griffes. Dolonker di nâ kef 
yapâ, di yobu, di lèkâ, l'éper- 
vier gobe la viande et la mange 
en il'emportant. 

KEF, v. n., plaisanter mali- 
gnement. 

KEFIN V. Kef. kefin. 

KÊG (né) loe. v., rire aux 
éelats. 

KEH b., bosse. 

KÈHÉ b., iminime isomme 
d'argent. 

KÈKÂ 1., terre ou terrain dur 
et :sec. 

KÉKÈNTU, v. n., plaisanter 
avee quel'qu'un a qui on doit du 
respeet. 

KF.L g., arbrisseau a baies et 
a noyaux très durs, â feuilles de 
bouleau. iL'éeoree donne une fi- 
bre très iforte qui sert a faire 
des liens. 
» KKL (L) g., V. Kil g. 

KELÂ b., sébile, petit vase en 
bois, petite eallebasse, bassin. 
Kel' u mbondt b., earapaee. 
Kel'u bopâ g., erâne. 

KELÂ, adv. s-uper. Sûr kela, 
être très-rassasié, très-plein. 

KÈLÈ g., perruehe. Syn. Toy. 

KÈLÉLÉ b., espèee de saule 
ou d'osier. Bérèb u kèlélê, saus- 
saie. 



KELEP (né) loe. adv. eomplè- 
tement. Ndafalen âm mu kelep 
suh, sa petite pirogue a eom- 
plètement ohaviré. 

KÉLIFÂ g. (dér. de Élif), ohef, 
eommandant, supérieur, prési- 
dent, niaitre, magistrat. Kélif'M 
parêtâr yâ, pontiife. Kélif'u gâl, 
eapitaine de navire. Kélif'u ma- 
lâkâ yâ, arohange. Kélifâ dot la, 
sô ko lâlé ganu, su la lâlé nga 
ganu, le ehef est un roeher, si 
tu le touehes, tu seras blessé, 
s'il te touehe, iil te blessera. 
Mbôlay gu amul kélifâ mô di 
yaram vu amul bopa, la soeiété 
sans un ohef est un eorps sans 
tête. 

KELKÂLIT v., ehieot, reste 
d'arbre, tmoreeau de bois, gros 
tison- éteint. 

KÉM g., phalange des idoigts. 

KÉMÂDO g., grattin, fond de 
la marmite. Syn. Honit. 

KEMAH, v. et s. eoup de 
poing, donner des eoups de 
poing. iSyn. Kurpén. 

KBMAHANTÉ, v. rée, se don- 
ner mutuellement des eo-ups de 
poing. 

KÈMBÂ' b DAHÂR b., Kemb'u 
dahâr, ib., eheval brun ou bai. 

KÊMTÂN, KIMTÂN g., étonne- 
ment, adimiration, surprise, pro- 
dige, meneil.le dér. de Em. 

KÊMTÂNU, v. n., ôtre dans 
1,'admirâtion, l'étonnement. 

KÉMUR b., espèee de figue. 

KEMUS (né), loe. v., être obs- 
eur. Nêg bi né nâ kemûs, eette 
ease est obseure. 

KFjNÂ, adj. et pron. num. dér. 
de Kâ, Ki, Ku. 

KÈNDANDO, réunion d'hom- 
mes. Adunâ kèndando lâ ; su 



K£ i 



— 162 — 



KÉR 



gndé, yépâ mâsé, le monde est 
une réunion d'hommes ; quand 
il fait nuit, tout se nivelle. 

KÈNDAR g. ombre, 

KÈNDÈNG, KÈNG g. arbuste 
du genre du Kèl, â bois dur u 
tiges flexibles, mais â fruits 
bien différents. — V. Kèng. 

KÊNDU (au sing.), kèndu yen 
(au -plur.), salut du milieu du 
jour, de oe qu'on appelle bèték. 
dér. de E\rhdu. V. aussi Darâ. 

KÊNÉ b., désir, souhait. Dâ 
ma' ko êné bè samâ kê'né dêh, 
je le désire autant qu'il est en 
moi. 

KRNÈN, adj. et pron. indéf. 
de Kâ, Ki, Ku. 

KÉNG, KÉNDÉNG, adv. super. 
Deher kéndéng, être très-dur. 

KÉNGKÉNGI, v. n. sonner, 
tinter. 

KÈNKÉLIBÂ g, (m.), arbuste 
dont ila feuille infusée donne 
une excellenbe tisane diurétique. 
Syn. Séhéo. 

KÉO g. tubereule petit, long, 
d'une ehair un peu amère, 
mais qui devient douee par la 
euisson. S'yn. Nambi alâ (ma- 
nioe sauvage,) ngolgol. 

KÊP, adv. sup. parfaitement, 
evaetement. Em, kép, tout a 
fait égal, exactement semblable, 
pareil, préeis, juste. 

KÉP b., petit eouteau dans le 
genre du Satu, 

KEPÂ, adj. et pron. indéf. dér. 
de Kâ, Ki, Ku. 

KÈPA, KÉPÉ, v. t. pineer, bee- 
queter. Dongôp d ; nâ kèpé,. 'le 
erabe pinoe. 

KÈPATAL b., trébuehet. 

KftPATALU, v. n. tn'bueher. 

KEPÉL g., supéribrité. Kepèl 
n dôlé rèle la nu Jiarn, ils ne 



eonnaissent que la supériorité 
de la foree. 

KBP I NÉY, liane remarqua- 
ble par ses tiges anguleuses, ses 
feuillles bijuges et eoriaees, ses 
eapsules a graines rouges. 

KEPKEP, v. n., voltiger. 

KÈPLÈP V. Fofâ. 

KER g., lépas, coquille. 

KÊR, v. n. erêteler, eri de la 
poule après avoir pondu. 

KER g., maison, demeure, ha- 
bitation, ilogis, domieile ; groupe 
de eases. . 4 na sa ndèy ? R. mungâ 
tâ ker gû, oû est ta mère ? R. 
elle est a la maison. Tav nâ tâ 
alâ bâ, vandé tavul ti ker gi, il 
est tombé de la pluie dans les 
ehamips, mais il n'en est pas 
tombé iei â Ia maison. Tâ ker, 
loe. prép. chez. Sampâ ker, se 
fixer, s'établir. Borom ker, mai- 
tre de la maison. Vâ ker, person- 
ne de la maison. Lâ âb ker, en- 
eeinte des eases d'une famille. 
Dèm génav ker gâ, aller faire 
ses besoins. ( t. honnête). 

KÈR V. NKER. 

KÉRA, KÉRO, KÉROG, adv. 
l'autre jour, naguère, derniè- 
rement, réeemment, le jour oû, 
le jour que. Kérâ rèkâ lâ ko fé- 
kâ tâ ker gâ mu di tavat vèt âm 
gu dôn mèti, e'est l'autre jour 
seulement que je l'ai trouvé C 
la maison se plaignant d'un mal 
de eôté. Kérâ bâ nga agsé, mm 
dal di fêbâr, le jour oû tu es 
arrivé, 'la fièvre l'a pris. Kérâ 
mpénfum Yalla, le jour du ju- 
gemont dernier. 

KEREMDOM m., gros boyau. 

KÉREN g., eaprier dont le 
fruit est regardé eomme un 
poison et eependant les oiseaux 
en sont friands. 



KER 



163 



KIT 



KERIN 1., eharbon de bois. 
Déndal fna kerin, aehote-moi 
du eharbon. 

KERKER, adv. exprime le 
mouvement. 

KÉRKÉRAN b., éehelle pour 
deseendre dâros un puits. 

KERKERI, v. n. se donner du 
mouvement, de l'ooeupaiion, 
ètre alerte, aotif, ne pas rester 
sans rien faire. Kerkeri-len halèl 
yi, bu lên eléki nônu loho nen, 
jeunes- gens, donnez-vous du 
mouvement, soyez aetifs, — b., 
aetivité, enipressement. 

KERKIKERTE b., agitation, 
empressement. 

KÉRO, KÉROG, V. Kéra. 

KÊRSÂ g. f ((dér. de Êrs<â,j dé- 
férenee, honneur, pudeur, hon- 
nêteté, erainte révérentielle. 

KÉRTÈN, KÈRTIEN b., ehré- 
tien. Yôn i kértèn, religion ehré- 
tienne, ehristianisme. 

KERUS, KURUS, KRUS, adv. 
super. Lendem na kerûs, il fait 
très sonnbre. 

KEiRUS g. Y. KURUS. 

KÈS, terme employé pour 
ehasser lés poules. 

KÈS, v. n., gratter la terre â 
la manière des poules. , 

KÈS (F) g., eaisse, bière, eer- 
%ueil. 

KÉSÈNKÉSENG g. plante dont 
les gousses sèohes remplies de 
petites graines servent aux ma- 
mans pour amuser leurs bf'bos. 

KESIB 'a., !ie. 

KESTAiL v. n., ètre enthousias- 
te de toute nouveauté. 

KÈT g., plaeénta. 

KET, v. t. ronger, voler. 

KETÂR v., tamier, taminier. 



KÈTKETI, v. n. pieotter, dé-. 
manger,.Sumâ yaram vep'angê 
kèlkèli, j'éprouve des pieotte- 
ments dans tout imon eorps. 

KETU g., (dér. de Etâ) que- 
nouiil'le, i'useau. 

KÈU, (dér. de £), nu.phir. 
kèu yèn, salut du matin jusqu'a 
10 heures, bon jour. V. aussi 
Darâ. 

KÉYÈL g., espèee de biche,qui 
a deux raies, l'une blanehe et 
I'autre noire le long de chaque 
eôté. Kêvèl yâ tâ gêt dana menu 
ko dam, la biehe qui est â la 
mer, un bon ohasseur ne peut 
l'atteindre de son eoup: (Prov. 
Yol.) 

KI, adj. déf. et rel.. pron. rel. 
V. Ka, Ki, Ku. 

KID, KIT, v. t. donner un 
eoup de pied en parlant de 
l'homime. — , — , b., eoup de 
pied. 

KlL g., série de poissons ou 
autres animaux ou objots enfi- 
lés a une fieelle ou osier. 

KILÉ, adj. et pron. dém. Y. 
Ka, Ki, Ku. Kiséy (L). 

KILIP, KÂLÂP, adv. super. 
avee né. Mokal bè né kilip, 
amollir eomplètement. 

KIMTÂN, Y. Kêm>Um. 

KINDINDOLO g., liane grim- 
pante dont fles branehes sont 
eouvertes d'une foule de petites 
fleurs rouges en eymes très bel- 
les. 

KIPANGÂ b., attaque brus- 
que de nuit. 

KIRNDI b., tôurniqt:et. 

KIS KlS, terme employé pou^ 
exciter les ehiens. 

KITIKANÛ b., étoffe d'un 
bleu foneé. 



KIT 



e64 



KON 



KITIMBA g., éléphantiasis. 
— v. n., avoir réléphantiasis. 

KO, ipron. pers. dér. de Kâ, 
Ki, Ku. 

Kô, eontr. p. ku nga. Kô gis, 
loe. pron. (quioonque tu vois) 
ehaeun, quiconque, tous. Kô gis 
â gis dèfa gadu nâr i fêtal, eha- 
eun porte deux fusils. 

KOBÂ b., hyppotrague ou 
grande antilope. 

KOBI b., instrument de eul- 
ture. — , v. n. eultiver un ehamp 
de riz. 

KOBKOBI, v. n. grineer des 
dents. Syn. Rakakaki. — b., 
grineement des dents. 

KOBO, KEBÂ v., labre, pois- 
son a nageoires dorsales epi- 
neuses. 

KOBOS (né) loe. v., tirer ra- 
pidement â soi. 

KOD (né) iloe v., être raide, 
très tendu. Bûm yangè né kod, 
la oorde est très tendue. 

KOD, v. t. eouper 5es liqui- 
des avee de Feau, mettre de 
Feau dans eertains . liqûides, 
oo'mime dans de >l'eau-de-vie, du 
lait, ete. Sangarâ si kodangu-nu 
ko, eette eau - de-vie n'est pas 
eneore fraudée. — b., aetion de 
eouper un liquide avee de l'eau. 

KOKÂ b., noyau du rondier 
ou d'autres gros fruits. Syn. 
Hôh. 

KOKÂ, KOKÂLÈ, adj. et pron. 
dém. dér. de Kâ, Ki, Ku. 

KOKÂLI, v. n. faire un pied 
de nez. 

KOKO 1., eoeo. 

KÔKU, KÔKULÉ, adj. et pron. 
dém. dér. de Kâ, Ki, Ku. 

KÛL v.. étoffe de soie. 



ROiLÂ b. koléri bedaine, gros 
ventre. 

KOLDÂ b., mauvaise maladie 
de poitrine qui se communique. 

KOLÉRI b. V. (kola). 

KOLINKOK b., touean, genre 
d'oiseaux grimpeurs a bee énor- 
me. 

KOLKOLÂT v., espèee de mou- 
ohe 'ou moueheron qui fait du 
bon miel. Kolkolât yégul né 
yembâ bâh nâ, le kol'kolât ne 
s'apereoit pas que rabéille est 
bonne (qu'eOe aussi fait du bon 
miel). (Prov. Vol.) 

KOLKOLI b., glouglou d'une 
bouteille. 

KOLMÂ, v. t. donner le eroe- 
en-jambê. Syn. Lahu, — g., 
eroe-en-jambe. 

KOLÔR b., espèee d'anguille 
longue. Syn. Sig. 

KOLOT, v. t. presser du doigt 
sur il'oeil de son adversaire dans 
la lutte, afin de lui faire mal. 

KOMAH, KÂMAH g., eoup de 
poing. 

KOMBAFARA b., variété de , 
gros mil. 

KOMPA b (F'.), boussole. 

KOMUNÉ b., la sainte Com- 
munion. — , v. t. et n. donner 
la sainte Gommunion, reeevoir 
la sainte' Communion. 

KON, KONTÉ. part. v. signe 
du oonditionnel, et pouvant se 
traduire quelque fois par : 
alors, dans ee eas. Di nd ko kon 
dèf, su ma ragalul kon, je l'au- 
rais bien fait, si je n'avais pas 
eu peur. Agu-la tû dek'u nan- 
gam, \ndégé kon ûu dapâ la, 
tu n'es pas parvenu dans tel 
viLlage, autrement on t'aurait 
pris. Sô dohé bu bâh, kon nga 



KON 



i05 



KOR 



men â agâ Ngaparu bâlâ gudé 
dot, si tu marehes bien, tu pour- 
ras arriver a Ngaparu avant que 
la nuit arrive. 

KONDIRA (L) b., ehaudière. 
Syn. Tin. 

KÔNDÛNG, V. Kông. 

KONDORON, espèee de génie. 

KONFÈSÉ (F) b., eonfession. 
— . v. n. se oonfesser, dire ses 
péehés. — , v. t. eonfesser, en- 
tendre les péehés. 

KONFÈSÉKÂT b., eonfesseur, 
qui entend les eonfessions. 

KONFÈSÉLO v. t. faire se 
eonfesser. 

KONFÈSÉUKAY b. l'endroit 
oû l'on se eonfesse, eonfession- 
nal. 

^KONFIRMÉ (F) b., saerement 
de eonfirmation. 

— , v. t. eonfirmer,' adminis- 
trer le saerement de eonfirma- 
tion. 

— , v. n. reeevoir le saerement 
de eonfirmation, être eonfirmé. 

■KONFIRMÉKÂT b., eelui qui 
administre la oonfirmation. 

KONFIRMÉLÔ, v. t. faire re- 
eevoir la oonfirmation. 

KONG b., espèee de poisson 
portant un dard a ia queue. 
K&ng-kâré, autre espèee de mau- 
vais poissons. 

IfONG, KÔNDONG, adv. super. 
Vôv nâ kông, e'est tout-a-fait 
see. 

KONI b., fruit du fondier 
avant qu'il soit mûr, eontenant 
une espèee de gelée tendre et 
suerée. 

KONONÔNG, v., poisson. 

KÔNTÉ, Y. Kôn. 

KOPÂ, 1., rat tout petit. 

KOPA, b., tasse. 



KOPAR b., euivre rouge. — ._ 
b., matière a. doubler les navi"- 
fes. Kopar i perem, euivre. Ko* 
par bu vêh, zinc — déeime, 
pièoe de 10 oentimes, gros sou, 
On dit aussi : Kopar bu r'êy, ou, 
simplement bu rèy, et (â. S.- 
Louis) derem kopar ; kopar bu 
tût et (a S. Louis) su tût, cinq 
eentimes, petit sou. Pâkê bilé 
dar nâ durom i kopar ak bu tût, 
ee oouteau ooûte 55 eentiimes 
(cinq gros sous et un petit. 

KOPARÉ, v. t. doubler un 
navire en euivre. 

KOPARÉL, v. t doubler en 
euivre pour quelqu'un. 

KOPIN b., dinde, dindon. Ko« 
pin ibu gôr, dindon. Kopin bu 
digèn, dinde. Ntut u kopin, din-* 
donneau. 

KÔR g., jeûne, earême, 9éme. 
mois de l'année imusulmane. 
'Mâsm i kôr, (grand-mère d ( u 
kôr), Géme mois. Ndèy i kôr- 
(mère du kôr), ^jéme mois. 

KORAY 1., graine. semenee 
de eotonnier. 

KORBÂ b., amoree d'une ar- 
>me a feu. — , v. t. amoreer un©. 
arme â feu. 

KORDÔNDONG, Y. KOROM, 
BAL. 

KORDO g., arbuste dont <le 
fruif sert de remède pour les 
yeux, et les feuilles pour la pur> 
gation. 

KORI, mois de l'année mu- 
sulmane, qui suit eelui du 
jeûne. 

KORITÉ g., fête qui suit le 
mois du jeûne chez les musuil> 
rnans. 

KORKOR !, interj. expression v 
pour faire arrêter les chevaux, 



KOR 



— 166 — 



KUD 



les Anes, les boeufs, ete. et pour 
les faire boire. 

KORMARI, terme gén-érique 
pour désigner les européens. 
Kormari digén, une européenne. 

KORJNDÈ b., bourrelet. 

KOROD g., eorail. 

KOROL g., bouole de ehe- 
veux. — , v. t. boueler les ohe- 
veux â quelqu'un. 

KOROLU, v. réf. se faire ar- 
ranger ou boueler les cheveux. 

KOROMBAL b., erottin see, 
bouse sèehe. Syn. Kordondong. 

KORONG, fêy ti — , nager en- 
tre deux eaux. 

KOROTI, v. n. jbattre le bri- 
quet. Syn. B'éy. 

KOS b., ami intime. 

KÔS v., espèee de taon, gros 
moueberon. 

iKOSOMLU,. KUSUMLU, v. n. 
faire la moue, être miorose. — 
g., moue, 'humeur morose. 

KOSTÂJN b., éperon de.coq ou 
d'autres oiseaux. 

KOT b., espèee de morue. 

KOT, ady. super. pour expri- 
mer l'a fixité ou rinébranilabilité 
d'une ehose. 

KOT, v. t. retraneher a quel- 
qu'un de sa solde. 

KOT, V. Hot. 

KOTÂ v., espèee de poisson. 

KOTÂ, v. t. eouper le ehemin 
â quelqu'un pour le prendre. 

KOTÂBARMÂ, rusé eompère, 
subtil, raisonneur, qui a tou- 
jours des répliques et qu'on ne 
peut jamais eonvainere d'avoir 
tort. 

KOTAHTÉ, KOTANTÊ, v. t. 
earesser, eajoler les femmes. — , 
— b., >cajolerié, earesse. 

KOTAHTÉKAT, KOTANTÉ - 



KAT b., eajoleur. 

KOTI, KOTIKOTI b., éerevisse 
de mer vivant dans une longue 
coquille en spirale. 

KOTKOTI, v. n. claquer des 
dents, grélotter, trembler, de 
froid ou de fièvre. Dâ ma liv bè 
di kotkoti, je tremble de froid. 
— b., .cllaquement de dents, 
tremblement 'de froid ou de fiè- 
vre, frisson. 

KOTOM, v. n. être tordu au 
soleil, être déerépit. — b., dé- 
erépitudé. 

KOTOMAL, KOTOMLO, v. t. 
tordre en parlant de l'effet du 
soleil sur les peaux. 

KOY b., bourse des testieules. 

KRÈNKRÈNG g., jute. 

KROTÉ, KOROTÉ, v. n., don- 
ner des ooups dé poing sous le 
nez ou 3e menton. 

KRUA (F) b., croix. Eed'n 
krda bâ, signe de ila eroiv. 

KRUM !).,pelotte,peloton de fil. 

KRÛS. V. Kerûs. 

KSINSIN b., esipèee de biehe 
rouge avee des eornes lisses et 
pointues. 

KU, adj déf. et rel. pron. rel. 
V. Kâ, Ki, Ku. 

KU, suffixe qui, ajouté a un 
grand nombre de verbes se ter- 
minant par une voyelle autre 
que â, leur donne une sigfUfi- 
eation passive ou réfléehie. Ubi t 
ouvrir, ubiku, s'ouvrir, être ou- 
vert. Sumi, déshabi-Her, sumiku, 
se déshabiller, être déshabillé. 

KUBÂL g. , droit, eoutume, 
tr^but. Syn. Bâh. 

KUBÊR V. UBÉR. 

KUD, v. t., esquiver. 

KUDALI b., genre de pois 
sons. 



KUD 



— 167 



KUN 



KUDAN, v. t., euire â la ma- 
nière des Maures dans un trou 
préalablement surohauffé. ' 

KUDU g., euillère. Kènâ du 
am kudu di laka, personne ne se 
brûle les doigts en se servant de 
euitlère. (Prov. Vol.) Su dul kon 
bârâm ub déy, loho di hudu, 
sans le pouoe la main serait une 
euillère. (Prov. Vol.) Lu am gên 
té du ko yengal ? Kudu. Qui a 
une queue et ne la remue pas? 
La euillère. (Énig. Voil). 

KUFA b., porte-rnonnaie. 

KUH (L) m., eanal. 

KUHAS (L) v. t. eoudoyer. 
Syn. Sôantu. 

KUK, adv. super. Nûl na kuk, 
e'est très noir. Tilim kuk, être 
sordide, très-sale. 

KUKA b., nkuk, navette de 
tisserand. 

KUL, V. Kâ, Ki, Ku. 

KULANDANG b.; e&pèee de 
gros oiseau ou héron qui vit 
de lièvres, de poissons, ete. 

KULBAHAV m., petit serpent 
vert et vénimeux. 

KULÈNTÂN g., arbre a poi- 
son. C'est un grand arbre res- 
semblant un peu au ditah, mais 
ses fruits sont des gousses bi- 
valves renfermant beaueoup de 
graines pendantes. Syn. Tali 
(m*), Ndom. 

KULFÉTÉNG, KULT g., ma- 
ladie vénérienne, suite de la si- 
philis. 

KULUKULU g., arbre très 
vert des terres fortes et humi- 
des. II a de grosses graines ren- 
fermées dans un fruit arrondi. 

KUMA b., ehef des nouveaux 
eireonei's, ehargé de les défen- 
dre eontre les soreiers, les mau- 
vais ffenies. 



KUMADI, v. n., sareler pour 
la troisième fois. Syn. Kmnah. 

KUMÂRI, (L) g., tarnarinier. 
— b., tamarin. 

KUM'BA b., ootiMon, jupe. 

KUMBÂ DAR, herbe que man- 
gent volontiers les chevaux et 
les ânes. Syn. Gên u mbebm. 

KUMBÂ ftUL, une vernonia en 
liane. 

KUMBÂ^SUBÂN, petit oiseau 
noir et brillant. 

KUMBOKAL n?., eouseous de 
son 

KUMBUDU g., petit poulain 
qui vient de naitre. 

KUMÉ, KUMI g., fusil petit 
et léger. 

KUMPA g. (dér. de Umpâ), 
seeret, mystère, oe que I'on ne 
oonnait ni ne eomprend. Lôlu 
sumâ kumpâ la, eeila est un se- 
eret pour moi, je n'en sais rien 
Dèifbkumpâ b., leuriosité. Dèû- 
kumpa, explorer, serviter, eher- 
eher â savoir ee qui se passe, ee 
dont il s'agit. Baré n<a kumpâ, 
il est mystérieuv. Dènkât u 
humpa, curieux. 

KUNDA g., ehèvre sauvage. 
Ndav-kundâ b., noble au Valo. 

KU NÈKA, loe. pron. ehaeun. 
Ku ti nékâ, un ehaeun. Derem 
angâgu mâ l'ért ko may, nâ pi 
ku nékâ del fiflin, voiei une 
gourde. e'est moi qui vous la 
donne, que ehaeun y prenne 
un l'rane. 

KUNÈKÈNÈN, pron. tous en- 
semble, plusieurs ensemble. Ce 
mot semble formé de ku nèkâ 
et kènèn, chaque autre. 

KUNGÂM b., noyau du ul: 

KUNGU b., seau pour pui- 
ser de l'eau dans un puits. 



kuv 



— i63 



KUY 



KUNKUNG, v. t., frapper avee 
le révers des doigts. kunkun- 
.gulal bantâ bâ, frappe a la 
porte. 

KUNTU b, sorte de jeu oû ee- 
lui qui a imanqué a une eon- 
vention doit oéder ee qu'iil tient 
a la .imaia-, ou un objet déter- 
miné, a.son partenaire, dès que 
eelui-ei iprononee le mot kuntu. 

KUPÉ b., pelotte, balle. 

KUR g., pilon. Tâ kur gâ dekâ 
-dip ta tndèl nu' dog, au premier 
eoup de pilon du matin nous 
partirons. Lu di yôtu Yalla tâ 
'leleg ibè tâ ngân ié du ko dot ? 
Kur. Qui s'élève du matin au 
soir pour atteindre Dieu et n'y 
parvient pas ? Un pilon. (Enig. 
Vol.) Kur ag fètâl, erosse de fû- 
sil. 

KURI g. V. Fôg 

KURKUR g., arbre inerme 
eouvert de duvet ferrugineux. 

Ktl.R KUR, terme employé 
pour appeler les poules. 

KURKURI g., tintement d'o- 
reille. — , v. n. tinter dans l'o- 
rei'Me. 

KURPÊN b, eoup de poing. 
<L'égi rria dôr la kurpèn, je vais 
te donner un eoup de poing. 

KURPÈNANTÉ b, pugilat, se 
donner mutuellement des eoups 
de poings. 

KURTUTUM g., KUTUTUM g., 
eartilagè. 

KURUD, v. n., être sableux, 
"«n iparlant du riz. 






KURUKÂRA b., les environs, 
les alentours. Kurukâra bilé, 6,u 
fi tahav, je te défends de res 
ter dans les environs. 

KURUS g., ehapelet des maho- 
métans. Vofiâ kurus, réeiter ee 
ehapeilet. 

KURUS g, arbre de la Gasa- 
manee dont iles graines servent 
aux mahométans â faire leurs 
kurus, d'oû le nom de l'arbre. 

KUS, pron interr. dér. de Kâ, 
Ki, Ku. 

KUS v., anus ( t. trrvial). 

KÛS v., génie nain doué 
d'une foree extraordinaire. 

KUSKUSÂN v., fourrni lion. 
Syn. Ndombôr. 

KUSKUST, v. n., ehereher par- 
tout eomme une poule eherehe 
oû pondre. 

KUSUMLU, V. Kosomlu. 

KUTÂ, adv. avee né Lêkâ bè 
bir né kutâ, manger avee glou- 
tonnerie. 

KUTATI b. eoup de poing 
dans le dos. — v. n.,< donner 
un eoup de poing dans le dos. 

KUTÈMBI, v. t., rainer, évi- 
der. 

KUTI b., nom qu'on donne 
aux tout petits ehiens et aux 
petits de eertains oiseaux. Kuti u 
bahofi, petit d'un eorbeau. 

KUTUTUM g., V. Kurtutum. 

KUY (L) b., hyène. Mpahâm- 
kuy, (tanière de l'hyène), nom 
d'un petit village près de 
Ndangol au Cap rouge. 

KUY b., taureau. 



L, Onzième lettre de l'alphabet volof, eonserve toujours le son 
naturel qu'il a en franeais, et ne prend jamais le son mouillé. 
L. se prononee par expiration et par aspiration : la, al. 



LÔL 



L final, dans la eonjugaison 
négative est ordinairement rem- 
plaeé, au Saloum, par t. Bâ-. 
hut pour bâhul, il n'est pas bon 
Nêhut pour nêhul, il n'est pas 
agréable. 

L, eonsonne initiale de l'adjee- 
tif le, la. Elle est peu usi- 
tée. Elle aeeompagne un eer- 
tain nombre de mots primitifs 
ou dérivés eommeneant par nd, 
nd, nt. Ndam lâ, la gloire. Ndèy- 
dôr lâ, .la droite. Ntamon lâ, la 
gauehe. 

L, suff. V. Al. 

'L, pour âl, il, ul, adj. indéf. 
et eonj. 

LÂ, LI, LU, adj. déf. ' le, la. 
N^tap lâ, le vase (éloigné). Ndap 
li, le vase (p'résent). Ndap lu, le 
vase (dont 'la distanee est in- 
déterminée). — , — , — , adj. 
re'l. qui, que. Ndâ lâ mga ma 
dây on, la jarre que tu m'as 
vendue. Lef li nga ma vah, fèn 
lâ, la ehose que tu "m'as dite 
e;st un mensonge. — , — , — , 
pron. rel. lequel, laquelle. 

LU, pron interr. Lu mu don? 
qu'es-oe ? Lu mu vah ? que dit- 



il ? Lu tah ? pourquoi ? qui est 
eause ? Lu tèré ? pourquoi pas? 
qui empêehe ? Lu tèré nga hev ? 
pourquoi ne viens tu pas ? — , 
pron. indéf. ee qui, oe que. Lu 
bâh, ee qui est bien, le bien. 
Lu bon, ee qui est mal, le mal. 
Lu mu riien a don, quoi que oe 
soit, quoique eela puisse être. 
Lu day ni, autant que oela( en 
montrant la mesure ou la -di- 
mension), environ. Lu du/ v hor- 
mis, sauf, excepté, si ee n'est. 
— , pron. poss. de la 3 e pers. avee 
un nom. Lu Pêr, eelui ou eelle 
de Pierre.en parlant d'un objet 
dont le nom volof a pour adjee- 
tif relatiif lâ, li, lu. 

LÂLÉ, LILÈ, LULÈ, adj. dém. 
et rel. ee, oette. — , - — , — , pron. 
dém. et rel. eelui-ei, celle-ci,.ce- 
lui-la, eelle-lâ, qui, que, lequel, 
laquelle. Lilê'k lalé, eeeiet eela. 

LÔLÂ, LÔLU, adj. dém. (for- 
me plus expressive que la pré- 
eédente) ee, eette. — , — , pron. 
dém. eelui-la, eelle-la, eela. Lô- 
lâ rèku Id begâ, je ne veux que 
eela. 



LOL 



— 170 — 



LAB 



LOLALÉ, LÛLULÉ, adj. dém. 
(forme enoore plus expressive 
que la préeédente), ee, eette. — , 
—-, ,pron. dém. eelui-ila, eelle-ta. 

LAN ? adj. et pron. interr. 
quel, quelle ? lequel, laquelle ? 
'Lan lâ, qu'est-ce ? Ti lan ? en 
quoi ? 

LÈNA, adj. et pran. num. 
un, une. L&nâ lâ, e'est la mê- 
me ehose, e'est tout un. Degâ 
lâ, vandé lèn'angâ tâ, e'est vrai, 
mais il y a une ehose a observer. 

LÈNÈN, adj. et pron. indéf. 
un autre, une autre, quelqu'au- 
•tre, autre ehose. 

LÉPA, adj. et pron. indéf tout, 
toute, entier, entière. 

LAS, LOS, pron. poss. Su\mâ 
los, le inien ; sa los, le tien ; 
los am, le sien ; sunu lo>s, Je nô- 
tre ; sen los, le vôtre ; sèn los, 
le le.ur'. 

LA, pron. pers. rég. te, a toi. 
May nâ ,a hu, e 'e ie denne. 
fiân nâ la, je te prie. — r-, pron 
pers. v. suj. dans la voix nég. 
tu. Gisu la ko, tu ne l'as pas vu. 

LÊN, pron. pers. rég. vous, â 
Vous. Du-ma lên may darâ, je 
ne vous donnerai rien. 
— , pron. pers. v. suj. a l'im- 
pératif et dans la voix nég. 
• vous. Dèfu-lên darâ, vous >n'a- 
v vez rien fait. Rôtal-len ma ndoh 
f ii tên hi, puisez-moi de l'eau 
dans ee puits. Bu lên ko ko rô- 
tal, ne lui en puisez pas. 
"Bâhu lè'n, vous n'êtes pas bons. 

LÈN, pron. ipers. rég. les, 
leur, â eux, â elles. Di nâ lèn 
dahâ nôm népâ, je Hes ehasse- 
rai tous. Doh nâ lèn ku ti nèkâ 
derem, je leur ai donné a eha 
'eun une gourde.'O lèn, appel- 
le-les. 



LA, v. impers, et déf. e'est. 
Man la, e'est rnoi. Tubâb la, 
e'est un blane, Nun lâ, e'est 
nous. / garap lâ, ee sont des 
arbres. — , v. aux. sert a eon- 
juguer :le mode objeetif pour 
la i e pers. du .pl. et pour la 3 e 
du sing. et du plur. Yalla lâ so~ 
pâ, e'est Dieu qu'il aime. Yalla 
lâ,nu sopâ, e'est Dieu que nous 
aimons. Yalla lâ nu sopâ, e'est 
Dieu qu'ils aiment. 

LÂ, pron. pers. v. de la i e 
pers. servant^ â eonjuguer le 
mode objeetif. Yalla lâ sopa, 
e'est Dieu que j'aime. Têré lâ 
bindul, e'est une 'lettre que je 
n'ai pas éerite. Bûr lâ, e'est 
roi que je suis, je suis roi. 

LA, eontr. pour Ja â, lâ a, lâ 
di. 

LA g., ,LAKA g., filet de la 
langue. Kènâ du dog la u dûn, 
personne ne eoupe le file,t de la 
langue a un serpent. 

LÂ ib., ehevrons sur lesquels 
on tresse la voûte d'une ease, 
liane de bois ou bourrelet de 
même dimension fait avee de la 
pai'He, oontre lequell on tresse 
l'entourage des eases. Sô dugé ti 
nêg, yûh ; génâ, yûh ; dô ham 
fbâta i lâ a tâ nèkâ, si tu pleu- 
res en entrant dans une eas* et 
én sortant, tu ne sauras pas 
eombien il y a de ehevrons. 
(Prov. Vol.) — b., lâ ab ker, 
enelos, eneeinte des eases d'une 
famille. 

LA g., arbre toujours vert ; 
ses branehes retombent vers le 
sol â la manière des saules pleu 
reurs. 

LAB, v. n. se noyer, être 
noyé, s'embourber, s'enfoneer, 
aller au fond. Gâval a musal ha- 



LAB 



— 17- 



LAF 



lèl bâlé di lab tâ dèh gâ, hate- 
toi de samer oet eni'ant qui se 
noie dans la rivière. Lab u dèn- 
tâ bi, le eoueher du soleil. 

LAB, v. <t., purifier. 

LÂB, v. n. être pur, tendre, 
olément. Hol bu lâb, eoeur pur. 
Hêk bu lâb-â-lâb, vierge très 
pure. 

LABAL, LABLÔ, v. t. noyer, 
enfoneer, pousser vers le fond. 

LABAT, v. t. eourtiser une 
persone, aller la voir dans ile 
dessein de l'épouser. 

LABÉ (F) b., abbé ; eeelésias- 
tique. . 

ILÂ-BlR g., bonté de eosur 
mansuétude, douoeur, huma- 
nité. 

ILÂ-.B1R, v. n. être bon, man- 
suet, elément, eandide, humain, 
sensible, eompatissant, avoir bon 
eoeur. Lâ nâ bir, il a ]e eoeur 
tendre. Mô lâ-bir, ndèysân ! 
oh ! o'est lui ou elle qui a un 
bon eoeur ! 

LABSÈINT V. Hasavân. 

LÂ.BU, v. pr., se purifier, fai- 
T': ses ablutions. 

LÂD, v. t. deinander, inler- 
roger, réelamer. Gattê'k ham.adi, 
lâdul a ko indi, la honle et 
l'ignoranee sont ile partage ie 
oeJui fui ne demande j>oi:i t 
(Prov. Yol) — b., demande, in- 
;errogation, réelamation. 

LADAHNDAKU, v. n. douier. 

LÂDI, v. t. ailler lemander, 
aller interroger. 

LÂDKÂT b., demande.ir, in- 
terrogateur. 

iLADLÂDLU, v. t. faire sem 
blant de demander, d'interr~.- 
ger. 



LADLÉ, v. t. aidev â u'em.u., 
der, è interroger. 

LÂDLO, v. t. idra dcmander s 
i'aire interroger. 

LÂDLU, v. t. iaiie demauder 
ou interroger pour api. 

LÂiDSI, 'v. t., veai^ dem;.âJ<jT\ 

LÂDTÉ, v. t. questk>ni:e:'-, ton- 
sulter, demander avee instanoe ; 
s'enquérir, s'informer. Lâdtéi, 
prends des informations. Lâdté, 
77d lâdté 'bè tayi, te L'ihnl ma, 
dégâ f.â lef, j'ai pria i nites !es 
informations possibles, et je 
n'ai rien pu apprendee lâ der- 
sus.; Hamul ây nâ, vandé lâdtêal 
a ko rav, ne pas savoir est mau- 
vais, mais ne pas demander est 
pire. (Prov. Vol.) — b., ques^ 
tion, interrogation. 

LAÉ (L) im., espèee de lézard, 
Syn. Yal. 

LAÉ, v. t. plaider, parler en 
faveur de, défendre une eause. 
Deka laé tahtil â èy, plaider le . 
premier ne fait pas gagner le 
proeès. (Prov. Vol.) — b., pro=. 
eès, iplaidoyer. 

LAÉKÂT b., aveeat, défen^ 
seur. 

LAÉTAN, LAÉTÈN b., eale- 
basse imoyenne. 

LAF g. , homme puissant, fort 
Syn. Borom-Dôlé. 

LâF m., aile de volatile, na-_ 
geoire de poisson. 

iLÂF, v. t. défendre, prohiber, 
empêeher. — b., défense, pro«. 
hibition, empêehement. > — , v. t, 
préparer un ehamp pour Ja eul- 
ture du riz avee rinstrument- 
appellé galang. 

LAFAN, v. n. être infirme des, 
jamlbes, être paralytique. — b., 
paralysie des jambes. 



IAG 

LAG v., tresse de cheveux sur 
les deux~ eôtés du front pour at- 
taeher des grigris, ou des ob- 
jets de parure: 

LÂGÂ, v. <n. eourir. Lâga nâ 
tâ 'génav ker gâ semhâ, il a 
coui;u derrière Ja maison tantôt. 

LÂGÂSI, v. n. aeeourir, ve- 
nir se réfugier, avoir reeours â. 

LAGAT, v. t. imareher grave- 
ment dans l'arène avant la lut- 
te. 

LAGI, v. n. être estropié, per- 
elus, avoir des membres morts. 

iLAGILÔ, v. t. estropier. 
paralyser. 

LAGO g., viee, défaut, im- 
penfeetion , idéfeetuosité. 

LAH, v. n. se faner, se flétrir, 
être ifané. Ntôrtôr yilé lah nâfhu, 
ees flleurs sont llétries. 

LÂH b. , bouililie de farine 
de mil. Lûh bu ruyu, bouillie 
très liquide. Lâh bu èm â may, 
lâh ub digâ-lomu, bouillie te- 
nant le milieu entre le ruy et 
ie gadarrli. — v. t. faire la 
bouillie avee la farine de mi]. 
Ku lâhul lèka, lâhiil dây, ee 
lui qui ne fait pas de la bouil- 
lie pour manger, n'en fait pas 
pour vendre. (Proiv. VOl.). 

LAHÂ v., grande tresse de 
oheveuv >que l'on fait passer 
derrière les oreilles. 

LAHÂ. V. Lakhâ. 

LAHÂB d., bride, mors, 
frein, baiMon pour un eheval. 
— v. t. brider, mettre le mors 
dans la houehe d'un eheval. 

LÂHAL, V: t. faire euire ou 
servir â quelqu'un de la bouil- 
lie. Dô ma lâhal âm ? ne me 
feras-tu pas de la bouiMie ? 



172 



LAH 



LAHAL, v. t. être dans Ie 
malaise après une ivresse. 
■ LAHANTI b., boisson que 
prend un ivrogne pour se re- 
mettre. 

LAHARNI, v. t. désaltérer, 
étaneher ia soif après i'ivresse. 

LAHARNI, LAHARTI, v. L 
ôter un bandage, une enve- 
loppe, détordre, détortiller. 

LAHARRIKU, LAHARTIKU, 
v. réf. se détordre, se déehe- 
veler. 

LAHARNIKU, v. réf. se dé- 
saltérer après l'ivresse. 

• LAHAS, v. t. bander, entor- 
tiHer, plier, enlaeer, iier dans 
tous les sens. Lahas nâ ko, je 
l'ai entortillé. — b., lien, 
bande, entortillement, ban- 
dage. 

LAHAS, v. n. être fourbe, 
menteur, plein d'intrigues, 
ehieaneur. ■ — b., mensonge, 
intrigue, ehieane. Nit i lahas, 
homme menteur, fourbe, in- 
trigant. 

LAHASAY b., lien, eordon, 
eourroie autour des reins. 

LAHA3AYU, v. réf.. et p. ètre 
eeint, se eeindre. 

LAHASU, v. p. être entor- 
tillé, s 'entortiller. 

LAHATAKU, v. pr., s'en al- 
ler, s'esquiver pour ne nas 
voir quelqu'un. 

LÂHIRÂ d., autre monde, 
vie future. Ku gen di bûr ti 
aduna, mô gen di dâm tâ 
lâhirâ, plus on est grand roi 
sur la terre, plus on sera es- 
elave dans 'l'autre monde. 
(Prov. Yoh). 

LAHU v. t. donner un eroe- 
en-jambe. Syn. KoJmâ. — I)., 
eroe-en-jambe. 



LAH 



1<JÔ — 



LAL 



LAH U LOHO b., avant-bras. 

LAKÂ g., V. La g. 

LAKÂ v., langue, langage, 
ldiome, idialeete. Van a di 
lak'u Kayor ? ejr.elle est la lan- 
•gue du Cayor. R. Yolof, le vo- 
lof. Dé.gâ laka, eonriaitre, sa- 
voir une langue. Bût bu armul 
laka, mot qui n'appartient pas 
â une langue, qui est eommun 
a plusieurs langues. — v. t. 
partler une langue. Volof lâ di 
laka, e'est le volof que je 
parle. 

LAKÂ, v. n. brûler, être 
brûlé. Su.ma malân laka nâ, 
mon pagne est brûlé. — v. t. 
brûler, embraser, griller. Lakâ 
nâ sumâ matân, j'ai brûilé 
mon 'pagne. — b., brûlure, 
eombustion. Lak'âb bir, lak'u 
,nduduâlé, envie ou marque 
que il'on apporte en naissant. 

LAKÂKÂT b., brûleur. La- 
kâkât u kérin, eharbonnier. 
Lakâkât u mbûru, boulanger. 

LAKÂKÂT b., tout étranger 
■qui n'est pas du pays, et qui 
1 parle une autre langue. 

LAKAL, v. t. parler une lan- 
gue pour. Lakal ko Sérer, parle 
en Sérère 'pour lui. 

LAKÂLAKÂ b., brûlure, lu- 
rrSgnon. 

LAKALAKÂ, V. Lakèntân. ■ 

LAKÂLO, faire brûler. 

LAKÂLU, v. t. faire brûler 
poui- soi. 

LAKARNIKU, >v. pr., appa- 
raitre en sortant de 'derrière 
un obstaele. Gâl angâlé di la- 
karniku, voila un baleau qui 
apparait a. la pointe. 

LÂKAY, v. t. attaeher Ie pa- 
^ne derrière Le eou. — b., ma- 



nière de s'attaeher le pagne 
derrière le eou. Lâkây u Yalla, 
halangu du iko dindi, l'attaehe 
faite par Dieu ne peut être dé- 
faite quand on se vautre a 
terre. (Prov. Vol.). 

LÂKAYU, LÂKU, v. réf. s'at- 
taeher le pagne derrière le 
eou. 

LAKÈNTÂN, LAKALAKÂ b., 
galère, molllusque rouge et lé- 
ger qui flotte sur la mer et 
brûile quand on l'éerase ou 
qu'on le touehe. 

LAKHÂ, LAHA, v. t. abriter, 
protéger, eaeher. 
• LAKHU, v. p. et réf. s'abri^ 
ter, se réfugier, se mettre en 
sûreté, être abrité. 

LAKHUKAY b., abri, refuge, 
lieu de retraite. Lakhukay u 
rab, tanière. 

LAKHULO, v. t. porter â se 
réfugier. 

LAKHUSI, v. n. venir se ré- 
fugier, venir s'abriter. 

LAKIT b., reste de oe qui est 
brûlé. 

LAL b., Tit, eouehe. Sûf mô 
di bûr i lal, la terre est la 
reine des lits. (Prov. Vol.) Lal 
i dégèt, natte faite de jone. 
Lal um ntèg, housse de selle. 
— v. t. étendre en forme de 
lit, faire un lit. 

LÂL, v. t. toueher, avoir rap- 
port â, eoneerner. Sêtal bu bâh, 
vandé bul lâl dara, regarde 
bien, mais ne touehe a rien. — 
b., aetion de toueher, attou- 
ehement, toueher. 

LALAL, v. t. préparer une 
eouehe a ^uel^u'un, étendre 
quelque ehose eomme un ma- 
telas ou une natte pour quel- 



LAX 



- i 7 /t 



LAM 



'qu'un, afin qu'il puisse se 
~ooucher dessus. Lalalâl halèl 
bi, ndah ma teral ko, prépare 
'un lit â eet enfant, afm que je 
Ty mette eouoher. 

LALAN v., espèee de poisson. 

LÂLANTÉ, v. rée. se toueher 
mutuellement, réciproquement, 
être eontigu. Yâr i yef yu 
andâ tâ leleg bè tâ n>gôn, té du- 
fiu lâlanté ? Yâr i bédin i nag, 
deux ehoses qui vont ensemble 
du matin au soir sans se tou- 
eher ? Les deux eornes du 
beeuf (Énig. Vol.). Nèt'i dâm i 
ndèy, yu bokâ, té lâlantêtUfbu? 
Nèt'i bos i tin. Trois enfants de 
la même mère, qui sont en- 
semble et ne peuvent se tou- 
Gher ? Les trois pieds d'un 
ohaudron. (Énig. VoL). 

LÂLANTU, v. t. toueher en 
-jouant, /frôler. 

,LALAY b., LALTÂY L, LAY- 
TÂY b., maillot, lange. LaUay 
K âl mbâmsef, bât. 

LÂLÉ, adj. et pron. dém. et 
'relatif, V. La, Li, Lu. 

LALO d., jeunes feuilles de 
baobab que l'on fait séeher et 
piler, pour lles mêler avee le 
oouseous. — g., baobab. Syn. 
Guy. 

ILALTÈG b., sel'le pour ehe- 
val. 

LÂLU, v. n. pouvoir être 
touohé, abordable, en parlant 
~d'un homme aoeueillant. 

LAM b., braeelet en métal 

autour des bras ou des jam- 

bes, Satâ ^nanu sumâ nâr i lam 

i hâlis, on nn'a volé mes deux 
'braeelets d'argent. 



LAMÂN b., autrefois, ehef da 
village ou de région chez les 
Nônes. 

LAMARÂ 1., anguille bigar- 
rée et électrique. 

LÂMAS, V. Lemes. 

LAMBÂ b., gros tamtam 
fermé par le bas. — g., armée. 
Syn. Haré. 

LAMJBA, v. n. être de reste, 
n'être pas épuisé. 

LÂMBA, V. Lembâ. 
i LAMBA, v. t. tâter, palper, 
touoher avee la main. Lambû 
dadul, mô gen â noy div, pal- 
per et ne rien prendre est pilus 
tendre que l'huile. (Prov. Vol.) 

LAMBA d., grande lutte, en- 
droit oû l'on lutte. Lamba, ku 
ita dânu, rèkâ nâ né : ehan, 
té èm fâ, dans la lutte, eelui 
qui tombe doit dire : oui, et 
ne rien ajouter. 

LAMBÂLÉ, v. t. avoir de 
reste, n'avoir pas tout vendu. 

LAMBÂTU, v. t. tâtonner, 
tâter eomme un avèugle, 
éprouver, mettre â i'épreuve, 
seruter. Omatâl silmahâ si di 
lambâtu fu nèka, eonduis eet 
aveugle qui tâtonne de tout 
eôté. 

LAMBAY ib., petit ilinge au- 
tour de la tête. - 

LAMBIR'I b. (F.), ambre. 

LAMBO, V. Limbo. 

LAMÉN, LAMIN v., langue. 
Lasmén vu ndav, luette. Dapa 
lamén, être diseret, savoir taire 
un seeret. Baré lamén, être 
grand parleur, parler beau- 
eoup. Ratah lamén, dire tout, 
ne savoir eonserver un seeret. 
Nêh lamén, avoir bonne lan- 
gue, être flatteur.A r éh lamén ti 
ndûy, nêh ndèg â ko gen, bon 



LAM 



- i 7 5 



LAP 



marehé vaut mieux que beMes 
paroles en fait de vente. (Prov. 
Vol.). Bév laméh, té név hêh, 
faire Je 'brave par la parole, et 
être ipoltron â la guerre. (Prov. 
VoL). Yâ di mayé alal, darâ 
mhu tâ kavar : tastân, loha, 
ak laméh, les ohoses qui proeu- 
rent la fortune ne poussent 
point de poil : le talon, la 
main et la langue. (Prov. Vol.). 
JVâ gôr ây bir, vandé bu mu 
ây laméh, l'homme peut 
avoir de maurvais sentiments 
dans son intérieur, mais il ne 
doit ipas les imontrer dans ses 
paroles. (Prov. Vol.). .4im <n)â 
laméh, il a ibonne langue, il 
est bavard. Laméh mi dis, 
langue pâteuse. — v., pronon- 
eiation, Laméh am sètul, sa 
prononeiation n'est point pure. 

LAMISÔ, v. t., s'amuser avee 
une personne du sexe. 

LAMPÂ (F) b., lampe. — b., 
huile de requin dont se ser- 
vent ordinairement iles indigè- 
nes pour 'la lampe. 

LAMPIN b., éehel'le pour des- 
eendre dans un puits. 

LAN ? adj. et pron. interr. 
dér. de Lâ, Li, Lu. 

LANÂ v., ipetit ehemin, sen- 
lier. Syn. Nolâ. 

LA^NAR, V. Lihi. 

LANDANG (né), loe. v., se 
prosterner, tomber la faee eon- 
tre terre. 

LANG, LANGÂ, v. n., être 
suspendu en l'air, être retenu 
par quelque ehose, s'arrêter en 
ehemin, au milieu d'une oe- 
eupation. 

LANGÂ b., grisgris que les 
femmes s'attaehent au eôté. 



LANGA, rv. n. être plaeé en ; 
ordre de front, l'un â eôté de. 
l'autre. 

LANGAL, LÂNGÂLO, v. t. sus- 
pendre de manière a ne pas„ 
toueher terre. 

ILANGAL, LANGÂLO, v. t. 
plaeer en ordre de front. 

LANGALÉ, v. t. ranger en or^ 
dre de front, aligner, arran^ 
ger l'un â eôté de l'autre. 
b., ordre, arrangement, rang. 
de ifront. 

LANGÂM'U, v. pr., se suspen- 
dre a, se eramponner â. 

ILANGO, v. pr., se tenir bras* 
dessus, bras-dessous. 

ILANKÂ, v. t. écarquii)er iles. 
jambes, les éearter. — (terme 
de bas aloi) v. t. refuser. Syn. 
Bah. 

LANKÂR (F) b., anere de na- 
yire. 

ILANTÂ, v. n., goûter, man- 
ger entre le diner et le sou« 
per. 

iLAOKÂR 'l., eieatriee. 

,LAOTÂN g., eonvolvulaeée, 
eouverte d'épines sur toute la 
tige ; les graines sont em- 
ployées en Casamance, en 
guise de eafé, et eomme laxa- 
tif. >Syn. Lémélémé. Toute. 
plante rampante en général. 

LAPA, v. t. assommer â eoup, 
de bâton. 

LAPÂ, v. n. être maigre, dé- 
eharné, exténué, dépérir, amai-. 
grir. Fas vu lapâ, mô gen fas, 
vu r'êr, eheval maigre vaut 
mieux que eheva'l perdu. (Prov, 
VoL). Lapâ nâ>hu,i ils sont 
maires. 

LAPAL, LAPÂLO, v. t. amai- 
grir, Jaire devenir maigre. 
Lèkâ hah mu vov, asté lck& 



LAP 



176 



LAY 



ngon ak dugup, di nâ lapâlô 
fas, manger de 'l'herbe sèehe, 
au lieu de la paille de pista- 
ehe et du rhil, fait maigrir un 
eheval. (Prov. Vol.). 

LAPÂTO, v. t. intenpréter, 
traduire. — b., interprétation, 
traduetion. 

LAPATO, LAPATOKÂT b., 
interprète. 

LAPTO b., laptot, matelot 
noir sur 'les navires de guerre 
dans l'a eolonie. 

LÂR b., espèee de grisgris ou 
petite amulette longue, bour- 
rèe de poils d'animaux. 

LÂR, V. Bahft. 

LARÂF d., purgatoiie. 
' LARAH b., ehareneon ou in- 
seete qui mange la viande sè- 
ehe. 

LARAHKAT b., qui se nour- 
rit aux dépens d'autrui. 

■LARÉ, v. t. tirer d'un eoup 
deux oiseaux, attraper deux 
poissons d'un même eoup de 
Iigné. 

LARÈT (né) iloe. v., s'étendre 
en se laissant aller eomme 
quelqu'un qui manque de 
foree. 

LAROLÂRO b., veuve, genre 
d'oiseaux passereaux d'Afrique 
a plumage très reoherehé. 

iLÂS v., ehassie. 

LAS b., gouvernail de pira- 
gue. — v. t. tenir le gouver- 
nail. eonduire une pirogue. 

LAS g., guimauve du pays. 
• LÂSKAT b., chassieux. — b., 
pilote d'une pirogue. 

LASO (F) b., chaux. 

LAT, v. t. donner des eoups 
de pieds de tout eôté en na- 
geant, donner un eoup de 
queue en parlant de poissons. 



LAT, adv. v. avee né. Expri- 
rne i'aetion de se laisser tom- 
ber par terre. Mu né lat ti sûf; 
il se laissa toinber par terre. 

LATANTÉ, v. rée. se donner 
réciproquement des eoups de 
pieds en nageant. 

LATÉ, v. q. être abondant. 

LAULAU, g. liane épaisse h 
fleurs bleues très belles. 

LÂV, v. n. pêeher au fiilet. 

LAV, v. n. s'étendre de tout 
eôté, se propager en tout sens, 
pousser de longs jets en par- 
lant des plantes rampantes. 
— b., extension, propagation, 
pousse rampante des plantes. 

LAVAH b., eoneurrent pour 
une plaee, une dignité. 

LÂVAL, LÂVLO, v. t. faire 
pêeher au filet. 

LAVAL, LAVLÔ, v. t. étendr« 
de tout eôté, propager en tout 
sens, faire ramper des plantes. 

LAVAY b., LAVTÈF g., pro- 
pagation, extension. 

LAVBÉ, LAOBÉ b., Laobé, 
homme d'une easte oeeupée 
spéeialement a eonfeetionner 
des vases en bois (mortiers, sé- 
billes, eallebases, pilons, ete.) 
et a Hes eolporter partout a dos 
d'ânes. Ges ânes sont appelés 
pour eela dans quelques loea- 
lités mbâm u lavbé. ' 

LAVLÉ, v. t. avoir des ob- 
jets étendus ou propagés ou 
rampant en tout sens. 

LAY. v. t. vanner. 

JLAYDUR b., séné. 

LAYI, v. n. faire de la rosée 
du serein. — b., rosée, serein. 
Sô \ndèlô, layi lâl la, si tu te 
lèves de grand matin, la rosée 
te mouillera. 



LAY 



: 77 — 



LED 



LAYILO, v.t. faire tomber la 
rosée. 

LAYÔ, v.n. plaider l'un eon- 
tre l'autre, avoir un proeès 
ensemble. 

LAYU, b., van. 

LAYTAY, V. Laltay dér. de 
Lal. 

LÈ, Y. Lêgi. 

LÉ, syllabe finale de la 2 e et 
de la 3 e forme de l'adjeetif et 
pronom démonstratif. Nit keblé, 
eet horame lâ. Fas vilé, ee ohe- 
val ei. Vôvâlé, eelui lâ. 

LÉ, suff. qui, ajouté aux 
verbes aetifs et a quelques neu- 
tres. exprime I'idée d'aider 
gratuitement, par eomplaisan- 
ee, pour faire plaisir. Ligèy, 
travailler, ligèylé, aider a. tra- 
vailler. Ajouté a un verbe qua- 
liifieatif, ee suffixe lé fait en- 
tendre que le sujet a, non en 
lui-même, mais dans les objets 
auxquels ont fait allusion, la 
qualité exprimée par le radieal. 
Bâh, être bon, bâhlé avoir 
quelque ehose de bon. Bâhlê nâ 
i dôm, il a des enfants bons. 
Ajouté aux verbes neutres, il 
signifie que le sujet posséde ou 
subit dans un autre objet le 
fait exprime par le radieal. jRè'r 
périr, être perdu. Rèrlé nâ pa- 
k(L il a son eouteau perdu, il 
a perdu son eouteau. 

LÈB, v.n. devoir ee que ll'on 
a emprunté, avoir des dettes. 
— ib., dette, emprunt dû. 

LEB, d., fable, eonte, fietion. 
■ — ,v.t. raeohter une fable. 

LÈBAL, v. t. raeonter une fa- 
ble pour quelqu'un. 

LÈBAL, LÈBLÉ, v.t. prêter, 
donner a . erédit. Lèbal s'em- 
ploie pour les eas partieuliers 



tandis que lèblé se dit de 
quelqu'un qui a prôtô plusieurs. 
ehoses ou a plusieurs personnes 
Lèbal ma fuk'i derem, prête-. 
moi dix gourdes (5o franes). 
Lèblé nâ fu nèke, j'ai prêté 
de tout eôté. 

LEBALEP, g. Y. Hasavân. 

LÊBÂTU, b., parabole, pro^ 
verbe, sentenee, figure, eom- 
paraison. Lôlu lebâtu' volof bâ, 
eela est un proverbe volof. 
— v.n. dire une parabole, par- 
ler p a r p rove rbe . 

iLEBATUKAT, b., qui parle 
par proverbe. 

LEBÈR, d, hippopotame. 

LÈBKAT, b., débiteur. 

LÊBKÂT, b., eonteur de fa. 
bles. 

LÈBLÉKÂT, b., prêteur. 

LÈBLO, v. t. rendre débiteur. 

LÈBLO, v. t. faire raco>nter- 
une fable. 

LEBLU, v. t. faire raeonte" 
une fable povir soi. 

LEB-O.N, LEB-SEiN, expres- 
sion pour proposer une fable. 
On répond pour aeeepter : Lep-r 
on. Le fabuliste poursuit : Am 
on nâ fi. R. Dân riâ am. La fa- 
ble se termine toujours en ees 
termes : Fi la Léb dohé tabi 'tâ 
gêt, e'est iei que la fable a pas- 
sé pour aller tomber a lla mer. 
On ajoute, bakân bu ko deka 
fôn tabi aldanâ, eelui qui la 
flairera le premier ira au eiel. 

LEBU, Lébou, indigène volof 
habitant ]'extrémité du Cap- 
Yert et le littoral jusqu'au Cap 
de Naze. — b., langage des Lé- 
bous. 

LED, v. n. badiner, faire le 
badin, être dissipé, ' léger, es* 



LED 



: 7 8 - 



LÈK 



piègle, étourdi. — b., dissipa- 
tion, légèreté. 

LED, v. n. ètre entortillé, en 
parlant de fil on de fieelle. Au 
fig. être impliqué dans des af- 
faires désagréables et diffieiles. 

LEDAL, v. t. rendre badin, lé- 
ger, dissiper, s'entortiller, s'em- 
pêtrer, faire tpmber dans un 
guèpier. 

LÊDANTI, v. t., déehiffrer. 

LÉDÉMLÉDÈM, v. n. mareher 
avee fierté. 

LEDKÂT b., badin, espiègle. 

LEDLÉ, v. t. avoir de quoi 
s'inquiéter, être dans l'inquié- 
tude. — g., inquiétude. 

LEF 1., ehose, objet, affaire. 
Lef li, eette ehose, eet objet. Lej 
angu tu, il y a quelque ehose 
lâ-dessous, il s'y trouve quelque 
diffieulté. 

LEFIN v., petite ehose, petit 
objet, evpression que l'on subs- 
titue 'â un nom que l'on ne se 
rappelle pas au moment mê- 
me. — , v. h. le mot ehose ver- 
balisé, expression provisoire dont 
on se sert en attendant le véri- 
table terme du verbe qui n'est 
pas présent a la mémoire. 

LEF (K) b., lieu oû il'on dé- 
pose le mil avant de le mettre 
en grenier. Syn. Dâg (S) b., 
Dandâ (L) b. 

LÉFOK, être léger, étourdi. 
Syn. Sifok. 

LEG 1., lapin, lièvre. Leg lu 
digèn, base. 

LEGÈT /b., eieatriee, balafre. 
Tèg i legèt, balafrer. 

LÈGI, LÊ, adv. maintenant, 
a présent, aetuellement, il n'y 
a qu'un instant ; bientôt, tan- 
tôt, ineessiimment. Môm lâ di 
dèf legi, e'est ee que tu fais ae- 



tuellement. Dar nâ filé lêgi, il 
a passé iei il y a un instant, 
L'ègi ma ifiubi, je vais m'en re- 
tourner bientôt a la maison. 

LÈGILÊGI, adv. sur-le-ehamp 
a présent même, a l'instant, 
tout de suite. 

LÈGLÉG, adv. souvent, a tout 
moment, fréquemment, de 
temps en temps. 

LÈH, b., joue. Borom-lèh yu 
né gab. homme joufflu. 

LÊH, LlH, v. n. être moite. 

LEHAL, LIHAL, LÈHLO, LlH- 
LO, v. t. humeeter un peu, ren- 
dre moite. 

LEHAY, LIHAY b., moiteur. 

LÈKA, v. t. manger. Kây lè- 
kâ, viens manger. Hif <nâ lôl, 
may ma ma lèkâ, j'ai grand 
faim, donne-moi â manger. Lè- 
kâ hèk, violer une vierge. Lekâ 
ngén, se parjurer. Lèkâ bê 
sûr, manger â satiété. Lèkâ bu 
nêh, faire bonne ehère. Kay 
lèka, viens manger. Si on 
ne veut pas aeeepter, on répond 
toujours sûr nâ, je n'ai pas 
faim, je suis rassasié. — h. t 
manger, mandueation. 

iLÈKADI, LÈKARI, v. n. man- 
ger peu, ne pas manger. Sahlê- 
di, lèkâdi, véradi, tôl bu mu am, 
dugup du tâ am, n'avoir rien 
qui germe, ne pas manffer, 
n'être pas guéri, ne donne pas 
de mil au ohamp que l'on a. 
jours amis. (Prov. Vol) Lel ah 

LÈKAKÂT b., mangeur. Lè- 
kâkât ab ngén, homme par- 
jure. 

LÈKALÉ, v. t. aider â man- 
ger, tenir eompagnie â table. 
— b., (Oonvive, eommensal. 
LEKÂLÉ, v. t. manger une eho- 
se avee une autre, manger en 



LÈK 



LEM 



même temps qu'une autre eho- 
se se passe. 

'LÈKÂLÈKÂLU, v. n. faire 
semblant de manger. 

LÈKÂLO, v. t. faire manger. 

LÈKANTÉ, v. rée. s'entre- 
manger. 

LÈKET ib., grande ea'llebasse. 
Lèkèt i mafi, lèkèi âg moflu, 
grande eallebasse pour travaililer 
le eouseous. 

LÈKHI. v. n. être eonvales- 
eent. 

LÈKIT v., reste de manger. 

LÈKUKAY b., salle â man- 
ger, endroit oû l'on mange. 

iLELb., bicoque, eabane, mau- 
vaise ease dans les ehamps de 
mil pour s'y reposer et s'y met- 
tre â l'abn. — ib. , ease des eir- 
eoneis 011 ils habiteut jusqu'a 
ieur guérison. Nâ bokâ lel, dèf 
pu di andâ bè môs, ceux qui 
ont habité la même guérite a- 
près leur eireoneision sont tou- 
jours amis. (Prov. Vol) Lel âb 
Jètal, ehien du fusil. 

LEL ! interj- excIamation 
supplieatoire : je vous en sup- 
plie, je t'en eonjure ! Lêl, baal 
ma. je t'en prie, pardonne- 
moi. 

LEL, v. t. eapturer, dépréder 
dévaster, faire une invasion, 
une razzia, s'emparer d'un 
troupeau de boeufs, ete. â (la 
fa^on des soldats du pays. — 
h., butin, eapture, dépréda 
tion, razzia. 

LELEG s., matin Eleg ta leleg, 
demain matin. 

LELI, v. t. aller eapturer ou 
'faire des razzias. 

LÈLI, v. t. rogner au des- 
sus, enlever la surfaee en eou- 
pant. 



LÊLIT v., rognure. 

LELKAT b., pillard de trou- 
peau. 

LÈM g., miel. Ku begâ lèm, 
némén yemibâ, qui veut du 
miel ne doit pas eraindre les 
abeilles. (Prov Vol.) Lèm <u go- 
lo. V. Tên télémân. — m., ea- 
vité dans oertains arbres, oû 
l'on eonserve de I'eau de pluie 
bonne a boire. 

LEM, v. t. plier, mettre en 
plis, rouler, fouler le mil en 
le mettant au grenier. Syn. Sa- 
da, dègâ dugup. 

LEM, v. t. entourer, faire 
un enelos. 

LEMA, adj. adv. entier, en- 
tière, entièrement. S'emploSe 
eomme il suit : Mbûru um le- 
ma, pain ontier. Rag um lemâ, 
boeuf tout entiei. 

LEMAL, v. t. plier pour quel- 
qu'un. 

LÈMAL, v. t. faire un en- 
elos pour quelqu'vm. 

LÊMAR b., lamentin, erava- 
ehe de peau de lamentin, ou 
de la verge du breuf désséehée 

LEMBk, LAMBÂ, v. n. être 
eourbé. 

LEMBAL, LEMBALO, v. t. 
eourber, plier, rendre eourbe. 

LEMBAY b., eourbure. 

LEMDÉRI, v. n. être insou- 
eiant, indifférent, étourdi. - b., 
insoueianee, indifférenee, étour- 
derie. 

LÉMÈLÉMÈ g. V. Lautân. 

LEMES, LAMAS, v. t. atta- 
eher, envelopper, empaquete»r 
plusieurs ehoses ensemble. 

'LEMESU. v. n. être eomplè- 
tement eouVert de manière que 
rien ne paraisse plus. Natal bâ 



LÈM 



— 180 



LÈV 



'lemesu na, la statue est eom- 
plètement oouverte. 

LÈMI, v. t dépher, dérouler, 
déployer. développer 

iLÊMlKU, v. p. être dépMé, 
déroulé, se déplier, se déployer. 

LÈMILO, 'v. t. faire déplier, 
faire dêployer. 

LEMLÊMI, v. n., mareher 
n o neh aJ a m m e n t . 

LÊMLO v. t. faire faire un 
enolos. 

LÈMLO, v. t. faire plier. 

LÊMU, v. p. être plié, se 
plier. Dân di lèmu nâ, Je ser- 
pent s'est plié. 

LÉMU, v. t. enehanter, ehar- 
'mer, bénir a la faeon des ma- 
rabouts. Lemul sumâ tôl, ndah 
mu baré dugup, bénis mon 
ehamp, afin eju'il produise 
beaueoup de mil 

iLÊN, pron. pers. dér. de Lâ, 
Li, Lu. 

LÈN, pron. pers. dér. de La, 
Li, Lu. 

LÈNÂ, adj. et pron. num. dér. 
de Lâ, Li Lu. 

LENDÂ g., toile d'araignée. 

LENDÂ, LENDÉ, LÈNDÉ, v. 
n. être bourbeuse, en parlant 
de l'eau. iSyn. Nah. 

LEMDEM g., obseurité, té- 
nèbres. Tâv u lendem, premier 
jour après la pleine lune. Vêr 
vi tâvu nâ lendem, la lune a 
le premier jour de l'obseurité. 
— , v. n. être obseur, ténè- 
breux, sombre. Lendem nâ ke- 
rûs, lendem nâ taras, lendem 
nâ hut, e'est très sombre. 

LENDEMAL, v. t. obseureir, 
assombrir. 

LÈNDIM b., homme a taille 
fine, fluét, svelte et bien fait. 



LÈNÈN, adj. ind. dér. de L8, 
Li. Lu. 

LÈNGÉ V. Hel. 

LÈNGÉ (M.) V. Bondé. 

LENTÂ, v. n. être ineonnu, 
ineertain, mystérieux. 

LÈNTÂ b., bouehée, becquée, 
ee que peut eontenir la bou- 
ehe ou le ibee. Syn. Log. 

iLENTÂ b., maladie vénérien- 
ne. 

LEP, v. n., être strident. 
Bât âm défâ lep, il a une voix 
stridente. 

LÉPÂ, adj. ind. dér. de La, 
Li. Lu. 

LEPÂLEPÂ b., papillon Lepâ- 
lep'u gudi b., phalène. 

LEP-ON, V. Léb Sèn. 

LER g., lumière, elarté. - — , 
v. n. ètre brillant, lumineux, 
éelairé, elair, luire, resplendir. 
Lêr nâ mélah, e'est très bril- 
lant. 

LERAL, LÊRLO. v. t. éelai- 
rer, illuminer, éelaireir. 

LÊRALAY b., illumination, 
éelairage. 

LÉRAN g., saleté qui se dé- 
pose dans la pipe. 

LÊRÂNU v. t. friser, effleu- 
rer. 

LÈRAV b., lamentin, Syn. 
Galâr. 

LÊRAY b., elarté. © 

LERÉ, SÊDE (S) b., marteau. 

ILÊRLU, v. réf. s'illuminer, 
s'éelairer. 

LÈRU. v. n., eotoyer. 

LÈTA, v. t. tresser des mèohes 
de oheveux. — , g., tresse dè 
cheveux. 

LÈTU, v, réf. se faire tresser 
les cheveux. 

LÈV, v. n. appartenir â., 
être â. Lef li lèv nâ ma dom, 






LÈV 



— x8i 



LIM 



eette ehose m'appartient parfai- 
lement. Alal du lèvul, bien qui 
n'a pas de maitre. 

LÈY, v. n. être doux, man- 
suet,' affable, ealme, paisible, 
tranquille. — , lèvay b., dou- 
eeur, aménité, suayité. 

LEV, v. n. être pointu, aigu. 

LÈVADI, LÉVARI, v. n. a- 
voir des manières brusques, 
étre inhumain. 

LÈYAL, v. t. rendre doux, 
ealmer. 

LFA AL, LÊVLO, v. t. ren- 
dre pointu. 

LÉVAN g., fieus que l'on 
trouve sur le 'bord des eaux. 

LÈVANSIL (F) b., Evangile. 

LÈVAT, LÈVÈT, -v. n. être 
'lnsipide, n'être pas salé ; être 
paisible, en parlant d'un hom- 
me. 

LÈVU, v. t. porter dans les 
foras. 

LI, adj. déf. et rel., pron. 
rel. V. Lâ, Li, Lu. 

LIBET, LIBOT, v. n. avoir la 
fièvre. Syn. Fêbâr, — . — , d., 
fièvre. 

LIDAKU, LIDÉKU, LIDIKU, 
v. n. ifiler en parlant de subs- 
tanees liquides et gluantes, 
être gluant. 

LIGÈY b., travail, ouvrage, 
oe^upation, labeur, tâehe, be- 
sogne, manoeuvre excessive. Bo- 
kâ ligèy, avoir Ie meme ouvra- 
ge, être eollaborateur. Baré li- 
gbry, avoir beaueoup d'ouvra- 
ge, être très-oeeupé. N>akâ li- 
gèy, manquer d'ouvrage, être 
dans d'inaetion. — , v. n. tra- 
vailler. Ligèy bè menatul, li- 
gèy be' dê', travailler a n'en 
pouvoir plus. — , v. n. être oe- 
eupé. 



LIGÈYADI, LIGÈYARI, v. n. 

travail'ler peu, ne pas travail- 
ler. 

LIGÈYAL, v. t. travailler 
pour qu'elqu'un. 

LIGÈYÂN, v. n. faire le mé- 
tier de travailler, avoir l'habi- 
tude de travailller. 

LIGÈYANDO, v. t. et n. tra- 
vailler ensemble, eoopérer. 

UIGEYANKAT b., manoeuvre, 
ouvrier, joumalier. 

ILIGÈYIN v., faeon, manière 
de travailller. 

LIGÈYKÂT b., travailileur 
ho.mme laborieuv, artisan. 

UIGÈYLÉ, v. t. aider â tra- 
vaiiier. 

LIGÈYLÔ, v. t. faire travail- 
ler. 

LIGÊTLU, v. t. faire travail- 
ler pour soi. 

LIGEYUKAY b., laboratoire, 
atelier. ouvroir, endroit oû l'on 
travaille, outil pour travailler. 

ILlH, V. Leh et ^e« dérives. 

LIHAY V. Lêhay. 

LTHLO V. Lehal. 

LfLÉ, adj. et pron. elém. dér. 
de Lâ, Li, Lu. Syn. Liséy (L). 

iLI'M, v.t. additionner, eomp 
ter, ealeuler. 

LIMBÂ g. fougère qu'on ren- 
eontre parfois sous les palmiers 
â huile, dans ll'eau bourbeuse, 
au-dessus de laquelle elle for- 
me un tapis de verdure très 
curieux. 

UIMBO, LAMBO, v. n., s'ha- 
biller, avee une eertaine élé- 
ganee. 

LIiMBO, v. t., mettre quel- 
que ehose dans une ealebasse 
remplie d'eau, qu'on porte sur 
la tète, pour empèeher l'eau 
ile verser. 

7 



LIM 



LOG 



LIMONG, eitron, eitronnier. 

.LINÂKU, LINIKU, v. ip. être 
déeouvert, se déeouvrir. 

LINDÈR, LLNGÈR b., titre 
qu'on donnait autrefois a ,la 
mère du roi régnant, dans le 
Cayor et le Saloum. 

LINDIL d., Evangile, nom 
employé par les mahométans. 

LINI, LANAR, v. t. déplier, 
déeharger un pannier pour voir 
ee qu'il y a au fond. 

LINKAN, LINKAY b>, eire 
brute. Syn. Ndab. 

IJNONG g., oignon,- éehalo- 
te. Syn. Soblé. Linong u buki, 
petit oignon a fleurs blanehes 
fines eomme de la dentelle. On 
le regarde eomme vénéneux. 
Syn. Tondnt, dor mbôtâ. 

LlR g., piéton, qui marehe ou 
eourt â la suite d'un eavalier, 
guerrier qui va â la guerre 
sans eheval. 

LIR BU TOY, enfant nouvel- 
lement né. Dôy u Ur fou toy, 
vagissement. 

'LIROY b., eanard sauvage. 

LIRU, v. n. mareher ou eou- 
rir a pied a la suite d'un ea- 
valier, être fantassin. 

fLtSÈY (L), II., ehose. Syn. 
Lilé. 

iLIT g, ehalumeau, pipeau, 
espèee de d'lageolet ai ane'he. — , 
v. n. ,jouer du ehallumeau. 

LITÂ g., iloto g. petite piro- 
gue. 

LITIN 1., oiseau de proie, bu- 
se ou f^'père d'èpervier. Syn. 
Dolonker, Téli. 

LtTKÂT b., joueur de eha- 
lumeau. 

LlV, v. n. faire froid, avoir 
froid. Liv nd lèy, il fait froid 



aujourd'hui. Liv nâ, j'ai froid. 
— b., froid. 

ILIVLIVLU, v. n. faire sem- 
blant d'avoir froid. 

LIVLÔ, v. t. rendre ifroid. 

LO v., boeuf-porteur. 

Lû, eontr. p. lu nga. Lô vah? 
que dis-tu ? Hamu-ma lô bega, 
je ne sais pas ee que tu veux. 
Lô gudâ-guda, tahtil nga fiiè- 
mêii, quelque long que tu sois, 
tu n'es pas pour eela eoura- 
geux. 

ILO, suff. qui donne aux ver- 
bes aetitfs le sens de faire faire 
l'aetion. Ligèy, travailler, ligèy- 
lô, faire travailler. Ajouté aux 
verbes qualificatiifs ou neutres, 
il les rend aetifs et exprime l'i- 
dée de produire la qua!lité ou 
l'aetion signifiées par le radi- 
eal. Bâh, être bon, bâhlô, ren- 
dre bon. Mèr, être en eolère, 
mèrlô, mettre en eolère. 

LOB, LOBK, v. t. rouler une 
eorde ou autre ehose sembla- 
ble, la ramasser, l'arranger. 

(LOBAL, LOBÉL, v. t. rouiler 
une ehose pour quelqu'un. 

LODO, partie nord de St.- 
Louis. 

LODO g., loro g., fieus dont 
les jeunes branehes sont don- 
nées a manger aux Iiestiaf|\. 
II en eviste plusieurs variétés 'a 
feui>lles plus ou moins grandes. 

LOG 1)., bouehée, ee epie l'on 
met ou eaehe dans la houehe,, 
becquée qu'un oisé.lu donne a 
ses petits. Syn. Lumpd. -^-, v. 
t. mettre, eaeher quelque eliose 
dans la bouehe. Sâtu ku ko log, 
yabi, da.mpd, quiconque eaehe 
un rasoir dans sa bouehe, le 



LOG 



— i83 — 



LOR 



eraehera, et se fera masser. 
j (Prov. Vol.) 

LOGA, iLOGU, LÔGALÊ, LO- 
*GULÉ, (L) même que Lôlâ, Lô- 
lu, Lôlâlé, Lvlule. 

LOH, v. n. tretnbler, fris- 
somner. — b., tremblement. 

LOHÂ, bdt bu - parole â elou- 
ble sens. 

iLOHARBI, v. n. ramasser avee 
Ja langue.ee qui est dans la 
bouehe, ou avee le doigt soit 
-dans la bouehe soit' dans un 
troû. 

'LOHBANDU, v. t. se dit de 
la imère qui prend 1'e.nfant sur 
le bras pour le (faire têier. 

/LOH I DIB se dit des person- 
nes qui ont des taehes blanehes 
sur lles inains et qui, réputée? 
malheureuses en oe inonde, s* 
ront heureuses dans l'autre. 

LOHKAT b., trembleur. 

LOHLO, v. t. faire trémbbr. 

LOHLOHI, v. n. grelotter. — 
h., friss.on, tremblement de 
l'roid . 

LOHO b.. bras, main. Loh âl 
loho, artieulation entre la main 
et l'avant-bras Loho lu nu géb, 
poing. Loho'nèn, inaetion, oi- 
siveté. Déki ioho'nên, rester 
sans rien faire. Boram-bèna 
l&io, manehot. Bû sa loho $ê- 
kê, \nga dèfaral ma nangam, 
quand tu n'aurâs pas d'ooeu- 
pation, tu me tferas telle ehose. 
Sumâ loho dapâ na, je suis oe- 
eupé., Doihofi, bènû bâram iei ; 
lâ ta dès, tâlal m loho la, pour 
Indiquer il ne faut qu'un doigt; 
les autres doigts e'est pour ten- 
dre la main (pour demander). 
(Prov. VoL) 

LOKA b. grande antilôrje. 



iLOKAT, v. t. détruire les 
poux et les punaises. 

LOKI, v. n. eourir au plus 
fort, en parlant d'un eavalier. 

LOL, adv. beaueoup, eonsidé- 
rablement, ardemment, très, 
eertainement, sans doute, e'est 
très-bien. 

LOLÂ, LÔLALÉ, adj. et pron. 
dem. dér. de Lâ, Li, Lu. 

LO.LI b., automne. 

LOLÔ b., jeu. 

(LÔLÔ, eontr. p. lôlu a. Lôlô 
tah, e'est pourquoi, e'est ee qui 
fait que. 

LOLU, LOLULÉ, adj. et pron. 
dém. dér. de Lâ, Li, Lu. 

LOM b., gourde eneore verte 
avee Ia>quelle on fait les ealebas- 
ses. Syn. Yombti. 

LONGARI (F) b., longue-vue, 
iunette d'approehe. 

LONKÂ, v. t. aoeroeher enla- 
eer . 

LONKA, LONKU, LONKUKAY 
b., gaffe, eroe, eroehet. 

LONKAL, v. t. aeeroeher pour 
quelqu'un. 

ILONKALO, v. t. faire aeero- 
eher, faire enlaeer. 

LONKANTÉ, LONKO, v. rée. 
être enlaeé réciproquement, s'at- 
taeher par ehainons. 

ILONKARNI, v. t., déeroeher. 

LONKARNIKU, v. n., être dé- 
eroehé. 

LONKÉ, iv. t. attaeher avee. 

LONKU, v. p. être aeeroehé, 
enlaeé. 

LONKUKÂY, LONKU b., ero- 
ehet, eroe. 

LONONG (F) b., oignon. II ob 
i lonông, poireau. 

LOR v., salive, eraehat. $u 
èmul i lor du-^nii mêhanda 



LOR 



— i84 



LUG 



sanguf ceux dont la salive n'est 
pas égale ne mettront pas dans 
la bouehe la même quantité de 
farine (de mil) (Prov. Lov.). 

LOR, v. t. eauser du domma- 
ge, porter perte, préjudiee. 

LORU, v. p. subir une perte, 
un préjudiee. — , v. n. mourir 

iLÔS v., nuque. Lôs vu bidan- 
ti, tortieolis. 

LÔT d., fruit appelé Nèv, 
mais avant qu'il soit mûr. On 
en fâit une espèee de glue de 
même nom do-nt on enduit les 
lignes â pèeher. 

LÔT, v. n., être d'une santé 
délieate. 

LOTÂ, v. t. enduire ou eirer 
une ligne â péeher avee du lôt. 

LOTÂ, v. n. être fatigué, ae- 
eablé, llas, affaissé. 

LOTAL, LOTÂLO, v. t. fati- 
guer, lasser, affaisser. 

LOTAY b., .fatigue, épuise- 
ment, lassitude. 

ILOTO g., petite pirogue, na- 
eelle. 

LOY m., ehat-huant Syn. 
If-argéd. 

LOYOH, v. n., être faible. 

LU, sûff. qui, ajouté â un 
verbe lui donne le sens de faire 
faire poûr soi. Ligèy, tra^aililer, 
ligèyln, faire travailler pour soi. 
Ajouté a un verbe redoublé, il 
donne le sens de faire s.em- 
blant. Dôy, pleurer, dôydôylu, 
faire serriblant de pleurer. 

LU, eonj. bien que, quoique, 
en dépit, loin de, malgré, avoir 
he.ui, ete. Lu ko hol âm ba<n 
ban, qu<>IIe que soit sa répu- 
gnan^e. Lu nn ko édâ édu, en 
dépit des avertissements. Lu mu 
bon bon di nâ ko sopâ môs, 



bien qu'il soit méehant, je l'ai- 
merai toujours. 

LU, adj. défi. et r«J. interr. 
V. Lâ, Li. Lu.' 

LU b., muet. Lamén « lû a 
gen laméft u fènkât, la lan- 
gue d'un muet vaut mieux que 
eelle d'un menteur. — b., mu- 
tisme. — , v. n. être muet. 

(LUBÂ v., espèoe de poisson. 

UUBU, v. n. être brusque, 
emporté, effronté, impertinent. 

LUBUTÈ g., effronterie. 

LUBULO, v. t. rendre tètu. 

LUDU. v. n. mettre le doigt 
dans la bouehe pour provoquer 
le vomissement. 

LUF, LUTUF, v. n. s'emb©ur- 
ber, s'empêtrer. 

ILUFLO, LUTUFLO, v. t. em- 
bourber. 

LUGÂ, faire les eérémonies 
des marabouts pour arrêter l'etf- 
fet du venin reeu par 3a mor- 
sure d'un serpent. 

.LUGÂKÂT b.,'homme qui fait 
ees eérémonies. 

LUGAL, v. t. faire ees eérémo- 
nies pour quelqu'un . 

iLUGÂLÉ, v. t. aider â faire 
ees eérémonies. 

LUGÂLO, v. t. faire faire ees 
eérémonies. 

LUGÂLU, v. réf. faire faire 
ees eérémonies pour soi. ^ 

LUGALUGÂLU, v. n. faire 
semblant ' de faire ees eéré'mo- 
nie^. 

LUGÂ\N, v. t. fâire profession 
de pratiquer ees eérémonies. 

LUGANDO, v. t. faire ees eé- 
rémonies ensemble. 

•LUGÂNKÂT b., qui fait pro- 
fession de pratiquer ce« eéré- 
monies. 



LUGAT, v. t., ehereher une 
ehose tombée dans l'eau. 

LUGUT g., vernonia dont 'les 
feuille* peuvent servir â faire 
une tisane ifébrifuge. Le lugut 
um Valo est un ilaiteron qu'on 
appel/le aussi homhom u dêh 
ou ■fbahali. 

LUHA b., gros ver qu'on 
trouve dans le fumier. 

LUHÂTJ, v. t. arraeher, tirer. 
Luhâti bet, arraeher les yeux. 

LUHU, v. )i., eouvrir ses nu- 
dités. 

LUHUS, v. a. et n. eseamoter, 
faires des l'aroes, faire 'le ehar- 
latan. — g., eseamotage, faree. 

LUHUSKÂT b., eseamoteur, 
faroeur, baladin, soreier. 

LUKAT, v. n. alier ensem- 
ble dans 'la forêt pour faire la 
ehasse. 

LUL, eontr. pour lu dul. 
LUMBÂ v., grumeau de sang. 



LUMOLUM g., easse indigè- 
nè donnant une tige de deux 
mètres environ avee une belle 
grappe de tleurs jaunes. 

LUMPÂ b. , bouehée, ee que 
l'on peut mettre ou eaeher dans 
la bouehe, Syn. Log. — , v. t. 
mettre ou eaeher dans ia bou- 
ehe. 

.LUNKÂ, v. n. ètre eourbe, 
anguileux, sinueux, tortu. 

LUNKAL, LUNKÂLO, v. t. 
eourber, rendre tortu, angu- 
leux. 

LUNKÂTÉ, v. n. être eour- 
bes, en iparlant de plusieurs eho- 
ses. 

LUNKAY £>., eourbure. 

LUPÂ b., euisee, gigot, jam- 
bon. 

LUTÂ b., nombril. Syn. Hu- 
tâ. 

LUTI TUN, faire la moue. 

iLUTUF, V. LUF. 

LUY (L) m., V. Lâlo. 






M 



M, douzième lettre de l'alphabet volof, garde toujours le son 
naturel qu'il a en frangais et ne devient jamais nasal après les 
voyelles. Devant B et P au eommeneement des mots, M est un 
simple signe orthographique pour indiquer la nasalité de ees 
deux eonsonnes. M se prononee par expiration et par aspiration : 
ma, am. 



M 

M, eonsonne initiale de l'ad- 
jeetif défini. Elle s'emploie avee 
les noms personnel?, avee la 
plupart des noms primltifs eom- 
menfant par m, mb, mp. Eille 
aeeompagne aussi beaueoup de 
noms usuels eommeneant par 
d'autres lettres, et beaueoup de 
noms propres. Man milê moi 
(qui suis iei), Pol 'milé, Paul 
(qui èst iei), malu mi, ie riz ; 
mburta mi, l'agneau, mput mi, 
la gorge, ndoh \mi, l'eau, at mi, 
l'année. nah mi, l'herbe, tutû 
irii, la lèvre. 

M, préfixe qui v ajouté a un 
verbe eommeneant par : b, f, p, 
donne un substanlif. Bâl, par- 
donner, \mbâl, pardon. Fô, 
jouer. \mpô, jeu. Pès, souffle- 
ter, mpès, soufflet. 

'M, pour am, pron. poss. adv. 
interr., eonj. 

'M, pour âm, im, um, adj. 
indéf. et eonj. 

MÂ, MI MU, adj. déf. le, la 
Ndoh ma, l'eau (lâ) ; Ndoh mi, 
l'eau (iei) ; Ndoh mu, l'eau 



MAL 

(iei ou la. 'la dist^nee étant in- 
déterminée). — , — , — , adj. rel. 
qui que. MbiAdâ mâ nga ma 
yoné, l'éerit que tu m'as en- 
voyé. Ndoh rjiâ nô tnln, l'eau 
que nous buvons. — . — , — , 
pron. rel. le^ue 1 ], laquelle. 

MA, 'pron. pers. rég. rae, a 
moi. Sopâ na rha, il m'aime. 
May ma, donne-moi. 

IMA, pron. pers. suj. de la 
voix nég. en général, et de 
quelques modes de la voix affir. 
Dèfu-ma ko, je ne l'ai point 
fait. Bây ba ma sopâ, le père 
que j'aime. 

iMÂ, s'emploie dans quelqu^| 
temps du passé pour ma, je. 

iMÂ, pour ma di, dans quel- 
ques temps du présent et du 
futur. 

MÂ, ipour rrva a, sujet du ano- 
de subjonetif ; e'est moi qui. 

MÂ, pour ma a, ma â, mâ y a. 

MAL, MIL, MLL, pour mo, 
mi, m.u quand ils sont sujet 
et qu'M y a anipbibologie. 



iMU 



- 187 



MAG 



,MU, 'pron. poss. de 'la 3 e pers. 
nvee un nom. Mû'bûr bâ, ee- 
lui du roi. 

M/ÂLÉ, MILE,MULE, adj.dém. 
et rel. ee, eette. — , — , — , 
pron. dém. et rel. eelui-ei, eel- 
le-ei, eelui-lâ, eelle-la, qui, que ; 
lequeil, Iaquelle. 

iMOMA, MOMU, adj. dém. 
(forme plus expressive que la 
préeédente) ee, eette. — pron. 
dém. eehii-la, eela. 

— , — , pron. dém. eelui-la, 
eelle-la, eela. 

MOMALÉ, MÔMULÉ, adj. dém. 
(forme plus expressive eneore 
que la préeédente) ee, eette. 

MAN ? adj. et pro>n. interr. 
quel, quelle ? lequel, laquelHe? 
Man mpèhé ? quel moyen ? 

iME'NÂ, adj. et pron. num. 
un, une. Yané nâ In mânâ mpi~ 
tâ, je t'ai envoyé un oiseau. 

MÈNJÊ.N, adj. et pron. indéf. 
un autre, une autre. 

MÉPA, pron. indéf. tout, 
toute, entier, entière. 

iMAS, MOS, pron. poss. Smna 
mos, le mien ; sa mos, lte tien ; 
mos âm, le sien ; sunu mos, 
le nôtre ; sen imos, le vôtre ; 
sèn mos, 'le ileur. 

MA, ipron. de la ière pers. V. 
afan. 

MABA, v. n. s'éerouler, s'é- 
bouler, erouler, s'affaisser en 
parlant de terrain et de mai- 
sons. — b., éboulement, éerou- 
lement, affaissement. 

MABAHÂ g., navet sauvage. 

MABAHAR, b., pie. 

iMABAL, MABALO, v. t. faire 
éerouler. 

'MABIT g., éboTilis. 



MÂBO b., griot ou bouffon 
qui ehante en s'aeeompagnant 
de lla guitare du pays. 

MAD, v. n. faire l'exercioe 
militaire, parade des soldats. 

MADA, MEDA b., hymne des 
mahométans, 

MADA m., peiit mil â barbe. 
Syn Sano. 

'MADA g. liane â eaoutehoue 
dont le porl, les fleurs et les 
fruits ont beaueoup d'analo- 
gie avee ceux du tol. Le fruit 
eependant est plus gros, a une 
éeoree plus épaisse, rugueuse, 
la pulpe intérieure est agréa- 
ble, rafraiehissante ; les fleurs 
sentent bon. Le eaoutehoue 
qu'on en retire est de quailité 
très inférieure. 

MÂDLÔ, v. t. faire faire la 
parade ou l'exercice aux soldats. 

MAÉ, Y. May. 

MAENTA (L) b., fruit indi- 
gène. 

MAF b., espèee de vautour. 

MAFAR m., léopard 011 pan- 
thère. — m, 5 espèee de paille. 

MAFNÉNDU, v. n. aller a 
eheval sans se'lle. 

MAG b., a?né. Suirjâ mug, 
mon frère ou oousin ainé, ma 
soeur ou eousine ainée. Bây bu 
mag, frère ainé du père. Ndèy 
du nvig, s«ieur ainée de ta mè- 
re Deker bu mag, frère ainé du 
mari par rapport â la femme. 
Dabar du meog, soeur ainée de 
la femme par rapport aU mari. 
Anm sa imvg ak >sa raka ? oû 
est ton f'rère ainé et ton eadet ? 
— b., adulte, vieillard, an- 
eien, grand, puissant daris un 
royaume, homme grave et im,- 
portant. Bût u mag dèfa gudâ 



MAG 



MAM 



lâ alâ, nandé du tâ fanân, la 
parole des aneiens s'anuitera 
aux ohamps, mais n'y passera 
pas la nuit. (Prov. Vol.) 

MAGA, v. n. eroitre, devenir 
grand, grandir, être grand, 
vieillir, être plus âgé que. Du 
yâ ko niag, âm? N'es-tu pas 
plus agé que lui? D'èt, magu 
ma ko, mô ma magâ, non, je 
ne suis pas pus âgé que lui, 
e'est lui qui est pus âgé que 
moi. Votul nah mu bon„ mi ti 
sa tôl, l'ègi <m\u vnagâ, prends 
garde & ees mauvaises herbes 
qui sont dans ton ohamp, bien- 
tôt elles seront grandes. Magâ 
bopii, être ambitieux. 

MAGADÂ, ,le Dieu fort, puis- 
sant. Gette expression n'est em- 
ployée que par les mahomé- 
tans érudits. 

MAGADAY, v. n., tomber en 
enfanee. 

MAGADAY b., dent de sagesse. 

IMAGAL, MAGALO, v. t. agran- 
dir, rendre grand, exalier, glo- 
rifier. — b., agrandissement, 
glorifieation. — — , v. t. ren- 
dre une femme eneeinte. 

MAGALÉ, v. n., être vieillot. 

MAGAY b., grandeur. 

(MAGKT, v. n. vieilllir, être 
antique. — b., vieil'lard. 

'MAGÈTAY b., vieillesse, an- 
eienneté. 

(MAGUM LOLU, bien plus. 

MAH, v. n., maeonner. 

(MAH v., grande fourmi blan- 
ohâtre qui élève des tas de ter- 
re et qui dévore le bois. 

IMÂH, v. n. etre usé en par- 
lant d'objets tranehants ou 
pointus. 



MAHTUMÉ m., -porte-feuille 
rempli de grigris. 

MAKA, v. n. être bouehé. 
Syn. Saka, Fatâ. 

MAKA, la Mèoque. 

'MAKA m . , ohapeau . 

MAKANDÉ m., mais, blé de 
Turquie. Syn Mbohâ. 

'MAKHA, v. t. fronder, lan- 
eer la fronde. — b., fronde. 

MALÂKA <m., ange. Malâkâ 
mu bâh, bon ange. Malâkâ mu 
bon, mauvais ange, démon. Kê- 
lif'u malâkâ yâ, arehange. — 
m., monstre. 

MALAN ni., MANÂN m., pa 
gne. 

iMALAN :m., homme édenté. 
— , v. n. être édenté. Syn. Mé- 
mail. 

MALASTIKU, v. n. V. Mélas- 
tiku. 

MÂLÂTAR (F) b., mulâtre. 

MALAO b., menuisier du 
pays, faisani les mortiers â pi- 
ler et divers vases en bois. 

MALÉKUM SALAM (A), (pour 
alékum salam, avee vous la 
paix), réponse au salut des ma- 
rabauts : Salam alékum (4a paix 
avee vous). 

Mx\.LO m., riz. MâJo'nâr i tin, 
pilau. Syn. Têb (K). 

DMALU, v. n. être grave, sé- 
rieux. — b., gravité d'une pej'- 
sonne. 

MÂM m., a'ieul, a'ieule, grand- 
père, grand-mère. — y., aneê- 
tres de temps immémorial. 

MÂM U KOR, mois de l'an- 
née mahométane. 

MAMA (F) maman. 

MAMA, v. n. prendre le mors 
aux dents en parlant des ehe- 
vaux,un navire qui ne veut pas 



MAM 



— 189 



MAN 



se laisser gouverner, diriger. 
Gâl gu di mama, navire qui 
n'obéit pas au gouvernail. 

MAMÂ, v. n. rnême que 
Bamba. 

MAMARNl, mamarnât, ma- 
marnala, mamarnèl, mamarnèl- 
nalât, mamuné, aneêtres tout- 
a fait reeulés. 

MAMÂT m., bisa'ieul, aneêtre. 
Mamât i bây, aneêtres pater- 
nells. Mamât i ndèy, aneêtres 
maternels. 

MAMÔ m., petit sentier traeé 
par iles animaux. 

MAMPATA g., grand et bel 
arbre très rameux donnant des 
fruits ronds dont la ehair a 
une saveur douee et agréable. 

MAN m., moi. Man a, man 
la, e'est moi. Man lâ ko may, 
e'est â moi qu'il l'a donné. 
Man ndè, loe interj. pour moi, 
quant a moi. 

MAN, adj. et pron. interr. dér 
de Mâ, Mi, Mu. 

MÂN, v. t. V. Men. 

iMAN g. Y. Kan g. 

MANA g., souehe d'une fa- 
mille. 

MAM, M.ANÉ v.,. fourmi 
noire de moyenne grandeur qui 
nfe sort que la nuit, mord les 
^ommes, attaque quelqueifois 
en masse les animaux domes- 
tiques et les fait mourir. 

iMANÂN, MALÂ'N, MINAN m., 
pagne. 

MANDÂ, v. n., être trouba- 
dour, l'aire le troubadour. 

iMANDAHÂ, v. t. estimer, 
évnluer. Syn. Apa. 

MANDAHÂKAT h., estirna- 
teur. 

MANDAKÂT b., troubadour 



IMANDAL m., perles enfilées 
suspendues aux eheveuv. 

MANDAL, v. t. donner une 
chiquenaude. Syn. Fétah, Muna. 

MANDARGÂ m., signe, mar- 
que, signall, présage, témoin. 

iMANDI, v. t. être ivre, s'e- 
nivrer, être désaltéré, avoir bu 
jusqu'a satiété même de l'eau. 
Nân bè mandi, boire a s'eni- 
vrer. Nebu nân, mandi fêm, 
boire en eaehette sera dévoilé 
par l'ivresse. — g., enivrement, 
ivresse, excès dans le boire. 

MANDIKÂT b., soûlard, ivro- 
gne. 

MANDILO, v. t. enivrer, ren- 
dre ivre, griser. 

MANDIMANDI g., ivrognerie. 

(MANDIMANDILU, v. n. faire 
semblant d'être ivre. 

MANDLNG m., désert, pays 
inhabité. 

MANDITÉ g., enivrement, 
ivresse. Rêslô mandité, désoû- 
ler, faire passer l'ivresse. 

MÂNDU, v. n. être retenu, 
eonvenable, bièn rangé, se bien 
eonduire, se posséder, se gou- 
verner. Mându nâ yaram, il 
est ehaste, pudique. — g., re- 
tenue, earaetère ealme, Mându'g 
yaram, ehasteté, pudieité. 

MÂNÉ, MBNÉ, v. t. être d'ae- 
eord, s'aeeorder, sympathiser, 
s'arranger, vivre en bonne in- 
telligenee. Bokâ ndèy du tah 
mâné, avoir la même mère 
n'est pas une raison que les en- 
fants soient toujours d'aeeord 
entre eux. (Prov. Vol.) 

MÂNÊDL MÂNÊRL v. n. 
être en désaeeord. 

MÂiNÉLO, v. t. aeeorder, met- 
tre d'aeeord, réeoneilier. 



MAN 



— 190 — 



MAS 



■MANGA, MANGÊ, eontr. pour , 
mangi a, mangi di. 

MANGA, v. n. errer. vaguer, 
être nomade, errant, vagabond. 

MANGAKÂT b., vagabond, er- 
rant, nomade. 

\MANGALE MANGILÉ, MAN- 
GÔGU (L), me voiei. 

MANGALÉ, MANGO g., man- 
guier, arbre fruitier. — b., 
mangue, fruit. 

MANGI, pour >man angi, ma 
angi, me voiei. V. Anga, Angi, 
Angu. 

MANGLÉ g., mangli g., man- 
glier. 

. (MANHA, v. t. boire avee un 
ehalumeau. 

1MÂ.NI1N v., V. Menin v. 

MANKÔ, v. rée. eonvenir 
d'une ohose entre ip'iusieurs per- 
sonnes. — b., eonvention entre 
plusieurs personnes pour une 
affaire. 

IMANORÉ m., aventure, ex- 
ploit, haut fait. 

MAR, v. t. léeher. 

MAR, v. n. avoir soif, être al 
téré. Mar nâ ndoh, j'ai soif 
d'eau, ij© idésire boire de l'eau. 
Mar \nâ mpôn. j'ai besoin d'une 
prise de tabae. — m., soif. 

MAR, v. n. être réooneilié, 
raeeammodé, s'aeoommoder, se 
réeoneilier, rentrer en paix avee 
quelqu'un, se ealmer, s'apaiser, 
se ifléehir. — b., aeeommode- 
ment, réeoneiliation. 

'MARAH d., erépuseule. 

MARALÉ, MARALÉ, MARLÉ, 
MARLÔ, v. t. aeoorder, mettre 
d'aeeord, réeoneilier, paeifier, 
s'entre-mettre, fléehir, apaiser. 
— , — , — , b., réeoneiliation, 
aeeom modemen t. 



.MARÂLÉKAT MARALÉKAT, 
MARLÉKÂT b., eoneiliateur, 
paeifieateur, médiateur. 

IMARAMLUSLUS m. eolibri. 

MÂRANTÉ, v. rée. s'entrelé- 
eher, se léeher réciproquement. 

MARAT (F) m., muraitlle. 
mur. 

IMARATU v. t., léeher. 

MARIÂMA, n. pr. Marie. Ma- 
riamâ Hêk bu sèlâ bâ, la sain- 
te* Vierge Marie. 

MÂRLO, v. t. faire léeher. 

MARLÔ, v. t. donner soif, al- 
térer. 

MARNENT, V. Mèrnènt. 

MÂRU, v. réf. se léeher.' 

MAS, MES, v. e. s'emploie 
pour eonstater qu'un fait a eu 
lieu au moins une fois, ou n'a 
pas eu l'ieu dti tout dans une 
époque indéterminée du temps 
passé. Mâs nâ ko dèf, je l'ai fait 
(au moins une fois). Mâsu ma 
kô dèf, je ne l'ai jamais fait. 

MAiS g., eompagnon d'âge, du 
même age, eondieiple. Nit di na 
and'ak morom âm, té du mâs 
âm, on se ehoisit un eamarade 
parmi ses semblables, quoiqu'iI 
ne soit pas du même âge. 
(Prov. Vol.) 

MASÂ, MASAYÔ ! interj. pou^ 
exprimer la eompassion pour 
quelqu'un qui s'est fait du 
mal et même pour soi. Masâ 
man ! que je suis a plaindre ! 
Masâ yov ! j'ai pitié de toi ! 

MASALA b., parole qui porte 
;\ réfléehir. 

MASÂLÉ, MASALÉ, v. t. éga- 
liser, niveler, aplanir, unir, po- 
lir. 

MASAR g., ehamelle. 



MAS 



191 — 



MAY 



MÂSÉ b., eonlemporain. — , 
v. n. èire égalisé, aplani, uni, 
n'iyélé. 

MASÉ, adv. eomme, aussi, â 
plus forte raison. Yangé sot, 
masê man mi di fârâl â sot, tu 
as le rhume, a plus forte rai- 
son moi qui y suis sujet. 

MASÉMA ! interj., malheur 
a. Maséma y'èn, nit >ftu bon ! 
malheur â vous, hommes mau- 
vais ! 

MASIDADÂR, MUSIDADÂR 
m., anteehrist. 

MASIU m., Messie. 

MASKA m., point-voyelle dans 
l'éeriture arabe. 

MASLÂIM m., plaisanterie, pa- 
role comique, faree. 

MASLÂiMÉ, v. t. plaisanter, 
dire des paroles comiques. 

MASLÂNÉKAT b., homme 
plaisant, fareeur, qui fait rire. 

MÂT, MET, v. n. être par- 
fait, aeeompli, fini, aehevé, 
eomplet, être digne de. Yalla 
mat nû topa, Dieu mérite qu'on 
le serve. Bakar mât nû sib, le 
peehé est digne de haine. Yalla 
di Nhèl mu mat â mât, Dieu 
est un esprit infiniment par- 
fait. Matul, mâtu ko, eela n'en 
vaut pas la peine. Lôlu rnatul â 
y<ah, ce>la n'a pas besoin d'être 
elit. V. Met. 

MÂT, MOT, v. t. mâeher en 
sueanfj eomme du pain de singe 
ou du tamarin. 

MATÂ m., bois a brû'lêr. — 
m., punaise. Bor'om lal â ham 
mat'am, ehaeun eonnait ses pei- 
nes. 

MÂTÂ. (K), n. num. qtia- 
rante. Syn. Nanèt-Fukâ. 

MATÂ. v. t. mordre. 



MATA, MATU v. n., êtrè d;tns 
les douleurs de l'enf^itenK-nt. 
Sumâ dabar défâ matâ, ma fem- 
me est dans les douleurs de 
l'enfantenient. 

MATA, AIATU b., dou'leur de 
l'eafaatemerit. 

MATA m., sae servaûit de me- 
sure. 

MATADI. MÂTARl, v. n. être 
imparl'ait, ineomplet. 

MÂTAL, MÂTALI, MOTALI, 
MÂTLÔ, v. t finir, aeheyer, 
parfaire. perfeetionner, aeeom- 
plir, terminer. 

MÂTALI. MOTALI b., aeeom- 
plissement, lehèvement, termi- 
naison. 

MATALIKÂT, MOTALIKAT b. 
exécuteur, qui aehève, qui per- 
feetionne. 

MATALIK5*, MOTALIKU, v. p. 
être fini, aellevé, perfeetiome, 
aeeompli. 

MATALÔ, v. t. faire mordre 

MATA-MATA g., morsure, pi- 
qû;e. 

MATANKOY v., espèee de per- 
ee-oreille. Syn. Dog'u dalèfi. 

MATATU V. Matu. 

MATAY b., penfeetion. 

MATU v. pr. se mordre les 
doigts de dépit, de eodère. 

MAV (né), loe. adv. Gêt gd'n- 
gé né mav, la mer s'étend in- 
définimenL 

MAVA b., tortue dont la 
eliair est bonrie â manger.. Syn. 
Hang. 

MAY, v. t. donner gratuite- 
ment, ifaire un présent, aeeor- 
der, gratii'ier, permetlre. *'"v 
dôlé, animer, donner de l'aeti- 
vité, ooni'ortei-. Dono du gerem 
kèn, gâv h d'è a ko may, l'lu'ri- 



M\Y 



— 192 — 



MBA 



tier ne remereie personne, e'est 
une mort prompte qui le grati- 
l'ie. (Prov. VoL) May sa bopâ, 
s'arroger. 

MAYAL, v. t. donner pour 
quelqu'un. 

MAYÉ, MAÉ g., don, présent, 
eadeau, offrande, gratifieation. 

MAYLÉ, v. t., aider â donner. 

MAYLÔ, v. t. faire donner. 

MAYMAYDO m., eaiman. Syn. 
Dasik. 

MAYMAYLU, v. t. faire sem- 
blant de donner. 

MBÂ, MBÂT, MBATÉ, MBIT, 
eonj. ou, ou bien, soit. Lul 
7nbâté, sinoh, si ee n'est. 

MBA m., lioenoe, permission, 
.délivranoe, relâehement d'un 
prisonnier. Dér. de Ba. 

(MBAAL, MBÂL m., pardon, 
rémission, grâce7 délivranee, 
amnistie. Dér. de Ba. 

MBAB, v. t. pêoher les pois- 
sons preâque â see avee des. pa- 
niers, ramasser des poissons 
éehoués. 

MBABÂ, v. n., devenir inutile. 

MBÂBAL,v.t.,mème que Bâbal. 

MBÂBUKA, MBÂMBUHI, mê- 
me que Bâbuki. 

MBADA m., ±11 qui termine 
la trame du tisserand. 

MBADA m., eouverture de 
laine ou de eoton. 

MBADAT g. V. Heh 

MBAÈL m., rel'aehe, eongé 
vaeanee. Dér. de Ba. 

MBAFNGU V. Darngu. 

MBAG 'b., ealebasse ou seau 
pour puiser de l'eau dans un 
puits. 

MBAGA m., épaule, Mbag'i 
fas, garrot. 

MBAIIA g., panse des ani- 
maux autres que ies volatiles. 



MBAIIAL m., bouilli. Dér. 
de Bah. 
MBAHANA, MBAHANÉ m., 

m., bonnet. Mbahanâ du fèk'é 
ây'u borom âm, le bonnet ne 
voit pas la erise de son maitre. 
(Prov. A^ol) Su mbahané dôn 
ndn yôr, kèn du <ko sol, si le 
bonnet buvait la eervelle, per- 
sonne ne s'en eoifferait. (Prov. 
Vol.) Gavar gu di daval fas am, 
'mbahanê'm vodâ té dotu kô for? 
Dung'um mpitâ mu di nav. 
Quel eavalier eourant au galop 
laisse tomber son bonnet sans 
avoir le teimps de le ramasser ? 
L'oiseau qui en volant laisse 
tomber une plume (Enig. vol.) 

MBAHAR g., poltron. Dér. âe 
Bahad, de Bâh. — b., poltron- 
nerie. 

MBAIIAY g., même que Bâ- 
hây, de Bâh. 

MBAHÈL g., vertu, bonté 
Dér. de Bâh. 

MiBAK (L) m., lézard. 

MBAKALAKA b., mollusque 
du genre des poroeilaines. 

iMBAL m., drôle, vaurien. 

MBÂL, mème que Mbaah 

MBÂiL m., grand filet, seine. 
— , v. t. pêeher avee le grand 
filet. 

MBALA (L) m., ipetit filet â 
pêeher. 

MBÂLI, v. t. aller pêeher 
avee le grand filet. 

MBALKÂ m., abreuvoir, au- 
ge, erèehe. 

MBÂM m., pore, eoehon, âne. 
Mbâni jnu digèn, truie. Mbâ- 
m'alâ, pore sauvage, sanglier. 
M>bâm u Lavbé, âne, baudet. 
Mbâm mâ, su vèhé, matâ, dèf 
nâ hêh u bdy <am, l'âne, qui 
donne des c»ups de pieds et 



MBÂ 



— 19 3 — 



MBA 



mord, fait le métier de son pè- 
re. (Prov. \o\.) — m., brouette, 
ehariot, voiture, braneard. 
Mbâm u kânu, affût. 

MBÂM-SEF m., âhe, baudet. 
Dôm u mbâm-sef, mbâm-sef mu 
dav, ânon. Mbâm-sef u alâ, ona- 
gre. Su mopâ dôn ratâ lâh, fbu 
ô mbâm-sef, si e'était avee les 
oreilles que ,1'on dut étendre 
la bouillie isur les bords du 
vase, il faudrait appeler l'âne 
(Prov. Vol.) 

MBAMBA, rnême que Bam\ba. 

MBAMBUL m., Mbambulân 
m., creux, abirne sans fond. 

M6AN m., haine, inimitié, 
animosité, aversion, antipathie, 
résistanee, refus. Mbân'rêtu, 
mban u tûb, impénitenee. Dér 
de Ban. — m., ennemi, adver- 
saire. 

MBANA m., bae, pont de ba 
teaux. 

MBANDÂ m., balasôe, jarre 
ou grande eruehe en terre euite. 

MBASEL g., inimitié, éloi- 
gnement, aversion. Dér. de Ban. 

MBANGIR, V. Bangir. 

MBANIK m., lait aigre et 
non éerémé. 

MBÂNIT m., petit lait. 

iMBANKA m., maladie des en- 
f^nts a la mamelle, eonsistant 
en douleurs dans le nombril 
qui a été mal soigné. 

M13ANKANA'(L), Mhanké, V. 
Mbenkanâ. 

MBANÔ g., petit buisson tou- 
jours vert. Les indigènes en 
mangent les fruits. 

MBAP, MBAPARAL (né), loe. 
v., rester aeeroupi par paresse. 

MBAPBAP b., ehaloupe.eanot. 

MBAR g. ifoule. 



MBÂR g., h\bne. Syn. Buki. 

MBÂR, MBARATU, v. n. glis- 
ser, êlre glissant. Môme que 
Bar. 

MBÂR m., hangar, tente, abri 
eontre le vent ou le soleil. Asa- 
man mô di bûr u mbâr, le fir- 
mament est le roi des han- 
gars. Mbâr u bet, paupière 
Mhâr u mbota, ehampignon. — 
m., fourreau, étui. 

MBAR ? eonj. interr. est-ee 
que. Mbâr di nga tuki ? est-ee 
que tu vas voyager ? Mfoâr da- 
ma nga am ? est-ee que tu as 
la paix ? te portes-tu bien ? 

MBARAMU, v. pr. se faire 
tresser les cheveux. 

MBAR-DAM ! interj. bah I 
terme d'impatienee, de surpri- 
se. 

MBARÉ m., MBARTUL m., 
sentier ie long d'un eôteau ou 
sur le penehant d'une eolline. 

MBARHANTÉ b., eheval mou- 
eheté. 

MBARAGA m ., eau légère- 
ment saumâtre. 

MBARTALU, v. n. deseendre 
le penehant d'une eolline. 

MBAS ! interj., e.vprimant 
l'irnpatienee, la eoière. 

MBAS, MBOS m., épidémie. 

MBAT, MBÂTÉ, eonj. V. Mbâ 

MBATAR g., arbuste reeon- 
naissable a ses gousses ressem- 
blant a des ifeuilles très sèehes. 
Syn. Samba téné. 

M'BATU b., petite eallebasse. 
Sô mbatû'ndâ dek'on tâ sakhâ, 
dêhtil, si dès le eommeneement 
on s'était servi de ila petite eal- 
lebasse pour puiser au grenier, 
il ne serait jamais épuisé. (Prov. 
Vol.) 



MBÂ 



— i 9 4 — 



MBE 



MBÂV g. , aboiement. Dér. 
de Bflu. 

MBÂVAL, V. Bâval. 

MBAY g., renoneiation, aban- 
don, délaissement. Dér. de Ba. 

MBÂY m., V. Bbéy. 

MBA-YALLA g., affranehis- 
sement gratuit d'un esolave. 

M'BAYLO g. V. Felerlay. 

M'BÈ ! interj. eomment ! 

MBÈB, NGÊB, v. n., ne rien 
dire, garder le silenee. 

MBÊB b., appâts ppur les pois- 
sons. 

MBÊBAL, v. t. mettre un ap- 
pâts. 

MBÉBÉTU, V. Mbéréhhu. 

MBÈDÂ m., rue. Mbèd'âm 
gêt, quai sur le bord de la mer. 

MBÉF, v. 11. japper, aboyer 
eomme les petits ehiens. 

MBÉG, v. n. ètre eontent, 30- 
yeux. Même que Bég. — ., eon- 
tentement, joie. Nakâmbég, être 
méeontent. 

MBÈ'G m., bouele de cheveux 
tréssés derrière l'oreiHe ; si- 
gne de la maternité. 

MBEGEL g., volonté, désir, 
envie. 

•MBEII m., plaisir, divertisse- 
rnent, lantaisie, volupté, sen- 
sualité. Baré mbéh, être sen- 
suel. Bega mbéh, être avide de 
plaisirs sensuels. 

MBEH, MBÊIIAL, MBÊHU- 
KAY. V. Bêh. bêhal, bêhukay. 
MBÊH m., eau de mer. 

MBÊH in., serpent eourt, bi- 
garré, vénimeux. 

MBEKÂ, v. t. eosser, donner 
des eoups 'de tète, des eoups de 
eornes. 



MBEKÂNEG b., MBEKÂNEGAY 

b., servioe, ét'at de serviteur, 
ministère. Dér. de Bekânèg. 

IMBBKANTÉ, v. rée. s'entre- 
heurter iête eontre tête, eorne 
eontre eorne, se eosser. Du-fiu 
tèkhalé nâr i nag yu mbekanté, 
on ne sépare pas deux boeufs 
qui se eossent. (Prov. Vol.) 

MBÉLÂR m., hirondelle. Syn. 
Kalêrbei. 

MBELlR, v. n., broder, ajou- 
ter â un .réeit des eiroonstan- 
ees inventées. Da nga belir, vâ 
di, tu brodes, mon eher. 

MBEMBÂ, MBOMBÂ m., épi 
de gros mil. — , v. t. égrainer 
avee Ies doigts un épi de gros- 
mil. 

MBEMBAN m., espèee d'an- 
guil'le a long 'bee. 

MBEMBU, v. réf. égniiner 
un épi de gros mil pour soi. 

.MPÉMPKN, V. Bémpèn. 

MBÉMUR m., eoneeption. Dér 
de Bémnr. 

iMBÈN, v. tl donner un souf- 
flet du revers de la main. 

MBENÂ m., débordement de 
la mer oû d'une rivière. Dér. 
de B&nâ. 

MBÈNDUM g., easse â tiges- 
rigides et eassantes. 

MBENKANÂ, MBANKAN^, 

MBAKANTA, MBANKÈ b.. ba- 
leine. 

MBENU m., débordement ^de 
la mer ou d'une rivière. 

MBER m., pus. 

MiBER m., V. Ber. 

MBÉR m., belette. 

MBEREH, v. t., abattre les ti- 
ges de mil après avoir eoupè 
les épis. 



MBÉ 



[$5 



MBI 



MBÉRÉHTU, MBÉRÉHU, MBE- 
MÉTU, mbéréhtukat, V. /?éré- 
h u . 

MBEREM m., rôt, rôti. 

MBERENGAL m., poulie. Dér. 
de Bereng. 

MBERES,BRES, interj. de dé- 
dain, d'horreur, fi done ! 

MBERFÉRÈN (dânu). Y. Ber- 
férên. 

MBBRMBÔF g., eueurbitaeée 
sauvage. Le mbermbôf i haid 
donne un petit fruit rond, rou- 
ge, on en mâ'nge les feuilles 
et le fruit est vermtfuge. Le 
mbermbôf i golo est une autre 
variété. 

MBERTU m., Y. Mburtu. 

MBÈRU m., eouverelle d# la 
forme du layu (van). 

•MBERU g., urine. Dér. de 
Bêru. 

MBES (L) m., hippopotame. 

MBES m., lait doux, premier 
lait que donne une vaehe qui 
vient de mettre bas 

MBÈT. v. t. souffleter, don- 
ner un soufflet. Syn. Pès. — m., 
soufflet. Dôr mbèt, appliquer 
iin soufflet. Syn. Mpès. 

MBETÂ m., gueule-ttvpée gri- 
s^, iguane blanehâtre. 
iMBETÈNTÂN m., eauehemar. 

MBETO m., soleil de septem- 
bre et d'oetobre, Irbs mauvais 
pour les Européenvi. 

IMBÈY, MBÂY m., eulture, 
agrieulture, tabour. Dér. de 
Béy. 

MBÈY d, mbèydilé g., verbé- 
naeée eommune au iSénégall ; 
ses branehes mointent droit â 
partir du trone. 



'MBEYT rn., danse bouffonne 
— , v. n., danser le mbéyt — ! 
interj. V. Béyt. 

'MBID m., espèee de boisson. 

'MBI'LÂ m., grosse biehe rou- 
geatre et sans raie. 

MBILIP m., flûte. Les indi- 
gènes donnent aussi ee nom a 
l'harmonium et â l'orgue. Syn. 
Lit. — , v. n. jouer de la flûte. 
flûte. 

MBILOR g., ar"buste rameus, 
épineux, fleurs grandes, gous- 
ses linéaires. 

MBILOR m. V. Mbit. 

MBIN m., grimaee de dédain. 
Dér. de Bifi. 

MBINDÂ m., éeriture, éerit, 
eréation en parlant de Dieu. 
Bbind'u adunâ, eréation de l'u- 
nivers. Dér. ,de Binda. 

MBINDAFUN m. , eréature, 
être eréé, genre humain. Dér. 
de Bindâ. 

MBtNDÈF m., eréature. Dér. 
de Bindâ. 

IMBIR m., espédient. Vâ dilé, 
borom mbir lâ, eet homme est 
fertile en expédients. 

MBIRIT g., étoile du matin, 
point du jour. Mibirit gâ fèha 
nh, fadar dâ har na, l'étoile du 
matin est levée, l'aurore eom- 
menee a iparaitre. Dér. de Bir 

MBISKIT (F) m., biseuit. 

MBIT m., V. Mita. 

MBIT, eonj. Y. Mbâ. 

MBIT, MBITAH m., lien fait 
avee la nervure des feuilles de 
rondier pour les eases et entou- 
rages. 3yn. His. — m., gland 
en franges. 

. iM-BITÂ m., mitâ m., riz euit 
sans assaisonnement. 

M B T T I R A, MBITAIITÂN, 



MBI 



[96 — 



MBU 



MBITAHÂN m., frange d'un 
vêtement, bordure d'une robe. 

MBOHÂ m., mais. Syn. Ma- 
kandé. 

MBOHOS m., sae fait avee 
une peau entière de boeuf ou de 
veau. 

MBOKÂ m., parent, parente, 
eonfrère. Sumâ mbok'u bây. 
mon parent. ma parente par 
le père. Sumâ mbok'u ndèy, 
mon parent, ma parente par la 
mère. Bâdolâ, bu bané ligèy, 
banê'k mbok'âm, le pauvre, 
qui ne veut pas travail'ler, se 
brouille avee ?on parent (Prov. 
VoJ.j 

iMBOL m., épi de millet ou de 
mai's, — . v. t. égrainer un épi 
de mililet ou de mai's avee les 
doigts. V. Bôl. 

MBOLÂTÉ m., adjonetion. 
Dér. de Bôlé. 

MBOLÉ m., union, mélan- 
ge, allianee. Dér. de Bôlé. 

MBÔLO m,, réunion assem- 
blée, aggrégation, soeiété, eom- 
pagnie assoeiation, eongréga- 
tion. allianee. agglomération. 
Mbôlô'nit, troupe d'hommes. 
Mbôlô'magèt, mbôlô' dambûr. 
réunion de vieux ou notables. 

MBOLOH b., serofules, éerou 
ellles. Syn. Ngal. 
MBO'L,U m., Mbôgu m., eheval 
lirant sur le bleu. 

MBÔLU, v. t. égrainer pour 
soi un épi de millet. 

MBÔM m., assassinat. 

MBONIKÂ, MBUNIKÂ m., 
prépuee. Syn. Mb'êr u yaram. 

MBOBMBOR Y. Mbalhât. 

MBORTAN m., fleur du bao- 
bab. 



MBOS m., Y. Mbas. 
MBÛT m., eanerelat. Syn 
■kangkârang. 

MBOTÂ m., erapaûd, gre 
nouille. Mbot'a gen a begâ 
ndoh, vandé mu tangâ boku tâ, 
le erapaud aime beaueoup l'eau, 
mais non pas l'eau ehaude. 
(Prov. Vol.) Mbot'u gêt, arai- 
gnée de mer. Mbâr u mbota 
ehampignon. 

MBÔTAY g., assémblée de fa- 
mille, réunion, banquet, eom- 
pagnie, soeiété, sujets d'un roi. 
Dèf mbôtay, faire un festin, 
Dér. de Bôt. 

'MBOTÉ s., biquet, ehevreau. 

MBÔTU m. 'linge servant h 
tenir un enfant sur le dos. 

MBOY, v. n. errer dans les 
ehamps sans berger, en par- 
lant de troupeaux. 

MBOYAL, v. t. laisser er- 
rer les troupeaux sans berger 
dans les ehamps. 

MBOYO rn., yeht d'est, Hatf 
u mboyo, demGiselle, inseete 
volant au temps du vent d'est. 
— , faire du vent d'est. 

MBUBÂ m., bilouse, robe, ea- 
misole, ehemise. — m., four- 
reau d'un instrument ou d'une 
a rme . 

MBÛBIT v., balayure, ordufe. 
'Dér. de Bûb. 

MBUDAKÉ m., \. Murâke. m. 

MBUFAINU, v. pr., se eoueher 
sur le ventre. 

MBUGAL m., arrêt, eensure, 
suppliee. malheur, aeeident 
Dér. de Bugal. 

MBUGAL m.,. importanee, in- 
térèt, bienveillanee, eomplai- 
sanee. JSév bugal, ètre peu im- 



MBL 



[07 — 



MEL 



portant, frivole. Dér. de Bugâ 
ou Bega, 

MBUGAN g., espèpe de in;m- 
giier. — b., fruit de eet ar- 
hre que l'on mélange avee le 
eouseous. 

MBUL g., bel arbre qu'on 
laisse dans iles ohamps oomme 
ie badâ, paree qu'il ne gène 
pas ,les eultures ; après l'hiver- 
nage on eoupe ses jeunes bran- 
ehes pour les bestiaux. 

MBUM g., amaranthe dont on 
mange les feuilles en épinards 
ou e euites avee le eouseous. 
Mbûm bu gôT a des épines ; 
mbûm, bu digèn, ou, bu lévèt, 
n'en a pas. Le mbûm sehet, 
mbûm téré ou tahat est une 
liane. 

MBUMBANDA m., eolin-mail- 
lard, bandeau pour jouer a ee 
jeu. — , v. n. jouer a eolin- 
maillard, mettre un bandeau. 

MBTJNDU g.. arbuste Manehâ- 
tre, ressemblant un peu â un 
petit saule pleureur et que l'on 
reneontre souvent autour des 
terrains salés. 

MBURÂKÉ V. Mur.âké. 

MBURTU, MBERTU m., a- 
gneau. 

iMBÛRU m., pain. Su bidlv 
njik'on mbûru, baré ku fanân 
oili, si les étoiles étaient des 
pains, beaueoup de monde pas- 
seraient la nuit dehors. (Prov 
Vol.) Dér u mbûru, eroûte de 
pain. Lakâtkât u mbûru, bou- 
langer. Lakukay u mbûru, bou- 
langerie. 

MBÛiS m., outre, sae de peau 
dont les noirs se servent en vo- 
yage. Adanâ, inèt'â tê yobal : 
ab hamé, ab târ, ak mbûs, trois 



ehoses font les provisions de 
voyage sur la terre : des eon-. 
naissanees, un extérieur impo- 
sant, et un sae de voyage. 
(Prov. Vol.) 

MBUYMBUYÂjN m., eopoau, 
menu. 

'MÊB, v. n. pineer. Mêb tufl, 
pineer les lèvres 'Syn. képâ, 

MÊB, v. t. amoreer, mettre 
une amoree pour attrapper \e 
poisson. — b., appât, amoree, 
pour attraper le poisson. 

(MÊB. v. t. porter un malad© 
sur les bras. 

iMEB, v. t., menaeer kfisara 
gi dôn meb deka bâ, le mal- 
heur qui menaeait le village. 

MÈBÈT, v. n. avoir une es- 
péranee, avoir quelque ehose 
en vue. — m., espéranee. 
'MÉDA g., V. Madâ g. 
'MÉDA, v. n. mourir, périr v 
erever, en parlant d'animaux, 
— m., bête morte, eharogne. 
MEDA g., ehameau mâle, 
flNIÊH, v. t. mettre dans Ja 
bouehe des ehoses réduites en 
poudre, oomme tabae. eouseous, 
ete. — m., ibouehée de tabae on 
de eousoous. 
iMÊHAL v. n. hennir. 
(MÈK, MlK, adv. v. avee né 
Né mèk, se taire. Syn. iVé Ntè.. 
lâ. 
iMÊL (F) b., pierre a aiguiser, 
iMÈL, v. n. ressembler, sem« 
bler, être semblable â, analo- 
gue, pareil, être eomme. Mèl n& 
nâkâ dûné i dûsi di dam hol 
âm, e'est oomme si on lui per- 
eait le eoeur de mille glaives. 
Mèl ni, tmèl nâkâ, oomme, sem- 
blablement. Songâ nâ rna mèh 
nakâ ku mèr bu mèti, il s'esti 



MftL 



MÈN 



jjeté sur moi ooraime quelqu'un 
qui est ifort en eolère. Mâsu-mâ 
gis nit ku ni mèl, je n'ai ja- 
inais vu un homme semblaMè. 
Bu ni mèl, bu mèl nilé, bu 
mèl nônu, semhlablement, ain- 
si. 

MÈLAH b., éelair. — ', v. n. 
luire, briller, éelairer, resplen- 
dir, reluire, faire des éelairs. 

MÈLA.HLÔ, v. t. faire briller 
rendre brillant. luisant. 

iMÈLAL, MÈLLÔ, v. t. ssi- 
miler, rendre semblable. 

MÉIASTIKL, MA.LAST1KL, v. 
n. se léeher les lèvres avee la 
languè après avoii mangé quel- 
q*ue ohose de bon. 

MÉLENT, MÉL&NTÂN v, pe- 
tite fourmi noire qui mord. 

MÉLÈNTÂN U SÂFARA, ôtin- 
oelle. 

MÉLÈS (né) loe. v., disparai- 
tre soudainement. 

iMÈLHÈT b, éelair. — v. n. 
faire des éelairs. 

MÈLIN v., mode, manière d'ê- 
tre, iforme, apparenee. 

iMÈLMÈLÔ v. t. faire res- 
'sembler â. Mèlmèlô vurus, faire 
ressemhler â l'or. 

MÈLÔ v., teint, eouleur, for- 
me, image. ressemblanee, appa- 
renee. 

•MÊM, v. n. bêler. — g., bè- 
lement. 

MÉMAN, v. n. être édenté, 
iti'avoir pas de dents. <Syn. Ma- 
lail. 

IMÉMUNÂ g., eitronnier. — 
b., eitron, ilimon. 

MÊN m., lait des femmes. 

MÊN m, sève, sue, jus. 

(MJEN., MÂN v. t. pouvoir, 
'ètr* eapabl* de, savoir ou eon- 



naitre une seienee, un art, une 
langue, s'entendre a une ehose, 
prévaloir, avoir le dessus, l'em- 
porter sur. Aduna fièt'a tê gen: 
am a gen, men a gen, ham a 
gen, trois ehoses 'remportent 
sur la terre : avoir, pouvoir et 
savoir. (Prov. Vol.) Ban lô 
menul â vani darâ, rnô'k begâ 
èm, refuser ee que tu ne 
peux empêeher, pour l'effet 
e'est autant que de oonsentir. 
(Prov. Vol.j Men ngâ dèf lôlu ? 
peux-tu faire eela ? Vav, men 
nâ ko, oui, je le puis. Men nâ 
volof, je sais parller volof. Men 
nga sa katésismâ ? eonnais-ta 
ton eatéehisme ? Du-mâ la men 
âm ? ne suis-je pas plus fort 
que toi ? Yalla men nâ lu nèkâ, 
Dieu peut tout. Men nâ am, 
e'est possihle. Lôlu men nâ am, 
eela peut-être. Vah bè menatul, 
parler a n'en pouvoir plus. Lu 
menul â am, l'impossible. Lu 
fbu menul â gis, l'invisible. Lu 
kèn menul â gem, l'ineroyable. 

MÈNÂ, adj. et pron. num. 
Dér. de Mâ, Mi, Mu. 

MÉNÂ, v. n. oroitre, pous- 
ser, en parlant des plantes et 
des arbres. — , v. t. fruetifier, 
produire des iruits. Garap gu 
bâh, di nâ ménâ dôm yu oit.'j, 
un bon arbre produira de bons 
fruits. — b., fruit. 

MHNADI, MENARI, v. n. 
être impuissant, ineapahle. — , 
.— ' g., impuissanee, ineapaeité 

MÉNÂLO, v. t. faire produire 
des fruits. 

■MÉNÉT, v. n. bourgeonner, 
en parlant du fruit qui eom- 
menee â sortir de la fleur. — 
m., jeune pousse, jeune fruit. 



MÉG 



MÉT 



MÉNGÂ, v. n. omarehér diffi- 
eilement, pou\oir -d peine mar- 
eher par vieillesse. 

MBNIK m., métier, emploi. 
profession, état, eondition. 

,MENLÔ, v. t. faire pouvoir, 
rendre eapable. 

MEiNiMEN g., pouvoir, eapaei- 
té, rnoyen, savoir-faire. Baré 
menmen, se m.ê'Ièr de tout, être 
fertile en expédients. 

MENMENLU, v. n. faire sem- 
blant de pouvoir. 

MÈNTENG (né), loe. v., dis- 
paraitre eornplètement. 

MÈPÂ. adj. et pron. ind. Dér. 
de Mâ, Mi, Mu. 

MÈPÂ, adv. v. avee né. Gé- 
mên gu né mèpâ, bouehe qui 
n'a plus de dents. 

MEPÂ, v. n. se eouvrir la 
figure avee les deux mains. 

MER m., oolère, fâeherie, 
courroux. Sihal mèr, ealmer la 
eolère. Nêgal bè mèr am sih, 
attends que sa ooRère soit eal'- 
mée. — , v. n. être en oolère, 
se mettre en eolère, se 4'âeher, 
s'indigner, se eourroueer, être 
irrité. Gâv â mèr, se fâeher 
vite, être iraseible. 

'MÈRÂLÉ, v. n. ôtre un peu 
en eolère. 

^.MÈRANTE, v. rée. être fâ- 
ehé l'un eontre l'autre, se fâ- 
eher réciproquement. 

iMÈRÉ, v. t. être fâehé eontre 
quelqu'un. Bul ma mèré rvdè- 
gé lôlâ,, ne sois pas fâohé oon- 
tre moi a eause de eela 

(MiEREG, v. n. être rond, &phé 
rique. 

MEREGAL, MERGÈL, v. t. 
rendre rond, arrondir, faire un 
eerele. 



MEREGAY b., rondeur. 

MÉRÈT m., oiseau dont 1«. 
eri imite ee son. 

MERGÈL b., eerele. 

MÈRKÂT b., homme empor- 
té, eolère. 

MÈRLÔ, v. t. mettre en 00°. 
lère, irriter, eourroueer, jndi-. 
gner, faire fâeher. 

MERMÈRLU, v. t. faire sem*. 
blant de se mettre en oolère, 
d'être fâohé. 

MÉRNENT, MARNÈNT b,, 
grain de sable, grain de pous- 
sière. 

MÈRSO m., plomb de ehasse 

MES, V. Mas. 

MÉSÂ, (né) loe. v. dispâraU 
tre soudainement. 

MÉSARA, MISRA, Égypte. 

MÊSÈS, m., pou des poules, 
Syn. Gotot. 

MÉSIT, m. V. Mév. 

MESÔ, y., ies restes d'un re^. 
pas, desserte. 

'MET, MÂT, v.n., ee verbe 
prend plusieurs aeeeptions diif-. 
férèntes les unes des autres, 
Met \nâ fuk'i fan, il y a envi- 
ron dix jours. Met nâ sèy, il 
est en âge de se marier. Met 
nâ derem, il vaut cinq franes, 
Metu ko, il ne le vaut pas, 
Lef lu metul, une bagatelle. 
V. Mat. 

METÂ m., fourmilier ou ta^ 
manoir. 

META g., anus. 

IMÉTEL g., eouronne. Métêl 
u dèk, oouronne d'épine. - — , 
v. t. eouronner. 

MÉTÊNDI (méti, andi) v. n., 
faire mal eneore, être eneore, 
douloureux, pénible. Tangay 



MÉT 



MIT 



'bâ'ngè métêndi, la ehaleur est 
"eneore pénible. 

MÉTI, v. n. faire mal, faire 
souffrir, être douloureux, péni- 
ble, diffieile, dangereux, eoû- 
teux. Smnâ bopâ dèf ma méti, 
j'ai mal a la tête. Ntâno yu 
méti, souffranees douloureuses. 
N$è\g lu méti, prix é'levé, eher. 
■ — v., douleur, mal, souffran- 
ee, peine. Métit vu réy, vive 
douleur. 

MÉTO v., gros ver qu'on 
trouve sur les ehiens. 

MÉTU, v. n. faire du bruit 
avee la bouehe quand on est 
•en eolère. 

iMÉV, MÉSIT m., lait doux 
et frais. Samâkât san nâ may 
mév, vandé sanul â may selu, 
un iberger peut bien donner 
du lait doux, mais il ne peut 
■pas donner un veau. (Prov. 
Vo,l.) 

iMI, adj. déf. et rel. V. Mâ, 
Mi, Mu. 

MlK, V. Mèk. 

MlKÂR, v. n. être hypoerite, 
sournois, taeiturne, sombre, 
dissimulé. — m., hypoeris'ie, 
dissimulation. 

MIKÂRKÂT b., dissimula- 
teur, hypoerite. 

iMlM, v. t. désavouer, renier, 
nier, se défendre en justiee, 
nier oe qui est imputé. Syn. 
Védi. — g., désaveu, e renie- 
ment, négation. 

MlMKÂT b., renieur. 

'MlN, v. n. être habitué, ap- 
privoisé, s'habi'tuer, eonnaitre 
bien quelqu'un, être familier 
avee ilui. Min tâ r&v ma, être 
aoelimaté dans le pays. 
'MTNADI, MINARI, v. n. être 



déshabitué, ètre peu habitué, 
n'être pas habitué, se désha- 
bituer. 

MINAL, MINLO, v. t. habi- 
tuer, apprivoiser. 

■MINAN (L), V. Manân. 

iMl'NANTÉ, v. rée. sympathi- 
ser ensemble, réciproquemen,t. 
— b., sympathie mutuelle. 

MlNÉ, v. pr. être familia- 
risé avee. 

MINÈL g., usage, expérien- 
ee, pratique, habitude. 

MINGI, MINGILÉ, se dit sou- 
vent pour Mungi, rnungilé, le 
voiei. Dér. de Mu, pron. pers. 
et de Angi. 

OVIINLO, V. Minal. 

MlNLU, v. p. aeeoutumer 
pour soi, aedlimater pour soi. 

iMINMINLU," v. n. faire sem- 
blant de s'habituer, d'être habi- 
tué. 

MlR, v. n. être étourdi, a- 
voir des vertiges. — b., étour- 
dissement, vertige. 

;MlRLO, v. t. étourdir, don- 
ner des vertiges. 

MlS, v. n., être apprivoisé. 
Mbila milé mis nâ, eette bi- 
ehe est apprivoisée. Syn. Mvn. 

'MlSAL, v. t., apprivoiser. 

MISKIN m., pauvre, malhf.u 
reux, nécessiteux. 

MISLONG m., petit plomb â 
tirer, grenaille. 

MISRA, V. Mésara. 

MITÂ, MBIT m., mets sans 
assaisonnement. Malu mitâ, riz 
blane. 

iMITAL m., image, représen- 
tation, portrait, symbole, fi- 
gure, dessin, gravure, statue, 
tableau. Svn. Natal. — , v. t. 



MlV 



MÔM 



ifigurer, représenler, dessiner, 
peindre, seuLpter. 

JMlV m., boa. Syn. Yév. 

Mô, pour mu a, e'est lui 
qui, e'est elle qui. Mô \ko dèf, 
-e'est lui qui l'a fait. Du mô ma 
santâ ma vahal la ko ? n'es't- 
ee pas lui qui m'a ohargé de 
te le dire ? Mô di, e'est-a-dire. 
Mô tah, e'est ,pourquoi, aussi, 
conséquemment. 

iMÔ ! interj. interr. ah eâ ? 
eh b/ien ! oomiment ! Se plaee 
au eommenoement de la phra- 
se. 

MODÂ, v. t. avaler. Syn. 
Vonû. 

JVIOH, MOTOH, v. n. avaler 
des ehoses a manger sans mâ- 
eher. 

IMÔII, v. n. désenfler, se dé 
jenfler, être désenflé. 

MÔHAL, MOHLO, v. t. dé- 
senfler, faire désenfler. 

'MOHAM ! adv., soit ! 

MOHARNI, v. t. e tordre la 
main â quelqu'un, tordre et 
iduler avee lles mains les peaux 
dans la préparation du euir ; 
tordre le eou a un animal. 

MOHO g., variété peu pro- 
duetive de ootonnier. 

MOHON, v. t. froisser entre 
ses'^mains pour 'briser ou ré- 
duire en poudre. 

MOKÂ, v. n. être souple, 
mou, pilé, moulu, dooile, sou- 
mis, dompté, vaineu, attendri. 
■Sûf su mokâ, sable mouvant, 
terre mouvante. Mokâ kilip, 
être bien assoupli. 

IMOKAL, MOKALÔ, v. t. as- 
souplir, attendrir, amollir, bro- | 
yer, piler, moudre, dompter 
assujetir, soumettre, réprimer 



savoir bien ee que l'on a ap- 
pris, posséder bien une seien- 
ee, un art, se les rendre fa- 
miiiers. Mokal bè né ripetal, 
piler, moudre très-fin. Mokal 
bè né kilip, ou kâiap, bien as- 
souplir, éeraser, triturer. 

(MOKALKÂT b., broyeur, 
dompteur. 

MOKAY b., broiement, sou- 
plesse, tendreté, soumission, 
doeilité. 

MOL v., poulain. 

MOL m., bon pêeheur, pê- 
eheur de profession. 

MOLÂ g., herbe a fleurs 
blanohes dont on se sert pour 
purger les chevaux. 

iMOLU, v. t. maudire, faire 
des impréeations. — b., im- 
préeation, malédietion. 

iMOLUL, v. n. faire triste fi- 
gure pour eause de souffranee. 

.MÔLULO, v. t. faire maudi- 
re, ifairè . f airé des imipréeations. 

MÔM, n. pers., lui, elle. Môm 
a, m.ô'm lâ, e'est lui. Yakâru- 
ma darâ ti môm, je n'espère 
rien de lui. Môm lâ sopa, e'est 
lui que j'aime. 

iMÔM, v. t. posséder, avoir 
en propre. Tèré bi, mâ ko 
môm, ee livre, e'est moi qui le 
possède, e'est a moi qu'il ap- 
partient. Lu népâ môm, ee qui 
est publie, oommun, ee qui ap- 
partient â tout le monde. Môm 
bop'âm, être émaneipé, être 
m'aitre de sa personne. 

MÔMA, MÔMALÉ, adj. et 
pron. dém. dér. de Mâ, Mi, 
Mu. 

iMÔMAL, v. t. posséder pour 
qudlqu'un. 

MOMANDO, v. t. posséder 



MOM 



MOT 



plusieurs ensemble d'une mè- 
me ehose. 

MÔM ATI, v. t. posséder de 
nouveau. 

MOMÈF g., domaine, pos- 
session, propriété. 

iMÔMÈL g., nature, proprié- 
té d'un être, domaine, posses- 
sion. Kayor tâ mômèl u Da- 
mèi la bokâ, le Kayor i'ait par- 
tie des possessions du Damel. 

MOMKÂT ib., possesseur, mai- 
tre d'une ohose. 

(MOMLO, v, t. faire posséder. 

IMOMSI, v. t. venir posséder, 
entrer en possession. 

IMOMU, MOMULÉ, adj. et 
pron. dém. dér. de Mâ, Mi, 
Mu. 

MON, v. t. granuler le oous- 
eous. 

MONA, adv. pourtant, ee- 
pendant. 

MONOH, v. t. triturer, éera- 
ser pour réduire en poudre. 
— b., monohay b., tritura- 
tion. 

MONOHLÉ, v. t. aider a tri- 
turer. 

.MONOHLO, v. t. faire tritu- 
rer. 

\MONOHLU, v. t. faire tritu- 
rer pour soi. 

MONU* (lekèt u) eallebasse 
dans laquelle on granule le 
eouseous. 

'MOR, v. t. ehâtrer, eouper 
en partant de pore, de bélier, 
de boue et de ehien. — b., eas- 
tration en parlant de pore, de 
bélier, de boue et de ehien. 

MORÉ m., animal ehâtré; 

MORKAT b., ehâtreur. 

'MORLÉ m., abeès oû s'a- 



masse le pus et le sang oor- 
rompu. 

MOROM m., semblable, pa- 
reil, égal, proehain, autrui r 
oondisei'ple. Bul dèf sa mo~ 
rom lô begul nu dèf la ko, ne 
fais pas a autrui ee que tu ne 
voudrais pas qu'on te fit. Lul 
amul morom, ee qui est in- 
eomparable, sans pareil. Bu a- 
mul morom, ineomparable- 
ment. Digèn doyul â volu, ndé- 
gé lu mu la vah, vah ko sa mo- 
rom, la iemme ne mérite pas 
de oonfianee, ear ee qu'elle te- 
dit, elle le dit a ton semblable. 
(Prov. Vol.) 

iMOS, pron. pers. dér. de Mâ, 
Mi, Mu. 

MOS, v. t. goûter, tâter, es- 
sayer, expérimenter. Mos ko r 
goûte-ie. M'os \nâ ko, je l'ai 
goûté. 

iMOS. adv. toujours, eonstam- 
ment, perpétueliement, eonti- 
nuellement. sûrement, eertai- 
nement, en vérité, vraiment^ 
Degâ lâ môs, e'est très-vrai, je' 
vous assure. Môs bè môs, môs- 
â-môs, éternellement. 

\MOSLO, v. t. faire goûter 
faire essayer. 

iMOSMOSLU, v. n. faire sem- 
blant de goiiter, d'essayer.^ 

MOT, adv. v. avee né. Nê 
mot, partir vite. Mu \né mot 
véy, il partit vite et disparut. 

MOT, V. Mat. 

IMOTA, v. t. faire des passes 
avee la main sur la ohair de 
quelqu'un qui s'est foulé ou 
blessé un memibre, masser. 

MOTALI, v. t. retordre du 
fil. 

MOTAL.1, V. Mâtali, dér. de 



MOT 



— 2o3 



MPA 



Mut. Motalil li n.ga vah, aehève 
ta phrase, aehève ee que tu as 
eommeneé â dire. 

MOTO m., hanehe, aine. Syn. 
Pot. 

iMOTOHAL, v. t. amollir en 
pressant, eomme une orange. 

IMOY, v. t. dévier, manquer 
son eoup, son but, transgres- 
ser, enlreindre, désobéir, fail- 
lir, se détourner, se dérouter. 
Moy yôn, dévier du ehemin ; 
violer la religion, eommettre 
un pêehé. Moy lu bâh, devier 
du bien. Moy lu bon, éviter le 
mal. Moy kélifâ, manquer au 
supérieur, désobéir. — m., 
éeart, déviation, violation. 

MOYLO, v. t. faire dévier, 
faire manquer. 

MOYO, v. n., être étranger â, 
■n'avoir pas de rapport avee. 
Ntofèl u Yalla, défâ begâ mo- 
yô'k sopèl u adunâ gu nm 
men â don, l'amour de Dieu 
vèût etre étranger â ioute ai'- 
leetion terrestre. 

MOYTU, ,v. t. éviter, déeli- 
ner, âluder, esj^uiver, se garan- 
tir d'un danger. Nit ku bon 
diko mat nâ moytu, un hom- 
me de mauvaise eonduite doit 
être évité. 

WYTULO, v. t. faire éviter. 
faire esqijiver. 

AiPAD m., pansement, eure 
d'une inaladie. Dér. de Fad. 

MPADANKAT (fadân) b. qui 
Tait métier de soigner les ma- 
lades. Ce terme est presque 
loujours pris en mauvaise part. 

MPADU m., temipe. 

MPAH m., trou, ereuv, fos- 
se, fossé, abime, antre, eavité, 
Tourmilière dans la terre. Mpaih 



um rab, terrier, tanière. Mpah 
um bakân, narine. Dér. de 
Vahi. Syn. Kan. 

MPÂKA, PAKÂ MPOKÂ m., 
b., petit trone d'arbre eontre 
Iequel on heurte le pied, obs- 
taele, pierre d'aehoppement. 
Bakar u mpâkâ, péehé de 
seandale. V. Fakatal. — im., 
bouelier. — m., petit van eom- 
me le layu avee un trou au 
millieu, que les eireoneis se 
mettent devant la figure pour 
n'être pas vus et pour regar- 
der pendant leur séparation. 

MPAKATALU (dérivé de /a- 
kas) m. seandale. Mpakatalu 
'ho-y, pierre de seandale. 

MPAL rn., dignité, grade, dé- 
eoration, honneur. Haû mpal, 
priver d'un emploi, d'une di- 
gnité, d'un grade. Dér. de Fal. 

MPAL m., attention, oonsi- 
dération, estime. Baré mpâl, 
être plein d'attention. e Nahâ 
mpâl, ètre inattentil', malhon- 
nète, impoli, ne point faire at- 
tention auv bienséanees. Ak 
mpdl, avee attention, attenfi- 
vement. Dèf mpâl ti lef, met- 
tre son attention dans une eho- 
se, y être attentif. Dér. de 
Fâlé. 

MPALAH b., nuque. Matâ 
nga sa mpalah, tu as mordu 
ta.nuque. (Prov. Yol.) 

MPAiNA m., PANA b., oous- 
eous trempé l'a veille et eon- 
servé pour le lendemain. Ku 
rêré mpanâ, bê opè, fandé, qui 
soupe avee du eouseous de H 
veille, s'il tombe malade, ne 
soupera pas (Prov. Vol.) Dér. 
de Fan . 

MPA.N\H g. V. Fenah. 



MPA 



2oli 



MPE 



MPANGAY, V. Pan.gay. 

MPAR m., défense, protee- 
tion. Ta mpar u Mariâmâ, par 
la proteetion de Marie. Dér. de 
Far. 

MPÂRLU, MPERLU, MPOR- 
LU g., pâturage. Dér. de Far, 
Fer, For, 

IMPÂRU ' m., petit panier. 
Dér. de Fôs. — g., grisgris, 

MPAS, PASPAS m., neeûd. 
Dér. de Fas. — g., grisgris, 
eorde remplie de noeuds qu'on 
attaehe a quelque partie du 
oorps. 

MPASÉ m., divoree, dissolu- 
tion de mariage, séparalion. 
Dér. de Fasé et de Fâs. 

MPASO m., .résolution, dé- 
termination, disposition. Dér. 
de Fasô. 

IMPÂT m., baibeurre. Dér. de 
Fât. 

'MPATÂLIKU, MPATÉLIKU m. 
souvenanee, mémoire (faeulté). 
Dér. de Falê. 

MPATÂLIKURAY b., mé- 
moire, doeument.Dér. de Faté. 

MPEDA m., pedé b., jaune 
d'oeuf. 

MPÉGA, PÉGÂ m., limites, 
oonfins, pourtour, bord, extré- 
mité d'une surfaee ou ee qui 
la termine. Dér. de Fègâ. 

MPÈGAL, MPÈGÉ g., oele, 
support, obstaele qui empê- 
ehe quelqu'un ou quelque eho- 
se de se déranger. Dér. de Fèg. 

MPÊH, MPlH m., air frais, 
fraieheur. Dér. de Feh. 

.MPÊHALUKAY b., épouvan- 
tail. 

MPÈHÉ, MPÈHÉY m., expé- 
dient, moyen, effort. Nit ki ba- 
ré na mpèhé, eet homme est 



fertile en expédients. Dér. de 
Fèhé. 

MPÈNAL m (/èri), apparition. 

MPÈNDAL m., eotillon, pa- 
gne de dessous. Syn. Kwmbâ t 
Ditlay. 

MPÉNTÂ, PÉNTÂ m., réu- 
nion ou oonseil publie des no- 
tables, 'lieu du eonseil, plaee 
publique du viillage. Mpérd'um 
Yalla, jugement dernier. Dér. 
de Fêntâ. 

LMPÈR, PER m., entourage 
de ease. 

MPÈRÉ m., basse-marée, ju- 
sant, reflux de la mer. Dér. de 
Fèr. 

MPÈRTÉ b., enfant sevré. 
Dér. de Fèr. 

— m., ablaetation. 

MiPÈS m., soufflet, eoup de 
la main. Dôr \mpès, tal mpès, 
tay mpès, souffleter, appliquer 
un soufflet. Dér. de Pès. Syn. 
Mbèt. 

MPÈS m., état d'être rempli, 
plénitude. Dér. de Fês. 

MPÊSÉ m., flûx de la mer, 
marée montante, marée haute. 
Dér. de Fês. 

MPÈT (ta), loe. prép. a part^ 
â eôté, a l'éeart, partieulière- 
ment. Dèntal lef li ta mpèt y 
eonserve eette ehose dans im 
ooin a part. 

iMPÉTÂ m., danse dér. de 
FêtM. 

.MPÉTAH m., pigeon. Mpé- 
tah âm rab la, son pigeon est 
un génie. (Prov. Vol) Mpétah u 
Mariâmâ, eolombe, tourterel- 
le. Tank'u mpétah, espèee de 
pourpier. 

MPEY m., payement, salaire, 
acquit, remboursement, ap- 



MPE 



MUD 



pointement, dédommagéme.rit, 
expiation, réeomp^nse. Su li- 
gèy rriétê, sêtal rripèy rria, si 
le travail est pénible, jette les 
yeux sur la réoompense. Dér. 
■ae Fèy. 

MPÈY m., hage, natation. 
Dér. de Fè'j. 

MPÈYAT m., ré-paratibn-, sa- 
tisfaetion, pénitenoe. Dér. de 
Fèy. 

MPIII, v. MPÊH, m. 

MPlR, MPIRTÉ m., plousie 
entfe les femmes. Dér. de Fir. 

MPIRI m., explication, défi- 
nition, déveiopipement. Dér. de 
Firi. 

MPIRIT, MPIRITÉ m., ana- 
lyse, eommentaire. Dér. de 
Firi. 

MPITÂ m., biseau. Mpit' an- 
ga tâ béntêngi, vandê nhèl âm 
angâ tâ dugup, quoique l'oi- 
seau soit perehé sur le froma- 
ger, il ne laisse pas que d'avoir 
son esprit dans le mil. (Prov. 
Vol.) Mpifa, sa barié dèh, sûh 
lâ rièl, si l'oiseau ne fooit pas 
au ruisseau, e'est qu'il oonnait 
u.n réservoir d'eau. (Prov. Vol.) 
La rripita nân^nân, nânfil n<m 
n néy, quelque quantité que 
puisse fooire l'oiseau, il ne fooi- 
r;i jamais ee que boit un élé- 
phant. (Prov. Vol.) Lu mpitâ 
■baré baré du téré di dugup, 
n'afoandonne pas ton entrepri- 
se sous prétexte de diffieultés. 

MPO m., amusement, foadi- 
nage, divertissement, jeu. Dér. 
de Fo. ■ 

MPOHATA'N', MPOHOTAN m., 

aisselle. Mpaheian ârn iarika', 
jarret. 



MPOHLA m., it'iito d'une ea- 
se. Syn. Pud. 

MPOKÂ'; V. Mpâka. 
' MPûN m., tafoae en poudre, 
pri.se de tafoae. Dér. êeFôn. 
, MPONIT m., fouehettes, menu 
boi'3 pour allumer le feu. Dér. 
de Pon. 

'MPORÂT m., ramas, tas de 
ehdses ramassées. Dér. de Fo- 
rât, de For. 

.MPOROHAL, POROHAL m., 
levain. Mbûrû'mporohal, pain 
fermenté. 

MPÔT m., lessive-, linge a 
laver, folanehissage, lavage du 
linge. Dér. de Fôt. 

MPOTAH m., vessie nata- 
toire du poisson. 

iMPÔTIT m., lavure de les- 
sive. Dér. de Fôt. 

MPOTU, MPOTUKAY b., 
blanehisserie, buanderie. Dér. 
de Fôt. 

iMPUFTÂN m., vessie, Dér. 
de Fuf. 

MPULI m., destitution d'une 
eharge. Dér. de Fuli, de Fal. 

MPULITÉ in., déposition, dé- 
plaeement d'un grade, d'une 
plaee Dér. de Fuli, de Fal. 

MPDR, MPORAY m., MPO- 
ROHTÉ g. fermentation. 

MPURIT m., éeume, mousse 
d'un liquide. Toni mpurit, 
éeumer, ôter l'éeume. Dér. de 
Fur. 

MPUT m., larynx. 

!MU, adj. déf. et rel. V. Mâ, 
Mi, Mu. 

MU, pron. pers. il, elle. 

iMUD (S.), v. t., manger des 
ehoses réduites en poudre. 

MUD g., fin, foout, arrière, 
èxpiration, terme. Tâ mud <ga, 



MUD 



206 — 



MIN 



enfin. Mud i nit. fins de I'hom- 
me. — , v. n. être le dernier, 
finir, expirer, être a f'arrière, 
finir par. Lu nam <baré-baré, 
rrvud â dêh, ndèm nebu-la ko, 
quelqu'abondant que soit le 
manger, il finira par être 
épuisé, â moins que tu ne l'aies 
eaehé. (Prov. Vol.) 

'MUD ATI, v. n. redevenir, 
finir eneore par. 

iMUDÉ, v. n. être le der- 
nier, venir en dernier lieu. Ti 
bu mvtidé bi, en dernier lieu, 
en ees derniers temps. 

MUDÈL., v. t. mettre en der- 
nier lieu, au dernier rang. 

MUDMTAL, v. t. faire en 
dernier lieu. 

(MUDMUDLU, v. n. faire sem- 
blant de s'arrêter, de se met- 
tre â i.i fr/i. 

'M.ÛFLÂ-N, v. n., jeter de la 
poudre aux yeux, faire aeeroi 
re. 

iMIIHÂ, v. n., trieher. 

MUHOLU, v. t., soutirer, ob- 
tenir par adres:e. Muholu na- 
nlu ko alal afn yépâ, on lui a 
soutiré tout ee qu'il avait. 

MUKÂ, adv. jamais, Du ma 
ko dèf muk, je ne le ferai ja- 
mais. Lu di nav té du iag 
muk ? Mgélav, Qui est-oe qui 
vole sarts jamais se reposer ? 
Le vent. (Énig. Vol.) 

MUKI5 v., MUKIÉ ,v., sou- 
lier, ohaussure autre que les 
sandales ordinaires. 

'MUL (F) .b., impriuierie 
Bind'ak mul, imprimer. 

MULÉ (F) v. a. graver, im- 
primer. 

MULÉ, adj. et pron. dém. et 
rel. V. Mâ, Mi, M.u. 



MfJMIN m., innoeent, enfant. 
ne saohant pas eneore parler. 
II se dit aussi des petits ani- 
maux qui sont eneore san&^ 
erainte, Mûmin ya, les inno- 
eent.s. 

*MUN, v. n. ètre patient, pa- 
tienter, avoir de la patienee, 
ôtre résigné, se résigner, se 
posséder. M\ufi a gen, yâgâ ba- 
yivul darâ, il vaut mieux . pa- 
tienter, la durée du temps dé- 
truit tout. {Prov. Vol.) Yâlla 
di >nâ mmnal bakarkât ya, van- 
dé du mun bè môs, Dieu est 
patient avee les pêeheurs, mais 
il ne patientera pas éternelle- 
ment. — g., patienee, toléran- 
ee, résignation. Ak muû, pa- 
tiemment. 

MfJN, v. n. sourire. — g. r 
souris, sourire. 

MUNÂ b., chiquenaude, na- 
sarde. — , V. t. dbnner une 
chiquenaude, nasarder. 

MUNADI, MUNARI, v. n. ètre 
impatient. — , — g., impa- 
tienee. A<k munadi, avee im- 
patienee. 

MUNAL, v. t. patienter avee 
quelqu'un, tolérer, supporter^ 
souffrir. 

MUNAL, v. t. d".nner une ehi- 
quenaude pour quelqu'un,. na- 
sarder 'pour quelqu'un. 

'MUNANTÉ, v. rée. se nasar- 
der mutuellement, se donner 
réciproquement des chiquenau- 
des. 

IMUNAS m., eneens du pays. 
Syn. Fufatâ. 

MUNGÂ, MUNGA.LÉ, le véilè 
(a distanee). 

;MUNGI, MINGI, MUNGILJÊ, 
MINGILÉ, le voiei (présent). 



MU':i 



— 207 — 



MUT 



MUNGU, MUNGULfi, le voiei 
011 le vbiia ( distanee indéter- 
ininée). 

MUNKAT b., homme pitient. 

MUNLO, v. t. faire patienter. 

MCNLO, v. t. 'faire sourire. 

iMUNMUNLU, v. n: faire- sem- 
blant de patienter. 

'MUR m., bonheur, félieité, 
fortune. Ak mûr, heureuse- 
ment Nakâ mûr, n'avoir pas de 
la ehanee. Baré mûr, être heu- 
reux, ifortuné, avoir de la ehan- 
ee. Èy ! >vâ di, baré nga mûr, 
bè mut \nâmx tâ gâl gu, depû, 
eh ! mon ami, tu as eu bien de 
la ehanee, en te sauvant ainsi 
<lu naufrage. 

iMUR, v. t. eouvrir, voiler, 
eaeher avee un voiie. — b., 
aetion de eouvrir, . de voiler. 
Mur natal yâ, eouvrir Ies ima- 
ges. Mur u .dantâ, éelipse du 
soleil. Mur u vêr, éelipse de 
lune. 

MUR g., myrthe, arbusie tou- 
jours vert, épineux, 'a fleurs 
blanehes odorantes. Un autre 
arbuste du même nom, très 
touffus et épineux, a ifleurs res- 
semblant â des roses d'églan- 
tier, â fruits ronds. Syn. Pal- 
kiu, ndurnbiM. 

MURAKfi, MUDAKfi, MBURA- 
KÈ,°MBUDÂKÉ m., eouseous 
aux pi-staehes e,t au suere pilé 
ensemble. 

'MURI, v. t. déeouvrir, dévoi- 
ler. 

MURIKU, MURAKU, v. p. 

ètre déeouvert, se déeouvir. 

MURU, v. p. ètre eouvert, 

être voilé, se eouvrir, se 

voi'ler. 

MURUKAY 1)., v'oile. 



iMU;S m., ehat. Mûs mu di- 
gèn, ehatte. Syn. Dânâb. 

MCS. v. n. ètre fin, rusé, ha- 
bile, malin, astucieux, perspi- 
eaee. Mûs na bè di vovali ga- 
rap, il est rusé jusqu'a faire 
dessèeher un arbre (Prov. Vol.) 
— g. ? finesse, ruse, astuee, 
perspieaeité, ha'bileté. Bu mûs, 
artifieieuseinent, a\ec finesse, 
rusé. 

■MUS, v. n. être see. Suma 
malân mus hâ, mon pagne est 
see. Malo mi mus na, ee riz est 
see. 
iMUSA, Moyse. 
MUiSAL, V. Mutlô. 
iMUSALKÂT b. sauveur. 
ÉMUSANTU, MUSATU, v. n. 
faire de Jâ ruse. 

MUjSÉ, v. n. agir par ruse 
avee quelqu'un pour le trom- 
per. — g. ruse, finesse, strata- 
gème, astuee. 

'MUSIBÂ m., suite de mâl- 
heurs ou désastres multipliés 
dans une maison ou une famil- 
le. Musibâ'k ba,la, un déluge 
de maux. 

iMUSIBAL, y. t., faire des im- 
préeations eontre quelqu'un:. 
MUSIDADAR, V. Masidadâr. 
'MUSLU b., délivranee. 
MÛSU, v. t. sueer, aspirer 
avee lfes lèvres, alisorber. 
MUSUKAY b., éponge. 
MCT, adv. v. avee né. Fês bè 
né mût, être très-plein. 

iMUl", v. n. être sauvé, déli- 
vré, garanti d'un danger, se 
sauver, s'éohapper, se tirer 
d'un mauvais pas. — g., sa- 
lut, délivranoe. 

MUTADAL b., prostituée. 
MUTALOKAT k.„ sauveur. 



MUT 



208 



MUT 



MUTÂMUTÂ v>, petit mous- j 
tiqué presqu'imperceptib]e. 

MUTLO, MUSAL, v. t. sauver, j 
délivrer, libérer, préserver d'un 
danger. 



MUTLOKÂT, MUSALKAT b.„ 
sauvéur, libérateur. 

iMUTU, v. n. faire du bruit 
avee les lèvres pour faire fai 
re les besoins aux enfants. 



N 



N, treizième lettre de i'alphabet volof, garde toujours le son 
naturel et propre qu'il a en franeais au eommeneement, au milieu 
et & la fin des mots, excepté : i° il devient un peu nasal au milieir 
des mots devant les gutturales g, g, k, h; 2 au eommeneement des 
mots, oomme M devant B et P, N devient signe orthographique de- 
la nasalité des eonsonnes suivantes : d, d, g, g, h, h. t, <t. N se pro- 
noneé pas expiration et par aspiration : Na, an. 



N' 



pers. 



il 



'N' pour 'n'a, pron. 
elle. 

. NA, NAN, KAN, AN, eonj. 
que. S'emploie a l'impératif in- 
direet. 

; JVA, Ni; NU, NAKA, NIKI, 
NÉKÉ, adv. ainsi, eomme, au- 
tant, Lû mèl, ni 'môrn, ee qui 
lui ressemble. 

■NILÉ, NALÉ, NULÉ, adv. 
dém. ainsi, eomme. 
. NONA, NONU, adv. dém. ain- 
si, eomme (forme plus expres- 
sive que la préeédente.) 

NONALÉ, NONULÉ, adv. dém. 
ainsi, eomme (forme eneore 
plus expressive que la préeé- 
dente).' 

NÂ, pour NA MA. Nâ dèm, 
que ;je m'en aille. 

NA, eontr. pour nd d, nd a: 
Var nâ dèm, signifie : je dois 



NAB 

m'en aller ou il doit is'en al 
ler. 

NÂ, pron. pers. je. Dèf <na 
ko, je l'ai tfait Sopd nâ ko, je 
l'aime. 

NÂ, pron. pers. il. elle. Dèm 
nd, il est parti. Bâh nd, e'est 
bon. 

NAB, NAP g,, goutte, dou- 
leur intérieure des jambes qui 
empêehe de maroher. 

JVABADO b., eanif. - 

•NA'BAHLU, NADALU, v. t. tâ- 
ter ou presser une ehose pour 
en examiner la qualité. eom- 
me on fait avee un fruit pour 
savoir s'il est mûr 011 pour 
J'amo^lir. 

NABÉ g., tradition. — . v. t. 
transmettre par tradition, de vi- 
ve voix de père en fils. 

NABINÂ, marahout qui s'at- 



NÂD 



— 209 



NAH 



tribue le don de prédire beau- 
ooup de ohoses ineonnues, pré- 
tendu prophète. 

NÂD, ehaleur du soleil. Nâd 
tii iméti <nâ, la ehaleur du so- 
leil est pénible. — , v. n. faire 
ehaud, être ehaud en parlant 
de la ehaleur du soleil. iV^iid 
nâ lôl tèy, le sdleil est bien 
ohaud aujourd'hui. 
NAD, v. t. peser sur, presser. 
NADA^U, V. Nabahlu. 
NÂDAY d., V. Niday. 
NÂDÉ, v. n. se mettre en vo- 
yage ou au travai' après le le- 
ver du soleil, se mettre en re- 
tard le matin. 

NADÉ, NADÔ b., eourge, ei- 
trouille, giraumont. Syn. Ban- 
ga. ^ 

NÂF b., tas de paille ou d'é- 
pines. 

NAFA d., bourse en euir, 
portefeuille, eabas fait aveo des 
jones. 

NÂFÊHA g.. imposture. — 
b., imposteur. Y'anènt bu na- 
fèhâ, fau)f prophète, qui en- 
seigne l'imposture. 

iNAG v., beeuf. Narj u digèn, 
vaehe. Nag u ndégèn, boeuif a 
bosse. Nag u alâ, boeuf sauvage. 
Fu nag nèkâ, bul;i dê fâ, oû 
sont les boeufs, lâ meurt l'hyè- 
ne 3 { Prov. Vol.) 

NÂG, v. n. avoir perdu la 
mémoire par vieillesse. 

NAGAM b., erampe, engour- 
dissemeat. — v. t avoir la 
eraniipe, être engouixii par une 
Jongue et même pose. 

NAGAMLO, v. t. engourdir. 
NAGATI, adv , e'est pour- 
quoi. 

NAGATIN (L), v. t. donner 



un sobriquet. — (L) b . sobri-. 
quet. 

LNAGÉ, eonj. Y. Nak. 

NAGÈN adv.. main.tenant. 

NÂGU, v. n. se suffire â soi- 
même. n'avoir besoin de per . 
sonne. — b., séeurité, suffi. 
sanoe. 

NAG UM DÈR, grande hélio, 
trope. 

NÂH, NEH, v. n. être bour 
beux. troublé, en parlant da. 
l'eau. 

NAH, v., grand nombre. 

'NAH, v. t. tromper, surp"en- 
dre, séduire,^ trieher, suborner, 
abuser, faire de fausses pro- 
messes, frustrer, mettre quel 
qu'un dans l'erreur. 
— b., , tromperie, dol, strata-. 
gème, séduetion, mystifieation 

NÂH b., enfilade de poissons, 
de gibier. 

INAHA, iNAKÂ b., bas-ventre, 

■'NAHA, NAKA, v. t, tenir- 
quelqu'un plongé dans l'eau, 

,NAHADI (S.) v. t, Y. Naihari; 

NAHAL, INBHAL, v. t. trou. 
bler l'eau. 

NAHALÉ, NAHASÂLÉ, trorr^. 
per son maitre au travail. — 
b., tromperie dans le même. 
sens, supereherie. 

.NAHANTAL, v. t., earesser. 

NAHAR, NAKHAR, NAHAD. 
(S) v., ehagrin, tristesse, afflie- 
tion, déplaisir, peine. Dahâ na-_ 
har, ehasser lle ohagrin. 

NAHARAL, v. t. peiner, eau-. 
ser de la peine. 

NAHARI, NAHADI (S), v. t. 
attrister, affliger, ehagriner, 
peiner, eontrarier, tourmenter 
l'esprit. Nahari derèt, etre de 



NAH 



NAM 



tnauvaise humeur, être aeariâ- 
\fé. 

NA.HARILO, -v. t. faire âttris- 
ter, faire affliger. 

INAHARLU, NAHARU, v. p. et 
réf. être affligé, ehagriné, pei- 
Jié, se ehagriner, s'attrister, s'a- 
ffliger. 

NAHÂT, NAHÂTU, v. t. bro- 
der, orner, enjoliver. — , — , 
b., broderie, déeoration. 

NAHATAL b., mollesse du 
erAne chez les petits enfants. 

NAHATIT 1., limaille. 

NAHÂTUKAT b., brodeur. 

iNAHAY, iNEHAY b., trouble 
dans l'eau. 

NAHÉ, v. t. tromper quel- 
qu'un avee un objet, amuser 
les enfants pour les tromper, 
tromper en jouant. 

iNÂHIT, NEHIT v., sédiment, 
dépôt. 

iNAHKÂT b., trompeur, sé- 
dueteur. 

NAHLÉ, v. t. aider â trom- 
per. 

NAHLÔ, v. t. faire trornper. 

NAHNAHLU, v. n. faire sem- 
blant de tromper. 

'NAHSAY, v. n. se dissiper, 
*en iparlant de nuages ou de 
paroles. 

NAK, eonj. or,quant â, done. 
Man nak, or moi, quant â moi. 
\fôm nak dèful tus, quant a 
lui, il n'a rien fait. Lègi nak, 
Uiaintenant done. Vandé nak, 
'mais eependant. 

'NAKA, adv. V. Nâ, Ni, Nu. 

NÂKA, eonj. eomme, eom- 
ment. Nâkâ demande la dési- 
nenee du gérondlf quand il est 
^entre deux verbes dépendant 
l'un de l'autre. Var nga kô dèf 



nâkâ ma la ko vahé, il faut le 
faire eomme je te l'ai dit. Nâ- 
ku lâ men a dèf. eomment 
pourrais-je faire ? Nâkâ lâ dèm, 
eomme il s'en allait. 

INAKÂ b., mil pik' et prépa- 
ré en gâteau ou en boisson. 
Naka véy <na diu, le mil pilé et 
préparé ne peiit plus être se- 
menee. 

iNAKATI, adv. pour nâkâ et 
ati. 

NAKHA,Y. Naha. 

NAKHAR, Y. Nahar. 

NÂL, v. t. presser, pressurer, 
extraire le sue, l'huile. ete. 

NALIT v., tourteau, ee qui 
reste de ee qu'on a pressuré. 

NâLKÂT b.. pressureur. 

iNALUKAY b., pressoir, en- 
droit ou l'on pressure. 

(NAM, adv. eertes, vraiment. 
Vav nâm, oui, eertes. Dêt nâm, 
non, eertes. — , adv. réponse 
faite par les enfants a un ap- 
pel de la part des personnes 
âgées, quoi, eomment P 

■iNÂrMÂ, v. t. regretter, dési- 
rer revoir une personne, un 
pays. Èbu tâ, nama tâ, ku la 
tâ yoné, nga gâv a dèm, si tij 
es déeidé a aller dans un en- 
droit, si tu ]e désires, lors- 
qu'on t'y envoie, tu n'y ^ras 
que plus vite. (Prov. Yol.) 

JVAMA, v. t. émoudre, effi- 
ler, aiguiser, repasser un ins- 
trument tranehant. 

iNAMÂKAT b., remouleur, 
aiguiseur. 

NAMALO. v. t. faire aiguiser. 

NAMÈL g., désir de revoir 
une personne, un pays. 

'NAMO b., tonnage, patente. 

NAMPA, v. t. téter. Ku amid 



NAM 



NAN 



ndèy nampâ mâm âm, oelui 
qui n'a pas de mère téte sa 
grand'mère. (Prov. Vol.) Gôm 
gu di nampâ, ehanere 

,NAMPAL, v. t. allaiter. - 
b., allaitement. 

iNAMPALKÂT b., noûfriee. 

NAMPATAL, v. t. faire tom- 
ber le .lait da'ns la bouehe d'un 
enfant quand on trait les va- 
ehes. 

NAMPATAL b., ventouse. 

'.NAMUKAY b., pierre â ai- 
guiser, eous. 

NÂN, V. Nâ, eonj. v. 

iNÂJN, v. t. boire, s'abreuver. 
Nân bè mandi, s'enivrer. Lu 
mpitâ riannân, nântil nân u 
néy, quelque quantité que boi- 
ve un oiseau, ill ne boira ja- 
mais autant qu'un éléphant. 
(Prov. Vol.) — g., boisson, 
breuvage, aetion de boire 

NAN, adv. v. avee né. Né 
nan, briller, être brillant, être 
rayonnant. Lêr nâ nan, être 
éelatant de lumière. 

NANÂ, v. n. beugler, mugir. 
— b., mugissement, beugle- 
mc.it. 

ÛVÂiNADI, fNAJNARI, v. n 
boire peu. ne point boire. 

aNANAH. v. t. ètre brillant, 
briller, reluire, être rayon- 
na^t. 

(NANDAL, v. t. 'abreuver, ar- 
roser, tremper le fer. — , v. t. 
purger, faire prendre un pur- 
gatif. — b., purgation, pur- 
gatif. Garap u nandal, remède 
pour purgatif. 

JVANDALUKAY b., abreuvoir. 

NANDOK g., liane dont les 
tiges très foliaeées se terminent 
par un fruit arrondi en for- 1 



me de grosses fraises d'u \ 
goût. assez agréable. Syn. Dun 
dakê. 

NANGÂ, NGAKA, adv., it'n n& 
ngakâ, i' regarde toujours en, 
haut. 

NANGAM, telle ohose dont on 
ne sait ou dont on ne veut pas 
dire le nom. Dèjal nasngam ak 
nangam, /ais eeei et eel.i, lelle. 
et telle ehose. Niki sénèn diu 
vah la nangam, ainsi par e.vem-. 
ple. un individu vous dit telle, 
ehose. 

iNANGARA d., espoee de grai* 
ne qu'on rarnnsse dans la ter- 
re et qu'on pile pour en fair.s 
du eouseous, dans les temps 
de famine 

iNANGENTÂN m., glaire. 

iNANGODI ( nangu adi), nan* 
gôri ( nangu ari), v. n. être. 
maiTveillant, rigide, ifâoheux, 
rude. — , — , g., malveillanee, 
rigidité, rigueur. 

NANGORI, NANGOTI, dér. de 

Nangu. 

NANGOTI, mangu ati, v. t. 
reeevoir de nouveau, voler de 
nouveau. 

NANGU, v. t. reeevoir, aeeep- 
ter, aquiescer, approuver, eon-. 
sentir, admettre. adopter.Nan* 
gu ak mu\n, supporter, endu- 
rer, être résigné. Nangu yiv 
Yalla, eorrespondre a la grâee, 
divine. — , v. t. saisir, pren<_ 
dre, is'emparer de foree, dcva». 
liser, voler avee violenee, usur 
per. Nangu nâ fogèt sumâ gé- 
ta, il a eomplètement volé mon, 
troupeau. — , v. t. être favora-. 
ble â produire, être fertile eu, 
parlant des ohamps. 



NAN 



NAT 



NANGUEN b., aeeeptation, ap- 
probation. 

NANGUKÂT b., aeeepteur. re- 
•peveur, preneur, ravisseur, u- 
Tsurpateur. 

NANGUJ4S, v. t. aider â ae- 
eepter ou â ravir. 

NANGUNANGULU, v. n. faire 
semblant de reeevoir ou de ra- 
vir. 

NÂNITOY, v. n. être dépour- 
vu d'esprit, agir eomme un 
'fou sans raison. 

NÂ'NKÂT b., buveur, ivrogne. 
NANKU g., petit mouehoir 
ou étoffe dont on s'enveloppe 
'la tête. 

-NÂNLÔ, v. t. faire boire. 

NÂ'NNANLU, v. n. faire sem- 
blant de boire. 

NÂNU, pron. pers. et suL 
nous Hif nânu, nous avons 
faim. 

NÂNU, pron. pers. suj. ils, 
elles, on. Rèy nânu ko, ils 
l'ont tué. Nag yâ rêr nâilu, les 
boaufs sont perdus. Dégâ iiâ- 
ûu ntov tâ alu, on a entendu 
du tapage dans la forêt. 

NANU g. Y. Bahâ. 

NÂ'NU, petite eallebasse, ver- 
re, gobe'.et, ealumet. — b.. pi- 
pe Syn. Genu. 

NÂNUKAY b., ustensile pour 
'boire, lieu oû l'on boit, eaba- 
ret eantine, guinguette. 

NANVAR, v. n jouer a la 
pelotte. 

NAP, NAPÂ (né) être bien 
ajusté. 

NAP, V. Nab. 

NAPA, v. t. pêeher. — b., 
^êehe. 

(NAPÂKAT b., pêeheur. 

NAPALÔ, v. t. faire pèeher. 



iNAPAT, (L), v. t. teindre. 
Syn. Sû'b. 

NAPATKAT (L) 'b., teintu- 
rier. 

INAPATO, v. n., être boueux. 

NAPATUKAY (L) b., lieH oû 
l'on teint, teinturerie. 

iNAPI, v. t. aller pêeher. 

'NAPUKAY ib., lieu de la pê- 
ehe, ipêeherie. 

iNÂR b., Maure. Golo'g nâr, 
sapajou. — b., ilangue des Mau- 
res. 

iNAR, v. n. mentir (eomme 
les Maures). — v., mensonge. 

NAR U GOR, eheval de raee, 
de la grande espèee. 

iNARI d., enfer. 

INARKÂT b., menteur (eom- 
me un maure). 

NÂRLO, v. t. faire mentir. 

•NÂRNÂRLU v. n., faire sem- 
blant de mentir. 

NARULAY, infernal. 

iNAS g., iflux de la mer. 

NAS, v. n., suinter, sourdre. 

NÂS, v. t. enfiler â une ai- 
guille, a une eorde ou â un 
bâton, du gibier, du poisson, 
ete, enlaeer. — b. , enfilade de 
gibier ou de poisson. 

iNASAII, v. n., être misérable. 

iNASAHTÉ g., misère. 

NAT b., ptintade. ^ 

INAT, v. n. prendre subite- 
ment. 

NATÂ, v. n., eouler de, suin- 
ter, proeéder. Dérèt natâ nâ, le 
sang eoule. 

'NATA, NATA, v. t. mesurer, 
peser. 

NATAKÂT, NATÂKAT b„ me- 
sureur, peseur. 

NATAL, v. t. figurer, repré- 
senter, dessiner, peindre, soulp- 



NAT 



NAY 



ter. Syn. Mital. — b., image, 
portrait, (figure, dessin, gravu- 
re, statue, tableau, buste, sym- 
bole. 

'NATALÉ, LNÂTALÉ, v. t. ai- 
-der â mesurer, a peser. 

NATALKÂT b., peintre, des- 
sinateur, seulpteur. 

NATALO, v. t. faire eouler, 
suinter. 

NATÂLO, NATÂLO, v. t. faire 
mesurer, faire peser. 

NATALU, NÂTÂLU, v. t. faire 
mesurer, faire peser pour soi. 

NATANATÂLU, NATANATÂ- 
LU, v. n. faire semblant de me- 
surer ou de peser. 

NÂTAPINSOR (L) b., oiseau. 
Syn. Ndintar. 

NÂTARI' d., espèee de sauee 
faite avee des pistaehes et du 
pain de singe pilés ensemble 
pour entrer dans la eomposi- 
tion d'une espèee de lâh ou 
bouillie. 

NATATAL, NATAYAL g., ra- 
tière. 

'NATOIIUNA, v. >n. eomrnen- 
eer a perdre la tête, a. devenir 
fou, 'faire des aetes de folies. 

NATU, NATU b., mesure en 
général. 

NÂTUKAY b., tout instru- 
ment servant a imesurer et â 
jeser, balanee, boisseau, ete. 

l NAV g., sternum. — g., pal- 
pitation, respiration. — g., au 
fig. stupéfaetion, surprise, peur. 
Nav am dag nâ, sa respiration 
est suspendue par surprise ou 
peur. 

;NAV, v. t. 'louer, vanter, exa'l- 
ter, admirer, estimer. Nâv t sa 
bopa, se louer, se flatter soi- 
même. — b., 'louange, éloge, 
admiration, estime. 



,NAV, v. n. voler en l'air 
s'envoler. Nav fer ou fur, vo- 
ler 'Vite, â tire d'ailes ; maroher 
très-vite. Lu mpitâ nav^nav, dal 
ti $uf, l'oiseau a beau voler, i'l 
revient toujours â terre. (Prov. 
Vol.) — g., vol d'oiseau, essor. 

NAVAL b., eerf-volant. 

NAVÂN U OÊT g., poisson vo- 
lant. 

NAVET b., été, saison des 
j)luies, hivernage. Navèt, bu 
diké, di tav i hal, bu ko né- 
mén, si la saison des pluies ar- 
rive et qu'il pleuve des ehar- 
bons allumés, ne les brave pas. 
(Prov. Vol.v) 

NAVETAL, v. n., faire de 
l'orage. Di nâ navètal ti ngôn, 
il y aura de l'orage ee soir. 

'NAVKAT 1)., louangeur, van- 
teur. 

\NAVL1M)., eamarade, sembla- 
b'le, <le <même eondition. Mba- 
hanâ rriâ natâ sa bopâ té déku 
tâ, bu ko natâ ii sa bop'u nav- 
lé, si le ibonnet que tu essaies 
a la tète n'est pas eonvenab'le, 
ne le uteiure pas sur la tête de 
ton semblable. (Prov. Vol.) Dé- 
tay u riavlé, soeiété de gens de 
même eondition. 

NAVLO f. t. faire voltiger. 

NAVLO, v. t. faire louer, 
faire exalter. 

NÂVNAVLU, v. n. faire sem- 
blant de louer, de vanter. 

(NAVNAVLU, v. n., voleter, 
faire semblant de voler. 

LNAVTAL, v. t., abêtir. LSgi 
nga navtal halèl bi. tu vas bien- 
tôt abôtir 'l'enfant. 

'NAY b., Ilune apparaissant en 
plein jour. — , v. t. dévorer, 
manger avidement. Syn. Fuk- 
halé. 

8 



NAY 



2l4 



NDA 



NAYI, v. n., rester en friehe 
<en iparlant d'une terre qu'on a 
eultivée jusqu'â l'épuiser. 

NDA 1., balasse, jarre du pays, 
grande eruehe en terre euite. 
Défarkat u ndâ, potier. 

NDABÂ 1., résine du bao- 
bab. 

NDABALI g., sauee aux eé- 
dèm. 

NDADA m., éeart. 

NDADALÉ g., aoeumulation, 
rassemblement. Dér. de Dad. 

INDADÂfN ]., danger, péril. 

NDADÉ m., réunion, jone- 
,tion, assemblée, eongrégation, 
rassemblement, eoneours 
d'hommes, eonférenee, eonseil. 
~Nda.de u dèh, eonfluent. Béréb 
u ndadé, rendez-vous, lieu du 
rendez-vous. Dér. de Dad. — 
m., eboeur de ehant qui fait 
le refrain. 

,NDAE)FNT m., assou'pisse- 
ment. Dér de Dadènta. 

NDAÈL, DAÈL m. animal 
sauvage. 

ND^FALÈNG b. petite piro- 
gue. 

NDAFÈL g. , arrestation. 

iNDÂFUR g. rage, aetion de 
raeonter foreément ses aetes. • 

iNDAG, pour ndagé. 

NDAGABÂR m., 'péliean. 

iNiDAGALAR d, grand seor- 
pion. 

NDAGÂN m., prière, solliei- 
tation, supplieation, demande. 
Dér. de Dagân. 

NDAGÈ, NDÉGF, NDIGI prêp. 
pour, a eause, par amour de. 
Ndagé Yalla, par amour de 
Dieit. Ndagê yov, a eause de 
toi. V. Ndah et Ngir, prép. — , 
■ — , — , rt'dégêtéi eonj. ear, paree 
que, puisque. Bul bakar, ndlégé' 



Yalla di na dân bakarkât ti &a- 
fara, ne fais point de péché r 
ear Dieu punit le pêeheur dans 
le feu. V. Ndah, eonj. 

NDAH ? adv. interr. est-ee 
que ? Ndah di nga dèm ? est- 
ee que tu partiras ? — , ndahtê 
prép. pour, â eause de, par a- 
mour de. Ndah Yalla, ndahtê 
Yalla, par amour de Dieu. V. 
Ndagé et Ngir, prép. — , — , 
eonj. afin que, pour que. Vah 
nâ la ko ndah dô dum, je te 
l'ai dit afin que tu ne te trom- 
pes pas. Ndah sotal, pour finir, 
bref, enfin. Ndah du, de peur 
que, afin de ne. V. Ndagé, eonj. 

NDÂH b., résine du figuier 
sauvage. 

NDAH, NDAHTÉ b., abondan- 
ee de poissons qui mordent a 
1/hamèeon. 

(NDÂH m., perplexité. Dér. 
de Dâh. 

iNDAHÂ m., aetion de ehasser,, 
de renvoyer, poursuite, vietoi- 
re. Dér. de Dahâ. 

iNDAHA b., petit pot. 

NDAHAT m., espèee de pore 
sauvage a grande queue, ayant 
des griffes et ereusant des ta- 
nières appelées pdh i ndahat. 

NDAHNAT 1., gros mil rou- 
geâtre. 

NDAHTÉ prép. V. Ndah. 

NDÂkÂR V. Ndékâr. 

NDAL b., dal b., eampemenL 

NDAL m., homme qui n'a 
plus de dents de devant. 

NDALAH b.. grisgris que l'on' 
attaehe au somment de la tête. 

NDALAL m., aetion de eal- 
mer. 

NDALBI^N, Y. Ndehalben. 
. NDALO in., eriine de l'a- 



NDA 



— 3l5 — 



NDA 



dultère. Dôm u ndâlô, enfant 
adultérin. Dér. de Dâlô. 

NDALORÉ d., chronique, his- 
toire, faits et gestes d'un per- 
sonnaere. Nétâlikâl i ndalorê, 
chroniqueur, narrateur. Ndalo- 
rê ak manoré u nit, les faits 
<et gestes d'un bomme. 

NDÂM g., eselavage, eaptivi- 
%ê, servitude, asservissement, as- 
sujettisement. Dér. de Dâm. 

iNDAM L, gloire, honneur, 
vietoire. Borom-ndam, glo- 
rieux,- victorieux. Ak ndam, 
gforieusement. 

'iNDÂMA g., beeuf sans bosse 
de la petite espèee. 

INDAMALÂ m., girafe. Syn., 
gélèm u alâ. 

NDAMBAL 1., petite vérole. 
Tipèntiku ndambal, taeheté de 
la peiite vérole. Ndèndâ ndam- 
>bal, vaeeiner. Syn. Naku. — , v. 
ai . avoir la petite vérole, être 
variolé. 

iNDAMBALÂN m., jardin ou 
ehamps entretenu et entouré 
toute l'année. 

NDAMBÂR g., intrépidité, 
'bravoure, oourage, prouesse, 
héro'isme, hardies^e. Dér. de 
Dambâr. 

NDAMBÂT b., renom, bruit 
qui oourt. Dér. de Dambât. 
9 NDAMBÂTU b., plainte. Dér. 
de Dambât. 

NDAMBOL g., gros bâton, 
massue. 

'NDÂMBUR g., liberté, affran- 
ehissement de la servitude. Dér. 
de Dâmbûr. 

NDAMBURAN b., femme pu- 
blique, prostituée. Dér. de 
I)âmbûr. 

NPAMBUTÉ b., insurreetion. 
■ehaii^ement de maitre en par- ' 



lant d'eselave. Dér. de Dambu. 

iNDAMÉ m., rivalité. Dér. de 
Dam. 

NDAMLU, v. n. tirer Ia li- 
gne quand le poisson mord. • — 
b., aetion de tirer la 5igne. 

NDAMNDAM, NDAMDAM L, 
espèee de perruehe qui n'ap- 
prend pas â parler, perroquet 
du pays qui est jaune sous le 
ventre. 

NDAMTOLI b., eouseous mê- 
lé de son. 

NDÂMU g., adoration, ser- 
viee d'eselave. Dér. de Dâmu. 

NDAMUEL, NDAMUÊN, NDA 
MUIN g., manière d'adorer, 
sorte d'adoration. 

'NDÂiN g., ehâtiment, puni- 
tion, eorreetion, peine. 

'NDAN 1., ehasse d'un métier 
de tisserand. ndan u fétal, eros- 
se de fusil. 

NDAN, v. n. ehoquer, heur- 
ter eontre un obstaele, grim- 
per sur un arbre. 

'NDAN m. (dan)., aetion de 
earaeoler. 

'NDAN, DAN m., grande ehe- 
velure. 

'NDANAH m., musele du bras. 

JVDANAV, V. Ndénav. 

\NDANAU g., elématite héris- 
sée. 

NDANDA m., ee qui n'a pas 
fermenté, azyme. Tèré'ndandâ, 
eouseous fade que l'on n'a pas 
laissé fermenter. Mbûrû'ndan- 
da, pain azyme. 

iNDANDAHÊR b. blarre d'eeuf. 

iNDANDAM g., petit buisson 
toujours vert. 

NDÂNJÈL, m., aetion de ren- 
verser par terre, de faire tom- 
ber. 

NDANÉV d., autre monde. 



NDA 



— aiG — 



NDA 



Teradi agul ndanév, être mal 
eouehé n'a pas lieu en l'autre 
monde (Prov. Vol.) 

NDANGA d., portefeuiUe. 
Syn. Nafâ. 

NDANGAL 11., harpe. 

NDANGAL, v. t. faire une 
razzia ide tout ee que l'on peut 
reneontrer, piller, dévaster, en- 
vahir â foree armee. — 1., 
razzia, ineursion, pillage, dé- 
vastation, déprédation. 

NDANGAL g., eollier de peti- 
tes perles. 

NDANGALKAT, b. pilleur. 

,NDANGAM g., ieaeina du Sé- 
négal. Ijo frûit mûr ressem- 
ble . un peu â eelui du vorat, 
les feuilles a eelles de l'oran- 
ger. 

JVDA'NGÂN 1., marehé. 

NDANGAT m., leeture, ex- 
plieation, instruetion. Der. de 
Dangâ. 

NDANKA, adv. doueement, 
lentement, â basse voix, paei- 
fiquement. Vahal ndankâ, par- 
le doueement. Ndanka-ndankâ, 
très-douoement. Ndankâ ndankâ 
dapâ golo, e'est en allant dou- 
eement qu'on attrape le singe. 
(Prov. Volof). 

NDANTU exaction. 

NDANU m., ehûte, aetion de 
tomber par terre. 

NDANU b., état d'être déehe- 
velé. V. Dan. 

NDAP ]., vase ou eontenant 
quelconque pour oonserAer ou 
porter des bagages, eallébas- 
ses, bassin, plat, pot, pannier, 
gamelle ; bagage, provision. 
Lu vây girô'k yov, di la may, 
mu faf ko ba tâ ndap lâ ngên 
bokâ ? si un homme s'empare 
de la nourriture pour t'en don- 



ner ensuite, ne ferait-il pas 
mieux de la laisser dans le 
p'lat oû vous mangez ensem- 
ble ? (Prov. Vol.) Am nâ ku 
la né : ma èn la ; bôbâ tâ sa, 
ndap lâ bega gis, il y en a qui 
disent : tiens, je vais te ehar- 
ger sur la tête, et e'est pour 
voir ton pannier. (Prov. Volo.) 

iNDAP L., euir brute. 

'NDAPÂ m., prise, retenue, 
oonfiseation. Dér. de Dapa. 

NDAR, ile et ville de S. Louis. 
— , fleuve du Sénégal. 

(NpAlR b., passage sur un 
ehemin. Dâr u pût, neeud de 
la gorge. 

NDÂR 1., brasier. 

A T DARGO g., variété hative de 
eotonnier. 

NDARING b., l'antre de 
l'yène. 

JVDARTÉ 1., enehérissement 
Dér. de Dar. 

NDÂSAN b., seie, poisson. 

NDÂTA, v. n., ôtre eourt et 
gros, membru. 

NDATARI g., cheveux flot- 
tants. 

iNDÂTU, v. t., monter sur un 
arbre en grimpant. 

iNDATU d., ehevelure arran- 
gée en longues tresses sur tou- 
te 'la tête. 

NDATUK'ÂNÉ g., vernonia.t 

NDÂTUR g. V. Ndétur. 

iNDAV, jeune, petit. Gôr bu 
ndav, jeune gareon. Digèn du 
ndav, jeune fille. Halèl bu ndav 
lâ, e'est un jeune enfant. Bây 
bu ndav, jeune père (frère ea- 
det du père). Ndèy du ndav, 
jeune mère (sonur eadette de 
la mère. Deker bu nda,v, jeune 
mari ( frère eadet du mari). 
Dabar du ndav, jeune épouse 



NDA 



217 



NDE 



(soeur eadette de la - femme). 
Vêr vu ndav, tout le premier 
quartier de la lune. Doh mia pâ- 
kâ bu ndav, donne-moi le pe- 
tit eouteau. — g., ndavèl g., 
jeunesse. At i ndav, temps de 
la jeunesie. — s., jeune fille. 

NDAV 1., ertvoyé, député, 
messager. Èbal ndav, yékati 
ndav, envoyer un messager. dé- 
puter un envoyé. Ndav u bûr, 
messager du roi. 

NDÂV ! autrefois salut des 
eselaves â leurs maitres. On ré- 
pondait : Vav avee le nom, et si 
on ne eonnaissait pas le nom, 
on disait : Vav gôr ! 

NDAVAL fo' , viande, poisson 
011 autre mets qu'on mange 
avee le eouseous ou le riz ou 
les lêgumés, 

NDAVDIN, NDAVRIN d., éeo- 
nomie. proeure, administra- 
tion, intendanee. Dér deDavdin, 
Davrin. — b., intendant. 
" NDAVÈL, V. Ndav, g. 

NDAV'KLINDÂ, noble dans le 
royaume du A'alo. 

NDAVRAN, v. n., Urer la bon- 
ne aAenture. 

NDAY g., seau servant pour 
traire les vaehes. 

iNDÂY g., vente, marehé, ae- 
tion de vendre. Dér. de Dây. 
— m., marhandises â vendre. 

NDAYAN g., hamae. 

NDAYFÉR v., espèee de ré- 
servoir pour eonserver eertains 
objets dans une ease. 

NDÈ, eonj. V. Ndégèm. 

NDEAT m., NDÊTÉ 1., mor- 
talité, peste épidémie, Dér. de 
Dê. 

NDÉBÂ b., eheval ayant de5 
marques blanehes aux pieds. 



iNDÉBAL g., offrande. Dér. d^ 
Débal. 

NDÉBALU g., offrande de 
soi-même. Ndébalu'Yalla, pro- 
fession religieuse. Dér. de Dé~ 
bal. 

NDl^BAR g., médeeine empi- 
rique, eharlatanisme. Dér. de 
Débar, Dahar. 

iNDÉBARGÉ g., buisson a 
feuilles blanehâtres, â gousses 
renfermant plusieiurs graines 
rougeâtres. 

NDÉBÔT, NDOBÔT g., ména- 
ge de famil'le, eharge d'entre- 
tien de subordonnés. Dér. de 
Bôt. 

NDÈF ]., bouse, fumier de 
vaehe. 

NDÈFANDUKAY, NDÉFO b,, 
instrument de travail, outil, 
eontenant, réeipient. Utâl ndè- 
fandukay fô soté sôv milé, eher- 
ehe un eontenant dans lequel 
tu verseras ee iait. 

NDÈFAR m., eonstruetion, 
préparation, arrangement, or- 
dre, rétablissement. Dér. de 
Dèfar, de Dèf. 

NDÉFARÉ b., bouse de va- 
ehe. 

NDÉFÉ m., préjugé, opinion. 
Dér. de Défé. 

NDÉFEN (tedâ), v. n. se eou- 
eher sur le ventre. V. Défènu. 

NDÈG 1., prix, ooût, valeur. 
Lu di ndèg âm ? qu'est-ce que 
eela eoûte ? Ndèg lu nêh, bon 
prix. Ndèg lu méti, prix élevé. 
Méti ndèg, être eher, d'un prix 
élevé. 

NDÈGÂ m., earavane. 

^DÉGÂN, DÈGAN b., bosse 
pour les animaux. Nag u n\dé- 
gan, boeuf â bosse. 

NDEGDOR b, terre tenant le 



NDÉ 



NDE 



milieu entre la terre glaise et 
le sable. 

NDÉGÉ ! interj. de surprise 
â' 1 ooeasion d'un évènement 
indifférent.iVdégé sotal nga d'ég? 
tiens ! tu as déja fini P 

INDÉGÉ, V. Ndagé. 

NDÉGÈM', NDÉM, NDÈ, eonj. 
pourvu que, puisque, si, au 
eas que. 

NDEGERLU g., effort. Dér. 
de Deher, Deger. 

JiDÉGÉT 1., paille ou ,ro- 
seau avee lesquels on fait des 
nattes appelées lâl i ndégèt. 
Syn. Ndés. 

NDEGÉTÉ V. Ndagé. 

NDÈGÈTIT g., ndégèt g., 
p'lante k odeur pénétrante pro- 
duisant des graines oouvertes de 
piquants et qui envahit les 
sentiers. On la eonfond par- 
fois avee le hahajn. 

NDEGMU, iv. n. tenir la main 
sous le menton en appuyant 
le eoude sur 'le genou. 

NDÉGU, v. n., prendre quel- 
qiue ehose le matin, easser la 
eroûte. 

NDEHALBEN, NDALBEN g., 
prineipe, oommeneement. 

aVDÉKÂ 1., bienfait, présent. 
Dér. de Dèikâ. 

NDÉKAR, NDÂKÂR L, mé- 
fait, aetion mauvaise, ineonve- 
nante. Ndèkâr am nâ tèy ! ee- 
la va mai aujourd'hui ! phrase 
exclamative dont on se sert 
auand on surprend quelqu'un 
qui a fait quelque ehose d'in- 
eonvenant. Dér. de dèkari, de 
Dèkâ. 

iNDÈKI L, déjeuner. — , v. n. 
déjeuner. 

iNDÉKILO, faire déjeuner. 



NDÉKIT m., reste du déjeu- 
ner. 

^NDÈL, avant-jour, heure oû 
les femmes oommeneent k pi- 
ler le mil. Di nânu duga ti 
ndèl, nous nous embarquerons 
avant le jour. 

NDÉLA, v. n. être louehe, bi- 
gle, bigler. V. Dèlâ. 

INDÉLA b., grisgris double 
dont une partie pend sur la 
poitrine et l'autre sur le dos. 

iNDÉLENDU (L) V. Ngélémbu. 

NDELENG. (pé) être dénué 
de tout, être dans 'la misère. 

NDÈLO m., restitution. Dér. 
de Dèlu. 

,NDÈLU, v. n. partir de grand 
matin. 

NDÈLUSI m., retour. Dér. 
de Dèlu. 

NDÈM, V. Ndégèm. 

ADÈM g., effort, essai, entre- 
prise, épreuve, expérience. Dér. 
de Démantal. 

A'DEMA g., soreellerie. Dér. 
de Dema. 

NDÉMANTAL m., instruetion, 
enseignement, apprentissage, 
doetrine, leeon qu'on donne. 
Ndémantal u yôn'Yalla, ensei- 
gnement de la relignion. Dér. 
de Démantal. 

iNDÉMANTU b., instruetion, 
enseignement, aetion el'appr^n- 
dre, leeon que l'on reeoit. Dér. 
de Démahtu. 

NDEMBAT g., marootte, ae- 
tion de transplmter. Dér. de 
Dembai'. 

NpEN, adv, v. en arriêre, â 
la renvei'se. Dânu nden, tom- 
ber â la renverse. 

NDEN 1., den i., rep-is. régal, 
banquet, festin. \'. Den. 

NDE\ g., arbUste très épi- 



NDÈ 



— 219 — 



NDE 



neux et â graines odorantes. 
Syn. Horompolé ala, nat, nde- 
nedidèk. 

NDÈNÂ, v. n., mettre les 
cheveux en désordre. 

NDENÂT 1., espèee de lon- 
gue liane rampante, très fré- 
quente sur le sable abandonné 
par la mer. 

" NDÉNAV, NDANAV 1., hom- 
me ou animal qui l'emporte 
sur tous ses semblables. 

NDÉNDÂ d., aetion d'aeheter, 
aehat, acquisition. Dér. de 
Déndâ. — m., marehé, emplet- 
te, objet aeheté. 

NPÈNDÂ ,v. t. vaeeiner. 

NDENDÂ -m., tamtam. Teya 
ndendu, battre le tamtam. 

iNDENDÂLO, v. t. faire vaeei- 
ner. 

.NDE-NDEM mpitâ, plante res- 
semblant beaueoup a une ver- 
nonia. 

NDÈNDI, NGEADI 1., viille, 
très-grand village bien peuplé 
V. . Dèndi. 

NDÈNDU, v. p. être vaeeiné. 

NDÊNE b., aeeusation, im- 
putation, ineulpation. Dér. de 
Dên. 

iNDÉNER 1., terrain sans her- 
be et sans arbre, eomme ceux 
qui sont inondés par des bras 
de mer. Syn. Tun. 

uNDÉNÊlT tdal), loe. v. atta- 
quer quelqu'un publiquement 
par des reproehes. 

NDEiNGÉ g., graminée dont 
on mange les graines en temps 
de famine. 

NDÉNTÂ m., aetion de rete- 
nir, de reeéler, de eonsener. 
Dér. de Déntâ. 

iNDÈNTÉ g., passion, mouve- 
ment de l'âme. 



iNDÈNTÈF g., passion, mou- 
vement de l'âme. Ndèntèf yu 
bon, des mouvemenls déréglés 
de la ehair. 

NDÈNU, v. p. être déehevelé. 

NDEPA 1., bandeau dont les 
femmes s'entourent le sommet 
de la tête et autrefois le roi 
pour son éleetion. 

NDEPÂ b., eouseous sans lalo. 

NDEPÂ, v. t. garder pour 
soi. 

NDEPAL v. t. garder pour un 
autre. 

NDÉPI m., mépris mêlé d'a- 

version, de eolère. Dér. de Dépi. 

NDÈR d., V. Babak. 

.NDÊR d., souehet eomestible 

appelé quelquètfois amande de 

terre. 

NDEREHIT v., sédiment Syn 
Bipâtal. 

NDÉRÈR b., sole, poisson. 

NDÉRER g., oriquet voya- 
geur, sauterelles qui voyagent 
par nuées et dévorent tout ee 
qu'el'les trouvent. de verdure 
dans les ehamps. 

NDERGO g., variété hative 
de eotonnier. 

NDÉRIN m., utilité, avanta- 
ge, propriété, intérêt, usage, 
rapport, fruit. Garap gi amul 
mènâ ndérbn, eette plante n'a 
aueune u,tilité. Dér. de Dérin. 

.NDÉRINAL b., aetion de ren- 
dre utile, d'avantager. 

NDÉRIT y., vannures. 

NDERMELU, v. pr., se pros- 
terner. 

NDÉS m., espèee de natte. 
Syn. Ndégèt. 

NDÈSÈ m., stupidité, bêtise. 
Dér. de Dèsé. 

NDESGENT b., riein. 

NDETAY g., eompagnie, so- 



NDB 



NDI 



eiété, entretien, rapport, séjour. 

Ndétay u nâvlé, soeiété de gens 

de même eondition. Dér. de 

Détay. 

" NDÈTÉ 1., V. Ndeat. Ndeté'l 

vêr, fin de 'la lune. Dér. de De. 

NDÈTUR, NDÂTUR b., deuil 
d'une veuve. 

'NDEV m., dénigrement, dé- 
traetion, aetion de parller d'une 
personne qui u'est pas présen- 
te, fût-ee même de ehoses in- 
différentes. Dér. de Dev. ' 

iNDÉVÉNAL g., anniversaire, 
étrennes. Dér. de Dévèn. 

NDÈY 1., eonfidenee, seeret. 
Ti ndè'y, soerètement, en se- 
eret, â l'oreiLle. Dér. de Dêy. 
Vah ko sumâ ndêy, dis-'lui mon 
seeret. 

NDEY d., mère ; tante, 
(soeur de la mère). Ndèy du 
mag, tante, soeur ainée de la 
mère. Ndèy du ndav, tante, 
seeur eadette de la mère. Bokâ 
ndèy, avoir la même mère ; 
se dit de tous les enfants nés 
des soeurs de la mère. Lô fiaka- 
nakâ nhèl, ham nga né dâbar 
u bây ndèy lâ, quelque dépour- 
vu d'esprit que tu sois, tu sais 
que la femme du père est la 
mère. (Prov. Vol.) Ndèy kôr, 
(mère du jeûne) ^èrne mois lu- 
naire de (l'année musulmane. 
Ndèy dugup (mère du mil) vi- 
gne sauvage du Sénégal — d., 
prineipe, origine d'oû provient 
autre ehose. Lu guy réy-réy, 
glf a di ndèy am, quelque 
grand que soit le baobab, il a 
un pépin 'pour mère. (Prov. 
Vo.) 

NDÈY ! NDÈYSM ! interj. 
de pitié, de eompassion, eh ! 
hélas ! 



NDÉY m., espèee de gros oi- 
seau blane ayant quelques plu- 
mes rouges. 

'NDÈYDOR 1., droite, main 
droite. Topâl sa ndèydôr, suis 
â droite. 

NDÈYSÂN ! interj. V. Ndèy. 

NDÈYTEH d., belle-mère par 
rapport aux enfants que le ma- 
ri a d'une première femme. 

iNDI m., aetion de semer. 
Dér. de Di. 

NDIBERLÉ b., béeasse, 

iNDlD 1., feinte, dissimula- 
tion. Dér. de Didu. 

■NDlDU 1., dérision, eensure 
maligne, ironie. Dér. de Dvdu. 

NDIGÂ L, rein. 

NDIGAL b., eonseil, a\is, a- 
vertissement ; promesse. Dér. 
de Di'g. 

NDIGÂLÉ g., assoeiation, so- 
eiété, eompagnie, eongrégation, 
ligue, liaison, amitié. Dér. de 
Dig t 

NDIGÂTON, v. t. easser les 
noyaux des fruits. Syn. Sâl. 

•NDIGfi m., promesse mutuel- 
le, eonvention réciproque, eon- 
trat. Dér. de Dig. 

NDIGf, eonj. V. Ndagé. 

NDIGU 1., un peu de man- 
ger que l'on prend de très 
bonne heure le matin ou en- 
tre les repas. Dér. de Digir. 

NDIKÂ b., arrivée, venue. Sa 
ndikâ nêh nâ ma lôl, ta ve- 
nue me fait bien plaisir. Dér, , 
de Dikâ. 

JNDIKTÂN b. porte-bonbeur. 

NDIMAL 1. m., seeours, ai- 
de, soula.aement, défense, pro- 
teetion. Dér. <^e Dinntli. 

NDIMBA m., ebeval blane. 
Syn. Bari'. 

NDIMBA g. Dimbu, poirier 



NDI 



NDO 



du Cayor. Les noirs prétendent 
qu'il attire la foudre. 

NDIMBAHLOR 1., béeassine. 

NDIMO, NDIMONG 1., toile 
de guinée. Ndimong lu fiûl, 
guinée bleue ; — lu vèh, gui- 
née blanehe, ealieot. 

NDlN m., appel au son d'ins- 
trument, de tamtam, son d'a- 
larme. Dér. de Din. 

NDINDAR g., gingembre. 

'NDINTAR m., oiseau. Syn. 
Nâtapinsor (L). 

JMDIR v., épi de millet see. 

NDlRAN m., foule. 

iNDIRIT b., enfant posthume. 

NDIRU, v. t. égrainer l'épi 
de miillet. 

NDlT, DIT 1., supérieur, pré- 
sident, ehef, guide. Y. Dit. 

NDlTLAY. g., pagne de des- 
sous. Dér. de Dit. Syn. Pêndal. 

NDIY m., onetion, aetion de 
oindre. D(-r. de Div. 

iNDO suff. Y. Ando. 

NDOBAY 1., alouette. Syn. 
Ndoh. 

'nDOBIN 1., grand dindon 
sauvage" avee un long bee. Fu 
sindah di yabé ndobin, garap 
a fet dégên, oû le lézard se mo- 
que du dindon sauvage, il y a 
un arbre tout près. (Prov. Yol.) 

NDOBO (L) L, lièvre. Syn. 
N$omfoor. 

NDÔBÔT, Y. Ndébôt. 

NDÔBU 1., eheval qui a une 
raie blanehe sur la tête. 

NDOF, v. t., éeourter un 
ehien, un eheval. 

NDOFAY m., folie, aliéna- 
tion mentale, ehose absurde. 
Dér. de Dof. 

NDOFIN v., genre de folie, 
rnanie partieulière a un fou. 
Dér. de Dof. 



NDOG b., aetion de se lever, 
départ. Sa ndog bi gav nâ lôl, 
ton départ est bien pressé. Dér. 
de Dog. 

,NDOGAL 1., malheur, aeei- 
dent, aventure, ealamité, ad- 
versité. Ndogal u Yalla, fléau. 
Ak ndogal, malheureusemeni. 
NdogaVaté, arrêt, jugement. 
Dér. de Dog. 

JNJDOGONAL 1., goûter. V. Do- 
gonal. 

NDOGÛT g., arbuste de 3 mè- 
tres, reeonnaissaable a ses pe- 
tits fruits ronds et eoriaees 

NDOGTAL 1., eabinet, petit 
.magasin, réservoir. Dér. de 
Dog. 

NDOGTÉ, NDUGTÉ 1., ré- 
volte Y. Dog, dug. 

JVDOGU L, eoilation, petite 
réfeetion au eoueher du soleil. 

NDOH m., alouette. Syn. de 
Ndobay. 

NDOH m., l'eau. Ndoh um 
nên, eau pure, naturelle. Ndoh 
mu >nûl, eau sans mélange. 
Ndoh mu têy, eau elaire et 
limpide. Ndoh mu nahari, eau 
désagréable. Ndoh mu ganâ, 
ndoh mu horombêt, eau sau- 
mâtre. Ndoh mu tâ, eau dor- 
mante, eroupissante. Yôn u 
ndoh, eonduit d'eau, aqueduc. 
Mar nâ ndoh j'ai besoin de 
boire de l'eau. May ma ndoh 
ma nân, donne-moi de l'eau a 
boire. — m., jus des fruits. 

NDOHAN m., promenade. 
Dér. de DoJi. 

NDOHÉ b., enfilade de 
ehamps eultivés. 

INDOH-SUF 1., serpent, quand 
on en parle la nuit. 

NDOHUM g., plante sans 
feuiiles, â fleurs roses, pous- 



NDO 



NDO 



sant en épis serrés dans les 
ehamps de mil. 

NDOK ! interj. tant mieux ! 
e'est bien ! tant pis ! e'est bien 
fait ! 

NDOK, eonj. done. Syn. 
Mbôk. 

INDOKÂ SA BAKAN ! salut â 
quelqu'un qui a éehappé a un 
danger. On répond : ndokâ sa 
valâ, merei. 

NDOKÂLÉ, v. t. saluer, fél'i- 
eiter quelqu'un a l'oeeasion 
d'un danger auquel il a éehap- 
pé. 

NDOKASÉ, NDOKOSÉ 1., eoe- 
cyx, bas de l'éehine de l'hom- 
me. 

NDOKÈL, v. t. félieiter une 
femme après ses eouehes. 

NDOGYÉ g., petit arbuste 
dont on fume parfois les feuil- 
les en guise de tabae. 

NDÔL 1., insolvable, qui n'a 
rien du tout, nécessiteux, ma'l- 
heureux. 

NDÔL m.,homme long.fluet, 
de grande taille, grand flan- 
drin. Ku la sut nga né ko : 
ndôl mi, a eelui qui est plus 
long que toi, dis lui : tu es 
un homme long ! (Prov. Vol.) 

NDÔLAY b., misère. 

NDOLENT, NDOLI g., aug- 
mentation, sureroit, redouble- 
lnent, gain, aoeroissement, sur- 
plus. Dér. de Doli. 

NDOLIKU m., état d'être 
augmenté, aetion de s'aeoroitre. 
Dér. de Doli. 

NDOLÔR 1., milieu du jour, 
midi. 

NDOM. V. Kulèntnn. 

NDOMAL g., alarme, sur- 
prise, phénomène extraordinai- 
re. Der de Qom. 



INDOMBO, NOMBO g., gris- 
gris, eollier en euir qui s'a- 
dapte au eou et autour des 
reins. Ndombo'mpereg g., odl- 
lier a l'avant-bras. Ndombo'rèf. 
g., petit eollier en euir travail- 
lé artistiquement. 

NDOMBÔR 1., lièvre, lapin. 
Ndombôr lu digèn, hase, la- 
pine. Syn. Leg. 

NDOMÉ g., merveille. Dér. de 
Dom. 

iNDOMI m., surprise, étonne- 
ment. Dér de Dorn. 

NDON 1., eorde ou lien de 
feuiMets de rondier pour les 
eases et tapades. Svn. His. 

NDON V. DoH. 

ISDONDO v., petit poisson. 

NDONÈF g., hérédité, hérita- 
ge. Dér. de Dona. 

NDONÉL b., biens de la sue- 
eession, de l'héritage, Dér. de 
Donâ. 

NDONG 1., oeeiput, ehignon. 
Yah u ndong, os ooeipital. 

NDONGA L, fête de la eir- 
eoneision chez les noirs, avee 
danse et festin. 

NDONGÉ m., ruse, astuee. 
Dér. de Dongé. 

NDONGO b., élève, éoolier, 
diseiple. 

NDONGODUAN b. variété de 
riz. ^ 

NDONGOP b., erabe de terre. 

NDONKON g., aeeroupisse- 
ment. Dér de Donkon. 

NDÛNKÛR, b., erinière. 

NDONO b., héritage. Hail 
ndono, désheritier. Dér. de Do- 
nâ. 

NDÛR m., eommeneement, 
aetion de eommeneer. Dér. de 
Dôr. 

iNDOR b., fusillade, eanoH- 



NDÛ 



223 



NDU 



naâe, grande et longue explo- 
sion d'armes â feu. 

NDÛR b., pagne très-blane. 

NDORO 1, houssine. 

NDORTÈ ]., oommeneement, 
début, origine. Dér. de Dôr. 

NDORTU g., pensée, imagi- 
nation, opinion. Dér. de Dortu. 

NDOT g., atteinte, aetion, ra- 
ehat, raneon, rédemption. Dér. 
de Dot. 

NDOTÉ b., personne qui a 
de petits yeux. 

NDOTÛ g., prix de la ran- 
eon, du raehat, de la rédemp- 
tion. Dér. de Dot. 

WDOTOM g. V. Dotom. 

NDOTU, v. n., se tatouer sur 
les seins. — g., tatouage sur 
les seins. 

NDOYNDOY 1., sève, résine, 
larmes qui suintent d'un arbre 
ineisé. 

NDUBAB b., variété de eoton- 
nier dont la soie est la plus 
longue. 

(NDUBALAY, NDUBÉL g., jus- 
tifieation. Dér. de Dub. 

NDUBALÉ g., aetion de diri- 
ger, d'ajuster. Dér. de Dub. 

NDUBANTI m., eorreetion, di- 
reetion. 

NDUBAY ig., droiture, équité, 
justiee. 
■*NDUBÈL g., Y. Dubalay. 

NDUDU b., naissanee, nati- 
vité, origine. Dek'u ndiidu, 
pays natal, patrie. Ndudû'sunu 
Borom, nativité de notre Sei- 
gneur. Noêl. Dér. de Dur. 

NDUDU, avee apposition du 
nom du pays, habitant de. Ndu- 
du'Bèr, habitant de Gorée. 

NDUDUÂLÉ b., ee qui ae- 
eompagne ]a naissanee. Bakar 
u nduduâlé, péehé originel 



Lak'u nduduûlé, marque qu'on 
apporte en nnissant. . 

JNDUOÂ m.. aetion d'entrer 
Dér. de Duga. 

NDUGÂN b.. passager a bord 
d'un navire, Dér. de Duga. 

NDUGTÉ 1.; ndogté, \., ré- 
volte, sédition. 

'NDUGUB 1., ehauve-souris. 

NDUH m., loriot jaune. 

NDUKÂN']., autrefois inten- 
dante chez ]e roi, qui faisait 
travailler les femmes eselaves. 
Syn. Debér. 

NDUL m., mil sauvage <qu'on 
mange en temps de disette. 
Ndul dêh, surga yôy, si lé ndul 
est épuisé le serviteur sera 
maigre. (Prov. Vol.) 

NDULANDO (L), V. Ngélém- 
bu. 

NDULI b., nouveau eireoneis 
non enoore guéri. Nduli défâ 
hasav néu bu norul, le nduli 
pue eomme le fruit du néu 
non mûr. 

INDULIT g., dévotion, piété, 
religion, esprit reldgieux. Ak 
ndulit pieusement, dévotement. 

NDOM, v. n. viser a un but, 
tirer a la eible. — b., but, 
point de mire. 

NDUMÂ d., malheur, aeei- 
dent. 

iNDtjMÂ g., prodige, speetre, 
fantôme, monstre. 

NDUMÂ 1., aetion de fouet- 
ter. Dér. de Duma. 

NDUMÂ.R ]., tortue de mer. 
Hot'i ndumâr, earapaee de eette 
espèee de tortue. 

'NDUMAT, v. t.,Iapider. 

INDUMBAL 1., eoiffe des fem- 
mes. 

JVDUMBALU, v. réf. se eoiffer, 
s'entourer la tête d'un mou- 



NDU — 324 



ehoir, ete'. en parlant des fem- 
mes. 

NDUMBURHAT g., plante li- 
gneuse de 3 mètres de haut 
environ. 

NDUMBUT g., buisson très 
touffu et épineuv. Les fleurs 
ressemblent â une belle rose 
d'églantier. Les fruits sont 
ronds eonime une petite oran- 
ge ; les noirs en font parfois 
des tabatières appelées rombet. 

.NDUNÂ v., thon. 

NDUR b., manehe d'outil. 
Ndun u sémin, manehe de ha- 
ehe. 

NDUR 1., aetion de proeréer, 
d'enfanter, génération, enfan- 
Dur. 

NpUREF g., matriee. 

NDURÉL g , progéniture, pos- 
térit'é. 

(NDURKEL, m., buse, éper- 
vier. 

NDUT 1., danse de eharlatan. 
Dér. de Dut. 

rSDUTA b., variété de hari- 
eots indigènes. 

NÉ, v. n. dire. S'ernploie ha- 
bituellement dans les formes 
suivantes pour annoneer qu'on 
veut parler. Ma né, je dis. Mu 
nê, il dit, elle dit. Né ko, vah 
ko né, vah ko né ko, dis-lui. 
Né nâ, j'ai dit. Nôn (p. né on) 
na, il a dit, il avait dit. Mu né 
lan ? il dit quoi ? qu'est-ce 
qu'il dit. 

NÉ avee eertaines partieules 
qu'on ne peut pas traduire for- 
jne une loeution verbale qui 
prend la valeur d'un verbe pro- 
prement dit. Né ntèla, faire 
silenee. Mu né rel, il se brisa. 
Fésal ko bè né mût, bè né dèl, 
remplis-le a déborder. Ngélav lâ 



NÊG 

né bip ta vékâ yâ, gûl gâ depâ, 
le vent s'engouffra sul)itement 
dans les voiles et le navi're eha- 
vira. 

NÉ, eonj. que. Dégâ nâ nê 
nungâ hêh tâ Sin ak tâ Baol, 
j'ai entendu dire qu'il y a une 
guerre dans le Sine et le Baol. 

NE, abr. pour Nèkâ. Fu mu 
nè tèy, ou il en est aujour- 
d'hiui. 

NEB, NEP, v. n. pourrir, se 
eorrompre. 

NEBA, v. t. eaeher. eélér, dé- 
guiser, éelipser. Nebâ nâ ko, il 
l'a eaehé. 

NEBALO, v. t. faire eaeher. 

NEBAT^rU eaehotter. 

NEBAY b., putréfaetion, eor- 
ruption. 

NEBEÔ, v. t. faire pourrir, 
faire se opr-rompre,. 

.NEBNEB b., pourriture. 

NÈBNEB g., aeaeia a gom- 
me rouge, dont iles fruits sont 
utilisés eomme ceux du gonaké 
pour le tannage des euirs. 

NÈBNÈBÂN g., pain ou eous- 
eoius l'ermenté. Syn. Mporohal 

NÈBON b., graisse. Syn. Né- 
kâ. 

NEBU, v. p. être eaehé, se 
eaeher, sé dérober. 

NEBUKAY b., eaohette. 

NÊF (L), v. t. pêeher le p<tls- 
son presque a see avee des pan- 
niers. Syn. Mbab. 

•NEF, v. t. être eneeinte pen- 
dant l'allaitement d'un enfant. 

NEFRÉ b., fumier de ehe- 
val. 

NEG, v. t. traiter inhumai 
nenient. 

NÊG, b., ease, ehambre, ap- 
partement. Dèmâl tâ sumâ nêg, 
va-t-en dans ma ease ou dans 



NÉG 



335 



NÈK 



ma ehambre. Nêg u fas, éeu- 
rie. Nêg u mbéy, étable de ehè- 
vres. Nêg u ganâr, poulaiiler. 
Nêg u dololi, eloeher. Nêg u 
vanok, eabinet seeret. 

iNÉG, v. t. attendre. Nèg mâ 
fâlé, attends-moi ia-bas. 

NÈGAL, v. t. attendre pour 
quelqu'un. ' 

NÈGANDI, v. t. attendre, en 
attendant. 

INÈGANDIKU, v. t. attendre 
un peu. 

NÈGÂR (L)' g., natte. 

NEGÂRI, NEGÂDI, v. n. être 
avare, ehiehe, éeonomiser a 
rexcès. — b., avariee. 

NEGARIKAT b., avare, ladre. 

NEGERNI, NÂGANI, adv. a 
pareille heure, a pareil jour, â 
pareilie époque. Nêgârni dém- 
bâ lâ agsi, e'est hier a eette 
heure-ei que je suis arrivé. Nê- 
gârni dâv, Z'année dernière â 
eeite époque. 

NEGKÉDÈM g., os temporal. 
■ NÈGLÔ, v.i t. faire attendre, 
ajourner. 

NÈGNÈLU, v. n. faire sem- 
biant d'attendre. 

NEH, V. Nâh. 

NÊH, v. n. être agréaible, sua- 
ve, bon, délicat r sueeulent ; 
>.3plaire. Nêh nga ma lôl, tu me 
plais beaueoup. Dangi'tèy nèh 
na lôl, l'offiee d'aujourd'hiui est 
très beau. Su la nêhé, ndèm 
nêh nâ la, si bon te semble, si 
eela te plait. Dèfâl lu la nêh, 
fais ee qui te fera plaisir. Bu 
nêh, agréablement. Nêh nâ hèt, 
e'est d'une agréable odeur. Su- 
mâ yaram nêhul, je suis maia- 
•de, indisposé. 

NÊHADI, NEHARI, v. n. dé- 



plaire, choquer. Lôlu nêhadi 
nâ ma, eela me déplait. 

NÊHAL, (nêhlé), v. t. flatter, 
ehereher a plaire, faire plaisir, 
eontenter, réeompenser, eneou- 
' rager, earesser, gagner par des 
présents. Nêhal ku la fasâlé, 
nêhal ku la dân a ko gen, flat- 
ter eelui qui te sépare dans une 
bataille est bon, mais flatter ee- 
lui qui te eorrige est eneore 
mieuv. (Prov. Voi.) — b., adu- 
lation, réeompense, eneourage- 
ment. 

NÊHALADI, v. t. méeonten- 
ter. 

NÊHALKAT b., flatteur, adu- 
lateur. 

NÊHAY b., agrément, état 
d'être suave, bon, délieat. 

NEHIT v. V. Nâhit v. 

NEHLANKAT b., maniéré, ea- 
joieur. 

NEHLATE v. t. eajoler. 

NEHLÉ, v. t. avoir des eho- 
ses agréables. Man, nêhlé nâ, 
pour moi, j'ai des ehoses agréa- 
bles. 

NÊHNÊH g., arbre â fruits 
mucilagineux. 

NÈKÂ, NÈK, NE, v. n. être 
dans un lieu. S'emploie aussi 
eomme verbe siubstantif : être 
quelque ehose. Hamu-ma fu 
mu nèkii, je ne sais pas oû 
il est. Su ma nèk'on bûr, si 
j'étais roi. Bu nèkâ, du nêkâ, 
gu nèkâ, ku nèkâ, ete, loe. 
pron. chaque, ehaeun, ehaeune. 
Gir gu nèk, chaque jour. Yahtu 
vu nèk, toute heure. Sâ su nèk, 
chaque instant Fu nèk, loe, adv. 
partout. Môs bè fu nèkâ, en 
tout temps et en tout lieu. Nè- 
kâ ti sûf u, être sous quel- 
qu'un, dépendre de, être infé- 



NÉK 



— 226 — 



NEP 



rieur a. Bâlâ nga oyu, nèkâ fa, 
avant d'éeouter, il faut être pré- 
sent. (Prov. Vol.) S'emploie 
aussi pour dire que deux per- 
sonnes vivent ensemble en 
union illégitime. 

NÉKA b., graisse. Ku sol tu- 
béy u nékâ, du dâru, eelui 
qui porte une eulotte de grais- 
se ne se ehauffe pas au feu. 
(Prov. Yol.) Syn. Nèbon. 

NEKÂ, v. n. moisir, ehaneir, 
sentir le \ieux ou l'enferme. 
Tèré di nekâ na, ee eouseous 
sent le moisi. Syn. Henâ. 

NÈKAL, v. n. être avee, de- 
meurer avee. 

NÈKALÉ b. eelui ou eelle avee 
qui' l'on vit en union illégiti- 
nie. 

NEKALO, v. t. faire être, fai- 
re devenir. 

NEKÂLÔ, v. t. faire moisir, 
faire ehaneir. 

NEKAY b., ehaneissure, moi- 
sissure. 

NÈKIN v., maniére d'être, 
mode, état, situation. 

NEKOS, NOKOS, v. t. presser, 
enfoneer dans un eontenant, 
fourrer, bourrer dans un trou. 

NÈL, v. n., ètre ehauve. Nèl 
nâ fondong. il est eomplMe- 
ment ehauve. 

NELAY b., soinmeil. — , v. n. 
dormir. 

NÉLAYADI, v. n. dormir pem, 
avoir des insomnies, ne pas 
dormir. 



NÉLAYÂN, 



n. avoir la ma- 



ladie de s'endormir partout. 
— d., sommeil presque eonti- 
nuel et maladif. 

NELAYKAT b., dormeur. 

NÉLAYLÔ, v. t. faire dormir, 
endorrnir. 



,NÉM, adv. avee né. Noyal bè 
né ném, bien assouplir, rendre 
très moû. Garder le silenee, se 
ealmer. Ngélav dal, gêt ga né 
ném, le vent tomba et la mer 
devint ealme. 

NÈMÂ, v. t. ehereher le rniel 
dans le creux des arbres. 

NÉMA NÉMARAL ( rié) se te- 
nir oomplètement immobile. 

NEMÂKU, NBMIKU, y. t. s'oe- 
euper d'un objet, d'une affaire,. 
suivre une ehose. Syn. Topa&o. 

LNÈMÂKU, NÈMIKU, v. n. être 
fâehé eontre quelqu'un. Syn. 
Sikâ. 

NÈMALI, v. t. frapper quel- 
qu'un au point qu'il n'en peut 
plus. 

NÈMI, v. t. aller ehereher le 
le miel dans le creux des ar- 
bres. 

NÈN b., oeuf. Nèn i dèn yu 
hod, oeuf de poisson, frai. — 
v. n. pondre — g., ponte. 

NÈN, vide, inutile. Ne s'em- 
ploie jamais seul. Hot' u nèn* 
eontenant vide. Loho i n'&n. 
mains inutiles, oisiveté. Déki 
loho i nên, rester sans rien fai- 
re. Yaram u nên, eorps nu, nu- 
dité. Al'um n'èn, pays désert 
et inahabité ; loe. adv. inutile- 
ment, vainement, peine per- 
due. Digèn i n'èn, femme <\\& 
ne demeure avee personne. Nên 
u n'én du rèy buki, l'hyène ne 
se fait tuer pour rien. (Prov. 
Yol.) 

NÉNKATI b., pommette, os 
des pommettes. 

» NÈP, adv. Noy nâ nép, e'est 
très tendre, e'est très rriou. 

NEPA v. n. eonserver le eous- 
eous qui n'a pas eneore le lâlo* 
— b., eouseous sans lâln. 



NEP 



227 — 



NGA- 



NEPÂ 111., tabae a priser fa- 
briqué a Saint-Louis. 

N'EPI, 'v. t. tirer le tabae en 
paudre du vase oû on l'a tenu 
fermenter. 

NER, v. n. balbutier, béga- 
yer. Syn. Der. 

INÊR, v. n. avoir le mal de 
mer. — b., mal de mer. 

JVÊRLO, v. t. faire avoir le 
mal de mer. 

NÉRAH, flamboyer, être bril- 
lant. 

NÈRAM, v. n. être ébloui par 
la lumière. — b., éblouisse- 
ment eausé par la lumière. 

NÉRAMLO, v. t. éblouir. 

NEREM (né) loe. v., se pros- 
terner. Né nerem ti sûf, se 
prosterner jusqu'â terre. 

NÊRLÔ, v. t., faire avoir le 
mal de mer. 

NERMÈLU, v. n. dégringoler. 
Syn. Dulôt. ■ 

iNERMÈLULO, v. t. faire dé- 
gringoler. 

INÊTÂ, adv. v. avee tié. Né nè- 
tâ, prendre subitement. 

LNÉTALI, NITALI, v. t. raeon- 
ter, narrer, exposer. — , — , b., 
réeit, relation, aetion de raoon- 
ter, narration. 

NÉTALIKÂT, NITALIKAT b., 
narrateur, raoonteur. Nétalhkett 
# ndaloré, ohroniqueur. 

NETALILO, NITALILO, v. t. 
faire raeonter. 

NÉTÉ, NÉRÉ g. (m.) V. Ul g: 

NÈTUKAY U DINAH b., ra- 
tière. 

NÉU g., pommier du Cayor, 
ainsi appelé paree que son fnuit 
rond et jaunâtre â l'extérieur 
ressemble un peu a ila poinme. 
V. Ngandal, Tahoy, Sâl, Lôt. 

NÉUL, NGÉD, désirer ardem- 



ment. Nén ma ngéd lul gisati 
la, je ne désire rien tant que de 
te revoir. 

NÉV, v. n. être petit, être 
peu, être en petite quantité. 
Név <na a gen, nâ niu /00 bayi, 
avoir peu vaut mieux que de 
le laisser, peu vaut mieux que 
rien. (Prov. Vol.) Név nâ mibu- 
gal, e'est peu important. Név 
nâ dôlé, il est très faible. Név- 
dôlé g., faiblesse, affaiblisse- 
ment. Damâ ng'am ? R. Damâ 
du név. Gomment ea va-t-il ? 
R. Ga ne va pas bien. 

NÉVAL, v. t. diminuer en 
quantité, rendre petit, atténuer, 
négliger. 

(NÉVAL, v. n. être insensible, 
indifférent â une ehose agréa- 
bile ou désagréable a la bonne, 
ou mauvaise fortune. 

NÉVI, NIVI, v. n. être enflé, 
bouffi, se gonfler, s'enfler, a- 
voir une fluxion. — , — !j., en- 
flure, boursouflure. 

iNÉVILÔ, NIVILO, v. t. faire 
enfler, faire gonfler. 

NÉVO, NIVÔ b., abeès, tu- 
meur. 

NEY, v. n., ètre gr;usseux. 

NEYU, v. t. saluer, eompli- 
nenter. 

— , neyô b., salut, salutation, 
oompliment. Neyô'malâka, sa- 
lutation angélique. 

NGA pron. pers. suj. tu. Di 
nga <bè sotal ? as-tu fini d'ense- 
meneer ? Yalla nga sopâ, e'est 
Dieu que tu aimes. 

(NGA, pour NGA A, NGA DI, 
dans ile présent de quelques mo- 
des. 

NGA; dans le passé de quél- 
ques modes. 



NGA 



»28 — 



NGA 



NGABU g., orgueil, suffisan- 
ce, arroganoe. 

NGAD, v, ifourmi blanehâtre 
de moyenne grandeur qui ne 
sort que la nuit, mord les hom- 
mes, attaque quelquefois en 
masse les animaux domestiques 
et les fait mourir. Syn. Afainâ. 

NGAD (né) âdy. Eidi bè mu 
né ngad, serrer très fortement. 

NGÂDA g. ineision dans la 
ehair, ventouse. Dér. de Gadâ. 

JVGADAY g., émigration, exil, 
bannissement temporaire et vo- 
lontaire pour eauses politiques. 
Dér. de Gaday. 

NGADU 1., eognée, haehe de 
bûeheron. Dér. de Gadâ. 

NGÂGA 1., espèee de grand 
poisson, peut-être le souffleur. 

NGÂGA g. , ohaloupe. 

NGAGAft 1., esipèee de sauee 
faite avee des hévêr sees dé- 
trampés et délayés avee du ta- 
marin, ou du pain de singe 
ou du lait pour iaire le léh. 

NÛAH g., braiment, eroasse- 
ment, hurlement. 

'NGAKA (né), adv. Tên né 
ngakâ, se tenir debout raide. 

NGAKAN g., hor i ngakan, 
grisgris, gros coquillage qu'on 
attâehe aux reins. 

iNGAL 1., plaie ooeasionnée 
par la présenee d'un ver de 
même nom, ver gros, eourt, qui 
entre sous la peau. 

(NGALA ! interj. malheur è ! 
Ngalâ man ! malheur â moi ! 
Ngalâ yov ! malheur â toi ! 
Ngalâ Pêr ! malheur â Pierre ! 

NGALAH, NGALA, adv. Tûti 
ngalâ, très-petit, menu, exigu. 
Mûs mi aka tûti ngala ! que ee 
ehat est petit ! Syn. Kâlé. 



NGALAP, NGÉLAP, V. Gélap 
et Galap. 

'NGALIR b., elarinette. 

NGAMOT, assoupissement. 
Syn. Ngementu. 

NGAN m., eau salée. 

NGÂNDA g., indigo, indigo- 
fère. Ngand'âl nag, absinthe,. 
plante. 

^JGANDA .1, trone d'ai-bre, 
gros moreeau de bois. 

NGANDAL, NGARNDAL, NGK- 
NDAL 1., amadou ou duvet qui 
se trouve dans le noyau du 
néu. 

NGANDAL I PEL L. Y. Bâ- 
téndor. 

NGANDÊR m., éeart. 

^GANGOR 1., foule, multitu- 
de, bande, troupe, ooneours, 
affluenee d'hommes, rassem'ble* 
ment, splendeur, magnifieenee. 

NGANGUNÉ, GANGUNÉ g. , 
trône, tribunal, siège. 

NGANKA, v. t., attraper, sai- 
sir avee la bouehe. — , gankâ,. 
eoudre, raooommoder une eale- 
bas«e. 

NGAR m., meule, moneeau 
Ngar i gèrté, meuile d'araehi- 
des. 

NGARNDALL, V. Ngandal. 

NGAS g., eouseous trempé 
avee de J'eau. Syn. Toyom. 

NGAS g., gas g., rougeole.^ 

NGASÂ 1., fossé, fosse, terre- 
amoneelée pour indiquer les li- 
mites des royaumes. Dér. de- 
Gas. 

NGASAN b., seorbut. 

NGASU 1., ehaume, grosse 
paille dont on se sert pour eou- 
vrir les eases. 

NGAT, v. n., être en fureur. 
NGAT m., ânée, eharge d'un. 
âne. Dér. de Gat. 



NGA 



229 



NGE 



NGATA l.j espèee de poisson. 

NGATAN L, petit lit, eanapé. 

NGATÊNLU g., abrégé, abré- 
viation. Dér. de Gatâ, 

NGATLÔ v. t., rehuter, dé- 
eoneerter, rendre furieux. 

NGAVAR g., eavaleade, eava- 
lerie. 

iNGEB, poing, poignée, em- 
poigner, tenir quelque ehose 
dans la main fermee. 

NGED m., marabout, oiseau. 

NGEDÂ g., brusquerie, gron- 
derk>. Dér. de Gedâ. 

NGÉDA g., troupeau de ehè- 
vres, bereail, bergerie de ehè- 
vres, enelos oû l'on garde les 
ehèvres. 

NGÉDÈM L, tige suerée du 
gros mil, 

NGÉDÉMU, v. n. manger la 
tige suerée du mil. 

NGÉGÉNAY 1. traversin, eoua- 
6in, oreiller, ehevet. V. Gégér. 

NGELÂ m., bave. Dér. de Ge- 
lâ. 

>NGÉLABCXN L, avorton, mort- 
né. 

NGELÂNÉ (L), NGÉLEN L, 
ouragan. 

NGÉLAV L, vent. Lu di nav 
té du tag mukâ ? Ngétav. Qui 
est-ee qui vole sans jamais se 
reposer ? Le vent. — L, raala- 
die hystérique. Dânu ngéiâto 
(L), avoir des erises hystériques. 

'NGBLAV U GUDI, maladie 
nerveuse et rhumatisme des 
membres. 

NGÈLDI 1., serge, eadis. 

NGÉLÉDU, v. n., faire des 
grimaees. 

NGELEF fe., poussière eité- 
rieure du pain de singe. 

NGÉLÈM U YALLA, espèee de 



sauterelle verte â tête triangu-.. 
laire. 

NGÉLÉMBU, NDÉLÉNDU (L), 
NDULANDO, NGELÉNDU b. e 
sud, midi. 

NGÉLÉMBU, NGÉLBMU b. ( 
eheval alézan. 

NGÉLÊN' Y. Ngelané (L). 

NGÉLÉNDU, V. Ngélémbu. 

NGÉLÊYAL b., vesse, vént 
du eorps de l'homme ou de l'a- 
nima'l. — , v. n. vesser, rendre 
des vents. 

iNGEM, NGEMNGEM, NGE, 
MEL g. , eroyanee, profession 
de foi, aetion de oroire, d'a* 
jouler foi. Ngem u Apôtâr yâ t 
symbole des Apôtres. Dér. de 
Gem. 

INGÉMBÂ L, eeinture pour 
eouvrir la nudité. Dér. de 
Gémibâ. 

NGEMU g., arrhes, eaution, 
assuranees, garantie. Vah vah 
i ngemu, parler vrai. Dér de 
Gem. 

NGÈN, pron. pers. suj. vous, 
An ingen ? avez-vous diné ? L& 
ngên tayi, topâ lên tâ, la ngen 
savar, ^bayi lên ko, ee qui vous 
eimuie, attachez-vous-y, ee que 
vous faites avee plaisir, laissez<- 
le.'(Prov. Voll.) 

NGÉN L, jurement, serment, 
Dér. de Gén. 

NGENDAL L, V. Ngandal. 

NGÈDI V. Ndèndi. 

.NGÉNTÉ L, 'fête des relevail, 
les qui se tfait le huitième jour, 
Dér'. de Génâ. 

NGÈP, GÈP, v. t., serrer, 
presser avee la main. 

NGÊR g., arbuste a petite* 
feuilles blanehâtres. 

NGÊR m., grand ehemin. 

INGEREM, NGEDEM (S) g., r$. 



NGÈ 



a3o 



NGU 



merciement,reconnaissance, gra- 
iitude. Dér. de Gerem. Ku la 
né : mayél sa alal, sa ngerem 
la begâ, eelui qui te dit : donne 
de ton bien, e'est qu'iil veut 
fu'on te remereie. (Prov. Vol.) 

NGÊSGÈNT g. V. Héhèm. 

NGÊT, part. super. Yalla 
ngèt, Dieu ineomparable. 

NGÊTÂ g., état d'être ineom- 
plètement rempli, en parlant 
d'un oontenant, mème du ven- 
tre. Dér. de Gètâ. 

NGÉTÉN g., tourment, gêne, 
importunité, traeas, dérange- 
frient, troulble d'esprit, ohâti- 
ment, perséeution. Dér. de Gé- 
Hèn. 

"NGÉV 1., bouillie ou lâh eom- 
posé seulement de farine de 
mil. Syn. Nahat. 

'NGISGIS g., arbre assez élevé 
'a feuillles eoriaees et â gousses 
jaunâtres et dures. 

NGINÂN v., espèee de poisson 
long et ayant beaueoup d'arê- 
'tes. 

NGIR, prép. pour, par amour, 
a eause de. Dèfât ma nangam 
ngir Yalla, rends-moi te.l ser- 
'viee pour l'amour de Dieu. Sa- 
rah ngir Yalla ! eharité pour 
Dieu ! Syn. Ndagé, Ndah. 

NGIRÂ g., lisse du métier dje 
tisserand. 

NGlRTÉ g., raee, deseen- 
danee, lignée du eôté du père. 

NGISÊ 1., espèee de sae pour 
y mettre les grisgris. 

'NGISTÉ 1., vue, regard, vi- 
"sion, aspeet. Dér. de Gi<s. 

NGOBAN b. sorte de oouteau 
IServant â réoolter le mi.1 et le 
riz. 

NGOBTÉ g., moisson. Dér. 
ûe Gôb. 



NGOD, NGODÂ b., erispation, 
engoiirdissement. — , v. n. avoir 
des erispations, des engourdis- 
sements. 

.NGODALÔ, v,, n. eauser des 
erispations. 

NGODOT 1., vieil entourage. 

NGOLAMAR g., liane a épi' 
floral très foliaeé. 

NGOLGOL g. V. Kéo. 

NGOLON g., plante a fleur 
odorante et dont le fruit res- 
semble a une prune mirabelle. 

NGOMAL, V. Gôn. 

NGOMAR g., Aeille, vigile, 
jour qui préeède un« fête. 

NGÔN g., soir. Ti ngôn, le 
soir, au soir. Ti val'u ngân, 
sur le soir. V. Gôn, Ngôn so- 
rèy na. V. Non. 

NGON m., paille de pistaehe 
ou de harieot. 

NGONAL, V. Gôn. 

iNGONKÂ, v. n., être bien dé- 
eouplé, trapu. 

NGOR g., V. Gôr g. 

'NGORI 1., espèee de petits ha- 
rieots. 

NGORO g., affinité, alllianee 
de deux familles. 

NGORTÂN 1., pivert, oiseau. 

NGOT 1., assommoir. 

NGUFAN, v. t., faire faire la 
eulbute a quelqu'un en le pre- 
nant par les jambes. 

NGUHU, v. n., grogner, en 
parlant du pore. 

NGUKA 1., lie, séd-iment 
d'une boisson, et surtout du viû 
de palme, sagou. 

NGUKÂ 1., espèee de mau- 
vais poisson. 

NGUL, NGULDÉ, 1., rondin, 
easse-tête, massue, trieot. Syn. 
Ndambol. 



NGU 



— 23l — 



NID 



NGULI, parties sevuelles des. 
animaiux. 

NGULI-GÂNÂ gV, hermaphro- 
dite. 

NGUNGÉ m., eonduite, aetion 
de oonduire, d'aeeompagner 
quelqu'un. Dér. de Gungé. 

■NGUNGUN, NGUNGUNÉ m., 
basilie, plante. 

iNGUINU L, poulailler, eage a 
poules. 

NGÛR g., règne, empire, gou- 
vernement, domination. Èt u 
ngûr, seeptre. Bûr bu amul <iv 
gây, ngûr âm ôrul, le gouver- 
nement d'un roi sans sujets ne 
signifie rien. (Prov. Vo'l.) 

NGURI L, espèee de guêpe 
qui l'ait son nid avee de la ter- 
re. 

NGORU, GURU, v. n. ré- 
gner, gouyerner, exercer la do- 
mination. 

NGURU g., GURU g., eolatier, 
stereuliaeée produisant le eolla, 
le Gola lui-même. 

NGUYTÂN b., ipetit baobab 
eommeneant â sortir de terre. 
Dér. de Guy. 

NHÂF m., bélier. 

NHALÂT g. , pensée, réfle- 
xion, méditation. Dér. de Ha- 
lât. 

NHALÈL g., enfanee. Ti siunâ 
nh$lèl, dans mon enfanee. Dér. 
de Halèl. 

NHAN m., privation, aetion 
de priver. Dér. de Han. 

NHAR m. g.j mouton. Kavar 
u nhar, laine. Nhar rrm gôr, 
nhâf, ibélier. 

N.HARAB g., ingratitude. Dér 
de Harab, 

NHARIT g., amitié. Dér. de 
Harit. 

NHATI m., pigeon. 



NHÊK, NHÊK g., virginité; 
Dér. de Hêk. 

NHÈL m., esprit, intelligen*.. 
ee, entendement, eréature spi- 
rituelle. Nhèl mu Sèlâ mû, le ... 
Saint-Esprit. Nhèl âm nèn, pur 
esprit, esprit saris mélange. Hô% 
ti nhèl, puiser dans l'esprit, 
mvehtér, imaginer, Borom-n.hèl< 
homme spirituel et intelligent, 
Sumâ \nhèl angi ti tèré di, mon 
esprit est dans le eouiseous, 
e'est-a-dire, j'ai grande envie 
d'en manger. Mpit' ang<ti t&' 
hênténgi, vandé nhèi âm ang& 
tâ dugup, quoique l'oiseau soU 
perehé sur le fromager, son es- 
prit. ne laisse pas d'être dans le 
m'û (Prov. Vo'l.) 

NHÉRÉ g., rapaeité, avariee, 
eupidité. Dér. de Hér. 

NHÉRÉN g., adresse, habile?. 
té, dextérité. Dér. de Héréin, 

;NHÈRTÉ, NHlRTÉ g., attrae*. 
tion a, excitation, passion, 
Nherté yu bon, eoneupiseenee, 
mauvais penehants de la natu* 
re. Dér. de Hèr. 

NHOB g., aetion de garnir, 
de dorer, d'argenter. Dér. de, 
Hôb. 

NHODOS b., enrouemenU 
Dér. de Hodos. 

NHOLI g., déeortieation. 

NI, adv. V. Nâ, Ni, Nu. 

NID, v. t. plier un bâton en 
sens différents pour le rendre 
droit . 

NIDÂY, NÂDÂY d.. oneie, 
frère de la mère. Dôm u ni, 
day, eousin, fils ou fiiie du 
frère de la mère. — d., appel- 
lation respeetueuse a l'égard de 
personnes qui ne sont pas pa- 
ren tes, ou eui ne le sont qu'a, 
un degré fort éloigné, ou par T 



NIG 



NIV 



ies musulmanes en parlant de 
Jeurs maris. 

NIGA, v. n. être tiède, en par- 
lant de l'eau. Syn. Nugâ. 

NIGAL, faire tiédir de l'eau, 
réehauffer. 

NIKI, adv. V. Nâ, Ni, Nu. 

NILÉ, adv. V. Ni, Nâ, Nu. 

.NIMPÂ (L) b. , poussin, Syn. 

'NIMSÉ, v. n. douter, hésiter. 

— b., doute, hésitation. 
NlMSÉLO, v. t. faire douter, 

faire hésiter. 

NlN, v. n. être gras en par- 
lant des objets enduits de grais- 
so. 

NlNAL, v. t. graisser, rendre 
gras. 

NINKOM b., arbre fruitier. 
Syn. Sôb. 

NIP,NAP (né), loe. adv. siu- 
penl.. eomplètement. Toy nû 
nip, il est oomplètement mouil- 
\ê, il est eomplètement ivre. 

NlR v., nuage, nuée, nue. 
Syn. Hambâr. 

NlR, v. t. regarder, examiner 
attentivement l'espèee, la qua- 
lité d'une ehose. 

NIRALÉ, NIRALÉ, v. t. eon- 
former â, rendre semblabile, pa- 
reih 

NIRÂLÉ b., eomparaison, pa- 
rabole figure. 

NIRO, v. n. être semblable, 
pareil, eonforme', ressembler. 
Nirô n'ak môm lôl, nirô nâ ko 
161, i'l lui ressemble beaueoup. 

— b., ressemblanee, parité, 
eonformité. 

.NIRODI, (niro adi), v. n. être 
dissemblable. 

NIROLÈ, v. t. avoir des eho- 
ses semblables. 



NISTÈY, adv., eomme au- 
jourd'hui. 

NIT k., homme en général, 
personne, quelqu'un. Nit na, 
les hommes, le genre humain, 
la population d'un pays. Ndah 
nit angâ fâ ? Y a-t-il quel- 
qu'un la ? Nit nèku fâ, il n'y 
a personne. Nit u gudi, soreier. 
Nit ku nèkâ hasav nâ nw, tout 
homme sent le eadavre, tout 
homme est mortel. (Prov. Vol.) 
Nit ku, lô^jdéntâ, mu dèf tâ 
lohô'm, doyul â dekal, l'hom- 
me, qui met la main sur ee que 
tu as de serré, ne mérite pas 
que tu demeures avee lui. 
(Pro. Vol.) 

NIT, NITU b., lumière pour 
éolairer, lampe, flambeau, tor- 
ohe, lanteme. Dântâ mô di bûr 
u nitu, le solleil est le roi des 
flambéaux. 

NITA, n. adj. et pron. num. 
vingt. Syn. Nâr-fukâ. 

NITAL, v. t. éelairer avee un 
flambeau ou une lampe. 

NITALI, V. Nétali. 

NITÈF g., nature humaine, 
humanité. 

iNITÈL, n. et pron. ving- . 
tième. — , v. t. faire vingt, 
mettre vingt. Nitèl ko, mets-en 
vingt. 

NITU, v. réf. s'éelairer C'un 
flambeau. 

NIV NIU b., mort, défunt, 
trépassé, eadavre. Tedâl doyul 
â digal niv, il est inutile de 
oonseiller a un mort de se oou- 
ehér. (Prov. Vol.) Lâ darak am 
di yûh, su ko niv am on dèl, 
ee que le malade refuse ferait 
plaisir au mort. (Prov. Vol.) 

NIV g., erème. 

NIVI, V. Névi. 



NIV 



— a33 — 



NOH 



NIYÔ b., abeès. 

NK, préf. V. K. 

NKÂiF g., eage. 

NKAN m., mare remplie pen- 
dant une grande partie de l'an- 
née. — , antre. Nkan u yem\bâ, 
■atvéole. 

NKANDA b. intimité. 

NKASÉ, NKYVDIR b., ehau- 
dière. . Syn. Kondirâ, Tin. 

NKAT m., babeurre. 

N K É L I F g. , eo m m a n deme n t . 
JNtop u nkélif, obéissanee. Dér. 
de Élif. 

KEPÈL g., KEPÊL g., supé- 
riorité. Nkepèl u dôlé rèk lâ nu 
ham, ils ne eonnaissent que la 
supériorité du plus fort, de l.a 
foree. 

NKÈR g., ombre, ombrage, 
-abri. Yôn amul nkèr, le ehe- 
min ne fait pas d'ombre. (Prov. 
Vol.) Sûl nkèr du ko térê sôr, 
eouvrir l'omhre ne l'empêehe 
pas de paraitre. (Prov. Vol.) 
Gudi mô di bûr u nkèr, la 
nuit est la reine de l'ombre. 
(Prov. Vol.) 

NRER 1., fourmi ailée qui 
parait après les pluies, et perd 
les aiiles peu de temps après. 
Syn. Her. 

NKID 1., pinee des erabes 
.^KIS, adv. v. avee né, l^ien- 
tôt, tout de suite. Su né nkis, 
tantôt, dans peu de temps. 

NKISÂ 1., tissu ou eouvertu- 
re f'aite avee des poils de eha- 
meau. 

NKÔK s. toute petite eale- 
basse servant de goblet. 

NKOM g., abondanee. 

NKOTI g., erabe de mer. 

NKUiS g., extrémité inférieu- 
re de l'épine dorsale. 



NKUY b., grand laureuu du 
troupeau. 

Nô, eontr. pour n\\ a entre 
deux verbes. Varu-nô dèm, nous 
ne devons pas partir. — , eontr. 
pour nu a, e'est nous qui. Nô 
ko dèf, e'est nous qui l'avons 
fait. — , eontr. pour nu di. Da 
nô bindâ, e'est que nous éeri- 
vons. 

iNOB, v. t. aimer une fille 
dans l'intention de l'épouser, 
jeter un sort a une jeune fille 
afin d'en être aimé, aimer ehar- 
neMement. 

NOB, NOBÉ g., NOBÈL, NOB- 
NOB, NOBNOBÂTÉ b., amour 
eharneil, désordonné, impudi- 
que, luxurieux. Séy u nobé, 
eoneubinage. 

!NOD b., goutte, raideur des 
jambes. 

NODÂ v., leeture publique 
du eoran dans la mosquée. — , 
v. t. gagner la partie au jeu, 
l'emiporter dans le jeu. 

iNO-F, v. i. eonserver des ob- 
jets dans un endroit réservé. 

NÔF, v. t. semer avant qu'il 
ait eommeneé â pleuvoir. 

NOFLÂY b., repos, tranquil- 
lité, loisir. Ku tèy ham on 
ndalben, mud di noflay, qui 
eonnait bien le eommeneement, 
la fin ne I'inquiètera pas. (Prov. 
Vol.) 

NÔGU (L), adv, pour Nônu. 

NOHÂ, v. t. pousser dans un 
trou (t. vulgaire). 

NOHAL, v. t. aeeabler, haras- 
ser. 

NOHALU, NOHLU, v. p. être 
aeeablé. Dâ rna <nohalu bè me- 
natu ma darâ, je suis aeeablé a 
n'en pouvoir plus. — b., ae- 
eablement. 



NOH 



a34 — 



NOY 



NOHNOH b., fossetie du men- 
ton et de la joue. 

NOHNOHI, v. n. avoir du 
plaisir dans le eoeur. Syn. Ba- 
nèku. 

NOI, JVOHI, NOKI, v. n. res- 
pirer, attirer l'air dans sa poi- 
trine et le repousser dehors. 
Menatu-mâ noki, je ne puis 
plus respirer. 

NOHO, NOI g., NOHI, NOKI 
b., respiration. 

NOHOR b., soreier (dema) 
dont le père est demâ et dont 
la mère ne l'est pas, qui peut 
voir ies entraililes de son pro- 
ehain, ne peut pas les en!ever. 

NOKOS, V. Nekes. 

NOLÂRTI, v. t. sevrer un en- 
fant avant le temps néeessaire. 

NOMBO b., V. Ndombo. 

NÔN, nom de tritou. 

NÔN, eontr. pour né on. 

NONÂ, NONÂLÉ, adv dém. 
Dér. de Nâ, Ni, Nu. Nônâ'k nô- 
nâ, sur le ehamp, aussitôt, tout- 
â-ooup, soudainement. 

NONGO b., V. Ndongo. 

NÔNU, NONULÉ, adv dém. 
Dér. de Nâ, Ni, Nu. 

NOPÂ b., oreille. Mu né dom 
ak i nop'âm, il fut étonné et 
dressa les oreilles. Nop'i sb^dah, 
plante dont les graines s'atta- 
ehent aux habits et qui pous- 
sent souvent sur les termitiè- 
res. Sol i nopa, yêy nopâ, dé- 
baueher quelqu'un de son tra- 
vail, souffler des diseordes. Hot 
nopâ, être ifourbe. 

NOPAL, NOPALI, v. t. faire 
eesser, donner du repos, tran- 
quilliser. Dôm yâ di nâfiu no- 
pal sèn bây ti sèn ligéy, les en- 
fants donnent du repos â leur 
père par leur travail, ou bien, 



font eesser par leur travail ee- 
lui du père. 

NOPÂLÉ ,v. n. avoir du re- 
pos. Nopâlé nâ lêgi, j'ai du re- 
pos maintenanl. Lôlu nopalê 
na, e'est un travail faeile, e'est 
un repos. 

NOPALIKU, NOPALU, v. p. se 
reposer, se délasser, se récréer r 
euphémisme pour dire, être 
niort. Nopaliku nâ, il a fini de 
souffrir, il est mort. — , — b., 
repos, halte, interruption du 
travail. 

NOPI,- v. n. eesser, se taire^ 
faire silenee. Béy nânu bè no- 
pi, nous avons aehevé de eulti- 
ver. — b., eessation, silenee, ae- 
tion de garder le silenee. 

NOR b., hiver ; partie de l'an- 
née, oommeneant au milieu de 
déeembre et finissant au milieu- 
de mars. Tôl u nôr, ehamp ou 
jardin entretenu pendant l'hi- 
ver. 

NOR, v. pr., s'amollir. 

NOS, v. n. nasiller, parler du 
nez. 

NOSAL, NOSLO, v. t. faire 
nasiller. 

NOSKAT b., nasillard. 

NOSNOSLU, v. n. faire sem- 
blant de nasiller. 

NOT, v. t. pétrir, faire de la 
pâte avee de la l'arine et^de 
l'eau-. 

NOT, v. n. être cagneux, qui- 
a les genoux et les jambes tour- 
nés, eambrés en dedans. 

NOTI, v. t. désenfiler. 

NOTOHAL, v. t. faire mol- 
lir en pressant eomme une 
orange. 

'NÔY, v. n. être mou, doux, 
tendre, sablonneux. Lal bu nôy, 
lit mollet. Nôy nâ nèp, e'est très 



NÔY 



— a35 — 



NTÉ 



itendre. Hol bu nôy, eoeur ten- 
dre 

NÛYAL, NOYLÔ, v. t. amol- 
lir, rendre mou, tendre. 

NÛYAY b. , amollissement, 
mollesse, bendreté. 

NÛYLÉ, v. t. avoir pour par- 
tage des ehoses tendres. 

NRÛS m., mue. 

NSOS ni., sos b., ealomnie.. 

NTABAH m., maeonnerie. 
Dér. de Tabah. 

NTABANG g., grand arbre â 
feuillage très touffu, â larges 
feuilles, â gousses remplies d'u- 
ne pulpe suerée. 

NTABAN m., bout du des- 
sous de l'oreille. 

NTADÂ g., esipèee de elaie 
avee laquélle on reeouvre la 
tombe des mahométans. 

NTAÉL g., paresse, oisiveté, 
fainéantise. Dér. de 'Taèl. 

NTAFAY 1., goût, saveur des 
aliments. Dé'r. de Saf. 

iNTAFÉL b. déoouverte, in- 
vention. 

NTAGA 1., oorbeille. 

NTAGAN b., anémie, ma'Ia- 
die de langueur. 

iNTÂH m., maison bâtie en 
pierres ou en briques. 
• NTÂHAN g., ehose de ipeu 
d'importanee, ehose insigni- 
fia^ie, vétille. Nit i nt/ihan, 
homme v'ain, de peu d'impor- 
tanee, homme- oeeupé de ehi- 
eane et de [brouillerie. 

NTAHTÉ b., bourgeon. 

NTAKÂ g., rive d'un lfeuve, 
d'une rivière. 

NTALAVÈR b., tourbilion. 

NTALBÉT, NTOLBÈT b., ber- 
geronnette. 

NTAMBAR 1., nid du dula. 

NTAMÉN v., frère quand e'est 



une femme qui parle. Ntamérn 
u dabar, beau-frère, frère de 
la iemme. 

NTAMON b., main gauohe, la 
gauehe ; — b. , gaueher. 

NTAMPAY b., ntamputé I., 
monument. 

NTÂMU b., choix. 

NTAN, V. Ntèn. 

NTANGÂ 1., mésentère. 

NTANGAY 1., habillement, 
eostume. Dér. de Sangâ. 

NTANLAY 1., turban. 

NTANTÂ g. (santa), louange, 
honneur. 

NTANTA b., (tanta) injure, 
insulte. 

NTAPÂ 1., massue taillée. 
Syn. N.guldé. — g., linge battu. 

NTASTÉ b. ruine. 

NTAT 1., bout, extrémité. 

NTÂT m,, eadet, dernier des 
enfants d'une familile. 

NTATÂ g., larein, rapine, vol- 
Dér. de Sata. 

NTATU g., applaudissements. 

NTAVAN" m. V. Ntaban. 

NTAYLÉ g., nantissement, 
otage, engagement d'un objet. 
Dér. de Tay. 

NTAVARTÉ g. (savar), zèle, 
sôin: 

NTAYTÂY l.„ libertinage, dé- 
règlement, polissonnerie, bri- 
gandage/iépravation des moeurs, 
débauelie. Dér. de Sâysây. 

NTftBÉ g. (sèbé), persiflage. 

NTEBO, NTÊBU m., premiè- 
re pluie qui eommenee Thiver- 
nage. 

NTÉG niv, selle de eheval. Yah 
u'ntèg, areon. Lal u ntèg, hous- 
se. Kanam u ntèg, ben u ntèg, 
pommeau d'une selle. Ntèg u 
varah, bat. 



NTÉ 



— 236 — 



NTU 



NTÉGÂ 1., éeoree intérieure 
d'une plante. 

NTÈGIT m., reste d'un re- 
pas. 

NTÉKI m., explication, signi- 
fieation, rémission. Dér. de 
Téki. 

NTÉLÂ, adv. v. avee rié. Né 
ntèlâ, faire silenee. Né lên ntè- 
1â, faites silenee. 

NTELÂ b. (selâ), bifureaiion 
d'un ohemin. 

NTELIT b., deuxième bitfur- 
eation. 

NTEN, NTAN m., foule. 

NTÉNDÉNT 1., enfant nou- 
veau-né. 

NTÉNDIT (L) g., eourant de 
la mer qui porte a l'ouest. 

NTÉNÉ 1., léopard. 

NTÉNHÂ m., paume de la 
main. 

NTÉRIN g., piété des mara- 
rabouts. Dér. de Sérin. 

NTÉRUTÉ 1., premier jour 
de la lune. Dér. de Têr. 

NTÉS b., mamelon. JV.ifès u 
vên. tétin. 

NTÈSALI b. (tesali), éternû- 
ment. 

NTÉT 1., pie. 

NTETA g., aetion de broyer, 
broiement. 

NTÊTAN ( n, sêtâri), speeta- 
ele. 

NTÉYÉF v., aetion faite ex- 
prè9, a dessein, avee eonnais- 
sanee de eause. Ak ntèyèf, ex- 
près, a dessein. Samâ ntèyèf lâ, 
e'est mon fait, bon ou mauvais. 

NTÉYÉFUL b., aetion faite 
sans dessein. 

NTILÂ b., ehaeal. 

NTIN 1., jtin, geneives. 

NTINAL g. insistanoe. 



NTlS g. (dis), grande peine 
morale. 

NTISALI V. Ntêsali. 

NTORA b., bouquet de fleurs. 

NTORARÉ V. Tobaré. 

NTOBO b.. petit trou qu'on 
fait dans la terre pour y jeter 
la semenee du mil. 

NTOFÈL g., amour, eharité, 
affeetion. Dér. de Sopâ. 

NTOFÉL 1. (sôf), fadeur. 

NTÔG m., espèee de vin de 
palme. 

NTOGAN b., riein. 

NTOHOR, NTOHORTÉ g., mé- 
ehaneeté, maliee, inhumanité. 
Dér. de Sohor. 

NTOKÈR b., perdrix. 

NTOKOLAN b., erabe de mer. 

NTOL g., mise, habillement 

NTOLA, V. Ntulâ. 

NTOLRET, V. Ntalbèt. 

NTONKOM m., vin de pal- 
mier nain. 

NTONKOR b., erinière. 

NTOPÂN m., état de quel- 
qu'un qui est â bout de foree. 

NTOPIKU, NTOPITÉ b. (sopi), 
ehangement. 

NTOR 1., grisgris que l'on 
attaehe au bras. 

NTORO 1.. amante. 

NTOROHTÉ 1., honte, eon- 
fusion, méehaneeté. 

NTORTÔR 1., fleur, ibouqu^t. 
Ntôrtôr i garap yépâ du fiu dèf 
i dôm, toutes les fleurs des ar- 
bres ne donnent pas des fruits. 
(Prov. Vol.) Dér. de Tôrtôr. 

iNTOS g., engrais. 

NTOSÂN g. Y. Tosân. 

NTOSKÂ, enere. Syn. Dâ. 

NTOV ]., bruit. 

NTOY, TOY b., perruehe, 
perroquet du pays. 

JNTUB 1., eouleur. 



NTU 



— 237 — 



NUT 



NTUL m., invulnérabilité. 

NTULA, NTOLÂ m., eormo- 
ran, plongeon. Ntula du nûr ti 
génav u morom âm du ômlé, 
le plongeon ne fait pas bonne 
pêohe en plongeant derrière 
son eamarade. (Prov. Vol.) 

NTUN m., lfevie. 

.NTÛTI, V. Tût. 

NTUTÂ b, eroupion. 

NU, pron. pers. rég. Tôil nga 
nu, tu nous as fait du tort. May 
nu, donne-nous. 

NU, pron. pers. suj. de la 
voix nég. en général et quel- 
ques modes de la vôix affir. Dè- 
fu-nu ko, nous ne l'avons pas 
ifait. Bây ba nu sopa, le père 
que nous aimons. Da nu him- 
dâ têré, e'ost qae nous avons 
éerit une lettre. Yalla lâ nu 
sopa, e'est Dieu que nous ai- 
mons. 

Nô, eontr. p. nu â, nu a, rvu 
di. Teré lâ nô bindâ, e'est une 
lettre que nous éerivons. Dâ nô 
binda teré, e'est que nous éeri- 
vons une léttre. Yaru-nô dèni, 
nous ne devons pas partir. 

'NU'GÂ, v. n. ôtre tiède au 
physique et au moral. Syn. 
Nigâ. 

NUGÂL, NUGÂLO; v. t, ren- 
dre tiède. 

nVUGÂLÉ, v. t. avoir en par- 
tage des objets tièdes. 

NUGAY b., tièdeur. 

NUGLU, v. réf. se reebauf- 
fer. 

NUII, v. n. être gras. Syn. 
Dûj. 

NUHNUHI, v. n., éprouver 
un eontente-ment intérieur. 

NUHURA d., sangle, ventriè- 



re. — , v. t. sangler, attaeher 
la sangle. 

NUHURU, v. n. être sanglé. 

NUKÈT, adv. v. avee né. Né 
na nmkèl, il revint subitement 
sur l'eau. 

NUKI, v. n. revenir sur l'eau. 

NUKILO, v. t. faire revenir 
sur l'eau. 

NÛN, n. pr. Noé. Gâl u Nûn, 
arehe de Noé. 

NUN, n. pers. nous. Nun a, 
nun lâ, e'est nous. Nun lâ ko 
may, e'est a nous qu'il 'l'a don- 
né. 

NUNGI, NUNGILÉ. V. Angâ. 

NUR g., bout du nez. 

NUR, v. n., se eorrompre, 
moisir, ehaneir. Syn. Hûr, Neb, 
Neka, ■ Henâ. 

NUR, v. n., plonger, enfon- 
eer dans l'eau. 

NURAL, NURLÔ, v. t. faire 
plonger, enfoneer dans l'eau. 

NÛRALI, v. t., retirer de 
l'eau ee qui y avait été plongé 
ou enfoneé. 

!NURÂN v. n. ifaire profes- 
sion de plonger. 

NURÂNKÂT b., faire profes- 
sion de plongeur. 

iNURÂY b., immersion, aetion 
de plonger. 

NURÂY b., moisissure. 

NURKÂT b., plongeur. 

NURLO, v. t. faire moisir, 
faire ebaneir. 

NUS, v. n. être humide, moi- 
te. Sûf su nûs, terrain humide. 

NUS, v. n., fermenter. 

NUSLO, v. t., rendre humide. 

(NUSLO, v. t. faire fermenter. 

NUTA (L) b., fourehe. 

NUTUT b., étui, aiguillier. 



N 



N, quatorzième lettre de l'alpbabet volof, se prononoe eommo 
en espagnol, ou oomme gn, dans les mots franeais épargne, épar- 
gner, règne, régner. N se prononoe par aspiration : nu, afi. 



n 



NA, Nl, NU, adj, déf. les. !Nc 
s'emploie qu'avec les noms ou 
pronoms qui prennent kâ au 
sing. Nit tûâ, les hommes (ab- 
sents) ; nit ini, les hommes (pré- 
sents) ; nit nu, les hommes 
(iei ou la, distanee indétermi- 
née.) — , — , — , adj. rel. qui, 
que. Nit nâ \nu ô, les hômmes 
qu'on a appelés. — , — , — , 
pron. rel. lesquels, lesquelles. 

NÂL, NIL, NUL, employés 
quelquefois pour nâ, ni, \nu, 
quand il y a amphibologie dans 
la phrase. Baâl nu sunu i tôn, 
nâkâ \nô baalé nal nu tôn, par- 
donne-nous nos offenses bom- 
me nous pardonnons â oeux qui 
nous ont offensés. 

NU, pron. v. suj. sert a oonju- 
guer la voix nég. et plusieurs 
modes de la voix affir. Sopu-nu 
ko, ils ne l'aiment pas. Nu né, 
ils disent, on dit. Yov lanu sêtsi, 
e'est toi qu'ils viennent visiter. 
Lôlu lâ rvu begul, e'est ee qu'on 
ne veut pas. 

NU s'emploie quelquefois 
eomme régime, quand il fau- 



NÈN 

drait mettre deux lois lèn (eux, 
les, leurs). 

• NÂLÉ, NILÉ, NULÉ. adj. dém. 
et rel. ees. Sêtal nit nâlé di hêh, 
vois ees hommes la-bas qui se 
battent. Nit •ifhilê lâ dotél, e'est 
a ees hommes-ei que j'ai af- 
faire. — , — . — , pron. dém. et 
rel. ceux-ci, eelles-ei, ceux-lè r 
eelles-la, qui, que, lesquels, les- 
quelles. 

NONÂ, NONU, adj. dém. (for- 
me plus expressive que la pré- 
eédente), ees. — , — , pron. dém. 
ceux-lâ. eelles-la. 

NONALÉ.NONULÉ, adj. dém. 
(forme eneore plus expressive 
que la précédente),ces Nit nônâ- 
lé hamu-fiu yôn vâ, ees hom- 
mes Ia ne eonnaissent pas la 
route. — , — , pron. dém. ceux- 
la, eelles-lâ. 

NAN ? adj. et pron. interr. 
quels, quelles ? lesquels, les- 
quelles ? Nan lâ nu qui sont-ils 
Nan nga di yoni ? lesquels en- 
verras-tu ? 

NK.NA, adj. et pron. indéf- 
quelques, quelques-uns, quel- 
ques-unes. 



NÊN 



— 289 — 



NAK 



NÈNÊN, adj. et pron. indéf. 
d'autres, autrui. 

NÉPÂ, adj. et pron. indéf. 
tous, toutes. Nit na, dika nânu 
fiôm népâ, les hommes sont ar- 
rivés tons. Ln népâ ham, ehose 
eonnue publiquement, de no- 
ioriété publique. Lu népâ môm, 
ohose eommune, propriété oom- 
mune. 

NO.S, NAS, pron. poss. sufnâ 
nos, les miens, ete. 

NADÂ, v. n., être minoe, être 
4Tuet, n'avoir pas de ventre. 

NADÂ, adv. sup. Tali nâda, 
raidir fortement. 

NADÂ, v. t. haeher la paille 
ou le tfoin pour le donner aux 
.Lestiaux. 

NADAMNADAMI, même (que 
NÉDABNÉDABI, v. n. mareher 
préeipitamment, â pas allon'gés. 
NADU, v. p. être haehé, en 
parlant de la paille ou du foin. 
NAÈT (L), v. t. eoudre, Syn. 
!Nâv. ■ 

NAGAS, NAS, v. n. être ra- 
l)oteux, êt'-e rude au toueher. 
NAGASAL, NÂSAL v. t. dépo- 
lir, rendre rude. 
• NAGASAY, NÂSAY h., rudes- 
se, état de ee qui est rude au 
.louoher, âpreté. 

( ^AGASU v. n. rendu ra'bo- 
1eux, rude. 

NAGNAGAL, v. t, baeler un 
travail. 

NAH m., herbe, paille, foin, 
lierbage, petite plante, fêtu. 
Nah mu toy mâ, l'herbe verte 
Mèlin u nah mu toy, verdure, 
•eouleur verte. Lâ mu votiu défâ 
mèl ni nah mu toy, il vomit 
tout vert. /vYrh u gêt, algues 
fmarines. 



NAH-AM-TOY, espèee de pois- 
son mauvais â manger. 

NAH, v. t. reproeher ee qu'on 
a donhé. Nah na li mu ma may 
on, il rn'a reproehé ee qu'il 
m'avait donné. 

NAHA, NAKHA, v. n. v. t. 
suer, transpirer. Nahâ \nâ dè- 
rèt, il a sué du sang. — g., 
sueur, transpiration. 

NAHAMTÂK, NAHAMTIKU, v. 
n., manger a tout instant. 

NAHAMTOY b., genre de 
poissons. 

NAHAN g., sébestier ,a gran- 
des feuilles. 

NAHASTIKU, V. Nésahtiku. 

NAHÉ, v. n. être rempli 
d'herbes. 

NAHÉT, NAHAT b., bouillie 
faite de farine de mil granulée 
sans autre assaisonnement. Syn. 
Ngév. 

NAK, v. t. enelore avee une 
haie, t'aire une haie. Nak \nga 
sa tôl am ? as-tu entouré ton 
oha'mp par une haie. — b., 
haie, entourage d'une maison 
ou d'un ehamp. 

NÂK b., grande poignée. 

NAKA, v. n. manquer, être 
dénué de, n'avoir pas, perdre. 
Naka nâ ker, il n'a point de 
■maison. Ma naka sumâ bây ! 
(jurement) par la perte de mon 
père ! Ma nakâ sumâ ndèy ! 
(jurement) par la perte de ma 
mère ! Ma nakti surna dôm, par 
la perte de mon enfant. Ma fiakâ 
suimâ éakân ! ou simplement 
sumâ bakân ! par la perte de 
ma vie ! Nakâ bopâ, être aoé- 
phale, n'avoir point de tête, au 
physique et au moral ; n'avoir 
pas le bon sens en paflant 
d'une affaire. Nakâ dôlé, man- 



NAK 



2 4o 



NÂN 



quer de i'oree. Nakâ fit man- 
quer de eourage, être énervé. 
Naka yiv, nakâ kèrsâ, manquer 
de politesse, de eonvenanee, être 
grossier. Nakâ yâkâr, manquer 
d'espérânee, désespérer. Nakâ 
yar, être effronté. Naka. mpata- 
liku, être ingrat. — b., man- . 
que, perte, faute. Nak'ab taku, 
manque de fidélité. 

NAKALAKÂT g., V. Herntân. 

NAKÂLÔ, v. t. dénuer, frus- 
trer, priver, faire manquer, fai- 
re iperdre. Nakâlô fit, énerver. 
Bakar a nô nakalô yiv'Yalla, 
e'est le péehé qui nous fait per- 
dre la grâee de Dieu. 

NÂL, adj. et pron. rel. "V. 
Na, ,ni, nu. 

NAL (ne), év Hal, attaeher 
fortement. 

NÂLÉ, adj. et pron. dém. et 
rel. dér. de Na, ,ni. ilu. 

NALÈM g., sentenee, dieton. 

NALGU, NATU, v. n. grim- 
per sur un arbre. 

NA.LOM g., espèee de biehe. 
V. Badom. 

NALOR g. , vieux lion. 

NALUM, adv. superl. se dit 
de quelqu'ûn qui e;t eompilè- 
tement exténué. Hif nâ bè na- 
lum, il a extrêmement faim. 

NAM v., nourriture, aliment, 
plat garni. N>m vu nêh arvgi, 
voiei une excellente nourriture. 
Satâ nam, voler de la mangeail- 
le, ipieorer. — , v. t. goûter, tâ- 
ter, essayer, au physique eom- 
me au moral. Syn. Mos. 

NÂM d., rat palmiste. Syn. 
Dâr. 

NAM U GÊT, espèee de pois- 
son. 

NAMAL, v. t. donner a goû- 
ter, a tater, â essayer. Tank'u 



kôbâ angi, ma namal la ti ? 
voiei un gigot d'antilope, veux- 
tu que je t'en fasse goûter ? 

NAMAR, v. t., eorrompre, dé- 
shonorer une femme. 

NAMBI b., manioe. Si nambi,. 
petit manioe. Âs fiambi, ma- 
nioe moyen. Âb nambi, gros 
manioe. Nambi alâ, manioe sau- 
vage. 

NAMDOK BU GÔR, genre 
d'héliotrope. V. Hoh i dambâ. 

NAN, adj. et pron. interr. dér. 
de Nâ, ni, nu. 

NÂN, v. t. prier, implorer, 
supplier, demander. Lô di nân 
Dangu bâ ? Batisé ba. Que de- 
mandes-tu â l'Eglise ? R. Le 
Baptême. Nân nâ ko Yalla, je 
l'ai demandé â Dieu. — g.,' 
prière, demande, supplieation, 
oraison. Nân u sunu Borom y 
oraison dominieale. 

NM-YALLA, v. t. souhaiter 
et demander â Dieu qu'il ré- 
pande ou sa bénédietion ou sa 
malédietion sur quelqu'un. 
Nân-Yalla nâ ko, j'ai invoqué 
Dieu sur lui, en bonne ou 
mauvaise part, e.-â-d. pour 
qu'il soit béni ou pour qu'il 
soit maudit, selon le'contexte. 
— g., bénédietion ou malédie- 
tion d'après le sens indiqué 
pour le verbe. ^ 

NAN b., poitrail des chevaux 
et d'autres animaux. 

NÂNAL, v. t. intereéder pour r 
prier pour quelqu'un, deman- 
der quelque ehose poup quel- 
qu'un. Nânal nit Yalla, prier 
Dieu qu'il répande sa bénédie- 
tion sur quelqu'un. Nânal na kO' 
Yalla, il a prié Dieu pour luL 
Nânal ma Yalla, ndah mu ye- 
rem ma, prie Dieu pour moi 



NAN 



2^1 



NAS 



afin qu'il ait pitié de moi. Var 
ngâ nân Mariâimâ mu nânal la 
Yalla, tu dois prier Marie, afin 
qu'elle intereède pour toi au- 
près de Dieu. 

NANDA, V. Nèndâ. 

NANDAHIT, V. Néndahit. 

NANDOS b., erabe de rivière. 

NANÈT, NANÈNT, YANÈT, n. 
adj. et pron. nura. eard., qua- 
tre. 

NANÈTÈL, n. et pron. num. 
ord. quatrième. Nanètèl u valâ, 
nanètèl u tér, quatrième partie, 
un quartier. — , v. num. mettre 
un quatrième, eomplèter le 
nombre quatre. JVâ ko nanètèl, 
qu'il en mette quatre. 

NANGÂ, v. n. être brusque, 
être vif, être emporté, être mé- 
ehant. 

NANGAN (L) g., larme. Syn. 
Rongafi. 

5JANGOR m., serpent noir et 
très venimeux. 

NANKAR b., erabe noir qui 
est dans la terre et qu'on man- 

S e - 

NANKARBI b., douleurs d'es- 
tomae, colique. 

NÂNKÂT, sollieiteur, suppli- 
ant, prétendant, demandeur. 

NÂNLÔ, v. t. faire prier, fai- 
re demander. 

NuNLU, v. t. laire prier pour 
soi, ifaire demander pour soi. 

NÂNNÂNLU, v. n. faire sem- 
blant de prier, de demander. 

NAPÂTU b., espèee de danse 

NAPI b., feuilles de tamari- 
nier eoneassées et bouillies 
dans Peau. 

NAPU, v. n. monter a eheval 
avee une selle sans sangle. 

NAR, YÂR, v. adj. et pron. 
num. eard., deuv. Nûr na, nôm 1 



fulr, l'un et l'autre, tous les. 
deux. Nâr vu èm, deux égaux, 
une paire. Nâr i gémén, fusil â 
deux eoups. 

NAR b. ehamp eultivé après 
une longue interruption. 

NÂRA, bonjour, espèee de sa< 
lut, qu'on adresse dans la eo- 
lonie â une ifemme d'un eer- 
tain rang ; on y ajoute ordinai- 
rement le nom. 

NARARA g. V. Fir, fir i bu* 
ki. 

NÂRÈL, YÂRÈL, n. et pron. 
num. ord., deuxième. — , — , v. 
num. mettre un deuxième, dou- 
bler, faire une ehose pour la 
seeonde fois. Has nga ma, vay 
bu ko ûârèl kât, tu m'as in- 
sulté, mais ne le fais pas une 
seeonde fois. Ku yèkê'k loho, 
bayi kudu, dô ko nârèl, ee'lui 
qui au lieu de euiller se sert 
de la main pour retirer le man- 
ger de la marmite ne le fera 
pas deux fois. (Prov. Yol.) 

NARÈT (né) loe. v., s'étendre 
en se laissant aller eomme quel- 
qu'un qui manque de foree. 

NARGU, v. n. être entortillé, 
en parlant de fil ou autre ehose 
pareille, être ehiffonné, être 
ridé en parlant de linge ou d'é- 
toffe. Nargu diko, e être har- 
gneirx. 

NÂRNÂRLO, v. t. faire aller 
deux a deux; 

NÂRNÂRÛ, v. n. aller deux 
a deux, quarid il y en a beau- 
eoun. 

NAS, et ses dérivés. Y. Nagas, 

NÂS, v. t. tatouer, balafrer. 
— b, tatouage, ineision le 
long des joues ou ailleurs. 

NASAHTIKU, V. Nés'ahtiJiu. 

NÂSANTÂN v., espèee de gros- _ 



NAS 



2&2 



NÈH 



"Be ehenille eouverte de longs. 
poiils blanes, qui eause une 
grande démangeaison â l'en- 
'droit oû elle touehe la peau. 

NASAHTIKU, V. Nésahtiku. 

NASU, v. p. être tatoué, se 
faire tatouer. 

NÂTÂ ? adj. inter. eombien? 
Nâtâ yôn ? eombien de fois ? 
Nâta derem nga tâ begâ ? eom- 
bien de gourdes en veux-tu ? 

N\TAR b. eataraete de l'eeil. 

NATU, Y. Nalgu. 

NÂV, v. p. être vilain, laid, 
difforme, mal fait, hideux. Def 
'du ûâv, bassesse, ohose vilaine, 
mauvaise aetion en tous sens. 
Nâv diko, avoir un mauvais 
earaetère. Nâv diko, rafèt dikô 
ko gen, un bon earaetère est 
préférable a un mauvais. (Prov. 
Vol.) 

NÂV, v. d. eoudre. — b., 
eouture, ehose a eoudre. 

NÂV, v. n. être effilé, bien 
xouper en parlant d'un instru- 
ment tranehant. 

NÂVAL, v. t. se moquer de 
^uekpu'un, le rendre ridieule, 
mépriser, regarder quelque 
'ohose eomme mauvais. Mat nâ 
Ûâval, e'est méprisable. 

NÂVÂLÉ, v. t. se moquer de 
quelqu'un a eause de quelque 
défeetuosité. Bet i mûs am yi 
la kô (nâvalé, il se moque de lui 
a eause de ses yeux de ehat. 

NÂVAY b., laideur, difformi- 
ié. 

NÂVAY b., taillant, tranehant. 
. NÂVKÂT b., tailleur, qui 
eoud les ha'bits. 

NÂVLÉ, v. t. sè moquer. — 
b., moquerie, dérision. 

NÂVLÉKÂT b., inoqueur. 

NÂYLO, v, t. rendre taid. dé- 



figurer. Dambal di nâ nâvlô 
nit, la petite vérole défigure 
un homme. 

NAVLO, v. t. effiler, faire 
bien eouper. 

NÂVLO, v. t. faire eoudre. 

NAVLU, v. t. faire eoudre 
pour soi. 

NAVNAV b. tranehant. ■ 

NAVTÈF g., forfait,grand eri- 
me, très-mauvaise aetion. 

NÂVUKAY b., pointe, partie 
aiguê, effilée. Nâvukay u pursâ, 
la pointe d'une aiguille. 

NAY b.,' brasse ( mesure de 
longueur). 

NAY b., forêt de palmiers oû 
l'on fait du vin de palme. 

NÊ, v. t. envier, ambitionner, 
désirer le bien d'autrui. — b., 
nêaté b. jalousie. 

NÉBÉ (]., harieot. Bdsénébé, 
eouseous aux harieots. Syn. Seb. 

NEBERNÈT, v. p. se lever les- 
tement. 

NÉDA, v. t. ramasser avee 
l'indev ee qui reste au fond du 
plat. 

NÉDABNÉDABI, V. nâdamna- 
dami. 

NÈF, v. t. .frapper quelqu'un, 
donner des eoups, (terme dés- 
honnête.) 

NÉFÂT, v. t. frapper de^nou- 
veau (t. gros.) 

NÈFKAT b., eelui qui frappe. 
NÈFO v. ree. se frapper mu- 
tuellement. 

NEFUL, va-t-en (t. gros.) 

NÉG b., duodenum, portion 
du eanal intestmal immédhte- 
ment au dessous de l'estomae. 

NÉG, v. n. ôtre humilié, être 
honteux, eorifus. S\n. 1 êd. 

NÊH'm.', bouillon quelconque 



NÉH 



i43 



NÈT 



avee lequel on trempe le eous- 
eous, ou dans lequel on fait 
euire le riz. Baré nêh, baré térê 
ko gen, beaueoup de eouseous 
vaut mieux que beaueoup de 
bouillon. (Prov. Vol.) Ku dèl 
rongon sim tèrê'm bu ko nâri 
nèh, ne demande pas du bouil- 
lon a eelui qui trempe son 
eouseous avee des llarmes. (Prov. 
■Vol.) Nêh mu far, bouillon 
épais (sauee). 

NÉHAL, v. t. ambitionner, 
porter envie â, s'attaeber a, 
eourir après. Téranga ûéhal nâ 
Talla, l'honneur ambitionne 
Dieu, s'attaehe â Dieu eomme 
lui étant dû. 

NÈKÂ, v. t. vaoeiner. Syn. 
Ndèndâ. — , b., vaeein. 

^JÈL, v. t. eonnaitre un lieu, 
un endroit. Nèl nâ béréb san- 
gam, je eonnais tel endroit, 
Mpitâ su bané dèh, âg sûh lâ 
tûèl, si l'oiseau ne veut pas boi- 
re a la rivière, e'est qu'il oon- 
nait un creux d'arbre (renrpdi 
d'eau). (Prov. Vol.) 

NÈL, eonj. marquant le sou- 
hait, que. Térangâ nèl nâ Bây 
bâ, Dôm dâ, Nhèl -mu Sélâ mâ, 
gloire soit 'au Père, au Fils, au 
Saint-iBsprit. 

NÈLNÈLI, NÊLANÈLI, v. n. 
maiieher eomme un vieillard 
qui veut eourir. 

PJÈLO, v. t. faire envier une 
ehose. 

NÉLONG b., soupe, ou sauee 
â l'oseille. 

!NÊLU, v. t. appréeier. Syn. 
Apa. 

NEM b., pinee, pineette, te- 
nailles. 

NÉMÉN, NÉMÉ, v, n. être 
oourageux, brâve, hardi, ne pas 



eraindre, avoir le eourage de, 
oser, braver, affronter, se re^. 
mettre de sa peur — g., eou- 
rage, hardiesse, bravoure. Né'*. 
mèn'Yalla gâ, effronterie, au-. 
daee, présomption. 

NÉMÉNLÔ, v. t. rendre eoura^. 
geux, eneourager, enhardir, 

NÉMÉN 
NÉMÉNLU, v. n. faire 
le brave, s'agaillardir. 

NÉNÂ, adj. et pron. ind. dér, 
de fta, ni, nu. 

NÉNÂ, v. n. avoir de la peine. 
Sumâ hol néna nâ, mon eoeur 
est rempli de' peines. 

NÈNDÂ, NANDÂ, v. t. mou. 
eher. 

NÈNDAHIT, NANDAHIT v„ 
morve, roupie, glaire. 

NÈNDU, NANDU, v. p. se,. 
mouoher. 

NMÈN, adj. et pron. ind, 
dér. de nâ, \ni, flu. 

NÈNGÔ g., eharlatnnisme. 

NÉNÔ b., easte inférieure de,. 
griots eomprenant les forge-. 
rons. 

NÉPÂ, adj. et pron. ind. dér, 
de nâ, <ûi, nu. 

NÉPNÉP b., pluie fine. ~ v, 
n., bruiner. 

NER (né), loe. v., subitement, 
faire un soubresaut. Savul ne 
ner né berbit. Saûl fit un sou-._ 
bresaut et se leva brusqviement, 

NÉRAL, v. t.,,distiller. 

NÉSAHTIKU, NÉSTÈNDIKU, 
NASAHTIKU, NAHASTIKU, l^A- 
STANTIKU, NISAHNDIKU, v. n. 
reniffler, retirer, en aspirant un 
peu fort, l'humeur ou l'air qu ! 
gêne dans les narines. 

NÈTA, YÈTÂ, n. adj. et pron. 
num. eard. trois. Dégadi, nètft, 
lâ dur : bûm ti bvt ■; hêd ti fcû«_ 



NÈT 



344 — 



NOH 



%a ; dk gis ku né : Ki diu mâ 
von âm ? l'entêtement engen- 
dre trois ehoses : une eorde au 
eou; une lanee dans le ventre; et 
Ventendre dire : Cet individu 
est-il eelui d'autrefois ? (Prov. 
Vol.) Adunâ, nèt'a ko dapâ : 
sahlé ak ub sahâ bi, ak sahami, 
trois ehoses sont néeessaires sur 
la terre : un ehamp qui pro- 
duit, un grenier, et mâeher. 
(Prov. Vol.) Nètâ i lonkâ bènâ 
du tâ fakhâ : lunk'u digèn, 
lunk'u bûr fari, ak lunk'u di- 
né, il y a trois attaehes diffiei- 
les â rompre : l'attaehe d'une 
femme, l'attaehe d'un grand 
roi, et l'attaehe d'un génie. 
^Prov. Vol.) 

NÈTÈL, n. et pron. num. 
ord,. troisième. Nètèl u bès, le 
surlendemain, le troisième jour. 
— , v. t. faire un troisième, 
mettre un troisième. 

NKTNÈT, v. n., s'éfforeer de 
se lever et retomber. 

KEV, x. n. venir, arriver. Ne- 
vâl, viens. Nev-len, venez. Vêr 
vi di iûev, le mois proehain. 

NiEVLÔ, v. t. faire venir. 

NÉY v., éléphant. Ben u néy, 
défense d'éléphant, ivoire. 

NÈYÈN, NDÈYÈN, v. n., se 
eoueher sur le elos. 

NI, adj. déf. V. rlû, ni, nu. 

NIBI, V. Nubi. 

NIBLU, v. t., ménager quel- 
qu'un, ne pas l'aeeabler. 

NIGÂ, v. t. buriner, graver, 
marejuer avee un poineon ou la 
pointe d'un eouteau. Kâ nig'on 
nkôk si, men nâ <i\igâ vâlây ! 
eelui qui a gravé eette petite 
ealebasse sait graver vraiment ! 
Syn. Fit, Nafoât. 

NIGÂ, v. n. être émoussé, en 



parlant d'un instrument tran- 
ehant. Sumâ dâsi bâhatul, niga 
na, mon sabre ne vaut plus 
rien, il est émoussé. Syn. Day. 

NILÉ, adj. et pron. dém. et 
rel. dér. de nâ, fii, nu. 

NlMANTU, NIRÂMTU, v. t. 
manger lentement par gour- 
mandise, se montrer peu géné- 
reuv â saerifier sont bien. Dieu 
dit a Abraham : Nimantuvu la 
ti sa bèna badô bi, tu n'as pas 
mangé lentement de ton fils 
unique, e.-a-d. tu t'es montré 
très généreux a immoler... 

NIPU, v. n., être méeontent, 
montrer son méeontentement 
en faisant du bruit avee les lè- 
vres. 

NIR b., cheveux d'un enfant 
de 8 jours, imprégnés du lait 
maternel et qu'on attaehe, eom- 
me grisgris, autour des reins 
de l'enfant. 

NIROMTU, V. Noromtu. 

NISAHNDIKU, V. Nésahtiku. 

NO, eonj. pour nu â, nu a 
nu di. Elu-ûô dèm, ils ne doi- 
vent pas partir. Gemu-ma li ûô 
vah, je ne erois pas ee qu'ils 
disent. Nô ko tèy, ee sont eux 
qui l'ont fait exprès. 

NODI, v. t. gagner, faire un 
bénéfiee, tirer, lialer une eorde. 

NOF (L), v. t. engaineri" 

NOFORLAN, v. n., etre en- 
eombré. Bérèb bi iioforlân n-â, 
l'endroit est eneombré. — b., 
eneombi'ement. 

NOII, v. t. ineendier, embra- 
ser. — b., ineendie, embrose- 
. ment. 

NOH b., trompe d'éléphant. 

NOHÈT v., savate, 'pantoufle, 
\ieux soulier. 

NOHI, v. n. être bien habillé. 



NOH 



245 



NOR 



NOHI, v. n., être sur le point 
de mettre bas. 

NOHKAT b., ineendiaire. 

NOHORFOP g., ehalumeau, 
tube pour humer une boisson. 
— , v. t. boire avee un ehalu- 
meau. 

NOKÈT, NUKÈT, NOKIT (ne). 
loe. v. s'élever lestement. 

NOLAHNDIKU, v. n., mar- 
eher lentement, gravement, se 
dit iproprement de la marohe du 
ehameau. Gélèm Samba Sâr su 
topé téfès, dèfâ nolahndiku, le 
ohameau Samba Sar, s'il suit 
le rivage, marehe solennelle- 
ment (mbanda). 

NOM, NôiMI, royaume de Bar 
près de Ste Marie de Gambie. 

NOM, n. pers. eux, elles. Nâm 
a, nôm lâ, ee sont eux. Nô>m 
fiépâ dikâ nânu, tous ils sont 
arrivés. 

NOMÉ, v. n. être courageux, 
hardi, être résolu, montrer du 
eourage. Fô rag-al, yoné fâ sa 
alal ; bô démé nomé fâ, erains- 
tu un lieu, envoies-y tes biens; 
lorsque tu t'y seras rendu, tu 
auras le eourage d'y rester. 
(Prov. Vol.) 

NOMÉ g., eourage, fermeté, 
résolution forte. Nom.é u gaén- 
<dé, eourage de lion. Sa nomé 
tiunu riâ, tu as perdu eourage. 
Nâ sa ndmé évu, reprends eou- 
rage. 

NOMÉLO, v. t. donner du 
•oourage, eneourager, enhardir. 
Ti hêh bâ, gévél yê nomélô hâ- 
rékât yâ, dans la bataille; ee 
sont les griots qui exeitent le 
-eourage des eombattants. 

NOMINKÂ b., habitant du 
royaume de Bar. 

NON gJ, sorte de navet sau- 



vage. Syn. Yanhos. Une variété, 
vénéneuse, s'appelle ngôn so- 
rèy na, le soir est loin (e.-a-d. tu 
ne le verras pas si tu manges 
de ee navet.) 

NONÂ.NONULÉ, adj. et pron 
dém. dér. de nâ, ni, nu. 

NONG, (né) loe. v. être in- 
taet. 

NONU, NONULÉ, adj. et pron. 
dér. de na, fii, fiu. 

NOPÉT (né) loe v. se lever 
tout â ooup. 

NOR, v. n. être mûr, être 
euit, être déeidé, fin, rusé, har- 
di, perspieaee, astucieux. Yapa 
vi norul bu doy, eette viande 
n'est pas assez euite. Dugup fior 
nâ, le mil est mûr. 

NÛR, v. n., tirer ensemble 
plusieurs eoups de fusils. — g., 
fusillade. 

NORADI, v.n.n'être pas euit, 
n'être pas rusé, fin, sans maliee, 
avoir peu d'esprit eomme les 
personnes simples. 

NORAL, v. t. euire, faire eui- 
re, faire mûrir. 

NORAY b., euisson, maturité, 
perspieaeité. 

NORBONTOY g. harieots â 
gousses reeourbées. 

NORHAT, V. Noromtân. 

NORI, v. t. enlever a. quel- 
qu'un tous ses vêtements, le dé- 
pouiller de tout ee qu'il a sur 
lui — b., dépouillement, dénu- 
dation. 

NORIKU, NORÂKU, v. réf. se 
dépouiller de ses vêtements. 

NOROMTAN, NORHAT, v. t. 
ehâtouiller. Syn. Tehtehân. — 
b., ehâtouillement. 

NOROMTÂKÂT b., ehâtouil- 
leur. 

NOROMTU. NIROMTU, NU- 



NOS 



246 



NUN 



BUMTU, BUMUNTU, t. n. mur- 
murer. 

NOS b., bâton pour pousser 
une embareation. 

NOSU, v n. faire avaneer un 
bateau a la perehe. 

NOSUKAY b, perehe pour fai- 
re avaneer un bateau. 

NOT b., fourehe. 

NOTOT v., arbuste très sin- 
gulier dont, le trone est eou- 
vert de petites ifleurs suivies de 
baies rouges,â feuilles trifoliées. 

NU, V. nâ, ni, nû. 

NU, NUN pour NU, NUN, nous, 

NUB, v. n., semer avant la 
première pluie. 

NUBI, NIBI, v. n. s'en aller 
cbez soi, retourner â la mai- 
son, dans son village, dans son 
pays. Bûr' Sin nubi nâ peg âm, 
le roi de Sine est retourné dans 
sa eapitale. Lu gan sonal-sonal, 
di nâ \nubi, quelqu'ennuyeux 
que soit un hôte, il finira par 
retourner cliez lui. (Prov. Vol. - ) 

NUBISI, NIBISI. revenir â 
l'endroit d'oh l'on est partie. 
Bûr bft 'fiibisi nâ, le roi est re- 
yenu. Du ma fi nubisi muk, je 
ne reviendrai plus jamais iei. 

NUH, Y. Ruh, enfoneer. 

NUL g. , fruit ou noix du pal- 
mier â huile. Kûm i nûl, régi- 
■me de noix de palmier. 



NUL m., ' easse-tête. 

NUL, v. n. être noir, être bleu 
foneé, être de eouleur foneée ti- 
rant sur le noir, ôtre enfiimé. 
Nit ku 'fiûl, xm noir, un nègre 
Ndoh mu nûl, eau pure et sim- 
ple. Nûl nâ kuk, il est tout 
a-fait noir. 

NULAL, v. t. noireir, enfu 
mer, eharbonner. 

NÛLALÉ, v. t. noireir, ren 
dre noir. 

NtjLÂLÉ, v. t. rendre une 
ehose noire en même temps 
qu'une autre. ou bien en mê- 
me temps qu'on fait autre eho- 
se. Sô di ifyûlal sa i dala, ûûlâ 
lèl ma sumâ i yos, lorsque tu 
eireras tes souliers, tu eireras 
en même temps les miens. 

NULAY b., noiroeur, noireis- 
sure. 

NULÉ, adj. et pron. dém. et 
rel. dér de nâ; ni, nu. 

NULLÉ, v. t. avoir des objets- 
noirs. Sumâ gèia amul har yu 
vêh, da ma lèn nûllé yêpa, ma 
bergerie n'a pas de brebis Jdan- 
ehes, je n'en ai que de noires_ 

NULLK, v. t. mettre de l'eau 
'dans la ehaudière. 

NUN p. NUN'. 

NUNGÂ, nungu, nungale, les 
voilâ. e 



ooo 

0, ô, quinzième lettre de l'alphabet volof, a la valéur de l'o 
franeais, soit bref o, soit long d, mais il a toujours un son ouvert. 
représente le son d'un o fermé qui tient le miliéu entre l'o or- 
dinaire et \'u 



I 
ô, interj. qui se met après j 
une phrase appellative ou après 
le nom d'une personne que l'on 
appelle. Halèl yi, nev-lèn ô 1 \ 
jeunes gens, arrivez. Samba ô ! 
Samba ! — , interj. pour ré- 
pondre familièrement a un ap- 
pel, mais ne s'emploie pas en- 
vers une personne que l'on doit 
respeeter. Pêr ô ! ô. — , part. 
eonj. Gir-ô-gir, bir-ô-bir, bet-ô- 
bet, bès-ô-bès, journellement, 
<chaque jour. Volof ô, Sérér ô, 
Tubâb ô, fiépa eli nânu dèm sa- 
jara, su nu banê topâ yôn u 
Yalla, les Volofs, les Sérérs, les 
Blanes iront tous en erifer, s'ils \ 
ne veUlent pas pratiquer la re- j 
ligion. — , désinenee eontr. 
jjpur oo, oâ, ôé, uâ, ué, uè, éo, 
èo, io. 

0, suff. qui parait dans eer- j 
tains verbes dérivés et indique 
ordinairement un sens aetif. 
Dêlu, s'en retourner, dêlô, re- 
tourner, restituer, renvoyer. 

0, suff. exprimant ' une idée 
de pluralité et de partieipation 
simultanée, quelquefois mu- 
tuelle, dans le sujet elu verbe. 
Bolo, ôtre réuni ensemble. Foan.- 



ÔÉ 

tu, s'amuser, foantô, s'amuser 
avee. 

0, VO, v. t. appeler, eonvo- 
quer, eonvier. ôal halèl bâlé, 
appelle eet enfant la-bas. — b., 
appei, aetion d'appeler. 

OA'L', v. t. appeler pour quel- 
qu'un, au nom de quelqu'un. 
ôal ma halèl bâlê, aippelle-moi 
eet emfant lâ-bas. 

OÂT, OATI, v. t. rappeler, ap- 
peler de nouveau. 

OBO (L) b., labre, poisson. 
Syn. Kobos. 

ODÂ, v. t. fournir â quel- 
qu'un de quoi s'habiller (a la 
manière des indigènes), habil- 
ler quelqu'un. 

ODU, v, réf. se eouyrir la 
eeinture d'un vêtement qui des- 
eend jusqu'â la eheville du 
pied en parlant de femme ; en 
général, se vêtir en parlant des 
femmes. Sa digèn amul lu mu 
odô, ta seeur n'a pas de quoi 
s'habiller. 

OÉ, v. t. appeler quelqu'un 
avee quelque ehose ou pour 
quelque ehose. Bindh lâ ko 
ôé, je l'ai appelé pour éerire. 



OGO 



— 248 



OMA 



ôé na kô'k buftâ, je l'ai appelé 
avee une trompette. 

OGOS, v. t. tro'usser, retrous- 
ser, relever les habits. Syn. En. 
OGOSU, v. réf. se retrousser 
les vêtements. 

OKÂ, v. t. égratigner, grat- 
ter, griffer. Ku nga né, oka ma, 
du la oka fu la nêh, eelui au- 
quel tu dis : gratte-moi, ne te 
grattera pas 011 tu voudras. 
(Prov. Vol.) 

OKÂKÂT, OKÉKÂT b., égrati- 
gneur. 
OKÂ-OKÂ b., égratignure. 
OKÂTU, OKÂTÂKU, OKTU v 
réf. s'égratigner, se gratter â 
tout moment. 

OLAT, v. t. rogner et retran- 
eher les portions inutiles du 
sabot des ehevauv. 

OLATU b., instrument pour 
logner des chevaux, rogne-pied. 
OLDU, VOLDU v., eheval eou- 
leur isabelle. 

OLERI, V. Voleri. 
OLI, VÔLI, v. n., êt're frugal. 
OLIS, VELIS, v. n., siff'ler — 
b., sifflemeni. 

OLO, v. t. d'aire appelef. 
OLÔDI, (ôlu adi), VÔLÔDI, v. 
n. se méfier, n'avoir pas eon- 
fianee e«. 

OLÔDIKU v. n., être en but 
a la méfianee. 

OLOF, VOLOF, n. de peuple 
et de h'ingue. Olof lâ, je suis 
olof ou volof. Olof lâ nu, ee 
sont des olofs ou volofs. Les 
étrangers ont adopté le mot 
yolof pour désigner ee peuple 
et le langage, et ees mots ont 
passé en usage. mais il.est éty- 
mologiquement ineorreet. 

OLOF v., elieville intérieure 
du pied. 



OLU, VOLU, v. t. mettre sa' 
eonfianee en, avoir eonfianee en 
se fier a,se eonfier â. You lâ ôlu, 
e'est en toi que j'ai ebnfianee. 
Ku ôlu Yalla, di nga v%r, ee- 
lui qui se eonfie en Dieu, réus- 
sira. /Prov. Vol.) — , — b., eon- 
i'ianee. 

OLU. VOEU; v. t. se faire ap- 
peler. Bûr tit ôlu Danièl, le roi 
effrayé se fit appeler Daniei. 

OLU, VOLU, v. t. protèger, 
prendre la défense. Yalla di nâ 
olu dotin ak ndirim, Dieu 
prend la défense de la veuve et 
de l'orphelin. 

OLUSI, v. t. venir protéger 
quelqu'un, aeeourir, venir au 
seoours, Nenal volusi nui, ndégé 
yov lâ ôlu, viens a mon seeours, 
ear e'est en toi que j'ai eon- 
fianee. 

OM, v. n. être maigre, dé- 
eharné, exiénué. Lu buki om-a 
om, men nd berê'k bèy, quel- 
que maigre que soit l'liyène, 
elle peut' lutter a\ec une ehè- 
vre. (Proy. Vol.) Syn. Yoy, 
Lapa. 

OM, v. n. ûtre aboindant. 

ÔM b.., genou. Takèr i nûl i 
ôm, eheval rouge â genoux 
noirs. Om bu loyoh, genou fai- 
ble. Om i gélèm, héliotrope. V. 
Nandok bu gôr, hoh i dambâ.e 

OMÂT, b., asearide. 

OMAT, v. t. eonduire quel- 
qu'un eomme un aveugle, eon- 
duire un eheval ou une au- 
tre bête par la bride ou la eor- 
de. Omat ganar, gadu kô ko 
gen, il vaut mieux porter une 
poule que de la eonduire avee 
une fieelle. (Prov. Vol.) — 1., 
aetion de eonduire un aveugle 
ou un eheval. 



OMA 



ORB 



OMAY, !>., amaigrissement, 
dépérissement, maigreur. 

OMBÂ, v. t., ourler, i'aire un 
ourlet, border — b., ourlet. 

OMLÈ, v. t. avoir des objets 
maigres. 

'OM'LÉ, v. n. avoir en- abon- 
danee, posséder beauooup. Mbâr 
ômlé ,ngen tj sen 7tapâ bi ? 
avez-vous pris beaueoup de pois- 
sons dans votre pêehe ? Ku 
savar dl ligèy, ômlé, eelui qui 
travaille avee ardeur sera dans 
l'abondaoee. — g., possession 
abondante, bonne eapture en 
fait de pèelie, de ehasse, ete. 

ÔMLÔ, v. t. rendre abondant. 

OMLO, v. t. déeharner, ren- 
dre maigre. 

ON, VON, part. v. du temps 
passé. S'emploie quelquefois 
sans verbe evprimé dans la 
phnne. Buki lâ ji ôn, i\ y 
avait iei autrefois une hyène. 
N:;kâ oôri, eomme. autrefoiis. 
Nûn génêli mpita/h rriâ vôn. 
Noe fit de nouveau soriir la 
même eolombe. 

ONG, v. t., frapper su.r la 
tête avee le revers des doigts 
repliés. 

ONGKA b., géeko, genre de 
reptiles sauriens d'un blane 
sale et dégoûtant et qui sont 
"vénimeuv. 

ONI, v. t., dénieher, prendre 
des eeufs dans les nids. 

ONIKÂT B., dénieheur. 

ONILO, v. t. faire dénieher. 

ONKÂ, v. n., se plaindre, 
gémir en maladie. 

— B.., plainte, gémissemeent 
en maladie. 

ONTÉ, part. optative. Men 
ônté ma ! puissé-je ? Èl'ânté! 
(utinam!) plût â Dieu. 



OPÂ y. n., ôtre inalade, 
tomber malade, 

— <!., maladie. Opa du méti 
bokul ak de, ou bien du tah â 
dê, grande maladie ne eause 
pas pour eeia la mort. (Pro<v. 
Vol.) Op'um mbâht, erampe. 
Syn. S'tdit i buki. 

OPALO. v. t., rendre niala- 
de. ruiner Ia santé. 

OPÂLÂV, OPÂLÊY ! intérj. 
hyperbolique, 

OPAOPALU, v. n., faire 
semblant d'ètre malade. 

OR, VOR. v. t., trahir. Kn 
vor ku la dal or, Yalla vor la, 
eelui qui trahit quelqu'un qui 
ne le trahit pas, Dieu le tra- 
hira. (Prov. Vol.). Or digé T 
trahir sa promesse, manquer 
a sa parole. 

— b., trahison, perfidie. 
OR, v. n., observer, épier. 
ÔR, v. n., jeûner. 

ÔR, VÔR, v. n., être eer- 
tain. sûr, vrai, être assuré, <vê- 
ritable, sineère, indubitajble. 
Or nâ, e'est sûr. Or nâ ma, 
j'en suis sûr. Or nâ péng, 
e'est très eertain, évident. Nit 
hu vôr, homme de eonfianee. 
Degâ gu ôr, vérité ineontes- 
table, axiome. Bu vôr, loe. 
adv. eertainement, réellement, 
indubitablement sûrement. 

— g., eertitude, évidenee. 
ORADI, VORADI, v. n., être 

ineertain, douteux. 

— g., doute, ineertitude. 
ORADI, v. t... ne trahir pas. 
ORAL, VORAL, v, t., eerti- 

fier, prouver, vériiier, démon- 
trer, attesJer, affirrner, eonfir- 
mer, assurer. 
ORBIS, b., inseete que l'on 



ORB 



a5o 



OYU 



v'oit surlout pendant l'hiver- 
nage. 

ORBIS g., maladie donnant 
des démangeaisons aux pieds 
et âux jambes. 

ORKÂT b., traitre, . perfide. 

ORKÂT b., jeûneur. 

ORLÉ, VORLÉ, v. t., avoir 
des ehoses sûres. e Ti mi nebâ 
sèn alal ilépâ, mâ gen â ôrlé, 
de tous ceux qui ont eaehé 
leurs biens, je suis eelui dont 
les 'biens sont le plus en sû- 
reté. Samba di nq faral â gi- 
sanélu, vandé du ôrlé muk. 
Samba se fait souvént dire la 
bonne aventure, mais n'a ja- 
mais rien de sûr. 

ÔRLÔ, VORLÔ, v-; t., rendre 
eertain. 

ORLO, v. t., faire trahir, ex- 
eiter a la trahison. 

ORLÔ, v. t., faire jeûner. 

ORMÂ d., urbanité, respeet, 
déférenee. frfbôtay gi nèk on 
ti tank u Sinai, hâtu ak ormâ 
né : le peuple qui se trouvait 
aux pieds du Sinai', s'éeria 
avee respeet. Syn. Kèrsâ. 

OS g., hameeon. 

OS v., pierre que l'on mèt 
sous une marmite au feu pour 
remplaeer un trépied, ehenet. 
Begetê rna lâh, bè sumâ bopâ 
dèf os, je ne voudrais pas de 
lâh. si ma tête devait servir de 
ehenet. 

OT, VOT, v. t.„ pratiquef de 
vaines observanees dans l'in- 
tention d'exercer une influen- 
ee sur quelqu'un, faire des 
oharmes pour faire venir quel- 
qu'un dans l'endroit oû l'on 



est, pour faire déeouvrir un 
voleur, ete. 

— b., aetion d'exercer un 
eharme suf quelqu'un. 

OTARNl, v, t., torturer avee 
la rnain, froisser, fraeturer 
avee 1-a main. Syn. Mohon. 

ÔTÉ, VÔTÉ, V, e t., eonvo- 
quer, appeler pour un eonseil, 
une assembléè. 

— b., eonseil, assemblée. 
OTU, VOTU, v. t., prendre 

garde, observer, ménager, sur- 
veiller, eonserver. Otul, prends 
garde. Otu l'èn, prenez garde. 
Otul sa bopâ, prends gârde â 
toi. 

OTUKÂT, VOTUKÂT b., sur- 
veillant, gardien, eonservateur, 
défenseur. 

OTULÔ, VOTULO, v. t., faire 
garder, eonfier. 

OY, VOY, interj. a'ie ! 

OYEF, OYOF, V O Y E F, 
VOYOF, v. n., être léger au 
poids, faible, tendre, délieat. 

OYÉFAL, OYÉFLO, OYOFLÔ, 
v. t., alléger, rendre léger, fai- 
ble, tenelre. Oyofal sa hol, dé- 
eharger son eaeur. 

OYÈFAY, OYOFAY b., légè- 
reté de poids, faiblesse, ten- 
dresse. 

OYU, v. t., éeouter quel- 
qu'un ejui ap}>elle, répondre a 
l'appel. BâJâ ngâ oyu nèlea fa, 
avant de répondre a l'appel, il 
faut être présent. (Pro^. Vol.) 

OYUDI, v. t., aller éeouter 
eelui t|iii appelle. 

OYflSI, v. t., venir auprès de 
eelui qui appelle. 



P, seizième Iettre de l'alphabet volof, se prononee eomme en 
franeais, soit avant soit après une voyelle : pa, ap. 



PAD 

PAD, b. maléhYe. 

PADA b., endroit vulnérable 
du eorps. Dér. de Fada. 

PADÂLEPOLI b., (L) riein, 
palma ehristi. Syn. Héhém, 
Ndésgènt. 

PAFTU b., Ia eourroie qui 
tient suspendu au métier des 
tisserands, la branehe d'en l)as. 

PAII, MPAH m., trou, eaver- 
ne, fossé. Ngélav li di tdbal hob 
ti pah„ du ko ta géné, le vent 
qui pousse la feuille dans le 
trou ne l'en fait pas sortir. 
Pah i lit, trous d'une flûle. Pa>h 
i dinah, trous de souris. Pah i 
nâm dèfa felâ, le trou des rats 
palmistes est pereé de part en 
paM. Pah milé lâ ko yérô, e'est 
par ee trou que je l'ai \n. 

PÂH b., nom de Ya semaine 
oû l'on oommenee la eulture 
du mil. 

mèehe de cheveux, 
les deux eôtés du 
la tète. 
, ineireoneis. Syn. 



PAIIA b., 

laissée sur 
sommet de 

PAHÉ b. 
Had. 

PAHÉ, v. 
de trous (er: 
la, da nu 



n. avoir beaueoup 
blé de trous). Ndum 
ko damat hè mu 



PAL 

pahé, on a si souvent atteint Ia 
eible, qu'elle est eriblée de 
trous. 

PÂK b., nom d'une espèee de 
paille belle et noueuse. 

PÂK (F) et, Pâques. 

PAKA, V. mpaka, dér. de Fa- 
ku. 

PAKA; MPAKA h., bouelier. 

PAKA, S MPAKA, espèee de la- 
yu avee un petit trou au mi- 
lieu, que les nouveaux eireon- 
eis (vivant sé^uesirés) se met- 
tent sur la figure devant les 
passants. 

PÂKA b., eouteau. 

PÂKÂ, Y. Mpâkâ. 

PAKAPAKA, v. t. eribler — 
b., erible, passoir. 

PAKOFAKO b., petit eseargot 
qui ne se trouve que dans l'eau 
saléé e! que l'on mange. 

PAL g., fruil du yomba, dont 
on fait les gourdes â long ool, 
qui portent le même nom de 
pali. Pal bu fèa, gourde pleine. 
PALANG m., omoplate. 
PALKIU g. V. N'dumbut, 
mur g. 

PALPAL g., graminée V. Fal- 
fal 



PÂN 



PAT 



PÂN b., eabaret. 
• PAN, V. Pôl. 

PAN b., jour, journée. Se dit 
quelquefois au singulier pour 
fan. 

PÂN h., moule de rivière. 

PANA, b., restant du souper 
que l'on eonserve pour le dé- 
jeuner du lendemain. Pan u té- 
ré restant de eouseous. Pan u 
rnâlo, restant de riz de la veille. 
Ku r'èré pana, èô opé fandé, qui 
soupe avee les restes du sou- 
per de la veille, ne soupera pas 
quand il sera malade (Prov. 
Vol.) — , v. t. laisser, remet- 
tre pour une autre l'ois. Yar 
ati nâ len â vah hi baré,.vandé 
dâ mâ ko panâ, e j'ai eneore 
beaueoup de eboses â vous di- 
re, mais je le remets a une au- 
tre fois.) 

PANDA b., jaunisse ou espèee 
de fièvre bilieuse. 

PÂNTA g., moreeau de ro- 
seau fendu . 

PAPÂLÉ b., sôle,. genre de 
poissons de mer. Syn. Ndérèr, 
tapâlé. 

PAPÂYO (F) b., pipayer. — 
b., papaye. Dây ma papayo yilê', 
lô ti bega ? vends moi ees pa- 
payes, eombien en veut-tu ? 
' PAPAYO U GÊT b., espèee de 
sole, m.-â-m. papaye de la mer. 

PARÂH (né) loe. v. entrer 
bru&quement dans une ease ou 
autre lieu. Suivi de véraih, il 
signifie entrer bi;usquement par 
un eôté et sortir aussitôt par un 
eôté opposé. Satakât bâ dèfâ né 
parah \né vérah, le voleur a pas- 
gé rapidement en ee lieu. 

PÂRÂNG (L) b., table. 

PARAPARÉ !)., PARÂLÉ b., 
gar^on d'honneur, dér. de Far. 



PARAPARI, v. n., voltiger de 
eôté et d'autres eomme les oi- 
seaux. 

PARÉ (F)., v. n. se préparer, 
se disposer, être préparé, dispo- 
sé. Paré nga'm ? es-tu prêt ? 

— , v. t., préparer, arranger, 
disposer. Paré nâflu fas yâ, on 
a préparé les chevaux. 

PARÉN (F) b., parrain. Syn. 
Bâv i Batisé. 

PARLU, PERLU, PORLU, V. 
Mparlu, dér. de Far, Fer, For. 

PARPAR, v. t. faire du feu 
par le frottement du bois. 

PARPAR b., porte faite avee 
des lattes eroisées. 

PARU b., V. Mparu m., 

PAS pour FAS, eheval. 

PÂSÉ (F) v. t. repasser du lin- 
ge, un habit, ete. 

iPASIN b., énigme proposée 
par signe. 

PASLAPA, PASÉLEPEV, v. t. 
attaeher les deux mains et les 
deux pieds ensemljlè. 

PASPAS b., PAS b., noeud. 
Paspas bu dida, gros noeud. Pas- 
pas hn ga, noeud lâehe. Paspas 
bu deher, noeud serré. Pas re- 
ti, noeud eoulant. Fitil ma pas- 
pas bi, défaites moi le noeud. 
Paspas bâ Yalla fas, kèn menu 
ko fiti le neeud que Dieu a 
noué, personne ne peut le ^é- 
nouer. Dér. de Fas. 

PAT b., rhaladie de gorge qui 
eonsiste a ne pouvo.ir rie*n ava- 
ler. Les indigènes eraignent de 
prononeer ee mot par un motif 
superstitieux ; ils disent seule- 
ment : vonâsu. dapa nâ ma, ou 
bien sumâ vahu a di méti, la 
gorge me fait mal. 

PAT (né) loe. verb. se tenir 
en sile nee. Svn. né tM, hé nèm. 



PÂT 



— 253 — 



PEN 



PÂT h., laitier. Su sipu gabô, 
genté pât, si eelui qui aehète 
\e lait est eontent, â plus l'orte 
raison eelui qui le vend. (Prov. 
Vol.j 

PAT, adv, superl. Har na pa£, 
e'est bien tfendu. 

PATA, PATAPÂiKÉ b., singf, 
de moyenno grandeur, poil 
noir, poitrine rouge, sans 
queue. 

PATA, v. n.. éire borgne. Fas 
vu pata, un ebeval borgne. Di- 
gèn dilé di na pati, eette i'em- 
me sera borgne. Dér. de Fata. 
Syn. Borom mèn% nhèl et Bo- 
rom bènâ bet. 

PATAH (né) loe. adv. Mwn- 
gâ ta né patah, il y est eniière- 
ment. 

PATAIIPATAHJ, v. n., barbo- 
ter dans l'eau bour!>euse. 

PATALO, v r . . rendre borgne. 

PATAMTAKU, ^. n., V. Faifai- 
lu. 

PATAPAiRÉ, V. Pata. 

-PATARNI, v. t. tres&er Ies 
cbeveux pour la prémière et la 
seeonde i'ois en parlant de per- 
sonnes nubiles. 

PATÂS, PATÂTÉ b., (F) pa- 
tate douee. 

PATÉNDUGU m., eardinal, es- 
p^e d'oiseau. Syn. Had u gol. 

PATPATI, v. pr., se débat- 
tre pour se débarrasser de liens. 

PÂTU g., ealebasse ou gour- 
de dans IaqueIIe on bat le beur- 
re. Dér. de Fdi. 

PÂV, exclam. (vav) majiière 
de répondre au salut d'un horn- 
me respeetable que l'on ne eon- 
nait pas. 

PAYÈL b., torlue de terre. 

PAYTÈF g., Iégume. 



PEDA b., bosse, saillie a la 
sunfaee d'un objet. 

PEDE b., jaune d'oeuf. 

PÈDE (L) b., troupeau, ber- 
gerie de boeuf, vaeherie, pi- 
quets ou l'on attaehe les boeul's. 

PÉGA m., V. Mpéka, dér, de 
Féga. 

PEGET ,m., tourterelle. 

PÊHUKAY b., mpehalukay b., 
épouvantail. 

PÉKA v., petit magasin, ré- 
servoir. Syn. Ndogtal. 

PEKAPEKA, v. t., frapper 
avee le revers de la main. Syn. 
Pèkpèk. 

PÈL v. t. repousser, renvoyer. 

PÈLAH b., harieot vert. 

PELEM b., homme édenté. 
Pelem lâ, e'est un homme éden- 
té. — , v. n. ere édenté. Magèt 
mu pelem, un vieillard édenté. 
Syn. Malan (L). 

^PELEMLÔ, v. t. arraeher tou- 
tes Ies dents. 

PÉLO b., harmonie. Am na 
pélo, e'est harmonieuv. 

PEMEH, v. t. pousser, malme- 
ner, pousser de eôté et d'au- 
tre. Bu ma pemehati, ne me 
pousse plus. Syn. Dénah. 

PENDA b., maladie qui sem- 
ble se rattaeher a l'hydropisie. 

PENDA b., poussière, poudre 
fine. 

PÉNDAL, V. Mpéndal. 

PÉNDÉG, PÉNG, adv. superl. 
V'èr nâ péng, il est parfaitement 
guéri. ôr nâ péng, e'est très 
eertain. 

PENDEH, v. n. être réduit en 
moléeules très petites, s'émiet- 
ter. Mboyo mi vovlô nâ ko, bè 
mu pendeh, le vent d'est l'a 
desséehé jusqu'è le réduire en 
poudre. 



PKN 



P!R 



PENDEH b., miettes et autre 
partieules d'une substanee quel- 
eonejue. 

PENDEHAL, v. t. émietter, 
rédurre en inoléeules. 

PBNDEHIT b.„ moléeules, ee 
qui vient de l'aetion d'émiet- 
\er.Pendehit i vurus, moléeu- 
les d'or. Pendehit i sukâr, mo- 
léeules de suere. 

PÉNGU (F) -b., épingle. Tu- 
bab, may rna pêngu, blane, 
donne-moi utie épingle. 

PÈNKA, v. t. donner le eroe 
en jambe. Pènkâ nâ rna, vandé 
dânu-vu ma, il m'a donné -. le 
eroe-en-jambe, mais je ne suis 
pas tombé. 

PÈNKA b., eroe-en-jambe. 

PÈJNKÂ b., partie la plus 
eharnue de la euisse. 

PÉNKU b., Orient levant. Dér. 
re Fénka. 

PÉNTA m., V. Mpénta. 

PÉPA b., g., grain de 'mil ou 
d'autres eéréales, grain, graine 
en général ; grain d'ambre et 
de eorail. 

PÉPA b., pipi, dauphin, gen- 
re de mammifères marins. 

PER b., (F) perle, grain de 
verroterie. — , mollet, gras de 
la jambe, entourago d'une ea- 
se. Pèr u bet, prunelle de l'oeil. 

PER m.. cheveux frisés. 

PERA.II (n'é), loe. v. Né pérah, 
sortir ibrusquemênt. 

PERANHAL b., barre ou pièee 
de bois servant ,a tenir une 
porte fermée. 

PERAPUS ib., PERAMPUS b., 
vis. 

PE'REK b., arrière-bras entre 
I'épau'le et lè eoude. 

PEREM b., airain, bronze, 
euivre rouge. 



PERKÉ, V. Pirké. 

PERLIT b., petit enfant qu'on 
vient de sevrer. Dér. de Fèr. 

PERLU b., PERLUKAY b., pa 
turage,. paeage. Dér. de Fer. 
Ferlu. 

PÈRONG b., (F) perron, bal- 
eon. 

PERU, v.. t. earder. — b., 
earde. 

PERU, v. pr., se faire tresser 
les cheveux pour la ière fois, 
en parlant d'une jeune fille. 

PÈS, v. t. souffleter. 

PÈSKAT b., souffleteur. 

PÈSU, v. pr., se mettre la 
eoiffure sur l'oreille. 

PÈT (né), adv. sup. Dog nâ 
pèt, e'est eoupé eomplètement. 
Dér. de Vèt. —, (ta), V. Mpèt. 

iPÈT, aefv. sup. Hès pèt_, rou- 
geâtre. 

iPETALÉ b., épanouissement 
d'une ileur. Dér. de Féta. 

PÉTERGO b., belle - soeur, 
femme du frère du mari. 

PÈTPÈTI, v. n., donner des 
élaneements, en parlant du 
eoeur, du ipouls. 

PÉTPÈTLU, v. n. aller sur le 
bord du ehemin, aller â l'en- 
tour. 

PÈY b., eapitale. 

PIKINI, PIKINLM b., petite 
pièee d'argent. Pikini'vurus, pe- 
tite pièee d'or. 

PIKRIK b., V. Tibrip. 

PIND'AB 'TÈN b., margelle 
d'un puits. Yésu mi tayi ti yôn 
vei, tôg 1i pinda u tên, Jésus 
étant fatigué de la route, s'as- 
sit sur le bord du puits. 

PINDAL TÊN BA., v. t. met- 
tre uno inargelle sur un puits. 

Pf'RI NGÂS, eouseous avee du 
poisson frit haeln'. 



PIR 



POT 



PIRIT 'b., filtfmerits qu'on ob- 
tient en effilant du linge, ehnr- 
pie. Dér. de Fir i. 

PIRKI b., frieassé. Dog, dogat 
pirki, dépeeer, déchiqueter pour 
frieasser. 

PlS b., (F) pièee entière d'é- 
toffe. 

PISTERIN ib., (A) frane, mon 
naie ifraneaise. 

PIT b., petit bouton ou tu- 
meur sous la peau, bouton ga- 
leu\. 

PITPIT. PÈTPÈT, PITPITI, 
PÈTPÈTI. v. n.. avoir des élan- 
oement?, en parlant du eoeur, 
du pouls. 

POANTU (yef i) h., ehoses 
amusapt.es ou délassnntes, baga- 
telles. Dér. de Foanlu. 

POP.AN 1)., petite bouteille, 
fiole. burétte. 

POt>\ ,b , espeee de serpent 
vénêneux, bigarre, vivant sous 
le sable. 

PODA b., vieille pipe eulottée. 
— , bois qui soutiont ]a trame 
du tisserand. 

POHET (né) k-e' verb. pnrtir 
subiiement. Sâû va teb. lé san- 
'jata sa nâ pohel, k houehon 
saula et Teau-de-vie partit su- 
J^tement. 

POHOR, V. Poroh. e 

POKA b., neeuel. dans une 
branehe, vn bâtnn, une plante 
quelconque. 

• PÔL b., (F) PAN, (A) poeje a 
frire. 

POLÉ b. tnbatière. 

PON b., tabae en poudre. 
Dér. de Fôn. : 

PON b.,' ar'ieulation des tiges 
de mil. 

PONÂ, v. n., f'aire un eollier 



de perles ■ de différentes gran- 
deurs et par ordre de grandeur. 

PONHA m., pâte. — b., (L.) 
pain. 

PONI g. stropbantus â gous- 
ses allongées réunies quatre â 
quatre. 

PONKA b., manehe de eou 
teau et d'autres instruments. 
semblables. Ponk'u dûsi, pom 
meau d'une épée. 

PONKAL, v. q. être . gros, 
fort, robuste. 

. PONPON b., pinees de era- 
be. . ... 

PONTA b., (F) pointe, pro- 
montoire. passage entre deux 
eases ou entourage de eases. 

PORKO b., (F) poreherie. 

PORLU h., V. Perhi. 

POROH (né), Syn. Parah, 

POROH, POHOR, PURUH b., 
le gosier. ■ - 

POROHAL b., V. Peranhal — 
b., oe qui est fermenté. 

POROHAL, v. t. faire passer 
quelqu'un ou quelque ehose 
par une ouvermre trop basse 
en partie fer-mée. : 

POROHLU, PARATILU, v. n. 
passer par une ouverture trop 
basse ou en partie fermée. 

iPOROPORO b,,, pigeon ra- 
mier. 

PORTAL b., (L) ehammeau. 
Syn. PurtuJ. 
'POSET (né), V. (néi Pehèt. 

POSTA b., nerf de beeuf, 
fouet, férule.- 

POSTA, v. t. donner des eoups 
de nerfs de beeuf. 

iPÔT b., petite porte derrière 
une maison. — ■, — , eabinet se- 
eret du roi. 

POT 1., V. Mpôt. Dég i pôl, 
ham am du ko nân, l'étang ou 



POT 



— 256 



PUP 



l'on a fait la lessive, ceux qui 
en ont eonnaissanee n'en boi- 
vent pas. 

POT b.., hanehe. Hôl, bayi, 
génav lôla nga okâ sa pôt, qui 
regarde a\ec attention et laisse, 
s'en va après en se grattant sa 
hanehe eomme un homme qui 
ne peut avoir ee qu'il eonvoi- 
tait. (Prov. Vol.) 

POTAIl m., creux a la raeine 
du eou. — , adv. â peu près, ap- 
provimativement, presque, qua- 
si, environ, plus ou moins. Am 
nâ nar i at potah, il y a a peu 
près deux ans. 

POTAL b., espèee de eollier 
d'or ou de perles. — , mettre 
un eollier. 

POTENTÂN Y. Mbétèntân. 

POTIR b., dame-jeanne en 
terre euite. 

POTOPOTO. v. n êire dé- 
treinpe par la pluie, être bou 
eux. Tav hi rriêti na b<è yôn yi 
potôpoto. 

POTOPOTO b., boue, terrain 
fangeu.x ou l'on s'enfonee. Da 
ma taha'k potopoto, je suis tout 
sali par la boue. Êèn menul a 
doh ti sen dekâ té potopoto 
tahu la, personne ne peut mar- 
eher dans votre village sans être 
eouvert de boue. 

POTU b., POTUKÂY b., la- 
voir, puits ou l'on lave la les- 
sive. 

POYAR b., (F) piDivre. Déju 
latâ povâr, tu ne l'a's point 
poivré. 

PRENTÂX m., eaille, 

'PRETAN b.. eselave des mau- 
res, et par extension menteur 
a eause du proverbe. Di na fèn 
ni prètân, il ment eoinmo un 
esetavè des maures. 



PRIS b., tabae en feuilte ; il 
se dit aussi quelquefois du ta- 
bae en poudre. Pris bû moka, 
tabae en poudre. 

PUD b., pinaeje. sommet, 
faite. Pitd u fi'èg dé na hêh ak 
tav té borom nég yègu ko, Ie 
sommet de la ease se bat avee 
la pluie sans que le maitre en 
ressente rien. (Prov. Vol.) 

PUFTEN m., puftan, vessie. 

PÛH b., bière du pays faits 
avee du mil ifermenté. 

PUHÉ b., bobiné, eoton h fû- 
seau. 

■PUKUS b., lieu ou l'on eon- 
serve toutes sortes de ehoses, du 
riz, du mil, des peaux, ete, ma- 
gasin. 

PUL, adv. sup. Es pul, tout 
neuf, n'ayant pas eneore servi. 
Dô dèndâ nég bilé, bu ês puj, 
la ? n'aehèteras-tu pas eette ea- 
se, elle est toute neuve. 

PULÉ, POLEe b., tabatière. 
Syn. Gas. 

PULITÉ b., destitution, dégra- 
dation d'une fonetion, d'un 
grade, ete. Dér. de Fuli. 

PULOH b., première raeine 
du jeune rondier bonne a man- 
ger, autres raeines sernblables 
de eertaines plantes qu'on man- 
ge, eomme ignames, earottes 
betteraves. ( 

PÛNÉ b., albinos, nègre dont 
la peau est blanehe et blafarde 

PUNGA b., ignorant dans les 
ehoses de la magie. 

PÛP, v. n. faire les gros be- 
soins, en parlant de.s enfants 
déja sevrés. Pup. i ndugub ti 
bop'. âm la rot, on réeolte oe 
que l'on a semé. (m. â m. I'ex- 
erément de la ehauve-souris re- 
tombe sur elle). 



PUR 



PUT 



PURSÂ b., aiguille. Bena'h 
pursu, ehas, trou de l'aiguille. 
Navukay'pursâ, lèvlèv i pursâ, 
pointe de l'aiguille. Pursâ hu 
day, aiguille épointée. Pursâ 
bu lèi\ aiguille pointu. Pursâ 
bu sèv, aiguille fine. Nâs pur- 
sa, enfiler une aiguille. 

PURTU, v, t. opprimer. 

PURUH, V. Poroh. 

PURUN b., nom qu'on don- 
ne au\ maures, pur sang. Pu- 
run mô di nâr i g'êt, un pu- 



run e'est un maure \enu de la 
riier. 

PURUR b., bomme eireoneis, 
qui n'a habité qu'un mois ou 
6 semaines dans la butte des 
eireoneis. 

PUT adv., rien. 

PUT, POT (né) loe. adv. bruit 
qu'on fait entendre en se sou- 
lageant. 

PUTA b., ampoule aux pieds 
ou aux mains. Dér. de Futa. 



5? 



R 



R, dix-septième lettre de l'alphabet volof, se prononee eomme en 
fraheais, 1T soit avant soit après une voyelle, ra, ar. 



R 



:R, est remplaeé par D au Sa- 
loum. V. D. 

RAB v., animal, bète, brute, 
bête féroee. Rab i ala, animal 
sauvage. Rab i ker, animal do- 
mestique. Rab vu min, ani- 
'mal apprivoisé. Sumâ bây rnln- 
lo nâ mfoila, mon père a appri- 
voisé un eerf. Rab i déri, ani- 
mal terrestre. Rab i gêt, animal 
aquatique. 

RAB v., esprit attaehé â un 
lieu, a un arbre, ete. Rab i ker 
gi fèn nâ'k malân i ndor, l'es- 
prit de la maison a apparu vêtu 
de blane. 

RABA, v. t. tisser, tresser, eor- 
der. Rabal ma hir, faites moi 
une ligne. Vutên la raba, il a 
tissé du eoton. Raba <nâ ser bu 
dafé ndég, j.'ai tissé une étoi'fe 
préeieuse. 

RABA b., tisserand, métier de 
tisserand — g\, tissu, tissure". 
Raba gilê défa af, eette tissure 
est laehe. 

RABADÉ b., embrouillement, 
désordre, eonfusion, pillage, dé- 
gât. 

RABApÔ, v. réi'. s'embrouil- 
ler, se désordonner. Baol ra- 



RAB 

badô nâ legi, le Baol est tout 
en désordre aujourd'hui. 

RABÂHU, v. n. jaser, dire 
tout ee qui vient a l'esprit h 
tort et a travers, même ee qu'on 
devrait taire ; raeonler ses faits 
et gestes pour être loué. Syn. 
Sabahu. 

RABAKAT b., tisserand. 

RABAT, v. t. lier par petits 
neeuds. qui se suivent, la pa ; lle 
ou le ehaume dont on eouvre 
->les eases ou dont on les entoure. 
Nungê rabat sahèt <uu ês, ils 
sont a tresser un entourage 
neuf. Ku menul â rabat biro, 
eelui qui ne sait pas tresser la 
paille pour oouvrir une ease. 
— , au fig. se prend pour le 
travail de l'esprit, réfléehir &ur 
une ehose, méditer. Sumâ hèl 
dèfâ rabat li ma Yalla dèfal, 
mon esprit eonsidère oe que 
Dieu a fait pour moi. On peut 
tourner autrement la phrase, 
de manière que rvhèl devienne 
régime. Rabat nâ sumâ hèl ti 
li ma Yalla dèfal, j'ai fait re- 
passer a mon esprit, ee que 
Dieu a fait pour moi. 

RABAT b., la paille ou le 



RAB 



— 25g — 



RAF 



ehaume tressé pour eouvrir les 
easés ou pour les entourer. 

RABATI, v. t. rempailler. Ra- 
batil [)iid u nêg bilé, rempaille 
le sommet de eette ease. Syn. 
Rabat. 

RABATKAT ib,; eeiui qui tres- 
sè la ipaille pour eouvrir les ea- 
ses ou pour les entourer. Ra- 
batkât i biro, eelui qui tresse 
le eiiaume pour le toit. Rabat- 
kât i sahèt, eelui qui tresse la 
paille pour l'entourage. 

RABLU, v. t. se faire tisser 
quelque ehose pour soi. Ana sa 
sa ndèy ? Mungâ tâ Duâla di ra- 
blu malân. Oû est ta mère ? 
Elle est a Joal, pour se faire 
tisser des pagnes. 

RABLUL, v. t. se faire tisser 
pour quelqu'un. Sumâ bây â 
ma rablul sèr vilé, e'est mon 
père qui a fait tisser eette étof- 
fe pour moi. 

RABU b., alène, poineon. 

RABUKAY b., le lieu oû l'on 
tisse, l'instrument avee lequel 
on tisse. 

RADAH, v. t., éeraser. 

RADAHSI, v. t. venir éeraser. 
Di na radahsi bês bop'u dân dâ, 
elle viendra un jour éeraser la 
tête du serpent. 

RADÂTLÉ, v. t. disperser, sé- 

•parer, diviser. Nâ Yalla bolé, 

Yalhi men nâ lèn â radâtlé, 

ceu\ que Dieu a unis, Dieu 

peut les séparer. Syn. Tasaré. 

RADO, v. n. se séparer, aller 
les uns id'un eôté, les autres 
«d'un autre. Gév bâ tas nâ t nii 
ûi di rado, l'assemblée est dis- 
soute, les hommes se séparent. 
Syn. Févé. — b., séparation, dé- 
bandade. Rado bi méti nâ, la j 
débandade est grande. 



RADU, reeouvrir la semenee 
qu'on a jetée en terre. 

RAF, v. n. éprouver des mou- 
vements brusques, irréguliers, 
involontaires des yeux, des lè- 
vres ou d'un autre membre. Sâ- 
mâ i bet angê raf, mes paû- 
pières sont agitées par un mou- 
vement eonvulsif. 

RAF b., eonvulsion qu'on 
éprouve dans eertains membres 
du eorps et que eertaines per- 
sonnes regardent par supersti- 
tion, eomme signe d'un mal- 
heur. Raf i bet, eonvulsion des 
paupières. Raf i tun, eonvul- 
sion des lèvres. 

RÂF, v. n. dépérir, désséeher, 
détruit, mort, eesser d'exister, 
se perdre, s'éteindre. Hob yu 
râf, feuilles mortes. Mbubâ mu 
râf, un pagne eomplètement 
usé. Nêg bu râf, une easè qui 
tombe en ruine. Gir gi râf nâ, 
la raee est éteinte. Nit ku dê té 
amul dôm, râf nâ, un homme 
mort sans enfant, est éteint, 
e.-a-d. n'existe plus même dans 
ses enfants. Lu dul râf amul ti 
aduna si, il n'y a rien sur la 
terre qui ne périsse. 

RAFÈT, v. q. être beau, joli, 
boni s'embellir, s'enjoliver. Nit 
ku rafèt, un bel homme. Kanam 
gu rafèt, un beau visage. Rafèt 
nâ tahavay> il a une belle taille. 
Fas vu rafèt, un beau eheval. 
Asaman su rafèt, un beau 
temps. JRè't 1 mu rafèt, un ro- 
yaume heureuv, riehe, paisi- 
ble. Ndaha mu rafèi, une belle 
vietoire. Diko du rafèt, un beau 
earaetère. Lègi digantiè'nâr i 
bûr yi rafèt, bientôt les rap- 
ports entre. les deux rois seront 
paisibles. Hol bu rafèt, un eoeur 



RAF 



s6o 



RAG 



bon, généreus, faeile â toueher. 
Def du rafèt, une aetion hono- 
rable, glorieuse. Dè' gu rafèt, 
une belle morl. Dèf-lèn bu ra- 
fèt ak môm, ayez beaueop d'é- 
gards pour lui. Bafèt na kâr, 
bien joli, très beau. Rafèt-â-ra- 
fèt, être magnifique, splendide. 
Dènâ digèn i Israèl am on nâ 
dôm du daha rafèt, une fem- 
me d'Israêl avait un enfant très- 
joli, m.-â-rri. qui surpasse la 
beauté. L'êgi dangu bâ dèfâ ra- 
fêt, l'église s'embellit mainte- 
nant. Bu rafèt, splendidement. 

RAFFTAL, v. t. embellir, or- 
ner, garnir, améliorer, mettre 
en de bons termes, expliquer 
en bien, Mô rafètal sunu digan- 
té, e'est lui qui nous a mis en 
de bons termes. Bûr bu bâh di 
nâ rafètal rév âm, un bon roi 
améliore son état. Yangê ra- 
fètal li mu ma vahal, vous in- 
terprétez en bien, ee qu'il a 
dit eontre nioi. 

RAFÈTAL b., parure, orne- 
ment, enjolivement. Bafètal bu 
èm, une parure eonvenable. 

RAFÈTALKÂT b., déeorateur. 
Bafètalkat bu hérên. habile dé- 
oorateur. Haralu u rafètalkât, 
l'art du déeorateur. 

RAFÊTAY b., l^eauté, attraits, 
eharmes, splendeur, pompe. Ra- 
fètay bu epâ, luxe. Bafètay i 
kanam âm fèy nâ, la beauté de 
ses traits s'est fanée. 

RAFÈTLÉ, v. t. avoir de bel- 
les ehoses. Smna yèré baré nâ- 
fiu, vandé rafètléu ma,j'ai beau- 
eoup d'-habits, mais je n'en ai 
pas de jolis. Yâ ma gen â rafètlé 
malûn, vous avez un pagne plus 
joli que le mien. 



RAFÈTLO, v. t. rendre beau, 
joli. 

RAFÈTLU, v. t. faire enjoliver 
par un autre une ehose qui 
vous appartient. Mangé rafètlu- 
di sumâ dâru, je m'en vais faire 
embellir mon anneau. 

RAFÈTRAFÈTLU v. t. faire le 
beau, faire semblant d'être jo- 
li. Lô rafètrafètlu, fôâv, tu as 
beau ifaire le beau, tu es vi- 
lain. 

RÂFLÉ, v. t. avoir des ehoses 
usées, vieilles. Bâflé nâ, je suis 
tout déguenillé, m.-a-ni. je 
n'ai que des guenilles pour me 
eouvrir. Garab gu râflé, un ar- 
bre dont les feuilles sont des- 
séehées et tombent. 

RÂFTÉ b., le dépérissement, 
l'extinction, ehute des i'euilles 
en parlant des arbres. Bu nô 
gôb lâ râflé garap di dôr, la 
ehute des feuilles eommenee au 
temps de la moisson. 

RAGA, v. t. déerasser, frotter 
le eorps, en se lavant. Lu til&m 
lépâ mât n ragâ, tout ee qui 
est malpropre a besoin d'être 
bien lavé. 

RAGA b., l'aetion de frotter, 
de déerasser. 

RÂGA, v. n. être malade 
d'une maladie qui traine en 
longueur, être languissant. Râ-<> 
g& nâ bu yâgâ lôl, il esi mala- 
de depuis très longtemps. 

RÂGA b., homme languissant, 
>alétudinaire. 

RÂGAL, v. t. soigner quel- 
qu'un qui est malade depuis 
longtemps, le traiter, ehereher 
â le guérir. Bâgal nâ ko at um 
lemâ, j'ai soigné sa maladie, 
une année entière. 

RAGAL, v. t., eraindre, appré- 



RAG 



— 261 



RÂH 



hender, avoir peur, redouter, 
s'effrayer, révérer, respeeier. 
Bagal dér, de, eraindre la ma- 
ladie, la mort. Yalia rriât nû ra- 
gal, Dieu doit être eraint. Fas 
vilé dèfâ ragal ndoh, ee eheval 
eraint l'eau. Sohlau-lâ ragal da- 
râ ti man, vous n'avez rien â 
eraindre de moi. Ragal nâ vah 
ak môm, rje erains de lui parler. 
Bu ragal, timidement. Bagal nâ 
mu nev, je erains qu'il vienne. 
Bagal nâ né du nev, je erains 
qu'il ne vienne pas. Ku ragal 
Yalla, timoré. Ku ragal savor, 
bul di dugup, si tu erains les 
moineaux, ne sème pas de mil. 
(Prov. Vol.) 

RAGAL g., appréhension, 
peur, erainte, timidité, épou- 
vante, eonstemation, lâeheté, 
oouardise. Bagal gu méti, gran- 
de erainte. Bagal gu var, erain- 
te fondée. Bagal um nen, erain- 
te vaine, 

RAGAL b., homme peureux, 
limide. Dav-lên, ragal ri, sa'u- 
vez-vous, hommes j3eureux. Tûk 
ragal bi, arrière lâehe. Syn. Ba- 
galkai . 

RAGALAL, v. t. eraindre pour 
quelqu'un. Bagalal nâ la, dôm 
man, je erains pour toi, mon 
fils. 

%IGALKÂT b., eelui qui soi- 
gne les maladies de langueur. 

RAGALKÂT h., poltron. Syn. 
Ragal. 

RAGALLO, v. t. faire peur, 
effrayer, épouvanter, intimider. 
Denô'k mélah dé nô ragallô 
nit ni, le tonnerre et. les éelairs 
épouvanlent ]es hommes. Lu di 
ragallô, épouvantable, effrayant. 
Bu di ragallô, d'une manière 
épouvantable. 



RAGALLU, v. t. se faire erain.. 
dre, sévère. Kélifa rdgaUu nû, 
kèn menul â vah ak môm, 1«. 
ehef est sévère, personne ne 
peut lui parler. 

RAGALUKAY b., endroit ou, 
l'on a ipeur, eoupe-go rge. 

RAGAT b., bouillie ou san- 
glé aux pistaehes ou aux pépins., 
de melon. 

RAGIT b., raelure. 

RÂGLU, v. réf, se faire soi» 
gner, se faire guérir. Bâglusl. 
nâ ti Duâla, je suis venu m$ 
faire soigner â Joal. Râglu^i, 
aller se f'aire guérir. 

RÂGLUKAY b., l'endroit oû„ 
l'on se iait guérir, hôpital. 

RAGU, v. réf. se frotter le. 
eorps. Dèmal sangudi té ragu 
bu bâh, allez-vous baigner et 
fro!tez-yous bien. 

RAGUKAY b., l'endroit oû 
l'on se baigne pour se frotter le, 
eorps. 

RAH, v. n. se produire d'une. 
manière siibite et inattendue ( 
Ba mâ dân vah ak sumâ mo- 
rom, fétai gi rah, pendant que. 
je parlais a mon voisin, le fusil 
partit tout-â-eoup. Sa lamètl vê- 
rah. votre langue a parlé in* 
eonsidérément. 

RAH, v. t. mélanger, allier, 
mêler, amalgamer, en parlant 
de métâux, de grains, ete. Bah, 
jiâ malo ii dugup, j'ai niélan* 
gé du riz avee du mil. 

RAH b., l'aetion de mélanger, 
mixtion, variété. Ala bi, rah, 
i garap yu nèkâ lâ, la forèt est 
un mélange de toutes sortes 
d'arbres. 

RÂH, v. t. erépir, enduire, 
une muraille de mortier ou de. 
terre. Bâh nâ sumâ n'èg ak sûf K 



RAH 



RAM 



j'ai enduit ma ease de terre. — 
'h., erépi, erepissure, enduit. Sa 
râh elèfâ nas, dèfâ ratah, ton 
■erépi est raboteux, est lisse. 

RAHAS, v. t. laver Ies mains, 
les pieds ou un objet quelcon- 
"que, sauf le linge et le visage, 
nettover, rineer. Rahas lèkèt, 
laver une eallebasse. Rahas 
gôm, laver une plaie. — b., ae- 
"tion de laver, lavement, Rahas 
um lankâ, lavement de pieds, 
bain de pieds. 

RAHASIT b., lavure. 

RAHASKÂT b., laveur, la- 
Veuse. 

RAHASU, v. réf., se laver. Ra- 
hasu nâ fu nèk, je me suis lavé 
partout. — b., l'aetion de se la- 
ver. Halèl yi hêh nâfiu ti sèn 
rahasu bâ, les enfants se sont 
battus, pendant qu'ils se la- 
Vaient. 

RAHASUKAY b., lavoir. 

RAHtf. v. t. être mêlé ensem- 
ble, deux ou plusieurs ehoses 
Dugup ak nébé a fi bokâ rahé, 
le mil et les harioots sont iei 
"entremêlés. — b., mélange, al- 
liage. amalgame. Rahé'ndoh ak 
bin . dâl lâ di ndn, je ne bois 
qu'un mélange de vin et d'eau. 

RAKÂ d., eadet, puiné frère 
ou eousin, par rapport â un 
gar^-on ; eadette, puinée soeur 
ou eousine, par rapport â une 
fille. Ki suma rakâ lâ, mâ di 
mag âm, da nu boka bây, van- 
dê boku-nu ndèy, eelui-ei est 
mon puiné, je suis son ainé, 
'iious sommes frères de père 
mais non de mère. Suma rakâ 
$u digèn, ma jeune soeur. Su- 
ma rakâ du gôr, mon jeune 
'irère. 

R\KT. GAMO b., nom du 



mois qui suit le mois de gmno 
puiné du gamo. 

RAKAKAKI, v. n. grineer des 
dents. — b., grineement de 
dents. 

RAKAT U GAMO b., nom flu 
mois qui suit le rak'i gamo, 
eadet du gamo. 

RÂM, v. n. ram}>er. se trainer 
sur le ventre, ne se dit pas 
des animaux. Râm, sata, su ma- 
gé, dél i % géta, l'enfant qui ram- 
pe eneore et vole déjâ, lorsqu'il 
sera grand, prendra des trou- 
peaux. (Prov. Vol.) 

RÂiM b., rampement, l'aetion 
de ramper. 

RAMA, v. n., avoir la gale. Vâ 
dilé dèfâ ramâ, oet homme a la 
gale. — b., gale. Ramâ bi dèf 
mâ ésèn, la gale me démange. 
Ku ramâ nga okâtâku, le galeux 
se gratte. 

RAMAH, RIMAH g., fourmi 
gnmde et blanehâtre. Syn. Mah. 

RAMAKÂT b., personne ga- 
leuse. Râgalkât i ramakat yom- 
bâ nâ rama, eelui qui soigne 
Ies galeux gagne faeilement la 
gâle. Rama tahul nga di rama- 
kât, avoir la gale ne suffit pas 
pour ètre un galeux. 

RAMATU b., sénégalais, petit 
oiseau rougeâtre. 

RAMBA, v. n. aller au Con 
trot. Sa fas rambâ na bu bâh, 
ton eheval a bien trotté. — b., 
grand trot. 

RAMBAD, V: Rembad. 

RAMBAL, v. t. faire trotter 
son eheval. Rambalal sa fas. 
niets ton eheval au trot. — b., 
eourse du eavalier qui fait trot-. 
ter son eheval. 

-RAMBET g., arbuste toujours 
vert, au port d'un petit oran- 



RAB 



2Ô3 



RAN 



ger, (ruit ressemblant h une 
orange. Syn. Tenibâ. 

RAMBO b., espèee de ■ ' pois- 
son ayant un dard â la queue. 
Syn. Ravé, Rayéntan. 

ilÂM'U, v. pr. demander par- 
don, s'abaisser et ramper de- 
yant Une personne pour o'btenir 
ses favours, sollieiter. 

'RÂMU g., patronnage inter- 
eession, proteetion. 

RÂMUKAT b., patron, inter- 
eesseur. 

RÂMUL,v. t., intereeder, prier 
pour, patronner. Musa râmul 
nâ mbôtay âm fâ Borôm ha, 
Mo'i'se a intereédé pour son peu- 
ple auprès du Seigneur. 

RANALÉ, RANÂTLÉ, v. t. dis- 
tinguer, disoerner, différeneier, 
démêler, séparer, débrouiller. 
Ranâtlé hèt yâ, distinguer 'les 
odeurs. Ranâtlé bèrèb yâ, dis- 
tinguer les lieu\. Ranâlé lu bâh 
ak»tu bon, diseerner le bien du 
mal. Ti gudi kèn menul a ra- 
nâtlé dara, la nuit, personne ne 
peut rien diseerner. Bu rûndilé, 
distinetemeni. 

iRANÂLÉ, RANÂTLÉ b., dis- 
tinetion, séparation, diseerne- 
ment. 

RANAN, RTMN, v: n. partir 
pendant la nuit, voyager pen- 
daft la nuit. Ku <néménul gitdi, 
du raiuin, eelui qui a peur de la 
huit, ne voyagera pas la nuit — 
g., départ pendarit la nûit, mar- 
ehe noeturne. 

■RANDA b., fougère, buisson. 
Yalla fêû k'o ti bir'safara, su 
dô-ri taka ti dig'u rdnda, Dieu 
lui apparut dans la flamme qui 
sortait du milieu du 'buisson. 

RANDAL, v. t. éloigner, éear- 
ter, ehanger une ehose dé plaee, 



faire te^uler. Randal nû sa dâm, 
j'ni éloigné ton eselave. Serin 
du saiâ, dèfâ randal, bè'nu fa- 
té mu del ; le marabout ne, 
vole pas, il met de eôté, x|uand 
on n'y pense plus, il prend. 
Randalal rab vilé suma vèt, 
éloignez eet animal de moi. 

RANDALSI, v. t. approeher, 
ehanger une ehose de plaoe en 
l'avaneant. Randalsil tôgu <bi, 
approehe la ehaise. Mangi lâ 
randalsi sumâ hârit, je fais 
avaneer mon ami vers vous. 

RANDI g., grand bateau, vais;. 
seau. Syn. Rendi. 

RANDI g., lieu ineonnu. 

RANDU, v. réf. s'éloigner, ré't 
trograder, rebrousser ehemin, 
s'éearter. Vay, vâ di, randul filé x 
je t'en prie, mon ami, reeule. 
toi d'iei. Randul safara si, élob 
gne toi du ifeu. Randn Jè'n ma s 
y'èn rii alku, retirez-vous de moi, 
maudits. 

IRANDU b., retraite, aetion de 
reeuler. Randu nânu randu bu 
andiik rabadé, ils ont fait une, 
retraite aeoompagnée de pilla«.. 
ge. 

RANDUSI, v, réf. se rappro, 
eher, venir près de quelqu'un. 
Randusi len, y'èn hâ s-una bây 
sopâ, approchez-v'ous, voiis que 
mon ipère aime. 

RANG, v. n. s'arrêter, eesser 
d'aller, de se mouvôir. Gâl g&. 
rang nâ, le bateau s'est arrêté. 
a " je'té l'anere. Mpèré bi rang, 
na, la marée deseendante a ees- 
sé de deseendre, e.-a-d. es't arri- 
vée â son dernier teririe. Baskii 
bi rang nâ, la baseule eesse d©„ 
se mouvoir, esten équilibre. 

RANGA b., branehe de pak. 



RAG 



26I1 — 



RÂS 



•mlér et ■surtout de rondier. Syn. 
ilmtgar i tir, i sibi, 

RANGARANGI, RÂNGRANGI, 
V. n. etre remuant, i'aire du 
Ibruit â tort et a travers. Halèl 
bi dèfâ fangrangi, eet enfant ne 
"eesse de faire du foruit. Sibi bilé 
dèfa topâ di rangrangi, ee ron- 
"diér i'ait un bruit eontinuel avee 
§es feuilles. 

RÂNKA. V. Renka. 

RAP (né) loe. v. bruit que 
fait une porte ou un eouverele 
"qui se ferme, ou qué l'on fer- 
me, avee fraeas. 

RAPA, v. n. s'user, être usé, 
vieux, râpé en parlant de vête- 
ments. Y'êrê yu rapâ, habits 
râpes. Neg bu rapa, ease a moi- 
tié ruinée, T'êré bu rapâ, livre 
lisé. Gâl gu rapâ, bateau tout 
Vieux. 

RAPAL, v. t. user, raper, dé- 
tériorer impereeptiblement les 
■ehoses. Bul rapal sumâ rhalûri, 
h'usez pas mon pagne, de ma- 
nière a le mettre hors d'usage. 

RAPÂLÉ, v. t. avoir des ehoses 
usées, râpées. May on nânu ma 
sapo bu ês, vandé rapalé nâ ko 
'deg, on m'a donné un ehapeau 
neuf, nnis je l'ai déja usé. Ba- 
ré nga têré, vandé rapalé nga. 
'lèn, tu as beaueoup de livres, 
mais tu les as vieux, e.-a-d. ils 
^sont vieux. 

RAPARAPI, v. n., être re- 
muant, ne pas pouvoir rester 
*en plaee. 

RAPÂS b., (P) domestique,, 
■serviteur. Syn. Bekanég. 

RAPÂSU, v. n. servir en qua- 
Hté de domestique. Syn. Beka- 
'nêgu. 

RAPIT b., ee qui reste d'un 
'halMt usé, d'un objet quelcon- 



que hors de serviee, friperie. 
Dûykat bilé rapit lâ dolié, oe 
marehand ne donne que des 
vieiileries. 

RÂS, v. t. ehereher une ehose 
quand on ne sait pas oû la trou- 
ver. Tan dèfâ râs, lu mu yapa, 
le vautour eherehe de quoi dé- 
vorer. 

RAS, v. t. plisser, resserrer 
les plis d'un rideau, d'un sae 
qui se ferme par une eorde 
enfilée dans l'ourlet, serrer. Ra- 
sal paspas bi, ndégé dèfâ af, 
serre le noeud, ear il est lâehe. 
Ras nânu sèn gémin i sâku, ils 
ont serré les oordons de leurs 
saes. Ku di velis défâ ras i tmn 
âm, eelui qui siffle plisse ses 
lèvres. 

RAS, RASRAS b., rides. Syn. 
Râsu. 

(RÂSÂNTU, v. t. passer son 
temps â ehereher ou a voler de 
petites ehoses. Nân lên râsantu 
i sédèm, allons ehereher des 
sédèm. 

RÂSAY b., rétréeissement, ae- 
tion de rider. 

RASLÔ v. t., faire rétréeir, 
faire resserrer, oeeasionner des 
rides, flétrir. 

[RASLU, v. t., se faire resser- 
rer quelque ehose. 

RASMBI, RASGIN, v. 11. y#ux, 
très vieux. Magèt nâ bè rasmbi, 
il est tout a fait vieux. Suma 
bây rasgin na, mon père est 
très vieux. 

RASGIN, Y. Rasmbi. 

RÂSTU, v. t. ehereher une 
ohose avee une attention parti- 
eulière, aller ou regarder de eô- 
té et d'autre ipour la trouver 
ehereher iâ voler quelque ehose 
Bu lên dânu ti vâh bi, ndégé 



RAS 



^6c 



RAT 



tah angi fé râstu, ne tombez pas 
du haûi du pont, ear 1« requin 
rôde p.ir iei. Dèmbâ dôn nd nûr 
ii igêt di râstn pisterin, hier j'ai 
plongé dans la mer, pour eher- 
eher une pièee d'un frane. Had 
bi di nâ râstu ti vèt i vân, le 
■ehien rôde près de la euisine. 

RASU, v. réf. et p., être plissé, 
-se plisser, se resserrer, être res- 
serré, se rider. Suma dèr i loho 
rasu nii, la peau de mes mains 
s'est ridée. Hob su lahé, défâ 
rasu, iorsque la feuille est flé- 
trie elle se ride. 

,RASU b., flétrissure, rides. 
Bènâ rasu amul ti de i magèt 
bilé. II n'y a pas une seule ride 
sur le jf ront de ee vieillard. Syn. 
Rasras, ras. 

RAT b., g., arbre a propriétés 
médieales, et qui donne du bon 
; bois â brûler. 

RAT (né) V. Volbvt. 

RATA b., grande eouleuvre. 

RATÂ, v. t. traire, vider les 
•eutrailles d'une bête tuée. Ratâ 
béy yê'k nak yi, traire les ehè- 
vres et les vaehes. Ratal ma sov 
i mbanisef, trais-moi du lait 
d'ânesse. Rata i butit x vider des 
boyaux. — b., aetion de traire 
Yâ nâv rata, e'est toi qui trais 
m'al. 

• RATA, v. t. étendre le man- 
ger sur les pardis du vase qui 
le eontient, étendre ses bras a 
droite â gauehe, ipar un mou- 
vement semblablé a eelui qu'on 
fait en étendant le manger. Ha- 
lèl bilé di fêy, men nâ ratâ 161, 
ee gar^on qui nage, sait très 
bien f'aire le mouvement de 
l'esetension des bras. Su nopâ 
•dôn ratâ lah nu ô mbâmsef, si 
Uon étendait le lah avee les 



oreilles, 011 appellerait un ane, 
(Prov. Yol.) 

RATAH, v. q., glissant, poli, 
uni, lisse. Yôn vu ratah, ehe- 
min glissant. Hêr vu ratah, 
pierre polie. Ser vu ratah, étof- 
fe Yisse.Ratah nâ barêt, e'est très 
glissant, très-uni, ete. Ratah la- 
mi\n ou gémin, indiseret, babil- 
lard. Ratah loho, libéral, prodi- 
gue. Yanhoba ratah on nâ ya- 
ram, jaeob avait la peau lisse. 

RATAH, v. t. ehâtier avee un 
fouet, fouetter, flageller. Ratah 
i fas, i had, fouetter des ehe- 
vaux, des ehiens. Ku sopa dôm 
âm, du ko naka ratah, eelui qui 
aime son enfant, ne manque 
pas 'de le ehâtier. — b., ehâ- 
timent, flagellation, aetion de 
etiâtier. 

RATAHAL, RATAHLO, v. t. 
rendre glissant, polir, unir. Ra- 
tahal râh bi, rendre le erépi 
bien uni. 

RATAHLÉ, v. t. avoir des eho- 
ses lisses. Am nd <ûèt i èt, vandé 
vèna ddl Id ratahlé, j'ai trois bâ- 
tons, mais je n'en ai qu'un de 
poli. 

RATAHLÔ, v. t. faire ehâtier, 
faire fouetter. 

RATAHLU, v. réf. se polir, se 
rendre lisse. Mûs milé dèfâ ra- 
tahlu, oe ehat se rend lisse en 
se lèehant. 

RATAHU, v. p. et réf. se ehâ- 
tier, se fouetter, être fouetté. 

RA\TALÉ, v. t. aplanir, abais- 
ser, /niyeler. . Râtâlj mbèdâ yâ, 
niveler les rues. Râtâlèl sûf silé, 
nivelez eette terre. Râtâlé tun- 
da'k sûf, aplanir une montagne. 
Siimâ mug <di nâ top té man di 
nâ râtdlé, mon frère fait les 
trous dans la terre pour semer 



RAT 



— 2GG 



RÂY 



le mil et je les ferme. Au fig. 
s'humilier, s'abâissèr. Mangê 
râtâlé sumâ bbpa'k sûf, je 
m'humilie jusqu'â terre. 

RATAMBALÉ, v. n. faire une 
bonne euisine, bien préparer les 
mets. — b, niets bien préparé. 

RATATOY, V. Rétatoy. 

RATIN b., manière de .traire. 
Ratin i tubab bokéul ak bu vo- 
lof, la manière de traire des Eu- 
ropéens n'est-pas la même que 
eelle des Volofs. , 

iRATLAN g., sorte de ealamus 
a tiges épineuses et grêles. 

RATRATI, v. n. éelater avee 
un bruit see et répété, eomme 
les grosses gouttes qui tombent 
au eommeneement d'une pluie, 
et surtout eomme eertains ob- 
jets qu'on a jetés dans le feu, 
pétiller. Horom sâ'ngê ratrati 
ii tâl bi, le sel pétille dans le 
feu. Syn. Reteteti — b., pétil- 
lement. 

RATU, v. réf. s'éearter, faire 
de la plaee. Sani nâ fétèl ti nûh 
i mpitâ yilé, ûu ratu té dainu- 
ma mèna, j'ai tiré au milieu de 
eette troupe d'oiseaux, ils se 
sont éeartés, et je n'en ai blessé 
aueun: 

RAV, v: t. dépasser,, surpasser, 
avoir le dessns, dominer, être 
meilleur que, pire que. . : surpas- 
ser en vitesse. par l'esprit ; s'é- 
ehapper, se sauver, s'esquiver. 
Rav, vah, inei'fable. inénarrable. 
Rav nlièl, être au-dessus de ee 
que l'esprit peut saisir., Raval 
gudi, fJépasse la nuit. Sii Pôl 
etov ôn, rav kon na, .si Paul s'é- 
tait enfui, il se serait éehappé. 
Kèn ravul sa mban ti nâv Ja- 
miH, personne ne surpasse ton 
ennemi en mauvaise langue. 



Hamul ây na, Jâdtéul a ko rav f 
ignorer est mauvais, ne pas in- 
terroger est 'pire. Dâv, rav, ti 
ngôr lâ boka, s'enfuir et s'é- 
ehapper est le propre du eou- 
rage. (Prov. Vol.) 

RÂV, ROV, v. t. eorder, faire 
des eordes. Râv bûm i his, fai- 
re des coix3es avee des feuilles de 
rondiers. Hanta lâ râvé bûm, 
e'est avee l'éeoree. intérieure du 
baobab qu'il a fait une eorde. 

RAV g, marque de la virgi- 
nité. Dindi rav, tâakalô rav, dèl 
rav, déflorer une jeune fille. 

RAVAL r RAVLO, v. t. faire 
éehapper. Ravlo nâ sumâ fas ti 
sa loho, il a fait que mon ehevai 
s'est éehappé de tes mains. 

RAVANTÉ, v... rée. rivaliser, 
eeneourir avee d'autres pour sa- 
voir qui Temporte â la ooui'se, 
a la nage, ete. Ravanté mbèy, 
rivaliser a la eulture. Ravanté 
fey, dâv, rivaliser a la nage, a 
la eourse. Ravanté nhèl, eon- 
eourir pour les ouvrages d'es- 
prit. — b., émulafion, eoneur- 
renee. . 

RAVANTÉKAT b., eoneurrent, 
eompétiteur, émule. Sumâ mag 
rav \nâ ravantékat , âm ya yé- 
pâ, mon frère l'a emporté su^ 
tous ses ooneurrents. o 

RAYÉ b.j.espèee de poisson 
qui a un dard a la queue. Syn_ 
Rayântûn, Rambo. 

RÂVRÂV b., eorde, ee que 
l'on a oordé. Sa ravrav deher 
nâ /0/; ee que tu as eordé est 
solide. 

RAVU, v. p. être eordé. Ravu 
na. bu bâh, e'est bien eordé. 

RÂY, v. t. effleurer, frôler 
aveela main, passer doueement 
la main, gratter légèrement, ea 



RAY 



- 267 



ri;h 



s&èsser. Bul di rûy sa gôm, ne 
passe pas sans eesse ta main 
sur ta plaie. Rây sûf si, passer 
doueement la main sur le sa- 
ble. — b., earesse, frôlement. 
Rây u mbanèl, earesses perfi- 
des. 

RAYA !>., drapeau. Raya dâ' 
ngâ dayu ti' Ndakaru, le dra- 
peau iflotte a Dakar. 

RAYÉNTÂN b., espèee de 
Tourmi ailée, noire, toute peti- 
te, allongée. 

RÂYRÂY' b., l'impression lais- 
sée sur l'objet sur lequel on a 
passé la main, ou qu'on a frôlé. 
Râyrây bâ nga rây ti sûf, la 
marque que tu as faite sur le 
•sable (en y passant la main.) 

RAYRAYI, RÉYRÉYI, v. n. 
piquer, démanger, produire une 
sensation brûlante et irritante. 
Fu la dit matâ, mu rayrayi, 
partout oû le seorpion vous pi- 
■que, eela vous démahge. 

RÂYiU, v. p. se passer la main 
doueement sur le eorps. Ruyu 
nâ ti sumâ kabar, je passe la 
main sur mes cheveu\. 

RÊ, v. n. rire. Mât na rê, eela 
est ridieule, risible. Bu mât â 
rê, ridieulenient. Bûr bâ dânii 
■di rê, le roi se mit â rire subite- 
ment. Lô mâ rêé ? pourquoi 
rk-tu. de moi ? Bô rêé, lef a la 
rêlô, si tu ris, il y a quelque 
ehose qui te fait rire. (Prov. 
Vol.) — , v. t. s'amuser, se mo- 
•quer, se rire de quelqu'un. 
Dek'u Israèl di rê yéglé'yonènt 
yâ, Lsraêl se moquait dés pro- 
phéties.- Bul rê toskaré yâ, ne 
vous moquez pas des miséra- 
'bles. — g., rire, aetion de rire. 
Rê i fbâvVê, rire moquèur. Rê 
4>u nôradi, rire iforeé, sans en- 



vie de rire. Rê u nôradi, rire 
niais. 

REBÂ, v. t. ehasser. Rebâ'k i 
had, ehasser avee des ehiens. 
Rebak fétél, ehasser au fusil. 
Had bilê di nâ rebâ bu bâh, ee 
ehien ehasse bien. — b., ehasse. 
Reb'um buki, ehasse â l'hyène, 

REBÂ, v. t. maudire, faire 
des impréeations. Lu mât a re- 
ba, ee qui est dighe d'être mau- 
dit. Lô mâ rebé ? pourquoi me 
maudis-tu? — b., malédietion, 
aetion de maudire. 

REBAH, (né) loe. verb. se 
mêler de ee qui ne vous re- 
garde pas, ou de ee qu'on igno- 
re. Hamul li <nô vah, térétil mu 
né tâ : rebah, il ne sait pas ee 
que l'on dit, ce>la ne l'empêehe 
pas de s'en mêler. 

REBÂKAT b., ehasseur. 

REBÂNTÉ, v. rée. s'entre- 
maudire. — b., l'aetion de s'en- 
tre-maudire. 

,REBÂNTU, V. t. faire la peti- 
te ehasse, passer son temps â 
ehasser près des habitations.' 

REBÉDEKU, v. n. vivre au 
gré de ses passions, faire ee qui 
plait, sans faire attention aux 
avis. — b., eondûite sans frein 
et sans règle. Bayi-lên kô'k ré- 
bédekô'm, abandonnez-le a la 
merei de ses'passions. 

REBÈS b., limaee, eseargot. 

REBI, v. h. s'en aller faire la 
ehasse. Sumâ bay rebi na, mon 
père> est allé â Ia ehasse. 

REBREB b., rr.uit d'un arbre 
dont la raeine est médieale. 
Pereé et attaelié au eou il sert 
d'ornement. 

REDA, v. t. rayer, régler, tra- 
eer, marquer, graver, tirer une 
ligne. Redâ na de ôm, il l'a 



RED 



»68 



REK 



marqué au front. Redal sa tur 
ti hêr vôvâlé, grave ton nom 
sur eette pierre. — b., ligne, 
raie, empreinte, marque, ea- 
raetère, signe. Red'u krua bâ, 
signe de la croix. Borom-redâ 
bâ ii lèh, l'homme qui a une 
marque sur la joue. 

REDAL, v. t. traeer pour 
quelqu'un. Begâ nâ de ak ngêr 
té redal ndav yi yôn vu ôr, je 
veux mourir eourageusement et 
laisser un héroi"que e\emp]e 
aux jeunes gens. 

REDÂNTU, v. t. ehamarrer, 
s'amuser â traeer toutes sortes 
de signes et de earaetères. Halèl 
bâ'ngê redantu ti kaét Ssm, l'en- 
fant passe son temps a griffon- 
ner son eahier. — b., ehamar- 
rure. 

REDU, v. p. et réf. se mar- 
quer soi-même, être marqué. 

RÈDU, v. n. feindre, espion- 
ner, épier, tenter. Tèdul maget 
di rèdu, il ne eonvient pas â un 
vieillard de feindre. 

RÈPUKÂT b., espion. I rèdu- 
kât ngSn, vous êtes des espions 

RÈFAN g., seie. Ben i rèfan, 
les dents d'une seie. 

REG g., (L) héron. «yn. Hoda. 

RÈGÂ, v. n. manger tant 
qu'on peut, jusqu'a n'en pou- 
voir plus, se bourrer, nvoir tme 
indigestion. D. Lu téré nga lè- 
kâ ? R. Dâ ma regâ. D. Pour- 
quoi ne manges-tu pas ? R. 
C'est que je suis trop rassasié. 
— b., estomae plein, indiges- 
tion. Sumâ règ'i dêmbâ rês nâ, 
le repas dont je me suis bourré 
hier est digéré. 

REGÂ (né) loe. v., se dresser 
effrontément devant quelqu'un. 
Mu né regâ ti sumâ kanam, il 



se dressa effrontément devant 
moi. 

RÈGADU, v. n. fai,re des gri- 
maees en tordant la figure. Syn. 
Gélèdu, Gé>na.hu. — b., grimaee. 

RÉGADUKÂT b., grimaeier, 

RÈGALO, faire manger quel- 
qu'un avee excès, bourrer, rem- 
plir l'estomae. Ndèy i halèl bi 
dèf kô règalô'k téré, la mère de 
oet enfant le bourre avee du 
eousoous. 

RÈGÈD b., espèee de poisson 
qui se gonfle et qui a des- dents 
épaisses et fortes. Syn. Konkâré. 

REGREGAL, v. t. remuer, agi- 
ter, faire trembler. 

REGREGI, v. n. se remuer, 
s'agiter, trembler. — b., trem- 
blement. Regregi'sûf, tremble- 
ment de terre. 

RÈGU, v. t. provoquer quel- 
qu'un â la dispute par des paro- 
les injurieuses. — v., provoea- 
tion a la dispute. 

RÈGUKAT b., eelui qtii provo- 
que « la dispute. 

REHÂ, v. n. se démettre un 
inembre, se le disloquer. Dèfâ 
dânu lohô'm rehâ, il est tombé, 
sa main s'est disloquée. Syn. 
Fahad. — b., disloeation d'un 
membre, luxation. Reh'u tanka y 
disloeation du pied. 

REHÂLÔ, v. t. faire disloguêV 
Yâ mq rehâlô, ba nga ma difui- 
hê, e'est toi qui m'a eausé un-e 
foulure. en me paussant violem- 
ment. 

REKÂ, REK, adv. seuIemenL 
Yov rèk a fi dès, e'est toi seul 
qui reste iei. Fuk'i lô rèka lê 
am, je n'ai que dix beeul's por- 
teurs. Li rèk-a-rèk ngâ dèf, e'est 
la seule ehose que tu fais. 

REKA, v. t. donner un eoup. 



RER 



569 



R£$ 



de poing sur 1© dos ou 1© eôté, 
donner des gourmades. Bul ma 
rekâ £i vèt, ndégé dâ ma ti tâb, 
ne me frappez pas sur le eôté, 
ear j'y ai un abeès. — b., gour- 
made, eoup de poing. 

REKÂ b., eouseous au foie 
d© poissons. 

RÊKÂT b., rieur, qui aime â 
rire. 

iREKES, REKOS, ROKOS, v. t. 
bourrer, enfoneer. Rekesal fétèl, 
bourre un fusil. Syn. Nekes. — 
b., l'aetion de bourrer ou d'en- 
foneer. 

REL (né) loe. adv. éelater 
avee un bruit subit. Fétèl bâ né 
rel ti sumd loho, le fusil a éela- 
té dans mes mains. 

RÊLO, v. t. i'ai *e rire, égayef, 
mystifiér. BAt bu di rêlô, une 
parole plaisante. 

RÊLÔKAT b., homme plai- 
sant, qui aime â faire rire. 

REM, REMAL, RlM, RlMAL, 
v. n. ehanter bas, fredonner. 

— b., fredonnement. 

REM, v. t., sareler. 

REMBAD, RAMBAD, v. t. dé- 
noneer, aeeuser, semer la dis- 
eorde, eabaler. Bul anda'k na 
di rembad, ne va pas avee ceux 
qui eabalent. 

REMBAD b., dénoneiation, ae- 
•ei^ation. 

REMBADE, brouiller quel- 
qu'un avee un autre, semer la 
■diseorde entre eux. Bul ma ram- 
badê'k suina bây, ne me brouil- 
ie ;>:is avee mon père. 

iREMBADKAT, b., dénoneia- 
teur, semeur de diseorde. 

REMBAT, v. p. déborder, re- 
gorger, abonder jusqu'a faire 
envie. Ndap li fês nâ bè di rem- 
bat', le vase est plein jusqu'a 



déborder. Butik bilê dèfâ rem~ 
bat, eette boutique regorge (de 
toutes ehoses désirables.) Sumâ 
i bet dâ <nô rembat, mes yeux 
me font envie (ear ils sont 
pleins de toutes les belles eho- 
ses qu'ils voient.) 

RÊN b., raeine, remède, gris- 
gris en bois. Sah rên, prendre 
raeine. Samba di nâ fi yâgâ bè 
am rên, Samba demeurera iei 
jusqu'a prendre raeine, e.-a-d. 
jusqu'â se fixer iei. Gôgu de- 
mantalé sah on nâ bè am rên 
ti hol i dulit yâ, eette doetrine 
a germé et s'est enraeinée dans 
le eoeur des fidèles. 

RÈN, adv. l'an présent. Du- 
gup amu fi rèn, il n'y a pas de 
mil iei eette année. — d., l'an 
présent. Rèn dilé ôm nâ, eette 
année-ei est très-bonne. 

REN (né) loe. adv. se ruer 
sur. Mu né ren ti kov mbanèl 
âm, il se préeipita sur son ad- 
versaire. 

RENDÂ ])., viande, ou pois- 
son desséehé. 

'RENDI g., V. Randi. 

IRÈJVDI, RINDI, v. t. eouper 
le eou, déeapiter, immoler, 
égorger. Rèndi nânu Maba, on 
a égorgé Maba. Tiflékât di nâ 
rèndi i nak, le boueher tue des 
beeui's. — g., l'aetion d'égorger 
ou d'immoler et la ehose égor- 
gée bu immolée, saerifiee, vie- 
time, hostie. Indil rèndi bâ, ap- 
porte la vietime. 

RÈNDIANTÉ, v. t. s'entr'égor- 
ger. Dôn nânu fâ rèndianté, on 
s'y entr'égorgeait. — b., l'ae- 
tion de s'entr'égorger. Bayi lèn 
rèndianté bi, cessez de vous en- 
tre-tuer. 

RENEL, v. t. piler le mil en 



REN 



270 



RÉR 



eadenee. S.yn. Kândâng. — , v. 
n. ehaneeler sur sa base. 

RENKA, v. t. bourrer, bou- 
ehonner. Renkal fêtèl bi bè mu 
deher, bourre bien le fusil. — 
b., bourre, bouehon. Renk'i 
bantâ, bouehon de bois. Renk'i 
butèl, bouehon de bouteille. 
Renkâ bâ teb na, le bouehon a 
sauté. 

IRENKA, v. t. faire mûrir sur 
la paille eertains fruits, oom- 
me les nèfles. — b., le nom 
que porte le fruit tant qu'il est 
a mûrir sur la paille. 

RENKÂ, v. n., être baneal. 

REPÂ, v. t. euire sur la een- 
dre du poisson see, des tran- 
ehes de viandes séehées, gril- 
ler au feu I'épi mûr du petit 
mil. — b., norn que porte tout 
ee que l'on a ainsi euit sur la 
eendre. 

REPÂ, v. n., être arrivé a sa 
dernière heure. Dèfâ rep'on, 
man 'dak, dâ ma repul on, son 
heure était venue et la mienne 
ne l'était pas. 

REPALU, v. n., fléehir, laeher 
pied. Mber mu repalu, dânu na, 
le lutteur habituellement vain- 
queur qui fléehit, est déj'â 
vaineu. 

REPAY b. fléehissement, tor- 
peur. 

RÊR, v. n. souper. Mangâ 
rèri, je m'en vais souper. May 
ma lu ma rêré, donnez-moi de 
quoi souper. — b., souper. Né- 
gal rêr, attends le souper. rêr, 
inviter â souper. Na nu ko nég 
ti rêr bi attendons-le a souper. 

RER, v, n. ètre perdu, égaré, 
dévoyé, se perdre, se dévoyer, 
périr. Rerlâ mgd rer, dog, avant 
de t'égaror, lève-toi. Sumâ bâv 



rêr na, mon père est mort. Su- 
mâ paka rèr nâ ma, mon epu- 
teau est perdu. Digèn adirér, 
femme perdue. — b., aetion de 
s'égarer. 

iRERAL, v. t. perdre un objet 
que l'on possède, en l'égarant. 
Rèral nâ paka, fas, mbahané, 
hâlis, j'ai perdu eouteau, ehe- 
val, bonnet, argent. 

RÊRAL, v. t. faire souper. 

RÉRANTAL, v. n. se défigu- 
rer, se eontrefaire, déguiser, 
prendre des ehemins détournés 
pour fairè perdre ses traees. Bâ 
mu saté, rerantal, après avoir 
volé il a fait disparaitre ses tra- 
ees. 

RERANTALKAT b., eontre 
faiseur, dissimulateur. 

RERANTÉ v. rée. V. RJerô. 

RÊRI, v. n. disparaitre, pas- 
ser, Yôn vilé dèfâ rèri ti alâ bâ, 
ee ehemin va se pérdre dans la 
forêt. 

RÈRLÉ, v. t. avoir des eho- 
ses perdues. D. Dôm dilé rèk 
nga am ? R. Vav, vandé rerlê 
nâ .fièta. D. tu n'as que eet en- 
fant ? R. Non, mais j'en ai trois 
de perdus. « Fi lâ dik'on » du 
térê r'êrlé, « je suis venu iei », 
n'empèehe pas d'avoir perdu. 

(P. v.) 

RERLO, v. t. égarer, dévoyer, 
eauser la perte. Rêrlô na mba- 
nèl yâ ti ala bâ, il a égaré les 
ennemis dans la forêt. 

iRÊRO, RÊRANTÉ, v. réeip. 
s'égarer, se perdre ehaeun de 
son' eôté. Ni rebi on ti ala bi, 
rerô nanu, ceux qui sont allés 
ehass'er a la forêt, se sont per- 
dus l'un l'autre. 

HERO b., ,jeu qui eonsiste a 
se poursuivre dans l'eau. 



RES 



271 — 



REV 



RES, v. n. se digérer, etre dé- 
Isenflé, désoûlé, désennjvré. Lu 
yomba rês, oe qui est digesti- 
ble. M'bâr sa règa bâ rês na ? 
]e repas dont tu t'es rempli 
l'estomae, est-il digéré ? 

iRÈS v., foie. 

RÊSAL, v. I. digérer: Rèsa- 
lal sa mandité, seg a dog rè'ri, 
digère ton ivresse, lève-toi et 
passe. 

RESATI, v. t., humilier. 

RÊSAY b., digestion.. 

RÈSLO, v. t., favoriser, aider 
la digestion. Lu di rêslo, diges- 
tif. 

;RÈSU, V. Bisu. 

,RET, v. n. s'effrayer. Nûka lâ 
ko gis dal di ret, dès que je 
'i'ai vu, je me suis effrayé. Syn. 
Tit. 

RÈT g., Tidombo rèi g., gris- 
gris ou petit eollier en euir por- 
té par les femmes. 

RETÂ, v. t. éehapper d'entre 
les mains, sortir d'un lieu, se 
dérober, se soustraire. Dèn vâ 
ma saytu von reta nâ, le pois- 
son que je tenais s'est éehappé 
de mes mains. Ku banèliu ti 
sa kasara morom, dô retâ loho' 
Yalla, eelui qui se réjouit du 
malheur d'aûtrui, n'éehappera 
pas aux mains de Dieu. Bât bi 
nga vah on retâ nâ ma, la pa- 
role que tu as dite m'a éehappé. 
Dèn, fâ nga ko dapé, sô ko fn 
.sangé, mu ret/i, le poisson, si 
tu te laves I'a oû tu l'as pris, 
éehappera. {Prov. Vol') 

RETALÉ, v. n. péter. Syn. Ba- 
yakn, plus déeent. 

RETALÉ v. t., laisser éehap- 
per. 

RETÂN, v. {. rire de quel- 
eju'un ou de quelque ehose. Gé- 



vél dôn nâ voy té di fé'tâ, nu di 
ko rêtâri, un griot ehantait et 
dansait, on riait de lui. 

RÈTATOY, RATATOY 'b., 
se'orbut. 

RETE, RITI, v. t. enlever la 
ma'propreté d'un vêtement avee 
le doigt ou un bâton, ô'ter, bif- 
fer. 

RETENTAL, v. t. faire un 
noeud eoulant. Lu tah nga re- 
tental suma bûm ? pourquoi 
as-tu fait un neeud eoulant â 
ma eorde ? 

RÈTÈT b., nom d'un oiseau 
eriard, nommé griot des oi- 
seaux. 

RÈTÊTAL, v. t., griller des 
épis de mil. 

RETETETI, V. Ratrati. 

RÈTI, V. Riti, 

RETU, v. t. se repentir, re- 
gretter. Ban retu, ètre impéni- 
tenf. Bètu dagâ nâ U sumâ hol, 
j'ai eoneu du repèntir. Serin ya 
yombu nô retu, les marabouts 
ne se repentent pas faeilement. 
Betu nâ sumâ diko du nâv, je 
me repens de mon ineonduite. 
Nâ ngh rêtu U nga ko tôné, re- 
pens-toi de l'avoir offensé. — 
g., repentir, regret, pénitenee. 
Rètu i bakar, eontrition, eom- 
ponetion. Retu'hol, repentir in- 
térieur du eoeur. Rètu'lamin, 
repentir extérieur des lèvres. 
Rètu gu méii, remords, repen- 
tir amer. 

iREV b., espèee d'herbe, dont 
l'éeoree sert dans le Cayor a tis- 
ser des eorbeilles. 

'RÈV m., royaume, pays, eon- 
trée, région. Vû'rêv, les habi- 
tants du pays. RSv mu tas, ro- 
yaume détruit, désolé. Rêv mu 
ôm, pnys rielie. P*" rr<v nanqu t 



RLY 



REY 



pays fertile et hospitalier. Géné 
rêv, exiler, s'exiler. Géné'm rêv, 
exil. Ndudu'rèv d., indigène. 
Ay u bir rev, guerre eivile. Ma- 
gèt met nâ bayi ti rèv, un vieil- 
lard doit être laissé dans un 
pays, (est utile). Dèm nâ rev 
mâ, il est parti pour une oon- 
trée lointaine, pour l'autre 
monde. 

RÊV, v. q. mal élevé, impu- 
dent, hautain, effronté. Bu rêv, 
fièrement. Ku rêv, •naka lu 
nèk, la mauvaise édueation fait 
tout perdre. 

REV b.; dent ineisive. 

RÊVAL, RÊVLÔ v. t. ètre eau- 
se .que quelqu'un soit mal ran- 
gé, mal élevé, hautain. Bu lên 
rêvlô sen i dôm, ne soyez pas 
eause que vos enfants soient mal 
élevés. 

RÊVALKÂT b., eelui qui élève 
mal un eni'ant. 

RÊVAY, RÊVAAGÉ b., mau- 
vaise édueation, effronterie, fier- 
té. Rêvangé bâ du dérin muk, 
l'effronterie n'est jamais utile. 

RRVLI, v. t., aider â aeeou- 
eher. Syn. Tiû. 

RRVLTKÂT b. aeeoueheuse. 

RÊVLÔ V. Rêval. 

RÉY b., v. q. gros, spaeieuv, 
yaste, grand, important, eonsi- 
dérable. Bopâ bu rév, grosse tê- 
te. Nit ku réy, un hornme gros. 
Bât bu réy, une parole impor- 
t.mte. Rev mu réy, un vaste ro- 
yaume. Haré bu réy, une armée 
eonsidérable. Borom-hol bu réy, 
homme au eoeur généreux. Réy 
nâ lamèn, il parle beaueoup. 
Réy l>è hamatul, bè dèm dayo, 
grand au-dela de toute expres- 
sion. Bu réy (sous-entendu ko- 
par) 10 eentimes. Bu réy ak bu 



tût, i5 eentimes. Réy bir, am 
lu nga lêkâ bâh nâ ta, avoir de 
quoi manger est bon pour le 
gros ventre. Bala gôr a bâh y 
bir âm réy, avant qu'un hom- 
me ne soit robuste son ventre 
est gros. (Prov. Vol.) 

RÈY, v. t. luer, i'aire mourir, 
exterminer. Rèy ak i dot, lapi- 
der. Syn. Bôm. — b., tuerie, 
extermination. 

RÉY, v. n. fondre, se liquéfier 
a la ehaleur, se résoudre. Bè- 
tèh bâ rèy nâ ti safara, le plomb 
a fondu dans le feu. 

RÉYAL, v. t. fondre, liqué- 
i'ier. résoudre. Safarâ ko réyal^ 
e'est le feu qui l'a fondu. Div 
g-â, sumâ digèn, a ko réyal, ma 
s«mr a fait fondre le beurre. 

RÉYAL b., la i'onte, la ehose 
fondue, lingot. Réyal bi tanga 
nâ lôl, oe au'on vient de fondre 
esi très ehaud. 

RÉYALLU v. t. faire fondife 
pour soi. Réyallu nâ sumâ dû- 
ru nopû, je me suis fait i'ondre 
mes pendants d'oreilles. 

RÈYANTAN b., raie, genré de 
po.issons de mer. Syn. Tumbii-, 
lân . 

RKVANTÉ v. ree, s.'entre- 
tuer. 

REYAT, v. t. massaerer e:> 
grand nombre. — b., massaeA.% 
earnage. 

RÉYAY i>., grosseur, gran- 
deur. Gènii garap èmul ak guy 
réyay, nul arbre n'égale en 
grosseur le baobab. 

RÉYAY b., la fonte, la fusion, 
aetion de fondre, point de fu- 
sion. Réyay bi doy na, la fu- 
sion suffit (la ehose est arrivée 
a son point de fusion.) 

RRYKAT b., tueur. 



RÉY 



— 2^3 — 



RIS 



RÉYLÉ, v. t. avoir des eho- 
ses grandes. Halèl yi napi von 
nasnu, Sambâ tâ gen d baréylé, 
Ngôr gen tâ réylé, les enfants 
sont allés â la pêehe, Samba a 
attrapé des poissons en plus 
grand nombre, mais IVgor en a 
pris de plus gros. 

RÉYLÔ, v. t. rendre gros, 
oonsidérable. 

.RÉYLO, v. t. être eause 
qu'une ehose fonde, se liqué- 
fie. Ki tèg div ti nâd, mô ko 
réylô, eelui qui a mis le beurre 
au soleil est eause qu'il est fon- 
du. 

RÉYLU, v. t. se rendre grand, 
s'enorgueillir. 

RÊYLU, v. t. faire tuer pour 
soi. 

REYLUKAY b., fonderie. 

RÉYRÉYLU, v. n. faire sem- 
blant d'être grand, être orgueih 
leux, i'ier. vaniteux. Ku réyréy- 
lu gâv a rus, l'orgueilleux est 
bien vitè eonfondu. — b., or- 
gueil, vanité, enflure, ambition, 
fierté, fatuité. Réyréylu'dof, un 
fol orgueil. Eéyréylu gu epâ, 
un orgueil excessif. Dohin i réy- 
réylu, marehe orgueilleuse, m,- 
a-m. marehe d'orgueil. Halât i 
réyréylu, pensée orgueilleuse. 

RÊYTAL. v. pr., se vainere. 
Rèytfl sa i lago, vainere ses pas- 
sions. 

RIDI, v. n. déeharger siniul- 
tanément plusieurs eoups de fu- 
sil. ■ 

RIDI, v. t. sérrer. Ridi nuhu- 
ra, serrer la sangle du eheval. 

RlGU, v. n. s'arrèter long- 
temps en un lieu, être stable, 
fixe. Suma gan dèfâ rigu, du 
dèm fen, rhon hôte esi stable, 
il ne \a nulle part. Serifi ya'ngê 



rigu ta Salum ban né du fiu, 
dèm, les marabouts se sont fixés. 
dans le Saloum et ne veulent 
plus quitter. 

RIMAII, Y. Ramah. 

RIMBAN, v. q. immense en 
perfeetion, infini. Ê ! Yalla ba* 
do, rimhan ! Oh ! Dieu urmjue^ 
immense. 

RIMBANA b., immensité, raa, 
jesté, grandeur supfême. 

RINÂN V. RaMn. 

RINDI Y. Rèndi. 

RINKA, v. q. être eagneu^ 
des genoux et des pieds, baiiv 
eroehe. 

RINTÂ (geri u -) grand moiv 
tier. 

RIP, joc. sup. Taha rip, etre. 
très-sale. Moka bè né rip, e'est 
broyé, pilé jusqu'a être réduil- 
en poudre. 

RIPET, v. n. trotter, se elit du 
eheval qui trotte. — b., trot du,, 
eheva). 

RIPETAL, v. t. faire trotter 
le eheval qu'on monte. — b., 
eourse du eavalier dont le ehe-. 
va! niarehe au trot. 

RlR, v. n. résonner, retenti]\ 
sonner, rendre un son,gronder k 
murmurer. Bu rir, bruyam^. 
ment. Lu di rir, retentissant. 
Buftâ bâ'ngê rir, la trompette 
résonne. Avu bu di rir, un éeho 
retentissant. Denu bi di rir, le, 
tonnerre qui gronde. — b., 
bruit, bourdonnement du vent, 
roulement du tonnerre ou du 
tambour. Rir i dûs, bruit dea 
vagues, ressae. 

RTRAL, v. t. faire retentir, 
Riraral sa bût, fais éelater ta, 
voix. 

RISÉ b., (F) bourrasque, ri-. 
sée. 



RIS 



— 274 — 



ROM 



RISU, RÊSU, v. n. effleurer, 
friser, toueher en mer les ro- 
ehes ou le safele. Gâl gâ risu 
nâ hêr ya, le bateau a touehé 
les roehes. Bal ba dèfâ risu su- 
mâ dèr, la balle m'a frisé la 
peau. 

'RITI, RÉTI b., arehet. 

Rffl, suff. V. I. 

RO, esprit, vie. 

ROB, v. t. enterrer, inhumer, 
ensevelir. — b., enterrement. 

ROBI, v. t. déterrer, exhu- 
mer. — b., exhumation. 

ROBU, v. p. être enterré, en- 
seveli. Robu nâ, il est enseveli. 
— b., sépulture, ensevelisse- 
ment. Robô'm humb'on nâ lôl, 
5on enterrement s'est fait avee 
pompe. 

ROBUKÂY b., eimetière. 

RODÂ v. n . enfoneer une 
éeharde, déehirer la peau. Yo- 
■hos a ma rodâ, les huitres 
m'ont déehiré le pied. Bantâ bê 
ma roda, le bois m'a fait une 
'éeharde. Syn. Nèka (M) Sékha. 

RODÂRODÂ b., éeharde. . Su- 
ma rodarodâ méti ?iâ, mon 
éeharde me fait souffrir. 

RODU, v. p. avoir reeu une 
êeharde. Rodu nâ ti tanka, je 
me suis enfoneé une éeharde 
au pied. Sumâ tankâ rodu na, 
môn pied a reeu une éeharde. 
Syri. Sèkhu. 

ROF m., vin de rondier. 

ROF, v. t., engainer, fourrer, 
iilsérer. Rôfal s<l tèré ti sa laha- 
say, mets ton livre entre ta 
eeinlure et ta poitrine. Rôf na 
dârô'm ti bârâm âm, il a.mis 
son anneau a son doigt. 

ROFI, ROPI v. t. retirer ee 
Gfii'oti a enfoneé, engainé, four- 
'l'é- elf. e'est Fopoosé de rôf. Ro- 



pil sa teré, sa dâru, retire ton 
Sivre, ton anneau. 

RÔFROPI b., nom eomposé 
de rôl et de ropi, se dit des eho- 
ses et des personnes qui sont 
instables, ehangent de lieu et 
de plaee faeilement et souvent. 
Menu lâ déki fèn, rôfropi nga, 
tu ne peux demeurer nulle 
part, tu es un vagabond. C'est 
!e nom qu'on donne â un lam- 
beau d'étoffe qui tient a peine 
a la eeinture. Rôfropi du fékê 
ay u borom iâm, le rôfropi n'as- 
siste pas a la guerre de son mai- 
tre (paree que tenant a peine, 
il tombe au moindre mouve- 
ment.) (Prov. Vol.) 

ROGÂT, v. n. fluer, eouler, 
se répandre. Rongon dé nânu 
rogât, les larmes eoulent. Ndoh 
mu nu hepâ ti yov, dé nâ ro- 
gât ti sa i lèh, l'eau qu'on a 
versée sur toi, eoule le long de 
tes joues. — b., l'aetion de 
fluer, de eouler. 

,ROGOP, v. t. easser la tige 
du rnil, avant qu'il mûrisse. 

ROH, v. t.. manger. Syn. 
Lèka. 

ROHA, ROIIO b., fourehe. 
Syn. Takha. 

ROKA b., panse des oiseauv, 
jabot, gésiér. 

ROKOS, V. Rekes. 8 

ROKU, v. 11. s'entre-rilettre, 
s'employer pour le sueeès d'une 
affaire qui regarde d'autres per- 
sonnes. 

ROKUKÂT b.. entremetteur. 

RÔM, v. q. bleu-elair. 

ROM h., pavé, planeher d'une 
ease 011 d'un appartement quel- 
conque. 

ROM h., petit uiulet, pois- 
son. 



ROM 



270 



ROT 



ROMBÂ, v. t. passer â eôté 
de, près de quelqu'un ou de 
quelque ehose. I dâykât romba 
lèn, des marehands passèrent 
près d'eux. Garap gô romba, 
mu sani la i mburu, su elegé 
nga rombâti fâ, si l'arbre au- 
près duquel tu passes te jette 
du pain, tu y repasseras de- 
main. (Prov. Vol.) 

ROMBET b., fruit semblable 
a l'orange pour la forme. V. 
Rambet. 

RON g., rondier, fruit mûr 
du rondier. Senga'm ron, vin 
de rondier. Bâ ngâ sènat rori, 
ron a la. dekâ sên, lorsque tu 
aperoois le rondier, il t'a déjâ 
apereu. (Prov. Vol.) D. Lu fira- 
ku né Yalla, létâ mâ ? R. Ron. 
D. Quelle est la ehose éehevelée 
qui dit â Dieu, tresse-moi les 
cheveux ? R. Le rondier. (Enig. 
V.) His, koni, kakoy rangâ, 
rof, mbiL 

RÛN, v. t. signer les enfants, 
a l'apparition de l'are-en-eiel, 
en tirant une ligne du front 
jusqu'a la poitrine et en di- 
sant, dans eertaines eontrées : 
Hon déri, hon Valo, 
Hon gâ tâ génav déri, 
Hon u ndoh, lèkatil ma, 
Are du eontinent, are du Valo, 
Are ^ui est derrière le eonii- 
nent. 

Are de la mer, ne me mange 
pas. 

RON, prép. sous. Ti ron u ga- 
rap gi, sous l'arbre. — v. t., 
prendre par desspus. Ron kn, 
prends ]e pâr dessous. 

RON, v. t. déplaeer, trahspor- 
ter, voiturer, transfiérer. Ronal 
suma nêg, trènsporte ma ease. 



Ron nâ malô'm. il a déplaeé soa, 
riz. Syn. Toha. 

RÔN, v. . griller, frieasser. 
— b., grillade de boyaux, de. 
mil égrené, ete. 

RONGA, V. Runga. 

RONGON, v n. verser des lar- 
mes, laisser eouier ses pleurs. 
— b., pleurs, larmes. Génav 
lôlu, rongon am né hélèt luru 
té i/riu hâtu né : « Mâ di Yu*_ 
suf, » puis il fondit en larmes. 
et s'éeria : « Je suis Joseph. » 

RONGOSUÂLE, v. t,' eseamo 
ter, dérober adroitement. Da 
karté di na fanha rongosuûlé, 
regarder quelqu'un en faee em~. 
pêehe d'eseamoter. — b., esea- 
motage. Sa rongosuâlé dotul, 
ton e-seamotage n'a pas réussi. 

RONU v. n., être en dessous. 
Ben vêh nâ, ndé dérèt â ko. 
ronii; les dents sont blanehes, 
mais il y a du sang en dessous. 

RONU, v. réi'. se transporter, 
déloger, déménager, déguerpir. 
Vd deka bi ronu nânu, les vil- 
lageois ont délogé. — bl, délo-;. 
gement, déménagement, 

RONULÔ, v. t. faire déloger. 

ROT, v. n. tomber. Suma, 
pursa rot nâ, dih ko, mon ai- 
guille est tombée, eherehe la. 
dans le sable. Rot ti nhèl, tom- 
ber dans l'esprit, imaginer, in- 
ventèr. 

RÔT, v. t. puiser, tirer de. 
l'eau d'un puits, faire sa p ro \ i - 
sion d'eau en parlant d'un 'na- 
vire. Dèm nâ rôti ndoh, ellô. 
est allé puiser de l'eau. Sago' 
Yalhi, nit menu kô rôt, la sa- 
gesse de Dieu est in('p\iisable, 
Au figuré : réfleehir sériense-, 
ment, examiner ?i fond. 

RÔT/VL, v. t. puiser pour- 



ROT 



— 276 — 



RUH 






quelqu'un. Di nâ rôtal itam sa 
i gélèm, je puiserai aussi pour 
tes chameaux. 

ROTAL, ROTLÔ, faire tom- 
ber, abattre. Mungâ rotlô i li- 
rnong, voila qu'il abat des ci- 
trons. 

ROTLÉ v. t., avoir quelque 
ehose de tombée. Rotlé nâ de- 
rem, j'ai laissé tomber cinq 
franes. 

< RÔTUKAY b., seau, ealebasse 
qui sert a puiser de l'eau; Syn. 
Tah ab rôtu. 

ROV, V. Râv. 

ROY, v. t. imiter, suivre 
rexemple, eontrefaire, eopier. 
Royal yef yu •dub, imite les ae- 
iions justes. — b., eopie, imi- 
tation. Gènâ ngem nèl na ti roy 
ya nu bindâ'k loho, la même 
foi est due aux eopies éerites â 
la main. 

ROYANTÉ, v. t. s'imiter mu- 
tuellement. Royanté lên ti lu 
bâh, suivez mutuellement les 
bons exemples les uns des au- 
tres. 

ROYROY b., l'aetion d'imi- 
ter, de eopier. 

ROYUKAY b., exemple, mo- 
dèle. 

RU, v. n. respirer. Kâ dèr, 
dèfâru ndanka, le malade res- 
pire lentement. Li di ru lèpâ 
am nâ fit, tout ee qui respire 
a une âme. — b., respiration. 
Ru am rotangul, sa respiration 
n'est pas eneore tombée. 

RUD, RUT, v. t. essarter, dé- 
frieher, préparer Ies ehamps 
pour les semailles. Rûdi-len sen 
i lôl, allez essarter vos eharrips. 
— b'., i'aetion d'essarter, et le 
"terrain essarté. 

RUDT5F V. Rudrud. 



iRU'DIT b., ie ehaume, Ies épi- 
nes, ete. qu'on a enlevé d'un 
ehamp en l'essartant. 

RODKÂT b.. eelui qui es- 
sarte. 

RUDRÛP b., RULtf L., ter- 
rain qu'on a essarté, essart. 

RÛDUKAY b., l'instrument 
dont on &e sert pour essarter. 

RUGI v., enlever les vête- 
ments, les ornements a un hom- 
me, a un eheval son harnais, 
dépouiller. Ki sumâ dâm lâ, mâ 
ko dap tâ haré ba, rugi ko bè 
mu sèt vèt, eelui-ei est mon es- 
elave, je l'ai pris a la guerre et 
dépouillé eomplètement. — b., 
dépouillement, enlèvement. Ru- 
gi'tarka, enlèvement de la bri- 
de, pourboire. 

RÛH, v. t. enfoneer, pousser 
dans un trou. Rûh nâ dinah ti 
mpah ak sumâ et, j'ai poussé 
une souris dans son trou avee 
ma eanne. 

RÛH b., l'aetion d'enfoneer. 
Sa rûh èm nâ, ndégé dam nga 
elinah, ton aetion d'enfoneer est 
juste, ear tu as attrapé la souris. 
— b. enfoneement. Ruh u gêt, 
golfe. — rhumatisme, avoir des 
rhumatismes. — g., graminée 
qu'on donne â manger aux ani- 
maux. 

RUHÂ b., eoin, endroit eres- 
serré entre deux objets. 

RUHÂT b., reeoin, eoin plus 
eaehé. 

RUHÈ, v. n. avoir beaueoup 
de eoins. Sa nêg ruhé na Jôl, ta 
ehambre a beaueoup de eoins. 

RUHU, v. réf. être enfoneé 
dans un trou ou y entrer. Mpitâ 
mâ rûhu na ti tag a/», l'oiseau 
est entré dans son riid. 

RUHU, v. p. etre retiré, ré- 



RUK 



277 — 



RUT 



serré, eaehé dans un ooin. Deka 
bu rn.hu, un pays retiré. 

RUKÂ, v. t. piler des ehoses 
aisées â piler. Rukâ lâlo, piler 
du lâlo. Rukâ kâni, piler du 
piment. — h., l'aetion de piler 
«t la ehose pilée. 

RUKU, v. n. se eoiffer d'un 
bandeau en guise de bonnet — 
b,, bandeau dont les noirs et 
surtout Ies négress«s se eoiffent. 

RUM b., eendres. Syn. Dôm 
•i tal. — , v. t., euire sous la 
eendre. 

iRUM b., (S.) édueation, lieu 
d'édueation. 

RUMÂ b., petit inseete qui 
s'attaehe aux ehiens, ehats. 

RUMUftTU, V. Noromtu. 

RUNGA, v. n. faire un voyage 
a pied?. — b., voyage a pied. 

RUR, v. t. fourrer, insérer, 
eaeher quelque ehose dans le 
sable, la paille, ete. Rûr nâ su- 
mâ pakâ ti bir fiah mâ, j'ai 
eaehé mon eouteau dans l'her- 
be. 

RÛR b., dégats eausés par les 
oiseaux: dans les ehamps. 

RORU, v. réf. se fourrer, se 
eaeher dans quelque ehose, agir 
hypoeritement. 

RUS, v. q. être eonfus, hon- 
feux, humilié, timide, penaud. 
Rus nd sumâ bây, j'ai pour 
mon père une erainte respee- 
tueuse. Rus nâ sumâ mèr, je 
.suis honteux de ma eolère. Ku 
begâ bakar, na nga rus Yésu- 
Krista : su <f\ô téradi tur âm, bu 
ko rus, si tu veux péeher, aie 
honte devant Jésus-Ghrist ; si on 
déshonore son norri, ne rougis 
pas de lui. 



RÛiS, v. n. muer, être d4- 
feuillé, perdre ses feuilles. Ga- 
rap yi rûs nânu, les arbres ont 
perdu leurs feuilles, Hob yâ'ngê 
rûs, les feuilles tombent des 
arbres. Kavar i fas yâ'ngê rûs, 
les poils des chevaux tombent. 

RUSANTÉ, v. rée. avoir honte 
l'un de r.'iutre. Nev len dangêsi, 
bu lên rusanté, venez appren- 
dre la reli^ion et n'ayez pas 
honte l'un de l'autre. — b., res- 
peet humain, honte mutuelle. 
Nit nônulé du nu tûb, ndégé 
sèn rusante, ees hommes ne se 
eonvertiront pas, a eause de 
leur respeet 'humain. 

RUSIT !)., miette, reste, dé- 
bris. 

RUSLÔ, v. t. eouvrir de eon- 
fusion, de honte. 

RÛSTIL, v. n., ne jamais a- 
voir honte, 

RUSTIT g. plante eouvrant 
les terres sablonneuses de ses 
fleurs roses. 

,RUT b., épi égraino oû il ne 
reste plus rien. 

RUT, v, n., être très miriee. 

RUTAKU ti, v. pr. s'en tirer, 
se tirer de, qu itter. Rutaku ti 
tamèl bu bon, se défaire d'une 
mauvaise hnbitude. 

RUTI, ROTI, v. t., désenfiler. 

RUTIMGÊR, nom d'un elie- 
val hors ligne. Fas di na dov, 
vandé rutimgêr â tâ râv,le ehe- 
val eourt bien, mais Ruiimgêr 
le dépasse. 

RUTUT b., surgeon. 

RUTUTUTI, v. n. se dit du 

bruit que font des pierres, des 

balles, des gouttes qui tombent 

avee rapidité et en grand nom- 

10 



RU'- r 



278 



RUY 



bre. Tav bâ'ngê ruttututi, la 
pluie tombe avee bruit. 

RUY b., sanglé peu épais et 
léger fait avee ee que l'on ap- 
pelle harav. 



RUY, v. n. faire du ruy. Ruy 
nâ bè soial, j'ai fini le ruy. 

RUYAL, v. t. apprêter pour 
quelqu'un du sanglé appelé 
ruv. 



S, dix-huitième lettre de l'alphabet volof, se prononee eomme en 
fran^ais, toujours sifflante, sans avoir jamais le son z, quoiqu'elIe 
se trouve entre deux voyelles. Dans les mots introduits du franeais 
oû se trouve un eh, ou un g, les indigènes 'prononeent s, et nous 
éerivons de même. 



S, eonsonne initiale de l'ad- 
jeetif défini. Elle aeeompagne de 
préférenee les noms primitifs 
eommeneant par s. Elle est peu 
fréquente. Employée avee un 
nom qu.i réelamme ordinaire- 
ment une autre eonsonne, elle 
donne â ee nom une aeeeption 
dirhinutive et se plaee avant. 
Ndoh mâ, l'eau, sa ndoh, le peu 
d'e.?u. 

'S, adj. eonj. de, du, de la. 
Sédé's ngéni, aete de foi. 

SA, adj. poss. ton, ta, tes. Sa 
dôm, ton fils. Sa i dôm, tès 
fils. 

SÂ, adj. dim. qui ajoute au 
substantif l'idée de diminu- 
tion. Gor sa, le jeune hom:xe. 
Ndav sâ, la jeune fiUe. 

SÂ, Sl', SU, ad.j. déf. le, la. 
Safata sa, ]e l'eu (la) ; safjira si, 
3e feu (iei) ; safara su, }<■ Éeu 
(iei 011 l.i, distanee indétermi- 
liée). — , — , — , pron. ret. qui, 



SÈN 

que. Sahâr sa nga gis, la fu- 
mée que tu as vue. 

SU, pron. poss. de la 3 e pers. 
avee un nom. Sûf am ak su 
bây âm, sa terre et eelle de 
son père 

SÂLÉ, SILÉ, SULÉ, adj. 
dém. et rel. ee, eette. — , — , 
— , pron. dém. et rel. eelui-ei, 
eelle-ei. eelui-lâ, eelle-la, qui, 
que, laquelle. 

SOSÂ, SOSU, adj. dém. (forme 
plus evpressive que la préeé- 
dente), ee, eette. — . — , pron. 
dém. eelui-lâ. eelle-la, eela. tJ 

SÔSÂLÉ, SO.SULÉ, adj. dém. 
(forme plus expressive eneore 
que la préeédente, ee eette. — , 
— . pron. dém. eelui-la, eelle- 
la, eela. 

SAN ? adj. ~e\ pron. interr. 
quel, quelle ? Iequel, laquel- 
le ? San sédé ? quel témoigna- 
ge ? Sa sagôr, san la ? quel est 
ton moineau ? 



SÈN 



379 — 



SAB 



SÈJNÂ, adj. et pron. num. 
un, une. Sènâ sâ rèka a dès, 
51 ne reste plus qu'un instant. 
Sumâ sohla, sènâ rèk lâ, mô di 
mut u fit, je n'ai qu'une seule 
affaire néeessaire, e'est le salut 
-de mon âme. 

iSÈNÈN, adj. et pron. indéf. 
un autre, une autre. 

SÉPÂ, adj. et pron. ind., Adu 
nâ si sépa, le monde entier. 

SÂS, SOS, pron. poss. Suma 
sos lâ, e'est le mien. 

SÂ, V. Sây. 

,SÂ s., instant, moment, mi- 
nute, e époque, heure, temps, 
Sâ su nékâ, â chaque instant. 
Sâ silé sah, en ee moment 
même. Ti sâ'k sâ, en un ins- 
tant. Sâ yâ ma dèmé Mbûr, 
lorsque je suis allé a Mbour. Sâ 
yôya, en ee temps-la. Ti sunu 
i sâ, de notre temps. Tâ sâ 
yôyâlé, alors, sur ees entrefai- 
tes. Bè s<Vs Yalla téy, jus- 
qu'au moment aetuel. 

SAB, v. n. gazouiller, erier, 
•ehanter en parlant des oiseaux. 
Sihâ gâ sab nâ, le coq a ehan- 
té. Au fig. gémir sous le faix. 
Sa rakâ'ngi dis bè di sab, ton 
i'rère est tellement affaibli 
sous son fardeau qu'il gémit. 
— b.j ehant des oiseaux, ga- 
zouillement. Sab u savôr, guil- 
^eri. Lu mpitâ dégâ, sabé, ee 
que l'oiseau entend, devient 
pour lui l'air de son ehant. 
<P. V.) 

SABA s., homme probe, hon- 
nête. Sâba du tôn kèn, l'hom- 
me probe ne fait du tort a per- 
sonne. 

.SABAB, v. t. eauser un mal- 
heur, être eause d'un aeeident, 
•d'un événement malheureux. 



Absalun sabab nâ ridugté gu 
méti, Absalon excita une ré- 
volte terrible. Fu serin yi dèm, 
sabab a. fâ hêh, partout oû se 
rendent les marabouts ils y 
portent la guerre. — b., mal- 
heur, aeeident, ealamité, eatas- 
trophe. Vah nga sabdb, tu an- 
nonees une triste nouvelle. — 
interj. dijntre ! diable ! Saèab 
am nâ ! uây sabab ! e'est in- 
e'royable ! e'est a n'y rien eom- 
prendre. 

SABABLÔ, v. t., eauser uri 
malheur â qnelqu'un. Sumâ 
mèr a rria sabablô dê âm, e'est 
ma eolère qui est eause que 
j'ai proeuré sa mort. 

•SABAHU, V. Babq.hu. 

SABAR g., !e premier des 
tamtams que les autres tam- 
tams ne font qu'acronipagner 
et qui est long et effilé. 

SABAR b., gerbe ou javelle 
de petit mil. 

SABARU, v. réf. se faire 
battre le tamtam. Dèfâ fanân 
di sabaru bè ber sèt, il s'est 
fait battre le tamtam toute la 
nuit. Yâ di sabaru, yâ di tuli, 
e'est toi qui bats le tamtam et 
qui fais l'aeeompagnement. 
(Prov. Vol.) 

SABIN v., manière partieu- 
lière de ehanter des oiseaux. 
Di nd ko hafné ti sabin am, je 
le reeonnaitrai a son ehant. 
Syn. Sabsab et Sabté. 

SAB LÈKA b., espèee d'oi- 
seau, semblable aux tourterel- 
les, qui ehante toujours avant 
de manger. On appelle ainsi 
oertains griots ou bouffons, 
qui n'exercent leur métier que 
quand ils voient quelque ehose 
â manger. 



iSAB 



280 



SAF 



■SABSAB, SABTÉ b., ehant 
des oiseaux. 

SABSAB g., sesbania a bois 
léger et icreux. 

iSÂBU s., b., savon. Div sâbu, 
savonner. Sâbu du fôt bop' 
âm, le savon ne se lave pas soi- 
même. (Prov. Vol.) 

iSÂiBU, v. t., savonner. Lu 
tèré von nga sâbm sumâ ma- 
lân ? pourquoi n'as-tu pas sa- 
vonné mon pagne ? 

SAD b., trame du tisserand. 

iSAD g., variété de sesbania. 

SADA, v. t. flageller, donner 
des eoups de eravaehes. Sadal 
fas vi, donne la eravaehe au 
eheval. Syn. Dôr. — b., i'ouet, 
verge, férule, eravaehe. Sad'u 
fas, houssine. 

SADÂ, v. t. ployer, eourber, 
arquer. Sadu-la sa hala gi bu 
bâh, tu n'as pas bien tendu 
ton are. Sada dugup, presser, 
fouler aux pieds les épis de 
mil en les mettant augrenier. 

SADAHINA b.. femme de 
mauvaise vie, qui ne s'ait pl'us 
rougir. 

'SApAL, v. t., ployer pour 
quelqu'un. Sadal ma bantâ bi- 
lê, eourbe ee bâton pour moi. 

iSADÂLO, v. t. faire ployer. 
Nâr yi dé nô sadâlô sèn i dâm, 
les maures foreent leurs esela- 
ves a mareher eourbés. 

SADANTÉ, v. t. se fouetter 
mutuellement. 

SADAR, v. n. être pris, saisi 
par la erampe. Suma tankâ dè- 
fâ sadar, j'ai la erampe au 
pied. — b.. erampe. Sadar da- 
pâ nti snmâ lolio, la erampe a 
saisi inon bras. 

SADU !>., marteau de forge- 
ron indigène. 



iSADU, v. pas. être eourbé. 
Magèt na bè sadu, il est vieux 
et tout eourbé. Garap gilè dur 
nâ bè sadu, eet arbre a pro- 
duit jusqu'â se ployer. 

SAÈL v., ehat-tigre, serval. 

iSAF, v. q., être savoureux, 
agréable au goût, bien assai- 
sonné, avoir de la saveur, 
avoir le goût de quelque eho- 
se. Tin li saf nâ horom, la 
marmite sent le sel. Tèré di 
saf nâ kâni, le eouseous 
sent? le piment. Kâni gi 
saf nâ lôl ti téré di, on sent le 
piment très fort dans le eous- 
eous. — Au fig. plaire, res- 
sembler. Lak'i volof saf nâ 
ma, la langue volofe me plait. 
Vâ dilé saf nâ nâr, eet indivi- 
du ressemble a un Maure. Vâ 
di, saf nga tûti, mon ami, tu 
es un peu ivre (tu sens quel- 
que ehose). 

SÂ'F, v. t. griller, torréfier 
des grains. Gèrté gu iiu sûf t 
pistaehes grillées. 

SÂF, V. Sef. 

SAFADI, SAFARI, v. q. insi- 
pide, fade au moral eomme 
au physique. Sa i yef safadi 
nânu, vos affaires ne eonvien- 
nent pas. 

SAFAL, SAFLÔ, v. t., assai- 
sonner, donner du goût. 

iSÂFÂNDU, SÂFÂNDO, s*!, 
lynx, hyène, léopard. 

SAFARA s., feu, enfer. Sa- 
fara' ntofèt, feu de l'amour. 

SÂFARA, SÂFRA, b., lavu- 
res superstitieuses d'nne éeri- 
ture faite sur des tablettes, oû 
l'on a éerit quelques versets de 
l'aleoran. 

iSAFIKATÂ b., bon anii, boh- 
ne amie (t. vulgaire). 



SAF 



SAH 



SÂFKAT b., oelui qui grille. 

•SAFSAF b., assaisonnement. 

Kâni safsaf bu bâh la, le pi- 

ment est un excellent assai- 

sonnement. 

SÂGA, v. t. dire des sottises, 
insulter. Bu ma sâgâti, ne me 
dis plus de sottises. — s., b., 
g., paroles grossières. Sâga 
ndèy, injures ordurières oon- 
tre la mère. Sâga bây, injures 
ordurières oontre le père. 
SAGÂ s., glande. 
SÂGAKAT b., eelui qui a 
l'habitude de dire des paroles 
injurieuses. 

. 'SAGAN, v. q. être négligent, 
nonehalant. Vây, yâ sagan ! 
mon eher, que tu es négligent! 
Bu sagan, négligemment. Syn'. 
Naka mpâl. — g., ineurie, né- 
gligenee, inadvertanee. Sa sa- 
gan a la han lu baré, e'est ta 
négligenee qui t'a nuit beau- 
eoup. 

iSAGAN, t. n., être malade 
d'une maladie de langueur. 

SAGANÉ, v. t. négliger. Ku 
sagané demantu, du ham tus, 
eeiui qui néglige d'apprendre 
ne saura rien. 

SÂGANTÉ, v. t., se dire mu- 
tuellemeht des sottises. 

SAGANU, v? p. être nu par 
négligenee ou inadvertanee. 
•SAGAR v., b., haillon, ehil'- 
fon, lambeau, guenilles. har- 
des. Ku la dekâ dudu, èpa la i 
sagar, eelui qui est né avant 
toi, a plus de haillon que toi 
(Prov. Vol.) Sagar lâ odô, elle 
est vètue de guenilles. — i 
surgâ, liane â feuilles réni- 
formes. 

SAGARF, v. n. avoir des 
haillons pour vèlements. Yan- 



gi sagaré bè doyu-lâ gis, tu es 
ehiffonné jusqu'â ne pouvoir 
te montrer. 

SAGO s., raison, sens, eons- 
eienee, esprit, intelligenee, dis- 
eernement, sagesse. Du suma 
sago, ee n'est pas ma faute. 
Nakâ sago, être soi. Borom- 
sago, homme sage, intelligent. 
Nkadu'm sago, paroles justes, 
sensées. A^â ng'èn ko bayê'k 
sagô'm ou bien ti sagô'm, 
laisse-le en liberté. Sago sâ 
binduvul, sagesse ineréée. 

SAGÔR, SAVOR, s., moi- 
neau.. Savôr begâ ,na dugup, 
vandé du bèy, le moineau veut 
du mil, mais il ne eultive pas. 
(Prov. Vol.) 

iSAH v., ver, ehenille, elia- 
raneon. Sah vu semba, ehenil- 
le a poil. Sah vu ndav, ver- 
misseau. Sah yâ'ngê bûnbûni 
ti yapa vi, les vers grouillent 
dans la viande. 

SAH, SAHSAH, adv. même, 
préeisément. Man sah a ko gis, 
je l'ai vu moi-même. Mêrn ' 
sahsah la, e'est lui-même. 

SAH, v. n. pousser, germer, 
lever, sortir de terre, produire 
des bourgeons. Sah i rên, 
prendre raeine. Rèn lépâ sah 
nâ bu bâh, eette arinée tout a 
bien poussé. Bédin du deka 
sah bopâ, les eornes ne pous- 
sent pas avant la tête. (Prov. 
Vol.) — Au fig. Bât u Yalla 
sah nâ, la parole de Dieu est 
immuable. Nâ ngèn sah ii lu 
bâh, soyez fermes dans le bien. 
SÂH, v. t., hnrponner. — 
b., harpon. 

'SAHA, SAKHA m., grenier, 
grange. 



SAH 



SAH 



SAHABÂNÉ m., serpent gros, 
eourt, bigarré, vénimeux. 

-SAHAMI, v. t., maeher, 
oroyer les aliments. 

SÂHAMIKÂT b., eelui qui 
mâebe. 

'.SAHAMIKAY (hen i) y., les 
dents molaires. 

.SAHAMTIKU, v'. t., mâeber 
de peliles eboses. Sahamtvku 
du tah k'ènâ sûr. maeher de 
petites ehoses ne rassasie. per- 
sonne. 

ISAHAN,- V. Sân. 

iSAHÂR, v. n., fumer, répan- 
dre de la fumée. Mata ma'ngè 
sahâr, ]e bois i'ume. Nêg ba'n- 
gê sahûr, la ease fume. 

iSAHÂR s., iumée. Sahâr sa 
<di eg té di dèf Jiir, Ia fumée 
monte et forme des nuages. 

SAHAR g., vapeur. Sahâr i 
7 gêt, bateau â vapeur. Sahâr i 
déri, ehemin de fer. 

iSÂHAR g., fieus â fruits, 
rougeâtres et suerés. 

SAHÂRAL, v. t., faire de la 
fumée. Sahâralal i\êg bi, ndah 
yô yi dâv, fais de la fumée 
dans la ease pour ehasser les 
moustiques. 

SAHARÉ, v. n., être rempli 
de l'umée. Nêg bi dèfâ sahâré, 
la ease est pleine de fumée. 

iSAHAT, SEHET, v'. n., tous- 
ser, avoir la toux, le rhume de 
poitrine. — , — , s. toux, rhu- 
me de poitrine. Sahat su bon, 
su méti, une toux mouvaise, 
forte, maladie de poitrine. Sa- 
hat i ganar, espèoe de liane a 
propriétés médieales. 

.SAHÂT, v. n., repousser, 
bourgeonner. -Nah mi nu dog 
on angê sahât, l'herbe qu'on 
a eoupée reeommenee a pous- 



ser. Garaj), lô tâ gada mu sa- 
hât, ee que vous émondez dans 
un arbre, repousse. 

SÂHÂT (mbûm u — m.') 
liane qu'on donne â manger 
aux chevaux. 

ISAHÂT, \. t., réeolter des 
harieots et autres légumes. 

iSAHAY b., germination. 

/SAHAYAY b., ee qui pousse 
de soi, la seeonde année, dans 
un ehamp de bté, de ma'is, ete. 

'SAHÉ, v. n., avoir des vers. 
Gèda vilé salié nâ, ee poisson 
see est rempli de vers. 

SAHÈT, v. t., enelore, en- 
tourer d'une tapade. Sahèt nd 
sumâ nêg, j'ai enelos rna ease. 
— v., enelos, entourage, palis- 
sade en paille, tapade. Sahèt 
vâ dânu nâ, l'entourage est 
tombé. 

SAHÈTLÔ, v. t., faire faire 
un entourage. Bô ko sahètlo- 
vulé ker gi, du ko sahèt muk, 
si tu ne lui fais pas faire un 
entourage chez lui, il ne le 
fera jamais de iui-même. 

/SAHETLU, v. it., se faire fai- 
re un entourage. Kan ngâ sa- 
hètlu &a ker ? Quand est-ee que 
tu feras entourer ta maison ? 

SAIIÈTLUL, v. t., s'oeeuper 
â faire faire un entourage pour 
quelqu'un. Mangè sahèllul su- 
mâ bây, je fais faire un ento^- 
rage pour mon père. 

iSAHÈTU, v. réf. se faire a 
soi-mème un entourage, s'en- 
elore. Sahétôngu-ma, je n'ai 
pas eneore d'entourage chez 
moi. Mangé sahètu ti sumâ 
nêg, j'entoure ma ease. 

SAHI, V. Sèhi. 

SAHIN v., manière dont les 
ehoses pousseiit et eroisseent. 



SAH 



— 283 — 



SAK 



Sahin i garap gité nêh nâ ma, 
la forme de eet arbre me plait. 
Vâ dilé sah nâ hôp, sahin am 
du dèk muk, eet individu a 
grandi eontrefait, sa taille ne 
sera jamais belle. 

SAHIT, v., seion, rejeton 
flexible d'un arbre. 

SAHKAT b., harponneur. 

iSAHLÉ, v. t., avoir des eho- 
ses qui ont poussé. Rèn sahlé- 
vu ma darâ, eetté année je 
n'ai rien qui pousse. 

SAHLÔ, v. t., faire pousser. 
Nâd vi di nâ sahlô lu nèk, le 
soleil fait tout germer. 

SAHMÂT, V. Sohmât. 

SÂHSÂH s., autrefois, délé- 
gué du roi pour gouverner 
eertain village ou eertaine pro- 
vinee, au Diéguèm, au Cayor, 
au Saloum. 

SÂHSÂHÉ, v. t. disperser, 
répandre. Halél yi, saka len ti 
gèrté gilé, vandé bu len ko 
sâhsâhé, enfants, prenez ees 
pistaehes, mais ne les répandez 
pas de tous eôtés. Nâg yâ dè.m 
nânu tâ ngôfi ma, sâhsûhé ko, 
ies boeufs sont al'lés au tas de 
paille de pistaehes, et l'ont ré- 
pandu de tous eôtés. 

SAHSI, v. n., eommeneer a 
pousser. Nali mâ'ngê sahsi, 
l*erbe eommenee Ti pousser. 

■SÂHTU, v. n., alier a Ia pê- 
ehe au harpon. 

SAHTU, v. t., glaner. 

SAHTUKÂT b., glarieûr, gla- 
neuse. 

SAKA, v. t., instituer. éta- 
blir, inventer, eomposer. Saka 
santâné, édieter un déeret. Dé- 
rèt i voléri gi Borom bi saka'k 
nun, le sang de l'allianee que 
Dieu a faite avee nous. Yésu- 



Krista saka nâ sakarmang ya 
yépa. Jésus-Christ a institué 
tous les saerements. — , pren- 
dre dans, prendre de. Sô sakê 
ti suma i dèn, ma saka ti sa 
gèrté, si tu prends de mes 
poissons, je prends de tes pis- 
taehes. 

SÂKA v.. thon. 

SAKÂ, v. n., être bouehé, 
empêehé par quelque obstaele. 
Pah i tâbi di saka nii, le trou 
de la elef est bouehé. — , v. t. 
boueher, empêeher par quel- 
que obstaele. Sâkâ nâ pah i di- 
nah rnilé, j'ai bouehé ee trou 
de souris. 

SAKAKÂT b., auteur, insti 
tuteur, eréateur. 

SAKAL, v. t. établir pour 
quelqu'un, fournir, donner, 
proeurer. Sakalal gâl gi i vèka, 
voile le navire. Sakal mpêhé, 
donner le moyen. Hamu-nu lu 
dal Musa, sakal nu i yalla naka 
yu vâ'Mésara, nous ne savons 
ee qui est arrivé a Mo'ise, donne- 
nous des dieux, eomme ceux 
des Egyptiens. 

SAKALU, v. t. se faire faire 
urie ehose. Mangê sakalu tôl, 
je me fais défrieher un ehamps. 

SAKAN, v. n. être abondant, 
profitable, rapporter beaueoup, 
bien se développer. Sumâ lôl a 
gen a sahan sa bos rèn, mon 
ehamp .-) rapporté plus que le 
yôtre eette annêe. Tav i rèn bi 
sajean na; la pluie de eette an- 
née a été abondante, ou bien, a 
bien profité. Nun, nu dèm tè\ 
a gèn â sakan dèm eleg, il vaut 
mieux pour nous partir au- 
jourd'hui que demain. 

iSAKANAY b., abondanee, bon 
rapport. 



■SAK 



284 — 



SÂL 



SAKANLO, v. t. faire profiter, 
rendre abondant. Nâd vi di na 
sakantô sumi i tôl, le soleil met 
rabpndanee dans nos ehamps. 

.SAKANTAL, v. i. éeonomiser, 
épargner, ménager, mettre en 
réserve. Sô begé lô lèkâ navèt, 
nâ \nga di sakantal ti nôr, si tu 
veux avoir éé quoi manger pen- 
dant les pluies, éeonomise pen- 
dant la bonne saison. Sakantalal 
sa hâlis, éeonomise ton argent. 
— Être avare, ehiehe. Sakantal 
du la tah â téhé, être ehiehe 
ne te rendra pas heureux. 

SAKANTALKAT b., homme 
avare, ehiehe. Syn. Nêgari. 

■SAKÈN, v. n., être plusieurs. 

SAKHA, V. Saha. 

SAKHAR b., g., espèee de fi- 
guier. Syn. Den, 

SAKOBÉ b., bourrelier. Syn. 
U'dê, 

SÂKU, v. priss. avoir été bou- 
ehé, empêehé. Ti haré, yôn yi 
yépa 'sâku von nanu, tous les 
ehemins ont été eoupés, pen- 
dant la guerre. 

SAKU, v. pass. être établi. Bô- 
bâ fékâ nâ Dangu bi sakôngul, 
alors l'Eglise n'était pas eneore 
établie. 

SAKU b. (F.) sae plein. Hôt i 
saku, sae vide. 

SAKULÉ.4., gros mi). 

SAL b., amande, graine enfer- 
mée dans le noyau. 

SALA g., lieou. — v., haehe 
de Laobés qui est très tranehan- 
te. Salâ lâdul tènho, la liaebe 
de Laobés ne demande pas de 
jointure (dans l'objet pour le 
eouper en denx.) 

SALAB g., arbrisseau, dont le 
bois sert a fajre des greniers. 

SALAH, v. t. dépenser, dissi- 



per, vendre, aliéner a bas prix, 
prodiguer, engloutir la fortune. 
Lu mu am salah ko,'û dissipe 
tout ee qu'il a. — b., dissipa- 
tion, dépense, prodigalité. 

SALAHAL, v. t .dissiper pour 
un 'u.'fre. 

SAL A 1 i KÂT b . , dissipateur, 
homme prodigue. Lu sakantal- 
kât bâ dénta, salahkât bâ sani, 
ee que l'ayare ramasse, le prodi- 
gue le dissipe. 

SALAHO v. n., ôtre épars, en 
désordre. 

SALÂM ALÉKUM (A) salut des 
marabouts. On répond : Malé- 
kum salam. 

SALÂM, V. Selem. 

'SALAMIR s., brume qui s'ob- 
serve a distanee par un temps 
ealme, près de i'horizon de la 
mer. 

SALAN g., eupborbe du Ca. 
yor. 

SALAN b., eheval gris-pom- 
melé. 

SALAN (né), V. Saran. 

SALAYÉR, TALAVÈR 1., troto- 
be, tourbillion. 

SÂLAVIT b., dépôt de fer 
dans l'éau de forge, srorie de 
fer. 

SALÉR b., v., Y. Salir. 

iSALIj v. n. s'éventer en p'ar- 
lant des liquides, ètre éveniL, 
avoir perdu la foree de son 
goût. Sa mêb sedi na, ton a- 
moree a perdu sa foree. 

SALIR, SALER b., v., grillon. 

SÂLIT, v. n. s'oublier, etre 
distrait, agir en homme dis- 
trait, se déeouriger. Yonèt ba 
lotâ, sâlit bè di ô dè', le pro- 
phète fatigué s'oublia jusqu'a 
ap{>eler la niorl. Bu la guday i 
yôn vi tah a sâlit' que la lon- 



SAiL 



285 



SAN 



gueur Ju ehemin ne te déeoura- 
ge pâs. 

SÂLITLÛ, v. t. eauser des dis- 
traetions, déeourager. 

SALLAHU ! interj. (A) par 
Dieu ! 

SÂLON v. n. avoir les ehe- 
veux assez longs pour être eou- 
pés. 

, SALTIGÉ b., dignité mili- 
taire dans les aneiens royaumes 
de Saloum et de Sine. 
' SALVAT g., défaut des eôtes. 

SAM b., noix de l'aeajou a 
pommes. 

SÂM, v. tt partager en petits 
tas des pistaehes ou autres ob- 
jets analogues. Syn. Sèr. 

— b., petit tas de pistaehes 
ou d'autres objets analogues. 

SÂM g., faux vérék. 

'SAMA, v. t. paitre, mener 
paitre le bétail, protéger, gou- 
verner bien. Bûr <bu bâh di na 
samâ i nit âm, un bon roi gou- 
verne bien ses stijets. 

— b., samakat b., berger, 
pasteur. 

SAMA, V. Sumâ. 

SAMALI, v. t., envoyer quel- 
qu'un paitre le troupeau. 

SAMÂN s., gros serpent noir 
qui ne eraehe pas son venin, 
eomme le nangor. 
m SAMAA J DAY, v. n., sembler 
êtré, être semblable a. 

SAMAR b., V. Difnbi. 

SAMAR, SILÂMI s., glaive re- 
eourbé des musulmans, eime- 
terre. 

SAMBA-NANft, nom d'une 
eertaine plaie qui se forme aux 
jamt)es. 

<SAMBAUH b., ehampignon 
eomestible. 

SAMBANAN\. V. NARANARO 



SAMBARAH, SAMRAH s., vent 
du sud. 

SAMBA-SURVAN b., grosse 
fourmi a la morsure doulou- 
reuse. 

.SAMBA-TÉNÉ, samba-tar, ar- 
buste reeonnaissable â ses gous- 
ses ressemblant a des feuilles 
très sèehes. 

SAMPA, v. t., fixer, planter 
un pieu, asseoir. Sampa ker, 
se fixer en un endroit. Sampa 
nâ hêd âm ti dig u mpéntâ fnâ 
té dôr di vah, il piqua sa lanee 
au milieu de l'assemblée et se 
mit â parler. 

SAMPAKAT b., eelui qui fixe 
ou plante un piquet. 

SAMPÂT, v. t., replanter, 
fixer de nouveau. 

.SAMPU, v. p., être fixé, plan- 
té. Niki din sampô ti diganté 
fiâr i hêr, nônu it lâ bakar né- 
ké ti diganté dâykat ak dénda- 
kât, eomme le pieu est fixé en- 
tre deux pierres, ainsi le péehé 
entre l'aeheteur et le vendeur. 
(Eer. ' S.) 

iSAMPUKAY b., le lieu oû 
l'on eonserve les piquets que 
l'on veut planter. 

SAMRA, v. n., voir ee qui se 
passe au loin, en parlant des 
soreiers. 

iSAMRAKÂT b., soreier qui 
voit ee qui se passe au loin. 

SAMSAHAM g., variété pré- 
eoee de riz. 

iSAMUKAY b., pâturage. Syn. 
Perlukay. 

SAN, v. t., doter, donner quel- 
que ehose en surplus a la fian- 
eée, en dehors du paiement. 

— b., dot, ee que l'on donne 
a la fianeée en sus du prix eon- 
venu. 



SAN 



— 286 



SAN 



SAN, adj. et pron. interr., 
dér. de Sâ, Si, Su. 

SÂN b., ver du oorps, asea- 
ride. 

SAN b., l'objet que l'on jette, 
pelote. 

SAN (né), V. Sanaral. 

SAN b., poisson, espadon, 
seie. Syn. Dasan. 

SAN, v. t., pouvoir, oser, être 
autorisé, avoir la permission, 
être audacieux. Menu-mâ dèf 
lôlu, ndé saifiu-ma ko, antanu- 
ma ko sah, je ne puis pas faire 
eela, je n'ose pas, je n'en ai 
pas même la foree. Yâ san, que 
tu es audacieux. 

SAN b., motte de lait. 

SÂN, SAHAN, v. t., boueher, 
bondonner, tamponner, ealfri- 
ter. 

• — b., bouehon, tampon. 

SANA g., arbuste a fleurs 
blanehes qui vient un peu par- 
tout, près des m.ingliers. 

SANAH, V. Senah. 

iSANAH b., erampe. 

— v. n., avoir la erampe. 
SANAH (né), loe. v., s'enga- 

ger, pénétrer dans. Né na sa- 
ilah ti bir i nah mi, il s'est en- 
gagé dans l'herbe. 

SANAHU, v. n., être préei- 
pité dans ses aetiohs, ineonsi- 
déré, irréfléehi, étourdi. 

— b., préeipitation, ineonsi- 
dération. Sa safiahu a la yobé 
ûy vilé, ta préeipitation t'a jeté 
dans ee malheur. 

SANARAL, SENÂ, v. n. Né 
san né seil, loe. verb. se héris- 
ser, se tenir raide, immobile, 
rester impnssible. Lem ba'ngé 
né san, ki haie est hérissée d'é- 
pines. Mu né Sanâ saûaral, il 
esf re^té impassible. 



/SANDÂ g., b., mûrier. 

iSANDA b., ile formée par 
l'eau d'une rivière. 

iSANDA, v. t. anathématiser. 

SANDAFU, v. t., importuner, 
obséder. 

ISANDAL s., brai, résine, gou- 
dron. 

SANDANDÔR, SÈNDÉNDÔR 
g., b., espèee d'arbre a grandes 
épines blanehes. 

iSANDANTAL, v. t., suspen- 
dre, pendre. Sandantalal lampâ 
bi, suspends la lampe. 

SANDANTALU, v. pass. être 
suspendu, balaneer étant sus- 
pendu; 

iSANDÂRE b., fumier, tas de 
fumier. 

SÂNDAY g., eerele de barri- 
que. 

SANDÊN s., espèee de poisson. 

SANÈNTÉ (sani, anté) v. rée, 
se jeter les uns aux autres. Bu 
len sanènté hêr, ne vous jetez 
pas des pierres les uns aux 
autres. 

SANGA b., maitre. Kèn me- 
nul â dâmu nâr i sanga, per- 
sonne ne peut servir deux mai- 
tres. 

iSANGA, v. t. baigner, laver. 
Sangal fas vi, baigne le .eheval. 

iSÂNGA, v. t. affubler, revêtir, 
eouvrir. Sânga ko malân mn. 
eouvre-le de son pagne. 

/SANGA, SENGA mT, tari, vin 
du haut palmier. 

SANGAKAT b., baigneur, ee- 
Iui qui baigne un autre. San- 
gakiit u niv, eelui qui lave les 
eadavres. 

SANGAL v. t., eonstiper. 

SANGAM, adj. indéf. Div sari- 
gam, tel individu. Bèrèb san- 
gam, tel lieu. 



SAN 



— 287 — 



SAN 



SANGAN, v. t., avoir une eer- 
iaine maladie, qui diminue le 
sentiment et affaiblit beaueoup 
le malade. 

— b., nom de la dite maladie. 
SANGAR s., espèee de panier 

du pays. / 

SANGARA s., eau-de-vie. 

SANGAY, TANGAY b., aetion 
de baigner 

SANGÉ, v. t. faire des forti- 
fieations, être retiré dans ] es 
fortifieations. 

— b., barrieade, fortifieations 
en bois ou en pierres. Dèf san- 
gé, barrieader. 

SANGÈN, v. n., être elair. 
Bât bu sangèn, parole elaire. 

SANGU, v. réf. se baigner. 
Sangudi, aller se baigner. 

— b.. bain, aetion de se bai- 
gner. 

SÂNGU, v. réf. se revêtir, se 
eouvrir. Sângul, eouvre-toi. 
Mbadâ Id sângô, je suis revê- 
tu d'une eouverture. Ku san- 
go der, na votu safara, eelui 
qui est eouvert de eoton égrené 
doit se garder du feu. (Prov. 
Vol.) 

SANGUÂLÉ, v. t. se eouvrir 
de son pagne, en même temps 
qu'on en eouvre autre ehose. 
Doh ma sa dôm, ma sanguâlé 
*o sumâ malân, donne-moi ton 
fiis, je vais Ie eouvrir avee moi 
sous ma eouverture. 

SANGUAY, v. n. Syn. Sébèn. 

— b., latrines. Syn. Vanok. 
SANGUKÂT b., baigneur, ee- 

lui qui se baigne. 

SANGUKAY b., baignoire. 

SANHA, adv., il y a peu de 
temps, il y a un instant. 

SANHAL s., mil granulé avee 
iequel on fait le lah. 



SANHALÉN v., four.mi toute 
petite et rougeatre. 

SANHALÉN (baram u) h., pe- 
tit doigt. 

SANHAMÉ b., outil de tisse'- 
rand. 

SANHAY g., grand arbre très 
touffu, très brariehu dès Ia 
base. 

SANI, v. t., jeter, laneer, pré- 
eipiter, tirer une arme a feYi 
ou des traits. Sani mbâl, jeter 
le filet. Sani fétèl, tirer un eoup 
de fu'sil'. Sani kada, harponner. 
Sani bantâ, tirer au sort. Fitâ 
bô ko sdnê, du délusi, le trait 
laneé ne levient plus. (Prov. 
Vol.) Bâlâ ngd sani, dir, avant 
de tirer, il faut viser. (Prov. 
Vol.) 

— b. ; aetion de ieter, jet. 
SANI, SAHARNI, v. t., dé- 

boueher. Sânil barik bi, débou- 
ehe la barr«ique. 

SANIKAY (bdrâm i) b., index, 
doigt. 

SÂNIKU, SAHARNIKU, v. réf. 
se déboueher, être débouehé. 

SA?sKA, v. t., dépenser, pro 
diguer, perdre. Sanka nâ alal 
am, il a dissipé sa fortune. 

SANKÂ, v. n. être resserré, 
eonstipé. 

— b.. oonstipation, 
SANKAKÂT b., dissipateur, 

dépensier, prodigue. 

SANKAL, v. t. eonstiper. 

SANKÂT, SAHANKÂT b., ee- 
lx.il qui bouelie. 

SANKÉ b., moustiquaire, ri- 
deau. 

SANKU, v. pass. ètre dissipé, 
perdu. Gdl gâ sanku ha, le ba- 
teau est perdu. 

SANLO, v. t. donner ou faire 
donner le pouvoir. 



SÂN 



- 288 — 



SAR 



SANO s., petit mil. 

SANiSAN b., pouvoir, auto- 
rité, puissanee, audaee. Ak san- 
san, avee autorité. Ku baré san- 
san, qui est puissant. 

SANiSANLU, v. n. faire sem- 
blant d'avoir le pouvoir. 

SANTA, v. n.se nommer, en 
parlant du nom de famille. D. 
Nâkâ nga santâ? R. Nday Id 
santâ. D. quel est ton nom de 
famille? R. Mon nom de fa- 
mille est Ndyây. 

— v., b., nom de famille. 

SANTÂ, v. t., louer, louan- 
ger, glorifier. Syn. N'av. 

SANTA, v. t. prier de faire 
une ehose, eharger d'une af- 
faire, reeommander, imposer, 
ordonner. Dèfal li nu la santa, 
fais ee qu'on t'a dit. Dê hdr mu 
santa la, attends ses ordres. Sa 
bdy lâ di santa, mu yobu ma 
ti gâl âm, j'ai prié ton père de 
me donner passage sur son ba- 
teau. Sarvtâ nd ko tôgu, je lui 
ai eommandé une ehaise. 

SANTÂNÉ, v. t. même sens 
que le préeédent ; s'emploie 
quand on sous-entend la per- 
sonne a qui I'an s'adresse. Diu 
santâné nâ ligéy, un tel de- 
mande qu'on travaille pour lui. 
Mâtalil lâ Dangu bâ santdné, 
fais ee que l'Eglise eommande. 
Ji sen gdl ld di santdné, je 
prie qu'on me prenne a bord 
de votre bateau. 

SANTÂNÉ b., eoinmission, 
eliarge, déeret, ordre. 

SANTÂ^ÉKÂT b.i eelui qui 
dor\ne une eommission, qui re- 
eommande. 

SANTA.NG g., arbre â eneens 

SANTER g., arbuste eouvert 
de petiles baies noires et rorules. 



SÂNU, SAHANU, v. réf. se 
boueher. 

SÂNJJ, SAHANU b., bouehon. 

SÂO s., V. Savo. 

SAP (né), loe. verb., être très 
savoureux. Nèli mi né nâ sap, 
ou bien ûêh mi saf nâ bè né 
sap, le bouillon a un goût ex- 
eellent. 

SAPA, v. t. faire un ehamp 
de eoton. 

SAPA b., ehamp de eoton. 

SAPALI, v. t. donner plus de 
goût. Ndèm malo mi saful kâ- 
ni, na nga ko sapali, si le riz 
n'est pas assez pimenté, donne 
lui plus de goût. 

SAPI, v. n. être désagréable, 
dégoûter, ennuyer. Tav bu ba- 
ré di nâ sapi, une pluie eon- 
tinuelle ennuie. 

— b., ennui, dégoût. 
SAPILÔ, v. t. rendre une 

ehose insipide, lui ôter le goût. 

SAPO b., ehamp de eoton. 

SÂR v., (A) ehapitre d'un li- 
vre. 

SÂR m., (L) moineau. Syn. 
Savôr. 

SARA b., erabe de terre. 

SARAH, v. t. faire l'aumône, 
donner gmtuitement. Sarahé, 
aldumâ, asèr da yelvdné, vou- 
loir paraitre riehe alors qu'<jn 
n'a rien. 

— s., eharité, aumône. Dohé 
sarali, faire l'aumône. 

SARAH (né), loe. v. entrer 
brusquement dans un endroit. 
, SARAHE, v. t. faire l'aumône 
en général, sans déterminer a 
qui. Safahèl ndkâ lu ko sa 
arnam mayé, fais l'numône se- 
lon ton pouvoir. 
SARAHÉ b., aumône, eharité. 



SAR 



SAV 



Ker i sarahé, maison de eha- 
rité. 

SARAHKAT, SARAHÉKAT b.. 
homme eharitable, qui fait l'au- 
mône. 

SARAHTU, v. t. demander 
l'aumône. 

SARAHTU b., quête, mendi- 
eité. 

SARAHTUAN, v. t. mendier 
habituellement. 

SARAHTUÂNKAT b., men- 
diant par état. 

SARAHTUKÂT b., quêteur, 
mendiant. 

SARANG v., vent du nord. 

SARAN, SALAN, SILAN, (né), 
loe. adv. être vide. 

SARPULI tin ma, expression 
dont on se sert parfois pour 
demander pardon, pour s'ex- 
euser. 

SARBÈT b., (F) serviette. 

SARGAL, v. t. saluer, féliei- 
ter quelqu'un au retour d'un 
voyage. Mangi la sargalsi, je 
suis venu te félieiter de ton heu- 
reux retour. 

— b., salut au retour d'un 
voyage. 

SARITA, salut, bon retour ; 
au plur. Sarita ngên, Saritâ 
Bandul, bon retour de S. Marie. 
On répond : Vav, oui. 
9 SARTA b., faulx, eouteau 
pour eouper l'herbe. 

SARVÈT b., pique-boeuf, oi- 
sean. 

SAS, v. t. imposer une tâehe, 
déterminer, régler le travail a 
faire. 

SAS b., tâehe, legon a appren- 
dre. 

SÂS, v. n. être ehaud, ehauffé 
au rouge en parlant de métaux. 
Vèn vu sâs, un fer ehaud. — 



Au fig. euisant, abondant, k sa- 
tiété. Métit >bu sâs, une douleur 
euisante. 

SÂSAL, v. t., souder. Sâsalal 
lam i thâlis bi, soude ee braee- 
let d'argent. 

— b., soudure. 

SASÔ, v. t. se distribuer ou 
se partager le travail en don- 
nant a ehaeun sa tâehe. Nâ nu 
'sasô tôl, distribuons-nous le 
ehamp par tâehes. 

SAT, i. t. tailler en pointe, 
rendre pointu. Bul sat sa èta, 
ne mets pas de pointe a ton 
bâton. Satal halima >gi, taille la 
plume. 

— b., pointe, eheville. 

iSÂT b., herbe avee laquelle 
on fait les entourages. Syn. 
Sèlèn. 

SAT b., bobine. 

SATÂ, v. t. voler, dérober. 
Satâ nânu borom-ker ganar yu 
baré, on a volé beaueoup de 
poules au ehef. 

-^- b., voleur. Syn. Satakat. 

SATAKÂT b., voleur" Syn. 
Sata. 

SATALA s., pot des mara- 
bouts, marmite. 

SATO, v. n. vivre en eoneu- 
binage, 

— b.j eoneubinage. 
SATOÛAT, v. n. vivoter. 
SATOM b., moule, coquil- 

lage. 

SATSAT b., pointe. Satsat i 
pursâ, pointe d'une aiguille. 
Syn. Tat. 

SATU s., rasoir, eouteau è. 
raser. Sâtu du vat bop'âm, le 
rasoir ne se rase pas soi-même. 
Sâtu'denâ, sternum. 

SAV, v. n. uriner. Syn. B'éru, 
Sébèn. 



SÂV 



— 390 — 



SAY 



— b., urine. 

SÂV, m., poroépie. 

SÂV, v. t. semer, disséminer. 
Suma ndèy sâv nâ malo mâ ti 
dêg bâ, ma mère a semé du riz 
dans la rizière. 

SÂVAL, v. t. semer pour 
quelqu'un. Sâvalal ganar yi du- 
gup, répands du mil pour les 
poules. •• 

iSAVAR, v. q. être laborieux, 
aetif, vif, assidu, fervent, em- 
pressé, vigilant, zélé. Bu savar, 
assidument, avee ardeur. Savar 
nâ ti ligèy, il est ardent au tra- 
vail. 

SAVARADI, v. q. manquer 
d'aetivité, d'ardeur. Fas vilé sa- 
varadi nâ ii dov, vandé savnr 
nâ ti ligéy, ee eheval ne eourt 
pas bien, mais il travaille bien. 
Syn. Taèl. 

SAVARLÉ, v. t. avoir quel- 
qu'un d'aetif. Ti sumâ nâr i 
dôm, kènâ dâl' lâ ti savarlé, de 
mes deux fils, jé n'en ai qu'un 
d'âetif. 

SAVARLÔ, v. t. rendre aetif, 
vif, ete. Faral â ligéy di nâ sa- 
varlô, travailler souvent rend la- 
borieux. 

iSAVAT g., arbuste a rameaux 
un peu rampants, tout oouvert 
de fleurs blanehes ou violettes. 

SÂVKÂT b., eelui qui sème, 
pisseur. 

SÂVO b., SAO, sentier traeé 
par les ahimaux. 
' SAVOR, V. Sagor. 

SAVTA s., herminette des 
L«'iôbés. 

SAVUKAY b., urinoir. 

SAY v., fagot, botte, paquet. 
Taka say, fagoter. 

SAY, v. n. entrer en eonvul- 
sion eomme un énergumène. 



Nit ku say, démoniaque; être 
dans une grande eolère, enragé. 
Nâri dôn nâ say ti Dnngu bi r 
l'enfer étai en fureur eontre 
l'Eglise. 

— b., eonvulsion démonia- 
que, rage, fureur. 

SÂY, SÂ, v. n. mourir en 
parlant d'un roi. 

SAYÂHÈL, part. sup. Saysây 
nâ bè sayâhèl, e'est un très- 
grand vaurien. 

SAYÂR b., variété de gros 
mil. 

SAYSÂY, v. q. être dépravé, 
débauehé. Nit ku saysây a bafi 
ku ko gedâ, l'homme méehant 
hait eelui qui le réprimande. 

— b., polisson. coquin, vau- 
rien, maûvais sujet, eanaille. 
Yef i saysây, libertinage. Syn. 
Tikar. 

SAYSAYAL, v. t. agiter, re- 
muer. Syn. Gasamgasam. 

SAYSAYI, v. n. mareher en 
ehaneelant, étre seeoué, agité. 
Èn am bi dis nâ bè mu di 
saysayi ak môm, sa eharge est 
si lourde qu'elle le fait ehan- 
eeler. 

— b., marehe ehaneelante^ 
agitation. 

SAYSÂYLO, v. t. pervertir, 
eorrompre, dépraver. 

SAYTU, v. t. avoir quelquél'- 
ehose en main, soigner, gérer, 
gouverner, être tuteur. Lô saytu 
ti sa loho ? que tiens-tu en 
main? Saytu nga hâlis ? as-tu 
de l'argent? Sumâ nvdây a ma 
saytu, e'est mon onele qui est 
mon tuteur. Yallâ saytu mbin- 
dèf yi yépâ, e'est Dieu qui gou 
verne toutes les eréatures. 

SAYTUKÂT b., tuteur, ad- 
ministrateur. Savtukât u hâlis 



SAY 



SÉD 



u bûr, trésorier du roi. Saytu- 
kât u bin u bûr, éehanson du 
roi. 

SAYU b., bambin, petit en- 
fant. 

SÉÂN b., puits peu profond 
ereusé dans un terrain humide. 

SEB b. v harieot. Seb u nguri, 
espèee de pois. Ntokèr beg nâ 
seb, vandé du seb yâ nô bahal 
tâ ntin lâ, la perdrix aime les 
harieots, mais non ceux que 
l'on euit dans la marmite. 
(Prov. Vol.) Sèb'i kével, sèb'i 
dombor, sorte de harieot des 
palmiers â gousses reetangu- 
laires. 

SÉBA b., tas d'herbes, de 
broussailles mis en tas dans les 
ehamps pour être brûlé. 

SÉBÂ, SÉBO s., fruit du pal- 
mier nain. 

iSÉBAT, SÉBÉT b., moule de 
mer très petite. 
. SÉBÂT, v. t. laver le mil 
après Ie premier pilage. 

•SÉBÂT, s., eau ou l'on â 
lavé le mil après le premier pi 
lage. 

SEBÈ, v. t. persiffler, se rire 

de, se moquer avee grimaees. 

Syn. Nâval. — b., persifflage, 

dérision. — s., défaut qui re- 

-bute. 

SÈBÉ, v. n., pleuvoir, en par- 
lant de la première pluie de 
l'hivernage. 

SÉBÉKAT b., railleur, mo r 
queur, grimaeier. 

SÉBÈLÈH b., légume sauvage 
semblable h la rave. 

SÉBÉN, v. t. uriner.; Syn. 
Bêru, Sav, Sanguay. 

SÉBÈB. buki, V. Homhom. 

SÉBÉT, V. Sébat. 



SÉBÈTI b., eessation d'une 
pluie. / 

SÉBÈTU, v. t. ehereher des 
moules. 

SEBI, v. n. eommeneer a 
pleuvoir après la séeheresse.Su 
bet sèbê, lorsque la première 
pluie sera tombée. 

SÉBO, V. Sébâ. 

SÈBBÉ, v. n. éperonner. 

— s., éperon. 

SÉBBÉ b., ampan, mesure de 
longueur, distanee eomprise en- 
tre l'extrémité du pouee et 
eelle du doigt du milieu, la 
main étant eomplètement éten- 
due. 

SEDÂ s., espèee de poisson. 

SÈDA, v. q. être frais, froid. 
— Au fig. paisible, doux, tran- 
quille. Lef li sèdâ nâ tèy, il 
fait froid aujourd'hui. Sèdâ na 
guy, il fait très froid. Hol bu 
sèda, eeeur paisible. 

^ — b., froid. 

SÉDA, v. t. donner a quel- 
qu'un la part qui lui revient. 
Nân lên an, té sédâ Samba, di- 
nons et réservons la part de 
Samba. 

— b., part, portion, ration. 
Suma sédâ bi név nâ lôl, rria 
part est bien petite. 

SÈDAL, SÈBAL, v. t. refroi- 
dir, adoueir, apaiser. 

iSÉDÂLÉ, SÉDATLE, v. t. par- 
tager entre plusieurs. Sédâlé, 
ku mu te, lef lâ %â begâ, eelui 
qui ne peut faire un partage, 
y est intéressé,. 

— b., distribution, partage. 
Sédâlé i t'êré, disribution de 
livres. 

SÉDÂLÉ, v. t. donner une 
part en même temps qu'une 
autre. Sô di sédâ Dèmba,- nâ 



SÉD 



292 



SÈD 



nga ma sédâlé, si tu donnes a 
Dèmba sa part, donne-moi aussi 
la mienne. 

SÉDALEKÂT b., distributeur. 

SÈDAY b., doueeur, paix. 

SÉDÉ, SÉRÉ, v. t. attester, 
témoigner, servir de témoin. 
Men nâ ko sédé, je peux en être 
témoin. 

— s., témoignage. Sédé's 
ngem, témoignage ou aete de 
foi 

— . — , b., témoiri. Sédé na- 
fèha, i'aux témoin. 

SÉDÊM g., petit arbuste du 
pays. 

— s., fruit de oet arbuste. 
SÉDIT, V. Sidit. 

SÉDÔ, v. t. se partager entre 
soi. Sédb' nanu tôl bâ, ils se 
sont partagés le ehamp. 

— b., distribution faite entre 
soi. 

SÉDU, v. réf. prendre sa part 
soi-même. Sédu nâ té nevan- 
gu nu, il a pris sa part avant 
notre arrivée. 

SBF, SÂF, v. n. porter une 
eharge, ne se dit que des bêtes 
de somme. Gélèm gi sef nâ bè 
dis, le ehameau a une eharge 
très lourde. 

— v. t., eharger un animal. 
Mu sef ko mbâm mâ, il le ehar- 
gea sur l'âne. — Au fig. Yalla 
Bây sef nâ Yésu-Krista sunu i 
bakar, Dieu le iPère a mis nos 
péehés sur Jésus-Christ. 

— b., eharge, ânée. 

SEF, SÂF, v. t. mettre a l'en- 
vers. Sef na kavas âm, il a mis 
ses bas 'â l'envers. 

SÉF, v. t. verser un liquide 
dans un mets. 

SEFKAT b., ehargeur. 

SEFLÉ, v. t. aider a eharger. 



Seflé ma sumâ lô, aide-moi â> 
eharger mon boeuf. 

SEFO, v. t. prendre sur soL 
Sunu Musalkât bâ sefô nâ sunu 
i nâvtèf. Notre Sauveur a pris- 
nos erirnes sur soi. 

SEFU, SAFU, v. n., être dans 
les douleurs de l'enfantement. 

SEGA, v. n. se baisser, se 
oourber, s'ineliner. 

— b., inelination. 

SEGA, SEGET, v. t. éeoreer. 
SÉGA m., tigre. Syn. Ténév^ 
SÊGA b., bois que les maho- 
métans mettent sur les tombes. 

— y., eimetière des maho- 
métans. Su gudè, bul dar ti 
ségâ ya, s'il fait nuit, ne passe 
pas près du eimetière. 

SÉGÂ, v. t. filtrer, elarifier. 

— b., ségâsègâ b., filtration. 
SEGAL, v. t. baisser, ineliner. 
SEGASEGÂRAL (né), loe. verb. 

se tenir immobile. Mungé tahav 
filé, né segasegâral, il se tient 
iei droit et immobile. 

iSÉGAY b., filtraiion. 

SEGAY, b., aetion d'ineliner. 

SEGET, V. Sega. 

SÉGUKAY b., filtre, passoir. 

SEH (né), loe. verb. prendre 
une grande poignée. Né seh ti 
malo mi, prendre une grande 
poignée de riz. ( 

SÉH, v. t. mettre dans la 
bouehe. Bul sèh pursâ oz, ne 
mets pas l'aiguille dans ta bou- 
ehe. 

ISEHA, v. n. et t. prendre une 
grande poignée. Seha na malo 
mi et ti malo mi, il a pris une 
grande poignée de riz. 
' — b., grande poignée. 

SÈHA, SEREH g., coq. Sèha 
gu ndav, poulet. Mor sèha, eha- 



SÉH 



— ag3 — 



SEL 



ponner. Sereh, borom-ker, le 
coq, ehef du poulailler. 

SÉIIÂ, v. i. eerner, tenir au 
milieu de soi une personne ou 
une ehose. Sèhâ nâfiu bûr bâ, 
ils ont entouré le roi. Sèhâ nâ- 
nu deka bâ, ils ont oerné le 
vilkge. 

iSEHÂ, v. n. être touffu, épais, 
bien garni. Garap gu sehâ, ar- 
bre touffu. Kavar gu sehâ, ehe- 
velure épaisse. 

SEHÂ m., erinière. 

SÉHAL, v. t. donner a man- 
ger par bouehées, abecquer. 

SEHÂLU, y. t. eommeneer 
â laisser pousser les cheveux. 

SEHANTÉ v. rée, se prendre 
aux cheveux. 

SEHÂTU, v. t. eommeneer a 
laisser pousser les cheveux, en 
parlant des jeunes filles. 

SEHET, V. Sahat. 

SÉIIÈY g., V. kènkéiibu. 

SÈHI, -SAHI, v. t. déelore, ou- 
vrir un passage dans une haie. 

SÈHI, v. t. avaneer la jambe 
en avant. 

SEHO, V. Sehanté. 

SEHSEHOR, V. Sohsohor. 

SEK (né), loe v. être parfait. 
Met nâ sek, ou bien, bê mu né 
sek, e'est très parfait. 

JSEItÂ, v. t. remblayer, eom- 
bler un vide, relever le terrain. 

— b., remblai. Sek'u dèh, 
quai, jetée. 

— y., tombeaux, par exten- 
sion, eimetière. 

SÊKÊK, SÈKÈT s., tumeur 
des glandes parotides, oreillons. 

— v. n. avoir des oreillons. 
SÈKHA, v. t. enfoneer une 

éeharde. Syn. Roda. 

— b., éeharde. 



.SÈKHU, v. réf. s'enfoneer une. 
éeliarde. Syn. Rodu. 

SÉKt, SIKI, SÈKARNI, v. t. 
retirer une éeharde. Sèkarnil' 
ma dèk vilé, retire-moi eette. 
épine. 

SEKIKU, SÈKARNIKU, v. réf. 
se retirer de soi-même. Dèk vi 
sèkiku nâ, l'épine s'est retirée 
d'ello-même. 

SÈKIT b., ee qui reste d'un« 
ehose-dont on a pris une partie, 
(Dériv. de Saka.) 

SEL, v. t. eouper de la viande 
en tranehes très minees. 

— b., tranehes de viande très 
minees/ 

.SÈL, v. t. abriter quelqu'un 
Garap a nô sèl, e'est un arbre 
qui nous abrite. 

SELÂ, v. n. se séparer, se 
diviser en parlant de ehemin. 

SÈLA b., dent eanine. 

— b., eollier naturel autouis. 
du eou de eertains oiseaux. 

SELÂ, v. q. pur, saint, saeré, 
Vâ nu sèlâ na, les saints. Nit ku 
sèlâ lâ, e'est un saint homme. 

SÈLAL, v. t. sanetifier, puri> 
fier. 

iSÈLALAY g., sanetifieation. 

SELALKÂT b., sanetifieateur, 

SÈLAY b., sainteté. 

SÈLBÉ b., ehef des nouveaux 
eireoneis pendant leur séques- 
tration. 

SELEM, SÂLÂM, v. t. laver 
la figure â quelqu'un. Selemal 
sa dôm, lave la figure a ton 
enfant. 

•SÉLÈN s., herbe avee laquelle 
on fait des entourages. Syn, 
Sât. 

SELENTA b., sardine. 

SELGUF g., graminée déeo,. 



SEL 



— 2 g4 



SÉN 



rative dont on mange les grai- 
hes en temps de disette. 

SBLMU, v. réf. se laver la 
■figure. 

SELOM b., paille semblable 
au ehanvre. 

SELU s., veau, bouvillon, gé- 
nisse. Nop'i selô mag bédin âm, 
Uoreille du veau est plus âgée 
que ses eornes. {Prov. Vol.) 

SÊLU, v. réf. s'abriter, se 
réfugier. Tav bê tah nu sèlusi 
ti ron u garap gilé, la pluie a 
fait que nous nous sommes 
abrités sous eet arbre. 

SÈLU b., refuge, abri, retrai- 
te. Syn. Sêlukay. 

SELUKAY b., abri, asile, re- 
fuge. Syn. Sêlu. 

SEMBÂ, v. q. laineux, pelu, 
velu, touffu. Gol bu sembâ, 
bois touffu. Har mu sembâ, 
mouton laineux. Sembâ nga ka- 
var, tu as les cheveux touffus. 

SEMBÂ.SUY b., brouée.. 

SEMBÂTU, V. Sepâtu. 

SEMIN v, .SÉMEN v., haehe, 
eognée. Sémvn u buki, haehe 
ûe l'hyène, tubereule vénéneux, 
eroit-on, â fleurs grandes, de 
eouleur pourpre. 

SEMLAGDÉ b., espèee de 
tortue. 

SEN b., ramas de balayures, 
cloaque oû l'on jette les im- 
mondiees. 

SÈN, adj. poss. leur, leurs. 
Sèn bây, leur père. Sèn i nag, 
leurs boeufs. Sèn vos, le leur. 

SÊN, adj. poss. votre, vos. 
-Sên bây, votre père. Sên i fas. 
vos chevaux. Sen vos, le vôtre. 

SÈN, v. t. apereevoir, déeou- 
vrir avee les yeux, remarquer. 
4). Dekâ lâ sên, té menti lâ 



gan, hi mu don ? R. Pud âb 
nêg D. II te voit le premier 
et ne peut te loger, qu'est-ce? 
R. Le faite de la ease. — b., 
l'aetion d'apereevoir. 

SÊN b., femme que le mari 
hait. 

iSEN b., espèee de bouffon, 
appartenant â la elasse des 
iiéno, qui s'oeeupe aussi de 
eharpenter, de ereuser des pi- 
rogues. 

SENA, SEN (né), V. Senâral. 

iSÈNA, dér. de Sâ, Si, Su. 

SÈNÂ, v. n., suinter, lais- 
ser éehapper de l'eau, eouler. 
Sa nêg sènâ nâ bik, ta ease a 
fait de l'eau eette nuit. Sôv mi 
sènâ nâ mép, tout le lait a 
eoulé, — Au fig. se dit d'un 
seeret qui peree. Sunu vah i 
kéra ga sènâ hât, notre entre- 
tien de I'autre jour a déja 
pereé. 

SÉNAKLU, té.naklu, v. pr., se 
ehauffer au soleil. 

•SÉNAL, v. t. déeeler un se- 
eret. 

iSENDÈN g., eanéfieier du Sé- 
négal. 

SÊNDÊL g., panier. 

SÈNDÈNDÔR, V. Sandandôr. 

SÉNDÉO (né), loe. v., être 
dans un silenee eomplet. 

SENEH, SÂNÂH, v. n., #re 
mangé par les fourmis, les 
vers. Syn. Feneh. 

SENÉN, dér. de Sâ, si, su. 

SENGA, Y. Sanga. 

SENGÈM, v. n., s'appuyer la 
tête entre les deux mains, in- 
eliner la tête en avant étant 
assis ou appuyé. — b., l'aetion 
de s'appuyer la tête de la ma- 
nière susdite. 

SÉNTÂ, v. t., bâtir, fonder, 



5F,$- 



sr:i\ 



fixer, établir. SéMâ ker, dekâ, 
dangu, rêv, mbôlo, établir ou 
fonder une maison, un villa- 
ge, une église, un royaume, 
un€ sooiété. — b., bâtisse, édi- 
fic€, établissement. 

SÈNTU, v. t., regarder de 
tous eôtés, eourir de différents 
eôtés pour voir. 

,SÊNU, v. t., ehereher a aper- 
oevoir, regarder au loin, soup- 
oonner d'avanee, prévoir ; s'at- 
tendre a, espérer voir quel- 
qu'un Senul ti gêt gi, ndém 
dô gis gâl gi nô sênu, regar- 
dez sur la mer, pour voir si 
le bateau que nous attendons 
ne parait pas eneore. Vêr vi 
nu sênu, le mois proehain. 
Sênu von nâ ndogal lilé, 
j'avais prévu ee malheur. — 
b., aetion de déeouvrir au loin, 
prévision, soupoon. 

SÊNU, v. t., ronger un os. 

SÉP. V. S'éb', sébé, harieot. 

SÈP, SÉPÂ g., vétiver. 

SBP (né), loe. verb. se tenir 
droit, debout, être fiehé. Sa 
hêd né nâ sepâ ti sûf, ta lanee 
est fixée droite en terre, — 
planter, fixer. Nèl sèl bi sepa 
filé, élève iei l'éehelle toute 
droite. 

SÉPÂ, dér. de Sâ, Si, Su. 

#EPÂ, v.- t., fieher, planter,. 
faire tenir droit, debout. Sepâ 
nâ suma paka ti garap, j'ai 
fait tenir môn eouteau tout 
droit dans un arbre. Syn Sam- 
pa, né sep. 

SEPÂ DALÈN, SEPA DAR- 
GON, v. t., faire la eulbute. 
Sepâ nânu dalèn, ils ont fait 
la eulbute. 

SÉPALI, v. t., iegarder atten- 
tivement, eonsidérer. 



SEPARAL (ne sepa), loe. y. K 
se tenir droit immobile. 

/SEPATI (sèf), v. t., vei;ser dô. 
nouveau du liquide dans un 
mets. 

SEPÂTU, SEMRÂTU, v. n., 
se baigner par amusement, 
s'amuser dans le bain. 

,SEPÉLU, V. Tépélu. 

SEPÉLU, v. n., être droit, 
en parlant d'un objet fixé en. 
terre ou ailleurs. 

SEPÈN b., enfant sevré, qui 
eommenee a se tenir debout. 

SÉPI, SIPI, v. t., prendre de, 
ôter de. Sépi nânu kènâ ti su-. 
nu diganté, on a retiré queh 
qu'un de notre eompagnie. 

SÉPIKU, v. réf., se retirer- 
d'une assemblée. Bâ nô hulô, 
ma sépiku ndankâ, lorsqu'on. 
se disputait, je me retirai dou- 
eement. 

SÉPSÈP m., petit oiseau de<, 
mer. 

SÈPSÈPI, v. n., tomber 
g.outte a goutte. Syn., tipatépi, 

SEPU, v. pr. ètre fiehé, fixé, 

SEPU, v. n., être sur une. 
hauteur et regarder en bas. 
Gis nd ko mu sepu ti kov ma- 
rad mâ, je l'ai vu regarder du 
Haut de la muraille. — v. t M 
avoir quelque ehose au-des- 
sous de soi, dominer, protéger, 
Sepul sa i dôm., eouvre tes en^ 
fants de ta proteetion. 

SER v., toile, étoffe sortant 
du métier. Bop'u ser, paire de. 
pagnes. 

SÈR, v. n., mouiller, jeter- 
l'anere. Gûl gi sèr na, le ba*.. 
teau a jeté l'anere. 

SERAL, Y. Sédal. 

SERÂT, Y. Sirat. 

SÉRÉ, Y. Sédé. 



SER 



296 — 



SÊT 



SEREH g., V. Séha. 

SEREH, v. 11., tousser pour 
avoir mal avalé quelque ehose. 

SEREH, v... n., tomber dans 
un trou d'un pied seulement. 
Syn. Suruh. 

SEREH (né), loe. verb., tom- 
ber de tout son long. Mu né 
sereh ti sûf, il tomba a terre 
tle tout son long. .Syn. Ne Ne- 
rem. 

SEREK b., erampe. — v. n., 
avoir la erampe. 

SÉRÈR, nom de peuple et 
■de langue. Lak'i sérèr, langue 
sérère. 

SÉRÉTI, v. n., faire jaillir 
le eraehat de la bouehe. — b., 
l'aetion de faire jaillir le era- 
'ehat de la bouehe. 

SERHAL, v. t., semer le mil 
dans un ehamp oû l'on a laissé 
pourrir les herbes au lieu de 
les brûler. — s., mil semé dans 
Un ehatnp dont les herbes ont 
pourri. 

SERIN b., marabout. Serin 
'dârû, maitre d'éeole musul- 
man. 

SÉRO s., eouture. 

SÊRU b., le mouillage. 

SÊRU. v. t. (K), regarder, 
eonsidérer. Syn. Sêt. 

SÉRUÂN, SÉRUÂNU, v. n., 
se vanter, faire parade. Dèfâ sé- 
ruâné parasol âm, il fait para- 
de de son parasol. — , — , b., 
ostentation, vanterie. 

SES b., poisson avee un dard 
a la queue. 

SES, v. n., être arrêté, ap- 
puyé, eontigu, aeeosté, solide, 
arriver a son terme, être en 
sûreté. Gâl gi ses nâ ti vâh bi, 
le bateau est aeeosté au pont. 
Barik bi ses na, la barrique est 



en plaee. Had bu sesal du bârv, 
le ehien n'aboie pas s'il n'est 
en sûreté. (Prov. Vol.) — , v. t. 
appuyer, ealer, soutenir. Din 
yê ses nêg bi, ee sont les pieux 
qui soutiennent la ease. Sesal 
buntâ bi, fixe la porte. — b., 
appui, eale, soutien. Dangu 
katolik vêrukay ak ses i d&ga 
la, l'Eglise catholique est la 00- 
lonne et le soutien de la vérité. 
SESAL, v. t. mettre une eho- 
se eontre une autre, Sesâl nânu 
hêr yi ti marad mi, ils ont mis 
les pierres eontre le mur. 

— b., appui, support. 
,SESANTÉ, SESO, v. t. être 

rapproehé réciproquement, ap- 
puyé l'un eontre l'autre. Sunu 
i ker dé nô sesanté, ou bien 
sesô, nos maisons se touehent. 

SESAY b., aetion d'appuyer, 
de soutenir. 

SESLÔ, v. t. faire en sorte 
qu'une ehose soit appuyée, faire 
mettre une eale. Seslôl ndap li, 
fais ealer 011 eale toi-même la 
ealebasse. 

SESU, v. pr. se soutenir, s'ap- 
puyer, être soutenu. Sesul, legi 
nga dânu, appuie-toi, tu vas 
tomber. 

— b., proteetion. 

SET b., petit-fils, petite-fille. 

— y., postérité, deseendipt. 
SÈT b., hampe. Sèt u hêd, 

hampe de la lanee. 

SÈT, v. q. propre, net, pur, 
oorreet, serein, innoeent. Sèt 
vét, être très pur. Sèt vèlès, 
très propre. Ber sètangul, le 
jour n'est pas enoore serein, 
e'est-â-dire il ne fait pas en- 
eore jour. Ber bu sèt, chaque 
jour. 

SÊT, v. t. regarder, voir, eon- 



SET 



— 297 



SEY 



sidérer, inspeeter, envisager, 
veiller sur. 

SÈT, v. n. eélébrer des noees. 

SET, v., pagne neuf et blane. 

iSET (né) loe. v., êtrs indiffé- 
rent a, se soueier peu de. 

SETA g., panier. 

'SETÂ, v. q. être sans saveur, 
insipide, fade. Dèn vilé dèfa 
seta, ee poisson est fade. 

SÈTAL v. t., rondre propre. 

SÊTAL, v. t. regarder, voir, 
eonsidérer pour quelqu'un. Sê- 
ttl ma sumâ gétâ gi, veillez 
pour moi sur mon troupeau. 

SÊTALÂN, v. t., faire métier 
de voir, d'examiner pour les 
autres. Dèf'â doh di sêtalân <ti 
dekâ bi, il fait au village le mé- 
tier d'observateur et de rappor- 
teur. 

SÊTALÂNKAT b., eelui qui 
fait le métier d'observer et de 
rapporter. 

SETALAY b., purifieation. 

SÊTÂN, v. t., assister a une 
lutte. a un speetaele. 

SETÂN b., arrière petit-fils, 
arrière petite-fille. 

SÊTÂ.NKAT b., speetateur. 

SÈTAY b., pureté, netteté, 
propreté. Sètay u Jiol, pureté 
de eoeur. 

iSÊTI, v. t. aller voir, aller vi- 
s#er quelqu'un. Sêti nâ darak 
bâ, je suis allé visiter le malade. 

SETIN, b., regard, manière 
de regarder, eoup d'eeil. 

SÊTLU, v. t. faire regarder 
une ehose pour soi, examiner, 
observer, seruter, épier, explo- 
rer, vérifier, éprouver, tenter. 
Begâ nâ sêtlu sumâ ker, je velix 
faire examiner ma maison. Sêtlu 
nâ nit kilé bè ham dikô'm, j'ai 
observé eet bomme, de manière 



a eonnaitre sa eonduite. Dâ ma 
ko denkâ hâlis ndah sêtlu ko, 
je lui ai eonfié de l'argent pour 
l'éprouver. 

— b., examen, observation, 
vigilanee, prudenee, épreuve, 
revue, tentation.. 

SETLUKAT b., observateur, 
tentateur. 

SETSETÂT y., deseendants. 

SÊTSI, v. t. venir voir, venir 
faire une visite. Yov lâ sêtsi vôn, 
e'est vous que je suis venu voir. 

SÈTU, v. réf. se voir, se re- 
garder dans un miroir. 

— b., miroir, glaoe. 
SÉULU g., arbre â gousses 

pendantes eomme eelles des 
strophantus et â fleurs blanehes 
nombreuses. 

SÈY, v. q. minee, délié, petit, 
fin, subtil, peu important. Sèv 
nga ti lôl, vous avez peu de 
poids lri-derlans. Bu sèv, fine- 
ment/ 

SÉVAL, v. t. amineir, rendre 
délié, petit. 

SÈVAY b., ténuité, petitosse. 

SÉVÈT, v. n. eesser de pleu- 
voir. Su tav bi sévèté, si la pluie 
eesse. 

SÈVLÉ v. t. avoir des ehoses 
minees. Mâ la gen a sèvlé ha- 
lima, j'ai une plume plus minee 
que toi. 

SEY, v. n. se marier. Bul séy 
ak môm, ne te marie pas avee 
lui. Mat a séy, nubile. 

— b., mariage. Taka séy, se 
marier. Séy yôn'Yalla, mariage 
légitime. Séy u nobé, eoneubi- 
nage. Dur i séy, dot. 

iSÊY, v. n. être dissous dans 
un liquide, se fondre, se dis- 
soudre. Horom sâ'ngê sêy ti 



SÊY 



!9 8 — 



SIF 



ndoh mi, le sel se dissout dans 
Peau.. 

6ÊYAL, v, t. dissoudre, faire 
fondre. Ndoh du sêyal hêr, l'eau 
ne dissout pas la pierre. Sêyal 
ko ti sa gémén, fais-le fondre 
dans ta bouehe. 

SÉYAL, v. . ètre marié â. 
Digèn u Samba lâ séyal, e'est 
â la sosur de Samba que je suis 
marié. 

SÉYÂN, v. n., se dit d'une 
femme qui s'en va dans un au- 
tre pays pour y trouver un 
niarii 

SÉYAT, v. n. se remarier. 

SÈYLO v. t., marier, faire se 
rnarier. 

SÉYT, SÊT b., épouse, fian- 
eée, jeune mariée. Borom-séyt, 
époux. 

SÉYTÂNÉ s., satan, démon, 
diable. Dôm i séytâné, eanaille. 
Yef i sèyt'âné, diablerie, eainail- 
lerie. Séytâné ! diable ! Séytdrié 
am na, e'est une diablerie, e'est 
â n'y rien eomprendrè. — Mal- 
heur, i'nfortune, Ku la yobé 
séytâné silé, qui t'a eausé ee 
malheur. 

ISI. adj. déf. et rel. V. Sâ, Si, 
Su. 

SI; adv. (L) pour Ti. 

SI, suff. qui, ajouté â un 
verbe, exprime l'idée de venir 
faire. Dèl, prendre, delsi, venir 
prendre. II signifie aussi, sur- 
tout ajouté â un verbe quali- 
fieatif, devenir. Bâh, être bon, 
bâhsi, devenir bon.. 

SI, adj. dimihutif ; il se plaee 
avant le nom. Si ndoh, un peu 
d'eau, le peu d'eau. 

SIB, v. t. liai'r, abborrer, dé- 
tester, exécrer. Mat a sib, dé- 
testable. Dov a sib, odieux. 



— b.. haine, aversion. 
SIBAH m., hydromel, boisson: 

faite avee du m'il fermenté. 

SIBÂT, v. t., abliorrer. 

SIBÈL b., homme qu'on 
abhorre et exècre. Sumâ sibèl 
lu, e'est mon ennemi. 

— , nfibèl 1., haine, détesta- 
tion. 

SIBI s., rondier. Syn. Ron. 

SIBIR, adv. après-demain, 
Sô votavulé, eleg ak sibir. mu 
dapa la, si tu ne prends garde, 
il te prendra un jour ou l'au- 
tre. 

SIBIRAT, adv. après deux 
jours. Génav sibirât, après trois 
jours. 

iSIBIRU, v. n. ètre intermit- 
tent, périodique, Syn. Bésu. 

— d., intermittenee, périodi- 
eité. 

SIBIRULO, v. t. donner la 
fièvre mtermithentè. 

SIBLU, v. t. se i'aire hair. Me- 
tûl â yererri, ndé mô di siblu 
.bô'p'am, il n'est pas digne de 
pitié, ear il se i'ait ha'ir lui- 
mème. 

SIBUTU b., sorte de migrai- 
ne périodique qu'on ressent 
surtoût le matin et le soir. 

SIDIT, SÉDIT s., artère, vei- 
ne. Sidit u buki, erampe. Syn. 
Op'um mbûm. 

SIDOR g., V. Ndumburliat. 

SlF, y. t., envahir, se préei- 
piter en foule sur un pays, un 
village. Syn. Ndangal. 

SIFANTÉ, v. t. s'envahir mu- 
tuellement. Nur i dekâ yilé si- 
fanté niinu, ees deux villages se 
sont pillés l'un l'autre. 

SIFÈT, terme de renforee- 
ment. Mariâma la Yalla sépi si- 
fèt ti digèn yi, e'est Marie, oui 






SIF 



399 



SIM 



e'est Marie que Dieu a ehoisie 
parmi les femmes. 

SlFO, v. t. envahir a qui 
mieux mieux, se disputer au 
pillage. 

SlFSIF b., envahissement, 
brigandage. 

SIGA b., poulie au métier 
de tisserand. 

SIGI, v. n. se redresser, Dér. 
de Sega. 

SIGIL, v. t. faire a quelqu'un 
des eompliments de eondo- 
léanbe. Sigil sa bây, sa dôm, 
après la mort d'un père, d'un 
fils. Sigil sa gâl, après la perte 
d'un bateau. Au pl. Sigil l'èn, 
On répond : sigil sa vala, sigil 
lên, sên vala. Syn. Dâv. 

'SIGILÔ, v. t., faire se redres- 
ser, faire relever la ète. 

SIH b., marabout très versé 
dans le eoran. 

SlH, v. n. être pair, avoir 
deux jumeaux. Bik dabar i 
Dèmba dèfâ sih', hier soir la 
femme de Demba a eu deux 
jumeaux. 

— b., jumeau, pair. 

SIH, v. n. se défâeher, se 
ealmer. Bayi ko bè mèr âm 
sih, laisse-le jusqu'â ee que 
sa eolère soit ealmée. 

SlHAL, v. t. défâeher, apai- 
f,er. Sihalal sa mèr, apaise ta 
eolère. 

SIHLU, v. t. abhorrer, avoir 
en aversion, avoir de la répu- 
gnanee. 

— g., aversion, répugnanee, 
antipathie. 

SlK s., anguille, poisson. 

SIKA, être fâehé eontre, sa- 
voir mauvais gré. Bul ma sikâ, 
dâ ma la dotul on â sêtsi, ne 
m'en veuille pas, je n'ai pas 



pu vous visiter. Lu mât â sikâ, 
digne de reproehe. Syn. Némé- 
ku. 

— b., faute, taehe, souillure. 
Ndav silé amul sènâ sikâ, on 
ne peut rien reproeher â eette 
fille. 

SIKÈL b., eelui qui reproehe 
â un autre de l'avoir offensé. 
Baré'nga sikèl, plusieurs vous 
font des reproehes. 

SIKÉT b., boue. 

SIKI, V. Sèki. 

SIKIM b., menton, barbe. 
Borom-sikim, homme barbu. Fu 
sikim dem, sênu a ko fâ yobu, 
011 le menton se dirige, le re- 
gard l'y porte. Sunu i sikim 
lakando nânu, nous sommes 
dans la même gêne, m.-a.-m. 
nos barbes ont été brûlées en- 
semble' (Prov. Yol.). 

SIKÔR b., genette,mangouste. 

SIL v., (L) ami. — Pièoe d'or. 

'SILA b., espèee ue ca!e!)asse. 

SILAMI, V. Samar. 

SILIMBAH, V. Soltmbah. 

SILINKA s.; espèee de pois- 
son. 

SILMAHA, SILIMAHA, v. q. 
être aveugle. 

— b., homme aveugle. D. 
Lu silmaha gen di begâ? R. Nâr 
i bet. D. Qu'est-ce que l'aveu- 
gle désire de plus? R, Deux 
yeux. (Enig. Vol.) Syn. Gumba. 

SILMAHALO, v. t. aveugler, 
rendre aveugle. 

SILMAHAY b., eéeité, aveu- 
glement. 

SILO', SIRO s.,couIeur. Silô'm 
dèfa nûl, sa eouleur est noire. 

SlM, v. t. tremper le eous- 
eous ou autre etiose semblable. 

— b., le eouseous trempé. 
SlMAL, v. t. tremper pour. 



SIM 



3oo — 



SIS 



Nâ nga simal sa bây, trempe 
le eouseous pour ton p'ère. 

SIMALI, v. t., aller tremper. 

SIMBAK g., arbre très vert 
ayant de grosses graines ren- 
fermées dans un fruit arrondi. 

SIMILÂ'K SÂLA, loe. adv. en 
un elin d'oeil, aussitôt. Syn. 
Hèf ak hipi. 

SIMPI, v. t. arraeher, enle- 
ver, dépl.anter. 

SIN, v. n. montrer les dents, 
les geneives. — Au fig. être 
espaeé. Sa sahèt vi sin nâ lôl, 
les bâtons de ton entourage 
sont trop espaeés. Sa mbinda 
mi sifi na, ton éeriture est 
trop espaeée. 
- SINAKLU, Y. Ténaklu. 

SlNÂRA s., (L) dame du 
pays, dame. Sinâra su ndav, 
jeune demoiselle. 

SINDAH b., lézard. Fu sin- 

dah yabé ndobin, garap a fa 

dégèil, lâ ou le lézard se mo- 

que du dinden sauvage, il y a 

• un arbre â eôté. (Prov. Yol.) 

SINDONÉ 1., partie sud de 
l'ile Saint-Louis (Sénégal.) 

SING g., bel arbre remarqua- 
ble pas ses branehes réunies 
en forme de parasol. 

SINGAL b., (An) aissante. 

— v. t. eouvrir en aissantes. 
Singalal len ma sumâ ker, eou- 
vrez m'a maison en aissantes. 

* SINGSING b., tamis vieux et 
gâté. 

— v., biehe rouge a eornes 
lisses, pointues et jolies. 

SlNl b., homme du Kayor ou 
du Baol. 

•SINISINI g., vernonia a odeur 
agréable. 
SINSIN b., habitant du Sine. 

SIPÂ, y. t., aeheter du lait. 



SIPÂ (né) loe. v., s'enivrer. 

SIPÂKÂT b., aeheteur de lait. 

SIPAKU TI, v.n.,ètre exempt. 

SIPÂSIPÂ b., eanere, erevette. 
éerevissê 

SIPASIPARAL, y. n., être 
eomplètement ivre. 

SIPI, v. n. aller aeheter du 
lait. Sipiu-la sôv ? n'es-tu pas 
allé aeheter du lait? 

SIPI, v. t. retirer, ôter, sé- 
questrer. 

SIPONû b., espèee de poisson. 

SIPTAHU, v. n. falsifier, frau- 
der les marehandises, tromper 
au jeu. 

— b.. trieherie, fraude. 
SIPTAHUKÂT b., trieheur. 
SIPU, v. p. vendre du lait. 

Sipu nâ, j'ai vendu mon lait. 

SIRABANKANA, SIRALANKA- 
NA d., grand fusil. 

SIRÂT, SERÂT s., pont sur 
lequel les mahométans préten- 
de.ii que les hommes devront. 
passer pour aller au eiel. 

8IR0, V. SUo. 

SIRÔ v., grimoire, livre de 
soreelleries des marabouts. Syn 
Dabarân. 

SlRU s., ehat sauvage. 

.SIS, v. t. ôtre misanthrope, 
insoeiable, inalveillant, regar- 
der quelqu'ua de mauvais oeil. 
Dèf mâ sis, il ne peut {>as j^e 
souffrir avee lui.. 

— b., insoeiabilité, ap J ipathie. 
SlS b., tendon du pied. 
SISAL, v. t. agaeer, exciter 

un ehien eontre quelqu'un. 

SISATÉ, v. t. être' égoiste a 
l'égard de tout le monde. 

— b., égoi'sme. 
SlSKÂT b., misanthrope. 
iSISLO, v. t. rendre quelqu'un 

mavleillant. 



SIT 



— 3oi 



SOF 



SlT, v. n. tomber goutte a 
goutte, suinter, dégoutter petit 
â petit. 

SITAL, v. t. égoutter, faire 
tomber goutte â goutte. 

SITÂTU, v. t. ehereher les 
reste-s de bouteiUe pour les 
boire. 

SITI s., d., espèee de maladie 
vénérienne. 

SITIKONG b., grisgris renfer- 
mant des poils. 

SIV, v. q., etre publie, eon- 
nu. Bu siv, publiquement. Té- 
ranga gu siv, honneur publie. 

SIVAL, v. t. divulguer, pu- 
blier, eélébrer quelqu'un. Si- 
val nanu dana bâ darri bûr bâ 
tâ haré ba, on a eélébr' le fa- 
meux tireur qui a blessé le 
roi â la guerre. 

— b., publieation, divulga- 
tion, eélébration. 

Sô, eonir. pour su nga. Sô 
vahé, nu dom la, si tu parles, 
■on te blessera. 

SO, v. n. se eoueher en par- 
Iant du soleil. Bu danta bâ.soé, 
après le eoueher du sôleil. 

SOB, g., arbre très élevé a 
éeoree fendillée, â rameaux très 
longs et portant des fruits jau- 
nes ressemblant â des prunes. 
Syn. Ninkon. Sob ug nat, plante 
a*f'ruits nombreux, rougeâtres 

SOB, v. q. être remuant, ar- 
rogant, désobéissant, irrespee- 
tueux. Halèl bu sob kèn begu 
ko, un enfant désobéissant, per- 
sonne ne le veut. 

SÔB, v. n. ne s'emploie qu'a- 
vee Yalla. Ndètn sôb nâ Yalla, 
•s'il plait â Dieii. Su YaJla, sôbé, 
si Dieu le veut. 

SOB, v. t. jeter ou mettre 
une ehose dans un eontenant. 



Sôbal nuj/o m,i ti ntin li, mets 
le riz elans la marmite. 

SOBANTÉ, v. t. se jeter l'un 
et l'autre dans la mer. 

— b., jeu dans lequel on 
se jette mutuellement dans la 
mer. 

SOBÉ, v. q., être immonde, 
impur, impudique, vil. Nhèl 
uni sobé, esprit impur. 

— b., impureté, impudieité, 
ordure, aetion ou parole dés- 
honnète. 

— y., immondiees, dépôt 
d'immondiees. 

SOBLÉ s., oignon, éehalote 
eiboule. 

SOBOR s., étrivière. Syn^ 
Dèné. 

SOBTÊ b., ondée. 

SOBU, v. réf. se jeter soi-mê- 
me dans la mer. 

— b., aetion de se jeter â la 
mer. 

SOD, v. n. être enrhumé. 

— m., rhume, eatarrhe. Sod 
u bakan. rhume de eerveau. 

SODLO, v. t. enrhumer. Ngé- 
Jav Je ma sodJô, e'est le vent 
qui m'a enrhumé. 

SODOH, V. Soroh. 

SÔF, v. q. fade, fastidieux, 
insipide, ennuyeux. Dèn viié sôf 
nâ, ee poisson est fade. Voy i 
gévèJ. bi sôf nâ ma JôJ, le ehant 
du griot m'ennuie beaueoup. 
Surna yaram dèfâ sôf tèy, je 
suis indisposé aujourd'hui. 

SOF, v. t. joindre, unir, mor- 
taiser. 

SÔFAL, v. t. rendre en- 
nuyeux. Dèfâ sôfaJ suna nvbô- 
tay, il rend notre soeiété en- 
nuyeuse. 

:$OFALÉ, v. t. faire joindre, 
l'aire souder. 



SOF 



3o; 



SOH 



SOFAN, SOFANÉ, v. t., tra- 
vailler la paille d'une faeon 
partieulière. 

SOFAY b., fadeur, répu- 
gnanee. 

SOFLF, v. t. avoir' en soi 
quelque ehose qui ennuie les 
autres, caqueter, être ennuyeux, 
insipide. 

— g., ennui, caquet. Sa sôflé 
gi safa ma, ton caquet m'en- 
nuie. 

SÔFLO, v. t. ineommoder, 
gêner. Sèdâ bi dèfâ sôflô sumâ 
yaram, . le froid m'ineommode. 

SOG, v. e. se mettre â., eom- 
meneer â. Lèkal dêg, sog â 
dèm, mange d'abord et ne pars 
qu'après. Mangi sog â nev, je 
viens d'arriver. 

SOH, v. n. ètre' ehargé en 
parlant d'armes â feu. Mbar sa 
fètal soh nâ? ton fusil est-il 
ehargé? 

— v. t. eharger une arme â 
feu. Soh fétal, eharger un fusil. 

— b., eharge. Soh u dôm, 
eharge de poudre, ooup de 
fusil. Nâkâ lâ soh bâ dip, nit 
iiâ tas, dès que le eoup de 
fusil fut parti, les hommes se 
dispersèrent. 

SOH, v. q. être boiteux, boi- 
ter, eloeher. 

■ — b., aetion de boiter, elau- 
dieation. 

SOHA, v. t. battre le grain, 
ôter le son, piler Ie mil pour 
la première fois. 

SOHAL, v. I., intéresser, im- 
porter. Lu ma tâ sohal ? que 
m'importe? Sohal nâ ko, je 
l'intéresse. Syn. Begal. 

SOHALÉ, SOHLÉ, v. t. avoir 
en soi quelque ehose qui inté- 
resse. Sa raka sohié nâ ti bdt 



âm, ton frère plait par sa eon- 
versation. 

,SOHI, v. t. déeharger un fu- 
sil en tirant, ou en retirant la 
eharge. 

SOHKÂT b., boiteuv. 

SOHLA, v. t. avoir besoin. Lô' 
sohla? De quoi as-tu besoin?- 
Sohla na dèm Ber, j'ai besoin 
d'aller â Gorée. 

— s., besoin, affaire, néees- 
sité. Borom-sohla, homme d'af- 
faire. Halèl amul sohla, un en- 
fant n'a pas d'affaires. Sohla su 
amul bopâ, eapriee. Lôlu du 
fad sohla, eela est peu de ehose. 

SOHLÈ, v. t. avoir des affai- 
res, des besoins. Sohléu-ma da- 
râ, je n'ai besoin de rien. 

SOHLO, faire boiter, rendre 
boiteuv. 

SOHMAT, SAHMAT s., sel 
de euisine. Syn. Horom. 

SOHMAT U GÊT, liane qui 
s'enlaee aux buissons en pro- 
duisant des baies rouges a la 
maturité. II est diffieile d'en 
trouver la raeine et Ie bout, 
d'oû son autre nom de k'amut 
bopâ (qui n'a pas de tête, de 
bout.) 

SOHNA s., femme de mara- 
bout, qui fait le salam avee lui. 

SOHONU, v. réf. se eouel^r 
ou se eourber, la tête appuyée 
sur le eoude. 

SOHOR, v. q. être méehant, 
mauvais, dur, inhumain, bru- 
tal, eruel, tyrannique, féroee, 
rude, très sévère. Sohor sohor 
bènâ la, méehaneeté vaut mé- 
ehaneeté. (Prov. Vol.) 

— b.. homme méehant, eruel. 
SOHORÉ, v. t. être méehant 

avee quelqu'un. Lu tah nga di 



SOH 



3o3 



SON 



ma sohoré? pourquoi es-tu si 
méehant avee moi? 

SOHSOH b., ilèr a manehe 
•eourt. 

SOHSOHOR b., ehâtaigne de 
mer. 

SOHSOHORTU, v. t. eueillir 
•des ehâtaignes de mer. 

SOL, v. t. verser dfins un eon- 
lenant a ouverture étroite, se 
revêtir, porter, mettre sur soi. 
Solal riah ti saku bi, mets de la 
paille dans le sae. Soi'bin, met- 
tre du vin en bouteilles. Sol 
mbahané, i kavas, dâru, mettre 
un bonnet, des bas, un anneau. 
Sol i nopa, remplir les oreilles, 
<c'est-a-dire surexciter le monde. 

SÔL b., pilier. 
- SOLAL, v. t. revêtir que]qu'un 
d'un habit, ou remplir quel- 
que ehose pour quelqu'un. 

SOLÂM b., ehaume, paille 
ressemblant au ehanvre. 

SOLAY g. V. Felerlay. 
SOLIMBAH, SILIMBAH, (L) 
espèee de flûte.. 

— , — , v. n. jouer de la flûte. 

SOLO s., elnrge, fonetion, 
nouvelle, objet. Baré'solo, liom- 
me qui se mêlè de tout. Borom 
solo, aventurier. Ku fi indi solo 
silé ? qui a apporté iei eette 
nouvelle? Naka solo, manquer 
d'JÉnergie et de vie. Solo'yonet, 
prophétie, fonetion de pro- 
phète. Solo's mbegèl, objet de 
la volonté. 

60LOM s., tuyau. Soloin u 
genâ, tuyau d'une pipe. 

iSOLOM g., arbre â fruits ar- 
ronis, noirs, veloutés, remplis 
d'une pulpe aeidulée. 

SOLU, v. p. être entré dedans. 
Vèn solu na U sumâ nopâ, un 



moueheron est entré dans mon 
oreille. Syn. Dugâ. 

SOLUKAY b., entonnoir. 

SOM, V. Gambâ. 

SOMÂ g., fllière de verroterie 
autouir des reins. 

SOMÂ, v. t. frapper, donner 
la verge a un enfant, ehasser. 
Somâ nâ ko, je l'âi frappé. 
Somn ko, pousse-le dehors. 

SOMONDAY, SAMANDAY, v, 
n. sembler être. Dâ nga ma 
samanday bûr i Brahha, tu me 
sembles être le roi des Braknas. 

iSOMP b., verrue. 

SOMPA, v. t. eslimér peu. 

SOMPAL, v. t. donner une 
prise. 

SOMPÂT v., espèee de earpe. 

vSOMU, v. réf. aller soi-même 
dehors. 

SOMU, v. t., se mettre une 
eeinture de verroterie autour 
des reins. 

SÔN, v. n., être jaunâtre. 

SÔN m., (L) péliean. 

SÔN g., b., arbre et fruit 
du pays. Syn. Hel. 

SONÂ, v. t., souffrir, endurer, 
pâtir, être infortuné. 

(SONÂ, v. t. tisonner, briser 
ee qui est â demi brûlé pour 
aetiver le feu. SonaJ matâ mi 
ti safara si, brise les bûehes â 
demi brûlées. 

iSONÂ, v. t. (L) donner des 
eoups .a quelqu'un; 

SONAL, SONALÉ, v. t. faire 
souffrir, tourmenter, perséeuter- 
molester, affliger, peiner, vexer. 
Sonal yaram, se mortifier. v So- 
nalé nga, tu es ennuyeux. 

— , v. t. so.uffrir pour quel- 
qu'un. Suma i dôm lâ di sô- 
nal, e'est pbur mes enfants que 
je travaille. 



SON 



3o4 



SOP 



SONALANDO, y. t. faire souf- 
frir en même temps. 

SONALANTÉ, v. t., se faire 
souffrir mutuellement. 

SONALKAT b., perséeuteur, 
bourréftu. 

SONDÂN, v. t. eommeneer â 
faire une ehose neuve. Sondân 
gâl, tôl, eommeneer â eons- 
truire un navire, défrieher un 
ehamp. 

— b., terre en friehe qu'on 
eommenee â défrieher. 

SONÉ, v. t. abandonner une 
entreprise. 

SONGÂ, v. t. attaquer, assail- 
lir, s'élaneer sur, tomber sur 
quelqu'un. Gaèndé gâ songâ na 
rebâ bâ, le lion sauta sur le 
ehasseur. 

— b., attaque, assaut. 
SONGAKÂT b., agresseur, as- 

saillant. 

SONGÂT, v. t. attaquer â plu- 
sieurs reprises. 

— b., attaque répétée, fré- 
quente. 

SONGAY b., paquet de pa- 
niers, de ealebasses ou d'autres 
objets semblables plaeés les uns 
dans les autres. 

SONGO, iSONGANTÉ, v. t., s'at- 
taquer mutuellement. Nâr i be- 
rékât ya songô nâfiu, nêpâ di 
lèn sêtan, les deux lutteurs 
sautèrent l'un sur l'autre, et 
tous les regardèrent. 

— b., attaque mutuelle. 
SONGON (dê — ) expression 

très forte pour désigner la 
mort personnifiée. 

iSONGUF, SUNGUF s., ver de 
guinée. Songuf-bir, toenia. 

SONKA b., jone, ehalumeau. 
Et u sonka, eanne en jone. 



SONKADÉRI s., poehe sur le 
devant des rnbuba. Syn. Diba. 

;SONKAY b., (L) tirebou- 
elion. 

SONU, v. rèf. s'aeeouder 
étani eouehé. 

SOP g., Y. Sob g. 

SOPA, v. t. aimer, affeetion- 
ner. Sopâ bûr âyul, vandé bûr 
bu la sop'a ko gen, aimer le 
roi n'est pas mauvais, mais 
être aimé du roi vaut eneore 
mieuv (Prov. Yol.) Sopa dan- 
ga, être studieuv. Ku nu sopâ^ 
eiier, aimé. Sopâ banèh ou 
mbeh, aimer les plaisirs, être 
sensuel. 

SOPALI, SOPI, SUPALI, SU- 
PI, v. t., ehanger, transfor- 
mer, varier, retourner, virer,. 
travestir. Sopalil sa kavas, re- 
tourne tes bas. Sopalil sa diko y 
ehange ta eonduite. 

SOPALIANTÉ, v. rée, inter- 
vertir, éehanger. Yâ nu sopa- 
lianté sumbô'k dugup, éehan- 
geons du tabae eontre du rriil. 

SOPALIKU, SOPIKU, SUPA- 
LIKU, SUPIKU, v. réf. se ehan- 
ger, se transformer, se eonver- 
tir, se déguiser, muer, pâlir,, 
être ineonstant, ehangeant. 
Pend'i sûf si sopaliku nli i gu- 
nûr ak i vèn, la poussière se- 
transforma en inseetes et *èn 
mouehes. Dèfâ sopaliku niki 
kakaiar, il ehange eomme le 
eaméléon. Sopalikul fi man, 
lourne-toi vers moi. 

SOPÂLÔ, v. t., faire aimer. 

SOPANDIKU, v. n., eommer- 
eer par éehange, Jjroeanter, 
trafiquer. Ndobôt dèfâ sopandi- 
ku, le ehef de famille s'oeeupe 
de eommeroe. Syn. Dayain^ 



SOP 



3o5 — 



sos 



Dulatu. — b., eommeroe, né- 
gooe. 

SOPANDIKUKAT b., mar- 
ehand, eommereant. 

SOPANDO, v. t., aimer en- 
semble. 

SOPANTÉ, v. t., s'entr'ai- 
mer. Nâ ngen sopanté, aimez- 
vous les uns les autres. 

iSOPÈL b., ami, amitié, af- 
feetion, amour. 

SOPI, SOPIKU, V. Sopali, 
Sopalikit. 

SOPIS b., rétention d'urine, 
mal de gravelle. — v. n., souf- 
frir de la pierre. 

SOPITÉ, SUPITÉ b., ehange- 
ment. 

SÔR, v. n., s'élever peu a 
peu, paraitre, se montrer. Sûl 
nkèr du ko térê sôr, ensevelir 
l'ombre ne l'empêehe pas de 
s'élever et de paraitre. Tabah 
mi, ber bu sèt lâ sôr, la bâtis- 
se s'élève tous les jours. Van 
ga'nge sôr bu gâv, la fourmi- 
lière s'êlève rapidement. 

SÔR b., (F) religieuse, soeur. 

SOR v., bande d'étoffe fabri- 
quée dans le pays. 

SORANS, SORÂS b., (F) 
orange. 

SORAT v., strophantus a 
gousses longues et pendantes 
et beaueoup de fleurs blanehes 
en eyme d'un bel effet. 

SORÉ, SORÉY, v. n., être 
loin, éloigné, éearté, long en 
parlant d'un ehemin. Bu so- 
réy, loin. Bu soréy-a-soréy, très 
loin. Fu soréy, au loin. Soréy 
nâ la, je me suis éloigné de 
toi. — b., éloignement. 

iSORÉYAL, v. t., éloigner. 
Soréyalal vadan vi, éloigne 
eette jument. 



SORÉYÂLÉ, v. n., être un 
peu loin. Sa tôl soréyâlé nâ x 
ton ehamp est un peu loin. 

SORÉYÂTÉ, v. rée. être dis- 
tant l'un de l'autre. Ndar ak 
B'ér <soréâté nânu. S. Louis et 
Gorée sont éloignés l'un de 
l'autre. Syn. Soréyô. 

SORÉYAY b., longueur du 
ehemin, distanee. 

SORÉYLÔ, v. t., faire élol, 
gner quelqu'un. Soréylô nga 
ko ? l'as-tu fait s'éloigner ? 

iSORÉYÔ, v. rée, etre dis, 
tant l'un de l'autre. Syn. So- 
réyâté. — Soreyâté b., distanee 
mutuelle. 

SOROH, SODOH, v. n., ava- 
ler de travers. 

SORSÔR g., palme, branehe 
de palmier nain. 

SOS. v. t., eommeneer, fon- 
der, former, produire, intro- 
duire, eréer, peupler, oeeasion- 
ner. Ku sos sên gétâ ? qui a 
eommeneé votre troupeau ? 
Sos y.ôn i kértèn, introduire la 
,religion des ehrétiens. Ay vi, 
yâ ko sos, e'est toi qui a eausé 
ee malheur. — Dire ee qui 
n'est pas, inventer. Kan a fi 
sos né tod nanu Sin ? qui est- 
ee qui a inventé par iei que le 
Sine est détruit ? — v., inven- 
ter, ealomnier. — b., pure in- 
vention, ealomnie. 

SOS, v. t., tremper, mettre 
dans un liquide. Syn. Hôp. 

/SOSAL, v. t., ealomnier, in- 
venter eontre quelqu'un. Bu 
lèn sosal sên morom, ne ea* 
lomniez pas votre proehain. — 
b., aetion de ealomnier, ea- 
lomnie. 

, SÔSALÉ, SÔSULÉ, dér. de 
Sa, Si, Su. 



sos 



— 3o6 — 



SOT 



SOSALKÂT b., ealomniateur. 

SOSKÂT b., auteur, inven- 
'teur de faussetés. 

SÔSÔ b., exercioe, eourse 
militaire. 

SOSU, v. p., être eommeneé, 
formé, eréé. Bâ adunâ sosôn- 
gulé, avant l'origine du mon- 
tle. Gèlvar yâ, Gabu tâ ilu so- 
sô, les Gélvars sont originaires 
du Gabu. — b., formation, 
eoneeption. Sosu'Dangu bâ, 
l'origine de l'Eglise. Sosu'm 
Hêk bu sèlâ bâ sèt nâ ti bakar 
bu mu men â don, la eoneep- 
tion de la Sainte Vierge est 
pure de tout pêehé. 

SÔT v., saumon. 

SOT, v. t. prendre parti 
'oontre quelqu'un. Sot na ma, 
il a pris parti eontre moi. — 
1., l'aetion de prendre parti 
oontre quelqu'un. 

SOTÂ, loe. super. Rav nâ sat, 
11 s'est évadé prestement. 

SOTÂ, v. t., polir, dérouil- 
ler, fourbir, nettoyer, rineer. 
Sotâ fétèt, fourbir un fusil. So- 
j.â nêg, nettoyer une maison. 
■ — 'b., nettoyage, polissage. 

SOTAL, v. t., prendre le par- 
ti de quelqu'un. Sotal nga 
kô'm ? as-tu pris son parti ? 

SOTAL SOTALI, v. t., finir, 
terminer, aehever, aeeomplir, 
oesser. Bè sotal, entièrement, 
eomplètement. Bindâ nô bè 

sotal, j'ai fini d'éerire. Ele- 
Ver, éduquer. Mâ ko sotal, e'est 
moi qui l'ai élevé. 

SOTAL, v. t., prendre un pe- 
Ut enfant entre les jambes 
pour qu'il fasse ses besoins na- 
tuiels. 

SOTANDIKU, v. t., transv.v 
Ser, eopier. Sotandikul mbindu 



milé ti bènèn kait, eopie eet 
éerit dans un autre eahier. — 
b., eopie, aetion de eopier. 

SOTANDIKUKÂT b., eopiste. 

SOTÊNGUL (soti, angul), v 
n., pas enoore fini. Lef li so- 
têngul, on n'a pas eneore dit 
le dernier mot. 

iSOTÈT b., SOTÈNTA (L) b., 
petite sauterelle. Sotèt i nak, 
poireau, verrue. Sotèt u Kayor. 
V. Kayor. 

SOTI, SUTI, v. q., être ae- 
eompli, parfait, eonsommé, 
fini. A<n bi suti nâ, le diner est 
fini, il est prêt, 'ou bien on a 
fini de diner. Mesu-mâ gis lu , 
sutê niki sa.èt, je n'ai jamais 
rien vu d'aussi parfait que ta 
eanne. Nit ku suti, homme 
parfait. Saysay bu suti, vau- 
rien aehevé. 

SÔTI, v. t., dévider, désem- . 
plir, verser, entonner, vider. 
Sotil ndoh mi ti gutâ bi, ver- 
se oette eau dans la gargou- 
lette. 

SOTIKAY b., dévidoir. 

SOTIT b., rineure, polissure, 
fourbissure. 

SOTITÉ, SUTITÉ, b., NTUTI- 
TÉ 1., perfeetion. 

SOTLÉ, v. t., avoir quel- 
qu'un qui prend votre parti. 
Solilau-ma ku ma sotlé, je n'ai 
pas besoin qu'on prenne 'ihon 
parti. 

SOTÔ, v. n., se réunir plu- 
sieurs eontre un. Nân lên ko 
sotô, mettons-nous eontre lui. 

SOTO g., fieus dont les fruits 
viennent en grappes sur la 
tige. 

SOLOKU, V. Sotoloti. 

SOTOT, v. n., avoir des dé- 
mnniieaisons dans les aerieives. 



SOT 



007 



SUF 



SOTOTOTI, SOTOKU, y. n., 
se répandre,, eouler de tous eô- 
tés. Ndoh mâ baréy on nâ baréy 
bè di \sotototi vèt gu nèka, l'eau 
était très abondante et eoulait 
de tous eôtés. 

SOTU, v. réf. se l'rotter les 
dents. — b., ee dont on se 
frotte les dents. 

SÔTU, v. n., se eurer lels 
dents. Halèt du sôtu, l'enfant 
ne se doit pas eurer les dents. 

SÔTUKAY b., eure-dents. 

SOU, SOVU b., eouehant. 
Syn. Harfu. 

SOY, v. t., eharger une bo- 
bine. 

SÛV m., lait. Sôv mu vay, 
lait eaillé. 

SOV, v. n., faire du bruit, 
erier, bavarder, huer, tempê- 
ter. 

SOVKÂT b., eriard, brail- 
larrl, tapageur. 

SOVTÂN, v. t,, huer, faire 
eharivari. Dé nu ko sôvtân bè 
mu dav dekâ ba, ion lui a fait 
de tels eharivaris qu'il a quitté 
le village. 

iSOVU b., V. Sou, 1. ouest. 

SOVUKAY b., dévidoir. 

SO Y b., (F) soie. 

,SU, adj. déf. et lel. Sâ, Si, 
S.u. 

StJ, eonj. Su ma ko ham on, 
si je l'avais su. Nakâ su mu 
gen di <farlô, nu lâ gen di ha- 
mé, plus il s^applieme, plus il 
s'instruit. Yangê dèf naka su 
dul nônâ, tu fais eomme eela 
ne doit pas être. 

SU b., (L) pieu. 

SOB, v. t., teindre, eolorer. 
• — b., aetion de teindre, tein- 
ture. 



SUBA s., matin. Suba têl^ 
bon matin. 

SUBAHÂNA, SUBÂNA, SUBO, 
HUN, SUBONU s., abomination, 
désolation. Subohun ma la t 
malédietion ! Subâna kâr ? 
Hélas ! Subohun hudosun . K 
abomination de Ia désolation, 

SUBI, v. t. déteindre. 

SUBIKU, v. réf. se déteinv 
dre. 

.SUBIN b., manière de tein* 
dre. 

SUBKÂT b., teinturier. 

SÛBUKAY b., teinturerie. 

SUDÉ, v. q. être élégant, en 
grande tenue, paré avee re- 
eherehe.- — b., éléganee dans, 
les habits. 

SUDÈL, v. t., attifer, parer 
avee éléganee. 

SUDI, v. t., rateler. Sudi 
nâh, gatah, rateler de l'herbe, 
des pieds de mil. — b., rateau, 

SUDÔT, SUDÔTU, v. n., se 
eourber, se prosterner ; se dit 
aussi des lézards qui baissent 
et relèvent ' la tête. — , m, g., 
aetion de se peneher en avant^ 
de se eourber. 

SCF s., terre, sable, domai- 
ne ; le bas, le dessous, le fond. 
Ta sûf, sous, dessous ; sourde- 
ment, en seeret. Lilé sumâ sûf 
lâ, eeei est mon terrain. Tâ sûf' 
i lal ba, sous le lit. Bûr bâ ko 
rèylu tâ sûf, le roi l'a tué en 
seeret. Dal u sûf, butte. Nèkâ- 
ti sûf u nit, dépendre de quel- 
qu'un. Su sûf sêdé, quand la 
terre sera refroidie, e'est-a-dire, 
vers minuit. 

SUFÉ, v. q., être bas, dépri- 
mé, abaissé. Nêg bi sûfé na lôl, 
la ease est très basse. Yah tt 
bât bu sûfé, parler a voiv basv" 



SÛF 



— 3o8 — 



SÛL 



~Se — b., abaissement. Syn. 
Sûfêav. 

SÛFÉAY b., NTUFÉAY 1., 
abaissement, position basse et 
humble. iSyn. Sûfé. 

SCFEL, v. t., baisser, abais- 
'ser, rabaisser, déprimer, bumi- 
lier, ravaler. Nân tè'n sûfel su- 
nu bopâ, humilions-nous. — 
b., ntûfèl /., abaissement, dé- 
pression. 

SUFÈLKAT b., eelui qui ai- 
me â rabaisser, a humilier. 

SÛFÈLU, v. réf. s'humilier 
s'abaisser. — g., ntufélu l., 
humilité. 

.SUFÉLULO, v. t., rendre 
humble, donner de l'humilité. 
SUH b., eavité dans un ar- 
bre, qui eonserve l'eau long- 
temps après les pluies. Syn. 
'Lem. 

SÛH, v. t, arroser, verser de 
l'eau sur une ehose. Sûh tôl, 
arroser un jardin. Sûh fas, la- 
Ver un eheval. — b., arrose- 
ment. 

SÛH g., ehair sans os, mus- 
"ele, gras de la euisse. 

SCH, v. t, sombrer, faire 
naufrage, ooulér a fond, s'en- 
foneer. Gâl am sûh nû, son ba- 
teau a sombré. Vêr vâ sûh nâ, 
la lune sest oouehée. — b., 
naufrage. 

SÛHAL, v. t., svdunerger, 
Faire sombrer. 

SUHALI, v. t., repêeher, re- 
tirer un navire qui a sombré. 
Syn. Suhi. 

SUHÂT, v. t., arroser de 

nouveau. 

SUHJ>T, v. t. (L) déplanter. 

SUfH, v. t., retirer un ba- 

teau qui a t'ait naufrage. Syn. 

Suhnli. 



SUHI, v. t., plumer, déplu- 
mer, épiler. Syn. Vèf. 

ISUHIKU, v. réf. et p. se dé- 
plumer, muer, être plumé. 

SUHÔNU, v. réf. s'aeeouder. 

SUHTÉ VÊR VI, lé eoueher 
de la lune. 

SOHUKAY b., arrosoir. 

SUKÂ s.'j flueurs, mens- 
trues. 

SUKÂ, v. n., s'agenouiller, 
faire la génuflexion, la révé- 
renee. 

SUKÂNDIKU, v. réf. s'ap- 
puyer des mains pour se lever. 

SUKAR s., b., (F) suere. 

SUKASULÉ, v. n. broneher. 

,SUKAY b., génuflevion. 

SUKI. v. t., retirer quel- 
qu'un de la foule, le prendre â 
part. 

SUKÔT, SUKÔTU, v. n., 
mareher avee des béquil]es, en 
s'appuyant sur un bâton. 

SUKÔTU b., béquilles, bâton 
de vo-yage. 

SUKU, v. t., pousser une em- 
bareation avee une perehe. — 
b., perehe pour pousser une. 
embareation. 

SUKU b., levier du métier 
de tisserand. 

'SUKU v., eartilage qui sépa- 
re les deuv narines. Suku'b 
dala ba, eourroie des soulfers. 

SUKUK, v. q., ôtre pouilleux, 
négligé, malpropm, sale. 

SUKUKAY b., prie-Dieu. 

SUKURÂT, v. n., agoniser. 
Syn. Harharlé. — s., agonie. 

SÛL, v. t., enterrer, inhu- 
mer, oôuvrir de terre, remplir 
de terre. Sûl pah, eombler un 
trou. Syn. Bob. — b., funé- 
raill^es, sépulture, inhumation. 



SUL 



3og 



SUR 



SUL ÂB FÉTAL, gâehette 
d'un fusil. 

SULI, v. t., déterrer, exhu- 
mer. Dugup dâ nu di ti betek, 
su gudê, dinah ya nev, sûli ko, 
tèkâ, le mil que nous avons 
semé le jour, la nuit, les rats 
le déterrent et le mangent. — 
b., exhumation, déterrement. 

iSÛLIKU, SULÂKU, v. réf. et 
p. se déterrer de soi-même, 
être déeouvert. Gèrté gi sûlâku 
nâ yépâ, ndêgé tav bi, les pis- 
taehes sont toutes déeouvertes 
â eause de la pluie. 

SûLIN v., manière d'enter- 
rer. 

SULU, v. p. et réf. se eou- 
vrir, être eouvert de terre. Tâ- 
bi di défa rot, sûlu, la elef est 
tombée, s'est perdue dans le 
sable. — b., aetiori de se eou- 
vrir de terre. 

(SULUKAY b., eimetière. 

SUM b., homard. 

'SUMÂ, adj. poss. mon, ma. 
Sumâ ker, ma maison. Surnâ 
<;os, la rrtienne, le mien. 

SUMBA, v. t., eommeneer. 

SUMBU b., tabae. Mêh sum- 
bu, chiquer du tabae. 

SUMI, v. t., déshabiller, dé- 
ehausser, déeoiffer. 

SUMIKU, SUMAKU, v. réf. et 
f>. se déshabiller, ôter ses ha- 
bits, se déeouvrir. 

SUMiPA g., arbre de 5 'â 6 
mètres de haut, a branehes 
vertes eouvertes de longues 
épines vertes. Les fruits res- 
semblent un peu extérieure- 
ment â la datte. 

SUlPJA s., petit mil hatif. 

SUNA, Y. Sonâ. 

SÛ^ARI, v. q., être inso- 
lent, plein de morgue, mal éle- 



vé, ignorant des usages du 
monde. — b., g., insolenee, 
morgue. Ak sunari, insolem- 
ment. 

SUNARIKAT b., homme in- 
solent, mal élevé. 

SUNASUNAL iné) loe. v., 
avoir beaueoup de morgue. 

(SUNDUN, v. t., museler les 
animaux. — b., muselière. 

ISUNÈL b., hérisson. Dér. de 
Sunâ. 

SUNGAR b., ruehe d'abeil- 
les. Syn. Suga. 

SUNGUF, V. Songuf. 

SUNGUF s., farine, poudre, 
poussière, . gris-gris eonsistant 
en saehets de farine ou de 
poussière. 

SUNKA b., parfum. 

ISUNSUN s., espèee de pois- 
son. 

• SUNU, adj. pos. notre. Sunu 
tâh, notre maison. Sunu bos, 
le notre. 

SUNU, p. sunu. 

SUPE b., ehiffon. Syn Sa- 
gar. 

SUPI, SUPALI, Y. Sopi, So- 
paliku. 

SUPIKU, V. Sopiku. 

SUPITÉ, Y. Sopité. 

SÛR, v. n., être rassasié, 
n'avoir pas faim, avoir de 
l'embonpoint, gros et gras. 
D. Nègal rêr. R. Sûr nâ. 
D. Attends le souper. R. Je 
n'ai pas faim. Sûr kelâ, être 
très rassasié. — Au fig. fier, 
hautain, avoir l'air de se suffi- 
re a soi-même. — b., rassa- 
siement, embonpoint. 

SÛR, v. t. odorer, parfumer, 

faire transpirer quelqu'un, 

donner un bain de vapeur. Dâ 

ma begâ tûl safara, sûr sumâ 

ii 



SDR 



— 3io 



SUY 



nêg, je vais faire du feu et 
parfumer ma ease. Nâ nga sûr 
Dèmba ndah métit i bop'âm 
dèfi, fais transpirer Demba 
afin que sa fièvre disparaisse. 

SÛRADI, v. n., n'être pas 
rassasié, ne pouvoir pas se ras- 
sasier. 

SURAL, v. t., rassasier, en- 
graisser. 

SÛRAY b., embonpoint, hau- 
ieur, fierté. Sa sûray bi, bu 
ma ko "yobé, n'apporte pas ta 
fierté dans tes rapports avee 
moi. 

SURGÂ b., sujei, eelui qui 
est dans la dépendanee, soumis 
â une autorité, subordonné. 
Baré surgâ, avoir beaueoup de 
s.ujets. 

SURGAU, v. n., être sous la 
dépendanee de quelqu'un, être 
en serviee. 

SURGAUÂN, v. n., servir par 
état. 

SORU, v. réf.j se faire trans- 
pirer soi-même, prendre un 
bain de vapeur. 

SURU g., arJjre â bois dur, â 
trone très droit ; on en mange 
les feuilles dans le eouseous. 

SURUH, v. n., tomber ou 
s'éehapper a travers des trous, 
des fentes. Otul â suruh ti pah 
mi, prends garde de tomber 
dans le trou. 

SURUHAL, v. t., faire tom- 
ber, tromper, donner vin mau- 
vais eonseil, ebereher a faire 
tomber dans le mal. 

SURUR g., Y. Mpenah. 

SUS s., eravan. 

SfJS. v. n., être euit a la va- 



peur. — b., eouseôus euit a la 
vapeur, eneore ehaud. 

SUSAL, v. t., euire a la va- 
peur en parlant de eouseous. 

SUT, v. t., dépasser, excé- 
der, surpasser. être plus grand,. 
plus haut, plus long que. Ku 
la sut nga né ko : ndôl mi, 
e'est a eelui qui est plus long 
que toi que tu dis : géant. Lti 
sut lépa, au-dessus de tout. 
Svn. Géti. 

SUTAJVTÉ, v. t., n'être pas 
de niveau se dépasser l'un 
l'autre. Sa i dôm sutanté nâ- 
nu, tes enfants n'ont pas la 
mênie taille. 

SUTÂTÉ, v. t., se mesurer. 
Nev lên sutâié, venez vous me- 
surer. 

SUTI, SUTAL, Y. Soti, SotaL 

SUTITÉ, Y. Sotité. 

iSUTURA s., fortune, prospé- 
rité, bonheur, respeet, égard, 
bienséanee. Nakasutura ga y 
malhonnêteté. impertinenee. 

iSUTURAL, v. t., faire vivre 
honnêtement. Amu-ma lu ma 
suturalé sumâ ndobot, je n'at 
pas de quoi proeurer a ma fa- 
mille une existence eonvenable. 

SUTURLU, v. n., être heu- 
reux, fortuné, vivre a son aise. 
Am nâ lu ma suturlô, j'ai de 
quoi vivre sans travailler. ^ 

SUY, v. t., disséminer, par- 
semer, asperger. 

STJYSUY, v. n., se dit d'une 
pluie fine qui tombe douee- 
ment. 

SUYSUYAL, v. t,, saupou- 
drer, répandre. Suysuyalal ga~ 
mir yi, répands des grains 
pour les poules. 



T. dix-neuvième lettre de l'alphabet volof, 6€ prononee, eomm© 
en franeais, soit avant sôit après une voyelie : la al. 



T, V. L final pour le Saloum. 

•TÂ, v. n. être stagnant, erou- 
pir. Ndoh mu tû, une eau sta- 
gnante, dormante. 

TÂB, v. n., avoir un abeès, 
un furonele. Dé ma tâb ti tan- 
kâ, j'ai un abeès au pied. — 
g., abeès, furonele, dépôt, tu- 
meur. Tâb gû nor, abeès mûr. 
Tâb bu te â vér, abeès qui est 
lent â se guérir. 

TABA b., eereueil. 

TABAH, v. t., oonstruire, bâ- 
tir en maoonnerie, maeonner, 
faire de la poterie. Gévèl bi ta- 
bah nâ ndâ lu rafèt, le Griot a 
fait un beau vase. Mah ya'ngé 
tabahdt li ng'én dânal on, les 
fourmis reoonstruisent ee que 
vous avez détruit. — m., eons- 
truetion, bâtisse, mur, édifiee, 
poterie. métier de potier. Ta- 
bah u kait, feuille de papier. 
Tabah \mâ ditu, le fondement. 

TABAHaV' b., aetion de bâ- 
tir. 

TABAHKÂT b., maeon, po- 
tier. 

TABAHUKAY b., ehantier de 
eonstruetion. 

TABAL g., V. Dalkané. 

TABAL, v. t., desoendre quel- 



TAB 

que ehose, faire tomber. Taba- 
lal bâg bi ti tên bi, deseenda 
le seeau dans la fontaine. 

TABANANI g., pourguère ou 
pignon dTnde. 

TABANDOR v., lézard veni- 
meux qui s'aeeroehe a la figu- 
re et qu'on n'arraehe qu'avec 
peine. On le nomme roi des 
serpents. 

TABANG, NTABANG g., 
grand arbre â feuillage très 
touffu, â larges feuilles, gous- 
ses remplies d'une pulpe su- 
erée. 

TABAS, v. t., brouiller, mê- 
ler. Syn. Dahas. 

TABASKI, d, un des mois de 
l'année mahométane, fête de 
ee mois. — , v. n. eélébrer eette 
fête qu'on nomme tabaski. Fô 
tabaskê ? Oû as-tu fait le ta- 
baski. 

TABI, v. n., tomber dans un 
trou, une embûehe, entrer, ve- 
nir de soi-même. Ku la ébal 
nga tabi ii suma nêg ? qui 
t'a dit d'entrer chez moi ? Lef 
tabi nâ ti sumâ nhèl, une eho- 
se m'est venue a l'esprit. — b. 
aetion de tomber, ehute, en- 
trée. Tabi'vâ dilé ti sunu di- 



TAB 



3l2 — 



TAG 



ganté nêhu ma, la venue de 
eet individu. au milieu de nous 
me déplait. 

TABILO, être eause qu'une 
ehose tombe ou entre. Yâ ta- 
bilô béy ti bir tôl bilé, e'est 
toi qui as fait entrer une ehè- 
vre dans ee ehamp. 

TABUL b., (F) table. 

TÂ'D, v. t., poser, plaeer, 
établir. 

TADA g:, litière, bière, ei- 
vière. — , v. t., mettre quel- 
qu'un sur une litière. 

TÂDUKAY b., soele, ee sur 
quoi un objet est posé. 

TAÈL, TAYÂL, v. q., être pa- 
resseux, nonehalent. — g., pa- 
resse. 

TAÈLKAT b., homme pa- 
resseux. 

TAF, v. t., appliquer, eoller 
eontre, boueher de petits trous, 
lambrisser, tapisser. Taf netnu 
kait ti bir nê>g bi bépâ, on a 
tapissé tout l'intérieur de la 
ehambre. Taf ti sa loho, mets 
ta main eontre. — b., aetion 
de boueher, de eoller. 

TAF g., liane â fibres très 
fprtes dont on entoure les gre- 
niers. 

TAFANTAL, v. t., être a la 
déeharge de. 

TÂFANTU, v. n., s'excuser, 
alléguer, prétexter. — b., ex- 
euse, prétexte. ' 

TÂFANTULÔ, v. t., fournir 
un prétexte, porter un autre â 
s'excuser. 

TAFÂR 1., danger, malheur. 
Baré tafâr, dangereux. Ak ta- 
fâr, dangereusement. 

TAFARLAV, ASTAFARLAV, 
interj. Dieu m'en préservé ! 
loin de moi ! 



TAFÉ, v. t., réunir plusieurs 
objets ensemble pour les trans- 
porter. Tafé nâ t'êré yi fi nék* 
ori, yobu, il a ramassé tous les 
livres qui étaient iei et les a 
transportés. 

TAFÉ b., ooton retord. 

TÂFÈR, interj. salut après 
une longue absenee, â la nou- 
velle lune, quand on l'apereoit. 
Tafèr, ê, vêr vi, lune, salut a 
toi. 

TÂFÈRU, v. t., saluer la 
nouvelle lune. 

TAFLI, Y. Tufli. 

TAFTAF h., lambris. 

TAFU, être eollé, se eoller^ 
tenir eontre. — b., bouehon. 

TAFU, v. pr., eouvrir ses- 
nudités. — g., linge pour eou- 
vrir ses nudités. 

TAG, v. n., se pereher, s'ae- 
eroeher aux branehes. Buy bi 
ma dog tag nâ ti banhas balé, 
le pain de singe que j'ai eueil- 
li est resté aeeroehé a eette 
branehe. D. Lu di nâv té du 
tag ? B. Ngélav. D. Qu'est-ce 
qui ,voIe et ne se perehe pas ? 
R. Le vent. — b., aetion de se 
pereher. 

TÂGA g., nid. Tag'i mbéldr, 
nid d'hirondelle. — v. t.. faire 
un nid. 

TAGAL, v. t., porter le eha- 
peau de eôté sur l'oreille. Ru 
la tagalal sa sapo ? qui est-ee 
qui t'a mis le ehapeau sur 
l'oreille ? — b., aetion de por- 
ter le ehapeau sur l'oreille. 

TAGALANG d., espèee de 
danse. — v. n., danser le ta- 
galang. 

TAGALÉ, v. t., séparer une 
personne. Kèn menu mâ taga- 
lê'k Yalta r personne ne peut 



TA( 



— 3i3 



TAII 



me séparer de Dieu. Syn Té- 
halé. 

TAGALÔ, v. n. être séparé, 
désuni. Tagalô nâ'k adunâ, je 
me suis séparé du monde. 

TAGAR b., goberges, bâtons 
transversaux sur lesquels on 
attaebe une série de branehes 
ou tiges dé mil pour faire un 
lit. i 

TAGAS, v. t., honorer, louer, 
ehantér en l'honneur de quel- 
qu'un, flatter, raoonter les 
hauts faits de quelqu'un et 
ceux de ses aneêtres. — g., 
louange, flatterie. 

TAGASKÂT b., louangeur, 
flatteur. 

TÂGAT b., eraie ou pierre 
rouge- dont les marabouts se 
servent pour faire. l'enere rouge. 

TAGAT, v. t. dompter. Tagat 
fas, halèl bu deher bopâ, domp- 
ter un eheval, un enfant re- 
belle. 

TAGATKÂT b., dompteur. 

TAGATU, v. t. ehereher des 
nids. 

TAGATUKÂT b., dénieheur. 

TAGÉ, v. t. annoneer la mort 
de quelqu'un dans un endroit. 

— b., eelui qui va annoneer 
la mort de quelqu'un. 

— g., annonee de la mort. 
TAGI, v. t. défaire un nid, 

^énieher. Syn. ôni. 

TAGLU b., gourde pour re- 
eevoir le vin de palme. 

TAGO, v. rée. prendre eongé, 
vivre séparé l'un de l'autre, 
faire ses adieux. 

— b., séparation, eongé mu- 
tuel. Sa tagô bâ'ka humbâ, que 
tes adieux ont été solennels. 

TÂGU, v. t. prendre eongé, 
demander une permission, pré- 



— b., union jonetion. 

venir du départ. Tûgu nû ko y 
j'ai pris eongé de lui. 

— b., aetion de demander 
eongé, de prévenir du départ. 

TAGUÂN, v. t. faire ses vi'si- 
les pour annoneer un départ, 
un mariage, ete. 

TAGUKAY b., perehoir. Tagu- 
kay i pétah, perehoir des pi- 
geons. 

TAH b., gourde, petite eale- 
basse. Tah âb rôtu, ealebasse 
avee laquelle on puise de l'eau. 
Tah âb silmaha, gourde d'un 
aveugle. Syn. Gâmba. 

TAH I TANGAL b., eseargoL 
Syn. Hordong. 

TAH, v. t. être eause, eauser. 
Mô ma tah â nahari, e'est lui 
qui me rend de mauvaise hu- 
meur. Lu tah ? pourquoi? Lolô 
tah, mô tah, e'est pourquoi. 
Dekâ layi du tah nga èy, plai- 
der le premier ne te fait pas 
gagner. (Pr. Vol.) 

TÂH m., édifiee en pierre, 
ouvrage du potier. 

TAH v., arbuste a feuilles di- 
gitées, fleurs petites, jaunâtres, 
fruits eomprimés eomme une 
lentille. 

TAHA, v. n. et t. être eollé, 
s'adonner a, être uni, eollee- 
tionner, être parent. — Avoir 
des taehes, être malpropre, sale. 
Sumâ hârit tahâ na ma lôl, mon 
ami m'est très attaehé. Taha ria 
ti man, il m'est parent. Taha 
nâ dérèt, j'ai une taehe de 
sang. Dérèt iaha na ma, le 
sang ,m'a fait une taehe. Taha 
ti biû, être adonné au vin. 

TAHÂ b., eollier, parure. 

TAHAL, v. t. taeher, salir, 
enduire, ooller. 



TAH — 3'ifl — 

TAHÂLÉ, TAHÂLÉ, v. t. unir, 
joindre ensemble. 

TAHAMTIKU, TAHAMLIKU, 
v. n. maeher sans rien avoir 
dans la bouehe, ou seulement 
des ehoses de rien. 

TAHAN, v. n. eouper, eher- 
eher du bois â brûler. Mangâ 
tahani, je vais eouper du bois 
â brûler. 

— b., fagot de< bois â brûler. 
TAHAN, TALAN, v. t., rouler 

du linge sans soin, trousser, 
earguer, plier les voiles, entor- 
tiller. 

— b., aetion de rouler, de 
trousser ; rouleau, pelotte. 

TAHANANTÉ, v. rée. s'en- 
tortiller, se plier l'un sur l'au- 
tre. 

TAHANI, v. n., aller eouper, 
ehereher du bois â brûler. 

TAHANKÂT b., bûeheron, 
eelui qui eherehe du bois. 

TAHANO, v. rée. s/emmêler, 
s'entortiller. 

TAHANU, v. réf. se trousser. 
Syn. En. 

TAHARNI, TÉHARNI, v. t., 
dérouler, détortiller, détrousser- 

TAHARNIKU, TÉHARNIKU, v. 
réf., se détortiller, se détrousser. 

TAHAS v., épine, ronee. 

TAHATAHA b., taehe. Syn. 
Gaka. 

TAHAV, v. n. se tenir de- 
bout, s'arrêter, assister, être 
présent, persister. Tahav nâ ti 
vah dilé, je persiste dans oe 
sentiment. Ngélav li dânu nâ, 
gâl gi tahav, le vent est tombé 
et le bateau s'est arrêté. Tahav 
on nga ti vah idê'm? étais-tu 
présent au palabre? 

TAHAYAL, v. t. élever, dres- 
ser, arrêter. Ndn dal di taha- 



TAK 



val lotèl. Noé éleva aussitôt un 
autel. Tahaval nâ fas vâ, il a 
arrêté le eheval. 
TAHAVÂLU, flâner. 

— b., aetion de flâner. 
TAHAVÂLUKAT b., flâneur. 
TA;HAVAY b., halte, station, 

taille, état, situation. Ti tahavay, 
sur le oh'amp. Dèka nâ tahavay, 
il a une belle taille. — inae- 
tion. BayiJ sa tahavay bi, oeeu- 
pe-toi, m. a m., laisse ton inae- 
tion . 

TAHAYLÔ, v. t. faire se te- 
nir debout, faire arrèter. 

TAHAVU, v. réf. assister, sou- 
tenir, affermir, présider. Nâ 
la sa malâka tahavu ti sd i nân 
fâ Yalla, que ton ange t'assiste 
dans tes prières auprès de 
Dieu. Ligèy bilé, ku ko tahavu? 
qui préside â ee travail? 

— b., assistanee, proieetion, 
présidenee. 

TAHO, v. rée, se toueher, 
eonfiner. Sunu i ker â tahô, nos 
maisons se touehent. 

— b., eonfin, jonetion. 
TAK, loe. sup. Dêh tak ou bè 

né tak, èlre épuisé eomplète- 
ment. 

TAKÂ, v. t. lier, attaeher, 
enlaoer, bander, enharnaeher 
un ehevaj, jéter un sort, se 
marier. Takâ fj hérèm', atta- 
eher aux fétiehes, jeter un sort^J 
Taka say, fagoter. Taka ndigâlé, 
voléri, faire un paete, une al- 
lianee. Taka dabar, doter une 
femme. Talni séy, se inarier. 

— b., lien, aetioh de lier. 
Tak'u fas, harnaelveinent, har- 
nais du ehéval. 

TÂKÂ, v. n. prendre feu, s'al- 
lumer, s'enflammer. Tâkâ dé- 
rèt, ôtrè tout en fiamme. D. Lu 






TAK 



3i5 — 



TAL 



di tâka tê du fèy? B. Vêr va. 
D. Oju'est-ce qui s'allume et 
ne s'éteint 'pas? R. La Lune. 

TAKANDÈR b., ombre du 
eorps h-umain. 

TAKANTÉ b., V. Takô. 

TÂKÂTAKÂ b., flamme. 

TAKATAL, v', t. eonserver le 
feu, I'alimenter. 

TAKÂTÉ, v. t. relier, ratta- 
eher, renouer. 

— b., rattaohement, aetion de 
renouer. 

TAKÂY, TAKÂ y., atours. 

TAKÔ, TAKANTÉ, v. rée. 
s'attaeher mutuellement, s'unir. 

TAKÔDI, v. n. perfide, infi- 
dèle. 

— g., perfidie, infidélité. 
TAKU, v. p. et réf. être atta- 

ehé, dévoué, fidèle, persévérer. 
Bekanèg bu taku, serviteur fi- 
dèle. 

— b., iaeet, lien, fidéliié, dé- 
vouement, persévéranee. 

TAKUKAY b., lien, eorde. 

TAKUSÂN b., soir, temps qui 
suit le Tisbar et dure jusqu'au 
erépuseule. 

TAKUT (né) loe. v., disparai- 
tre soudainement. 

TAL, v. t. avoir le temps, le 
loisir. Talu-ma ko, je n'en ai 
pas le loisir. Talu-rna la, je n'ai 
pas le temps de m'oeeuper de 
toi. Syn. Dot. 

TAL, loe. sup. Veh tal, très 
blane. 

TAL, v. n. épais, dru, serré. 
Tav bi tal na tey, la pluie tom- 
be drue aujourd'hui. 

TÂL, v. t. allumer, attiser, 
éelairer. Tâl safara, allumer du 
feu. Tâl nêg,éclairer une eham- 
bre. 



— b., foyer, Dôm i tâl, pro- 
duit du foyer, eendre. 

TÂL, v. t. appliquer, don- 
ner un eoup. Tâl ko mpès, soh 
i fétèl, èt, donne-lui un soufflet, 
un eoup de fusil, un eoup de 
eanne. 

TAL (né) loe. v., éelater avee 
bruit. 

TALA b., immensité, ne se 
dit que de Dieu seul. 

TALABON b., fête des mara- 
bouts qui ouvre le mois de 
Tamharèt, et eonsiste â deman- 
der I'aumône dans tout le vil- 
lage. 

— , v. n. eélébrer Ia fête du 
Talabon. 

TALAL, v. t., étendre, pré- 
senter, tendre. Talal hala, ten- 
dre un are. 

TALAN, V. Tahan. 

TALANTU, v. t. ne savoir pas 
ehoisir, se mon.trer diffieile. Ku 
di talaniu ti llam, bôbâ sa yây 
a toga, si tu te montres diffi- 
eile pour la nourriture, e'est 
ta mère qui a fait la euisine. 
(Prov. Vol.) 

TALÂTA <]., mardi. 

TALÂTA, v. t. souffleter ru- 
dernent et par surprise. 

— b., soufflet violent. 
TALI, v. n. s'étendre, se re- 

dresser en long. Tali nada ou 
narèt, s'étendre fortement. Ak 
hol bu tali, de grand eoeur, vo- 
lontiers ; êire étendu, droit, 
uni. Bantâ bu tali, ' bois droit. 
Yôn vu talê-taii, ehemin très 
droit. 

TALI g. (m)., variété amère 
du ditah, dont les fruits sont 
vénéneux. On l'appelle l'arbre 
k poison. 

TALIBA, TALIBÉ, TALUBÉ 



TAL 



3i6 



TAM 



b., élève, diseiple, éeolier. Syn. 
Ndongo. 

TALIBANTÉ !>., oondiseiple, 
. TALITÉGÉ, TALTOGÉ, v. n. 
eroiser les pieds. 

— , — b., eroisement des 
pieds. 

TALTAL, v. n., faire des ri- 
eoehets. 

— b., rieoehet. 

TALTALI, v. n., faire du 
bruit, éelater, pétiller eomme 
le feu. Tâkâtâkâ bâ dôn taltali, 
les flammes qui pétillaient. 

TÂLUKAY b., instrument 
pour allumer, allumette. 

TAM, v. t., attaeher un ha- 
meeon a la ligne. 

d., aetion d'attaeher un ha- 
meeon. 

TAM, v. n., regarder eomme. 
Dè nu ko tam demâ, on le re- 
garde oomme soreier. 

TAMA b., arbre fétiehe. 

TAMÂ, v. t., avoir eoutume, 
habitude, être familiarisé, s'ae- 
eoutumer. Tamâ rev, s'aeeli- 
mater. Lu tamâ hèv, ee qui 
arrive ordinairement. Lu vây 
tamâ, môm la dèmé, on suit 
son habitude. 

TAMA g., petit tamtam â 
eordes — v. n., battre le tam- 
tam a eordes. 

TAMÂKA <L, espèee de ta- 
bae du pays. 

TAMADI, TAMABI, v. L, être 
lent, avoir de la peine â s'ae- 
eoutumer. Dâ ma tamadi dekâ 
bi, j'ai de la peine a m'aeeli- 
mater dans le pays. 

TAMAL TAMALO, v. t., ha- 
bituer, aeeoutumer, familiari- 
ser, élever. 

TAMABAH )>., soufre. 

TAMATAMÂLU, v. t., essayer, 



faire semblant de s'habituer. 
Bâlâ ngâ berê'k môm, nâ nga 
ko tamâtamâlu, avant de lutter 
avee lui, il faut l'essayer. 

TAMÂTÉ, TOMÂTÉ d., petite 
tomate eerise. Rafèt nâ ni ta- 
rnûté, eUe est belle eomme une 
tomate eerise. 

TAMBA, v. n., aimer a faire 
tort. 

TAMBADANG b., poisson en- 
tier séehé au soleil sans avoir 
été vidé. 

— , v. n., faire séeher du 
poisson au soleil sans le vider. 

TAMBAL b., anere d'une pi- 
rpgue. 

TAMBALAY b., vareeh. 

TAMBALAY (nit i) b., hom- 
me qui aime a faire- du tort, a 
semer la diseorde. 

TAMBALI, v. t., eommeneer 
un travail, débuter. Syn. ' Son- 
dân. 

— b., début d'un travail, 
d'une entreprise. 

TAMBÂLU, v. n., flâner. Syn. 
Tahavâlu. 

TAMBI g., raphia, petit ar- 
buste eouvert de feuilles et ve- 
nant ea touffes dans les en- 
droits humides et sur !e bord 
des fleuves. Y. Tara. 

TAMDABÉT b., million. 

TAMÈL, TAMATAMA b,, rii- 
bitude, eoutume, usage. Am 
nga tamèl bu bon, tu as une 
mauvaise habitude. Tamèl bu 
sah, habitude enraeinée. 

TAMIIARET d., un des mois 
de l'année mahométane. 

TAMPUS, Y. Mbèy. 

TAMSIR b., degré ' supérieur 
parmi les doeteurs musulmans. 

— , v. n., jirendre Ie degré 
de tamsir. 



TAN 



3i 7 



TAN 



TAN h., marigot, plaine que 
la mer inonde et abandonne 
tour a tour. 

— b., eselave, terme hono- 
rahle. Syn. Dâm. 

— g.j beau-frère, frère de la 
femme. 

— m., vautour. 

TANÂ, v. t., ehoisir, élire, 
opter, trier. Tanal gèrté gi, trie 
Ies pistaehes. 

— 1)., choix-, éleetion. 
TANÂ, bir ab tanâ, hémor- 

roide?. 

TANÂ b., femme guèlvare. 

TANABÈR, TANANTIKU, v. t. 
ehoisir parmi plusieurs quel- 
ques-uns et laisser les autres. 

TANAHNIKU, v. n., étendre 
Ies bras en s'éveillant. Syn. 
Fudu. 

TANAKÂT b., eelui qui ehoi- 
sit. 

TANÂN, v. n., voyager au 
milieu du jour. 

— b., voyage au milieu du 
jour. 

TANANTIKU, V. Tanabèr. 

TANDÂLÉ, v. t., deviner, 
eonjeeturer. Kèn menul kon â 
tartdâlé d'ê u bûr, personne 
n'aurait pu eonjeeturer la mort 
du roi. Syn. Tolalé. 

— b., ehanee, eonjeeture, ha- 
|ard. Ak tandâlé, par hasard, â 
1 improviste. N.ev nâ'k tandâlé, 
il est venu â l'improviste. 

TANDARMA g., d., dattier, 
datte. 

TANDU, v. q., etre evtrême. 
excessif. 

TANDUAY b., extrémité, der- 
nier point, degré extrême. 

TANÉ, v. t., valoir mieux. 
Mô ko tané, il vaut mieux que 
lui. 



TANÉ, v. n.,se porter mieux r 
s'améliorer en parlant de la 
santé. Sumâ yaram tanê na tey, 
je me porte mieux aujour- 
d'hui. Syn. Gené. 

b., amélioration dans la 
santé. 

TANÉLO, v. t., améliorer la 
santé. 

TANGÂ, V. Tengâ. 

TANGÂ, v. q., ehaud, brû- 
lant, ardent, impétueux, eha- 
leureux. Tangâ dér ou dir, 
très ehaud. Bu tangâ, ehaude- 
ment. Tangâ bopa, avoir la 
tête ehaude, être violent. Tan- 
hol, être peiné, effrayé. Tangâ 
dérèt, être sujet â des plaies. 
Sûf su tanga, pays malsain. 
Naning tangâ nâ sûf, Nia- 
ning est insalubre. Sumâ ya- 
ram tangâ na, je suis indispo- 
sé, j'ai la fièvre. Lohô'm tangti 
na, sa main eause malheur. 

TANGAL, v. t., ehauffer. 
éehauffer, ameuter. 

TANGARI, TANGADI, v. q., 
être tiède, nonehalant, mou 
Nit kilé tangari nâ lôl, eet 
homme est très mou. 

TANGAY b., ehaleur, ardeur, 
éehauffement. Tangay i nûd vi 
méti nâ, la ehaleur du soleil est 
brûlante. 

TANGOR v., éminenee, mont. 
montagne, roeher esearpé. Syn. 
Tundâ. 

TANHÂ, y. t.„ puiser d'un li- 
quide, reeevoir de l'eau par 
dessus bord, servir, offrir â 
boire. Tanhâ ma, donne-moi 
un eoup a boire. Gâl gâ'ngê 
tanhâ, le bateau reeoit de l'eau 
par dessus bord. 



TAN 



3i8 



TAP 



— b., eoup â boire, en par- 
lant de boisson. 

TANHAL, v. t., puiser a la 
plaee d'un autre ou pour un 
autre. Tanhalal sumâ bây 
ndoh, puise de l'eau pour mon 
père. 

TANHAL, v. . t., fatiguer 
l'ouie, abassourdir, importu- 
ner. 

— b., fatigue de l'ou'ie pro- 
venant du bruit. 

TÂNHALÉ, v. n., fatiguer, 
importuner le monde. 

TANHALU, v. p., être aba- 
sourdi, ennuyé. 

TANHAMLU, v. n., faire la 
sourde oreille. 

— b., l'aetion de faire la 
sourde oreille. Bayil sa tan- 
hamlu gi, eesse de faire la 
sourde oreille. 

TANHAS b., membre. 

TANHfi, v. t., servir â boire 
dans une eompagnie. Ku di 
tanhé ti sên mbotay, qui est-oe 
qui sert a boire dans votre so- 
eiété. 

TANHÉKAT b., eelui qui 
sert a boire. 

TANHEM'd., tique. Syn. Vé- 
tèn'. 

TANHU, v. réf., verser pour 
soi. Mâ dekâ tanhu, je me suis 
versé le premier. 

TANKÂ b., jambe, pied, pat- 
te, gigot, piste, traee, pas, sup- 
port. Dèlu ti sa i tankâ, reve- 
nir sur ses pas. Borom^nanèt i 
ianka, quadrupède. Deg'u tan- 
ka, plante du pied. Bet âb tan- 
kâ, eheville du pied. Guda tan- 
kû, voyager beiueoup. Baré 
tankâ bérèb, aller souvent dans 
le mênio endroit. Topa i tankâ, 
suivre ia pisle. Tank'i nen, 



pieds nus. Tank'i lal, pieds du 
lit. Tank'um mbâm, jambon 
Gatâ tankâ, sortir peu. Ku 
amul bopâ nâ am i tankâ, ee- 
lui qui n'a pas de tête doit 
avoir de bonnes jambes (Prov. 
Vol.). Tank'u pégèt, tank'u 
mpétah, pourpier. 

— d., pièee de monnaie de 
5o eentimes a S. Louis. 

TANKORLÉ ^., tabae des 
maures. 

TANLAY, TÈNLAY b., turban. 

TANLAYU, TÈNLAYU, v. n., 
se eoiffer d'un turban. 

TA.NTA b., (F) tante, titre de 
respeet que l'on donne aux 
femmes âgées. 

TANTA, v. t., détraeter, 
maudire, déerier, injurier. 

TANTAL, v. t., reproeher â 
quelqu'un ses défauts. Tantal 
sa morom dikô'm du bon, re- 
proeher â son proehain ses dé- 
fauts. 

TANTANTÉ, s'injurier mu- 
tuellement. 

TANU, v. n., se eoueher 6ur 
le dos. 

TÂPÂ, v. t., battre le linge 
avee un battoir, ehâtrer, battre 
les pistaehes avant de les ré- 
eolter. 

TAPÂ, v. t., eoudre ensem- 
ble deux pièees, frapper sur. 

TÂPAKÂT b., ehâtreur, bafs 
teur de linge. 

TAPÂLÉ b., espèee de pois- 
son plat, noirâtre d'un eôté et 
blanehatre de l'autre. 

TAPANDAR, v. q., être plat, 
aplati, eamard, eamus. Bakân 
bu tapandnr, nez eamus. Syn. 
Tata. 

TAPANDAR v., lézard veni- 
maux, qui s'attaehe fortement 



TAP 



319 



TAR 



au eorps. On l'appelle aussi bûr 
u dân, roi des serpents. 

TAPANGA, TAPANGÉ b., 
pore, boue ou bélier ehâtré que 
l'on engraisse. 

TÂPARKA b., table ou plan- 
ehe sur laquelle on bat le lin- 
ge. Dôm u tâparka, battoir 
pour le battre. 

TAPÂTAPÂ b., eouture. 

TAPÂTÉ, v. t., eoudre plu- 
sieurs morceaux d'étoffe a la 
suite les uns des autres. 

TAPIT, adv., eomplètement 
eoiipé. 

TAPU, v. p. et-réf., être eou- 
su, se tenir a quelque part, 
être affeetionné, attaehé. Sâku 
bi tapu nâ'm ? ' le sae est-il 
eousu ? Bul tapu ti ruhâ bi, 
ne te tiens pns eollé dans ee 
eoin. Dôm yilé 'tapu nâfiu ti 
sèn bây, ees eafants sont atta- 
ehés â Ieur phre. 

TAPU, v. pr., se donner des 
ooups sur les banehes. 

— b., TAPUKAY b., épingle, 
aiguille. 

TÂPUKAY, b'., battoir. 

TAR, v. q., être moulu, pilé 
eoinplètem-ent. 

TAR b., paquet d'épines, 
eharge qu'un bomme peut 
^torter. 

TAR b., faeilité de parler. Sa 
lamèn am nâ tar, m. a m., ta 
langue a beaueoup de faeilité, 
est très agréable. Grâees, ehar- 
mes, beauté, appas, attraits. 
Borom târ, homme plein de 
eharmes. 

TAR, NÉ TAR, interj., vlan. 

TARA b., grosse nervure des 
feuilles du tambi dont on se 
sert pour les eanapés du pays. 

TÂRA b., femme eselave de 



son rnari. Dôm i tûra, enfant 
du maitre et de son eselave. 

TARAFÂT b., grand sae fait 
avee une peau de boeuf. 

TARAH b., héron. 

TARAHLAY b., pagne dont 
on se eouvre depuis les reins 
jusqu'aux talons. 

— b., manière de se vêtir 
avee un tarahlay. Sa tarahlay 
bi dèkul, tu ne> portes pas eon- 
venableinent ton taralilay. 

— v. t., vêtir quelqu'un de 
son tarahlay. 

TARAHLAYU, v. p., se vêtir 
soi-même de son tarahlay. 

TARAL, v. t., NÉ TARAL, 
loe. v., empoigner, saisir, at- 
traper lestement. 

TARAL, TARLÔ, v. t., mou- 
dre, piler eomplètement. 

TARAL b., outil de tisserand. 

TARÂS (né), loe. v., être her- 
métiquement iermé. Pah mu 
né tarâs, tro.u hermétiquement 
ferrné. 

TA-RAT, oomme le préeédent. 
Fata Tarat, fermer herméti- 
quement. 

TARBÈS, v. n., glisser. 

TARÈT b., gueule-tapée. 
Syn. Bar. 

TARÈT (ne), loe. verb. Né 
tarèt, se déehirer. Hoiiku tarèt, 
déehirer eomplèlement. 

TARFATI, TORFATI, effleu- 
rer, frotter, égratigner, éeor- 
eher. Tarfatil alumèt bi, frotte 
rallumetie. 

TARI, v. n., réeiter par 
eoeur. 

TARI b. (m), vin de palme. 

TARILÔ, v. t., faire appren- 
dre par eeeur. 

TARIT (né), loe. sup. et y. 
Damâ tarit, être eassé entière- 



TAR 



320 



TAT 



ment. Mu né ko tarit, il le 
eassa. 

TARKA d., partie de la bri- 
de qui est attaehée a la tête du 
eheval. 

TARLI b., sapajou, singe 
moyen. 

TAS, y. n., être détruit, 
anéanti, aboli, ruiné, renversé, 
dissout. Rèv mâ tas na, le 
royaume est détruit. Kanda gi 
tas nâ, l'amitié est détruite. 
Gèv bi tas nâ, Tassemblée est 
dissoute. 

— , v. t., détruire, anéantir, 
dissoudre, dévaster, mettre en 
désordre. 

■ — b., ruine, dévastation, eo- 
ton en fuseau. 

TAS, v. t., fermer le passage 
a quelqu'un, presser •ontre. 
Hêr vi tas na ma ti loho, la 
pierre m'a pressé la main (en 
tombant dessus). Tasal béy vi 
ti tôl 'bi, ferme le passage a la 
ehèvre qui est dans le ehamp. 

TÂS, v. t., faire partieiper, 
rendre partieipant. Tâs ma ti 
sa barké, rends-moi partieipant 
de ta bénédietion. 

TASÂ, interj., jamais ! Dieu 
m'en préserve ! 

TASANTÉ, v. rée, se presser, 
se serrer les uns eontre les au- 
tres. 

TASAR ! interj., pouf, pata- 
tras. 

TASAR (ne), loe. verb., être 
dispersé eomplètement, 

TASARANTA g., natte o.u 
paillasson dei maures. 

TASA.RÉ, v. L, dispers'èr, ré- 
pandre de tous eôtés. 

TASÂRO, v. p., être dispersé 
de toutes parts. 

TAS3É, v. n.. se reneontrer, 



se réunir ; reneontrer, aeeoster. 
Gév bi tasé nâ, l'assemblée s'est 
réunie. Tasé nâ fd'k ay vu 
méti, j'y ai trouvé une guerre 
terrible. 

— b., reneontre, jonetion. 
Moyal tasê'm, évite sa ren- 
eontre. 

TASÉUKAY b., lieu de réu- 
nion, rendez-vous. 

TASIT b., déeombres, débris, 
ruine. 

TASKÂT b., destrueteur, dé- 
vastateur. 

TASO, v. rée, s'éparpiller, 
se séparer. Fu ng'èn tasô'k 
nôm, oû vous êtes-vous sépa- 
rés d'eux. 

> — b., éparpillement, désor- 
dre. 

TASTAS, TASTASI, V. Tes- 
tesi. 

TASU, v. p., être éerasé. Su- 
mâ bârâm tasu nâ ti diganté 
nâr i hêr, mon doigt est serré 
entre deux pierres. 

TÂSU, v. n., partieiper, avoir 
part. 

TASULÔ, v. t., faire en sorte 
qu'on partieipe, qu'on ait part. 

TASUTASU b., plaie d'un 
membre éerasé. 

TÂT b., derrière, fesses ; fond 
d'un eontenant, pied d'un ar- 
bre, bas du lit. Lô ragal-ragat, 
sa tat fété tâ génav, tu as beau 
eraindre, ton derrière se trouve 
toujours en arrière. (Prov. 
Vol). Bénâ tât du men â 'var 
mbamsef ak gélém, un seul 
derrière ne peut s'asseoir (a la 
i'ois) sur xm baudet et sur un 
ehameau (Prov. Vol). 

— v., rliizome de eertaines 
plantes. 

TAT (né), loe. v., donner un 



TAT 



3ai — 



TAY 



<oo up see. Ma né tat sumâ loho, 
je donne un eoup see avee la 
main. 

TAT, TAD, plaeer, poser. 

TÂTÂ b., mare, filet d'eau. 

TATÂ d., barrieade en pier- 
res, rempart, fort. 

— , v. t., environner de bar- 
rieades. 

TATA, v. q., être plat, apla- 
ti. Syn. Tapandar. 

TÂTÂ, adv. rien. Du ma la 
doh tâtâ, je ne te donnerai 
rien. Syn. Tus, Dara. 

TÂTÂ b., restes inutiles â 
tout qu'on rejette. 

TATAL, v. t., aplatir, battre 
un objet pour l'amollir. Tata- 
lal bètèh hi, aplatis le plomb. 

TÂTÂN, v. n., reeueillir l'eau 
de la pluie dans un vase ou 
foaquet. 

TÂTÂNUKAY b., rigole pour 
reeevoir l'eau de la pluie. 

TATAY b., aplatissement. 

TATU, v. p., être aplati. 

TÂTU, v. n., oeeuper le der- 
nier rang, Ku di tâtu ti sèn ta- 
bul ? qui oeeupe le dernier 
rang â votre table ? Syn. Gênu. 

TATU, v. t. et n., battre des 
mains, applaudir, faire ehari- 
vari. 

— g., applaudissements, eha- 
♦ivari. 

TATUDI, v. t., aller au de- 
vant de quelqu'un en battant 
des mains pour i'applaudir. 

TATUSl, v. t., venir au de- 
vant de quelqu'un en battaht 
des mains pour l'applaudir. 

TAV, v. n., pleuvoir. Tav nâ 
ndoh mu baré, il est tombé 
beaueoup d'eau 

— b., pluie. Tav bu sob, tav 
bu tal, pluie torrentielle. 



TÂV z., premier-né. 

TAVAT, v. t., se plaindre de, 
parler eontre. Dâ mâ tavat su- 
mâ denâ bi mâ méti, je me 
plains de ma poitrine qui me 
fait mal. Fènkett bâ lâ nô tavat, 
e'est eontre le menteur qu'on 
parle. 

— b., plainte d'un mal, ori- 
tique. 

TÂVLU, v. n., avoir son pre- 
mier enfant. Gôr lâ tavlu, j'ai 
eu un gargon pour mon pre- 
mier enfant. Dâv dêg lâ tavlu, 
il y a deux ans qu'elle a eu son 
premier-né. Vêr vi tavlu nâ 
lendem, la lune a son premier 
jour des ténèbres (le i5 e jour). 
Tavlu'g lendem ga, le premier 
jour de ténèbres. Tavlu at mi, 
le premier jour de l'an. , . 

TAVRÈT b., (A) Pentateu- 
que, Loi, Aneien Testament. 

TAVTÉ, v. n., être mouillé 
par la pluie. Mangi tavté bè né 
hip, je suis tout mouillé par 
la pluie. 

TAVU, v. t., tenir entre les 
mains. Tâvul sa mbahana, tiens 
ton bonnet dans tes mains. 

TAY, v. t., eaeheter, eoller, 
appliquer sur, faire le oous- 
eous. Tayal indé bi ti tin li, 
eolle le indé sur la marmite. 

— b., aetion de eoller, ae- 
tion de euire le eouseous, eous- 
eous euit. 

TAY b., eouseous euit a la 
vapeur. 

— v. n., euire le eouseous 
â la vapeur. 

TAYÂT, v. t., reeoller. 

TAYI, v. q., etre fatigué, las, 
aeeablé. Vah bè tayi, parler 
jusqu'â n'en pouvoir plus. 

...J 



TAY 



322 



TED 



TAYI, v. t., déeoller, déea- 
ehèter. 

TAYLÉ, v. t., nantir, mettre 
en gage;- donner en ôtage. Tay- 
lé nâ sumâ dâm, j'ai mis mon 
eselave en gage. 

— b., gage, ôtage, aetion de 
mettre en gage. 

TAYILO, v. t., fatiguer, ren- 
dre las. 

TAYTAYLÔ, v. t. (L) parier. 

— b., pari. 

TAYTAYLÔKÂT b., parieur. 
TAYU, v. p. et réf., être eol- 

]é, eaeheté, se eoller. 

TE, v. n., être indoeile, in- 
domptable, mutin, opiniâtre, 
rebelle, rétif. Halèl yu te, en- 
farits indoeiles. Mbâmsef mu 
ie « Bayi » lâ santa, un âne 
rétrif a pour nome de famille, 
« Laisse ». (Prov. Vol.) 

— , v. t., résister, arrêter, 
rendre impuissant eontre, être 
impossible a. Lôlu te nâ ma, 
eela m'est impossible. Halèl 
bilé te nâ ma, je ne puis rien 
faire de eet enfant. Darâ teul 
Yalla, rien n'est impossible â 
Dieu. 

TÉ, eonj. et, entre deux ver- 
bes. Dapâ ko té sani ko ti biti, 
prends-le et jette-le dehors. 

TÉ, suff. qui, ajouté â un 
verbe indique ordinairement 
la répétition de l'aetion avee 
interruption. Lâd, demander, 
lâdté, interroger. Has, injurier, 
hasté, injurier fréquemment. 
Le, même suffixe ajouté a un 
verbe qualificatif en fait un 
substantif abstrait. 

TEANTÉ, v. rée. résister mu- 
tuellement l'un k l'autre, ne 
pouvoir se renverser, en par- 
lant de deux lutteurs. 



TEAY b., opiniâtreté, résis- 
tanee. 

TEB, v. n., sauter, bondir, 
s'élaneer. 

— b., saut. 
— , v. t., franehir, saillir, 

eouvrir la femelle en parlant 
de bêtes. 

TEBANTU, v. n., eabrioler, 
bondir, sautiller, gambader. 

— b., g., eabriole, gambade. 
TEBANTUKAT b., sautilleur. 
TEBIN b., bond, saut, ma- 

nière de sauter. Ku teb dal tâ 
safara, désé nâ bènèn tebin, 
eelui qui saute dans le feu, a 
un nouveau saut â faire. (Prov. 
Vol.). 

TEBKAT b., sauteur. 

TEBLÔ, v. t., faire sauter, 
faire plaisir. Li mu dégâ ko te- 
blô,'oe qu'il a appris lui a fait 
plaisir. 

TEBU, v. p. être saillie en 
parlant d'animaux. 

TED, v. t. fermer â elef, en- 
fermer, mettre en prison. Ku 
<nu ted, prisonnier. Syn. Ub. 

— b., aetion de fermer, in- 
eareération. 

TEDÂ, TER, v. n., être alité, 

eoueher, se eoueher. Mungê 

tedâ, il se eouehe. Tedé vèt, se 

eoueher sur le eôté. Tedé ndên, 
„ t 

se eoueher sur le dos. 

TÊDÂ, v. q. , être décent,'ho- 
norable, saint, saeré, eourtois, 
eivil, honnête. Bu tèda, honnè- 
tement. 

TÈDADI, TÈDARI, v. q., être 
impoli, malséant, grossier, ir- 
respectueux, déshonnête. Bu tè- 
dadi, malhonnêtement. 

— g., impolitesse, indéeenee, 
profanation. 

TEDADI, TERADI, v. n., être 



TÈD 



3 2 3 



TEG 



iremuant sur son lit, se retour- 
ner souvent, même en dormant. 
Teradi agul ndaniv, être re- 
muant sur son lit n'arrive pas 
dans l'autre monde. (Prov. Vol.) 

TÈDADIL, v. t. profaner une 
ehose sainte, manquer de res- 
peet. Bul tèdadil tur u Yalla, 
ne profane pas le nom de Dieu. 

TEDAL, TERAL, v. t., faire 
eoueher, endormir. Teral guné, 
faire ooueher un enfant. 

TEDANDO, eompagnon de 
lit. Syn. Teralé. 

TEDAY, TERAY b., aetion de 
se eoueher, oouehe, lit. 

TÈDAY, b., honnêteté, eivi- 
lité. 

TÈDI, v. t., passer* a eôté 
d'un lieu sans y entrer, ou s'y 
arrêter. Défâ fi rombâ tèdi, il 
a passé iei sans s'arrêter. Syn. 
Tégéyu. 

TEDIN, v. n., manière de se 
eoueher. 

TEDU, v. p. et réf., être en- 
fermé, s'enfermer. Bul sa loho 
ubiku ndah nangu té tedu ndah 
mayé, que ta main ne soit pas 
ouverte pour reeevoir et fer- 
mée pour donner. Syn. Ubu. 

— b., serrure. 

TEDUÂLÉ, v. n., passer la 
nuit en pensant a quelque 
ehose. Di nâ ko teduâlé, j'y 
penserai pendant la nuit. 

TEDUKAY b., prison, elef. 

TÉÉ, TÉYÉ, v. t. eontenir, 
retenir, suivre de près, soute- 
nir, étayer, empoigner, pren- 
dre par autorité. Téyé nanu tâh 
mâ, on a étayé la maison. Ha- 
lèl bi sohla nâ téyé bu bâh, 
eet enfant a besoin d'être suivi 
de près. Téyèl ma bè ma délu- 



si, tiens eela jusqu'a mon re- 
tour. 

— b., aetion de soutenir, sup- 
port, soutien, étai. Halèl bu 
amul téyé, un enfant sans sou- 
tien. 

TÉF b., ehevreau, eabri. 

TEF (né), loe. verb. eraeher. 
Né ko tef, eraehe-le. Syn. Tufli. 

TÉF (né), loe. verb. se dit du 
bruit que fait un eoup ; 'de fusil 
ou le rôti sur le feu. 

TÉFÈS g., bord de la mer, 
eôte, rivage. 

TÉFÈSU, v. n. aller sur le 
rivage, eôtoyer la mer. 

TEFLI, V. Tufli. 

TÉG, v. t. plaeer, poser, dé- 
poser sur, imposer, ajouter, 
eharger, imputer. Gâl gilé, fan 
lâ tèg bop'am ? oû se dirige ee 
bateau? Tèg nâ bop'âm ti su- 
mâ kav, il s'est imposé a moi. 
Teg tâ, de plus. Tègal halèl bi 
ti sumâ loho, eonfie-moi eet en- 
fant. Môm la >nu tèg ntatâ lâ, 
e'est a luiqu'on a imputé le 
vol. 

TÈG b., selle. 

TEGA, v. t., battre, forger. 
Tegâ dololi, ndènda, halam, 
sonner la eloehe, jouer de la 
guitare. Vahtu vâ tegâ nâ, 
l'heure a sonné. 

— b., TEGÂKÂT b., forgeron. 

— g., forge, ee qu'on a forgé. 
TFGAL, v. t., eireoneire. (t. 

vulgaire). 

TÉGALE, v. t., ajouter. 

TEGALO, v. t. faire forger. 

TEGALU, v. t. faire forger 
pour soi, faire battre le tam- 
tam en son honneur. 

TEGELMA b., espèee d'in- 
seete. 



TEG 



324 



TÉH 



TEGERBEDO, v. t., soulever 
ensemble un fardeau. 

TÉGÉYU, v. n., passer dans 
un endroit sans s'y arrêter, 
eohtihuer sa route. Syn. Tèdi. 

TÊGI, v. t., ôter, enlever, dé- 
eharger. 

TÈGIKU, v. p. et réf., s'ôter 
de soi-même. 

TEGIN v., manière de battre 
le tamtam. 

TÉGIN b., politesse, savoir- 
vivre. 

TÈGLANDO, v. p, et réf., être 
superposé. Nèt'i tah yu tèglan- 
dô, trois étages superposés. Nâr 
i soh yôyu dâ nu tèglandô, ees 
deux eoups de fusil se sont 
suivis l'un sur l'autre. 

TÈGLÉ, TÈGLANTÉ, v. t., ar- 
ranger, mettre en ordre, su- 
perposer, eroiser les jambes, ve- 
nir l'un après l'autre.Tèg/a^té 
i t'éré, mettre des livres les 
uns sur les autres ou les uns 
après les autres. Nit nângé tè- 
glanté di agsi, lev> hommes 
arrivent â la file. 

— b., amas, entassement, 
marehe a la file, arrangement. 

TEGÛ (banta), v. t., tirer la 
eourte paille. 

TEGU, v. n., montrer sa joie, 
se réjouir en battant le tam- 
tam. Sa bây angâ tegu, ton pè- 
re fait battre le tamtam en 
signe de joie. 

TÊGU, v. n., être eireoneis 
(t. vulg.) 

TÈGU, v. p., se poser, être 
posé dessus, suivre, se eharger 
au moral. Ditul, ma tègu ia, 
préeède, je te suis. Tègô nâ ay 
vi vépâ, je me eharge de toute 
eette affaire. 



TÉGUKAY, montant, étagère, 
base. 

TEH, v. n., être adopté. Dôm 
u teh, un enfant adopté. Dôm 
teh, père adoptif. 

TEH, v. q., être sourd. 

— b., homme sourd. 

TÈH, v. t., semer après 1» 
pluie. 

TEHA, v. t. saisir en serrani 
fortement avee la main. 

TEHAL, TEHLO, v. t., assour- 
dir. 

TÈHALAKO, v. rée. se sépa- 
rer mutuellement. 

TÈHALI, TÈHATLÉ, v. t. dé- 
eoller, détaeher, séparer, dis- 
joindre. 

TÈHALIKU, v. p. et réf. se 
séparer, être séparé. 

TÉHALAKO, v. ree, se sé- 
parer l'un de l'autre. 

TÉHALI, TÉHALLÉ, v. t., dé- 
eoller, détaeher, séparer, dis- 
joindre. 

TÉHALIKU, v. pr. et ref., se 
séparer, ètre séparé. 

TEHARNI, V. Taharni. 

TEHARNIKU. V. Taharniku. 

TEHAY (L.) b., brasse. 

TEHAY b., surdité. 

TÉHÉ, v. n. être fortuné, 
heureux, prospère. 

TÉHÉAY b., béatitude. 

TÉHÉM, v. q., être insipide^ 
sans saveur. Nam vu téhèm f 
mets non assaisonné. 

— b., mets sans sel et sans 
autre assaisonnement. 

TÉHÈT, v. n., être gâté en 
parlant d'enfants. Halèl bu té- 
hèt, eni'ant gâté. 

— b.j enfant gâté. 
TÉHÈTAL, v. t., favoriser, 

rendre heureux, être trop in- 
dulgent. Halèl bilé ndèy fan 



TÉH 



— 3a5 — 



TEM 



dèf kô téhètal bè mu epâ, la 
mère de oet enfant le gâte 
trop. 

TÉHÉTLÔ, v. t., rendre heu- 
reux, faire prospérer. 

TEHLÔ, TEHAL, v. t., as- 
sourdir. 

TEHTEHÂN, TÉHTÉHAN, v. 
t., ehatouiller. Syn. Noromtân. 

— , — b., ehatouillement. 

TEHTEHLU, v. t., faire le 
sourd. Syn. Tanhamlu. 

TÈK (né), loe. verb., être 
immobile. 

TEKÂ, v. t., défier a une 
lutte. Tekâ' nâ la heré hi, je te 
défie au eombat. 

— b., défi, aetion de défier. 
Kèn oyuvtii ti sa tekâ bi, pe>r- 
sonne n'a aeeepté ton défi. 

TEKANTÉ, v. rée, se défier 
mutuellement. 

TÉKI, TIK, v. t., délier, dé- 
taeher, développer, déplier, ex- 
pliquer, définir. Téki nah, dé- 
tromper. 

— v. n., signifier. Bât. hilé lu 
mu téki? qu'est-ce que ee mot 
signifie? 

— b., ntéki b., aetion de dé- 
taeher, définition, explication. 

TÉKIKTJ, TIKIKU, v. réf., se 
délier, se détaeher, s'expliquer. 

TEKTAL, v. t., enjoindre, im- 
Doser, preserire. Tèktal ndot, 
ranoonner. Tèktal bérèb u nda- 
dé, indiquer un rendez-vous. 

TEKU, v. t., menaeer. Sô dè- 
mé ti alâ ba, gaèndé gâ di nâ 
la teku, si tu vas dans la. forêt, 
le lion te menaeera. 

— b., menaee. 

TÊL, adv., de grand matin, 
de bonne beure. Lô têl-têl â 
dog, yôn ditu la, tu as beau te 
lever de grand matin, le ehe- 



min te préeède. (Prov. Vol.) JTfi, 
leleg têl, de grand matin. 

— , v. eir. préeoee, venir de. 
bonne heure. Têl ngâ nev tèy t 
tu es venu de bonne heure au- 
jourd'hui. Rèn, dugup di têl nâ> 
nôr, eette année le mil a mûri 
tôt. 

TÈLÂ, v. n,, être plat, aplati, 
minee. Syn. Tata, Tapandar. 

TELÂ b., tranehe. Tel'i ^'èn s 
tranehe de poisson. 

TÈLAL, v. t., aplatir, amin« 
eir. 

TÉLANÉ tanka, eroiser lea. 
jambes. 

TELAT, v. t., dépeeer, oouper 
en tranehe. Telat nag, dépeeer 
un beeuf. 

TÈLAY b., aplatissement, 
amineissement. 

TELBATI, TESBATI, v. n., 
(L), déraisonner, être fou par 
inlervalle. 

TELÉ, v. t., n'en pouvoir 
plus, avoir en soi quelque ehose. 
qui résiste ou empêehe. Ligêy 
nâ bè telé, j'ai travaillé jusqu'a 
n'en pouvoir plus. Dâ \ma telê, 
mô téré ma neyusi la, j'ai été. 
empêehé, e'est pourquoi je ne. 
suis pas venu vous saluer. 

— b., rhumatisme. 

TÉLÉMTALU, v. t. (L), trier, 

TÉLESU, TÉLISU, v. n., re- 
bondir. 

TELET, TÉLÉTI b., ealebasse, 
espèee longue et fluette. 

TELET, TELETU, v. n., bat. 
tre le tamtam sur le telet. 

TÉLI b., épervier. 

TELIT b., reste de ee que. 
l'on a dépeeé. 

TEM b., gland. 

TEM, v. t., eouper la eime 
d'un arbre. Tem nanu garap. 



TÉM 



— 3a6 — 



TÉN 



'y&lê, on a eoupé la eime de oet 
arbre. 

TÉMA (né) loe. v., s'arrêter, 
demeurer fixe. 

TEMBÂ, v. n., flotter, vogûer, 
"surnager. 

— b., aetion de flotter. 
TÉMBÂ, v. n., être retenu 

dans un lieu qu'on ne peut 
quitter. Nit kâlé tèmbâ nâ tâ 
kov ,garap gâ, eet homme. est 
retenu sur l'arbre. 

TEMBÂ g., V. Rambet g. 

TEMBÂL, v. t., faire flotter, 
laneer un bateau a la mer. Kan 
lâ inô tembali sa gâl gu ês gâ? 
quand est-ee qu'on laneera ton 
bateau neuf? 

TEMBALI, v. t., faire revenir 
sur l'eau. 

TEMBÂLU, v. n., voguer a 
la merei des flots. Au fig. flâner. 
Syn. Tahavâtu. 

TÊMÈR, nom. num., adj. 
num. eent. / têmer, des een- 
taines. Tèmèr i at, un sièele. 
I temêr i at, des sièeles. Tê- 
m'èr i yôn, eent fois. 

TEMERÈL b., pr. num., een- 
tième. 

— \. i., oompléter Ie nom- 
"bre eent. Yâ nu têmêrèl, e'est 

toi qui nous a mis au nombre 
de eent. 

TÉMIS b., soir, eoueher du 
soleil. 

TÈMTÉMAN, TÉMTEM b., es- 
pèee de eolibri. Syn. Maram- 
iuslus, Vèf. 

TÈMTÉMI, v. q., être doux, 
"Sueré, exquis, bon, délicieux au 
goût. 

— b., doueeur. 
TÈMTÉMILÔ, v. t., suerer, 

Tendre doux. 



TEN, v. t., eouper la eime 
d'un arbre. Syn. Dog. 

— b., moreeau de bois eou- 
pé. Syn. Dogit. 

TÊN b., puits, eiterne. Ben'u 
tên, souree au fond d'un puits. 
Bet âb tên, souree qui sort des 
parois du puits. 

TEN, v. n., lever la tête en 
haut. 

TÈN b., eoussiriet, bourrelet. 

TEN, TUN, v. t., tordre, en- 
tortiller un pagne pour en faire 
un ooussinet. 

TÊN b., titre du roi de l'an- 
eien royaume du Baol. Dâli, 
Tên, sâlut, roi (du Baol). 

TÊN v., pou. Sepa dalèfi du 
la fasalé'k i tên, faire la eul- 
bute ne te séparera pas des 
poux. (P. V.) 

TÊN, v. n., être pouilleux. 

— v. t., épouiller, au fig. 
bien examiner, approfondir, dis- 
euter a fonds. 

TE-N, TÈNARBI, v. t., exa- 
miner â fond une question. 

TÉNAKLU, V. Sénaklu. 

TENDÂ, V. t., porter le deuil 
de quelqu'un. Dèfa tèndâ dôm 
âm, elle porte le deuil de son 
fils. 

— b., deuil. Malan u téndâ, 
vêtement de deuil. t 

TENDENDIR, TÈNDÈN, v. 
n., porter les marques de eoups 
ou de piqûres reeues. 

— b., marques de eoups re- 
eus. 

TENDENDIRLÔ, v. t., faire 
porter a quelqu'un les mar- 
ques des eoups, le fouetter fort. 

TÉNDÈNG b., endroit uni, 
plat, terrasse. 

TÉNÈNDÈR b., bane de sable. 



TÉN 



— 327 



TÉR 



TéNEV m.j pantlrère. 

TENGÂ, v. h., eommeneer a 
sé reproduire et a fruetifier en 
parlant d'animauv et de plan- 
tes. 

TENGAY b., âge oû l'animal 
et la plante sont aptes a se 
reproduire. 

TENGÉ, b., badaud. 

TENGTENG, TENGTENGI, v. 
t., sasser, tamiser. 

— , — b., tamis. 

TÈNHÉ, v. t., eouper aux 
artieulations, tronquer, éla- 
guer. 

TENHO b., artieulation, join- 
ture d'un membre. 

TÈNKA, v. t., empoigner, te- 
nir, mettre aux fers. Fa mo nè- 
kâ, tenku-ma ti darâ, lâ oû je 
suis, je n'y suis oeeupé par 
rien. 

TÉNTÉLÉMAN, V. Lèm. 

TENTÉLU, v. n., se eabrer. 

TÊNU, v. réf., se faire un 
eoussinet, se ser\ir du eoussi- 
net. 

TÊNU, v. réf., s'épouiller. 

TÈPÂ, v. n., dépasser les 
bornes. Barê bè tèpâ, être sura- 
bondant. 

TÈPÂLÉ, t. t., surabonder, 
regorger, avoir trop, en faire 
trop. Tèpalé nga, tu en fais 
"op. 

TÉPATIKU, v. n., être fou- 
gueux, ardent, impétueux. 

— b., fougue, ardeur, impé- 
tuosité. 

TÉPERAL, TEPARAL, v. t. et 
n., dépasser les bornes, exagé- 
ger. Sa vah di téparal na, ton 
diseours est trop long. 

— b., exagération. 

TÉiPI, TAPARNI, v. t. déeou- 
dre, défaire. 



TÉPIKU, TAPARNIKU, v. réf.^ 

se déeoudre. 

TER b., (L) lit, Syn. Lal 
TER, v. t, tuer, abattre, ren-. 

verser a la Iutte. Syn. Dèla. 

— b., aetion de renverser. 
TER, TERÉ, v. q., être mal> 

propre, sale, crasseux. Ter na\ 
bè né hargajufa, e'est très sale, 
Syn. Tilim. 

— . saleté, erasse. 

TÊR, v. n., arriver au port, 
mouiller l'ânere, éehouer, êtr© 
earéné. 

— b., éehouement, earénage, 
TÊRAL, v. t., faire échouer t 

earéner un navire. 

TERAL, Y. TedaL' 
TP.RAL, v. t., respeeter, véné^. 
rer, honorer, faire bon aeeueil, 
Nâkâ nga téralê sa gan? que\ 
aeeueil as-tu fait a ton hôte? 

— b., aetion de venérer, bon 
aeeueil. 

TÉRALADT, v. t., mépriser s 
honorer peu, mal aeeueillir. 

TERÂLÉ, v. n., se eoueher 
avee quelqn'un ou avee quel- 
que ehose. Terâlé nû sumâ dôm, 
je nve suis eouehé avee mon 
fils. Mèr âm lâ terdlé, il s'est 
eouehé avee la eolère, 

TERALÉ b., eompagnon de^. 
lit, 

TÉRALIN v., honneur, ma*. 
nière d'honorer. 

TÉRAN g., erasse qui se dé-- 
pose au fond de la pipe. 

TÉRANGA d., vénération, res-. 
peet, honneur, eonsidération. 
Débal téranga, rendre homma- 
ge. Bare téranga, respectueux. 
Nakâ téranga, inanquer de res-. 
peet. 

TÉRÉ, v. t., délendre, pro-_ 
hiber, empèeher, opposer, in-. 



TÊR 



— 3 2 8 



TET 



lerdire. Lu téré? pourquoi pas? 
Yalla téré ! â Dieu ne plaise ! 
Téréul, malgré oela. Téréul ma 
: Bopa la, malgré eela, je vous 
aime. 

— b., prohibition, défense, 
"empêehement. 

TÊRÉ b., livre, eahier, lettre, 
épitre ; grisgris éerit. Têré u 
dâlé, lettre de oondoléanee. T'è- 
ré yu sèlâ yâ, les saints livres. 
Têrê i sâga, libelle. D. Lu di 
'demantalé té du adu? R. Têré. 
D. Qu'est-ce qui enseigne sans 
parler ? Un livre. 

TÉRÈF, v. q. (L) être petit, 
minee. Syn. Sèv. 

TERÊT b., eordelle pour le 
nalage d'un bateau. 

TERÊT (né) loe. v., se lever 
l)rusquement, en sursaut. Ha- 
ièl bi dèf né terêt, l'enfant se« 
leva en sursaut. 

TÈRI, v. t., résoudre une 
■question. 

TÉRIKAT b., eommentateur. 

TERTÉ g., heure de se eou- 
'eher. 

TÈRTÈRI v., e h a n ee le r 
'd'ivresse, mareher en ehanee- 
■lant eomme les ivrognes. Syn. 
Daydday. 

TERU, v. p., pouvoir être 
renversé. Teruvul, il ne peut 
pas être renversé. 

TÊRU, v. réf. se rendre au 
mouillage, au devant de quel- 
qu'un. 

— b., rivage, port, mouil- 
lage. 

TERU, v. t., guetter, épier. 
Teru satâ, guetter un voleur. 

TERU, v. n., se dit des astres 
'qui apparaissent après une eer- 
! taine absenee. Vèr vi tèru nâ, 
'la nauvelle lune a paru. Du- 



lafi tèru nâ bik, une eonstella- 
tion a paru hier dans la nuit. 

TÊS, v. n., retomber sur 
quelqu'un, subir les eonsé- 
quences d'une aetion faite ou 
d'une faute eommise. Lu vây 
dèf, mu tês ti bop'âm, ee que 
l'on fait, on en subit les eon- 
séquences. 

TÊS, v. n., être aehevé, fini, 
terminé. Syn. Suti. 

TÉSAH (né)„ loe. verb., de- 
meurer stupéfait et eomme pé- 
trifié. 

TÊSAL, v. t., aehever, juger 
en dernier appel. Até'g Yalla 
di nâ têsal até yi yépa, le ju- 
gement de Dieu jugera tous 
les jugements en dernier appel. 
Syn. Tétali. 

TESALI, TISALI, v. n., éter 
nuer, au fig. approuver. T'ésa- 
li vah, approuver une sen- 
tenee. 

b., éternuement. 

TESANTÉ, v. rée, plaider 
l'un eontre l'autre. 

— b., plaidoirie. 
TESBATI, V. Telbati. 
TESO, v. rée. disputer l'un 

eontre l'autre. Fasalèl digèn 
nénulé di t'êsô, sépare ees fem- 
mes qui se disputent. 

TESTÂN, TÈSTÈN m., talon. 

TESTESI, TÂSTÂSI, v. rfi, 
briller, seintiller. Kanam u 
Musâ dôn na testesi, la faoe de 
MoTse brillait. 

— , — b. seintillement. 

TESU, v. n., vomir. Syn. 
Votu. 

TETÂ, v. t., battre un objet, 
broyée la terre avant la iréeolte 
des pistaehes. 

— b., aetion d'amollir un 
objet, réeolte des pistaehes. 



TÉT 



— 320 



TIB 



TÉTALI, v. t., finir, termi- 
mer. Syn. Tésal. 

TETAT, v. t., battrè a ooups 
redoublés, éeraser. 

TÈTÉ, v. t., apprendre a 
raareher aux petits enfants, les 
soutenir pendant leur marehe. 

TÉTÉ b., plaie aux pieds ou 
aux jambes provenant de la pi- 
<qûre de eertaines épines. 

TETELU, v. n., lutter eontre 
les obstaeles. 

TETU, v. n., être broyé, 
forisé. 

TÊV, v. n., être présent, as- 
sister. Lu têv, temps présent. 
■Sâ si têv, maintenant. 

TÊVAL, TÊVLÔ, v. t., ren- 
dre présent, faire apparaitre, 
évoquer. Men nâ mû têvlô i sé- 
dé, je puis produire des té- 
moins. Têval diné, évoquer un 
démon. 

TÊVÉ, v. t., assister, veiller 
sur, être témoin. Têvé nâ da- 
rak, j'ai assisté un malade. 

— b., assistanee, présenee. 

TÊY, V. q., être limpide, 
elair. Ndoh mu têy, eau elaire, 
reposée ; eireonspeet, prudent, 
diseret. Bu têy, prudemment. 
Têy hol, avoir des nausées. 

TÈY, adv., aujourd'hui. Nit 
mitèy, hommes d'aujourd'hui. 
Tèy yogorlu, eleg nêh dérèt, 
tantôt triste tantôt gai. Li dalé 
jê'k tèy ou génav tèy, désor- 
mais, dorénavant. Bôbâ bèn 
tèy, jusqu'â oe jour. 

TÈY d., jonr d'aujourd'hui, 
raoment aetuel. 

TÊY, v. t., faire exprès, se 
soueier peu. Mâ ko tèy, je l'ai 
fait exprès. Ku tèy sa'b dèla, 
bu ko tauat, eelui qui tombe 



par sa faute, ne le plains pas. 
(Prov. Vol.). 

TÊYAL, TÊYLÔ, v. t., lais- 
ser reposer l'eau. 

TÊYAY, NTÊYAY b., pru- 
denee. Syn. Têy. 

TÉYÉ V. Téé. 

TÉYÉANTÉ, v. t., se soutenii 
mutuellement. 

TÉYÉUKAY b., étai, instru- 
ment pour soutenir. 

TÉYÊVU, v. p., être soutenu, 
supporté, retenu. 

— b., soutien. 

TÊYLODI, TÊYADI, v. n., 
être étourdi, imprudent. 

— , — g., étourderie. Ak têy- 
lôdi, imprudemment. 

TÊYLU, v. n., être diseret, 
prudent. Bu têylu, diserète- 
menti 

.— , v. t., observer, faire at- 
tention a. 

— g., eireonspeetion, pru- 
denee, modération. 

TÊYTÈYLU, v. t., faire ex- 
près tout en faisant semblant 
du eontraire. Mô tèytèylu dâ- 
nu ti kov âm, il est tombé 
exprès sur lui, en faisant eroi- 
re le eontraire. 

TI b., (L) le dehors, exté- 
rieur. Syn. Biti. 

TI, v. t., prendre â bras le 
eorps. 

TIANTÉ, v. rée, se prendre 
a bras le oorps. 

TIBA, v. t., prendre de, ti- 
rer de, prendre par poignées. 
Gâl ga'nga tibi sûf Ndakaru, le 
bateau est allé prendre du sa- 
ble a Dakar. 

b., poignée, aetion de pren- 
dre une poignée. 

TIBAL, v. t., donner â quel- 
qu'un une poignée, prendre 



TIB 



33o — 



TIM 



pour quelqu'un. Tibal ma tèré, 
donne-moi une poignée de 
oouseous. 

TIBÂTIBÂ b., empreinte de 
la main laissée sur ee qu'elle 
a empoignée. 

TIBÈN b., roussette, genre 
de ehauve-souris frugivore de 
grande dimension. 

TIBO, v. t., se partager. 

TIBU, v. p., pouvoir être 
pris. D. Gérté gilé tibu nâ'm ? 
B. Dêt, tibuvul. D. Peut-on 
prendre de ees pistaehes. R. 
Non, on ne peut pas en pren- 
dre. 

TIDAKU (ted), v. n., être 
ouvert. 

TIDI, v. t., ouvrir, faire sor- 
tir quelqu'un de prison. Syn 
Ubi. 

TIDIKU, v. n., s'ouvrir, être 
ouvert. Syn. Ubiku. 

TIDIÂLÉ, v. t., entr'ouvrir. 

TI'F b., rhumatisme. Borom 
tif, rhumatisant. 

TIFANE b., eroehei qui re- 
tient l'étrier de la selle. 

TIFÂR, v. t., envoyer, dis- 
tribuer en abondanee. Tifûr i 
sâga, i èt, aeeabler de sottises, 
de eoups. 

TIFÂRU, v. p., reeevoir en 
abondanee. 

TfFLÉ, v. t., exercer le mé- 
tier de boueher, ehareuter. 

— b., viande de boueherie. 

TIFLÉKAT b., boueher. 

TIFLÉUKAY b., boueherie. 

TIGA g., pistaehe. Syn. 
Oèrté. 

TIK v. b., être brun. 

TIKAL, TIKLÔ, v. t., brunir. 

TIKAR g., gamin, polisson. 

TIKAR g., os du saerum. 



TIKI (to.ha), v. t., délier, dé- 
taeher. 

TIKIKU, v. réfl., se délier. 

TIL, suff. qu'il ne faut pas- 
eonfondre avee atil. II est né- 
gatif pour le futur, et affirma- 
tif avee optation pour le passê- 
et le présent. Dohtil ma ko ma- 
lân yi muk, je ne lui donnerai 
jamais les pagnes. Dohtil ma ko- 
vôn mahin yi ! que ne lui ai- 
je donné les pagnes ! 

TIL b., brume. Asaman si 
til nâ, le eiel est assombri. 
Syn. Tin, tim. 

TILA, v. t., eouper du bois 
pour le metfre en fagot, bû- 
eher. 

— b.,' bûehe, moreeau de 
bois déeoupé. 

TILA b., ehaeal. Syn. Had i 

ala, ehien de la forêt. 
TELÂKÂT b., bûeheron, 
TLLIM, v. q., être sale, mal- 

propre, crasseux. Syn. Tèr. 

— g., saleté; Syn. Tilimay: 
TILIMAL, v. t., salir, souil- 

ler, enerasser. 

TILIMAY b., malpropreté. 
Syn. Tilim. 

TILIMIT b., erasse, ordure. 

TILIT v.,.reste de bois dé- 
eoupé, bûehette. 

TIM, TIP, v. n., avoir la ber- 
lue, ètre ébloui par trop de 
lumière. 

— g., berlue. 

TIM, TIMU, v. t., être pla- 
eé au dessus, être en faee, do- 
miner, protéger. Tim dekâ, ar- 
river en faee de la ville. Tim 
nam va, être en train de man- 
ger. Kèn timuvu ko, personne 
ne le protège. Syn. Sepu. 

TlM, v. n., être obseur, té- 



TIM 



!3i 



TIS 



nébreux, sombre. Syn. Len- 
dem. 

— g., obseurité, ténèbres. 
Syn. Timay. 

TIMAL, v. t., -obseureir. Hin 
vi timal na asaman si, l'orage 
■a obseurei le eiel. 

TIMAY b., obseurité. Syn. 
Tim. 

TIMBI, TUMBI, v. n., reve- 
nir sur l'eau, surnager. 

TIMIS d., erépuseule du soir. 
Syn. Marah. 

TIN b., jointure du bras avee 
la main. 

TIN, v. n., mettre en petit 
tas. 

— b., petit tas. 

TIN, v. t., graeier, pardon- 
ner, dispenser, remettre une 
eréanee. Tin ma sumâ bor, re- 
mets-moi ma dette. 

TIN, v. n., être eouvert en 
parlant du eiel. Syn. Til. 

TIN, v. n., être au-dessus du 
pouvoir de quelqu'un. Hâlèl 
hilé tin nâ ma, eet enfant est 
•au-dessus de mes forees (je 
n'en puis rien tfaire). Ku dara 
tinul, eelui qui peut tout. 

TIN, v. t., aider ,a aeeoueher. 
Syn. Révli. 

TIN d., ditin, petit mil. 

TINAL, v. t., éprouver, pres- 
i&v, traeasser quelqu'un pour 
savoir quelque ehose de lui. 

TINÉ g., grâee, pardon, in- 
dulgenee. 

— b., aetion de pardonner. 
TlNKÂT b., aeeoueheuse. 
TINU, v. t., demander grâeè, 

pardon. Tinu nâ la, je t'ai de- 
mandé pardon. 

— b., aetion de demander 
pardon. 



TINULÔ, v. t., faire deman- 
der pardon. 

TIP, Y. Tim, v. n. 

TIP (né), loe. verb., être 
eoupé, se eouper. 

TIPALl, TÉPALI, v. n., s'ou- 
vrir les yeux en éeartant les 
paupières avee les doigts. Bâlâ 
ngâ tufu tipalil, avant de te 
bassiner les yeux éearte les 
paupières. (Prov. Yol.) 

TIPÂNTÉ, TIPANDIKU, TI- 
PENDIKU, v. q., taeheté, tigré, 
moueheté, pommelé. Tipandiku 
ndambal, taefeeté de la petite 
vérole. 

TIPI (dér. de Tapa), déeou- 
dre. 

TIPO, v. t., s'approprier 
quelque ehose. Ku tipô tôl bi- 
lé ? qui s'est approprié ee 
ehamp ? 

TIPRIP m., eaille. 

TIPTIPAL, TÉPATÉPAL, v. 
t., taeheter, moueheter. 

TIR g., palmier. Div u tir, 
huile de palme. 

TIRING g., true, savoir faire. 
Ham na tiring u gâl âm, il 
eonnait le true pour bien di- 
riger son bateau. 

TIS, v. n., se dit de l'eau 
qui se brise eontre un obstaele 
et retombe en pluie fine. Gêt 
ga'ngê tis, la mer en se bri- 
sant retombe en pluie fine. 

TIS, v. t., éelabousser. Tis nâ 
ma binit, il m'a éelaboussé 
avee la boue. Binit tis nâ ma, 
la boue m'a fait une éela- 
boussure. 

— b., éelaboussure. 

ITS (né), loe. verb. être eou- 
pé. Ve.n ,gâ né nâ tis, le fil s'est 
eoupé. 

TISALI, Y. Tèsali. 



TI5 



33: 



TOF 



TISAT, v. n., rejaillir, se ré- 
pandre de eôté et d'autre. 

TISBAR b., temps de l'après 
diner, de 2 heures jusqu'au 
takusân. 

— , v. n. être entre 2 heures 
et le soir'. Su tisbaré nu dèm, 
nous partirons après 2 heures. 

TIT, v. n., être gourmand. 
Tit ti hûtis, avare. Syn. Fuk- 
halé. 

— b., gourmand. 

— g., ntit l., gourmandise. 
TIT, v. n., être stupéfié, sur- 

pris, s'alarmer, se troubler, 
s'effrayer. Tit bè di loh, trem- 
bler de peur. Tit bè dê, être 
eonsterné. Syn. Ret. 

- — g., b., alerte, peur, éton- 
nement, eonsternation, effroi, 
frayeur. 

TITAL, TITLÔ, v. t., faire 
peur, effrayer, alarmer, déeon- 
eerter. 

TITALKÂT b., eelui qui ef- 
fraie. 

TITIR, V. Pégét. 

TITU, v. réf., s'étonner. 

TOB, v. n. produire du gui, 
des plantes parasites. Garap gi- 
lé tob na, eet arbre a produit 
du gui. 

TOB, TOBI, v. t., faire des 
trous dans la terre pour y dé- 
poser la semenee. 

— y., trous oû l'on dépose 
la semenee. 

TOD, v. n., ètre brisé, démo- 
li, ravagé, ruiné. Ndâ lu tod, 
un vase brisé. Rêv mu tod, un 
royaume ruiné. 

— v. t., briser, démolir, ra- 
vager, ruiner, dévaster. Damèl 
tod nâ b&nâ dekâ tji Kayor, le 
Damèl a détruit un village 
dans le Cayor. 



— b., aetion de se briser. 

TÔ'D b., lit élevé et en plein 
air dont on se sert pour s© 
mettre a l'abri des mousti- 
ques. 

TODÂ (né), loe. verb., aA'oir 
du loisir, avoir du repos, être 
inoeeupé. Lêgi ma né toda dê- 
ki, maintenant je vais avoir du 
repos. 

TODAL, v. t., se dit des en- 
fants qui font leurs gros be- 
soins. 

TODAL, v. t., briser, lier le 
pouvoir des magieiens. Borom- 
ham-ham todal nâ serin bâ, un 
homme savant détruit les ehar- 
mes du marabout. 

TODAT, v. t., easser en plu- 
sieurs morceaux, easser sou- 
vent toutes sortes de ehoses. 

TODAY b., aetion de briser. 

TODÉ v., espèee de poisson 
â peau noire. 

TODIT b., brisure, démolis- 
sure. 

TODKAT b., eelui qui brise 
ruine, dovaste. 

TODLÉ, v. t., avoir ses es- 
péranees évanouies, affaires 
brisées, ruinées. Todlé na, je 
n'ai plus d'espoir. 

TODO, v. rée, se briser l'un 
eontre l'autre. Lèkèt yâ yépti 
todô nânu, toutes les ealebaV- 
ses ont été brisées. 

TODTÉ b., pillage, dévasta- 
tion. 

TODTOD b., marque de frae- 
ture ; — malheur. 

TODU, v. p., être eassé, dé- 
truit, démoli. 

TOF, bârâm u — , u diga f 
doigt annullaire. 

TOFAL, TOFALÉ, v. t., eon- 



TOF 



— 333 



TOL 



iinuer, eonelure, tirer une 
conséquence, mettre a la suite. 

TOFLANTÉ, TOFTOFLÉ, v. 
rée., se suivre les uns après les 
autres, défiler, se sueeéder. 

— , — b\, suite, série, sue- 
eession. Toflanté l gir, généa- 
logie. 

TOG, v. n., s'asseoir. Au fig. 
avoir du loisir, se tenir tran- 
quille, se reposer, n'avoir pas 
d'ouvrage. Ligéy amul, népd' 
ngi tôg, il n'y a pas d'ouvra- 
ge, tous ont du loisir. 

TOGÂ, v. t. p-orter, prendre 
quelqu'un en eroupe. Togâ 
rna, prends moi en eroupe. 

TOGA, v. t., euire, faire 
euire, faire bouillir dés re- 
mèdes. 

TOGAKÂT b., euisinier. 

TOGA'g., mets préparé. 

TOGAN b., riein. Syn. Pa- 
délépoli. 

TOGÉ b., plaeenta. 

TÔGLÔ, v. t., faire asseoir. 

TOGOR b., liège, bois léger. 

TÔGU b., ebaise, bane, esea- 
beau, trône. 

TOGUKAY b., euisine. Syn. 
Vân. 

TOH, v. t., unir, souder du 
fer, mortaiser du bois. 

— b., union, soudage, mor- 
* ise. 

TOH (né), 1. verb., dôgout- 
ter. S^n. Toha. 

TOHA, v. n., dégoutter, tom- 
ber goutte â go-utte. 

b., goutte d'eau ou d'autre 
liqueur. 

TOHÂ, v. q., V. Teha. 

TOHAL, v. t., transférer, dé- 
plaeer, faire ebanger de lieu. 
Tohal nêg, fas, déplaeer une 
ease, un eheval. 



TOHAL, v. t , faire dégout- 
ter. 

TOHAN, TOHON, v. n., es- 
suyer, frotter les yeux. 

— , — b., aetion de se frot- 
ter les yeux. 

TOHANU, TOHONU, v. réf., 
s'essuyer, se frotter les yeux. 

TOHATOHA, TOHÈL b., 
goutte. Syn. Toha. 

TOHOR, v. n., être engourdi 
par suite d'une longue et 
même pose. 

TOHORO, TOYORO, v. n., 
jouer de la flûte. 

— , — b., flûte. 

TOHU {gen âb) g., pipe, ea- 
lumet. Syn. Tnhu. 

TOHU," v. n., déloger, se 
transporter ailleurs. 

TOHULÔ, v. t., faire délo- 
ger, faire partir. 

TOKA, V. Tuha. 

TOKO b., nom que porte le 
dernier des eireoneis, ehargé 
des plus bas offiees. 

TOKORO g., eollier de 
perles. 

TOL, loe. sup. Foroh tol, très 
aigre. 

TÔL b., ehamps, jardin, do- 
maine, fonds de terre. Dig'u 
tôl', bornes d'un eharnp. Tôl u 
nôr, jardin d'hiver. Génav iôl, 
belle-soeur, belle-mère, soeur 
et mère de la femme. 

TOL, v. n., être seul, im- 
pair, manquer d'un eorres- 
pondant. Tôlu-ma ti sumâ 
ndèy, je ne suis pas le seul en- 
fant de ma mère. Durom i ha- 
lèl yâlé anda, kènâ tôl nâ tâ, 
de oes cinq enfants, il y en a 
un d'impair (quL manque de 
eorrespondant). 

TOL g., landolphia owarien- 



TOL 



33 i 



TON 



sis, liane montant jusqu'au 
haut des arbres, ou formant 
un buisson très serré et don- 
nant un eaoutehoue très es- 
timé. 

TOLALÉ, TOLÂTLÉ, v. t., 
mettre vis-â-vis, en ligne, dans 
la même direetion, ajuster, 
eonjeeturer, deviner. Tolâlèl sa 
bet iti benâ-benâ bilé, mets ton 
oeil devant ee trou. Tolâtlêl li 
ma amé ti sumâ loho, devine 
ee que j'ai dans ma main. 

— b., oonjeeture, devination. 
TÔLÂN, v. n., demander 

passage sur un navire. 

TOLÂNKÂT b., passager â 
bo'rd d'un navire. 

TÔLÉ b., bouffon ou griot 
de la dernière espèee. 

TÛLÈNTI, v. t., renouveler, 
rendre pair, doubler, donner 
un oorrespondant. Tôlèntil os 
gi, double l'hameeon. 

TOLÔ, v. rée, être vis-â-vis, 
a l'opposite, de même taille, 
poids, mesure, ete. Mâ'k yov a 
tolô, nous sommes de même 
taille. Nâr i sakn yilé toiô, 
ees deux saes ont même poids. 
Ber ak Ndaharô tolô, Gorée et 
Dakar sont vis-â-vis l'un de 
l'autre. 

— b., équilibre, - état d'être 
vis-a-vis. 

TOLOAY b., mesure, quan- 
tité. Syn. Tolu. 

TOLU, v. n., être de telle 
quantité, mesure, longueur, de 
tel nombre, poids. Fô tolu ti 
sa Ugéy, â quelle quantité es- 
tu (oû en es-tu) de ton ouvra- 
ge. Bâ mu dêé, tolu von nâ 
ti 5o i at âm, a sa mort, il 
avait 5o ans. Tolu nga ni man, 
tu es grand comm« moi. To- 



lô'k Ndakara, être â la hauteur 
de Dakar. 

— b., mesure. Lu amul tolu, 
immense. 

TOM, v. n., se tromper, faire 
une bévue. 

— b., erreur, bévue, défaut. 
TOMARNI, v. t, détromper. 
TOMARNIKU, v. réf., se dé- 

tromper. 

TOMÂTÈ, V. Tâmâté. 

TOMBÂ b., coque, coquille r 
gousse, ete. Tomb'i bérèf, par- 
tie eharnue du melon. 

— b., point d'éeriture. 
TOMÉ, v. t., eonfondre, 

prendre une ehose pour une 
autre. Syn. Davâlé. 

TON, v. t., faire tort, pré- 
judieier, eauser du dommage, 
nuire, offenser. 

— b., tort, préjudiee, dom- 
mage, détriment, délit, offense. 

TÔNÂN, TONTONÉ, v. t., 
faire du tort a tout le monde. 

TÔNÂNGÉ b., offenses fré- 
quentes. Syn. Tôn. 

TÔNANKAT b., eelui qui fait 
du tort a tout le monde. 

TONANTÉ, v. rée, se nuire 
mutuellement. 

TO^ARBI, v. t., se venger, 
user de représailles. S.ô ma tô- 
né, ma tôilarbi la, si tu ni'oij 
fenses, je te le ferai payer du- 
rement. 

TONDUT g., V. Dor mbot. 

TONÈL b., offense. Syn. Tôn. 

TONÈT (né), loe. adv., ré- 
pondre aussitôt. Mu né tâ to- 
nèt, il y répondii aussitôt. 

TONGÂ, v. n., ètre dans un 
lieu élevé. 

TONGALOR b., lieu élevé. 

TONGKOM b., vin de palme. 

TONGLAY, v. n., être en- 



TON 



335 



TOR 



Jnuyé, fatigué, avoir du eha- 
;grin. Syn. Dâhlé. 

TONGLATLO, v. t., ennuyer, 
donner du ehagrin. Syn. Dâ- 
hal. 

TONGO, TONGUANTÉ, v: rée. 
■être antipathique l'un a l'au- 
Jre, se gareler ranoune mutuel- 
lement. 

— , — b., .raneune, antipa- 
thie réciproque. 

TONGOP, v. t., porter une 
personne sur les épaules. 

— b., aetion de porter une 
personne sur ses épaules. 

TONGU, v. t., être désuni 
-avee quelqu'un, antipathique, 
•ne pouvant rien supporter, 
garder raneune. 

TONGU 1., hoyau avee le- 
quel on eultive le riz. Syn. 
Kobi. 

TONI, v. t., enlever Le des- 
sus d'un liquide. Toi-ii div, 
éerêmer. Toni mpurit, éeumer. 
Toni vah, parler avee réserve, 
mesurer ses paroles. 

TONKÂ, v. n., avoir des 
tramblements nerveuv. 

TONKÂ b., tremblement ner 
veux. 

TONO, v. t., gagner, avoir 
dû bénéfiee dans le eommeree. 

— b., gain, bénéfiee. Syn. 
Vés. 

<*TONON b., espèee de pois- 
son. 

TONTÂ, v. t., payer le pas 
sage. 

— p., prix du passage. 
TÔNTONO, V. Tônan. 
TONTONTÉ (tontu, anté), v. 

rée, se répondro l'un a l'autre. 

TONTU, v. t., répondre. Bala 

n'gâ tontu, dekal â dégâ, avant 

dè répondre, entends d'abord. 



— b.j réponse. 

TOPÂ, v. t., suivre, venir 
après, sueeéder, mareher sur 
les traees, imiter, pratiquer, 
professer, servir. Bès bu topâ, 
lendemain. Lu tâ topa, ee qui 
suit. Topâ tâ, suivre après. To- 
pa yôn'Yalla, pratiquer la reli- 
gion. Topâ sa mèr, éeouter sa 
eolère. 

TOPANDO, v. t., imiter. Lô 
dèf mu lopando ko, tout ee 
que tu fais, il l'imite. 

TOPANTÉ, v. .rée, alterner, 
défiler, faire une ehose alter- 
nativement. 

— b., alternation, aetion 
d'alterner. 

TOPARÉ, v. n., aller se met- 
tre vis-a-vis de quelque ehose, 
pour mieuv voir. 

— b., aetion d'aller se met- 
tre vis-a-vis. 

TOPATO, v. t., s'oeeuper 
d'une affaire, d'une personne, 
avoir soin, administrer, se mê- 
ler de, s'enquérir. 

— b., oeeupation, négoeia- 
tion, reeherehe, soin, solliei- 
tude. Naka'b topato gâ, ineu- 
rie. Dâ ma baré topato téy, j'ai 
beaueoup d'affaires aujour- 
d'hui. 

TOPATOKÂT b., eelui qui a 
soin. Topatokat i y'êré, linger. 

TOPÂTOPA, v. n., persévé- 
rer. 

TOPU, v. p., pouvoir être 
suivi. Yôn vi topu nâ, on peut 
faeilement suivre le ehemin. 

TOR, v. n., verser par in- 
tervalle, par jets séparés. 

— b., aetion de verser par 
jets distinets. 

TÔR, V. Sor. 

TÛR b., pied du lit, gros 



TOR 



336 — 



TU 



moreeau de bois qui soutient 
le lit. 

TORLU, v. t., signer. 

TOROH, v. n., être honteux, 
adjeet, avili, déshonoré, pe- 
naud. 

TOROHAL, v. t., déshonorer, 
avilir, eonfondre, humilier, 
abaisser, honnir, outrager. 

TOROHLU, v. réf. s'humi- 
lier, se eonfondre, ete. 

TOROHTÉ b., honte, avilis- 
sement, eonfusion. 

TOROM b., siphon, tuyau â 
branehes inégales. 

— , v. n., tirer de l'eau au 
moyen d'un siphon. 

TORTOR m., aigrette blan- 
ehe. Syn. Varapulo. 

TÛRTÛR, v. n., fleurir. 

— b., fleur. 
TORTÔRLÔ, v. t. faire fleu- 

rir. 

TOS, TOTI, v. t. fumer, en- 
graisser un ehamp. 

— , — b., engrais. 

TÔS (né), loe. verb. retour- 
ner préeipitamment sur ses 
pas. A T èZ tôs dèlu, retourne bien 
vite sur tes pas. 

TOSKAN, v. n., être affligé, 
humilié, abaissé, misérable. 

— b., misère, abaissement. 
TOSKANU, v. réf. se rendre 

pauvre, misérable. 

TOSKARÉ, v. n., être infor- 
tuné, réduit au dernier degré 
de misère au moral eomme au 
physique. 

— b., homme misérable, ab- 
jeet. 

TOSKARÉLÔ, v. t., réduire 
â une extrême pauvreté, ren- 
dre misérable. 

TOSTAN, v. t., eouver jus- 
qu'â éelosion, faire éelore. 



— g., eouvée. 
TOSTANKÂT b., eouveuse,. 

poule qui eouve. 

TOTÂ (né), loe. verb. se ta- 
pir, se blottir, s'aeeroupir. Nè 
nâ totâ donkon, il s'est ae- 
eroupi. 

• TOTÂ b., fruit du baobab 
qui mûrit avant d'avoir atteintf 
sa grandeur naturelle. 

TOTI, V. Tos. 

TÔY, v. q., être mouillé, 
jeune, tendre, vert, nouveau, 
frais. Sengâ mu toy, vin de 
palme nouveau. Lir bu tôy y 
nouveau-né. Hol bu tôy, eoeur 
tendre. Nah mu tôy, herbe 
verie. Tôy hip ou hep, très 
mouillé. 

— b., aetion d'être mouillé. 
TÔY, V. Tuy. 

TÔYAL, v. t., mouiller, 
tremper, imbiber, baigner. 
Tôyal ak dérèt, ensanglanter. 

TOYOM g., blane-bee, qui 
n'a pas eneore de barbe. 

TOYORO, V. Tohoro. 

TOYÂNDI, v. n., être eneore 
frais, humide, jeune, a son 
eommeneement. Bâ vah dilé di 
toyandi, lorsque le diseours 
était eneore a son eommenee- 
ment. 

TOYTOY, TÛYAY b., humi- 
dité, verdure. — Gommenee- 
ment, prineipe. Na nu te %e- 
lis tâ tôytôy bâ, résistons â la 
tentation dès le prineipe. 

TREFTREFI, v. n., ehanee- 
ler oomme les ivrognes. Syn. 
Daytidayti. 

TU, suff. qui ajouté a beau- 
eoup de verbes neutres rend 1 
subjeetif ou personnel le verbe 
qui dans le radieal est objee- 
tif. Moy, dévier de, moytu t 



TUB 



33- 



TUF 



éviler. Gdv, être prompt, gâ- 
vantu, s'empresser. Ajouté â 
pertains substantifs il en fait 
un verbe. Tagâ, nid, tagatu, 
aller ehereher des nids. 

TUB, v. n., se eonvertir, 
s'amender, se eorriger. Ban â 
tûb, impénitent. 

— g., eonversion, amende- 
ment, pénitenee. 

TUB'RABA b., griot eonvfer- 
ti, qui laissant de eôté le tam- 
tam et le ehant, ne s'oeeupe 
qu'a tisser. 

TUBÂB b., blane, mulâtre, 
noir vivant â la manière des 
Européens. Tubab i gêt, blanes 
de la mer (blane, pur sang). 

TUBÂBLU, TUBÂBTUBÂBLU, 
v. n., imiter les blanes, vouloir 
passer pour blane. Tubâblu du 
tah â néka tubâb, imiter les 
blanes ne suffit pas pour l'être. 

TUBÂBU, v. réf., être atta- 
ehé a un blane. Yâ di sumd 
tubâb, yov lâ di tubâbu, tu es 
mon blane, e'est â toi que je 
me suis attaehé. 

TUBÈY d., pantalon, eulotte. 
Ku sol tubèy u néka du dâru, 
eelui qui porte une eulotte de 
graisse ne se ehauffe pas. (Prov. 
Vol.). 

TUBÉYU, v. réf., mettre son 
pantalon, en être revêtu. Dbjâ 
mbèyu tê di dâgu, il porte 
pantalon et fait l'élégant. 

TUBI, v. t., retomber dans 
les viees qu'on avait quittés en 
se eonvertissant, apostasier. 

— b., apostasie. 

TUBILO, v. t., faire aposta- 
sier. 

TUBLO, TDBAL, v. t,, etn- 
vertir, faire quitter ûne mau- 
vaise habitude. 



TUDÂ, v. t., dire le nom de 
quelqu'un, nommer, désigner, 
invoquer. Tudal sa i, sédê, 
nomme tes témoins. Tudâ ndèy 
dâ, invoquer sa mere. Kèn du 
tudâ niv té néu-lô « dèm* 
Yalla », personne ne nomme. 
un défunt sans ajouter, « allé 
vers Dieu ». (Prov. Yol.). 

— , v. n., s'appeler. Lef li, 
nâkâ mu tudâ, eomment oela, 
s'appelle-t-il ? D. N'âkt nga tu* 
dâ ? B. Dèmba lû tudâ, santa 
Dûf. D. Gomment t'appelles^. 
tu ? R. Je m'appelk Dèmba, 
mon santa (nom de famille) esfc 
Diouf. 

TUDK, v. t., imposer un 
nom â quelqu'un ou a quelque 
ehose. Lef li nâkâ la nu ko tu* 
dé? quel nom a-t-on imposé a 
eela? Di nga am dôm té tudê 
ko Sang, tu auras un fils et 
tu lui donneras le nom de. 
Jean. Tudé nâ ma dôm âm, il 
a donné mon nom a son fils, 

TUDÉFUL, TUDÉFUR 1., as^ 
earide. 

TUDU, v. réf., se dit des sor« 
eiers qui sont foreés d'avouer- 
tous leurs^erimes. Am na garap. 
gu, sô ko laké, demâ yi di tu- 
dusi, il y a un arbre, si on le. 
brûle, les soreiers viennent ra« 
eonter leurs erimes. (Croyance 
popul.) 

TUF, v. t,, brûler les ehaira. 
gâtées avee un fer rouge. 

TOF, v. t., bassiner les yeux. 

— b., aetion de bassiner lea. 
yeux. 

— g., remède pour bassinei? 
les yeux. 

TUF (né), 1. v., eraeher. Syn,. 
Tufli. 



TUF 



338 — 



TUL 



TUFÂN b., eertains jours de 
'ia lune réputés mauvais. 

TtJ'FAN 1., déluge. 

TUFLI, TEFLI, v. n., eraeher. 
"Syn. Né tuf. 

— , — , b., eraehement. 

TUFLIKÂT b., eraeheur. 

TUFLIT b., eraehat. 

TUFLIUKAY b., eraehoir. 

TÛFU, v. p., se bassiner les 
yeux ou se faire bassiner par 
un autre. Bâlâ ngâ tûfu, ubil 
sa i bet, avant qu'on te bassine 
les yeux, ouvre-les. 

TUGAL, pays d'outre-mer, Eu- 

rope, Portugal d'oû semble ve- 

nir Tugal par le retranehement 

de la première syllabe. 

"TUH, v. n., fumer du tabae 

— m., fumée du tabae. 
TtfH, v. n., être tout de suite 

rassasié faute d'appétit^ man- 
quer de goût pour la nourri- 
ture, sobre. 

— b., manque de goût pour 
la nourriture. 

TUHA b., petit mortier. 

TUHA, TOHA, v. q., être 
épais, dense, en parlant d'un 
mélange, d'une bouillie; beau, 
agréable, harmonieux. Voy t)U 
'tuha, ehant harmonieux, exé- 
euté avee entrain. 

TUHAL, v. t., traeasser, op- 
primer, perséeuter. Tuhal nit^ 
traeasser le monde. 

TUHAT, v. t., eribler de 
trous. 

TUHAY b., épaississement, 
beauté, harmonie. 

TUHKÂT b., fumeur. 

TUHU, TOHU (gen ug) g k , 
■pipe, ealumet. 

TUHUKAY b., fumoir. 

TUK, interj. dehors, va-t-en. 



TÛK, interj., qui marque le 
mépris, le dégoût, fi ! 

TUKA, s'en aller, se retirer. 
Tukâl ti biti, va-t-en dehors. 

TUKÂ, b., battoir pour amol- 
lir la terre avant de tirer les 
araehides. 

TÛKAL, v. t., ehasser, ren- 
voyer honteusement. Tûkalal sa 
had, ehasse ton ehien. 

TUKI, v. n., voyager, être en 
voyage, s'absenter. Tuki rer, 
aller se perdre. Dekâ bâlé, tuki 
rêr lâ, ee pays est le tombeau 
de ceux qui y vont. Bè bâ adu- 
nâ di tuki, jusqu'a oe que le 
monde parte en voyage (a la 
fin du monde). 

— , TUKITÉ b., voyage. Sa 
tukité yâgâ nâ, ton voyage a 
duré longtemps. 

TUKIKÂT b., voyageur. 

TUKU, v. n., se moquer, mé- 
priser, traiter de fou. Dire a 
quelqu'im tûk. 

TUL, v. q., être invulnérable. 

— b., talisman qui rend in- 
vulnérable. 

TUL {né), sup. et loe. verb. 
être abondant, être plein. Dom- 
pâ nâ tul, e'est tout plein. Né 
nâ fâ tul, il y en a la en gran- 
de abondanee. 

TUL, suff. des verbes néga- 
tifs. Sopâ nâ, il aime, sopâtul 
il n'aime plus. L' l se supprhfie 
devant un pronom. Sopâtu ko, 
il ne l'aime plus. 

TULI, v. t., aeeompagner un 
tamtam avee un autre tamtam, 
faire Faeoompagnement. Yâ di 
tuli di sabaru, tu fais l'aeeom- 
pagnement et la partie prinei- 
pale, e.-â.-d. tu affirmes et nies 
en même temps. (Prov. Vol.) 

— b., aeeompagnement. 



TUL 



- 33 9 



TUR 



TULI b., nymphe des insee- 
tes. 

TULIKÂT b., eelui qui ae- 
oompagne. 

TULUKUNA g., (tulu, huile, 
kuna, amère, en manding.), ar- 
bre très touffu dont les graines 
donnent une huile, ou beurre 
végétal du mème nom. 

TUM, b., béquille. 

TUMBÂ b., bâton dont se 
servent les aveugles pour eher- 
eher le ehemin. 

TUMBÂT b., espèee de eon- 
eombre ou de melon. Syn. Yom- 
bâ. 

TUMBULAN v., espèee de raie, 
poisson. 

TUMURANKÉ b., vagabond, 
ambulant. 

TUN, V. Ten. 

TUN m., 1., lèvre. Tun i kov, 
lèvre supérieure. Tun i sûf, lè- 
vr^ inférieure. Luti tun, faire 
la moue. 

TUNDA, eolline, éminenee, 
dune, montâgne. Tundâ vu 
ndav, tertre. Diganté u tundâ, 
vallée. 

TUNDÉ, v. n., être monta- 
gneux. Rêv mu tundé, pays 
montagneux. 

TUNDU, v. n., être esearpé, 
situé sur le flane d'une eolline. 
Syn. Mbartalu. 

TUNGÂR b., carquois. 

TUNGUNÉ b., nain, nabot, 
eourtaud. 

TUNKA b., petite gourde vide. 

TUNUH (né) 1. verb. se heur- 
ter eontre, tomber sur. 

TUNUHTUNUHI, v. n., mar- 
eher sans savoir oû l'on va, 
eomme dans l'obseurité, dans 
un état d'ivresse, aller a tatons. 



TUPA, v. t., bourrer un fusil. 

— b., bourre de fusil. 
TUPÂ, v. t. pereer un abeès, 
TUPUNDÂ b., espèee de poisv 

son. 

TUR v., nom, prénom, renom, 
reaommée. Tur u balâhèl^ 
adresse d'une lettre. Tur vu 
bâh, vu rafèt, bonne réputation, 
Tar vu doli, vu dèka, grande. 
renommée. Am tur, être illus- 
tre. Borom-tur, être eélèbre. Ut- 
tur, ehereher de la renommée, 
May tur, rendre eélèbre. Yakha. 
tur, flétrir la renommée. Tur- 
vu nâv, mauvaise réputation, 
Naka tur, être ineonnu. 

TÛR b., eanon. Tûr u fètèl, 
eanon de fusil. Tûr u kabus, 
eanon de pistolet. 

TÛR m., fétiehe, pierre, ar^ 
bre, serpent, montieule, ete, 
oû l'on rend un eulte aux an* 
eêtres, aux serpents. Tûr mS- 
oyuvul téy, le serpent n'a paa 
répondu aujourd'hui. 

TÛR, v. t., verser, répandre, 
vider, jeter. Tûr sôv, dugup, 
répandre du lait, du mil. Tûr^ 
i nân, répandre des prières. 

— b., versement, effusion. 
TURANDO b., homonyme, pa.„ 

tron. 

— , v. n., avoir le même nom, 

TURI b., ease de Peulh. 

TURKI b., sorte d'habit, de. 
blouse. 

TURLU, v. n., être gâté, 
abruti, s'abrutir. 

TURU, v. t., établir, se ehoi- 
sir eomme fétiehe, une pierre, 
un arbre, ete. Hêr vilé lâ nu 
tûru, ndégé filé lâ nu sûl sunu 
i mâm, e'est de eette pierre que. 
nous avons fait notre fétiehe, 
ear e'est iei que nos aneôtres. 



TÛR 



34o — 



TUY 



"8-ont enterrés. Rendre un eulte 
âux fétiehes, leur porter de la 
nourriture, de'la boisson. Nun- 
gê tûrudi, ils vont honorer le 
létiehe. 

— b., eulte, honneur rendu 
au fétiehe. 

TURU, v. p. et réf., être ré- 
pandu, se répandre. 

— b., aetion de se répandre, 
d'être répandu. 

TUS, adv., rien. Syn. Darâ, 
néant, nullement, pas du tout. 
Tus nèku ti, il n'y a rien. 

TUS b., feuille qui sort du 
eoeur du ronier, du palmier. 
■ TUNSNGAL b., poudre noire 
^que les jeunes filles se mettent 
autour des yeux. 
I TUSNGALÛ, v. n., se mettre 
du tusngal autour des yeux. 

TUT b., durillon, excrois- 
sanee après une brûlure ou 
une plaie. 

— , v. n., avoir un durillon. 

TtT, v. q., être petit. Bu tût, 
5 eentimes. Lu tût, un peu. 
Tût-â-tût, être très petit. Tût 
'lût, peu a peu. 

TUTÂ, v. t., voler, dérober. 

TUTAL, TÛTLÔ, v. t., rape- 



tisser, amoindrir, diminuer, at- 
ténuer. 

TUTAY, b., petitesse. 

TÛTI, adv., peu, un peu, 
guère. Tûti galah, très peu. 
Tûti a téré, peu s'en faut. 

TÛTI'ALA m., (L) espèee de 
petit oiseau. 

TUTI, v. t., laver le linge la 
première fois, dans la pre- 
mière eau. 

— 1., aetion de laver le linge 
dans la première eau. 

TUTU b., (m.) plant, bou- 
ture. 

TUY ' (né) loe. verb., se dit 
du bruit de la déeharge d'une 
arme a feu. Soh bâ né nâ tuy, 
le eoup a éelaté. 

TUY, TÔY, v. n., être ba- 
daud, benet, niais. Syn. Noradi. 

— , — b., badaud. 

TUYÂBA d., réeompense, mé- 
rite, bénédietion. Yal nâ la 
Yalla may tuyâba, que Dieu. te 
réeompense. 

TUYTUY b., jeu qui eonsiste 
a sauter a la eorde. 

TUYTUY, v. n., jouer, sauter 
â la eorde. 



"•••^.•••" 



T, vingtième lettre de l'alphabet volof, représente l'artieulation 
forte eorrespondant parfaitement a eelle de la eonsonne d, dont 
elle diffère exactement eomme k d du f. 



T, substitué â s initial, de 
eertains verbes fait des subs- 
tantifs. Tangay, b., bain, de 
sanga, se baigner. Taytay b., 
débauehe, polissonnerie de 
saysây, etre débauehé. 

TA, TI, TU, prép. dans, en- 
vers, de, en. Tâ bir, dedans. 
Ti sûf, dessous. Tâ biti, dehors. 
Tâ ker, chez. Ta ker am, chez 
Iui. Tâ mpéhé, par. Ti kanam, 
désormais, plus tard. « Am lê- 
gi » a gen « dâ am ti kanam » 
« ree/.ois maintenant » vaut 
mieux que « tu aur.as plus 
tard. »■ 

— , — , — , adv., dedans, en. 
Hamu ma ti tus, je n'en sais 
• rien. Tâ fôfâ, en ee lieu-la. Ta 
bâ mu kô dogat, pendant qu'il 
le déeouvrait. Ti fou gâv, a l'ins- 
tant. 

Tilé, tâlé, tulé, adv. y, de- 
dans, en : forme plus expres- 
sive que la préeédente. 

TOTA, T^TU, adv. y, de- 
dans, en : forme enoore plus 
expressive que les préeédentes. 

TÂÂ (né) v. n., vomir tout 



TÂH 

d'un eoup. Dèmal tâai ta biti, 
va vomir dehors. 

TABA 1)., grappe de fruits, 
de fleurs, de grains, ete, pa- 
quet. 

TABAH, v. t., mettre dans, 
sur. Lu mu gis iabah ta lohô'm, 
sur tout ee eju'il voit, il y met 
la ( main. Se mêler d'une ehose 
subitement et sans raison. 

TÂBI d., elef, Syn. Dôm i 
gâl'. 

TAGA b. r veuve, femme sé- 
parée ele son mari par la mort 
ou autrement et qui mène une 
vie trop libre. 

TAGAU, v. n., se dit de la 
veuve qui mène une vie trop 
libre. 

TAGON, TANGOT b. ; espèee 
de erabe vivant dans l'eau sa- 
lée. 

TAH I).. reejuin. 

TAH, TAHÈF b., le mil, 
l'herbe eneore toute jeune. Syn. 
Sah. 

TÂH, v. t., proposer une 
énigme par signes. Sélbé bd di 
tah nduli ya, e'est le ehef dei 

13 



TÂH 



3^2 



TAM 



eireoneis qm propose a ceux-ci 
des énigmes par signes. 

— b., énigme proposée par 
signes. Syn. Pasin. 

TÂH, NTÂH 1., rets, filet, pe- 
tite seine pour prendre les pois- 
sons. Syn. Mbâl. 

T'A-HA h., eollier, ornement 
du eou. 

TÂHAN b,;, g., bagatelle, ba- 
biole, ee qui est de nulle im- 
portanee, drôlerie. Ngem i tâ- 
Jum, préjugé. Vah i.tâhan, quo- 
libet. Ak tâhan, plaisamment. 
Yej i tâhari, objet de rien. 

— . v. n., plaisanter, dire des 
riens, faire des drôleries. 

TÂHANÉ, v. t., plaisanter sur 
quelqu'un, ou sur quelque 
ehose. 

TÂHANKAt b., plaisant, qui 
aime a plaisanter. 

TAHAR b., bubon. 

— , v. n., avoir des bubons. 

TAHÂR g., belle fieur formée 
de beaueoup de fleurons rouges 
réu'his en glomérule. Syn. Tay- 
tay', fwn u buki, bât u bahofi, 
Le rubereule est vénéneux. 

TAHAT g., liane dont on 
mange les fleurs dans le eous- 
eous. Syn. Mbûm téré, mbûm 
seliet. 

TAHATAHA b., jet, bourgeon 
développé, fourebe, les bran- 
ebes d'unarbre â l'endroit oû 
elle; se séparent. 

TAHIN, g., petiie plante. 

TÂHON b., branebies. 

TAHOY i>., graine du nèu. 
Syn. Sâl, kada. 

TAHTAH b., poisson rôti, sé- 
ehé et désossé. 

— v. t., faire des tahtah. 
TAHTAHÂN, v. t., ebatouiller. 



TAKÂBA b., éebasses. Syn. 
Dulimâsa. 

— , v. n., mareber sur des 
éehasses. 

TAKAR b., toit d'une ease 
non eouv^rt. 

TAKARAKA b.„ turbot. 

TAKHÂ, y. q., ôtre fourehu. 
Banhas bii takha, branehe 
fourehue. Syn. Roka. 

TÂKRI b., eouseous trempê 
avee du lait offert au\ serpents 
fétiehes. 

TALAL b._, ehaine du métier 
de tisserand. 

TALALA g., ehaine. Daro 
talala, ehatnon, anneau d'une 
ehaine. 

TALÂLA b., eloehette. Svn. 
Dololi. 

TALAVÈR b., trombe, tour- 
billon. 

TALBÈT, NTALBÈT m., ber- 
geronnette, 

TALÊ, V. Td, ti, tu. 

TALTALI, v. n., sautiller, 
danser, laneer des eoups de 
pied. 

TAM ! interj. evprimant 
l'impatienee, l'indignation. 

TAM, v. t. (L) donner â eha- 
sun sa part. Syn. Sèdâ. 

TAMBAR, v/ t., eribler avee 
un panier, tamiser. Syn. Lay. 

TAMBARKÂT b., eelui qui 
erible. <■ 

TAMBARUKAY b., l'endroit 
oû l'on erible, instrument pour 
eribler. 

TAMÉN, TAMIN b.. frère, 
dans la bouehe d'une seeur. 

TAMON b., gauehe. Sumâ /o- 
ho'tamon, ma main gauehe, 
m.-a-m. la mai.a d€ m.t gau- 
ehe. Dèmal. ti tamon, va â 
gauehe. 



TAM 



343 



TAV 



— , v. q. être gaueher. Ta- 
mon lâ, je suis gaueher. 

TAMPOR 1., eire brute en 
rayon. 

TAMPOR m., filaments de 
eertaines feuilles, eomme eelles 
du palmier-nain et de eertains 
fruits eomme le ro7i, le pain 
de singe. 

TAMU, v. t., s'impatienter 
eontre quelqu'un. 

TANDÂ b., piquet de rônier. 

TÂNG, v. n., être arrêté, em- 
pêehé, retenu. Sumâ hir tang 
na, ma ligne est retenue. Féka 
nâ gâl dèm, ma t-ang fi, j'ai 
manqué le bateau et je suis 
retenu iei. 

— b., état d'être retenu, ar- 
rêté. 

TANGÂ b., graisse eouvrant 
les intestins grêles. 

TANGALI, v. t., ôter ee qui 
empêehait, retenait, ete. 

TANGAY b., bain. Dér. de 
Sanga. 

TÂNGAY 1., -vêtement, pagne, 
eouverture. Dér. de Sânga. 

TÂNGÉY d., asthme. 

TANGTANGLU, v. t., faire des 
efforts pour résister, empêeher, 
arrêter. 

TANTA 1., honneur, respeet, 
eélébrité. Dér. de Santa. 
* TAPA, v. t., attaeher, rete- 
nir, saisir avee un instrument 
pointu. Tapâ nâ yapâ vê'k 
pak'âm, il â saisi la viande 
avee son eouteau. 

TAPÂTAPÂ b., aetion de re-» 
Jenir, d'attraper. 

TAPU, v. p., ôtre attrapé, re- 
fenu. 

— i .T-4PUKAY b., instru- 
ment. 



TAR, v. t., appuyer, étayer, 
aeeoster. Syn. Ses. 

— b., appui, étai. Tar u ma- 
rad, étai d'un mur. 

TÂR b., espèee de panier. 

TAR, v. n., avoir la diarrhée 
quand les évaeuations sont 
eomme de l'eau. 

TÂRKI b., eouseous ou lait 
offert aux fétiehes. 

TAS b., tendon, nerf. 

TÂS (né), loe. verb., prendre 
subitement, par ruse, eseamo- 
ter. 

TASÉT (né), loe. verb., re- 
■prendre subitement ee qu,i a 
été pris. Dèfâ né tâs sumâ dèn,' 
ma né ko tasèt, il a eseamoté 
mon poisson, je l'ai e«camoté 
â mon tour. 

TASULÂN v., espèee de pois- 
son. 

TAT 1., bout, extrémité. Syn. 
Ntat. 

— b., passes faites avee la 
main sur la ehair d'un mem- 
bre malade. Syn. Moia. 

TÂT 1., cadet.-iSyn."A7.df. 

TÂTU, v. n., avoir son der- 
nier enfant, son eadet. Dâ ma 
tâtu, sumâ deker dê, dès que 
j'ai eu mon eadet, mon mari 
est mort. Kilé lâ tâtô, eelui-ei 
est mon eadet. 

TAY, v. t., flageller, fouet- 
ter. Syn. Ratah. 

— 1., flagellation, ehatiment, 
Limbes. 

TAVALÉ g., V. Teveli. 

TAVDI, TAVRI b., eorde fai- 
te de lanières de euir' tressées, 
servant â attaeher des grisgris 
ou des bourses. 

TAVGU b., voile qu'on éten- 
dait sur le roi, en i'orme de 
dais, en temps de pluie. 



TAV 



344 — 



TÈP 



TAYKÂT b.,flagelleur, fouet- 
leur. 

TAVUKAY b., endroit oû 
l'on est ehâtié. 

TAYTAY 1., Syn. Ntaytay. 
Dér. de Saysay. 

TAYTAY g., V. Tahar g. 

TÊB b.; (K) riz. Tôl i têb, 
rizière. Syn Mâlo. 

TÉBI d., TÊBU, serpent 
gros, long, venimeux. Syn. 
Barida. 

TÊBO b., première pluie qui 
eommenee l'hivernage. Syn. 
Ntèbo. Dér. de Sébi. 

TÉDO b., fétiehiste ; autre- 
fois, homme du roi prêt a exé- 
euter toutes ses volontés, bon- 
nes ou mauvaises, homme de 
sae et de eorde. 

TÉGÂ; v. b., épi du gros 
mil, grappe. 

TÉGÂ 1., éeoree intérieure 
du baobab et de eertains autres 
<lrbres. 

— , v. t., éeoreer le baobab 
et eertains autres arbres. 

TÉHÈF b., fêuillage. Dér. de 
Seha. 

TÈHTÈHÂN, mème se:is que 
Tèhtèhan. 

TÉKÂL, v. n., mener une 
mauvaise vie, en parlant d'une 
i'emme. 

— b., femme débauehée, ea- 
tin. Syn. Garbo. 

TtfKÉM d., espèee de pois- 
son'. 

TKKJÈK 1)., poule aux plu- 
més hêrissêej. 

TÈL (né), loe. verb. faire si- 
ieâ'ee. Syn. Né Mik. 

TÊL ih'terj;. Tèl ! silenee ! 

TRL, v. n., senmraneher e:i 
parlant de deux routes. Syn. 
Sèla. 



TÈLÂ b., silenee. 

TÈLÂRAL b., silenee. 

— , loe. sup. Nèl tèlâ télâral, 
sois très tranquille. 

TÈLÉ b., embranehement. 

TÉLINKÂ b., espèee de ei- 
trouille longue. 

TÉLIT b., seeond embran- 
ehement. 

TELKEM b., oiseau noir plus 
petit que le eorbeau. 

TÈMBA b., duvet, poil ou 
plume très tendre. 

TÊN b., (An) ehaine. 

TENÂKLU, v. n., se ehauffer 
au soleil. 

— b., endroit oû l'on se 
ehauffe au soleil. Randul ti su- 
mâ iténaklu, retire-toi de mon 
soleil. 

TÈNÂTUv v. n., faire le sâ- 
vant, le rusé, ehereher â attra- 
per par ruse. 

TÈNDÈN b., jet de lumière. 

TÉNÉ, v. n., rayonner. -Dan- 
ta ba'ngi têné ti nêg bi, le 
soleil darde ses rayons dans la - 
ehambre. 

— 1)., rayon. Syn. Tenèr p 
datum. 

" Tf£_\G, TÈNDENG, loe. verb. 
être guéri. Né na jèhg, il est 
guéri. Vér tèng, eomplètement 
guéri, très sain, très sûr. 

TÉPÂ g., espèee de chien- € 
dent. 

TÉPANDIKU, v. n., être ta- 
eheté. Syn. Tipandiku, ijpanté. 

TÉPATÉPL v. n., tomber 
goutte a goutte. 

T TÉPÈLU, TIPALU, TIPÊLU, 
y. n., deseendre d'nn lieu éle- 
Vé en sautant ou en' glissant le 
lolig d'une eorde. 

TÈPT^P, TOPTOPI, v. n. r 
frétiller, sautiller. 



TER 



345 



TOH 



, — , 1)., frétillement. 

TER b., lot, portion, mem- 
bre, ehapitré. Syn. Vala., 

TÊR, v. t. (L), déehirer. Syn. 
Ho'ti. 

TÈRE d>, eouseous. Tèré'toh, 
eouseous mélangé de son. Tèré 
ndanda, eouseous non fermen- 
té. liaré nêh, baré tèrê ko gen, 
beaueoup de eouseous vaut 
mieux que beaueoup de bouil- 
lon: (P. V.) Tèré sing, eous- 
eous ordinaire, par opposition 
â tèré sinâra, eouseous extra. 

TÉRIN v., état de marabout, 
saoerdoee mahométan. Dér. de 
Serifi. 

— b., nom de la résidenee 
du ehefs des marabouts. 
TÉRNO b., eadi. 
TÉTÈM b., lynx. 
TEV b., boeuf porteur. Syn. 
Lo'. 

TÈYÉLI g., pagne bleu, eou- 
leur bleue. Syn. Mbêh. 

TI, prép. ei adj. V. Tâ, /i, 
tu. 

TIBÈL ])., haine, détestation. 
Dér. de Sib. 

TIF (né), loe. Aerb. donner 
des eoups de l'ouet sur le der- 
rière. 

TIH (nâ), loe. verb. saisir a 
la gorge. 

• TIN, NTIN 1., marmite. D. 
Nèt i dôm i ndèy yu boka té 
Idléti-fiu ? E. Nèt'i tank'u tin. 
D. Trois freres réunis qui ne 
se touehent jamais ? Les trois 
pieds de la marmite. (Enig. 
Yol.). Fûléu-ma tin lu bahul, 
je laisse de eôté la marmite 
qui ne bout pas. (P. V.). 

TIN 1., geneive. Dér. de Sifi. 

TINGOLI g., arbuste dont 

l'éeoroe isert >a l'aire des eordes. 



TIP b., piailleries des pous- 
sins. 

TIP (né), loe. adv. se pineer 
les lèvres pour marquèr le 
méeontentement. 

TIPÂLU, TIPELU, V. Té- 
pêlu. 

TIPTIPAL, v. t., piquer, lar- 
der. 

TIPU, v. n., marquer son 
méeontentement en pineant les 
lèvres. 

TIRIP, v. t., jeter dans l'eau. 
TlRlR m., ligne de cheveux 
laissée sur une tête rasée. 

TOB g., dattier-nain. Y. Sé- 
ba, sorsor, tonkom. 

TOBARÉ g., disposition divi- 
ne, providenee de Dieu. Syn. 
Lob. 

TOF, TOP, v. t., becqueter r 
prendre par petites poignées. 
TOF b., espèee de morue. 
TOFANTÉ, v. rée, se becque- 
ter mutuellement. 

TOFTOFÉ, v. n., prendre 
souvent par petites poignées. 
TOGÈL b., bête a vendre. 
TOGU 1., manteau. 
TOGU, v. t., approuver quel- 
qu'un, se ranger â son opi- 
nion. 

b., ntogu l\, aetion d'ap- 
prouver quelqu'un. 

TOGUKÂT b., eelui qui en 
approvive un autre. 

TOH g. Y. Bondé, grand 
strophantus. 

TOH b., son, résidu de la 
farine. 

TOHOLÂN b., erabè des 
bords de la mer. Au moral, 
grand voleur. type du -voleur. 

TOHORO b., flûte ordinai- 
rement faite avee la tige du 
gros niil. 



TOK 



— 346 



T4n 



TOKARFÈT g., plante aqua- 
tique, a feuilles blanehâtres, 
épaisses, réunies en forme de 
rosette. Syn. TambaUiy. 

TOKÈR b., perdrix. 

TOL, TOLIN b., eostume, ma- 
nière de s'habiller. Dér. de 
Sol. 

TOLÂ, V. Tulâ. 

fOLÉT (né), loe. verb. s'a- 
vaneer, s'élever en fonne de 
tertre. 

TÔLO b., ebaleur venant du 
feu, air embrasé autour du feu. 
Tôlo'safara, ehaleur qui sort 
du feu. Tôlo gémin, haleine, 

TOMBO, interj., stop. 

TON, v. n., être arrêté dans 
le 'jeu appelé kuri. 

TONGOLI, TONGÉ, v. n., 
mareher â eloehe-pied. 

TONGÉKÂT b., eelui qui 
marehe a eloehe-pied. 

TONGKOM m., vin de pal- 
mier-nain. 

TÔNO, NTÔNO g., souffran- 
ee, tourment. Dér. de Sona. 

' — , donner des eoups de 
eoude. 

TONTU, TÔNTOM, b., eou- 
de. 

— , v. t., mesurer par eou- 
dées. Syn. Hasabu. 

TÔNTUANTÉ, v. rée, se don- 
ner des eoups de eoude l'un a 
l'autre. 

TOPATI, v. t., rapiner, voler 
peu â la fois. 

— b., rapine, petit vol. 

TOPOR v., eouseous aux ha- 
rieots. 

TOPTOPI, V. Teptepi. 

TÔR, NTÔR g., palme, bran- 
ehe de palmier-nain. 

TOR, TUR (né), loe. verb., 
sortir par jets. Dé nu benâ tâb 



âm, delâ dâ né tor, on a pere* 
son abeès, le pus sortit par 
jets. 

TOR 1., b., eouseous trempé 
avee un peu d'eau. Syn. Kas 

TÔRÛN r]., printemps. 

TOS b., (L) eourant de la 
mer. 

TIOS b., (F) pioehe, 

TOSÂN 1., eommeneement, 
origine, fondation. Dér. de 
Sos. 

TOSTAN b., ergot de vola- 
tile. 

TOTA, adv. V. Tâ, ti, tû. 

TÔTU, TÔTULÉ, adv.' dér. 
de Tâ, ti, tu. 

TOY, loe, sup. Honha toy, 
être très rouge. 

TOY, V. Ntoy. 

TOYOM, v. n., tremper du 
oousgous avee de l'eau froide. 

— b., eouseous trempé a 
l'eau froide. 

TU, prép. et adv. Y. Tâ, ti, 
tu. 

TOB b., NTtJB 1., oouleur, 
teinte, teinture. Dér. de Sûb. 

TÛH b., arrosage. Dér. de 
Sû'h. 

TUHA, v. t., donner des 
eoups a quelqu'un. Syn. Du- 
mâ. 

TUHAT, v. t,, pereer, eribler 
de trous. 

TUHUM b., mouehe, barbe 
sous la lèvre inférieure. 

TUHUN, v. t., mettre le 
doigt sous l'oeil a quelqu'un 
pour le provoquer. 

TULA, TOLA b., genre d'oi- 
seaux palmipède, plongeon. 

TUMBA b., eablière. 

fUMBUR, TUMBURVÂNÉ b., 
ânon. 

TUN 1., 3e plus beau eollier 



Tt\ 



34 7 



TUY 



d'une femmé, eelui qui est le 
plus orné, auquel elle tient le 
plus. 

TtNÉ, v. n., être noviee, 
manquer d'habileté a l'ouvra- 
ge ou au jeu. 

— b-., ignorant, noviee. 

TU\GÂ, v. n., être indomp- 
table. 

TUNGAKÂT b., qui est in- 
domptnblé. 

TUNGÂY b., foree dont on 
ne peut venir a bout. 

Tt'Ntl, v. n., porter le beau 
eollier. 

TtR b., jeune requin. 

TUR (néj, TUS (né), loe. v. 
jaillir. Dérèt né nâ ja fur, le 
sang en jaillit. 

TURI g., 1)., arbre et son 
fruit qu'on mêle au eouseous 
ou qu'on mange rôti. 

TURLO, TUSLO, v. t., faire 
jaillir. 

TURPF, v. n., sauter avee les 
pieds liés ensemble. 



TURUH (né), loe. verb., tom- 
ber toul-a-eoup dans un trou. 
Dér. de Subuh. 

TUS (né), V. Tur (né). 

TUSLO, V. Turlô. 

fuSTUSI, v. n., bruit que 
fait.ia graisse qui bout. 

TCT (né), loe. verb., piquer 
quelqu'un. Dèk dèf ko né tûf, 
mu teb, une épine l'a piqué, 
il sauta. 

TtT, v. t., piquer avee un 
instrument. 

— b., aetion de piquer. 

TtT b., poussin. 

TUTÂ b., gésier de poisson, 
eroupion de la poule. 

TUTÂ b., (L) nombril. Syn. 
Lufa, Éuitâ. 

TUTÂ, "v. 
Syn. Sata. 

TUTÂKÂT 

TUY, v. t 
eorde. Svn. 



t, voler, dérober. 

b., voleur. 
. frapper avee une 
Eatah. 






u 



U, û, vingt-et-unième lettre de l'alphabet volol' se prononee 
eomme en allemand on en italien et eomme ou en i'raneais : 
u est bref, û est long. 



U 



U, suff. qui, ajouté a un 
grand nombre de verbes aetifs 
terminés par une eonsonne, ou 
par la voyelle â, leur donne 
une signifieation passive ou 
réfléehie. Rahas, laver, rahasu, 
être lavé, se laver ; yâhâ, gâté, 
yâhu, être gâté. — ■ Ajouté a 
eertains objets qu'on va eher- 
eher, eomme fruits, ete, u 
ehange le substantif en verbe. 
Yohos, huitre, yohosu, eher- 
eher des huitres. Sébét, petite 
moule de mer, sébétu, aller 
ehereher des moules. U, voyel- 
le finale de l'adjeetif défiini 
indiquant que la position de 
l'objet est ineonnue ou vague- 
ment oonnue. Fâs vu nu di 
dèndâ, le eheval que nous 
aehèterons. 

U, adj. oonj. du, des. Hâlis 
u halèl yâ, l'argent des en- 
fants. Sûf u bûr, terre du roi. 
Sumâ had u 'bây, le ehien de 
mon père. 

U, part. faisant fonetion d'ad- 
jeetif défini, et qui se plaee 
devant un nom, sUrtout chez 
les Lébous. U fas, le eheval, 
un eheval. U kasan, le vent du 
nord, a Dakar. 



CF 

UB, v. t., fermer, elore, bou- 
eher, eouvrir. 

UBÂKU, UBIKU, v. pr., s'ou- 
vrir, s'épanouir, être ouvert. 

UBÂUKAY, b., orifiee. 

UBÈR, KUBER b., porte, 
oouverele, fermeture. 

UBI, v. t., ouvrir. 

UBIKÂT b., eelui qui ouvre. 

UBU, v. pr., être fermée. 

UBUKAY b., porte, eouverele, 
fermeture. 

UDÂ, v., même que vudâ, 
éeurie de eheval. 

UDÂ v., même que vudâ b., 
et vudé v., rival. Digèn du 
ud'âm de, dara sohalu ko tâ, 
une i'emme dont la rivale est 
morte, n'en a point de souois 
('Prov. Vol.). 

UDANTÉ, V. Vudanté. *' 

UDÉ b., eordonnier. 

— , v. n., evereer le métier 
de eordonnier. 

UDÉ, v. n., même que vudé, 
rivaliser. 

— v., rivalite. 

UlF, v. t., embrasser, porter 
entre ses bras, presser eontre 
la pbitrine. 

— b., emlu-assement. 



UF 



349 - 



UPU 



UF, interj. evprimant le dé- 
dain, le mépris. 

UFÔ, v. rée, s'embrasser, se 
jeter entre les bras l'un de 
l'autre. 

UFU, v. rée. se presser eon- 
tre la poitrine de quelqu'un se 
eaeher entre les bras de sa mè- 
re en parlant des enfants. 

UFU, v. t., mépriser quel- 
qu'un en lui disant Uf ! 

UG, adj. eonj. de, du, s'em- 
ploie quelquefois par euphonie 
pour u après les mots dont 
l'adj. défiini est g. Ngur ug 
Yalla, règne de Dieu. 

UKAY, suff. qui, ajouté â un 
verbe en fait un substantif dé- 
signant l'instrument avee le- 
quel se fait l'aetion evprimée 
par le verbe, ou l'endroit oû 
l'aetion se passe. Lèkei, man- 
ger, lèkukay, l'endroit oû l'on 
mange. Ligèy, travailler, U- 
gèyukay, endroit oû l'on tra- 
vaille, instrument de travail. 

UL, VUL, sirffiie négatif des 
verbes. Dèm nâ, il est parti, 
dèmul, il n'est pas parti. Vul 
s'emploie avee les verbes déja 
terminés par u. Yahu nâ, il 
est gâté, yahuvul, il n'est pas 
gâté. 

UL g., l'un des plus beaux 
"rbres du pays. II forme un 
immense parasol d'oû pnrtent 
une foule de fleurs en boule 
de eouleur pourpre. Aux fleurs 
sueeèdent des gousses longues 
remplies d'une pulpe jaune 
suerée. Ul u nèy, bel arbre de 
la Casamance ressemblant au 
flamboyant. 

ULEHI, même que voleri, al- 
lianee, testament. 

ULI, v. t., même que vuli, 



tanner, eorroyer, dompter (im 
eheval). Dèr ibu nu uli, euir 
préparé. 

— b., eourroie, peau tannée. 
ULIKÂT b., eorroyeur, domp- 

teur. 

UM g., le premier jour âu 
earême mahométan, il s'em- 
ploie aussi verbalement. Tèy lâ 
um, e'est aujourd'hui le pre- 
mier jour de mon earême. 

UM, v. t., enehanler, porter 
malheur o quelqu'un. Yâ ma 
um tèy, tu es eause que j.'ai 
mauvaise ehanee aujourd'hui. 

— g., eharme, ensoreelle- 
ment, enehantement. 

UM, v. t. et n., agaeer les 
dents, les avoir agaeées. 

UMKÂT v., enehanteur, eelui 
qui porte malheur. 

UMPA, v. n., être eaehé 
pour, être un mystère pour, 
être ignoré, être un seeret. Lô- 
lu, umpâ na ma, eela m'est un 
seeret. Yalla darâ umpu ko, il 
n'y a rien de eaehé pour Dieu. 

UMPÂLÉ, v. n., avoir pour 
mystère. Mièl âm umpalévul 
kon dara ti adunâ si, son es- 
prit n'avait rien de eaehé dans 
l'univers. 

UMPU, v. n., être mystérieux. 

UMU, v. p., se dit de eelui 
â qui on a porté malheur. 

UPÂ, v. t., souffler en par- 
lant de forgeron, faire aller 
un soufflet ou une soufflerie 
quelconque, éventer avee un 
éventail, mème que Epâ. 

UPAKÂT b., souffleur. 

UPU, v. t., se rafraiehir avee 
un éventail, même que Epu. 

— b., éventail, soufflet de 
forgeron. 



UPU 



— 35o — 



UYU 



UPUKAY b., soufflerie, même 
que. Epukoy. 

URBIS b., erevasse qui se 
produit aux pieds pendant 
l'hivernage. 

URI b., espèee de jeu eom- 
posé de globules ou noyaux 
durs d'arbii3tes appelés kuri. 

— , v. n., jouer â ee jeu, ou 
a tout autre jeu. 

URI, v. n. V. Vuri. 

URIKÂT b., qui joue a uri, 
ou a tout autre jeu. 

URSÂK, URSÈK v., même 
que vursèk, bénédietion. Syn. 
Mûr. 

URSUN v., espèee de poisson. 

URUD, v. t., tromper dans 
une eonvention, prendre pour 
soi la plus grande" partie du 
gain â l'insue des autres. 

URUMBAL b., remise eou- 
verte dans une maison. 

URUS, Y. Vurus, or. 

US, v. t., oublier un endroit 
auquel on était habitué, ou 
une injure reeue. 

USUNIMFING" g. (m.), petite 
patate noire, originaire du Sou- . 
dan et très bonne â manger. 

UT, v. t., ehereher, faire des 
perquisitions, ,s'enquérir, se 
pourvoir. 

UTAL, v. t., remplaeer, dé- 



dommager. Utal ti bènèn, 
remplaeer par lin autre. 
Ibrayuma réy nâ har, utalé 
dôm âm, Abraham immbla un 
mouton â la plaee de son fils. 

UTALÉ, v. t., différeneier, 
distinguer, rendre distinet. 

UTANTri^UTÂTÉ, v. n., être 
diFférèritj différer en parlant de 
plusieurs. 

— , — , b., différenee, dis- 
semblanee, diversité. 

UTÉ, v. n., être différent, 
différer, être disparate, dissem- 
blable, divers, être absent, 
manquer. Uté nga an, tu as 
manqué le diner. 

— b., différenee, dispropor- 
tion, distinetion, absenee. 

UTI, v. t., aller ehereher, al- 
ler quérir. 

UTKÂT b., ehereheur. 

UTLÔ, v. t., faire ehereher. 

UTU, v. L, remplaeer, tenir 
la plaee de, représenter. Mâ ko 
utu filé, e'est moi qui le rem- 
plaee iei. 

UTUKÂT b., remplaeant, qui 
tient la pl.iee de. 

UY ! interj. ouf ! expression 
de dolileur. Uy man ! uy samâ 
ndèy ! expression d'horreur, de 
lerreur, de souffranoe. 

UYU, V. Oyu. 






••••••• 



V vingt-deuxième lettre de l'alphabet volof, eonsonne labiale,, 
répond au vaû des hébreux et des arabes, e'est-a-dire qu'élle tiont 
a la fois de la eonsorme et de la voyelle. lEIIe <se pronônee pat 
expiration, et aspiration : va, av. Quand elle est prononeée pai* 
aspiration, elle fofme avee la voyelle qui préeède une espèee de 
diphthongue, sans peirdre toutefois ee qu'il y a de labial dahs 
sa eonsonnanee'. Souvent, au €ommencement des mots qui ont 
pour initiale o ou u, elle est simplement euphohiqUe. 



YÂ 

YÂ, YI YU, adj. déf. le, la 
Fas va, le eheval (lâ). Fas vi, 
le eheval (iei). Fas vu, le ehe- 
val (iei ou lâ, indéterminô 
quant â la distanee). 

— , — , — , adj. rel. qui, que 

— . — , — , pron. rel. lequel, 
laquelle. 

YÂLÉ, YILÉ, YULÉ, adj. déf. 
et pron. dém. et rel. ee, eette ; 
eelui-ei, eelle-ei, eelui-lâ, eelle- 
lâ ; qui, que, lequel, laquelle. 
» VOYALÉ, VÛVULÉ, â*dj.. et 
pro. dém. (forme plus expres- 
sive eneore que la préeédente), 
ee eette, ete. 

VAN ? adj. et pron. interr. 
quel, quelle ? lequel, ]aquelle? 

VÈNA, adj. et pron. num. 
un, une ; aueun, aueune avee 
la voix nég. Gis nâ rab yu ba- 
ré, vandé rèyu ma tâ vènâ, vè- 
nâ rèkâ lâ dam tûti, j'ai vu 
beaueoup d'animaux, mais je 



VÂ ' 

n'en ai tué aueun, j'en ai seu- 
lement blessé un légèrement. 

VÈNÈN, adj. et pron. mdéf. 
un autre, une autre. 

VÉPÂ, adj. et pron. indéf., 
tout, toute ; entier, entière. 
Yalla doy nâ sopâ tj siinu fit 
vépâ, Dieu mérite que nous 
l'aimions de toute notre âme. 

VÂS, VOS, pron. poss. Suma 
vos, le rhien ; sa vos, le tien ; 
vos âm, le sien. 

VU, s'emploie e-omme pron. 
poss. aAee un nom, Vu'Per, ee- 
lui de Pierre. 

VÂ, VÂY d., sing. de gâ, gây, 
individu, pensonne, habitant, 
sujet. L'appellation vâ di, ne 
peut s'adresser a \m liomme 
respeetable. Sumâ vûy, mon 
ami, mon eamarade. Vâ'Ndakâ- 
ru, habitant de Dakar. Vd'dekâ, 
eitoyen. Sumâ vâ dekâ lâ, e'est 
mon eoneitoven, rnon com\)a- 



VAB 



35a 



VAH 



triote, nous sommes du même 
village. Vâ'ker, personne de la 
maison. Vâ rev mâ, peuple, 
population d'un royaume. Vâ 
addana, habitant du eiel. Vâ' 
vala, riverain. Vâ du bâh, brave 
homme. Vâ du bon, mauvais su- 
jet. Vâ 7i(7e777,fidè]é,croyant.yd i 
gemadi, fidèles. Vâ-séla, saint. 
Vâ nu sélâ na, les saints. Vâ'ala- 
ku, réprouvé, maudit. Vâ'rêr, 
infidèle. 

VABANGÉ, V. t., tourner, re- 
tourner. Syn. valbati. 

VÂD, v. n., s'apprêter, se 
préparer, se disposer, être prêt, 
préparé, disposé. 

— , v. t., préparer, disposer, 
arranger. 

— b., vadté b., préparation, 
disposition, apprêt. 

VADA, v. t., rôtir, griller. 
Syn. Laka. 

— v., rôt, rôti, grillade. 
VADAH, v. pr., s'agiter, en 

parl"ant du poisson qui n'a pas 
assez d'eau pour nager. 

VADAKÂT b., rôtisseur. 

VÂDAL, v. t., apprêter, pré- 
parer, disposer pour. 

VADALO, v. t., faire rôtir. 

VADAN b., eavale, jument. 

VADAY b., euisson, aetion de 
rôtir. 

VÂDL\ b., manière de dis- 
poser, (l'arr'inger. 

VÂDKÂT b., apprêteur pré- 
parateur. 

VÂDLÔ, v. t., faire préparer, 
faire disposer. 

VÂF, v. n., se cour)>er pour 
éviter un eoup, se. blottir,' se 
eaeher. 

— ]>., aetion de se eaeher. 

VÂF b., (,tn) VÂH b., débar- 
eadère. Vâh i hêr, jetée, quai. 



VÂjFIN b., manière de se ea- 
eher. 

VÂFU, v. n., ètre blotti, en 
embuseade. 

VÂG v., goêmon, algue ma- 
rine, vareeh. 
VAGA Oti) (L), en dessous. 
VAGADÂNÉ v., moyen illi- 
eite pour obtenir quelque eho- 
se. Lu vagadâné mayé du and' 
ak ndérin, ee qu'on obtient 
par des moyens illieites ne pro- 
fite pas. 

VAH, v. t., parler, dire, pro- 
noneer, liaranguer, énoneer. 
Lô men â vah, quoique tu 
puisses dire. Vah nâ la ko, je 
te l'ai dit. Vahal ma ko ko, 
dis-le lui de ma part. Dôr â 
vah, eommeneer a parler, 
prendre la parole. Vah^â-vah, 
babiller, bavarder. Vah yombâ 
nâ, vandé dèf yombul, il est 
faeile de dire, mais il n'est pas 
faeile de faire. (Prov. Vol.). 

— di, mot, parole, terme, ex- 
pression, prononeiation, haran- 
gue, propos. Vah du vér, pa- 
role pure, vraie, exacte. Vah 
du sèt, vah du sangèn, parole 
nette. Vah i mag, axiome, sen- 
tenee. Vah u fit, véhemenee 
de parole. Vah du amul bopâ, 
radotage. Rav ua/?, inénarra- 
ble, ineffable. Vah u sago, pa^ 
role de eonseienee, de bon irair 
sonnement. Arn nâr i vah, 
manquer de parole,- de fran- 
ehise. Vah du baré du voné 
nhèl, beaueoup de paroles n'in- 
diquent pas ele l'esprit. Vah 
degâ, loe. adv., a vrai dire, 
vraiment. 

VÂH b., V. Vâf. 
VÂH b., bambou. 
VAHÂ v.,. (L) fronde. 



VAH 



353 



VAK 



— v. t., fronder, laneer une 
pierre avee la fronde. 

VAHAL, v. n., parler â, par- 
ler pour. Nil ki yombâ nâ va- 
hal, il est faeile de parler a 
eet homme, eet homme est très 
abordable. Bu ko sika, ndégé 
yov lâ vahal, ne te faehes pas 
eontre lui, ear-e'est pour toi 
qu'il parle. 

VAHÂLÉ, v. n., parler a, 
dire pendant que l'on fait une 
autre ehose, débattre le prix 
d'une ehose. Nag lâ di vahâlé, 
je suis â débattre le prix d'un 
boeuf. 

— b., pourparler, aetion de 
débattre le prix d'une ehose. 

VAHAMBANÉ v., adulte, jeu- 
ne homme. Vahambûné tèl, 
vieux eélibataire. 

VAHÂN, VAHÂNVAHÂM, v. 
n., mareher d'une manière 
brusque, pour marquer son 
méeontentement. 

VAHANDÉ b., eoffre, malle, 
bahut. 

VAHATI, v. t., redire. 

VAHÂV, interj. e'est bien, 
e'est eela, bravo, a la bonne 
heure. 

VAHÉ, v. t., violer une jeune 
personne. Viol. Syn. Dèl ndav, 
expression moins triviale. 

VAHI VANHI, v. t., fouiller, 
eurer, arraeher. (Mpah m., pah 
m., trou, creux, fosse). 

VAHIKÂT b., qui fouille, 
ereuse, eureur. 

VAHIN v., manière de par- 
ler. 

VAHKAT v., .parleur, diseou- 
reur, eauseur, jaseur. 

VAHLÔ, v. t., faire parler, 
donner la parole, faire dire. 

VAHTÂN, v. n., eauser, eon- 



verser, parler ensemble, s'en- 
tretenir. 

— v., eauserie, eonversation. 
VAHTÂNKÂT b., eauseur, 

diseoureur. 

VAHTU, v. n., délirer, par- 
ler seul et sans suite. 

— b., délire. 

VAHTU v., heure. Vahtu vu 
nékâ, â chaque instant, sans 
eesse. 

VÂHU, v. n., aller vite, mar- 
eher vite, a pas préeipités, se 
dépêeher, se hâter en mar- 
ehant. 

— b., marehe préeipitée. 
VÂHULO, v. t., faire mareher 

vite. 

VAHVAHÂT, v. n., répéter 
sans eesse, rabaeher, revenir 
sur ee qu'on a dit. 

VAK 1)., pieu d'entourage 
pour les ehamps. 

VAKA, v. t., parler par si- 
gnes eomme a un sourd-muet. 
Syn. Fay. 

VAKÂ, v. t., étrangler, étouf- 
fer, suffoquer, saisir a la 
gorge. 

VAKÂN, v. n., mareher les 
jambes éeartées. 

VAKANDOGOP, v. n., semer 
la diseorde, médire. Oommer- 
eer a tort et a travers, sans 
faire attention a la justiee. 

VAKIRLU, v. n., VIKIRLU- 
KAT b., mème que varlu et 
ses dérivés. 

VAKIRLU, v. n., se eram- 
ponner a, s'attaeher, se tenir, 
se donner entièrement a. Va- 
kirlul ii Yalla, attaehe-toi a 
Dieu. 

VAKIRLUKÂT b., eelui qui 
se donne, se dévoue entière- 
ment â quelqu'un. Vakirlukat 



VAK 



— 354 — 



VAL 



ti ngem gâ, eonfesseur de la 
ifoi. * 

VAKU b., moreeau de fer 
servant â pereer Vilèr. 

VAL v., (L) V. vol. 

VAL y., pl. de bal. (F) bal- 
les de plomb. 

VAL, v. n., être fluide, eou- 
le-r, fluer, ruisseler. 

— g., ruisseau, eourant d'eau. 
VÂ, v. n., souffler. Ngélav 

lâ'rigê vâl, le vent souffle. Va- 
lal safara si, souffle le feu. 

— v., souffle. 

VÂL, v., t., surpasser, l'em- 
porter sur, gagner, dépasser. 

VALA v., part, partie, por- 
tion, ration, lot ; environ Doh 
ma sumâ vala, donne-moi ma 
part. Tâ val'u Duâla, aux en- 
virons de Joal. Tâ val'u ngôn, 
sur le soir. Vâ-vala, riverain. 
Gav u vala, proverbe. Gèn'u va- 
la, une part, moitié. Gèn'u val'u 
gèn'u vala, moitié de la moitié, 
quart. 

VALA, v. n., et t., être eon- 
tagieux, communiquer une ma- 
ladie eontagieuse a quelqu'un. 
Otul mu vala la dèr âm, prends 
garde qu'il ne le communique 
sa rrialadie. 

— b., eontagion. 

VALAH, v. t., vider l'eau 
d'un eanot, d'une fontaine, ete, 
eurer. 

VALAHNDAHAN b., petits in- 
seetes qui se l'orment dans l'eau 
et qu'on trouve au fond des 
réservoirs. Syn. Vangalanga. 

VALAKANA, v. p., être pau- 
vre, gueux, homme excessive- 
ment maigre quoiqu'il mange 
beaueoup. 

VALALAN (bir âb) (L) b., dy- 
senterie violente et oontinue. 



VALANGÂN, v. n., s'éeouler, 
en parlant de l'eau, se répan- 
dre de tous eôtés. Gêt gi valan- 
gân na ti bir dekâ bi, la mer 
a débordé dans la villé. 

— , m., éeoulement, effusion, 
inondation. 

VALANGÂNLO, v. t., faire 
éeouler l'eau d'une mare ou 
d'un étang. 

VALANKÉ, v., matière féeale. 

VALAS v., espèee de poisson. 

VALAVALA b., grelot, elo- 
ehette. 

VALBÂTI, v. t'.'i retourner, 
virer, dans un autre sens, ren- 
verser sens dessus-dessous. 

— b., aetion de renverser, 
se retourner. 

VALBÂTIKU, v. p. et réf., 
se tourner, se retourner dans 
un autre sens, être tourné, re- 
tourné. Bop'âm valbâtiku nâ, 
il est devenu fou. 

■H- b., état d'être tourné. 

VALÉ, v. n., ttre contagieux 
en général. Dèr bôbu du valê, 
eette maladie n'est pas eonta- 
gieuse. 

VÂLÉ, adj. et pron. dém. reL 
dér. de Va; Vi Vu. 

VALÈT b., espèee de harieot 
tout petit. 

VALI, v. n.. assister, ètre pré- 
sent â un speeiaele, â une dan- 
se, ete. Mpét'u savor, lô tâ gâ- 
vôntu kon â vali, na nga yobu 
gub, quelque pressé que tu 
sois d'assister â la danse des 
moine^uv, n'oublie pas d'y por- 
ter des épis de millet. (Prov. 
Vol.) 

VALIDI, v. n., aller assister 
â une danse ou â un tamtam. 

VALIKÂT b., speetateur. 



VÂL 



355 



AH 



VALIS, v'. n., siffler, gazouil- 
ler. 

— 1).. sifflement, gazouil!e- 
ment. 

VALISI, v. n., venir assister. 

VALISIKÂT b., speetateur, in- 
vité. 

VÂLISKÂT b., siffleur. 

VALISUKAY b., sifflet. 

VALIU b., diseiples de Maho- 
met qui vivent dans les bois, 
ne travaillent pas et se nourris- 
sent de raeines et d'herbes 
eomme les animaux. 

VALMIVALMI, v. n., intri- 
guer, être intrigant. 

VÂLU, v. t., s'entre-mettre, 
aider, obliger, rendre serviee. 

VAMÉ, v. t., inonder. 

— v., inondation, affluenee 
d'eau, raz de marée. 

VAN? adj. et pron. inter. dér- 
de Vâ, Vi, Vu. 

VAN g., (L) butte amoneelée 
par les fourmis. 

— b., aetion de eonserver, res- 
tes qu'on a réservés. 

VANAH, v. n., bouillir, être 
en ébulition, bouillonn«r. 

— b., ébulition. 
VANAK v., Vânok. 
VANAK, v., temps, moment 

propiee. Lu nèk am nâ vanak 
am, il y a un moment propiee 
pour tout. 

VANAL, v. t., réserver pour, 
laisser la part de quelqu'un. 

VANANKAT b., médeein ma- 
rabout. 

VAN.AR et ses dér. V. Vonar 
et ses dér. 

VA'NAR b., torpille, genre 
de poissons de mer. 

VANDÂL y., chiquenaudes 
données sur le nez, pl. de Man- 
dâl, chiquenaude. 



VÂNDAL, v. t., faire les tres- 
ses de cheveux qui eommen- 
eent â se défaire. 

VÂNDALÉ, v. n., tirer au 
sort, â la eourte paille. 

VÂNDALU, v. réf., se faire 
tresser les cheveux. 

VANDÉ eonj., mais, néan- 
moins, pourtant, eependant, 
toutefois. Vandé nak, mais néan- 
moins. Bet du énu, vandé lu 
bopâ antan ham nû ko, l'oeil 
ne porte pas de fardeau, mais 
ee que la tête peut porter, il 
le sait. (Prov. Vol.) 

VANDÈL, v. t., dire ou ajou- 
ter mais. Hamu-ma, ku mu yo- 
bu mipéntâ mia, dâ nga ko van- 
dél, si eette parole : je ne sais 
pas, eonduit quelqu'un au tri- 
bunal, e'est qu'il a ajouté mais. 

VANDÊLU, V. vondêlu. 

VÂNÉ y. q., être expert, ea- 
pable, habile, maitre dans les 
arts. 

— b., homme habile, expert. 
VANÈL b., amoindrissement, 

diminution. 

VANÈNT, VANÉT t., ophtal- 
mie. 

— v. n., avoir une ophtal- 
mie. 

VANÉRI, VANÉDI, v. n., être 
maladroit. 

VANGALANGA, v., lieome. 

VANGARNI, v. t., redresser, 
détourner, retourner, soutenir. 

VANGARNIKAT b., eelui qui 
redresse, ete. 

VANGARNIKU, v. p., ôtre 
redressé, détourné, soutenu. 

VANHÂ b., inseete qui ronge 
l'épi de mil au moment oû il 
eommenee a se former. 

VANHl, v. t., V. Vahi. 

VANHU, V. Vahu. 



VAN 



356 — 



VAR 



VANl, v. t., diminuer, amoin- 
drir, restreindre, retraneher, ro- 
gner, rabattre du prix, rape- 
tisser, dégrossir. Vahi Ji,o, dèfâ 
epâ, diminue-le, il y en a de 
trop. Lôlu du la vani darâ,ndah 
di la doli sah, eela ne le dimi- 
nuera en rien (ne te fera au- 
eun mal) au eontraire, eela te 
profitera. Vani dohin, ralentir 
la marehe. Vani ntôno, soula- 
ger, diminuer la souffranee. Va- 
fii dôlé, affaiblir. 

— b., Vanay, b., vafiel b., 
diminution, aetion de diminuer, 
raeeoureissement, rabais, atté- 
nuation. 

VANIKU v. n., diminuer, dé- 
eliner, être affaibli, s'affaiblir, 
se rétréeir, se rapetisser. Var nâ 
mâ vahiku, môm mu dolaku, 
il faut que je diminue et qu'il 
grandisse. 

VANOK, VANAK v., eour de 
derrièfe dans une maison, lieu 
d'aisanee. Nêg u vanak, eabinet 
ou ease retirée dans l'intérieur 
d'une maison, oû les étrangers 
ne peuvent entrer a moins d'y 
être appelés. 

VANTA y., pl. de Banta. 

VAPÊRU, v. n., être inaetif. 

VAR v. n., devoir, ineomber, 
avoir l'obligation, être obligé, 
néeessité a. Lu var a am, ee 
qui doit arriver, ehose future. 
Lôlu var nâ am, eela doit avoir 
lieu, eela est juste. Var nga 
kô dèf, tu dois le faire. Var nâ, 
il le faut. Bul vah lu varul, ne 
dis pas ee que l'on ne doit pas 
dire. Syn. Èba. 

VÂR, v. t., prêeher, eonvertir, 
s'emploie avee un nom de per- 
sonne pour régime direet. Vâr 



ma, prêehe-moi. Sa' bât vâr nâ 
ma, ta parole m'a eonverti. 

VAR, v. t., monter a eali- 
fourehon sur une ehose. Var 
fas, monter â eheval. 

VARAH, v., âne ehargé, bête 
de somme. 

-^ v. t., V. Vorah. 

VARAH (né) loe. v., entrer 
brusquement d'un eôté et sor- 
tir de l'autre. Satakât bâ défa 
né parah, né varah, le voleur 
n'a fait que passer rapidement 
dans la ease. 1 V. Parah (né). 

VARAL, v. t., obliger, impo- 
ser l'obligation, faire un devoir 
de, mériter pour quelqu'un. 

— v.j obligation, devoir, mé- 
rite. 

VARALÉ b., mulet, bardot, 
animal provenant de deux es- 
pèees eomme d'un ehat sauva- 
ge et d'une ehatte domestique, 
ou de deux espèees de serpent. 

VÂRAM g., pl. de Bâram, 
doigts. 

VARAN I DÉHÉ, espèee de 
harioots très gros. 

VARANDI, v. t., avaler pré- 
eipitamment. 

VARANGÉ, e. t., tourner, re- 
tourner. Syn. Valbati. 

VARAPULO, b., aigrette blan, 
ehe. Syn. Tortor m. 

VÂRÂTÉ, v. t., sermonner, -C 
prêeher â tort et a travers. 

VARDI 1., massue. 

VÂRÉ, v. t., prêeher. s'em- 
ploie sans le nom de personne, 
pour régime direet. Lâ di degâ 
lâ di vâré, e'est la vérité que 
je prêehe. 

VÂRÉ g., prédieation, sermon, 
diseours, alloeution. 

VARÉF b., eoutume. droii. 

— b., garantie, eaution. 



VÂR 



— 357 



VAT 



VÂRÉKAT b., prédieateur. 

VÂRÉUKAY b., ehalré. 

VARGÉD b., vargid b., 65- 
pèee d'antilope. 

VARKÂT b., eavalier. Syn. 
Gavar. 

! VARLUKÂT,VAKIRLUKÂT b., 
garant, eaution. 

VARLU, VAKIRLU, v. t., ga- 
rantir, eautionner. 

VÂRU, v. p., être eonverti, 
touehé, s'amender, s'étonner. 

VÂRU v., empeigne. 

VARUGAL, VARUGAR v., de- 
voir, obligation, tribut, eoutu- 
me, impôt. Tèg varugar, obli- 
ger, i'aire un devoir de. 

VÂRVÂRÂN g., V. Vorvorân. 

VÂS, VOS, pron. poss. dér. de 
Vû, Vi, Vu. 

VÂS y., espèee de earpe. 

VÂS, v. t., éeailler, nettoyer 
du poisson. 

VASAL, v. t., laisser eouler, 
répandre, inoeuler. Vasal adu- 
nâ, être double, trompeur, avoir 
deux paroles, nier par derrière. 
ee que l'on dit par devant. Va- 
sal jas, s'emparer des chevaux 
de l'armée lorsqu'on l'a vain- 
eue. 

VASAR (né), v. t., répandre, 
verser par terre. Syn. Tûr. 

VASIN, v. t., aeeoueher, en- 
faiflter. 

— v., aeeouehement, eni'ante- 
ment. 

VÂSINTÛR v., éeaille de pois- 
son. Syn. Vetantôr. 

VÂSO b., eoutume, usage, 
droit, habitude. 

VAT v., rame, aviron. Syn. 
I)ov. 

VAT, v. t., trainer, tirer. ha- 
ler un bateau. 

VAT, raser, faire la barbe. Sâ- 



tu du vat bop'âm, un rasoin* 
ne rase pas soi-même. (Prov, 
Vol.) 

VÂT, v. t., jurer, affirmer- 
par serment, prêter sermenjL 

VAT (né), loe. adv., com*lè- 
tement. Dèfar bè mu né vat t 
mettre la dernière main, par^ 
faire. 

VATÂ, v. n., deseendre, dér 
barquer, quitter le travail, ees-. 
ser une oeGupation. 
VÂTAL, assermenter. 

VATÂLO, v. t., faire deseen- 
dre. 

VATANDO, v. n., deseendre. 
ensemble. 

VATÂNGAY v., autrefois es, 
elave de tisserand, de griot 

VATANTOR v., éeaille de poisv 
son. Syn. Vâsintôr. 

VÂTÂR, v., sangsue. 

VÂTÂRU, v. n., s'appliquer 
des sangsues. 

VÂTAT, v. t., attaeher, enve^ 
lopper plusieurs ehoses ensem^- 
ble. 

— b., paquet de plusieurs 
ehoses attaehées ensemble. 

VATAT, v. t., trainer, entraf- 
ner. Ku di doy ku kô vatat, dé- 
jâ amul ku ko bôt, eelui qui. 
pleure pour se faire trainer, 
n'a personne pour le porter sur 
le dos. (Prov. Vol.) 

— b., aetion de trainer. 
VATÉ, v. t., deseendre une. 

ehose, débarquer. 

VÂTIH (né), v. n., disparaitre 
tout â eoup. 

VÂTIR, v. t., lier, attaeher 
fortement. 

VÂTIRU, v. p., etre lié forte, 
ment. 

VATIT, VATATIT v., traee, 
vestige de ee qui rampe ou, 



VAT 



— 358 — 



VÉG 



d'une ehose trainée. Ku degâ 
vatit i dân, défâ fâ fékul borom, 
quand on marehe sur les traees 
d'un serpent, e'est que eelui-ei 
-est déja loin. (Prov. Vol.) 

VATKÂT b., traineur, haleur. 

VATKÂT b., raseur. Vgtkat u 
sikim, barbier. 

VÂTLÔ, v. t., faire prêter ser- 
raent, faire jurer. 

VATU, VATATU, v. réf., se 
trainer, ramper. 

VATU, v. pass. et réf., se ra- 
ser, être fasé. Vatu bè né fon- 
dong, être bien rasé. 

VAV, adv. aff. Oui. Vgv gôr ! 
bien, bravo. Vav nâm, oui, eer- 
Tes. Vav kan, voilâ qui est bien, 
Très bien, eertes oui. 

VÂVAV, adv. aff., Oui-oui. 

VÂY d., même que vâ dâ. 

VAY, interj., terme d'impa- 
'tienee, allons done, je vous en 
prie. 

VAY, v. n., se eailler, se eoa- 
guler. Vay bè dèf daloh, gru- 
meler. Ndoh mu vay kéng, 
glaee. 

— g., lait eaillé. 

VAY (L), vayo g., eanal aqua- 
tique, eours d'un torrent. 

VAYAL, VAYLO g., v. t., faire 
eailler, faire ooaguler. 

VAYAIVG, VAYANGÂN, v., ros- 
signol. — Grelot. 

VAYÉ, eonj., même que van- 
dé. 

VAYÈN v., même que vadan v. 

VAYUL, v. n., être éeervelé. 
Bopa bu vayul, tête éeenelée. 

VÉ, v. t., faire du vin de 
p.tlme. 

VÈ v., ongle, griffe, sabot de 
'eheval ou de tout autre animal. 

VÉ, v. t., remonter une ehose 
'démontée, emmanejier. 



VÉD, v. q., être étourdi. 

VÊD, v. n., être honteux. 
avoir honte. 

VÉDA v., mulet, poisson. 

VÊDAL, v. t., rendre honteux, 
eonfus. Mangê vêdal sumâ bo- 
p&, j'avoue ma honte, je me 
reeonnais eoupable. 

VÉDALU, v. n., être ineré- 
dule, nier. 

— b., négation, opposition, 
aetion de nier, de eontredire. 

VÊDANGÉ b., misère, honte, 
eonfusion, pauvreté extrême. 

VÉDI, v. t., nier, eontredire, 
réfuter, démentir, eontester, ré- 
traeter. Vah i mag doyul â védi, 
il ne faut pas eontredire la pa- 
role des vieillards. (Prov. Vol.) 
Védi,bô gisé,gem, on peut nier, 
mais en voyant, il faut eroire. 
(Prov. Vol.) 

VÉDIKÂT b., eontradieteur. 

VÉDIKU, v. n., se rétraeter, 
affirmer le eontraire de ee qu'on 
avait avaneé. 

VÊDU, v. réf., se reeonnaitre 
eoupable, avouer sa eonfusion. 

VÈF m., espèee de eolibri. 

VÈF, v. t., arraeher les ehe* 
veux, les plumes, ete, déplu- 
mer. Vat a gen vèf, raser les 
cheveux vaut mieux que les 
arraeher. (P, V.) 

VÈFU, v. réf., se déplui/rer, 
s'arraeher les cheveux. 

VÈG, v. t., respeeter, erain- 
dre, honorer (en Gambie). 

— b., respeet, erainte. 
VEGÂ, v. t., abreuver. 
VÈGÂ (né), v. t., regarder, 

fixer. 

VÉGÉD (né), v. t., pereer, pi 
quer, attraper. 

VÉGÊL b., égards, déférenee, 
distinetion. 



VEG 



- 35g - 



vèn 



VEGU, v. réf., s'abreuver. 
VEGUKÂY b., abreuvoir, auge. 

VEH v.. ■artieulation du pied. 

VÉH, v. q., être amer, aeer- 
be, âpre au goût. Vèh na hat 
e'est très amer. 

VÊH, v. q., être blane, blan- 
ehir. Vêh tal, vêh fur, être très 
blane, éelatant de blaneheur. 

VEHÂ, v. n., glousser. 

— gloussement, eri de la 
poulé qui eouve. 

VÊHA, v. n. et t., ruer, don- 
ner des ruades. 

— b., ruade. 

VÊHAL, VÊHLO, v. t., ren 
dre blane. blanehir. 

VÊHAL, v. t., réeompenser, 
payer, remereier. 

— b., réeompense. Syn. Yol: 
VÊHÂLÉ, y. n., être blan- 

ehatre. 

VÊHAY b., blaneheur. 

VÈHÂY b., apreté, amertume. 

VÉHBET, v. n., ètre impudi- 
que, dévergondé. 

— v., impudieité. 

VÉHÈN v., zorille, mammi- 
fère earnassier du genre mar- 
tre. 

VEHLÔ, v. t., rendre âpre. 

VÊHLO, v. t., rendre blane. 

VÈHTÂN v., fiel. Vèhtân u 
dè' gla, agonie. 

j^ÈHU, v. n., regimber, ren- 
dre une ruade. 

— b., ruade. 
VÊHVÊH b., broehet. 
VÊHVÉH 1., fleur de lis. 
VÉKÂ m., voile de navire. 

— v. t., mettre les voiles, ap- 
pareiller, déplier, ouvrir un pa- 
rasol. 

VÈKA, v. t., aeeroeher, sus- 
pendre, appendre, pendre. 
VEKA, v. n., éehouer, tou- 



elier, s'engra\er, choquer eon* 
tre un éeueil. 

VÉKÂT b., eelui qui fait du- 
vin de palme. Syn. Tèytôk. 

VÈKI, v. t., déeroeher, dépen- 
dre/ détaeher. 

VÉKIKU, v. p., se déeroeher, 
se dé:nonter. 

VÉKU, v. p., être sous voile, 
sous un parasol déployé. Gâl 
gâ véku nâ, le bateau est sous 
voiie. 

VELBIT (né), loe. v., n'être 
plus d'aplomb, menaoer de 
tomber. 

VÉLÈS, adv. super. Yuli bè 
né vèlès, vider entièrement. 

VELIS, VÂLIS, v. n., siffler. 
Bâla ngâ tod gémèn u samâ, 
nâ nga ham lu mu vetis, avant 
de easser la gueule au berger, 
saehe d'abord ee qu'il siffle. 
Prov. Vol., pour dire : ne eon- 
damne personne avanf de l'avoir 
entendu. 

VELU v., veau. 

VÊN v., sein, mamelle. Dôm 
lu mu féka ti vên i ndèy âm, 
môm lâ nampâ, l'enfant ne tète. 
que ee qu'il trouve dans le sein 
de sa mère. 

- — v:, régime de fruit, de ba- 
nane, de rondier, de dattier. 

VEN v., fll. 

— v. t., faire des eordes en 
lei roulant avee la main sur 
les genouv. 

VÊN g., santal rouge d'Afri- 
que ; e'est un bel arbre dont 
le bois, d'un grain fin, dur, 
rougeatre, est faeile â travail^er. 

VEN g., fer, barre de fer. 
Vèn gu gôr, aeier. Vên u ya- 
ram, eonstitution, complexion : 
de l'homme. 

— v., mouehe. Ku bafi gâna^ 



VÉN 



36o — 



VER 



bayi kô'k vèn \am, oelui qui 
h'aime pas le manehot le laisse 
avee ses mouehes. (Prov. Vol.) 

VÉNÂ, adj. et pron. num. 
dér. de Vâ, Vi, Vu, un, une. 

VENAR v., torpille, porsson. 

VENDAH, v. t., manger, dé- 
Vorer. Syn. Vereh. 

VENDAL, v. t., tourner en 
rond, mouvoir en rond. 

VENDALU, v. pr., se mou- 
Voir en rond. 

VENDALUKÂT b., qui se 
meut en rond. 

VÈNDÈL, même que Vandal. 

VENG, v. n., être penehé, in- 
eliné sur le eôté. 
' VENGAL, v. t., peneher, in- 
eliné sur le eôté, earéner un 
navire. • 

VÉNGALU, v. réf., s'ineliner, 
se peneher sur un eôté. 

VÈNU, v. num., prendre un 
a un. Vénul saku yi, prends les 
saes un â un. 

VÉPÂ, adj. et pron. indéf., 
dér. de Vâ, Vi, Vu. 

VER, v. n., entourer, mar- 
"eher a l'entour, tourner, vaga- 
bonder. 

— v., tour, eireuit, eiroonfé- 
renee, pourtour, environ, en- 
eeinte. 

— v. t., entourer, elôturer, 
environner. 

VÈR, v. n., être sain, guéri, 
être en bon état, vrai, eertain, 
sineère, parfait, elair, pur. Vèr 
■téng ou pén'g ou pénténg, être 
très sain, très eertain. Vahal 
vah du vèr, parle elairement, 
sineèrement. 

— g., santé. Vèr g'um ya- 
ram, la santé du oorps. 

g., vérav v.. bon état de santé. 



VER, v. t., appuyer, adosser, 
aeeoster. 

A r ER v., ehenille. 

VÊR, v., lune, lunaison, mois. 
Vêr vi féha niâ, la lune est le- 
vée. Vêr vi sûh na, la lune est 
eouehée. Vêr vu ,ndojV, lune 
eroissante. Vêr vu mag, vêr vix 
mât, pleine lune. Ndêtél u vêr, 
fm de la lune. Dap'u vêr, mur'u 
vêr, éelipse de lune. Vêr vu 
de, mois ou lune passée. Vêr 
vu di dikâ, vu di nev, vu nô 
senu, mois proehain, lune pro- 
ehaine. 

VÊR, v. t., exposer, étendre 
pour faire séeher. Vêr dèn, sé- 
eher du poisson. Vêr malân, 
étendre un pagne pour le sé- 
eher. 

VÉRADI, v. n., être malade, 
languissant, faible de santé, 
eonvaleseent ; n'être pas vrai, 
pas eertain, pas parfait. 

— b., vèrul b., malade, eon- 
valeseent, personne dont l'esprit 
n'est pas sain ; femme eneeinte. 

VERAH, v. t., avaler glou- 
tonnement sans mâeher. 

VÉRAH (né) loe. verb., sortir 
brusquement. 

VÉRAK g., V. Vérèk. 

VERAL, v. t., faire entourer. 

VÉRAL, VÉRLÔ, v. t., guérir. 

VERANTÉ, v. t., eonte^er, 
débattre, diseuter, raisonner, 
eontroverser. Lan ng'ên di vé- 
ranté ? quel est le sujet' de vo- 
tre disemssion? 

— v., oontestation, alterea- 
tion, diseussion, raisonnement, 
eontroverse. 

VÉRANTÉKAT, b., raison- 
neur, qui aime â diseuter. 

VERAY v., a l'entour, ee qui 
entoure. 



VÉR 



36 1 — 



VÊT 



YÉRAY v., bon état de santé. 

VEREH, v. t., dévorer. Syn. 
Yêndah, 

VÉREK, g., gommier blane 
qui produit Ia véritable gomme 
arabique. 

VÉRÈKTÈK, v. n., avoir une 
insomnie. 

VÉRÉYAN g., petite plante 
très eurieuse qui enfonee sa 
graine en terre, eomme l'ara- 
ehide. 

YÊRI, v. t., enlever, ramas- 
•ser, rouler ee qu'on a étendu 
pour séeher. Kèra bu Yalla vè- 
rê asaman si, adunâ mâh, lors- 
que Dieu aura roulé la tente 
dU eiel, le monde sera détruit. 

VERI, v. n., aller autour, 
pareourir. Yeri aduna, faire le 
tour du monde. 

YERKÂT b., vagabond. 

VÉRLE, v. n.; avoir une ehose 
ou une personne de guérie. Yér-' 
lé-nâ tanka, j'ai mon pied guéri. 

YÉRLU, v. réf., se faire gué- 
rir soi-même. 

VERNGÂL v., dévidoir. 

YERU, v. réf., s'appuyer eon- 
tre quelque ehose, s'aeeoster, 
•s'adosser. 

YERUKÂY b., appui, parapet, 
dossier. 

YERUKÂY b., séehoir. 
9 YERVER v., le eontour. Ti 
verver, loe. prép. h l'entour, 
tout autour. 

YES g., grain. 

V.ÊS, v. n., être trop tard, 
n'ètre plus temps. Génav dè' gâ, 
iûb vês nii, après la mort, il 
•est trop tard de faire pénitenee. 

YESALANTE, v. rée, se eroi- 
sér, passer l'un a eôté de l'au- 
itre. 



VÉSÂNTÉ, v. n., s'opposer. 

— v., opposition. 

VESEM, v. t., flamber les 
plumes d'une volaille, la passer 
â la flamme ; rôtir. 

VESEMU, y. p., être flambé, 
rôti, oonsumé par le feu. Syn. 
Heyemu. 

YÉSÉNG, -\'. n., être see, en 
parlant du riz euit. Malo bala 
nêh vèséng, pour être bon, le 
ri2J doit être see. 

VÈSÈNGAL, v. t., laisser sé- 
eher le riz euit. 

— b., riz bien see. 
VÊSÈNGALU, v. n., se faire 

faire du riz bien see. 

VÊSU, v. t., dépasser, exoé- 
der, surpasser, être passé. Vêsu 
minu Ber, nous avons dépassé 
Go rée . 

VÈT g., eôté, bord, penehant 
d'une eolline. Tavèt, loe. prép. 
près, A-ers, ?i eôté, autour, eon- 
tre, aui environs de. Ti sa vèt, 
h ton eôté, a eôté de toi. Ta gé- 
nèn vèt, d'un autre eôté, d'au- 
tres parts. 

VET g., éeheveau. 

VET, v. q., être seul, s-oli- 
taire, isolé, éearté, retiré, sans 
eompagnon. Nâ nu v'éti, reti- 
rons-nous dans la solitude. 

— b., solitude, retraite. 
VÈT, adv. sup. Sèt nâ vèt, 

e'est très net, très propre. 

YETÂ, v. h., balaneer. 

YETA g., balaneement. 

VETAL, v. t., faire balaneer. 

YETAL, v. t., abandonner 
quelqu'un, le laisser seul, ren- 
dre un 'lieu solitaire en se reti- 
rant. 

VÉTALI, v. t., tenir eompa- 
gnie a cfuelqu'un qui est seul, 
égayer, désennuyer. 



VET 



— 362 



VI S 



— b., distraetion, amusement. 
VÈTALIKÂT b., eompagnon. 
VE'TALIKU, v. réf., se désen- 

nuyer, s'égayer dans sa solitude. 

— ]j., distraetion, passe.-temps. 
VÉTANTÉ, v. pr., éehanger 

mutuelleinent quelque ehose 
©ntre soi. 

V^TÂVÉTÂ/, V. Vètvèt. 

VÊTAY b., solitude, isole- 
ment. 

VETÉ, v. rée., éehanger mu- 
tuellement. 

— b.. éehange mutuel. 
VÈTÈN, v., tique. 

— , v. n., avoir des tiques. 
Had bilé dèfâ vétèn, ee ehien 
a 'des tiques. 

VÉTI, v. t., surpasser. Syn. 
Géti. 

VÈTI, v. t., troquer, éehan- 
ger, substituer de la part de 
eelui qui donne l'éehange. 

— v., éehange, troe, substi- 
tution. 

VÉTIKAT 1)., éehangeur, 
ehangeur, banquier. 

VÉTIKU, v. t., troquer, éehan- 
ger du eôté de eelui qui de- 
mande l'éehange ; se prosliirer. 

— b., éehange, substitution, 
ehange de la part de eelui qui 
le demande. 

VÉTIKUANTÉ, vi rée, se 
demander mutuellement I'é- 
ehange. 

— b., éehange demandé par 
les deux ehangeurs. 

VETIKUKÂT b., éehangeur 
par le troe mutuel. 

VÉTIT b., ee qu'on demande 
en éehange. 

VETO, VETUÂLÉ, v. t., se 
retirer a l'éeart avee quelqu'un 
ou quelque ehosé. 



VÈTU, v. n., prendre le eôté,. 
suivre la eôte. 

VÉTU, v. pr., se balaneer. 

VÉTUKÂV b., balaneoire. 

VÈTVÈT b., vanneau. 

VÉV, v. n., passer, être pas- 
sé, se dissiper, disparaitre, s'en 
aller. Lu véy, le passé, ee qui! 
est passé. 

■ — b.i, passage, disparition. 

VÉYALÉ, v. t., ajourner, 
omettre, passer outre, transpor- 
ter â une autre é'poque. Beré bfr 
véyalé nânu ko bè fuk'i fan t . 
on a ajourné la lutte â dix 
jours. 

— b., omission. 
VEYKÂT b., passant. 

VI, adj. déf., V. Vâ, Vi, Vu. 

VIH, v. n., tomber en fai- 
blesse. Nit k'angi di vth, lêgi' 
mu hem, eet homme tombe en 
faiblesse, bientôt il va s'éva- 
nouir. 

VILÉ, adj. et pron. dém. et 
rel. Dér. de Va, Vi, Vu. 

VlNEf v., aire. 

Vl5lTÂ.b., (A) maehine pour 
lever l'anere. 

VIP, NÉ VIP, v. t., battre, 
frapper, t-aper, tomber par gros- 
ses gouttes, en parlant .de la 
pluie. Syn. Dôr. 

VIR m., voile de navire. Pur- 
sa'oir, grosse aiguille pour Ie% 
voiles. 

VIRE, v. t,, (F) virer de bord, 
tourner d'un eôté sur l'autre, 
(marine). 

VIRVIR, v. n.. tournailler. 

VIS, v. n., pleuvoir par pe- 
tites gouttes. 

— , v. t., asperger. 

— b., pluie fine, aspersion. 
VIS, v. t., donner en sus du 

prix eonelu. 



YIS 



3G3 — 



YOS 



— b., oe que I'on donne en 
•sus du prix. 

YISATÉ, v. t., effeuiller, 
eueil'lir des fruits sur l'arbre. 

VISVISAL.v. n., bruiner. Syn. 
Suysuyal. 

VITÂ, VÉTÂ, v.' t., eueillir 
des fruits, arraeher des feuilles. 

VITA, v. t., jeter, rejeter dé- 
daigner, mépriser. 

YITAII, v. t., seeouer lé.s 
doigts. 

YITAHU, v. réf., se seeouer 
les doigts. 

VITAHNDIKU, v. réf., s'es- 
suyer en seoouant les doigts. 
Balâ nga am darâ, nga vitahn- 
■dikn sa iiaha, avant d'avoir 
quelque ehose, il faut essuyer 
sa sueur et la rejeter. 

VITÈN g., V. Vutèn. Vitèn u 
buki, une malvasée. Vitèn u 
mbetâ, sorte de petit riein dont 
la raeine, très grosse, ne meurt 
pas. 

YlV, v. n., faire du bruit dans 
l'oreille. Vèfi v'angê viv ti su- 
m& nopa, une mouehe bour- 
donne dans mon oreille. 

Vô, V. 0. 

VODÂ, v. n., tomber, glisser 
a ierre. Syn. Bot. 

VOÉ, Dér. de Voy. 

VOGAS, v. t.,, relever des v«r- 
jpteries. 

VOGASU, v, réf., se relever 
les verroteries. 

VOL, v., vent de nord-est. 

YOL, v. n., souffler en par- 
lant du vent et des instruments 
de musiejue. 

— , v. t., Vol tâl, allumer le 
:feu en soufflant. 

VOL, v. t., piler, broyer, pul- 
^ériser, triturer. 

— 2., aetion de piler, ete. 



VOLANDO, v. t., piler ensem- 
ble, 

VOLATÉ, v. n., ébourgeon- 
ner. 

— b., ébourgeonnement. 

VOLÂY ! interj. Eh bien ! 

VOLBIT mé) v. n., s'éehap- 
per et se laisser ehoir en bas. 

VOLÉ b., mil piqué par les 
inseetes. 

VOLERI û:, allianee, union 
des nations. Voleri du ês, nou- 
veau Testament. Voleri du ditu, 
aneien Testament. 

VOLÈT b., espèee de harieots 
très petits. 

VONÉU, v. p., se montrer. 

VOLO g., badamier du Séné- 
gal. C'est un arbre â larges 
feuilles, ayant des fruits ailés. 
On trouve sur les branehes 
eomme des fruits ronds, noirs, 
qui sont une vraie galle pro- 
duite par un inseete. 

VOLODI, V. Olodi. 

YOLOF, Y. Olof, signifie 
aussi proverbe, maxime, para- 
bole, énigme. Laku nga ko vo- 
lof, tu lui as parlé en énigme. 
Volof Ndûy né nâ, le proverbe 
dit. 

VOLTU, v., jeuno eheval. 

VÔLU et ses dérivés. V. Olu 
et ses dérivés. 

YOT.U'MÂG b., grisgris qu'on 
laisse pendre au eôté (m.-a-m. 
aide du \ieux). 

YOLUKAY 1., soufflet de forge. 

VOLUKAY b., lieu oû l'on 
pile, oii l'on moud. 

YON. V. On. 

VON, v. t., montrer, indiquer, 
désigner, étaler, manifester, en'- 
seigner, démontrer. 

VON, v.' t., tordre le linge 
pour I'égoutter. 



VON 



— 36/, — 



YOR 



VONÂ, v. t., avaler, engloutir. 

VONÂ, v. t., eompter, nom- 
brer, ealeuler, supputer, addi- 
tionnèr. Lu kén'manul â vonâ, 
innombrable. 

— v.., nombre, ealeûl. 
VONAR, VANAR, v. t,, tor- 

dre une eorde, une branehe, 
ete. 

VONARU, v. réf., se tordre, 
faire des eontorsions. 

— b., torsion, eontorsion. 
VONÂSU, v. n., avaler, faire 

semblant. d'avaler. 

— b., mouvement du gosier 
pour avaler. 

VONDAL, VÔNDÉL, v. t,, 
tourner, faire tourner. J5uZ vôri- 
dal parasol bi, ne fais pas tour- 
ner le parasol. 

VONDÂLU, VÛNDÊLU, VUN- 
DÂLU, v. n., tourner, se mou- 
voir en rond, rouler de eôté et 
d'autres, rôder, vaguer, flaner. 

— , — b., tour, détour, flâ- 
nerie. 

VONDÊLUKÂT b., vagabond, 
rôdeur, flâneur. 

VÔNDU, VUNDU v., ehat, Syn. 
Mus. 

VONÉ, v. t., s'emploie en gé- 
aéral quand on ne nomme pas 
la personne a qui on montre. 

— g., désignation, indieation, 
aveu. 

VONÉÂLÊ, v. t., montrer une 
ehose en même temps qu'une 
autre. 

VONÉU, v. p., se montrer. 

VONÉU b., manifestation de 
soi-même, Epiphanie. 

VONÉUKAY b., reeueil, table 
des matières. 

YONG v., taloehe, 

— v. t., donner des taloehes. 
VÛNG, v, n., se dit du ehe- 



val ou de l'âne qui seeoue le- 
derrière pour faire tomber le= 
eavalier. 

VONGÂ v.. danse de fânfaro- 
nade â l'oeeasion de la eireon- 
•eision ou d'une entreprise de- 
guerre. 

VONI, VONALI, v. t,, détour- 
ner, virer, ehanger de diree- 
tion, reprendre, ramener, eon- 
seiller. 

YONIKU, YONÂKU, v. réf., re- 
venir sur sés pas, se détourner, 
retoumer, se eorriger, se eon- 
vertir. 

VONLÔ, v. t., faire montrer. 

YONTÂ, ONTÂ, v. t., arra- 
eher Ies araehides des raeines^ 
oû elles sont attaehées.. 

VONU b,, apparenee, montre. 
Dâmukât yu ôr varu nô am. 
ntopèl u vonu, les vrais ado- 
rateurs ne doivent pas avoir 
une religion de parade. 

YONVONÉ, v. t., mème que- 
voné. 

YOR, V. Or. 

VOR, V. Or. 

VOR (né), y. n., se sauver 
préeipitamment, disparaitre 
tout-a-ooup. 

VORAH, VÂRAH, v. t., dé- 
vorer, avaler préeipitamment 
gober. 

YORANDI, YORAHKÂT, YC* 
RAHAN b., gourmand, mangeur 
insatiable. 

YORAT g., prunier d'Améri- 
que ou prunier des Anses. C'est 
un arbuste très rameux des 
bords de la mer. 

VORÂTTU, v. n., eueillir des. 
vorât. 

YÔROM, ,pl. de borom. 

VORVORAN v., mille-pieds. 

VORYORI, v. n., ramper en. 



: 



vos 



3Gê 



VUD 



parlarit d'inseetes et de reptiles. 

VOS, pron. poss. Dér. de Va, 
vi, vu. 

VOS v., ehenet ou trois pior- 
res du foyer des noirs. Begâti 
ma lâh bé sumâ hopâ dèf vos, 
jé n'aimerai jamais tellement 
la bouillie que je fasse servir 
ma tête de ehenet. (Prov. Vol.) 

VOSORÂN v., viande déeou- 
pée en tranehes minees et'sé- 
■ehées au soleil. Syn. Sèl. 

VOSTU g., pirogue moyenne. 

VÛT, V. ôt. 

VOTÂ, v. t., abandonner, dé- 
laisser, quitter, eessef d'ex:is- 
ter, périr, laisser, laneer, jeter, 
laisser aller. Vota yôn, quitter 
sa religion. 

— b., abandon, délaissement. 
VOTALO, v. t., faire laisser, 

faire abandonner. 

VOTANDO, v. t., abandonner 
ensemble. 

VOTAVOTALU, v. t., faire 
semblant d'abandonner. 

VOTfi, V. Oté. 

VOTU, V. Otu. 

VOTU, v. t., vomir. Syn. 
Tâa. 

— v., vomissement. 
VOTULO, v. t., faire vomir. 
VOV, v. q., être see, des^é- 

ehé, tari, aride, maigre. Sumâ 
''hialân. vov nâ, mon pagne est 
see. Vov kông' ou kôndông,- 
être tout â fait see, aride. 

VÔVÂ, VÔVALÉ, adj et pr. 
dém. Dér. de Vâ, vi, vu. 

VOVAL, VOVLÔ, v. t., faire 
séeher, rendre see, desséeher, 
tarir. 

VOVALUKAY b., séehoir. 

VOVAY b., état d'être see, 
aride. 



VÔVU, VÔVULÉ, adj. et pr. 
dém. Dér. de Va, vi, vu. 

VÛY, interj. a'ie, même que 
uy. 

VOY, v. n., ehanter, louer. 

— v., voê v., ehant, ehanson, 
air. Voy'Yalla, cantique reli- 
gieux. Voy u bir daféfi nâ avu, 
il est diffieile de répondre au 
ventre qui ehante. 

VOY v., grumeau de mil mal 
pilé qu'on ramasse en le sépa- 
rant de la farine. 

— v. t., réunir par le tami- 
sage et ramasser les grumeaus 
mal pilés en les séparant de la 
farine. 

VOYAN, v. t., louer en ehan- 
tant eomme les griots, pour 
avoir quelque ehose. 

— v., ehant d'éloge des 
griots. 

VOYAN GVOYANG g., grelot. 

VOYÂNKAT b., e h a n t e u r 
payé. 

VOYÈF, VOYOF, V. Oyèf, 
Oyof. 

VOYKÂT d., ehantre, ehan- 
teur, ehantéuse. 

VOYLÉ, v. t., convoquer, 
assembler, réunir pour un oon- 
seil, une revue ; aeeumuler, 
ramasser. Voylé gilintâ, rap- 
proeher les tisons pour qu'ila 
s'enflamment bien. 

VOYLÛ, v. n., être assemblé, 
rénni. 

— ., réunion, assemblée, eon- 
voeation. 

VOYO, v. n., ehanter ensem- 
ble, en eompagnie. 

VU, adj. déf. V. Vâ, vi, v-u. 

VUDA, V. Uda v. 

VUDA v., V. Udâ. 

VUDK, VUDANTÉ, UDÉ, 

UDANTÈ, v. rée. avoir le même 



3GG 



VUY 



mari. Du ma vudé ak sumâ 
dôm, je ne regarderai pas 
eomme seeonde femme de mon 
mari, une fille qui pourrait 
ètre mon enfant ; se jalouser, 
se détester, rivaliser. 

VUL, suff. V. Ul. 

VULI, v. t., donner la bas- 
tonn.ide. 

VUNDU, V. Vondu. 

VURI, URI, v. n. s'éelaireir 
en parfant du temps. 

VÛRSÉE, URSAK, v., bon- 
heur, bénêdietion, biensêanee. 
Vursèk u ndèy, bénédietion de 



la mère. Vursèk u de fompet 
du ko dindi, le bonheur ou la 
bénédietion du front ne sé dé- 
truit pas par le frottement. 

(Prov. Volof). 

VURU, URU, y., pl. de mbû- 
ru, pnin. 

VURUS, URUS, b., or. Hôb 
ak vuni'S, dorer. Mél ni vurus, 
mélo'vurus, être jaune. 

VUTÊN, VITÊN v., eoton en 
général. 

— , g., eotonier, xylon. 

VUY, interj. V. Uy. 



>•••••.. 



Y, vingt-troisiènie lettre de l'alpliabet volof, représente um 
artioulation lingua e ou palatale, si l'on vèut, mouiilée ; e'est 
proprement la voi\ i rendue eonsonne et eorrespond exactement 
au ; des allemands etau v eonsonne des anglais ; â eause de son 
analogie avee Vi, ie <y final forme avee la voyelle qui préeède une 
espèee de diphtongue. 



YÂ 

YÂ, YI, YU, adj. déf. et rel. 
■et pron. rel. les, qui, que, les- 
quels, Iesque!les. Dèmal sami 
nag yâ, va-t-en paitre les boeufs. 
Har yâ nga gis faté, mâ lèn 
môm, les moutons que tu vois 
lâ-bas sont â moi. Ya nga ma 
von on démbâ, nêhu nn ma, 
ceux que tu m'as montrés bier 
ne me plaisent pas. 

YÂLÉ, YILÉ, YULÉ, adj. et 
pron. dém., ees, ceux-ci, ceux- 
lâ, eelles-ei, oelles-la, qui, que, 
lesquels, lesquelles. 

YÔYÂ, YOYU, adj. et pron. 
dém., ees, ceux:-lâ, eelles-lâ. 
^YÔYÂLÉ, YÔYULÉ, adj. et 
pron. oes. ceux-la, oelles-lâ. 

YAN ? adj. et pron. inter. 
quels, quelles, lesquels, les- 
quelles ? 

YÉNÂ, adj. et pron. num. 
quelques-uns, quelques-unes. 

YÈNÈN, adj. et pron. indéf., 
autres, d'autres. 

YÉPÂ, adj. et pron. indéf., 
tous, toutes, entiers, entières. 

YOS, pron. poss. Sumû yos, 



YAB 

les miens. Sên yos, les vôtres. 

YÂ, eontr. pour yov a, e'est 
toi qui. Yâ ko dèf, e'est toi qui 
l'as fait. 

YÂ, v. q., être large, être 
vaste, être ample, être spa- 
cieux. Béré bi yâ nâ, le lieu 
est large. 

YÂAL, YAKALI, v. t., élar- 
gir, rendre large, évaser, dila- 
ter. Mungi yakali boli, il se 
eroit au eomble de ses vceux 
(m.-â-m. il ouvre sa gueule au 
large). 

— b., élargissement, aetion 
de rendre large. 

YÂAY b., largeur, ampleur, 
diamètre. 

YAB v., ealebasse attaehée ,\ 
une eorde pour tirer I'eau d'un 
puits. 

YAB, v. t., m a n q u o r 
d'égards, dédaigner, mépriser, 
braver, se moquer de quel- 
qu'un. Da nga ma yab âm ? 
est-oe que tu rne eonsidères 
eomme rien ? Fu dinah yabê 
mûs, mpah a fâ dêgèn, oû la 



YÂB 



308 



YAH 



souris brave le ehat, il y a un 
trou tout près. (Prov. Vol.). 
• — gi, dédain, mépris, mo- 

YÂBÂ d., danse, espèee de 
marehe âffeetée. Syn. Gâdo. 

YABANTÈ, v. rée', se mépri- 
ser mutuellement, se moquer 
l'un de l'autre. 

YABÈL g., mépris. 

YABI, v. t., tirer quelque 
ehose de la bouehe, eraeher. 
Ku log sukâr, dô ko yabi, eelui 
qui met du suere dans la bou- 
ehe ne Je- eraehe pas. (Prov. 
Vol.) i 

YABI, v. n., être détrempé, 
être infusé, donner tout son 
sue. Hodal dahar tâ ndoh, bayi 
ko bè mu yabi, mets tremper 
du tamarih dans de l'eau, lais- 
se-le bien s'infûser. 

YABIT b., souffre-douleur. 

YABKÂT b., moqueur. 

YÂjBOY b., espèee de harengs 
très abondants dans la mer de 
Gorée. 

YAD b., fruit avee lequel on 
fait des ealebasses et des gour- 
de^. 

YADANÂ m., même que 
Adana, nom d'une planteamè- 
re et fébrifuge. Syn. Mbantu- 
mdré. 

YAF, v. n., etre gras, potelé, 
gros, joufflu. 

YAFAL, v. t., engraisser. 

YAFAY b., embonpoint, gros- 
seur. 

YÂG, v. t., passer le mil, le 
riz, ete. â l'eau pour ôter les 
pierres et le sable qui y sont 
mêlés. 

YÂGÂ, v. n., etre lent, du- 
rer longtemps, employer un 
temps long. Bâ lef li amé bè 
le, yâgâ na lôl, depuis que 



eette ehose s'est passée, il y a> 
bien Iongtemps. Yâga bè môs> 
durer éternellement, être i'm- 
mortel. Bu yâgâ, loe. adv. an- 
eiennement, il y a longtemps. 
Bè mu yâga, pendant long- 
temps. Tâ lu yâgâ, depuis. 
longtemps. 

— b., longueur du temps. 

YâGAL, v. t., faire trainer en 
longueur, prolonger, retarder. 
Yâgal bè "môs, faire durer tou- 
jours, perpétuer. 

YAGÂLÉ, v. n., durer un 
peu longtemps. Bâ ma dèmê 
Mbûr bè le, yâgâlé nâ tûti, de- 
puis que je suis allé a Mbour, 
il y a un peu longtempsl 

YÂGAY b., durée, longueur 
de temps, retard. 

YAH b., os, arête de poisson, 
eôte (de feuille). Yah i pôn, 
eôte de feuille de tabae. Yah u 
dig'u génav, vertèbre. Yaram 
u yah, yahi nén, eareasse. Yah 
u ndong, os oeeipital. Yah u êl 
tibia. Gem nâ dè ndégé yah, je 
erois â la mort a eause des 
ossements. (Prov. Vol.) — Prin- 
eipe, maxime. Au fig. yah bu 
réy, origine illustre. 

YÂH b., espèee de poisson. 

YAHA, YAKHA, v. t., gâter, 
détruire, détériorer, dérange*, 
endommager, altérer, oorrom- 
pre, abuser d'une ehose, dissi- 
per, dépenser inutilement, dé- 
parer, enlaidir. Nah mu bon 
yahâ nâ sumâ tôl u sûnâ, la 
mauvaise herbe a gâté mon 
ehamp de millet. Yahâ dèr u 
nit, rdhâ tar u nit, flétrir la 
réputafian de quelqu'un, diffa- 
rner. Yalia yef u Yalla T profa- 
ner une ehose saerée. 



YAH 



— 36 9 - 



YAL 



— b., aetion de gâter, de dé- 
truire. 

YAHÂKÂT b., destrueteur, 
eorrupteur. 

YAHAN, YAHANTI, YAHAN- 
TAL, v. t., éeonomiser, épar- 
gner, ménager, différer, ajour- 
ner, avoir soin de ses affaires. 
Dugup mut nâ yahan rèn, ndé- 
gé baréul, il faut ménager le 
mil eette année, ear il y en a 
peu. Syn. Sakantai. 

YAHANKÂT b., éeonome, 
ménager. 

YAHANTO, même que dahan- 
to, v. t. dorloter un enfant 
pour le faire taire ou dormir. 
Yahantol halèl bi ndah du doy, 
dorlote eet enfant afin qu'il ne 
pleure pas. 

YAHANTU, v. n., trafiquer. 
Syn. Duhllu. 

YAHAY b., destruetion, dété- 
rioration, eorruption, altéra- 
tion, flétrissure de la réputa- ' 
tion. 

YAHIT v., rebut, débris 
d'une cliO;e gâtée. 

YAHU, v. p. et réf. êtr'e gâ- 
\é, être détruit, être débauehé, 
alt.éré, pourri, eorrompu, se 
gâter, se détruire, se eorrom- 
pre. Lu menul a yahu, ehose 
ineorruptible. Ku di, lô begâ, 
dârytâ, sa ngor yahu, eelui qui 
veut obteriir tout ee qu'il dé- 
sire, perd l'honnêteté. (P. V.( 

— b., détérioration, domma- 
ge, dégât, détriment, ruine, 
perte. 

YAHUTÉ b., eorruption des 
'meeurs, état de ee qui est gâté, 
oorrompu. 

YÂK b., vieux goéland, 
YAKA, YÉKA, v. n., servir le 
repas. Ku yaka te, da nga hi- 



ful, eelui qui refuse de servir- 
le diner, n'a pas faim. 

— b., aetion de servir le dt- 
ner, repas servi. 

YAKAL, v. t., donner a queh 
qu'un une part du diner. 

YÂKALI. V. Yâal. 

YAKALIKU, v. réfl., s'élargir, 

YAKALÔ, v. t., faire servir 
â diner. 

YAKALU, v. réf. demander 
une part du repas. 

YAKAMTI, v. t. et n. soupi^ 
rer après, attendre impatiem- 
ment, être impatient, être. 
pressé, être urgent, avoir hâte. 
Yakamti nâ dèm Bèr 161, je. 
suis dans l'impatienee de m'en 
aller â Gorée. Sumâ ligéy dèju. 
yakamti, mon travail est ur- 
genL 

YÂKAR, v. t., espérer, atten-. 
dre, avoir eonfianee. 

— d., espoir, espéranee, eon^ 
fianee, but. Yâkar ; du epa, pré-_ 
somption. Nakâ yâkar, déses^ 
poir, manque d'espéranee. 

YÂKARADI, v. n., désespérer. 

— b., déséspoir. 
YAKHÂ, même qx^,e Yahâ. 
YAKU, v. p., être servi. 
YAKUKAY b., grosse euillère 

pour servir le repas. 

YAL, YALÂ, part. opt. Yal 
n'â am ! que eela ait lieu ! Yal 
nga gudu fan ! que tu aies de 
longs jours ! Yal ônté ! plût â 
Dieu que eela ait eu lieu ! 
Yalâ bu mu tav ièy, fasse le 
eiel qu'il ne pleuve pas au- 
jourd'hui ! 

YAL b., lézard taeheté de. 
jeune et de rouge. 

YALAH (né), v. t., lâeher, 
laisser éehapper â l'improviste, 



YAL 



370 



YAN 



YALAH, v. t., remuer indé- 
eemment le derrière. 

YALANDI, v. t., aiguayer, 
baigner des animaux en les 
promenant dans l'eau jusqu'au 
ventre. 

— , v. t., passer le linge dans 
l'eau propre avant de le tor- 
dre. 

YALANDIKU, v. réf. se laver 
dans l'jeau douee après un bain 
de mer. 

YÂLÉ, adj. dém. et pron. 
dém. Dér. de Ya, yi, yu. 

YÂLÉ, v. t., aller et venir, 
eharroyer, transporter d'un en- 
droit â un autre, soit en voi- 
ture soit en bateau. Syn. Dd- 
banté. 

— b., aetion de eharroyer ou 
de transporter d'un lieu dans 
un autre. 

YÂLÉKAT b., eharroyeur, 
bâtelier. 

YÂLÉUKAY b., ehariot de 
transport, bateau de transport. 

YALLA d., Dieu, la Provi- 
denee, l'Etre suprême, Yalla 
man ! mon Dieu ! Yalla bado ! 
Dieu unique, ineomparable ! 
Yalla ng'êt, Dieu indépendant. 
Yalla rirnbân, Dieu immense. 
Yalla tâla, Dieu ineomparable. 
Yalla tèré ! h Dieu ne plaise. 
Ndahté Yalla, e'est entendu 
(expression d'aeeeptation). Sôb 
Yalla, ou ndèm Yalla sôb ria, 
ou ndèm sôb nâ Y alla, ou su 
Yalla ébô, s'il plait â Dieu. Vah 
deg'u Yalla, parole de vérité 
de Dieu. Dèm'u Yalla, nature 
divine, divinité. Nân' Yalla gâ, 
prière a Dieu, malédietion. Nân 
Yalla, prier Dieu ; maudire. 
Fâ Yalla, fa. Yalla môs, par 
Dieu (serment). Yalla dèfu ko, 



e'est une absurdité, une indi- 
gnité. Ba-Yalla b., affranehi. 
Ba-Yalla, v. t., affranehir. Yal- 
la kubâr ! Dieu grand, puis- 
sant, sorte d'exclamation dé- 
préeatoire dans le salam des 
marabouts. Lô men â am ge- 
rem Yallâ'k sa ndèy, sans Dieu 
et sa mère on ne serait rien. 

YALLÈF g., nature divine, 
divinité. 

YÂM, v. t., mettre des eor- 
des autour d'une ealebasse, soit 
pour puiser de l'eau, soit pour 
la suspendre. 

— b., aetion de mettre des 
eordes autour d'une ealebasse. 

YAMARKIT b., os saerum. 

YAMBÂ, YEMBA v., abeille 
eommune. Kan u yembâ,. al- 
véole. 

YAMBAM b., bouton de eha- 
leur, bourbouille. 

— , v. n. avoir des bour- 
bouilles. 

YAMBANG (né), loe. verb., 
être large, spacieux. Aduna si 
yd nâ bè né yambang, l'uni- 
vers est très vaste. 

YAMBÂR, YAMBÂRU, v. n., 
s'élever en l'air. 

YAMPÂ, v. t., stimuler l'ap-' 
pétit. 

YAMU, v. n. V. Yému. 

YÂMU, v. n., avbir de la 
terre noire mêlée avee du beur- 
re sur les cheveux. 

YAN, dér. de Yâ, yi, yu. 

YANDA, v. t., flamber forte- 
ment, être ardent. 

YANDAY b., feu bien nourri, 
flamme. 

YANGA, YANGI, YANGÔG, 
YANGILÉ, YANGALÉ, YANGÔ- 
GALE, YANGÔGU, YANGOGU- 



YAN 



- 3 7 i - 



YAR 



LÉ. Te voiei. Dér. de yov et de 
anga, angi, angôg, ete. 

YANGÂBÂ, v. n., mareher de 
tous eôtés en parlant des era- 
bes. 

YANGHA, YENGHA, v. n., 
être démi', ébranlé, â moitié 
démanehé, branler. 

YANGÔG, YANGÛGU (L), te 
voiei. 

YANHOS. V. Non. 

YANHAL, YANHALÔ, v. t., 
démettre, ébranler. 

YANKAN (né), v. n., monter 
sur. 

YANYAN b., aeeès, liberté, 
permission. 

YANYANAL, v. t., donner 



prise, 



aeeès, libre eours. 



YAOR b., moêlle du ehaume. 

YAPÂ v., ehair, viande. 
Yap'u reba, venaison. Yap'u 
horom, viande salée, salaison. 
Yap'i mbâm, lard. Yapâ du dé- 
hal yapâ, la ohair n'épuise pas 
h ehair (e'est-a-dire tu as beau 
dire du mal de moi, ou eher- 
eher a me i'aire du tort, ea ne 
m'empêehe pas d'êire toujours 
le même). 

— , v. t., dévorer, déeliirer 
avee les dents, manger avidem- 
rnent. 

YAR, v. t., éduquer, élever, 
faire l'édueation, eorriger, ap- 
privJiser, eiviliser, radoueir les 
meeurs, donner la verge. 

— v, verge, férule, eravaehe, 
édueation qu'on donne. Naka 
yar, manquer d'édueation. Yar 
u golo, variété d'asperges sau- 
vages. 

YÂR, V. Nûr. 

YARABI, part. que l'on ajou- 
te au mot amin pour lui don- 
ner plus de foree. Amin yara- 



bi, amin yarabi bana. Ainsi 
soit-il, oui, oui, ainsi soit-il. 
Ne s'entend guère que dans la 
bouehe des Mahométans. 

YARADAL, v. t., donner un 
sobriquel. 

— b., iur u yaradal, sobri- 
quet que I'on donne â un en-. 
fant quand ses ainés sont 
morts. 

YARADAL, v. t., manière de 
eouper les eheveuv en rasant. 
seulement la moitié de la tête, 

YARAK b., oblller, 

YARAK' ]., élan. 

YÂRAM b., (A), prinee, no-. 
ble chez les Maures. 

YARAM v., eorps. For yaram, 
s'engraisser. Am yaram, avoir- 
de I'embonpoint. Mûndu va- 
ram, être eliaste. Yaram vu né- 
hul, malade. Yaram vu naha- 
ri, imuvaise santé. Yaram vu 
vér, bonne santé, rétablisse- 
ment de la santé. Yaram vu 
sôf, ineommodité légère, indis- 
position. Soflô. yararri, ineom- 
moder, rendre malade. Yaram 
vu di dov, i'rémissement de 
peur ou d'étonnement. Sèd'u 
yaram, salut qu'on dit a un 
malade. R. Vav, Oui. Ku amul 
yaram., ineorporel, spirituel. 
Yaram u garap, trone. eorps 
de l'arbre. Terme déeent pour 
désigner les parties sexuelles. 

YARAMU, v, p., prendre eorps, 
s'inearner, devenir homme, être 
inearné. 

— g., inearnation. 

YARÂN, v. n., faire le pré- 
eepleur, donner des eonseils «^ 
tort et â travers. Bâlâ ,ngâ ya- 
rûn, dekal â yaru, avant de fairo 
le préeepteur, il faut être bien 
élevé. 



YAR 



— 372 



YÉG 



YARAft, v. n., être see. Malo 
"mi yaran nâ, le riz est'see. 

YARLÉ, v. t., aider a élever. 

YARLÔ, v. t., faire donner la 
Vérge â quelqu'un. 

YARLU, v. t., eonfier un en- 
fant â que.lqu'un ppur l'éduea- 
tion, se faire élever son enfant. 

YARÛDI, v. n. YARÔDIKU, v. 
p., être mal élevé, être rustre, 
'être sauvage. 

YARU, v. p., être élevé, être 
éduqué, eivilisé, avoir une bon- 
ne édueation. 

■ — b., édueation reeue. 

YARULÉ, v. n., avoir des en- 
fants bien élevés. 

YARYARI, v. n., pieoter, 
avoir des piootements. 

YASI b., raelure de Valua 
sur laquelle les marabouts ont 
"éerit quelques mots et qu'ils 
vendent oomme remède. 

YÂTA (K), pour Nâta. 

YATA, (né), v. n., se tenir 
a l'éeart sans rien faire, être 
inaetif, nonehalont. 

YÂTAL, v. t., donner de la 
liberté, de la lieenee, mettre â 
l'aise', relâeher le frein de la 
diseipline. 

• — b., liberté, lieenee. 

YÂTALU, v. p., prendre de 
la lieenee, se mettre â l'aise, 
jouir de la liberté. 

YATAR b., eataraete. 

YATARAL. V. Yata. 
YATARBI, loe. sup. Yâtu na bè 
yatarbi, e'est très large. 

YÂTAY b., liberté, indépen- 
danee. 

YÂTAYU, v. >n., vivre indé- 
pendant, sans eontrôle, agir 
d'une manière absolue. 

YÂTAYUMBÉ, v. n., vivre 



lieeneieusement, être déver- 
gondé. 
YATI, v. n., vesser. 

— v., vesse. 
YÂTO d., rougeole. 

YÂTU, v. p., être au large, 
spacieux, n'être pas gêné. 

YÂTULO, v. t., débarrasser 
un lieu, mettre au large, ôter 
ee qui gêne. 

YAUR b., juif. 

YÂV, V. Yov, toi. 

YAY d., maman, mère, 
grand'mère. 

YAYÂ d., nourriee. 

YÊ. V. Ê, éveiller. 

YÊ (né), V. Yet (né). 

YEB, V. Yob. 

YÉBAL, YÉBLÉ, YÉBLÉKÂT, 
même que Ébal et ses dérivés. 

YEBERNÈT (né), v: n., se le- 
ver subitement. 

YÉDÂ, même que Êdâ. 

YÉDI, v. n., grimaeer, faire 
des- grimaees. 

— b., grimaee. 
YÉDIKÂT b., grimaeier. 
YEF, plur. de Lef, ehoses. 

Yef i gudi, speetre, revenant, 
soreelleries. 

YÉFÂR b., même que Éfar, 
payen, homme impie, sans re- 
ligion. 

YÉG, v. t., sentir, eonnaitre, 
savoir, être averti, pressentir, 
entendre dire. 

— b., sensation, eonnaissan- 
ee. Yég u hif, appétit. 

YEG, YÊGAL, YÊGÉ, YÊ- 
GLÔ, YÉKATI, même que Eg 
et ses dérivés. 

YÉGAL, v. t., annoneer, pro- 
mulguer, informer, déelarer, 
enseigner. 

— b., promulgation, annon- 
ee, avis, déelaration. 



YÉG 

YÉGLÉ, v. t., annoneer, dé- 
•elarer, informer, donner l'éveil. 
Yéglé fu nék, publier partout. 

— b., annonee, publieation, 
^dénoneiation, information, éeri- 
teau, annoneiation. 

YÉGLÉKAT b., erieur publie. 

YÈGUHAY b., éehelle, esea- 
lier. Syn. Kèrkèran, Lampin. 

YÈH, V. Ih. 

YÈHÈN b., ease eouverte 
mais non entourée, 

YÈK b., aseension. 

YÉKÂ, V. Yaka. 

YEKA v., taureau. 

YEKAT b., sanglot. 

— v. n:, sangloter. 
YÉKATI, V. Ekati. 
YÉKATIKU, V. Ekatiku, s'é- 

lever. 

YÉKÉT (né), v. élever, sou- 
lever, soulager. 

YÉL, v. t., exagérer. 

— b., exagération. . 

YÊL b. V. El, mollet, gras 
de la jambe. 

YÉLATÉ, V. Elaté. 

YELEB, v. t., jeter. 

YELEM, v. n., être laehe, 
n'être pas serré. 

YÉLIKU, v. n., sortir seerète- 
ment, se retirer furtivement 
d'une eompagnie. 

YÉLKÂ.T b., qu'i exagère. 
5 YELMAN b., brise. 

YÉLVÂN, V. Êlvan. ', 

YÈM, V. E. 

YEM, V. Ém. 

YEMRÂ, V. Yâmba. 

YEMU, YÂMU, v. n., rugir. 

— b., rugissement. 
YÈN b., soureil. 

YÈN, n. pers. vous. Ndah du 
yên a satâ sumâ dâsi ? n'est-oe 
pas vous qui avez volé mon sa- 
bre ? Yên angi, vous voiei. 



3 7 3 — 



YÉH 



YÈN, V. Èn et ses dérivés. 

YÈN b., petit hangar, pail- 
lote, pour palabre, pour faire 
la eausette. 

YENÂ v., nom d'un poisson. 
YENA, Dér. de Yâ, yi, yu. 

YÈNAKÈR, adv. quelquefois, 
parfois. 

YÉNÂT b., panaris. 

— v. n., avoir un panaris. 
YÉNAT, V. Enât. 
YÉNDU, mênie que Endu. 
YÊNÉ, Y. Ené. 

YÉNÉN, Dér. de Ya, yi, yu, 
autres, d'autres. 

YENGAL, YENGATAL, v. t., 
agiter, remuer, balloter, dé- 
gourdir, mouvoir, émouvoir, 
mettre en mouvement. 

— b., aetion de remuer, 
d'agiter. 

YENGATALKAT b., agitateur. 

YENGHÂ, V. Yanghâ. 

YENGU, YENGÂTU, v. p., 
être agité, être remué, s'agiter, 
se remuer, trémousser, être se- 
eoué, se seeouer. 

— b., mouvement, seeousse, 
agitation, eommotion. 

YÈNTIRAH d., poisson. Syn. 
Dèm, dèm u dabar, â S. Louis. 

YÉNU, v. n., manger le eous- 
eous sans assaisonnement. 

YÉP b., ruehe. 

YÉPA, Dér. de Ya, yi, yu. Ti 
yépâ, en tout. Yépâ bèn, e'est 
tout un. 

YÉR, v. n., être fatigué. 

YÉR b., trou, fente par oû 
l'on guette. 

— , v. t., regarder par une 
fente ou par un trou. 

YÉRAK, v. n., sauter de joie. 

YÉRAL, v. n., pleuvoir \ 
verse. 

i3 



YÉR 



— 3 7 4 — 



YÉY 



YÊRAL, v. t., eonfier une 
bête â garder. 

YÉRAS, v. t., ne pas oser, 
avoir honte, eraindre. Sô digé'k 
môm nga yéras kô vor, si tu 
as fait un eontrat avee lui, aie 
honte de le trahir. 

YERAYER b., merle. 

YÊRÉ b., y., ,. habillement, 
vêtement, bagage, outil. Yêré 
u ligéyukay, outil de l'atelier. 

YEREM, v. n., eompatir, 
avoir pitié, plaindre. 

— b., eompassion, pitié. 
YEREMLO, v. t,, exciter la 

pitié, apitoyer. 

YEREMTU, v. réf. se lamen- 
ter, gémir, pour exciter la pi- 
tié. Sô di ôr bul yeremtu, si tu 
jeûnes, ne eherehe pas â exci- 
ter la pitié. 

— ])., plainte, lamentation, 
gémissement. 

YÉRÈT (né), loe. verb., être 
versé, se répandre, verser, ré- 
pandre. 

YERLÉ, v. t., avoir des bê- 
tes qui sont eonfiées â la gar- 
de de quelqu'un. 

YERMANDÉ b., misérieorde, 
pitié, eompassion. Borom yer- 
mandé, très miséricordieux. Ak 
yermandé, misérieordieuse- 
ment. Naka yermandé, être im- 
pitoyable. 

YÈRU, YURLU, v. t., regar- 
der par un trou. Yéru bè ga, 
regarder la bouehe ouverte. 

YÊS et ses dérivés même que 
Ês et ses dérivés. 

YES, v. n., s'éerouler en par- 
lan't d'une ease. 

YKS, ÊS, v. n., être moin- 
dre., pire, valoir moins, être in- 
férieur; 

YESAL, YESLÔ, v. t., rendre 



moindre, faire valoir moins,. 
rendre inférieur. 

YESALAY b., aetion de ren- 
dre inférieur. 

YÊSAY b., infériorité, désa- 
vantage. 

YÉSIDAP b., flueurs. 

YESLÊ, v. t., avoir des eho- 
ses moins bonnes. 

YÊSLU, v. réf., se rendre in- 
férieur, moins bon. 

YESYÊSLU, faire semblant 
d'être moins bon. 

YÉT v., b.don, eanne, verge, 
même que Êt. 

YÊT v., gros limaeon marin 
qui est renfermé dans une eo- 
quille et qui est bon a manger. 

YÈT, v. n., se eoueher avee 
un petit enfant pour l'endor- 
mir. 

YÊT (né), NÉ YÉ, v. t., dé- 
poser, plaeer doueement. 

YÈTA et ses dérivés même 
que Èta et ses dérivés. 

YETAL, v. t., faire eoueher 
un enfant en se eouehant près 
de lui pour l'endormir. 

YÊTAL, v. t., remettre dou- 
eement, rendre, restituer en se- 
eret. 

YÈTIT, V. Etit. 

YÈTLU, v. n., ehanter bas, 
parler â voix basse, 

YÊTU, v. n., ehereher dei 
gros limaeons. 

YÈV, V. Èv. 

YÉV m., boa. Syn. Miv. 

YÉVÉN, v. q., être libéral, 
eharitable, généreux. 

— b., générosité, libéralité. 

YÉY, YEY, v. t., manger, 
broyer avee les dents, mâeher, 
grineer des dents. 

YÉY NOPA, exciter des 



YÊY 



375 



YOG 



émeutes, débaueher des ou- 
vriers. 

YÉYAT, v. t., remâeheur. 

YÉYKAT b., mâeheur. 

YÈYTU, v. n., faire semblant 
de mâeher, sans rien avoir sous 
Ies dents. 

YÈYU, v. p., être bien mâ- 
elié, broyé. 

Yf, adj. déf. V. Ya, yi, yu. 

YIH, YEH, V. Ih. 

YlHANTU, v. n., n'être pas 
pressé dans ee qu*on fait. 

YlKAT, V. Tkat 

YILÉ, Dér. de Yâ, yi, yu. 

YTMBIL v b., boisson ou 
brouet que l'on fait avee de la 
farine de mil déjayée dans de 
l'eau miellée. 

YIMBU, v. n., ehasser les 
mouehes. 

YTNDÉ, INDÉ v., jatte en ter- 
re euite ou en bois trouée pour 
faire le oouseous â la vapeur. 

YITÂ b., eanard sauvage 
sans erête, a longues jambes et 
avee des ergots aux ailes. 

YIY, YUV v., grâee, bien- 
veillanee, faveur, eomplaisan- 
ee, don, bienfait, eharmes, 
beauté, doueeur. Naka yiv, 
être disgraeié. 

Yô v., moustique. 

YOB, YEB, YÔT, v. t., appor- 
i ter, amener. Yob ma sumâ tê- 
ré, apporte-moi mon livre. 

YOBÂL b., provision de voya- 
ge, munition pour un voyage. 
Sumâ yobâl dêh nâ tak, mes 
provisions sont entièrement fi- 
nies. 

YOBALU, v. n., faire ses 
provisions, s'approvisionner. 
Ganar lâ yobalô, j'ai fait pro- 
vision d'une poule. 

YOBANTÉ, v. t., eommission- 



ner, donner une eommission, 
eharger d'une eommission. 
Yobantê nâ Vâli i sohla, j'ai 
ehargé Vâli de mes eommis- 
sions. 

— b., eommission, message. 
YOBANTÉKAT b., qui eharge 

quelqu'un de eomrnission. 

YOBÔTI, v. t., emporter de 
nouveau. 

^OBU, v. t., emporter, em- 
mener, transporter. Yobu nâ- 
ûu gévèi bâ tâ yuy gâ, on a 
emporté le griot dans le bao- 
bab. Yobu ko fâlé, emporte-le, 
ou emmène-le lâ-bas. 

— b., la ehose emportée ou 
emmenée. 

YOBUALÉ, v. t., emmener 
avee soi, emporter avee soi, en- 
trainer quelqu'un. Dô yobuâlê 
sa had ? tu n'emmèneras pas 
ton ehien avee toi ? Séytâné dèf 
nu begâ yobuâlê'k môm tâ sa- 
fara, le démon veut nous en- 
tratner avee lui en enfer. 

YOBUKAT b., eelui qui em- 
porte, qui emmène. , 

YOBULO, v. t., faire empor- 
ter. 

YOGA (ne), lôe. verb., être 
triste, abattu, inaetif. 

YOGOR, v. n., ètre triste, 
affligé, sombre, sans ardeur. 

— b., paresseux, nonehalant. 
YOGORAY b., tristesse, afflie- 

tion. 

YOGORLU, v. réf. s'attrister, 
s'affliger, se faire de la peine. 

YOGORLUKAT b., qui s'affli- 
ge, qui 's'attriste. 

YOG0RLUL0, v. t., rendre 
triste, affliger, faire de la 
peine, désoler. 

— g., tristesse, afflietion. 



YOG 



3 7 6 



YOM 



YÔGU, YÔGULÉ (L), pour 
Yôyu, Yôyulé. 

YOH, v. n., se démaneher, 
branler. 

— b,, étât d'être démanehé. 

YOHI, v. n., faire le pol- 
tron, manquer de eourage. 

YOHIKÂT v., poltron, lâehe. 

YOHILÔ, v. t., déeourager. 

YOHLÉ, v. n., avoir des eho- 
£#s démanehées. Am nâ durom 
i paka, vândè yôhlé nâ tâ nâr, 
j'ai cinq couteaux, mais j'en ai 
deux de démanehés. 

YOHLO, v. t., démaneher, 
démettre. 

YOHOS g., huitre en géné- 
ral. ' 

YOHOSU, v. n., ehereher des 
huitres. 

YOHOSU, NÉ YOHÔS, v. n., 
entrer l'urtivement quelque 
part. 

YOHOSUKAY b., lieu abon- 
dant en huitres. Fasna, yoho- 
sukay bu bâh lâ, la rivière de 
la Fasna est abbndante en hui- 
tres., 

YOHTAL, v. t., effaroueher, 
épouvanter, faire peur. 

YOHYOHAT, v. t., essayer 
ele branler un manehe pour 
voir s'il est solide. Yohyohatal 
sa ilèr sêt ndèm deher nâ, es- 
saie de branler le manehe de 
ton ilèr, pour voir s'il tient 
bien. 

YOKÂ, v. n., exagérer, allon- 
ger, étendre. Syn. Doka. 

YOKAKÂT.b., qui exagère. 

YOKÂTÉ, v. t., attaeher plu- 
sieurs pièees ensemble. 

YOKOKOKI, v. n., être tran- 
si de froid, grelotter. 

YOKU, v. réf. eroitre, deve- 
nir gras, se multiplier. 



YOL (né), v. n., s'éehapper 
tout d'un eoup. 

YOL, v. t., réeompenser, ré- 
munérer, dédommager. Syn. 
Vêhal. 

— b., réeompense, rémuné- 
ration, dédommagement. 

YÔL b. (An) baleinière, ea- 
not léger. 

YOLAN v., fouine, genette. 

YÔLÉ, v. q., être inégal, 
avoir des inégalités en parlant 
d'une surfaee plane. Lal bi dè- 
fâ yôlé, ee lit est inégal. 

YOLÉ, v. t., livrer, abandon- 
ner, se priver d'une ehose en 
eonsidération de. Yôlé nâ dôm 
âm diné dâ, il a livré son fils 
au démon. 

YOLOM, YOLÂM, YOLAMBA, 
v. h., être détendu, débandé, 
desserré, lâehe. Bûm bi yolom 
nâ, eette eorde est lâehe. 

YOLOMAL, YOLOMBAL, v. t. 
débander, desserrer, détendre, 
relâeher. 

YOLOMAY m., YOLOMBAY 
b., état d'être détendu, relâ- 
ehement. 

YOLOMBAL, v. t., détirer. 

YOLU, v. n., être réeempen- 
sé, rémunéré, se dédommager. 

YOLU, YOLOSU, v. n., s'in- 
troduire dans un lieu en se- 
eret, s'immiseer dans une af-t 
faire, en des^ous. 

YÔLUKÂT b., mereenaire. 

YOM g., impuissanee géni- 
tale. 

— v. n., ôtre impuissant 
pour la génération. 

YOM (né) Yomâ, v. n. par- 
tir, se retirêr honteusement. 
Nèl yom, va-t-en. 

YOMÂLÔ, v. t., ehasser hon- 
teusement. 



YOM 



YÔN 



YÔMAY g., impuissanee gé- 
nitale. 

YOMBA b., légume, fruit 
dont on f'ait des ealebasses. 

YOMBÂ, v. n., être fâeile, ai- 
sé, être a bon marehé, être af- 
fable, enelin â, prompt a. Du- 
gup yombul lêgi tâ Bèr, le mil 
est eher â présent â Gorée. Nit 
ku yombâ lâ, e'est un homme 
affable, bien traitable. Mô yom- 
bâ mèr, il est prompt â se fâ- 
eher. Bût u degâ yombâ nâ 
ham, la vérité est aisée â eon- 
naitre. Yombâ nâ vahal, il est 
faeile de s'entendre avee lui. 
Bu yombâ, loe. adv. faeile- 
ment, aisément. 

YOMBADI, v. n., être diffi- 
eile, sévère, malaisé. 

— g., diffieulté, sévérité. 

YOMBAL, v. t., rendre faei- 
le, faeilité. 

YOMBOS, V. Dombos. 

YOMÔS (né) Yomôsyomôsi, 
v. n., sortir, partir, s'éehapper 
doueement. 

YÛN v., ehemin, route, sen- 
tier, voie, passage. Aval ti yôn 
vi, prends ee ehemin. Mo'y nâ 
yôn va, il a dévié de la route. 
Yôn u ndoh, earial, aqueduc. 
Yôn vu hat, ehemin ou sentier 
étroit. Dèmal sa yôn, va-t-en 
ton ehemin. Dèm nâ yôn am, 
3 il est allé son ehemin. Dog na 
yôn vâ fale, il a eoupé, il a 
traversé la route lâ-bas. Au 
fig. Dog nâ yôn, il a fait le 
métier.de voleur de grand ehe- 
min, de eoupeur de bourse. Au 
moral : eonduite, manière 
d'agir, de se eonduire. Yôn vu 
bah, vu bon, eonduite bonne, 
mauvaise. 

v., justiee, loi, règlement, 



Vâ i rêv mômâlé amu-fiu yôn, 
les gens de ee royaume n'ont 
point de Ibi. Yôn la, e'eii jus- 
tiee. Lôlu du yôn, eela ri.'est 
pas juste, légal. Yôn vu varul, 
par une voie illégitime. Yôn 
até nâ ko, e'est légitime. Ana 
sumâ yôn ? est-ee que eela me 
regarde ? Ana sa yôn ? est-oe 
que eela te regarde ? Sumâ 
yôn nèku tâ, sa yôn nèku tâ, 
eela ne me regarde pas, eela 
ne te regarde pas. Yôn âm an- 
gâ tâ nûm, eela le regarde as- 
surément. 

— v., religion, loi de Dieu. 
On dit : Yôn'Yalla ou simple- 
ment yôn. Topâ yôn, pratiquer 
la.religion. Moy yôn, violer la 
religion, pêeher. Yôn u kèrtèn, 
religion ehrétienne, ehristianis- 
me. Ku topâ yôn u Yalla, di 
nâ dèm aldanâ, eelui qui pra- 
tique la religion ira au eiel. 
Yôn u Yalla vu di dega, vènâ 
rèkâ lâ ti adunâ si, il n'y a 
qu'une seule véritable religion 
sur la terre. Yôn u Musa, loi 
de Mo'i'se. Yôn u voleri gu de- 
kâ ga, loi de l'aneien Testa- 
ment. Yôn u voléri gu ês gâ, 
loi du nouveau Testament. 

— v. b., fois, réitération, Nâ^ 
ta yôn ? eombien de fois ? 
R. Nâr i yôn, deux fois. Ti bè- 
nâ yôn, en une fois. Dèf ko bè- 
nâ yôn, fais-le une bonne fois. 
Yôn vilé dô ma rav, eette fois- 
ei tu ne m'éehapperas pas. 

YON ,né), loe. verb., se pré- 
senter, paraitre subitement. 
demeureur stupéfait. 

YONÂ (né), loe. verb., être, 
demeurer stupéi'ait. 

YONAL, v. t., régler, faire 



YON 



3 7 8 



YÔT 



une loi, un règlement, . légiti- 
mer, légaliser. 

YONALKAT b.j législateur. 
Musâ di yonalkât u Yaur na, 
Moise est le législateur des Juifs. 

YONAY b., stupéfaetion. 

YONÊ, v. t., envoyer, expé- 
dier, se dit des personnes et 
des ehoses qui doivent demeu- 
rer lâ oû on les envoie. Yonê 
ma sa dôm, ma yaral la ko, 
envoie-moi ton fils, je te l'élè- 
verai. 

YONÉKÂT b., oelui qui en- 
voie. 

YONÊSI, v. t., envoyer dans 
le lieu oû l'on est. Ku la fi yo- 
nêsi ? qui t'a envoyé iei ? 

— 'b., Yonèt b., message, en- 
voi, députation, dépêehe. 

YONÉT, YONÉNT, b., député, 
envoyé, messager. Yonènt u bûr, 
ambassadeur. Yonènt u Yalla, 
envoyé de Dieu, prophète. 

YONGÂ v., espèee d'antilope. 

YONGAN, v. t., ehereher, guet- 
ter une ehose pour s'en empa- 
rer, 

YONI, v. t., envoyer, députer, 
dépêeher, ne se dit que des 
personnes eapables de faire une 
eommission. Malâkâ Dibril lâ 
Yalla yoni von fâ Mâriâma, 
e'est l'Ange Gabriel que Dieu 
a envoyé â Marie. 

YONISI, v. t., venir envoyer 
quelqu'un. Menu-ma la bidenté 
ndègé sumâ bây var nâ mâ yo- 
nisi Dualâ, je ne puis pas vous 
aeeompagner paree que mon 
père doit venir iei pour m'en- 
voyer a Joal. 

YOR, v. t., tenir entre les 
mains. Lô yor ? que tiens-tu 
entre les mains? Yoru-ma tus, 
je n'ai rien. 



YÛR, v. t., faire deseendre 
quelque ehose. Yôral sa hir ti 
gêt, deseends ta ligne dans la 
mer. 

YOR, v., eervelle. Su mba- 
hana dôn nân yôr, kô gis mu 
hêru, si le bonnet buvait la eer- 
velle, tout homme serait nu- 
tête. (P. V.) 

YOR b., poudre dont les né- 
gresses se frottent les cheveux. 

YÔRKÂT b., eelui qui des- 
eend une ehose. 

YOROH (né), YOROHLU, v. 
n., passer outre, éehapper. Mun- 
gâ né yoroh, il s'est éehappé. 

YORÔHAL, v. t., laisser éehap- 
per. 

YOROHLAN g., plante dont 
les négresses se servent pour 
se faire tresser les cheveux et 
dont Ies fleurs ressemblent beau- 
eoup â eelles de la digitale. 

YORU, v. n., avoir, dans la 
ehevelure, de la terre noire 
mêlée avee du beurre. 

YÔRU, v. réf. et p., deseen- 
dre soi-môme, être deseendu. 

YÔRUKAT b., eelui qui des- 
eend soi-même. 

YÔS v., espèee de sardine. 

YOS, pron. poss. pl. Dér. de 
Yâ, Yi, Yu. 

YOSI, v. t., (L), apporter. 
Syn. Yob. c 

YÔT, v. t., épier, observer, 
surveiller, guetter. Mûs ma'n- 
gê yôt dinah dalé, ,le ehat guet- 
te ee rat Iâ bas. Séytâné dèf nô 
yôt, ndah tabal nu tâ bakar, 
le diable nous épie afin de 
nous faire tomber dans le pé- 
ehé. 

YOT, Y. Yob. 

YÔTANTf:, v. rée, se guetter 
Uun l'autre. 



YOT 



379 



YC> 



YÔTÉ d., espèee de jeu de 
dame ou d'éehee propre au 
pays, ainsi appelé paree qu'on 
:s'y guette l'un l'autre. 

— , v. n., jouer â ee jeu. 

YOTU, v. n., faire des efforts 
avee les mains pour atteindre 
ou attraper. D. Lu di yôtu Yal- 
la, ti \leleg bè tâ ngôn tê du 
ko dot?' R. Kûr. D., Qu'est-ce 
qui eherehe lâ' atteindre Dieu 
{le eiel), du matin au soir, sans 
y arriver? Le pilon. (Enig.V.) 

YOV, YÂV, n. pers., toi. Yov 
a, yov lâ, e'est toi. Yov sah, 
toi-même. 

YOVÂL b., poisson plat. 

YÔY, YOYOR (L), v. n., être 
maigre, ehétif, exténué, dé- 
eharné. 

YÔYÂ, YOYU, YOYALÉ, YO- 
YULÉ, adj. et pron. dém. Dér. 
de Yâ, Yi, Yu, plur. 

YÔYADI, v. n., n'être pas 
maigre. 

YOYAY, b., maigreur. 

YOYLO, v. t., rendre maigre. 

YU, adj. déf. et pron. nel. 
V. Yâ, Yi, Yu. 

— , pron. poss. 3 pers. rel. 
quand il est suivi d'un nom. 
Yu'Pêr, ceux de Pierre. 

YÛH, v. n., gémir, sangloter. 
Ku begâ rénd'i bop'âm, su nu 
j ko Ibegê réndi varul â yûh, ee- 
lui qui veut se eouper le eou, 
si on veut le lui oouper, ne 
doit pas jeter les hauts eris. 
(Prov. Vol.) 

YUIIA, YUKHÂ, b., moelle. 

— , v. t., retirer la moelle des 
os. 

YUHAL, YUKHAL, YOKHAL, 
v. n., avoir le hoquet. Syn. Hè- 
dètan. 

YUHOL, YUHAL b., hoquet. 



YOHKAT b., qui gémit. 

YUIILO, v. t., faire gémir. 

YUHO, v. n., gémrr ensem- 
ble. 

YUHÔLU, YUKHÔLU, v. n., 
s'élever sur les doigts des pieds. 

— b., aetion de s'élever sur 
les pieds. Yuhôlu'mbâm tahtil 
kô day ni gélèm, l'âne qui s'é- 
lève sur ses pieds n'atteint pas 
pour eela la hauteur du eha- 
meau. (Prov. Vol.) 

YÛHU, v. n., se lamenter en 
eriant. 

— g., eris, elameurs, gémis- 
sement, huée. 

YUHUANTÉ, v. rée, se huer 
mutuellement. 

YÛHULO, v. t., faire erier et 
pousser des gémissements. 

YÛHYUHLU, v. n., faire sem- 
blant de gémir. 

YUKAT, même que Ikat. 

YUKUKUKI, YUKYUK, YUK- 
YUKU, v. n., eourir lourde- 
ment et péniblement. 

YUL b., espèee de taon. 

YUL v., moueheron. 

YUL m., gras de la jambe. 

YULÉ, Dér. de Ya, Yi, Yu. 

YULÈT ,né), né yurèt, se vi>- 
der. Syn. Yuliku. 

YULI, v. i., vider. Yuli bè né 
vêtés, vider entièrement. 

YULIKU, v. p., se vider, se 
répandre. 

YULUL, v. n., baver en par- 
lant des animaux. 

— v., bave des animaux. 
YUMBUH, v. n., ètre tassé. 
YUMPAN b., d., belle-tante, 

femme du frère de la mère. 

YUN (né), loe. verb., épier en 
montrant la tête par une ou- 
verture. 



YUR 



38o — 



YUV 



YUR g., grêle. Tav nâ yur, 
il grêle, ou il a grêlé. 

YURAKU, même que Yuliku. 

YURBA g., variété de eale- 
basse. 

YURLU, V. Yéru. 
YURUTUTI, YUTUTUTI, v. 
n.. se vider entièrement avee 
bruit. 



YURUTUTU, v. n., faire ve~ 
nir l'eau a la bouehe. 

YUSAL, v. n., vesser en par*- 
lant des petits enfants. 

YTjT, v. n., baver, saliver. 

— g., bave, salive. 

YUTKÂT b., baveur. 

YUV v., Y. Yiv. 






TABLE DES PRINCIPAUX NOMS PROPRES 

EN USAGE CHEZ LES VOLOFS 



Nomls propres d'hommes 



Abdulay. 




Mbâr. 


Alasan (jumeau). 




Mbay. 


Ali. [mar, 


Amdi, Ma. 


Medun. 


Amadu, Amadi, 


Amat, A- 


Musâ. 


Bâbukar. 




Ndéné. 


Biram, Birân. 




Ndiaga. 


Buyâ. 




Ndâk. 


Daur Daud (S). 




Ndanku. 


Démbâ. 




Ndapali. 


Dété. 




Ndâsé. 


Pam. 




Nohor. 


Dâta. 




Pâté. 


Dégân. 




Samba, Sa. 


Dilêh, Dên. 




Sâra. 


Faha. 




Seni (jumeau) 


Fari. 




Séydu. 


Giran. 




Singan. 


Gôgi. 




Sulé. 


Jumbân. 




Sûsâ. 


Gundèl. 




Untâ. 


Lâmin. 




Yâti. 


Latir, Layti, Lat. 




Tékuta. 


Mâlav. 




Téyasin. 


Mâlik. 




Yédim. 


Mamur, mamut. 




Yoro. 


Matar. 




Yusuf. 


Mbanik. 







— 38a — 



Noms propres de femmes 



Mam, Aram (jumeau). 


Mariam, Mar 


Aminata. 


Mbéri. 


Anta. 


Musu. 


Ava (jumeau). 


Naèt; 


Aysata, Ayta, Aysa. 


Ndela. 


Bigé. 


Ndèv. 


Binta. 


Ndumbé (L). 


Buguma. 


Ndan. 


Dégèn. 


Ndêmé. 


Dahêr. 


N^uk. 


Danôr. 


Ngénar. 


Dâra. 


Ngèr. 


Darin. 


Ngisali. 


Dilado. 


Ngoné. 


Dodo. 


Nilan. 


Dor. 


Pènda. 


Duâna. 


Salân. 


Fâla. 


Sanu. 


Fatumata, Fatma, Fatim. 


Sâsum. 


Fatah. 


Sélbé. 


Hari. 


Semu. 


Haryalla, Har. 


Sen. 


Huda. 


Sigâ. 


Hurêda. 


Sirâ. 


Kévé. 


Sohna. 


Kodu. 


Sôsé. 


Kumba. 


Sûna. 


Kura. 


Toro. 


Loli. 


Yandé. 


Madigèn. 


Yâsin. 



383 — 



Noms de famille (santa) : 



Ba, (toueouleur) . 

Badiân. 

Bâhum. 

Dâgo, Disis, petit oiseau rouge. 

Dahâm, Leman, poisson. 

Dalo, (toueouleur). 

Dâfi (maure) éléphant, perdrix. 

Dasé, famille de eordonnier. 

Dâvo (peule). 

Dèng, Bar, gueule tapée. 

Dôb, Damba, oiseau a aigrette. 

Pon. 

Dûf, Dip, espèee de biehe. 

Fal, Ténêv, tigre. 

Fay, sanglier. 

<Gay, famille de bisèts. 

•Gèy, Mbetâ, gueule tapée. 

Gisé, famille de mâbo. 

Ka (toueouleur) . 

Kasé, famille de mâbo. 

Kitân, Ngelému, eheval rouge. 

Mbô^f, Koba, antilope. 

Mbov, famille de eordonnier, 

tourterelle. 
Ndav, lapin. 



Gulagul, oiseau. 

Ndong, Bèy, ehèvre. 

Ndôy (L). 

Ndûr, Golo, singe. 

Nday, Gaéndé, lion. 

Ngom, fam. de griots. 

Nang. 

Ning. 

Nas, }am. de forg., sanglier. 

Puy. 

Sala, Kobo, espèee de poisson^ 

Sâr, ehameau. 

Séka, tourterelle. 

Sèn. lapin. 

Séy (marabouts). 

Silâ. 

Sisé (marab. du, pakata). 

So (peule), feuille du baobab. 

Sov, lièvre. 

Tôlé, eouleur noire dans les 

habits. 
Turé, (maitre). 
Tal. 

Tâm, famille de forg.,. tourte. 
Tav, Kévèl, espèee de biehe. 



NOTE. — Les noms d'animaux plaeés après les noms de familles 
désignent l'ennemi (mbagne) de eette famille. Les noirs évitent, 
par superstition, de toueher l'ennemi de leur famille, ils erain- 
draient de mourlr ou de tomber malade. 



Ikprimeurs.Editeurs 

GENOUILIAT-LEOONTE 

43. Rue Gherehell. 43 

MARSEILLE 



3 5282 00618 3241